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 Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)

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MessageSujet: Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)   Sam 7 Avr - 20:54

Oh Lazarus, how did your debts get paid ?



Un regard au miroir. Une grimace, écœuré qu'il est par son propre reflet alors il s'en détourne. Il ne supporte plus de se regarder. Ne supporte plus de se voir, de voir celui qu'il est vraiment et qu'il cache à lui-même, aux autres. C'est que ça le ronge, que ça le bouffe, et il veut oublier ça Tyler. Il veut oublier qu'il voit tout le temps son visage à lui dès qu'il ferme ses putains de paupières. Il veut oublier que quand il rêve, il rêve de lui. Il veut oublier qu'il a éveillé cette chose qu'il a jusqu'à présent réussi à garder bien enfouie au plus profond de lui. Il veut oublier Tyler et le meilleur moyen de le faire c'est d'aller picoler un peu, de trouver une nana, de le ramener chez lui et de la baiser jusqu'au petit matin. Oui, c'est le meilleur moyen pour oublier. Il pourrait sortir tout seul comme ça lui arrive souvent de le faire mais il aime emmener Sebastian avec lui. Pas pour le pousser à la faute parce qu'il n'a pas besoin de Tyler pour ça et d'ailleurs, s'il est bien une chose que Tyler n'approuve pas de la part de son frère, c'est sa sale habitude de coucher avec d'autres femmes que sa femme justement. Il ne s'est jamais privé de le faire savoir à Sebastian mais pas d'animosité entre eux. Ils peuvent se parler, dire ce qu'ils pensent sans risquer une mauvaise réaction de l'autre parce que leur amitié a cette force-là. Certains mots ne font pas plaisir bien sûr mais ils les encaissent, l'un comme l'autre. Et ce soir, Tyler n'a pas envie d'aller seul dans un bar. Il n'a pas envie d'être seul face à ses démons, face à cette ombre qui plane encore et encore au-dessus de lui alors oui, il appelle Sebastian et lui demande de l'accompagner. Pas d'hésitation de la part de son frère. C'est rare qu'il hésite et inversement, c'est rare que Tyler hésite si Sebastian lui demande d'aller quelque part avec lui. Douche prise à la va-vite, fringues enfilées, cuir passé bien entendu et Tyler s'éclipse de sa maison pour retrouver Lexie qui le conduit jusqu'à Sebastian. Ils vont ensuite à pieds jusqu'au bar que Sebastian a choisi et dans lequel Tyler n'a encore jamais mis les pieds. Finalement l'endroit lui importe peu tant qu'il peut boire en compagnie de Sebastian et éventuellement se trouver une nana pour la nuit. Il sent bien quelques regards sur eux quand ils pénètrent à l'intérieur du bar, certains qui n'apprécient pas les couleurs des KOS qu'ils portent sur le dos. Leur animosité est palpable mais ils ne sont pas très nombreux et le barman n'est pas de ceux-là, au contraire. Ils sert les deux frères avec un large sourire et Tyler peut enfin penser à autre chose. Ou pas parce que Sebastian remet son accident sur le tapis et lui demande s'il est complètement remis.

Chier.

Tyler élude rapidement la question, affirme que tout va bien même si quelques hématomes le font encore souffrir. Finalement le plus gros choc a été à la tête et il est hors de danger de ce côté-là même si ça n'a pas été simple du tout. Les deux hommes changent rapidement de sujet, peut-être parce que Sebastian sent que dans le fond, Tyler n'a pas envie de parler de ça et finalement, ça dévie sur les femmes comme bien souvent. Et en l'occurrence, ça dévie sur le fait que Tyler a bien l'intention de ne pas rentrer seul ce soir. Alors les deux hommes observent, cherchent, guettent et échangent finalement un regard entendu quand ils repèrent au même moment une jeune femme qui les observe avec un sourire charmeur aux lèvres. Ils s'interrogent sur par lequel des deux elle est intéressée et Tyler avale sa bière et pose une main amicale sur l'épaule de Sebastian avant de s'éloigner : la seule façon d'en avoir le cœur net est d'y aller directement. Alors il la rejoint, sourire charmeur aux lèvres, et lui demande sans détour s'il peut lui offrir un verre ou si elle préférerait que ce soit son ami qui le fasse. Jackpot puisqu'elle affirme qu'elle veut que lui, il lui offre un verre. Un petit clin d'oeil et il s'installe à côté d'elle avant de lancer un regard qui en dit long à Sebastian qui continue de boire son verre de son côté. Il observe de temps à autres son ami du coin de l'oeil et aperçoit finalement une femme qui l'aborde et Tyler s'en veut un peu. Beaucoup. Parce qu'il a conscience qu'en l'entraînant avec lui il le met face à ses envies, à ses écarts... Mais une main placée soudain sur le haut de sa cuisse le sort de ses pensées, tout autant que les mots salaces glissés à son oreille. Il observe la jeune femme en haussant un sourcil.

« T'es sérieuse ? »

Elle affiche un sourire en coin et fait remonter un peu plus sa main, là où elle ne devrait clairement pas être alors qu'ils sont installés au bar. Il se tend Tyler mais il ne lui faut qu'une brève seconde pour se redresser et se pencher vers la jeune femme, qui fait bien deux têtes de moins que lui, pour répondre positivement à sa demande tout près de son oreille. Et il s'éclipse en premier dans les toilettes. Il ne ferme pas le verrou de la cabine dans laquelle il prend place et attend mais il n'a pas à attendre longtemps car très rapidement, la porte de la cabine est poussée. C'est la jeune femme qui verrouille. Et si c'est lui qui se jette en premier sur elle pour lui dévorer la bouche, c'est finalement elle qui prend les choses en main, qui se met à genoux et qui défait Tyler de son pantalon. Lui d'appuyer ses coudes contre les parois de la cabine. Lui de lever la tête vers le plafond quand elle se met à l’œuvre en essayant de se laisser aller. Il ferme les yeux et ce qui fonctionne d'habitude ne fonctionne pas ce soir parce qu'il n'a qu'un seul visage en tête alors qu'il sent la bouche de la jeune femme s’atteler à lui donner du plaisir qu'il ne parvient pas à prendre. Non, cela ne fonctionne pas et ça ne fait que raviver son dégoût pour lui-même, et la colère que cela entraîne. Un soupir qu'elle prend pour un signe encourageant alors elle poursuit.

