AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Beyond my control - Judith

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Profil
crédits : Avatar : Me ; Signature + gifs : Me
messages : 338
quartier : Downton - appartement dans un immeuble banal.
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Beyond my control - Judith Jeu 22 Mar - 14:06

Beyond my control
EXORDIUM.
Voilà deux jours qu’elle s’était barrée. Deux jours qu’elle s’était tirée il ne sait où, sans lui donner la moindre nouvelle.
Injoignable. Invisible. Absente. Disparue. Et Josef a l’impression de plonger tête la première dans un gouffre sans fin dont il ne se sortira jamais.

Leur dispute a été d’une rare violence à se balancer toutes ces saloperies à la gueule, lui faisant preuve d’une incroyable mauvaise foi, aveuglé par sa propre douleur et elle, désabusée, lassée et surtout épuisée de tenter de recoller les morceaux. Le pompier n’a rien vu, la gueule trop embrumée par ses problèmes, par cette noirceur qu’il a laissé s’étendre jusqu’à ses pensées, jusqu’à le noyer pour de bon dans une connerie pure et dure. Résultat des courses : Daya est partie, Miller ne sait même pas où elle se trouve. Et enfermé dans ses propres angoisses, il fait défiler un nombre incalculable de scénarios aussi tragiques les uns que les autres. Il l’imagine morte, l’imagine dans les bras d’un autre. L’imagine revenir pour lui dire d’aller se faire foutre – encore – et de quitter cet appartement qu’elle a laissée en plan, quitter sa vie, la quitter elle. Il s’imagine une vie sans elle, prend conscience à quel point il n’est pas possible de la perdre.
Josef se sent comme une putain de merde, un misérable, un bon à rien qui n’a été bon qu’à semer la merde et à faire la plus grosse connerie de sa vie. Pousser la femme qu’il aime vers la sortie.
Ca le rend fou de ne pas savoir où elle, avec qui et surtout de savoir comment elle va.
Pff… comment elle va. A ton avis, du con. Comment veux-tu qu’elle se sente quand tu t’es comporté comme un enfoiré ?

Le pompier est rentré du taff, il est parti pour trois jours de congés et malgré son insistance pour bosser en continue, ça lui a été refusé. Sans surprise.
Faut que tu t’reposes vieux, qu’on lui dit. Que tu t’remettes droit.
Droit de quoi quand tout ce qu’il touche s’évapore, disparait.
Il a perdu Lou, il va perdre Daya. Et s’il continue sur le même chemin, Natalia va être la suivante.

Quatre heures qu’il est rentré pour ressortir derrière et aller se perdre dans un bar. Juste pour un verre. Histoire de sortir, de se changer les idées, d’essayer d’y remettre de l’ordre. Un verre en est devenu quatre. Puis cinq. Il ne sait même plus à combien est le compte mais il s’en branle, la gueule noircie d’idée qui le fait sourire et rire comme un fou lorsqu’il repense au départ de Daya qui le meurtri. A sa vie entière qui est entrain de se répandre comme un seau de merde à ses pieds.
Et au tréfond de son ivresse, une idée lui vient. Quelque chose de pourtant évident, tellement simple qu’il n’y avait pas pensé plus tôt. Comme un demeuré qu’il est en cet instant.

Il se lève, titube légèrement et balance quelques billets sur le bar, y laissant plus que le compte mais n’y prête pas attention. Un seul objectif en tête, rejoindre l’appartement souhaité. Il check son téléphone au cas où Daya aurait enfin décidé à lui laisser un message mais rien. Que dal. Il ne compte plus les fois où il a surveillé sa messagerie, l’a écouté, vérifier ses messages sans rien y trouver.
Mais peut-être que la réponse n’est pas si loin qu’il ne le pense et que sa petite amie ne s’est pas réfugiée à l’autre bout du monde…
Il lui est laborieux de rejoindre l’adresse, ivre mais pas au point d’être mort, pas comme tous ces SDF qu’il croise sur son chemin nocturne. Il ne sait même pas quelle heure il est, ni quel jour. Il a simplement l’impression qu’une éternité s’est écoulé entre le départ de Daya et cette seconde où il franchit l’immeuble dont il se souvient du code par un putain de miracle.

