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 Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo

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MessageSujet: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Dim 8 Avr - 14:43



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Ce repas lui avait fait du bien, il l'avait apprécié, tu en avais conscience, tu l'avais bien compris, tu avais pu réchauffer son coeur ce soir là, en toute amitié. Vous aviez même préparé une potentielle nouvelle soirée pour lui et Daniel, une soirée qui se passerait bien, tu t'en étais portée garante. Tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour que cette soirée se passe bien, qu'elle reste mémorable, surtout pour Leo et Daniel, plus que pour toi sans doute. Mais tu sais que tu pourras passer une agréable soirée. Si tu connais de mieux en mieux Leo, tu ne connais pas vraiment son compagnon, pas vraiment, pas au delà d'une simple connaissance, à travers une enquête de police ou à travers quelques événements en ville. Lors de cette soirée, tu en sauras peut être plus, sans pour autant te montrer indiscrète. Mais pour le moment, ce n'est pas de cela dont il est question, non, mais de quelques choses d'autres, une autre activité, que vous vous étiez promis, il y a quelques temps déjà. Si Leo vient souvent sur ton lieu de travail, pour y travailler, donner un peu de son temps et de sa passion, tu ne t'es jamais rendu sur le sien, pas encore. Alors aujourd'hui, malgré les circonstances pas forcément au beau fixe pour le blond, vous aviez convenu d'une journée ensemble, pour observer, pour changer un peu les idées de tout le monde dans cette petite maison de retraite, où certains sont là depuis quelques temps, où certains ont encore une certaine autonomie et où d'autres sont devenus complètement dépendants. Mais cela n'a pas d'importance, tu sais que cette journée sera agréable et joyeuse, te changeant de tes habitudes culinaires, de celles que tu peux avoir dans la restauration avec le Blue Frog's que tu côtoie maintenant depuis des années. Qui sait, peut être que cette journée te fera penser à changer enfin de métier ? Non, tu sais déjà ce que tu feras si jamais tu vends le Blue Frog's, ou si tu cèdes quelques parts pour t'en éloigner un peu. Tu veux devenir pompier, et à un moment ou un autre tu sais que tu sauteras le pas. Dans quelques temps sans doute, quand tu ne sais pas, le timing sera incertain, tu le sais mais cela se fera, assurément, tu t'en as fait le serment, intérieurement, avec toi même. Mais aujourd'hui, tu ne penses pas à cela, non. Hier soir, tu as fait l'effort de te coucher "tôt", avant minuit pour commencer la journée avec Leo. Il t'a donné rendez-vous à 7h pour une journée dont tu ne connais pas l'heure de fin, mais ça n'a pas d'importance, tu as prévu un petit casse-croûte, au cas où, si besoin, rien de grandiose. Alors tu arrives devant le lieu de travail de Leo, tu as quelques minutes d'avance, peut être qu'il est déjà là, peut être qu'il va arriver, tu ne sais pas trop, mais tu attends devant ce qui est la porte d'entrée des visiteurs. Peut être que le personnel a une autre entrée, tu n'as pas plus observer ni demander. Tu sais qu'il ne te fera pas faux bond, puisque de toute façon, il est prévu qu'il travaille aujourd'hui.


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    « Les doutes s'installent sans que l'on ne s'en rende compte, les doutes sont là, revenant en mémoire, et il est désormais impossible de les éviter. Que faire ? Continuez à rester là, sans réellement chercher, vivre dans le passé ? Faut-il enfin aller de l'avant, et lâcher du lest ? L'avenir nous le dira sans doute bien trop rapidement. »


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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Dim 15 Avr - 14:33



Quand la vie n'est pas aussi
simple qu'on le voudrait.
EXORDIUM.