« Arrête... » qu'il gronde d'une voix sombre mais elle n'arrête pas. Alors il la fait cesser. Ses grandes mains se referment sur les fines épaules de la jeune femme qu'il force à reculer puis se redresser en la plaquant contre la cabine. « Je t'ai dit d'arrêter ! » Elle le regarde, outrée et il se contrefout de l'avoir vexée.

« C'était pas une bonne idée. Va-t-en.
- Pardon ?
- Casse-toi ! »

Puisqu'il doit se montrer infect pour qu'elle comprenne tant pis. Elle le fusille du regard, s'essuie la bouche avant de déverrouiller la cabine et de sortir des toilettes en courant.

« Chier ! »

Sa main referme la cabine avec brutalité et il referme son pantalon avant de s'asseoir par terre. Combien de temps reste-t-il là à ruminer ? Des secondes ? Des minutes ? De longues minutes oui avant de pouvoir réussir à trouver le courage de sortir de là pour aller retrouver Sebastian qu'il ne voit plus au bar. Tyler n'attend pas et quitte le bar à son tour, s'attendant à trouver son frère sur le trottoir mais il ne le voit nulle part une fois dehors. Regard circulaire, froncement de sourcils. Il n'a entendu personne d'autre entrer dans les toilettes donc il ne peut pas y être. Il se serait éclipsé avec la nana du bar ? Tyler sort son téléphone et appelle Sebastian. C'est là qu'il entend la sonnerie provenir de pas très loin. Il s'avance un peu en écoutant la sonnerie pour s'en approcher et il comprend bientôt que la sonnerie vient de la ruelle. Il s'attend à dépasser le mur et à trouver Sebastian agréablement occupé avec la nana du bar. Il ne s'attend pas à dépasser le mur et à trouver Sebastian au sol, tentant de se protéger tant bien que mal de coups de couteau que la nana du bar est en train de lui asséner. Il faut quelques secondes à Tyler pour comprendre ce qu'il se passe, pour que ça fasse son chemin jusqu'à son cerveau : la nana essaye de tuer Sebastian.

« SEB ! » qu'il hurle en se jetant sur la nana qu'il saisit par les épaules et envoie valser contre le mur. Il n'a cependant pas le temps de s'occuper de son frère qu'elle revient à l'attaque bien qu'un peu sonnée. Réflexe, Tyler lève le bras qui encaisse un coup de couteau. La peau est entaillé profondément et il étouffe un juron avant d'agir sans plus vraiment réfléchir. Il envoie un coup de poing violent en plein visage de la nana qui se retrouve au sol. Et il fond sur elle, sa main venant saisir le poignet qui tient le couteau et il cogne la main contre le sol une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à ce que les os craquent et qu'elle lâche malgré elle le couteau. Elle hurle. Une fois seulement puisque Tyler lui donne un autre coup pour la calmer. Et ça fonctionne puisqu'elle perd connaissance. Il se fout qu'elle en crève, il ne pense pas ça. Il ne pense qu'à Sebastian vers lequel il se retourne, ignorant son propre bras qui pisse le sang.

« Seb ! Putain Seb ! »

Il est conscient mais dans un piteux état.

« Merde ! Merde !!! » qu'il répète en regardant autour de lui, ayant d'abord du mal à réfléchir puis les choses se mettent en place dans son esprit. « Faut qu'on bouge de là ! Seb ! Faut te lever on peut pas rester là ! » Parce que les emmerdes qui découleraient de leur découverte dans cette ruelle seraient phénoménales. « Allez, faut que tu m'aides là. Faut te lever. » Il sait qu'il a mal, il le sait mais il faut qu'il parvienne à se relever et il l'y aide, le soutenant pour l'aider à marcher jusqu'à une autre ruelle à deux blocks de là. Il ne s'arrête que quand Sebastian ne peut plus faire le moindre pas. « Putain ! » Sebastian se retrouve au sol et Tyler sort son téléphone. La première personne qu'il pense à appeler est Gabriel parce qu'il ne veut pas appeler Irene. Pas alors qu'ils étaient de sortie dans ce bar, pas alors que Sebastian flirtait sans doute avec cette cinglée avant qu'elle ne pète les plombs. Sauf que Gabriel est clair et le coup de téléphone est bref : il faut appeler Irene. Alors c'est ce qu'il fait Tyler. Il l'appelle et tombe sur la messagerie.

« Irene c'est Tyler ! Je suis avec Sebastian il s'est fait agresser au couteau. Il pisse le sang. Il peut pas marcher. Faut que tu viennes nous chercher. On est... Attends... » Il tend le cou pour repérer le nom de la rue et le signifie à Irene sur le message vocal avant de raccrocher. « Seb. Reste avec moi. Hey ! » Il essaye de le stimuler tout en faisant pression comme il peut sur les plaies. « Parle-moi. Dis-moi qui c'était. Seb faut me dire qui c'était. Elle t'a donné son nom ? »

Parce que Tyler n'a pas encore conscience qu'il s'agit de cette fameuse nana dont Sebastian lui a déjà parlé en réalité...