Il grimpe les escaliers, chute plusieurs fois comme un con, comme une véritable merde incapable de se soutenir seul. Si le Josef sobre assistait à ce spectacle, il n’aurait que pour seule envie de se démonter la gueule à coup de phalange parce qu’il n’y a pas plus pathétique que lui en cette seconde où il cherche la porte de son amie. Celle qui, il en est en cet instant persuadé, héberge Daya.
Qui d’autres, honnêtement ? Ca ne sera certainement pas Natalia. Peut-être Taylor ? Celle qui a voulu se foutre en l’air y a pas si longtemps. Ou alors Joan, sa meilleure amie de longue date.
Merde, ça tomberait plus sous le sens, non ? Il ne sait plus très bien s’il a prit la bonne décision, ne sait plus très bien non plus ce qu’il doit foutre mais l’esprit a depuis longtemps foutu le camp, le corps agissant par instinct.

Il frappe de coups à la porte, un peu trop fort, désordonné. D’un bras sur le mur, front appuyé sur ce dernier, il tambourine en continue, en rythme. C’est presque une mélodie qu’il créé pour appeler Judith à venir lui ouvrir. Et c’est dans le vide qu’il cogne par deux fois, mollement, avant de se rendre compte que cet éclat de voix n’est pas celle de son imagination.

- C’est toi qui la cache, hein ?

Il a les yeux injectés de sang, la langue pâteuse et lorsqu’il relève la tête vers Judith, c’est la terre entière qui tourne dans un élan de couleurs mélangées.

- Alleez, d’moi où ell’est. J’veux juste lui p’rler.

Il mâchouille un peu ses mots, affiche un sourire triste, des yeux fatigués par ces dernières semaines qui ont été éprouvantes, incroyablement destructrices. Et derrière le visage enragé de son amie, passe un éclair blond. Furtif. Mirage fantômatique.

- Jud’, elle s’est tirée j’sais pas où ok ? ‘Suis sûr qu’elle est là, elle pourrait être où à part ici, hein ?



_________________

   
Time will help you through but it doesn't have the time to give you all the answers to the never-ending why

   
©️BESIDETHECROCODILE
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ava+gifs me
messages : 1058
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Beyond my control - Judith Ven 6 Avr - 10:55




BEYOND MY CONTROL

 

Je déteste cette période. Je déteste, vraiment, ce moment de l’année. Ça me fatigue juste, j’ai jamais été une meuf de Noël, c’est pas ma fête préférée, je sais pas… y’a surement aucune explication rationnelle à tout ça, juste que je n’aime pas cette période, ça me fout en boule, les ennuis s’accumulent. Enfin ennuis, je sais pas si je peux vraiment dire ça quoi mais, bon. Déjà que j’suis pas spécialement de bonne humeur et certains petits trucs m’agacent. Genre Kurtis, qui fait que de la merde et nous renvoie chier quand on veut l’aider. Bah démerdes-toi mon grand, démerdes-toi, t’es pas le seule à avoir un pied dans la merde quand t’auras le deuxième peut-être que tu viendras nous chercher. Connard. Bref. Pis j’sais pas j’ai quand même réussi à me prendre la tête avec mon frère au téléphone. Ça arrive, assez souvent en réalité, ais quand on est ensemble on peut régler ça en cinq minutes, c’est juste des conneries de fratrie quoi. Mais là, la distance me donne l’impression débile que je saurais pas revenir vers lui, l’attendrir avec un câlin, le faire débouder en trois minutes avec une de nos vieilles private joke un peu nulles. Alors ça me fout les boules. Chaque fois je me fais la réflexion que si j’avais pas ce petit jeu excitant qui tisse une « relation » ou que sais-je entre Max et moi, ben je me ferais chier et je déprimerais surement davantage. Bref. Je gare ma bagnole pas loin de mon appartement en soufflant, sort de la voiture en soufflant, rentre chez moi dans la même continuité, balance mes affaires dans l’entrée, jette mes chaussures (je rangerais plus tard de toutes façons c’est pas Matthew qui va s’y coller) en vrac et monte les escaliers pour aller m’installer dans le canapé.

Ces derniers temps je fais pas mal de dodo canapé, je sais pas vraiment d’où ça vient ni pourquoi, alors que je pourrais m’enfermer dans ma chambre et grogner comme bon me semble. Mais au moins je peux faire des allers retours bouffe entre la télé et la cuisine. Il est passé deux heures du matin, je vais vite fait me changer, passer un large t-shirt qui n’est évidemment pas à moi, un jogging glamour, des grosses chaussettes douces et vais m’affaler dans le canapé, m’endort quasi immédiatement, sans même avoir le temps de me demander si je vais regarder la télé.

