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 Beyond my control - Judith

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MessageSujet: Re: Beyond my control - Judith   Mer 15 Aoû - 19:16

Beyond my control
EXORDIUM.
Il a l’air d’un gamin de quatre ans, là, presque avachi sur le comptoir, comme s’il avait perdu une partie de sa vie. C’est un peu le cas, dans son esprit embrumé. Daya partie, c’est une moitié de lui qu’elle a prise avec elle.
En somme, il a l’air d’un véritable déchet.
Judith bouge de sa place, visiblement saouler ou exaspérée, il ne sait pas trop mais quoi qu’il en soit, elle a toutes les raisons de l’être. Elle peut même le foutre dehors si elle veut, il n’est plus à ça près ce soir. Ce con serait capable de l’encaisser comme une fatalité supplémentaire, une punition méritée. Il ne se reconnait pas, Josef n’est, pour ce soir, plus le type qui prend les problèmes à bras le corps pour y faire face et les résoudre, un par un. Il est le premier à dire que chaque problème à sa solution… mais lorsque l’on est soit même l’anomalie, difficile d’avoir le recul nécessaire pour entrevoir une porte de sortie.

Le pompier s’apprête à se redresser et marmonner un truc du genre « C’bon j’ai compris j’m’en vais désolé » à son amie. Mais là encore, Judith le surprend. Ou pas, finalement. Elle le prend dans ses bras et c’est plutôt là qu’il a l’air d’un gosse de 4 ans, parce qu’il a envie de chialer comme telle dès lors qu’il sent cette chaleur réconfortante et tendre d’une amie. Il pleure, en réalité. En silence. Quelques larmes qui s’échappent parce qu’il est épuisé, au bout du rouleau, qu’il ne voit pas le bout de toutes les emmerdes. Que Lou lui manque, qu’il a encore toutes ces images cauchemardesques qui dansent devant son regard vide. Que Daya, lui manque. Viscéralement. Il faut qu’elle lui revienne.
Josef reste là, paumé dans les bras de Judith sans savoir combien de temps il y passe. Il ne peut qu’admettre que ça l’apaise, au moins un peu, d’avoir une source de réconfort avec cette main dans le dos.

- C’est bon Jo’, Daya c’est pas comme tes clefs tu vas finir par la retrouver.

Il se surprend à lâcher un ricanement amusé, lui qui pensait avoir du mal à sourire.
Le pompier finit par de nouveau lui faire face, Judith regagnant sa place après ce petit moment hors du temps.

- Bon, voilà ce que je vais te dire. Je veux pas être casse-couilles juste pour le fun Josef, ça me fait pas rire comme t’es là t’sais. Je sais que c’est pas ce que t’as envie d’entendre ce que je te raconte. Mais écoute hein, t’as pas passé la porte de Mère Theresa alors fallait t’y attendre.

Il en aurait presque oublié la manière parfois brute de Judith quand il s’agit de s’exprimer, de dire les choses. Ca ne l’a jamais dérangé jusqu’ici, Josef préfère la franchise plutôt que d’avoir une conversation qui tourne quatre ans autour du pot. Seulement, il est incapable de savoir si ce soir, il réussira à encaisser ce qu’elle s’apprête à lui dire. Mais il est là, il est venu de lui-même, Josef assumera jusqu’au bout ses conneries.

Le pompier l’écoute, tente de focaliser son attention nébuleuse sur les paroles de Judith qui se font, comme il s’y attendait et comme annoncée, dures. Et ça lui fout une sacrée claque dans la gueule d’entendre qu’il n’a pas prit la peine de se demander si quelqu’un, autour de lui, était à même de comprendre son choix d’aller au FC et de s’y faire démonter la gueule. A bien y réfléchir… Il a effectivement laissé très peu de choix à Daya. Josef se souvient parfaitement de cette première fois où il s’est glissé dans l’ombre de ce club alors qu’il pensait s’être fait salement manipuler par celle qu’il aime aujourd’hui. Et ce n’est que bien plus tard que l’indienne, en constatant les dégâts sur la gueule de Josef, a su pour cette histoire de combat illégaux. La machine était déjà lancée, il en avait rompu une promesse.
En somme, Judith avait raison sur toute la ligne. Si dès le début il s’était montré plus transparent, ils n’en seraient peut-être pas là aujourd’hui. Si la dernière fois il avait essayé de prendre un peu sur lui, de se poser et de lui expliquer le pourquoi du comment, Daya ne serait probablement pas partie.