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MessageSujet: Re: Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)   Dim 15 Avr - 1:09



Oh Lazarus, how did your debts get paid ?
EXORDIUM.
Il s’éclipse, Tyler. Il fuit l'instant pour un regard un peu plus aguicheur ; et il le comprend, ne revient pas sur cette décision. Il l'avait prévenu, n'avait rien tu. Aussi, c'est pour cette raison qu'il ne s'en inquiète pas, le laissant rejoindre ces bras-là. Quant à lui, le regard qui s'en détourne, le coude qui se lève en de faibles coups. Sebastian rumine, songe, s'essaie à trouver une solution pour son couple qui, de nouveau, commence à battre de l'aile. Avec hargne mais en vain, lui semble-t-il, trop en vain. Le retour de Mia, ses cris, ses hurlements, cette prise de folie à l'encontre de la femme qui depuis vingt-ans partage sa vie. Il aurait dû savoir, il aurait dû prévoir. Rien ne demeure cacher, tout finit par se révéler. Et c'est ce qu'il se dit, laissant quelques œillades se porter sur Tyler et sa nouvelle conquête improvisée. Bordel que ses pensées s'emmêlent. Il soupire, termine son verre, se sent dépérir sur son assise, l'effet des médicaments qui malheureusement se dissipe. Et ça l'agace, le roux, ça l'agace plus qu'il n'aurait pu l'imaginer sur le coup. C'est instinctif, finalement. En vérité progressif mais il y songe, il ne fait plus que cela, luttant néanmoins pour se concentrer sur ce qu'il a promis qu'il ne ferait pas. Le temps n'est pas à l'infidélité, pas en sachant ce qui s'est passé. Et finalement, ce sont les traits d'une Irene abîmée, exténuée qui parviennent à le calmer, à lui faire retrouver un peu de contenance, de lucidité. Il n'ira pas craquer. Alors il va pour appeler le barman, il va pour s'offrir de nouveaux verres, quelques-uns avant que les remords ne se fassent siens. Mais la main qui s'appose contre son épaule l'en empêche. Elle attire l'attention, ravive le brasier de force étouffé. Il la maudit, dans la foulée, en venant néanmoins à l'admirer. Et ces traits-là, il les connaît. Il ne les connaît que trop pour avoir été ceux qui avaient tout fait basculer ; quelques nuits passées. Un soupire, de nouveau. La lassitude qui lui tombe sur le dos. Sebastian s'en défait de ce contact, venant pleinement lui faire face de toute sa hauteur ; voyant son plan se jouer autrement. Il est temps pour lui de rentrer, de laisser son frère continuer à s'amuser sans être à l'écoute par la suite de ce qu'il pourrait avoir à raconter. Pas de rires graveleux, pas de récits langoureux. Son lit l'attend, possiblement la femme qui partage sa vie aussi. « Dégage Mia, c'est pas l'moment. T'as déjà assez foutu la merde comme ça. » Il crache, jure entre ses dents avant d'entamer son ascension jusqu'à la table de son ami ; désormais vide. Putain. Et ses pas qui persistent, qui dépassent, qui s'arrêtent quand elle s'impose quand elle lui revient. Il en sent ses veines brûler, cette rage remontée. Il en sent toute cette hargne lui revenir et les cris de Irene qui résonne, qui résonne malgré l'espèce d'attachement à celle qui lui fait face. Tout s'entrechoque, tout s'entremêle.

« Attends, attends, Seb. J'suis désolée... écoute j'suis désolée. J'ai paniqué. J'avais pas de nouvelles, tu répondais pas au téléphone et elle voulait pas me laisser entrer... ; elle continue, joue l'urgence, l'empressement mais sa voix vient seulement frapper les images qui demeurent ancrées en sa rétine. Et le tout se joue, le tout se bouscule comme pour lui faire perdre la tête. Il flirte avec la folie, avec cette douce perdition dont il ne s'est pas encore remit. T'as dit l'autre soir que t'avais besoin de moi, que j'devais être là et là j'étais là mais je pouvais pas te le dire. Elle voulait pas, Sebastian. Elle voulait pas que je m'occupe de toi. Elle veut pas que tu ailles bien, tu comprends pas ? » Et les petites mains féminines qui s’apposent contre ses épaules, qui retiennent au mieux sa présence. Il aimerait ne rien entendre, il aimerait simplement sortir, prendre l'air, se rendre compte qu'elle n'est qu'une image, qu'une hallucination destinée à lui rappeler que rien ne l'attend, pas même une quelconque rédemption. Mais elle demeure présente, le contact qui se fait un peu plus concret, les joues masculines désormais couvertes de ses paumes tout juste relevées. Sebastian trésaille. « Elle m'a obligé à faire ça, tu l'as vu faire. Tu l'as vu essayer de te couper des autres après ce qui s'est passé. Elle veut pas que tu arrives encore à faire comme quand James est parti, elle veut pas que tu te sentes mieux par toi-même. J'étais obligée, pour toi je devais le faire. Je veux pas qu'elle te fasse du mal... » Et malgré la manière dont il bouillonne, il ose relever son regard, percevoir ses fausses larmes. Parce qu'il n'a de souvenirs que l'état de cette femme qui, jusqu'alors, s'était faite forte malgré les horreurs et, de sa part, tous ses tords. « Enlève tes mains et dégage. Vite. » C'est un murmure, un conseil, quelque-chose qui vient se faire menaçant et qui, finalement, arrache davantage de sillons incolores à la Belle qu'il ne l'aurait cru. Assez pour l'amener à se dépêcher, à fuir cette faiblesse qu'il croit sentir de nouveau en train de s'installer. Non, il lui faut partir, rejoindre celle qui n'a vécu dernièrement que le pire.

