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MessageSujet: where do we go   Lun 2 Avr - 10:10

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Sebastian & Nora
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Elle est assaillie par une foule de sentiments contradictoires. Habituellement, son humeur est plutôt linéaire, elle est capable de faire la part des choses et de ne pas laisser le vase déborder, mais les circonstances font que c’est un peu plus compliqué aujourd’hui. Nora a l’impression d’être en tête d’affiche d’un mauvais polard… Elle s’apprête à approcher un criminel reconnu pour…pour quoi au juste ? Le mettre en garde ? Lui laisser une chance de faire amende honorable ? Oui, c’est à peu près cela. Elle veut lui faire une fleur, lui offrir une porte de sortie à lui et sa femme, qui a récemment donné naissance à leur second enfant. Un second enfant qui devient sera finalement unique puisque le frère ainé d’Abigail, James, est décédé il y a un peu plus d’un an maintenant… La famille de Sebastian a déjà éclatée une fois et elle espère qu’il saura s’en souvenir et accepter son offre pour éviter de voir la chose se reproduire.
Elle aurait également pu s’intéresser à d’autres familles du club, dans des situations précaires, mais les O’Malley lui ont semblé être un choix plus judicieux.
James Manning a écopé de six années de prison pour le club, sans jamais faillir ou accepter le moindre deal. Sa femme s’est coupée du club pendant cette période, d’après les rumeurs circulants à la brigade, mais le couple a l’air plus soudé que jamais et Natalia Manning a été aperçue à plusieurs reprises aux soirées des Kings, ce qui veut dire qu’elle s’est réconciliée avec eux et avec le mode de vie de son époux. Elle n’est plus une candidate idéale.
La fille de Gabriel McKinney est vraisemblablement malade et la promesse d’une greffe rapide pour elle en échange d’information a été envisagée mais cette magouille ne lui plait pas beaucoup. Et puis il n’y a pas assez de garantie. Et si la fille décédait pendant l’opération ? Si la greffe ne prenait pas ? Trop d’inconnues dans cette équation pour avoir une marge de main d’œuvre et négocier avec le Vice Président du gang.
Elle a épluché un tas de dossiers, à commencer par celui des recrues les plus récentes. Kurtis Hawkins : plusieurs fois blessés à cause du club et avec un frère autrefois dans les forces de l’ordre… Mais cet élément ne joue pas en leur faveur puisque le coursier les rend responsable du piétinement de cette affaire aujourd’hui encore non élucidée. Nora s’est demandée si enquêter là-dessus et obtenir des réponses pourrait également lui obtenir la coopération du Kings, mais elle est pressée par le temps.
Cillian Walsh : ancien pompier, avec un parent ayant appartenu au club. C’est une piste qu’elle aimerait creuser, il est arrivé en final, mais…
Mais Cillian ne lui a pas sauvé la vie, comme Sebastian O’Malley l’a fait il y a de cela des années. Voilà pourquoi c’est à proximité du logement du Sergent d’Arme des Kings of Speed qu’elle se tient et pas devant le lieu d’habitation de Walsh. Mais si ses négociations échouent, peut-être qu’elle essaiera d’approcher l’ancien pompier devenu hors-la-loi.

L’inspectrice jette un coup d’œil à la pile de dossiers posés sur le siège passager, tapotant nerveusement sur son volant. Elle attrape le café qu’elle s’est acheté ce matin et en avale une gorgée. Il a nettement refroidi. Il faut dire qu’elle est en planque depuis près d’une heure maintenant, espérant voir apparaître le propriétaire de la coquette maison près de laquelle elle s’est garée. Nora le remet en place dans le porte gobelet de la voiture banalisée qu’elle a empruntée pour ne pas utiliser son véhicule personnel et l’attente reprend.
Elle se demande pour la centième fois de quelle manière Sebastian va la recevoir. Se souviendra-t-il seulement d’elle et de la dette qu’elle a envers lui ? Une dette qu’elle compte justement éponger en l’approchant, en lui offrant une carte Joker… Mais la prendra-t-il ? D’après toutes les observations faites dernièrement, l’homme semble être sur la corde raide, à cran… Il a toujours eu une attitude un peu…disons particulière mais depuis décembre, il semble plus imprévisible. Du moins, ce sont les données que les hommes chargés d’espionner le club et ses membres lui ont transmises. Elle va pouvoir éprouver ces théories en personne aujourd’hui.
Elle se sent un peu coupable de ne pas avoir fait part de son plan à sa partenaire, Daya, mais pour l’inclure et lui expliquer les raisons de son choix, il aurait fallut qu’elle se confesse… Il aurait fallut qu’elle lui raconte de quelle manière elle avait choisi de laisser un homme dangereux dans la nature au lieu de le faire arrêter, parce qu’il lui avait sauvé la vie en la conduisant à l’hôpital quand ses amis avaient eux, pris la fuite, l’abandonnant à une mort certaine. Nora n’est pas fière d’elle-même. C’est le point noir de sa carrière jusque là sans fausse note et elle n’est pas encore prête à s’exposer à la critique. Pas encore.