Je me demande un moment si ce que j’entends vient de mon rêve bizarre ou de l’extérieur, de la réalité. Il me faut bien cinq minutes pour comprendre que je suis réveillée et que quelqu’un a décidé de défoncer ma porte à coups de poings, pieds, tête, je ne sais pas. Sérieusement ? Et pourquoi c’est encore moi qui dois aller ouvrir ? Je pousse un soupir alors que j’essaie de me redresser, regarde l’heure sur la box et m’aperçoit qu’il ne s’est passé qu’une petite demi-heure entre le moment où je me suis écrasée comme une merde et mon réveil. Les coups ne s’arrêtent pas pour autant et j’ai envie de hurler de frustration, ça m’agace à vitesse grand V. On est en plein milieu de la nuit ça me gonfle. Je me redresse un peu trop vite à mon goût, récupère un gilet et dévale les escaliers. Mes chaussettes sont pas antidérapantes alors je manque évidemment de me casser la gueule en glissant dans les escaliers et je finis par me retrouver dans l’entrée, de laquelle j’ouvre la porte sans ménagement pour me stopper net face à l’intrus en plein milieu de la nuit qui n’est autre que Josef. Il porte mollement deux coups dans le vide avant de se rendre compte que la porte est ouverte. En tout cas moi je suis plus rapide à comprendre qu’il est surement complètement ivre en vue de l’odeur d’alcool qui imprègne l’air.

« C’est toi qui la cache, hein ?
— Hein ?
— Alleez, d’moi où ell’est. J’veux juste lui p’rler. Je l’observe alors qu’il bouffe ses mots, affiche une moue profondément triste et surtout bien exagérée, comme s’il cherchait à m’émouvoir dans le contexte ou c’est un enfant de dix ans et moi la daronne excédée. Jud’, elle s’est tirée j’sais pas où ok ? ‘Suis sûr qu’elle est là, elle pourrait être où à part ici, hein ? Je hausse les sourcils, pas bien sure de ce qu’il raconte. Je sais pas si ça fait part d’un délire éthylique, je sais pas ce qu’il vient foutre là en plein milieu de la nuit. Je sais rien et ça m’agace.
— De quoi tu parles, Josef ? Je détache mes mots avec agacement, le visage fermée, hermétique à toute empathie. Articule ! Qu’est-ce que tu fous là ? Je m’approche de lui, prend son visage glacé entre mes doigts chauds et cherche à capter son attention, qu’il ne me donne que vaguement, le regard fuyant. Il défait son visage avec un autre geste mou et je pousse un soupir. T’es bourré ? Qu’est-ce que t’as foutu putain, t’as vu l’heure qu’il est ? Il n’a pas l’air de spécialement m’écouter, j’attrape sa veste pour le forcer à faire ses premiers pas dans mon entrée, je vais pas me geler le cul dix piges à attendre qu’il se décide. Je ferme la porte derrière lui et baisse le ton. Qu’est-ce que tu veux Josef ? »

© TITANIA

_________________


there's a drumming noise inside my head, that starts when you're around ; louder than sirens, louder than bells, sweeter than heaven and hotter than hell
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : Avatar : Me ; Signature + gifs : Me
messages : 338
quartier : Downton - appartement dans un immeuble banal.
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Beyond my control - Judith Dim 15 Avr - 17:55

Beyond my control
EXORDIUM.
Il a l’esprit tout embrumé avec l’impression que le monde entier tangue et tourne à la fois. Si ça continue, il va finir par gerber sur ce paillasson usé et ressembler à tous les clodos de Chicago qui laisse derrière eux une trace de leur existence en dégobillant là où ça vient. Judith est devant lui mais il a l’impression de loucher une fois sur deux, que les contours de la jeune femme se dédoublent doucement.

- De quoi tu parles, Josef ?

Ca lui parait pourtant foutrement clair ce qu’il lui raconte, non ? Peut-être pour son esprit alcoolisé mais pas pour son amie qu’il a assurément tiré d’un sommeil peut-être profond et agréable. Il peine à comprendre à quel point elle semble agacée, peine à comprendre qu’il dépasse certaines limites mais il n’est pas en état de s’en rendre réellement compte. Tout ce qu’il veut, c’est qu’elle lui balance où elle planque Daya. Sous son pieu ? Dans un placard secret avec un code qu’il devra lui soutirer ?
En plein délire silencieux et complètement confus, il reste appuyé sur l’encadrement de la porte, son front posé sur son avant bras pour plus de stabilité même si ça lui donne l’air pathétique.