L'air frais vient frapper contre ses traits, ça parvient à remettre ses idées en place, à raviver ses esprits pour se faire un peu plus de place. C'est direct, instinctif malgré la fraîcheur apaisée. Ça n'a rien à voir avec les claques de décembre mais ça y ressemble, assez pour qu'il n'en frisonne, réajustant sa veste tandis que les talons commencent à claquer, derrière lui, et avec eux, la voix de sa furie. « T'as pas le droit de me laisser comme ça pour une vieille connasse dans son genre ! » Elle hurle, le rattrape, revient se positionner devant lui, prête à lui faire face, venant soutenir son regard tandis qu'il perd patience, qu'il perd contenance. « Elle a plus rien pour toi et t'as plus rien pour elle et tu le sais putain ! Tu le sais ! Tout ce que t'as, c'est une gamine et s'il faut que ça, t'as qu'à me baiser et t'en aura, merde Seb ! Merde ! » Elle le bouscule, s'essaie désormais à l'hystérie, à la perdition d'une trop maigre raison. Des gestes qu'elle n'aura pas dû entamer, des gestes qu'il vient immédiatement rattraper. Parce qu'il s'empare de l'un de ses poignets, parce qu'il vient déposer l'autre main sur sa gorge qu'il presse jusqu'à la faire prisonnière, prisonnière de son mur et de son corps ; le regard qui trahi le choc, le regard qui trahi la névrose et la colère. « Tu fermes ta gueule, maintenant. Tu fermes ta gueule et t'arrêtes avec tes conneries, Mia, c'est clair ? » Il va pour répéter mais le mouvement qu'il sent, la douleur qui ressent. Il n'a vu le couteau, ne la pensait pas capable de ce genre de cadeau. Ça l'amène à lâcher prise, à reculer, à reculer au mieux pour finalement se protéger. La lame qui embrasse la chair et Mia qui ne parvient pas à se taire ; pas même quand sa voix à lui s'essaie à se faire entendre. La main qui se plaque contre le premier coup, le regard qui s'abaisse sur l'aura rougeâtre qui colore son haut. « Mia... » Elle n'entend pas. Parce qu'elle pleure, hurle, jure. Parce qu'elle insiste, essayant de lui faire payer ce qu'elle considère comme de l'injustice. Un premier coup, un deuxième, probablement un troisième avant qu'une voix familière ne lui parvienne, avant que Tyler ne se ramène. Et le cœur qui bat, le palpitant qui s'affole quand il en abaisse les bras. La souffrance, l'impression que sa peau brûle plus encore qu'il ne le pense. C'est décuplé, insensé. Davantage quand son frère s'essaie à le lever. Il grogne, jure, supplie d'arrêter mais rien, rien n'est fait. Au lieu de ça, Tyler s'évertue à l'aider, à tenter de le faire marcher, tenter de l'éloigner ; Mia derrière eux, inconsciente dans ce coin miteux. Tant pis. Il omet cette pensée, la rage encore intacte et par ses maux bien préservée. Il avance jusqu'à faiblir totalement, s'abandonnant à même le sol en sentant son sang se répandre malgré les pressions qu'il y colle. Quelques secondes, quelques minutes, la voix de Tyler qui se fait un peu plus lointaine qu'elle n'avait pu l'être. Il respire, expire ; s'essaie à se le dire. Il doit tenir. « Seb. Reste avec moi. Hey ! » Il appuie, ramène à la réalité des choses toute sa conscience chamboulée, un gémissement s'extirpant d'entre ses lèvres à peine fermées. « Parle-moi. Dis-moi qui c'était. Seb faut me dire qui c'était. Elle t'a donné son nom ? »

Il soupire, parvient à hisser ses mains jusqu'à ses plaies, jusqu'à son t-shirt désormais poisseux de sang. Putain. Il aurait du savoir que ça irait aussi loin, il aurait dû savoir que cette histoire se terminerait ainsi sous ses mains ; le contrôle n'a jamais été sien. Et si les mots lui viennent assez facilement, sa voix peine à se manifester. Ça lui demande de l'effort, du souffle, ça lui demande tout ce qui finalement lui parait tellement loin, tellement dur. « Faut qu'tu fermes ta gueule... ; une pause, l'impression que l'air commence à lui manquer. Il pâlit, Sebastian. Il pâlit parce qu'il ne doit pas rester là, parce qu'il doit au moins rejoindre ses draps. Faut que tu fermes ta gueule si Irene te demande. » Il essaie, tente de faire entendre cette idée qui continue de se faire un peu plus forte, un peu plus pressante dans son esprit embrumé. « Merde, Ty. C'est elle Mia... » Qu'il crache, réprimant un sourire qui trahie la surprise, la douloureuse surprise qu'il sent s'immiscer jusqu'au fond de son être. Peut-être aurait-il dû refuser, peut-être aurait-il fallu qu'il demeure avec Irene, à ses côtés, comme il avait promit qu'il ferait. C'est tout ce qu'il lui devait, s'assurer qu'elle puisse remonter de cette pente par sa faute dévalée. Parce qu'il comprend, désormais. Il prend conscience d'un tout qu'elle n'a jamais fait que encaisser ; les mots tuent et la conscience abîmée. C'était elle qu'il lui aurait fallu écouter, ça depuis le début de tout ce merdier. Sebastian aurait dû se tenir, se contenir, honorer les paroles que son mariage lui avait fait dire. Il crache alors, tente de se faire un peu plus fort. O'Malley s'en redresse légèrement, ralentissant ses hémorragies en pressant. Et le regard qui lutte, l'azur de ses prunelles qui tente à se trouver un point d'ancrage pour cette vue qui sursaute malgré lui. « Dis-moi que notre Vice-Pourriture nous envoie quelqu'un. » Parce qu'il n'a entendu que la conversation avec Gabriel, parce qu'il a senti son attention se défaire des mots qui furent dit ensuite. Il ne s'en souvient pas, en vient à prier un Dieu clairement pas de son côté pour ce soir-là vu son état. Et, dans ses supplices, c'est sur celui qui l'accompagne qu'il perd sa raison, celui qu'il vient toiser avec attention. Assez pour comprendre, pour percevoir ces non-dits teintés le long de ses traits. Il vient s'emparer de son poignet, d'un rapide geste le reculer. Non pas ça, putain pas ça. « T'as pas fait ça. Tu l'as pas appelée ? » Et la détresse dans le regard, la panique qui s'entremêle à la douleur. Il grimace, grogne un peu, force sur sa peau qui s'en abîme que plus encore. « Merde, Tyler ! »             

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MessageSujet: Re: Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)   Ven 25 Mai - 17:15

Oh Lazarus, how did your debts get paid ?