Il acquiesce à ses mots, lorsqu’elle lui demande s’il comprend. Josef est étrangement silencieux, peut-être parce qu’il prend le temps de digérer tout ce qu’elle lui balance là, d’un coup.

- J’veux dire… Josef… regardes-toi. Tu te bats, tu bois, c’est pas toi ça. Ce que tu vis et c’que t’as vécu avec Lou, c’est terrible. Et c’est normal, t’as aussi le droit de vivre la douleur que t’en retire. Mais ça veut pas dire que Daya entre toutes les personnes proches de toi doit accepter sans broncher que tu te mettes en danger. T’as peur de l’avoir perdu, mais je suis quasi certaine que les soirs où t’as débarqué avec ta sale gueule elle, elle a du se demander combien de fois elle aurait pu te perdre là-bas avant même que tu daignes lui en parler.

Josef redresse son regard sombre, sourcils froncés. La vérité que Judith lui balance au visage lui fait bien plus mal que les autres, pour la simple et bonne raison qu’il lui est douloureux de constater qu’il ne s’est à aucun moment soucié de la peur de sa femme. En tout cas, pas comme il l’aurait dû. Il n’est pas égoïste, bien évidemment qu’il s’est soucié de ce que pensait Daya mais visiblement pas suffisamment pour qu’elle puisse être concernée et non être salement à l’écart de ses actions.

- Quant à Lou, mon chou, malheureusement il y a des choses qui arrivent sur lesquels t’as aucune emprise. C’est difficile et je suis désolée de ce que t’as vécu. J’te dis pas que ça va s’estomper rapidement tout ça… mais peut-être que tu vivrais mieux les choses en te battant pour ce qui est là aujourd’hui ? Tu penses pas… je sais pas qu’il serait intéressant de concentrer ton énergie, faire ton deuil et t’investir dans un projet qui a plus de sens ? Plus que revitaliser le commerce d’alcool local si tu vois ce que je veux dire.

En venant ici, il n’a pas un instant imaginer qu’elle aurait pu à ce point lui remettre les idées en place. Ou plutôt, à ce stade, lui foutre le nez dans sa merde. Parce que la seule chose qu’il arrive à constater avec cet état d’esprit c’est que c’est lui qui a foiré, mais seul. D’un bout à l’autre. En se montrant fermé, borné, en mettant à ce point Daya à l’écart et en jugeant par lâcheté que les autres ne pourraient comprendre la vraie raison de son besoin d’aller se défouler au Fight Club. Josef glisse son visage au creux de sa main, comme si tout cela avait du mal à rentrer, en tout cas en une fois.
Il a encore l’esprit embrumé par l’alcool, quand bien même il se fait plus lucide que lorsqu’il est arrivé. Il ne sait pas s’il aura la force de répondre à tout ça, de lui faire un grand discours … il est à peine capable de mettre de l’ordre dans ses idées, de digérer à quel point il a merdé.

- J’crois que j’vais avoir besoin de temps pour digérer.

Josef articule mollement, essaie de se redresser un peu malgré le poids qui lui pèse sur les épaules.

- Parce que t’as raison, dans c’que tu dis là, tout ça. Ses idées s’embrouillent, il agite sa main et essaie de reprendre d’un ton convaincant. Faut que j’remette de l’ordre dans tout ça. J’ai tout foiré donc j’suppose que y a que moi pour arranger tout c’merdier.

Il suppose bien et il serait bien aussi qu’il se bouge le cul mais pour ça, il va encore lui falloir quelques heures. Voir, plusieurs jours. On n’accepte pas ses erreurs en un claquement de doigts, le processus sera là, bien qu’il n’en prenne pas conscience tout de suite. Le principal étant pour le moment qu’il ouvre les yeux sur tout ce que Judith lui a judicieusement dit.