Vêtements enfilés, c'est un dernier coup d’œil à sa montre qu'il l'amène à s'animer, à retrouver toute sa motricité. Il s'éloigne, Leo, il s'éloigne pour en revenir à ses draps, à son lit, à la silhouette encore endormie qui partage désormais toutes ses nuits. Un sourire, maigre et sincère, qui s'installe le long de ses traits tandis qu'il s'y colle, bravant l'envie de rester à ses côtés, au mieux, venant ensuite l'embrasser ; ça jusqu'à le réveiller. Une routine, une habitude, le ronchonnement d'un Daniel qui peine à ouvrir les yeux ; et qui, comme souvent, ne le fait pas, se contentant de répondre aux contacts imposés. « Je ne pourrais pas venir te voir ce midi, mon amie Fanny, celle dont j'te parlais l'autre jour, vient avec moi pour la journée. J'lui avais promis de beaux hommes murs comme j'en côtoie souvent. » Sous-entendus un peu mal placé, il sent la main de son quadra l'attraper. Un sourire, un soupire et la tension qui presse son sang, l'envie de se faire un peu plus insistant. Alors il ose continuer, trop longuement l'embrasser jusqu'à se reculer, lui échapper ; non sans une complainte de la part de son aimé. « Aller, je file. Te paluche pas trop sans moi tu veux. » Qu'il laisse entendre avant de rejoindre le séjour, son manteau, ses clés et son auto. Pas de transport en commun aujourd'hui, il a eut vent des légères perturbations qui les animent et si, d'ordinaire, ça ne pose pas forcement de problème, cette fois Leo ne s'y risque pas. Parce que ce n'est pas forcément si loin et parce que sa stagiaire improvisée l'attend. Celle-ci même qu'il aperçoit déjà là, déjà prête pour cette journée hors de tout ce petit monde-là. Voiture garée, les menaces de Daniel enfin vues après avoir vu le nombre de messages envoyés, c'est un sourire aux lèvres qu'il lui parvient, venant l'enlacer comme par réflexe, un peu plus heureux que d'ordinaire pour cette journée qu'il sait comme allait se passer au mieux. « J'avais peur que tu te défiles mais finalement, t'as prit ton courage à deux mains ! » Parce qu'il sait que ces horaires-là ne sont pas forcement faciles, parce qu'il sait que sans cette habitude, se lever pourrait être difficile mais elle est là, toujours aussi pimpante que d'ordinaire. Du moins il l'espère. Alors il s'en détourne un instant, guettant l'heure et faisant de nouveau plonger ses mains dans ses poches pour s'assurer qu'il n'a rien oublié ; non, tout est à sa place pour cette énième journée.

« Bon, j'espère que t'es prête parce que eux, ils sont surexcités depuis que je leur ai dit qu'ils auraient de la visite ; une petite pause, sa main dans son dos qui l'invite à s'avancer, à se perdre sur ses pas récemment faits. Ils ont à rejoindre l'entrée personnelle, celle qui orne le fond du bâtiment dans un recoin qu'il faudrait connaître pour repérer. Fanny saura, désormais, mais il sait que celle-ci ne leur sera d'aucun danger. Tu vas principalement voir ceux qui n'ont plus vraiment de famille, en fait, c'est pour ça. » Une note un peu plus triste mais qui, il le sait, saura motiver davantage la jeune femme qui l'accompagne, le courage entre les mains d'une journée habituelle pour ce quotidien qu'est le sien. « Bref, t'en fais pas, ils sont cool ; surtout depuis que j'suis avec eux. » Un clin d’œil et la porte qui s'ouvre, qui vient donner sur les couloirs du bâtiment, sur les bureaux où certains se tiennent déjà. Certains qui l'accueillent, comme toujours, avec envie, avant de s'arrêter sur sa nouvelle compagnie. « Vas-y entre, t'inquiète. » Qu'il laisse échapper, invitant la jeune femme à se présenter. « J'pense que tu seras amené à en croiser certains durant la journée alors autant faire les présentations maintenant. » Un sourire, une nouvelle invitation et les noms plus ou moins retenus, c'est vers les appartements des résidents qu'ils sont attendus. « Si jamais t'en as marre dans la journée, hésites pas à le dire. Moi j'ai l'habitude donc je m'en fous mais toi non du coup. »          

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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Sam 5 Mai - 14:12



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Tu l'attends, quelques instants à peine, peut être une ou deux minutes maximum et tu le vois arriver, dans sa voiture, il se gare et rapidement, il arrive près de toi, il semble content de te voir, et la réciproque est vraie aussi. Pour rien au monde te ne te serais défiler de cette journée, car tu sais qu'il saura la rendre agréable et que peut être tu feras de plus belles rencontres que tu ne l'as imaginé jusque là. Parce qu'on ne sait jamais, dès fois que tu tombes amoureuse d'un octogénaire riche, ça pourrait être un bon plan. Cette pensée te fait sourire intérieurement, tu sais très bien que tu n'es pas là pour ça, mais pour bien autre chose, pour passer une journée avec ton ami, pour l'aider aussi un peu et pour égayer la journée de ces personnes d'un âge proche de la sagesse ultime. Tu avais promis et vous aviez convenus d'une date, tu ne pouvais donc pas passer à côté, ce n'est pas ton genre, et si jamais tu n'avais pas pu finalement, tu l'aurais prévenu que tu ne serais pas là.