« Touche pas. » qu’il lance à son frère alors qu’il ramène ses mains contre son t-shirt plein de sang. Puis des mots de la bouche de Seb alors que Tyler n’a toujours aucune réponse concernant l’identité de cette femme qu’il a peut-être tuée en fait sans même le savoir vu qu’il y a été un peu trop franchement. Ainsi il fronce les sourcils quand Seb lui intime de fermer sa gueule. A propos de quoi ? Il ne saisit pas et il a envie de dire à Seb d’arrêter de tenter de parler vu que ça a l’air de lui demander plus d’efforts qu’il n’est visiblement capable d’en fournir. Puis le visage de Tyler qui se fige quand Seb mentionne soudain Irene. Irene qui d’ailleurs ne rappelle toujours pas. Chier. Puis vient la révélation et les yeux de Tyler s’écarquillent quand Seb prononce le prénom. Le fameux prénom. Et Tyler lève les yeux au ciel en secouant la tête de droite à gauche, rageant intérieurement que le karma se montre à ce point-là infernal avec Seb. Il n’avait franchement pas besoin que cette cinglée ne revienne le faire chier, et qu’elle tente de le tuer… Soudain Tyler regrette de ne pas s’être justement assurée en avoir terminé avec elle. Et il se fait une promesse alors qu’il reporte son regard sur son frère qui continue de se vider doucement mais sûrement de son sang malgré la pression que Tyler apporter sur les blessures tant bien que mal : il se promet de la retrouver et si elle est encore en vie, il fera en sorte que plus jamais elle ne touche à son frère. Plus jamais. « Bouge pas. » qu’il intime alors que Seb se redresse et ne facilite pas les choses, rend la situation encore plus dangereuse par ailleurs. Et viennent d’autres mots qui remettent Tyler mal à l’aise puisque Seb se questionne sur la personne qui va venir l’aider, et Tyler a parfaitement conscience qu’au vu de la situation, savoir qu’Irene est celle à laquelle il a fait appel ne va pas lui plaire. Il n’a malheureusement pas eu le choix. Il secoue négativement la tête donc quand il lui demander si le VP (pour Vice-Pourriture pour Seb) va leur envoyer quelqu’un. Non, il n’envoie personne. Il a juste dit à Tyler de faire comme d’habitude : d’appeler Irene. Et Tyler l’a fait parce qu’il y a urgence. Parce qu’il préfère savoir son frère vivant faisant face à l’éventuelle colère de son épouse plutôt que voir son frère six pieds sous terre et lui rester là à consoler sa veuve. Il fixe Seb sans mot dire parce qu’il ne sait finalement pas trop comment lui expliquer la situation mais parce qu’ils se connaissent, se comprennent, il n’a pas besoin de prononcer le moindre mot que Seb comprend vite. Très vite même.

« J’suis désolé Bro’. » qu’il souffle alors qu’il voit la détresse et la panique se peindre sur les traits de son frère devenu bien trop pâle à son goût. Encore plus alors qu’il s’agite. « Arrête de bouger bordel ! Tu vas te vider, arrête tes conneries ! » Le ton est plus ferme alors que Tyler force Seb à rester immobile, ses mains pressant toujours tant bien que mal contre les plaies. « J’ai pas eu le choix, Gabriel m’a dit de faire comme d’habitude et de l’appeler elle. Alors oui, je l’ai appelée, j’ai laissé un message. Tu veux qu’on fasse comment ? Tu peux pas marcher, t’es en train de crever alors on s’en fout des problèmes conjugaux potentiels là, c’est clair ? J’essaye de… » Téléphone qui sonne. Soupir de soulagement. « De te sauver la vie. Fous ta main là et bouge pas. » Il attrape la main de Seb et la plaque contre la blessure sur laquelle il ne peut plus faire pression puisqu’il se saisit de son téléphone qu’il manque de faire tomber puisque sa main est pleine de sang mais il le rattrape de justesse et le plaque contre son oreille. « Oui Irene. Oui, il est conscient, réactif, un peu trop. Oui. D’accord. Oui. » Et il raccroche. Entrevue brève. « Elle arrive et elle confirme que tu dois arrêter de bouger. On sait pas si tes organes sont touchés ou pas alors maintenant tu restes comme ça. » Et après avoir rangé son téléphone, il retire la main de Seb pour recommencer à faire pression, faisant au mieux pour mettre de côté la douleur qui le brûle au niveau du bras, là où elle a réussi à le toucher avec son couteau. « Quelle salope… » C’est sifflé entre ses dents d’une voix tremblante alors que son regard s’assombrit. « J’vais la finir. J’te promets que si elle se réveille des deux coups que je lui ai mis, je la finis d’une manière ou d’une autre. »

Et comme le temps semble long ensuite. Pourtant, il ne s’écoule au final que quelques minutes entre le moment où Tyler parle à Irene et le moment où il l’aperçoit au bout de la rue. Mais ces quelques minutes suffisent pour que Seb soit à moitié dans les vappes bien que Tyler tente de le garder bien éveillé.

« Hey, Irene est là. C’est bon, ça va aller. »

Il l’espère en tout cas. Il l’espère sincèrement alors qu’il observe Irene à la fois avec reconnaissance et honte. Reconnaissance qu’elle soit enfin là. Honte d’avoir entraîné Seb dans sa sortie nocturne qui s’est soldée par une putain de boucherie. Certains diront que ce n’est pas de sa faute mais lui... Lui se pousse un peu dès l’instant où Irene arrive à leurs côtés. Juste assez pour lui faire de la place sans relâcher la pression sur les blessures. Et il est prêt Tyler. Prêt à suivre ses ordres.