Elle capte du mouvement tout à coup. Elle retient son souffle alors que la porte du garage des O’Malley s’ouvre et que le moteur d’une cylindré vrombit soudainement et vient briser le calme rébarbatif du quartier résidentiel. Il est là. A quelques mètres d’elle, installé sur sa moto qu’il vient de démarrer. Il sort son engin du garage avec la force de l’habitude et s’engage sur la route sans prendre la peine de vérifier qu’aucune voiture ne va venir le gêner. Un bon point pour Nora. Elle s’est garée suffisamment loin pour ne pas être repérée mais on n’est jamais trop prudente…
Sebastian ne l’a pas vu et roule maintenant à bonne allure, s’éloignant de son domicile. Nora met le contact elle-même et le laisse la distancer un peu. Elle espère qu’il empruntera un itinéraire qui lui permettra de l’arrêter, sans quoi, elle devra encore faire le pied de grue un moment, et attendre le bon moment.
Heureusement pour l’inspectrice, elle n’a pas besoin d’attendre trop longtemps pour avoir son ouverture. Ils se retrouvent sur une portion de route pratiquement déserte et, prenant une grande inspiration, elle accélère pour arriver à hauteur du motard, plaçant son gyrophare sur le toit et l’activant pour faire signe à O’Malley de se ranger. Elle croise les doigts pour qu’il ne décide pas de lui tenir tête, et son souhait est exaucé.
Elle le voit acquiescer et aller se ranger sur le bas-côté en attendant qu’elle vienne le cueillir. Nora se gare devant sa moto, de manière à ne pas lui faciliter la tache s’il choisit de redémarrer en trombe. Elle jette un coup d’œil à son arme avant de sortir de son véhicule, se demandant si elle ne devrait pas donner sa position au central, juste au cas où… Finalement, elle choisit de s’accorder une seconde pour le faire. Encore une fois : on n’est jamais trop prudente.
Le Sergent des KOS a pris son mal en patiente et coupé le moteur de sa moto en l’attendant, sa béquille installée. Nora sort de sa voiture et vient à sa rencontre, essayant de dissimuler sa gêne et son appréhension, espérant y parvenir.
« Monsieur O’Malley » le salue-t-elle en s’arrêtant à quelques pas de lui, gardant ses bras ballants et, de ce fait, prêts à dégainer… « Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis… »
Mais il l’interrompt. Il se souvient.    

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MessageSujet: Re: where do we go   Ven 6 Avr - 21:19



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Il a la douleur au bord des lèvres, l'impression que son cœur pourrait imploser ; là, contre sa cage thoracique complètement exploser. Et c'est presque ce qu'il attendrait, derrière ses airs de glace, derrière cette pseudo remontée qu'il aime à servir pour rassurer. Rassurer parce qu'il ne peut pas tout perdre, pas tant qu'il sera conscient, pas tant qu'il pourrait devoir le vivre. Il n'est pas à même de supporter plus, plus que ce qu'ils ont déjà eu à essuyer. Un soupire, les nausées qui se ravalent, le noir qu'il condamne. Rien qu'une heure, une seule petite heure. Parce qu'il a à faire, parce qu'ils ont à faire. Tous. Tous comme toujours. Il n'a pas à rester de côté, pas à donner l'illusion d'abandonnée. Thomas le lui a rappelé, Gabriel s'en est très bien chargé. Un soupire alors, un énième parmi tant d'autres tandis qu'il enfile son t-shirt, son cuir, ce maigre accoutrement pour le froid qui l'attend. Car, au-delà de la fenêtre se trahie déjà les quelques brides froides d'un hiver tenace, de celles qui parviennent à glacer jusqu'au sang le plus chaud. Pourtant, pourtant il se fout de tout. Un regard, à peine posé. Il s'éloigne du séjour déserté, des murs isolés. Sebastian fuit l'ambiance noire et froide de cette grande maison. Il fuit le retour de sa femme, son regard inquiet et paradoxalement lassé posé sur ses traits. Il fuit le fond pour parcourir un peu ses ténèbres, il fuit parce qu'il doit fuir, donner l'impression de s'en sortir. Une seconde, deux, plusieurs avant que le ronronnement de sa nouvelle bécane ne retentisse. Il n'entend plus Caleb, il n'entend plus les cris de ses frères, le fracas des os qui rejoignent le sol et sa pâleur amère. Il n'entend plus son cœur battre, sa rage combattre. Non, seulement le ronronnement d'un moteur qu'il n'apprivoise pas encore. Alors ils vont faire connaissance, parcourir quelques routes ensembles jusqu'à pouvoir s'apprécier et y prétendre. C'est sa quête de cette journée, la première avant celle auxquelles il se doit de s'adonner. Sebastian démarre, Sebastian s'en part. Rejoignant les rues éternelles de Chicago, Chicago et tous ses fardeaux, toutes les horreurs qu'elle cache dans son dos. Il la passe, la dépasse. Il franchie son cœur jusqu'à ce que les teintes rougeâtres puis bleutées n'attirent l’œil. Bien un temps s'est écoulé depuis qu'ils ne se sont pas approchés. Un temps qui semble avoir duré une éternité. Où étaient-ils, ces connards, quand leur président et ami se fait déchiqueter ? Il ravale sa rancœur, ce grondement de tonnerre qu'il sent résonner en lui. Non, valait-il mieux qu'ils ne soient pas là. Valait-il mieux que cette situation ne suive pas ce chemin-là, que cette douloureuse perte ne rejoigne pas ces bras. Il lui faut alors quelques secondes à peine pour se décider à ralentir, sur le côté s'arrêter, le moteur qu'il vient faire taire comme à l'accoutumer. Il n'en relève pas encore le regard, Sebastian contemple seulement les alentours et les fruits de ce hasard. Parce que la silhouette qui s'avance n'a rien de sûre, parce que la silhouette qui s'avance est tout sauf pressée d'à lui se confronter. C'est ce qui l'amène à pleinement s'y concentrer, détaillant des traits qu'il ne pensait pas pouvoir de nouveau croiser. Pas aussi simplement, pas aussi instinctivement. Parce qu'en vérité, ce n'est pas le moment. « Monsieur O’Malley. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis… »