- Articule ! Qu’est-ce que tu fous là ?
- J’viens chercher Daya

C’est presque intelligible s’il ne murmurait pas dans sa barbe, s’il levait un peu plus la tête pour mieux faire entendre sa voix.
Josef est soudainement las et épuisé, comme s’il venait de parcourir tout Chicago à la quête d’une chimère, de cette femme introuvable pour qui il voue un amour qu’il n’avait jusqu’ici pas connu.
Il a merdé, bout à bout et au lieu de se redresser, de réparer ses erreurs stupides, le pompier n’a rien trouvé de mieux que de se bourrer la gueule et de venir faire chier une de ses plus proches amis. Dans un état presque pitoyable qui plus est. Josef cligne des paupières et articule un faible geste qui lui donne l’impression d’avoir fait un bon en arrière alors qu’il a à peine esquisser un geste de sursaute lorsqu’il a senti les doigts frais de Judith sur sa peau. Un contact qui lui fait du bien, qui lui donne l’impression de reconnecter le peu de neurones qu’il lui reste ce soir.
Ou plutôt, cette nuit.

- T’es bourré ? Qu’est-ce que t’as foutu putain, t’as vu l’heure qu’il est ?

Mais Josef est à des années lumières encore de la présence de la jeune femme pour la simple et bonne raison qu’à chaque tentative de concentration, une chevelure blonde s’impose derrière la brune, comme une trainée de couleur, furtive, fugace et le pompier se demande si les esprits existent. S’ils peuvent réellement hanter les vivants. La vraie question qu’il se pose c’est de savoir si le fantôme de Lou est resté accroché à cette terre de pourrie pour venir les hanter jusqu’à ce qu’ils en deviennent fous. C’est déjà le cas de Lloyd qui n’est que l’ombre de lui-même. D’Abraham qui en plus d’avoir perdu sans jambe, se retrouve avec certainement la culpabilité du survivant. Et il y a lui, Josef, qui n’arrive pas à reconnecter les deux bouts après la mort de sa meilleure amie. Alors peut-être que l’âme de Lou reste dans les parages pour leur pourrir à tous la vie, pour leur faire comprendre à quel point elle leur en veut de ne pas avoir réussi à la sauver. Le pompier se dit que c’est peut-être à cause de ça que Daya est partie. Qu’elle a eu envie de le fuir comme la putain de peste qu’il est.
Ou tout simplement parce que bien trop enfoncé dans son propre malheur, il n’a pas su voir toutes les erreurs qu’il a commise. Ou en tout cas, bien trop tard.

Josef est brusquement tiré en avant par sa veste, manque de se casser la gueule en butant contre il ne s’est quoi et il titube méchamment, se rattrapant de justesse au porte manteau  qu’il fait lourdement chuter au sol.

- Oops. Désolée M’dame.

Il ricane, Judith le somme de se taire, sûrement. Josef n’en sait trop rien parce qu’elle n’a pas entendu un traitre mot de ce qu’elle lui demandé de son ton si sévère, si dur. Jusqu’à ce qu’elle lui répète de façon encore moins avenante qu’elle ne l’avait fait tout à l’heure.

- J’veux que tu m’dises où est Daya. S’il te plait.

C’est ce qu’elle lui a demandé, ce qu’il veut. Et ce qu’il veut, c’est la ramener à la maison, lui dire qu’il est putain de désolé et qu’il n’est qu’un sale connard qui n’a pas eu l’intelligence de se rendre compte de la chance qu’il a e d’avoir une nana comme elle à ses côtés. Ca fait bien trop fleur bleue dit comme ça mais il ne saurait se l’exprimer autrement. Elle lui manque putain.

- Elle s’barrée parce qu’on s’est disputé. J’sais même pas où elle est, elle répond pas à mes textos, à mes appels, à rien d’tout. J’fais quoi moi s’il lui est arrivé un truc ? Ca s’trouve c’est l’cas et j’en sais foutrement rien !