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MessageSujet: Re: Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)   Sam 7 Juil - 0:52

Oh Lazarus, how did your debts get paid ?
Irene, Sebastian & Tyler

March 2018

On sonne. On sonne à la porte et Irene n'ouvre pas. On sonne à la porte et Irene ne veut pas, ne peut pas répondre à ce qui lui semble être à nouveau le clairon du glas. On sonne. On attend plusieurs minutes qu'elle réponde et puis ce on de l'inconnu abandonne. On, il, elle la laisse, sans savoir, tremblante et tétanisée dans son propre couloir. La tête qui tourne, quelques éclats de larmes qui tombent des cils en de gracieux tourbillons. Angoissée, elle met bien plusieurs secondes avant de comprendre que derrière ce on s'en va. Les pas lourds de ce qui semblent être des bottes de sécurité s'éloignent du perron de bois et crissent dans l'herbe gelée. Besoin d'être rassurée, elle bondit, saute, se jette à bras tendus contre le judas. Chancelante, elle lève le voile terreux de son œil au dehors. C'est un homme, un homme qu'elle ne connaît pas. Ce n'est pas Tyler, pas Sebastian. Ce soir, le messager d'une énième tromperie n'est pas encore là. Ce n'est pas encore l'heure de la femme bafouée. Non. C'est un homme, qu'elle ne connaît pas. Ce n'est qu'un homme. Ce n'est pas elle. Elle, la succube. Elle qui a étendu ses ailes. Infâme poison. Elle et ses coups, ses frappes, ses foutues et terribles agressions ; ses cris, son bordel. Elle et ses yeux bleus fous, son couteau, son amour irraisonné, malsain. Elle, la malade prête à tout. Ce n'est pas elle. Irene soupire. Soulagée.
C'est un homme. Le froid qui volette autour de lui rend sa grande silhouette sinistre, malgré la parka rouge ridicule qu'il porte. Face à lui, une voiture. Les warnings qui diffusent l'orange et le jaune contre les pans des murs invisibles dans la pénombre. Écorchée vive, les plaies encore ouvertes, un sanglot s'extirpe des dents serrées. Le contre-coup ronge aussi bien les entrailles que la silhouette émaciée, frêle, rapiécée. « Oui ? Je peux vous aider ? » Elle finit par ouvrir la porte à ce qui semble n'être qu'un passant en détresse. La boule dans la gorge, chevrotante, elle propose non sans regarder les alentours, alerte. « Ah ! Bonsoir ! Ma voiture est en panne c'était juste pour pouvoir me servir de votre téléphone parce que le mien est mort. Au pire filez moi un chargeur le temps juste que le mien recharge et que je puisse l'utiliser si ça vous dérange pas. » Il s'approche, elle recule machinalement entre les arcades du porche. Il a l'air sincère, désolé. Il entreprend de montrer l'écran noir de son Iphone et puis fronce les sourcils lorsqu'il aperçoit le coquart et les lèvres fendillées. « Je. Oui, je vais vous chercher ça attendez. » Elle referme rapidement derrière elle, le visage douloureux et crispé par la gêne. Elle hésite, attrape son propre téléphone pour éviter au type de sonner une nouvelle fois chez elle sous l'impatience. Il pourrait réveiller la petite dont elle commence à peine à prendre garde aux pleurs ; à ne plus les ignorer.

Et puis, soudain, la solitude criante du mal être la rattrape. Elle suffoque presque dans son salon peu éclairé. Le regard noircie et violacé qu'elle croise sur elle même dans le miroir, lui semble peser des tonnes mais n'est rien comparé aux folles idées qui l'accablent. Paranoïa. Et si elle attendait derrière ? Et si il la connaissait ? Et si elle avait vu Sebastian partir il y a deux heures de cela ? Les crocs de la putain semblent encore lui fondre dessus lorsqu'elle s'apprête à ouvrir de nouveau. Les démons se manifestent sous tant de formes que la carcasse traumatisée peine de plus en plus à y survivre. Elle a mal. Dedans, dehors, elle a mal. Elle a l'impression de n'être qu'une conscience qui s'observe. Elle a l'impression de se voir bouger mais de ne pas appartenir à ce corps qui ose enfin s'agiter, bouger, sortir de chez lui dans un pyjama qu'il n'a pas quitté depuis des jours. « Tenez, je vous prête mon portable mais faites vite. » Pourtant, en principe elle sait ce que c'est. Elle sait comment ça s'appelle. Le diagnostique est aisé, tranché, net à faire. Pas besoin de faire des radios, de consulter pour savoir. C'est la sidération. C'est le terme médical. C'est le terme psychiatrique plus précisément. C'est le charnel qui se distingue du spirituel. C'est l'au revoir de la conscience à l'être. C'est la séparation, quand ils se détachent l'un de l'autre et forment une femme passive, fatiguée, vidée. Une Irene disloquée.
Le gars prend le téléphone et appelle ses amis non sans la dévisager presque inquiet. Elle ne le regarde même pas. Elle a comme une vitre devant son ambre, un creux. Abyssale. « Merci. Ah, je crois qu'on vous a appelé entre temps. » Il la secoue un peu en lui tendant l'appareil. Tyler. Elle ferme les yeux. Elle ferme les yeux pour tout oublier un instant. Oublier les tenants et les aboutissants de leur sortie, de cette virée ; de cette dépression dont il s'est relevé, non sans au passage, ainsi l’entraîner, la piétiner. C'est avec Tyler, le queutard, qu'il s'en est allé et ce n'est donc pas très compliqué de deviner la nature de l'appel. Elle inspire - prête à gerber - écoute le message.
Les émotions se bloquent, se rangent, se compartimentent. Dédoublement professionnel en alerte, au dessus du linceul qui, constamment, l'entoure, Irene ne regagne toujours pas son enveloppe charnelle. Elle s'enterre, fait le deuil. Les membres robotiques d'un savoir médical agissent et elle flotte tout autour. Bébé, biberon, sac à langer, vêtements propres et mallette de secours. Elle se regarde démarrer la voiture et conduire jusqu'à la scène d'urgence. Impénétrable désormais elle se contemple sortir, défaire le porte bébé autour d'elle malgré ses côtes fêlés et s'approcher des deux Kings of Speed comme de vulgaires patients. « Tu peux t'occuper d'elle le temps que je fasse ça ? Il y a le sac à langer dans la voiture, côté passager. Ne lâche surtout jamais sa tête. Elle a mangé il y a une demie heure elle ne devrait pas pleurer. Tes blessures ont l'air superficielles je vais m'en occuper après.» Parmi les canettes de bière, la pisse et les poubelles éventrées, Sebastian gît, à moitié conscient. « Qu'est ce qui s'est passé ? »
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I try to open myself, it’s not my world You are afraid of the truth you try to love But you keep wonder You keep wonder Wherever you are wherever I am Alone and together We try to love we try to hide The world is behind us We've built these walls over ourselves but when we're in pain, we don't seek help alone we are trying to get enough we are all together in this path Take me home, just take me home
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MessageSujet: Re: Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)   Ven 13 Juil - 18:55

Oh Lazarus, how did your debts get paid ?