L'azur de ses prunelles braqué sur elle, il se souvient. Il se souvient de cette fois-là, quand les autres usaient de leurs armes, lui usait de ses bras. « Je sais qui tu es. » Qu'il laisse entendre à son attention avant de s'en défaire, avant d'en revenir au moteur chaud de sa moto au-dessus duquel se balade fébrilement l'une de ses mains. Il s'occupe pour ne pas avoir à plus se souvenir, se souvenir des derniers élans de patriotisme, des derniers élans de bonté que la guerre avait pu pourtant brisés ; cette jeune femme n'est nulle autre que sa dernière rescapée, la dernière âme qu'il ait sauvé avant de pleinement sombrer, avec ce milieu se familiariser. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Y'a un soucis ? » C'est tout ce qu'il se contente de faire entendre, tout ce qu'il vient faire dire derrière les quelques questions qui, pourtant, dans sa tête se ravivent. Une espèce d'étincelle d'humanité, quelque-chose qui fut oublié par le passé. C'est nouveau pour l'instant, un sentiment qu'il ne pensait pas pouvoir ravoir avant un très long moment. Mais ça vient, ça frappe, ça sonne à la porte de son âme pour faire valoir ses droits. Des droits sur lesquels il s'est assit en rejoignant les ténèbres de sa nouvelle patrie. Ce qu'il a été un jour n'a plus sa place dans cette vie. Plus maintenant. Et, reportant son regard sur la jeune femme, il s'anime enfin, descendant de son engin, retrouvant toute sa hauteur, fouillant dans les poches de son cuir pour en sortir son porte-feuille ainsi que les papiers de la moto, ses propres papiers, abusant même jusqu'à sortir le certificat de vente de cette bécane offerte par Irene. Parce qu'il lui fallait en changer, parce qu'il ne pouvait plus trouver de sécurité en l'ancienne trop longtemps chevauchée avant qu'elle ne devienne l'aide aux chaînes qui l'ont brisé. Il en baisse un instant la tête, ravale ces images, tout ce qui subsiste en lui depuis qu'ils ont du prendre le pli. « Si tu veux un peu de lecture. Après, si c'est pas pour les papiers... Va falloir être un peu plus explicite, j'ai pas forcement de temps, là. »        

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MessageSujet: Re: where do we go   Dim 22 Avr - 9:58

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« Je sais qui tu es. »
Ca a le mérite d’être clair. Nora referme la bouche et dévisage l’homme qui lui fait face. L’homme qui lui a sauvé la vie alors qu’il avait toutes les raisons du monde de l’abandonner à son sort funeste. A l’époque, son visage était moins marqué, plus rond, son regard moins…las ? éteint ?
Nora est bien entendu au courant pour la mort de son fils, James. Découvrir ce fait dans le dossier du membre des Kings of Speed lui a mis un petit coup au cœur, elle doit bien l’admettre. Il s’est choisi une vie dangereuse, mais il ne méritait pas d’endurer une telle souffrance, de subir une telle perte. Personne ne mérite d’avoir à enterrer son enfant… Son épouse non plus ne méritait pas cela, et son fils, innocent, encore moins. L’inspectrice compte le lui faire savoir, lui faire part de ses condoléances et lui exprimer sa sympathie. Mais elle compte aussi – et elle n’en est pas très fière – s’appuyer là-dessus pour tenter de le raisonner, le convaincre de l’aider pour s’aider lui-même. Il a une fille à présent et il doit forcément vouloir la préserver… Du moins Nora compte-t-elle sur ce point.
Elle imagine, que Sebastian O’Malley ne va pas bien réagir, elle s’y est préparée. Mais elle ne renoncera pas pour autant. Il a besoin d’entendre ces choses, de comprendre la portée de ses actions si ce n’est pas encore le cas. Et puisqu’il porte encore le blouson des KOS, travaille pour eux et n’a pas mis sa famille à l’abri : l’inspectrice en déduit qu’il n’a pas encore compris la leçon…
Elle n’ajoute rien pour le moment, se contente de sonder le regard morne, creusé, fatigué, de son interlocuteur. Elle veut lui faire comprendre qu’elle a tout son temps, que rien ne la presse, qu’elle est au pouvoir, en quelque sorte. Elle vient lui rendre service et non pas quémander une faveur. Et de fait, après quelques secondes d’un pesant silence, le motard se manifeste à nouveau.

« Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Y'a un soucis ? »
« Je n’en suis pas encore certaine » lui fait savoir l’afro-américaine en continuant de le fixer, impassible.
Sebastian attend encore quelques secondes et puis capitule. Il se redresse, enjambe sa bécane pour se rapprocher. La jeune femme sent son pouls battre un peu plus fort à ses tempes. Elle surveille ses gestes, prudente. Elle le suit du regard alors qu’il approche sa main de sa poche. Elle-même la rapproche de son arme, conservée dans son étui. Mais le Sergent d’Armes du gang de Chicago n’a vraisemblablement pas de mauvaises intentions à son égard. Il lui présente ses papiers, avant de lui faire savoir qu’il est pressé par le temps.
« Une petite vérif’ ne fait jamais de mal. Je reviens tout de suite. »
Elle compte le faire un peu languir. Elle se saisit de ses papiers et se recule de quelques pas sans le quitter des yeux, avant de finalement lui présenter son dos. Elle appréhende un peu ce qu’il pourrait faire. C’est un genre de test. Un test dangereux… Ils sont seuls sur une portion de route peu fréquentée, qu’il a sans doute empruntée pour être au calme, pour pouvoir pousser un eu son engin et profiter de la route.
S’il le veut, il pourrait l’abattre et balancer son corps dans la ravine. Ni vu, ni connu.
Il ne fait rien de cela. Il patiente pendant qu’elle retourne à son véhicule, effectue un appel radio au central et s’assure que tout est en ordre. Cela fait, elle revient vers le motard, esquissant un sourire en lui tendant ses papiers.
« Tout est en règle. On pourrait croire que vous êtes un citoyen modèle Monsieur O’Malley » lui lance-t-elle avec espièglerie, avant de retrouver peu à peu son sérieux, pendant qu’il range ses affaires à leur place. « Mais si vous le voulez bien, j’aimerai vous retenir quelques instants. Ce ne sera pas long. A moins qu’après avoir entendu ce que j’ai à vous dire, vous désiriez prolonger notre entrevue » sous-entend Nora en plantant son regard dans le sien.

Il lui fait comprendre qu’il est prêt à l’écouter (comprenant qu’il n’a pas franchement le choix) et Nora croise les bras sur sa poitrine, le regard à présent un peu plus fuyant, dirigé sur sa bottine dont elle se sert pour bousculer quelques cailloux à ses pieds.
« Dans un premier temps, j’aimerai… Je pense qu’il est plus que temps que je vous remercie pour ce que vous avez fait pour moi. J’estimai ne pas avoir à le faire, que le fait de ne pas vous avoir fait arrêter à l’époque était déjà en soi une forme de remerciement suffisant mais…maintenant que je vous ai devant moi, je réalise que j’aurai dû le faire. Mieux vaut tard que jamais, non ? » lui glisse l’inspectrice avant de croiser à nouveau son regard, sans pour autant arborer une attitude bravache. « Et en même temps… Etant donné ce qui a suivi pour vous et votre famille…je me dis qu’un moment derrière les barreaux vous aurait peut-être amené à revoir vos priorités. »
Sous-entendu : peut-être que vous auriez renoncé à votre vie de hors-la-loi, que votre famille n’aurait pas vécu une telle tragédie.
Bien sûr, beaucoup de famille n’ayant aucun lien avec les Kings ont été touchées lors de la fusillade de décembre mais…elle espère qu’il ne le relèvera pas.  



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MessageSujet: Re: where do we go   Dim 27 Mai - 16:53