- J’ai jamais voulu lui cacher le FC. La première fois qu’c’est arrivé c’est quand… t’sais, on a cru qu’on s’était fait piéger toi et moi. Et après bah ça a continué, pas souvent, juste quand j’avais besoin de me dépenser un peu.

Le pompier ne sait pas pourquoi il lui raconte ça, pourquoi il se sent le besoin de se justifier. Peut-être pour lui montrer qu’il ne pensait pas à mal, qu’il faisait ça dans l’unique but de pouvoir déverser cette part de lui dans un lieu où tous les coups sont permis. Et dernièrement, c’est la seule chose qui arrive à tarir ses angoisses, à évincer ses cauchemars.
Josef pousse un soupire, cligne des yeux, il a l’impression qu’il pourrait s’endormir là, comme une merde, tête sur ses bras croisés.  

- Merci pour c’que tu fais, t’es gentille. Il est encore alcoolisé, articule assez difficilement. J’suis désolé pour l’bordel. Et l’heure.

Et pour l’état d’ébriété, aussi.

- Tu crois que j’devrais faire quoi ? Avec Daya j’parle. Est-ce qu’j’l’appelle encore ? Est-ce j’la laisse respirer pour lui montrer que j’respecte son choix ?

Il a bien compris qu’il devait se reprendre en main, ça c’est entendu. Mais avec Daya ? Il est censé faire quoi maintenant ? La laisser faire sa vie, au risque de ne jamais la revoir ? A ce qu’elle ne revienne jamais ? Ou dans un mois ? Deux ?
Trop de question qui lui donnent mal au crâne. Il se masse les yeux du pouce et de l’index, lâche un soupire. Plus les heures passent, plus il a l’impression de s’être prit une brique dans la gueule.

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MessageSujet: Re: Beyond my control - Judith   Jeu 30 Aoû - 13:36




BEYOND MY CONTROL


Bien sur que j’ai raison. J’ai toujours raison, ce n’est pas nouveau. Mais ceci dit je suis contente de voir que malgré son état d’ébriété, Josef comprenne que je n’ai pas tiré ça de nul part et qu’il comprenne où il a merdé. Enfin, je crois. Il sait qu’il a merdé, et va falloir qu’il se rattrape.
Je continue de l’écouter alors qu’il revient sur un épisode qui ne me fait plus grimacer maintenant, j’ai laissé couler ces conneries, j’ai d’autres choses à faire. Je suis pas la meuf la plus rancunière même si j’avoue que c’était un sale coup de la part de Daya pour tous les deux. M’enfin, c’est pas le sujet du soir, c’est du passé, je préfère me concentrer sur le fait que leur couple puisse fonctionner aujourd’hui. Ramasser mon ami à la petite cuillère n’est pas mon activité favorite, je préfère quand il va bien et qu’il est heureux avec sa gonz.