Tyler est prêt à suivre les ordres. Il est prêt à faire ce qu’il faut. Mais quand Irene lui annonce soudain qu’il doit s’occuper de leur bébé il bloque pendant un instant, les yeux écarquillés. Est-ce qu’elle est sérieuse ? Elle est venue avec la petite ? Mais… Pourquoi ? Pourquoi n’a-t-elle pas demandé à quelqu’un de la garder ? Ne sont-ils pas une famille ? Et à peine a-t-il pensé à cela qu’il se traite mentale de sombre con parce que même si elle avait pu demander à quelqu’un, ce n’est pas comme si elle avait eu le temps de le faire, Seb étant entre la vie et la mort. Elle a fait au plus vite, elle a fait au mieux. Il comprend. Seulement voilà, Tyler et les gosses… Il n’a en fait jamais tenu un bébé dans ses bras de toute son existence donc… Il n’est pas très à l’aise à l’idée de le faire mais a-t-il le choix ? Pas vraiment non puisque pour qu’Irene puisse s’occuper de Seb et lui sauver la vie, il faut qu’elle ait les mains libres. Alors il termine par hocher la tête Tyler. Il retire ses mains des blessures de Seb, arrache à la va vite un morceau de t-shirt pour entourer son bras blessé afin d’être sûr de ne pas mettre de sang sur la petite. Il essuie ensuite ses mains sur son jean et quand ses mains sont totalement  clean, il se saisit de la petite, le souffle court, tant parce que la situation avec Seb est stressante que le fait de prendre ce bébé dans ses bras est stressant. Il essaye de ne pas trembler, surtout pas, et termine par prendre la petite dans ses bras, glissant sa main sous la tête de l’enfant pour bien la maintenir comme le lui a indiqué Irene. Il est en panique totale intérieurement Tyler là mais il essaye de se contenir, de ne rien laisser paraître parce qu’il est clair qu’Irene n’a pas besoin de le voir paniquer, pas alors qu’elle doit essayer de sauver la vie de Seb. Tyler observe le bébé alors qu’il la tient contre lui et pendant une seconde il oublie où il est, où ils sont tous. Parce qu’elle, la petite, ne le sait pas, ne se doute de rien. Elle est l’air bien et c’est apaisant. Ce con se met même à sourire bêtement en observant la petite avant d’être brutalement ramené à la réalité quand Irene lui demande ce qu’il s’est passé. La sonnette d’alarme est violente dans son crâne. Mentir. Il faut mentir. Pas sur tout parce que de toute façon mentir sur tout serait impossible et qu’il n’a franchement pas le temps d’inventer des mensonges dignes de ce nom concernant le déroulement de cette soirée mais il va mentir sur un point : sur la personne responsable de l’état de Seb.

« On était dans un bar, je me suis éclipsé avec une nana et j’ai laissé Seb au comptoir. » Jusqu’à c’est tout bon et il voit dans la pénombre de la ruelle le visage d’Irene se durcir un peu. Comme elle doit le détester… Alors qu’il est pourtant le premier à dire à Seb qu’il ne doit pas faire de conneries, que si lui se permet de baiser à tout va, il peut le faire parce qu’il n’a personne dans sa vie mais ça, Irene ne le sait sans doute pas et il ne lui dira jamais. Il préfère qu’elle le déteste lui plutôt qu’elle mette tout sur le dos de Seb. Il aime son frère à ce point-là oui. « Finalement j’ai changé d’avis. » On tait le pourquoi du changement d’avis pour sa propre survie. « Et quand je suis retourné dans le bar il n’était plus là. Alors je suis sorti. » La petite s’agite un tout petit peu et il reporte son attention sur elle, essayant de la bercer un petit peu. C’est assez gauche sa façon de faire mais ça fonctionne puis le bébé se calme assez vite. Il reporte son attention sur Irene. « Et j’ai entendu des bruits. J’ai foncé, j’ai pas hésité et il était là, en train de se faire planter par une nana que j’avais jamais vue. » Et ça aussi c’est vrai. « Je lui ai sauté dessus et je l’ai cognée. Quand j’ai emmené Seb elle était inconsciente, peut-être morte, j’en sais rien, je m’en fous. J’ai mis de la distance entre elle et nous mais il a fini par plus pouvoir marcher et… J’ai appelé. » Un silence. « Dis-moi qu’il va s’en sortir… » Parce que certes ça saigne beaucoup mais peut-être que ce n’est pas aussi grave que ça en a l’air. Il espère que ce n’est pas aussi grave que ça en a l’air. La petite se remet à bouger un peu et quand il repose son regard sur elle, ses prunelles sont fixées droit dans celles du biker. Elle tend sa petite main vers son visage mais il recule un peu son visage. Il y a du sang dessus, il est en sueur, il ne faut pas qu’elle le touche alors qu’il est dans cet état. Sauf que ce petit geste ne semble pas plaire à la petite puisque son visage se tord et qu’elle commence à chouiner. Et ce n’est pas le moment qu’elle se mette à pleurer. « Je fais quoi ? » Oui, il fait quoi maintenant ? Il n’a pas de gosse, il porte pour la première fois un bébé alors il a besoin qu’on lui dise quoi faire.