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« Une petite vérif’ ne fait jamais de mal. Je reviens tout de suite. » Il acquiesce, que peut-il faire d'autre en soit. Un soupire, le regard qui se détourne de cette scène pour se perdre un peu plus loin, là où ses prunelles ne voient pourtant pas. C'est seulement prendre sur lui, s'autoriser une légère absence pour ne pas avoir à penser. Parce qu'il ne ferait que cela, le cœur lourd et les poumons encrassés ; Seb est depuis peu tellement abîmé. Quelques secondes, quelques minutes plutôt. Il n'en prend même pas conscience, perdu dans un monde qui n'appartient qu'à lui, rien qu'à lui et ses démons. « Tout est en règle. On pourrait croire que vous êtes un citoyen modèle Monsieur O’Malley. » L'azur de ses prunelles qui retrouve sa silhouette, l'azur de ces dernières qui s'attardent sur la présence qui vient de se rappeler à lui, qui ravive la réalité dans les limbes de son esprit embrumé. Il laisse un maigre rire échapper à ses lèvres, quelque-chose de discret qui brave la frontière de son presque mutisme. « Mais si vous le voulez bien, j’aimerai vous retenir quelques instants. Ce ne sera pas long. A moins qu’après avoir entendu ce que j’ai à vous dire, vous désiriez prolonger notre entrevue. » Et si aucun mot ne l'avait encore tenu jusqu'alors, il accorde un peu d'attention à la jeune femme qui se tient devant lui. Car les mots interpellent, car les mots tiennent. Parce qu'ils viennent s'imposer entre eux deux comme dans l'espoir qu'il ne les relève. Et c'est ce qu'il fait, stupide, fronçant les sourcils en demeurant à sa place ; ne montrant aucun signe de reddition, aucune fuite possible à venir. Rien, rien si ce n'est ce semblant de paralysie alors qu'il attend. « Dans un premier temps, j’aimerai… Je pense qu’il est plus que temps que je vous remercie pour ce que vous avez fait pour moi. J’estimai ne pas avoir à le faire, que le fait de ne pas vous avoir fait arrêter à l’époque était déjà en soi une forme de remerciement suffisant mais… maintenant que je vous ai devant moi, je réalise que j’aurai dû le faire. Mieux vaut tard que jamais, non ? » Un soupire et son regard qui, à lui aussi, se met à fuir. Il n'a pas la force nécessaire pour entendre ses dires, pas en sachant ce qu'ils viennent trahir, ce qu'ils deviennent au fur et à mesure qu'il les sent l'investir. Il avait su la sauver, elle, inconnue blessée quand, dernièrement, il n'a pas su protéger cet homme qui l'avait pousser à s'élever, à se relever de son passé brisé. « Et en même temps… Étant donné ce qui a suivi pour vous et votre famille… je me dis qu’un moment derrière les barreaux vous aurait peut-être amené à revoir vos priorités. » Et son regard s'en relève, son regard revient se perdre sur sa personne tandis qu'il essaie de contenir toutes les émotions qui s'éveillent, celles qui se réveillent d'un trop long sommeil.

« Conneries. » C'est tout ce qu'il vient faire entendre, tout ce qu'il vient faire passer comme message aux mots qu'elle vient d'énoncer. Car le chemin se fait et les images se repassent. Elles sont là, bien ancrées, trop imposées. Elles hantent, rongent, rappellent tout ce qu'il a perdu ce soir, jusqu'aux dernières parcelles de sa foi. « Que vous m'ayez foutu la paix ou non, ma femme et mon fils se seraient trouvés là-bas et ce serait aussi arrivé. » Il crache en énonçant ses mots, trahi une certaine animosité qu'il ne pensait plus vraiment éveillée. Mais si, elle se tient là, coincée entre son chagrin et cette partie de rancœur concernant cette journée-là. « Alors ces conneries-là, je m'en passerai si c'était le point principal de votre petite conversation. » Il trahi sa peine, cette douleur délaissée en lui comme un venin désormais bien installé. Sebastian n'a pas la force de prendre sur lui, de jouer le masque qu'il s'était promit de tenir dès lors qu'il s'était risqué hors de chez lui. Mais personne n'aurait dû l'atteindre, personne n'aurait dû lui barrer la route, s'élever depuis sa solitude et l'enfreindre. Non, il s'était imaginé sa route sans cela. « Pour ce qui est de ce qui s'est passé entre vous et moi, je n'ai fait que ce qui devait être fait à l'époque. J'ai appris avec le temps que certains instincts pouvaient n'être que des erreurs. » Sous-entendus, essaie de me convaincre que c'en était pas une. Des mots qu'il garde pour lui, qu'il tait, tapit dans un recoin de sa tête, là où les muscles de sa gorge n'ont aucun droit. « Néanmoins je l'ai fait et dans d'autres circonstances, je le ferai peut-être encore. Les citoyens modèles ne sont pas forcément ceux que l'on pense. » Qu'il soupire, le regard toujours posé ailleurs depuis qu'il s'est risqué à ses sous-entendus.         