« Merci pour c’que tu fais, t’es gentille. J’suis désolé pour l’bordel. Et l’heure.
— Bah ! Ça m’arrive tu sais. T’as de la chance que je me sois pas changée en she-hulk pour l’occasion parce que venir aussi tard… c’est le risque. Je le taquine évidemment même si y’a une part de vérité dans ce que je dis, je suis toujours de très mauvais poil quand on me réveille et surtout en plein milieu de la nuit quand j’ai à peine pu faire une heure complète de dodo.
— Tu crois que j’devrais faire quoi ? Avec Daya j’parle. Est-ce qu’j’l’appelle encore ? Est-ce j’la laisse respirer pour lui montrer que j’respecte son choix ?
— Hm… Bonne question. C’est vrai que ça l’est, quelle est la marche à suivre ? Je ne suis pas sure de ce qui fonctionne avec Daya, après tout, c’est ma pote mais pas ma gonz alors… J’pense que tu devrais la laisser tranquille pour un temps. Arrête de l’appeler, laisse-la respirer, elle a besoin comme toi de se remettre les idées en place. Tu devrais… juste lui faire un message, demain. Profiter de son absence pour te remettre un peu en ordre. Je dis pas que tous les efforts tu les feras en deux jours. Mais juste, arranger ta sale tronche là, bien dormir et évacuer l’alcool. Préparer son retour et j’imagine une discussion qui sera pas forcément agréable mais obligatoire pour la suite. Préparer tes arguments, tes excuses s’il y en a. Et peut-être, plus difficile, poser des mots sur ce qui se passe dans ta tête. Daya a le droit de savoir, maintenant, a le droit de comprendre. Et cette fois il faudra lui laisser le bénéfice du doute, lui donner des clefs pour comprendre avant de lui refuser tout accès. Je blablate, je blablate… Enfin j’pense, après tout je la connais pas comme tu la connais Jo’. Mais j’pense qu’elle a besoin de respirer comme tu dis et toi aussi. C’est pas une mauvaise chose au fond. Je place une main sur son épaule, lui adresse une moue désolée. Déjà toi, va falloir que tu prennes une bonne nuit de sommeil. Je vais te filer mon lit moi je vais retourner me pieuter dans mon canapé. Je me redresse, récupère ma tasse. Nan, nan, tais-toi avant même que tu veuilles dire non c’est pas une question ni une invitation c’est une obligation. Je veux pas te voir sorti de ma chambre avant 12h demain, jeune homme. Je lui adresse un sourire, dépose le tout dans l’évier. Et termine ça au passage. Je lui montre son verre plein de ma petite concoction anti-gueule de bois. Je viendrais te réveiller t’inquiètes, Josef. Va te coucher. »

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MessageSujet: Re: Beyond my control - Judith   Dim 14 Oct - 11:44

Beyond my control
EXORDIUM.
Plus tard, lorsqu’il aura totalement décuvé ce qu’il a bu, il prendra pleinement conscience du risque qu’il a prit à débouler si tard et si bruyamment, venant bousculer le sommeil si précieux de Judith.
Mais pour le moment, c’est de conseils dont il a besoin puisqu’il n’est visiblement pas capable de garder l’esprit clair ou de réfléchir par lui-même. Comme si d’un claquement de doigt, Josef était devenu impotent. Ou stupide. Ou les deux.

Il concentre son regard humide et brillant, pas très réveillé aussi mais pourtant très attentif, sur Judith qui se met à lui répondre.
Première chose : Lui foutre la paix. Tout ce qu’il craignait. Pas évident de devoir se forcer à prendre le large et laisser du lest à la personne que vous craignez de perdre. Josef a l’impression que plus il attend, moins les chances de la récupérer sont bonnes pour lui. Pourtant, Judith a certainement raison. Daya n’a pas besoin qu’un boulet lui court derrière mais plutôt d’espace, pour se remettre les idées en place, faire le point de son côté.

- Tu devrais… juste lui faire un message, demain. Profiter de son absence pour te remettre un peu en ordre. Je dis pas que tous les efforts tu les feras en deux jours. Mais juste, arranger ta sale tronche là, bien dormir et évacuer l’alcool. Préparer son retour et j’imagine une discussion qui sera pas forcément agréable mais obligatoire pour la suite. Préparer tes arguments, tes excuses s’il y en a.

Il acquiesce comme un gosse à qui on explique comment fonctionne la vie. Lui aussi devrait effectivement en profiter pour faire le point, pour se remettre à zéro. Se laver de tout ce qu’il a ingurgité, reprendre le sport peut-être. Non, certainement même. Il pense à toutes les solutions qui s’ouvrent à lui, pour permettre de prouver à Daya qu’il est prêt à se plier en 15 pour la voir revenir mais pour l’instant son esprit est encore trop embrumé par les vapeurs éthyliques. Demain, il verra plus clair. Demain, il se remettra en scelle pour de bon.

- Et peut-être, plus difficile, poser des mots sur ce qui se passe dans ta tête. Daya a le droit de savoir, maintenant, a le droit de comprendre. Et cette fois il faudra lui laisser le bénéfice du doute, lui donner des clefs pour comprendre avant de lui refuser tout accès.