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MessageSujet: Re: Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)   Mer 25 Juil - 22:02



Oh Lazarus, how did your debts get paid ?
EXORDIUM.
Les brûlures ne cessent de s'intensifier et, au-delà de tout ça ne réside plus qu'un brasier insoutenable. Il a écouté les dires de son ami, il a écouté les arguments de ce frère qui tente d'allonger sa vie. Et pourtant, il n'en tire que des traits durs derrière sa pâleur à faire peur. Sebastian s'affaiblit sans vraiment pouvoir y parer, délaissé dans un recoin d'une ruelle au passage abandonné. Ils sont seuls, seuls avec leurs erreurs et leur karma déchaîné. Sebastian le sait, cesserait presque à se battre contre les ombres qui dansent, lancinantes sous son regard un peu plus voilé. Il a le cœur qui s'alarme et la respiration saccadée. C'est prenant, douloureux, salvateur pour sa noirceur. Il a ses envies qui reviennent, cette volonté de mourir quand sa raison s'essaie à ce qu'il tienne. Il est un paradoxe ambulant, l'âme qui n'a nul chemin défini que celui qu'elle croit devoir suivre, aussi sinueux soit-il. Puis, finalement, c'est un soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres, une légère exclamation de douleur qui se trahie par les grimaces qui animent ses traits. Il a le corps qui se met à se battre, son être qui s'essaie à fuir cette décision débile que prend sa bipolarité à la place de sa raison. S'ils savaient, tous. S'ils savaient à quel point il est aliéné. Et depuis ses dernières paroles, Sebastian n'a presque rien entendu, concentré sur des pensées qu'il ne parvient pas forcement à gérer. Il a l'esprit qui flanche, qui fuie, qui tente et balance. Il passe par tous les efforts possibles et inimaginables jusqu'à ce que la présence de Tyler ne le ramène à la réalité des choses, à la douleur qui vient se présenter aux portes de chacun de ses muscles. Il a l'impression d'être lourd, paralysé. Il a cette sensation de pouvoir d'ors et déjà tout abandonné. Ou presque. « Hey, Irene est là. C’est bon, ça va aller. » Le regard qui se porte sur la ruelle que les ombres ont rongé, de celles que l'on évite lorsque la marche du soir se fait un peu plus longue. De celles qu'on aime à esquiver même lorsque le détour se fait un peu moins précis qu'on l'aurait imaginé. Il y perd son regard, distingue la silhouette longiligne de la Belle abîmée, de celle qu'il n'a pas su protéger et qui, finalement, termine par le payer. Il aurait dû agir, dès ce soir-là, avec pour témoins à ses actes l'amour de sa femme et la confiance qu'elle aurait pu y lier ; qui sait. Le reste, il ne l'entend pas vraiment. Quelques brides parviennent jusque son ouïe fatiguée, jusque sa présence qui commence lentement à balancer. Dieu qu'il est fatigué. Dieu qu'il voudrait simplement se reposer, taire les voix dans sa tête qui ne parviennent pas à passer. Celles qui résistent, rappellent à sa mémoire ô combien il a pu être un enfoiré. Parce que c'est ce qu'il est et son état de ce soir ne fait que le confirmer. Il n'est de jeu plus dangereux que celui des sentiments en feu.

Il a un sursaut quand les mains de la Belle lui parviennent, sur lui déposées comme la marque d'une tendresse effacée. Elle contrôle peut-être ses gestes, ou peut-être pas. Et dans l'allée lointaine dans laquelle il erre, psychologiquement, ce sont les quelques brides de voix enfantines qui se font guides. Ils résonnent, un peu plus loin, là où – plutôt – il aurait pu jurer « mon glas sonne ». Mais, à sa place, loin des ténèbres qu'il mérite, se tient une lueur des plus claires et des plus attrayantes ; de celles dont on parle dans les films pour ramener les esprits à la vie. C'est celle-ci, là, un peu plus avant ; songea-t-il avant que la souffrance ne lui revienne. Assoiffée, elle guette et ronge, prend place là où cèdent les remparts qu'il aurait pu vouloir faire tenir, finalement. Rien que pour Elle. Rien que pour Elles. Il a les idées d'un père maintenant, les idées d'un mari – malgré tout – aimant. Aussi, il revient, doucement. Il revient des ombres et des temps morts, de ces absences qui ne font que lui causer du tord. Il revient pour poser l'azur de ses prunelles sur les traits qu'il a rêvé, auquel il a tant penser. Et en cet instant seulement, il songe : comment pourrait-il tout réparer, tout refaire pour ne pas avoir à se tromper, lui offrir cette vie qu'elle s'était peut-être imaginée. De celles auxquelles ils auraient pu prétendre s'il n'était pas... cet homme-là. Un soupire tandis qu'il peine à se maintenir, à garder son regard sur celle qui s'est risqué jusque lui, jusque lui qui ne fait que briser sa vie. « Je suis désolé. » Des mots qu'elle entend un peu plus souvent. Des mots qu'il pense de plus en plus dernièrement. Parce qu'il remonte de sa chute, parce qu'il se remet de ce qu'ils ont tous perdu. Parce qu'il est en plein dans cette période de rédemption, comme souvent lorsqu'il pense pouvoir réinstaurer un droit chemin à sa dérive de bien des années déjà écoulées. « J'ai rien fait, Irene... ; une pause, le souffle court, comme s'il venait de courir du North Side à leur demeure du West Side. J'ai rien fait, je savais pas. » Qu'elle était là, mais il tousse à la place de ces mots. Il tousse parce qu'il a la gorge qui s'assèche, les forces qui commencent à manquer ; le sang perdu pour unique responsable de cet état avancé.             

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As I walk along I wonder a-what went wrong with our love, a love that was so strong. And as I still walk on, I think of the things we've done together, a-while our hearts were young.
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MessageSujet: Re: Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)   

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Oh Lazarus, how did your debts get paid ? (Seb/Irene)
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