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MessageSujet: Re: where do we go   Sam 2 Juin - 9:50

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Il nie. Il lui fait savoir que ses propos ne tiennent pas la route en termes plus fleuris et succincts. Mais Nora n’est pas d’accord et affiche un air sceptique face à la ligne de défense du Sergent d’Armes du gang de motards. Cependant elle peut comprendre qu’il veuille se dédouaner. Aucun parent n’a très envie de se sentir responsable de la mort de son propre enfant… Pourtant, responsable, Sebastian l’est à son sens. S’il avait changé de vie, sa femme et lui auraient été contraints de quitter Chicago, de mettre de la distance entre eux et les Kings of Speed qui leur aurait sans doute mené la vie dure. On ne quitte pas facilement un gang…la plupart le font les pieds devant. Si Sebastian avait renoncé à son club, son fils et sa femme ne se seraient pas baladés cette nuit là dans les rues du West Side. Ils n’auraient plus été les bienvenus là-bas… Mais il ne voudra pas le reconnaître, ce serait trop douloureux.
Ceci dit, à voir le voile de souffrance qui passe sur ses traits fatigués, elle devine qu’il ne l’ignore pas. S’il refusera de l’admettre à haute voix, cette donnée doit hanter ses pensées, ses nuits… Celles de son épouse aussi. D’ailleurs, si elle ne parvient pas à obtenir des informations de la bouche du motard, elle se rapprochera du Docteur O’Malley. Celle-ci pourrait bien flancher et fournir des informations importantes si elle comprend à quel point son mari est responsable de la souffrance causée par la perte de son petit… Son accouchement récent en fera une proie facile pour elle… Nora aimerait ne pas avoir à en arriver là, mais pour le bien de sa ville, elle pourrait s’y résoudre. Pour sauver des vies, elle pourrait décider de malmener un peu la jeune mère endeuillée, de rouvrir ses plaies…

« Pour ce qui est de ce qui s'est passé entre vous et moi » reprend-t-il après s’être ressaisi. « je n'ai fait que ce qui devait être fait à l'époque. J'ai appris avec le temps que certains instincts pouvaient n'être que des erreurs. »
Nora comprend le message et un demi-sourire amusé apparaît sur ses traits. Ainsi, si c’était à refaire, il ne referait pas la même chose en toute connaissance de cause ? Il ne la sauverait pas ? Heureusement pour elle, les voyages dans le temps et les secondes chances n’existent pas. Et puis elle doute qu’un homme soit capable de renier à ce point son instinct… Bien sûr, elle ignore quelle transformation la perte d’un enfant peut engendrer chez un homme mais…
Cependant, elle n’a même pas le temps de poursuivre son raisonnement. Sebastian a repris la parole et teinte ses propos, lui faisant savoir qu’en réalité, si c’était à refaire, il agirait dans son intérêt une fois encore.
« Nous sommes d’accord sur ce point, Monsieur O’Malley » lui répond l’inspectrice qui voit dans cette réplique une perche lui être tendue. « Et c’est pour cette raison que je me trouve devant vous aujourd’hui. Parce que j’ai besoin de croire qu’il existe encore des gens bien dans cette ville, des gens prêts à faire les bons choix, à aider leur prochain. Vous m’avez prouvé que vous en étiez capable il y a quelques années, dans cette ruelle et je vois dans vos yeux que vous pourriez le refaire… Vous avez vécu le pire… Mais vous êtes encore capable de compassion. Ca me redonne de l’espoir… Pas seulement pour Chicago pour moi, pour me conforter dans l’idée que j’ai choisie la bonne voie, mais aussi pour vous. Vous m’avez sauvé la vie et j’aimerai vous renvoyer l’ascenseur maintenant, vous donnez une seconde chance à vous, Irene et la petite Abigail... » lui explique-t-elle, son regard plongé dans celui, fatigué, de son interlocuteur.  « Vous avez été du bon côté de la loi par le passé Monsieur O’Malley, vous aviez une cause, vous vous battiez pour offrir un avenir meilleur à vos concitoyens et je sais que vous n’y avez pas renoncé. A une époque, les Kings tentaient de faire de même, à leur façon… Vous  aviez une certaine conduite, vous tentiez d’aider la communauté, de chasser les dealers et la police, même si elle ne l’avouera jamais, vous en était reconnaissante – même si nous n’approuvions pas vos méthodes » précise Nora en lui jetant un regard entendu. « Mais maintenant les choses ont changées. La drogue est réapparue et des innocents sont morts. Vous avez perdu la confiance des citoyens et le maigre respect des autorités… Les Kings of Speed n’ont plus de but, plus d’avenir, Monsieur O’Malley. Ce que je vous offre, c’est une chance de quitter le navire avant que nous le fassions couler, en souvenir de la décision que vous avez prise de me tendre la main il y a des années. Parce que croyez-moi…les Kings of Speed vont tomber. Bientôt. »

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MessageSujet: Re: where do we go   Lun 25 Juin - 1:35



where do we go ; nora
EXORDIUM.