Il hausse un peu le ton, parle un peu trop fort. Josef se passe une main sur le visage comme si ça pouvait l’aider à effacer ou essuyer la fatigue, la lassitude ou l’inquiétude. Son seul espoir dans toute cette merde c’est Judith. Parce qu’elle doit certainement en savoir plus que lui et qu’elle saura mieux que personne lui donner les bonnes indications.
C’est ce qu’il se fourre dans le crâne, c’est ce dont il se persuade pour éviter de se laisser glisser dans un gouffre sans fond d’inquiétude à se demander si Daya n’est pas partie rejoindre Lou au pays des morts.

_________________

   
Time will help you through but it doesn't have the time to give you all the answers to the never-ending why

   
©️BESIDETHECROCODILE
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ava+gifs me
messages : 1058
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Beyond my control - Judith Mar 17 Avr - 20:29




BEYOND MY CONTROL

 

« Oops. Désolée M’dame. Je lève les yeux au ciel, ferme la porte derrière lui et :
— Parle moins fort je suis pas toute seule ici Jo. Mais il n’en a que faire, il ricane comme un con et je passe une main sur mon front d’ores et déjà gonflée. Il est complètement bourré en fait c’est ça le délire. Ça sert visiblement à rien de pousser mais je lui redemande quand même au cas où il réussirait à reconnecter trois neurones pour me donner une phrase compréhensible.
— J’veux que tu m’dises où est Daya. S’il te plait. Je me retiens de lui claquer un « qu’est-c’que tu veux qu’j’en sache, trou du cul » en serrant les lèvres au maximum. Je me contente de pousser un soupir, ça m’a bien réveillé sa petite irruption dans mon sommeil si précieux, maintenant. Il fait un bruit de malade, bute dans mes pompes, a renversé mon porte-manteau. Je me baisse pour ramasser le morceau en bois, récupère les vestes et manteau que je balance dessus à la va-vite, parce que c’est pas vraiment ma priorité puis me retourne à nouveau vers Josef, les bras croisés, les sourcils froncés. Elle s’barrée parce qu’on s’est disputé. J’sais même pas où elle est, elle répond pas à mes textos, à mes appels, à rien d’tout. J’fais quoi moi s’il lui est arrivé un truc ? Ca s’trouve c’est l’cas et j’en sais foutrement rien !
— Baisse d’un ton j’t’ai dis bordel de merde. A moi aussi de passer une main sur mon visage pour la deuxième fois. Je l’observe un moment, process ce qu’il vient de me dire et essaie de rassembler les pièces du puzzle qu’il me grogne au visage. Bon, donc, qu’est-ce qu’on a. Je rassemble mes esprits, change de jambe pour supporter le poids de mon corps fatigué d’avoir marché sur quinze centimètres toute la nuit et réfléchis une seconde. Donc Josef est bourré et il est passé 2h du mat, donc j’imagine que ça fait un moment qu’il est dehors à s’enquiller des verres. Il s’est disputé avec Daya, donc son tour des bars doit être un résultat immédiat de cette histoire. Il est inquiet et loin d’être clean. Donc première chose, on va le faire redescendre de sa tour bancale, je me rapproche de lui, attrape son coude. Elle est pas là Daya, Josef, je sais pas où elle est, elle m’a pas contacté. Mais avant tout, on va monter et on va te foutre sous la douche. La montée des escaliers est laborieuse, il parle dans sa barbe, je le maintiens, manque de me casser la gueule deux fois de suite et arrive enfin au premier étage.  Je le pousse jusque notre salle de bain, dans lequel je le précipite. Je reste dans l’encadrement de la porte et croise les bras. Sous la flotte, allez. »

© TITANIA

_________________


there's a drumming noise inside my head, that starts when you're around ; louder than sirens, louder than bells, sweeter than heaven and hotter than hell
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
Profil
Secrets
Contact







MessageSujet: Re: Beyond my control - Judith

Revenir en haut Aller en bas
 

Beyond my control - Judith

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Dirèktè Lona Sando Joseph pran nan gonm akoz magouy pou madanm li Judith Benoit
» Don't loose control [Livre I - Terminé]
» Judith Benoit yon ti poulich ki fè Gassan eksite, kakut , istwa pouvwa ak sèks
» Judith d'Aphel [ Comtesse d'Ydril ]
» Judith Gasnier
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Windy City 911 :: 
THE WINDY CITY
 :: Downtown The Loop :: LOGEMENTS
-