Le pompier est conscient que sur ce coup-là, encore, il a chié. Complètment foiré. A jouer les mecs incompris, torturé, comme si Daya n’était pas capable d’entendre que s’il a besoin de se foutre sur la gueule au fight club, c’est pour ne plus faire de cauchemar et que ça lui donne l’impression de se recentrer, tout simplement. Idée et concept un peu étrange, il le conçoit mais il ne pourrait pas expliquer les choses autrement.
Josef n’a pas voulu entendre ou donner les clés à Daya justement. Par peur, peut-être. Il se demande si ça n’était pas une façon pour lui de mieux gérer les choses, de se barricader pour moins morfler. Et vu ce que tout cela lui coûte, il est prêt à se mettre à nu s’il le faut, lui étaler toute cette merde pour qu’elle comprenne alors. Mais comme le dit Judith, ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose qu’ils prennent leur distance chacun de leur côté, même si ça lui tord les tripes et l’angoisse plus que jamais.

- Déjà toi, va falloir que tu prennes une bonne nuit de sommeil. Je vais te filer mon lit moi je vais retourner me pieuter dans mon canapé.

Il se réveille presque en un sursaut pour protester, qu’il est hors de question qu’il la laisse pioncer sur son canapé alors qu’il est venu la réveiller et foutre le bordel, complètement bourré. Mais Josef n’a pas le temps d’articuler un mot qu’elle le coupe déjà.

- Nan, nan, tais-toi avant même que tu veuilles dire non c’est pas une question ni une invitation c’est une obligation. Je veux pas te voir sorti de ma chambre avant 12h demain, jeune homme.

Il n’a plus la force de protester, de débattre, de quoi que ce soit d’autre. Il en a à peine pour lever le coude et répondre à l’ordre de boire ce truc dégueu mais plutôt efficace, il doit bien l’admettre. Il finit par boire d’une traite le reste du verre, non sans grimacer de dégout en secouant la tête, comme pour chasser ce goût dégueu.
Josef pose le verre sur la table et se redresse en douceur, histoire de ne pas tituber et de risquer la chute encore bruyante.

- Je viendrais te réveiller t’inquiètes, Josef. Va te coucher.
- Ouais. OK.

L’idée de se pieuter dans un lit, de fermer les yeux et de pioncer quelques heures lui parait soudainement agréable, tentant, voir irrésistible. Oublier toute cette merde l’espace d’un instant, aussi.
Debout, en équilibre, il tourne son regard fatigué vers son amie.

- T’as raison. J’vais faire tout comme t’as dit. J’vais me reprendre en main et lui laisser du temps. J’lui enverrais un sms demain pour le lui dire.

Elle n’imagine certainement pas tout le bien qu’elle lui a fait ce soir, à simplement le recueillir comme un bâtard abandonné, à faire preuve de patience et d’écoute, pour le mec paumé qu’il a été ce soir. Ils en ont vécu des choses, tous les deux. Des situations cools et moins cools, à devoir se foutre sur la gueule pour cette même nana qu’il « pleure » aujourd’hui. Williams est une amie sur qui il peut compter, à qui il peut parler, le genre de pote qui vous gueulera dessus mais qui sera présente quand même. Exactement ce dont il avait besoin ce soir.
Le pompier se dirige vers elle et l’encercle de ses bras pour une étreinte sincère.

- Merci Judith. Désolé pour tout c’bordel. T’es la meilleure.

Un bisou sur la tempe, parce que l’alcool le rend affectueux et Josef la suit jusqu’à sa chambre qu’il détaille à peine de son regard vitreux avant de s’allonger dans le lit qu’il trouve incroyablement moelleux. Bordel de merde. Un de ces matelas où vous vous enfoncez dedans et où vous ne voulez plus jamais vous extirper.
Tellement douillet que Josef n’entend pas les quelques mots de Judith et sombre dans un sommeil sans rêve et de plomb dans la seconde, sans prendre la peine de ramener la couverture sur lui.

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