C'est un très maigre sourire qui vient se perdre le long de ses lèvres quand elle vient faire entendre qu'ils sont au moins d'accords sur un point. Rien qu'un dans toute cette histoire, car leurs pas diffèrent par la suite. Chacun d'un côté de la ligne, guettant l'autre, le moindre de ses méfaits, la moindre erreur qui puisse arriver. Ou presque. Car lui avait oublié, c'en était remit à tout autre chose que de songer à cette vie qu'il était parvenu à sauver par le passé. « Et c’est pour cette raison que je me trouve devant vous aujourd’hui. Parce que j’ai besoin de croire qu’il existe encore des gens bien dans cette ville, des gens prêts à faire les bons choix, à aider leur prochain. Vous m’avez prouvé que vous en étiez capable il y a quelques années, dans cette ruelle et je vois dans vos yeux que vous pourriez le refaire… Parce qu'il a osé la regarder, rien qu'un instant prendre la peine de l'écouter. Mais ces discours n'ont plus vraiment leur effet sur le Sergent d'Armes qui s'est refait, dans un monde différent il s'est redressé, élevé. Vous avez vécu le pire… Mais vous êtes encore capable de compassion. Ça me redonne de l’espoir… Pas seulement pour Chicago, pour moi, pour me conforter dans l’idée que j’ai choisie la bonne voie, mais aussi pour vous. Pour lui, lui son chemin est tracé. Chose qu'il tait encore néanmoins. Sebastian écoute sans intervenir, sans rien couper. A quoi bon, elle a voulu lui parler, il a accepté. Que pouvait-il faire d'autre que cela ? Prêter une petite attention à ce qu'elle pourrait essayer de lui insuffler, des idées dépassées auxquelles il a apprit à ne plus songer. Vous m’avez sauvé la vie et j’aimerai vous renvoyer l’ascenseur maintenant, vous donnez une seconde chance à vous, Irene et la petite Abigail... » Mais c'est le prénom de cette petite fille née trop tôt qui l'amène à frissonner, à détourner son regard sur les choses d'à côté. Ces pourritures ont toujours su où appuyer. Et il aurait pu lui demander, se renseigner à quand elle aurait terminer mais elle ne lui en donne pas l'occasion, les mots qui reviennent, qui s’enchaînent. Un maigre soupire de la part de celui dont l'une des mains vient seulement caresser cette nouvelle moto toute juste acquise. « Vous avez été du bon côté de la loi par le passé Monsieur O’Malley, vous aviez une cause, vous vous battiez pour offrir un avenir meilleur à vos concitoyens et je sais que vous n’y avez pas renoncé. A une époque, les Kings tentaient de faire de même, à leur façon… Vous aviez une certaine conduite, vous tentiez d’aider la communauté, de chasser les dealers et la police, même si elle ne l’avouera jamais, vous en était reconnaissante – même si nous n’approuvions pas vos méthodes. » Et cette partie-là, en effet, il l'attendait. Parce qu'il savait, il savait qu'elle pourrait se manifester. C'est rappeler pour quoi ils se battent, rappeler ce qu'ils avaient pu être, ce que Sebastian n'a jamais renié, l'essence même de ce pour quoi il a signé. D'abord les arguments tenaces et puis finalement, la voilà, la menace.

Il s'en redresse simplement, Sebastian ; réajustant son cuir, en tirant d'une poche un paquet de cigarettes abîmé. Il doit s'y tenir depuis bien trop longtemps maintenant, car les jours ont passé depuis les derniers événements. Un soupire, une première bouffée de ce qu'il vient d'allumer et les fesses qui s'apposent sur sa bécane, le corps qui se tient là, de manière si nonchalante. Il a les traits tirés et pourtant, il vient oser la défier ; ou au moins son regard, son regard bien plus éveillé que le sien ne l'est. Que les nuits ont été longues. « Je peux vous poser une question, Nora ? » Il ose à son tour un sourire, quelque-chose d'à peine visible mais qui – malgré tout – l'anime. Une inspiration de son poison avant qu'il n'en recroise les bras, avant qu'il ne fasse taire tout ce qu'il garde en lui, dans ses tréfonds ici bas. « Quand vous travaillez en équipe, avec vos collègues, vous faites en sorte de les protéger ? Ce doit être ça la base, s'assurer que l'autre ne rentre aussi. Tout le monde doit rentrer, et pour ça tout le monde doit s'offrir une certaine loyauté. Une pause, le corps qui se redresse un peu tandis qu'il s'approche, simplement. Pas de mouvement brusque, aucune menace. Seulement cette avancée jusqu'à sa présence pour aisément la surplomber. Sur le terrain, quand je servais ceux que j'osais appeler les miens, j'ai malheureusement appris à me débrouiller tout seul. Certes, j'avais quelques amis, de vrais amis, prêts à faire demi-tour pour venir me relever mais ils se comptaient sur les doigts d'une main. Ceux que vous menacez de faire tomber, ils m'ont offert bien plus qu'une poignée de main pour me relever de la manière dont le gouvernement m'a jeté pour une blessure qui aurait fini par passer. » Et, finalement, il crache presque entre ses dents. « Ils m'ont prouvé qu'agir là-bas n'aidait pas le pays plus que ça et que les règles, les lois n'ont jamais fait plus que cela non plus. Alors non, les méthodes n'étaient pas les bonnes, elles ne le sont toujours pas mais jamais, je dis bien jamais, notre mission a été de rendre cette ville et son mode de vie chaotiques. Non, on essaie de l'en sauver, que vous puissiez le voir ou non. » Et, sur ces mots-là, il s'en recule. « Merci pour cette main tendue mais je regrette, s'il est un côté de la ligne où se tenir, ma place est avec ma famille. Toute ma famille. »          

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As I walk along I wonder a-what went wrong with our love, a love that was so strong. And as I still walk on, I think of the things we've done together, a-while our hearts were young.
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MessageSujet: Re: where do we go   Sam 7 Juil - 8:47

where do we go from here
Sebastian & Nora
Who knows what's right?
The lines keep getting thinner
My age has never made me wise
But I keep pushing on and on and on and on

Elle le voit se redresser, bomber le torse. Elle se demande si c’est parce qu’elle a flatté un égo en berne ces derniers temps, ou si elle a été trop loin. Est-ce qu’il tente de s’imposer, comme un animal le ferait pour tromper l’ennemi, pour paraître plus grand qu’il ne l’est en réalité et imposer le respect. C’est l’un ou l’autre et Nora tente de sonder le regard de son interlocuteur pour faire peser la balance d’un côté ou de l’autre. Mais il est insondable.
Il s’allume une cigarette, soupire, se mure dans un silence qu’elle juge méditatif. Il prend la peine de réfléchir à son offre ? à ses conséquences ? Ou bien il ménage son suspense pour justement faire naitre cet espoir en elle et mieux le tuer dans l’œuf. Tout est possible…
Une fois de plus, Nora regrette un peu de ne pas avoir parlé de son plan à sa partenaire. Daya l’aurait certainement guidée, serait possiblement parvenue à avoir des arguments plus convaincants, à trouver les mots justes… Non. La petite voix dans sa tête s’exprime de manière claire, intransigeante. Non, Daya ne pourrait pas atteindre Sebastian O’Malley comme elle même pourrait éventuellement y parvenir, à cause de leur passé commun ; à cause de cette nuit qui les a liés tous deux à jamais, à entremêlé leur destin. Cette fameuse nuit où il a pris le risque de lui sauver la vie.
« Je peux vous poser une question, Nora ? » lui demande-t-il tout à coup, un sourire à peine perceptible aux lèvres.
Elle a peur de trahir sa faiblesse en prenant la parole, en formulant une réponse. La vérité c’est qu’elle et ses collègues sont dans une impasse, qu’ils n’ont pas grand chose d’autre que l’envie de mettre un terme à cette guerre qui a déjà fait trop de ravages dans leur Ville chérie. Alors l’inspectrice se contente d’hocher la tête pour l’encourager à s’exprimer.
« Quand vous travaillez en équipe, avec vos collègues, vous faites en sorte de les protéger ? Ce doit être ça la base, s'assurer que l'autre ne rentre aussi. Tout le monde doit rentrer, et pour ça tout le monde doit s'offrir une certaine loyauté. »
Elle devine aisément où il veut en venir. Il ne trahira pas les siens. DU moins c’est ce dont il a cherché à se convaincre. Mais Nora veut croire que ce besoin d’être loyal peut être détourné, mis à mal… Si ce n’est qu’une question de loyauté, elle peut le faire basculer, le ramener à elle, à sa cause. Elle y croit.

La jeune femme l’écoute. Il lui parle de son temps passé à l’armée et du manque de reconnaissance de ses pairs. Il lui parle surtout su soutien de ses nouveaux frères d’armes, les Kings of Speed.
Mais son discours est bancal à son sens. Il suffirait d’une pression, elle le sent… Se sent-elle prête à l’appliquer cependant ? Se sent-elle en mesure de pousser Sebastian, de lever le voile de ses illusions et de faire en sorte que ses frères lui reprennent ce qu’il pense être acquis ?  
La réponse n’est pas encore un oui franc, mais il pourrait le devenir. Oui… Avec l’aide de Daya et de sa seconde famille à elle, Nora sent qu’elle pourrait franchir cette ligne-là. Et ses pensées font échos aux propos d’O’Malley qui lui parle de la ligne derrière laquelle il compte rester calfeutrer.
« Bien » soupire-t-elle en le regardant s’éloigner physiquement d’elle. « Mais souvenez-vous que vous avez élu domicile dans la Cité des Vents, Monsieur O’Malley… Et quand il commencera à souffler et que votre château de sable sera dispersé dans la nature avec les beaux principes de votre club, qu’alors ça deviendra "chacun pour soi", vous vous souviendrez peut-être de cette fameuse main que j’ai tendue vers vous. J’espère seulement qu’à ce moment, il ne sera pas trop tard pour vous, votre femme et votre fille… Quelque chose me dit que vous ne survivriez pas à une nouvelle perte et j’ai une dette envers vous. »
Elle s’en tient là.
« Portez-vous bien et conduisez prudemment » lui lance-t-elle en désignant sa moto, toujours immobilisée près de lui.
Là-dessus, elle fait volte-face et rejoint son propre véhicule, un plan commençant lentement mais sûrement à émerger dans son esprit. Elle raye mentalement le nom de Sebastian de sa liste et  voit apparaître le suivant… Celui de sa femme, Irene O’Malley. Sa prochaine cible…


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