" Tu sais très bien que je ne suis pas du genre à me défiler quand je fais une promesse, et puis, je suis persuadée que cette journée sera très bien. "

Peut être pas parfaite car tu ne seras pas dans ton élément, pas complètement, mais tu sais qu'elle se passera bien, il n'y a pas de raisons, n'est ce pas ? Aucune raison pour que ça ne se passe pas bien, sauf peut être une bien mauvaise nouvelle d'un côté ou de l'autres, tu ne saurais dire mais tu ne l'espère pas le moins du monde. Il espère que tu es prête, car apparemment, il a teasé ta venue aujourd'hui, telle les meilleures bandes annonces de film qu'il puisse y avoir au cinéma. Oui, cela te mets un peu la pression, mais c'est quelques choses que tu sais gérer, habituellement, mais là, tu n'es pas dans ton élément, alors peut être que tu seras un peu déstabilisée. Tu ne sais pas trop, et à vrai dire, cela n'a pas tellement d'importance, tu pourras supporter ce qu'il y aura à supporter. Une main dans ton dos t'invite à avancer vers l'intérieur des bâtiments, comme pour que tu ne puisses pas te défiler maintenant. Mais c'est un geste d'affection que tu lis là plutôt qu'une autre chose, il veut que tout se passe le mieux possible, et c'est réciproque à vrai dire. L'entrée du personnel donc, c'est là qu'il t'emmène et visiblement, elle est un peu cachée, tu ne l'aurais sans doute pas trouvée, sans doute. Il te dit alors que tu verras surtout ceux qui sont sans famille, une note triste, mais dans ce genre d'établissement pourtant, cela ressemble à la routine de ces personnes, de certaines car d'autres doivent bien avoir un peu de famille qui vient les voir. Tu lui souris, tu ne pourras pas remplacer leur famille, mais tu pourras peut être y faire quelques choses à vrai dire. Il te dit qu'ils sont cools depuis qu'il est là, et tu n'en doutes pas une seule seconde. Et tu entres, avec un peu d'appréhension à vrai dire, mais c'est normal, tout le monde aurait un peu peur même si ce n'est pas vraiment de la peur à vrai dire. Des présentations sont faites avec sans doute d'autres membres du personnels, alors tu leur expliques ton cas et visiblement, cela ne les dérange pas, ils sont ravis de voir de nouvelles têtes même vraisemblablement. Tu ne retiens pas les prénoms de tous le monde, peu importe, tu ne sais pas combien tu vas en croiser dans la journée, alors même si tu as une bonne mémoire, tu ne pourras pas tout retenir quoiqu'il en soit.

" Tu es sensé finir à quelle heure aujourd'hui ? Non, parce que je ne pense pas que ça me dérange d'agir différemment de toi, je te suivrais comme ton ombre presque partout. "

Enfin presque bien entendu, même si au fond, peut être que je vais plus rester avec certains que lui, je ne sais pas encore comment ça va se passer précisément, c'est à lui de me le dire, et je verrais bien.


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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Jeu 14 Juin - 23:01



Quand la vie n'est pas aussi
simple qu'on le voudrait.
EXORDIUM.

« Tu sais très bien que je ne suis pas du genre à me défiler quand je fais une promesse, et puis, je suis persuadée que cette journée sera très bien. » Un sourire, il sait que les mots de la belle reste les plus sincères qu'elle pourrait lui énoncer. Parce qu'elle avait attendu cette journée, parce qu'elle avait insisté, continué de le relancer. C'est ce qui conforte Leo dans sa lancée, ce qui l'amène à vraiment et pleinement s'engager dans ces couloirs, ces lieux qu'il connaît désormais par cœur. Cette maison dans laquelle il passe le plus grand nombre d'heures. Et tandis qu'ils arpentent bien des couloirs, passant devant quelques portes entrouvertes sur des chambres délaissées, la voix de Fanny lui revient, s'imposant jusqu'à lui sans qu'il n'en soit dérangé ; bien au contraire. « Tu es sensé finir à quelle heure aujourd'hui ? Non, parce que je ne pense pas que ça me dérange d'agir différemment de toi, je te suivrais comme ton ombre presque partout. » Un rire qui s'offre, qui s'ose d'entre ses lèvres à peine entrouvertes. Leo s'arrête un instant, fouillant dans sa poche à la recherche de ses plannings, des quelques écritures sombres dont l'apprentissage total n'a pas encore été acquis. Car les heures ont changé, parce que les emplois du temps tournent pour pouvoir satisfaire toutes les âmes présentes entre ces murs. « J'en doute pas que tu me suivras partout ; qu'il ose faire savoir, un large sourire d'ancré sur ses lèvres tandis qu'il relève la tête vers elle, continuant de chercher une réponse à pouvoir lui donner quant à la question précédemment posée. Je compte pas te laisser à leur merci, ils sont gentils, mais vraiment – vraiment – très collants. » Il hausse les sourcils, venant la mettre au défi de répondre à cela, de relever cette partie-là de leur visite tant attendue. Et même si elle osait, Leo ne la laisserait pas s'y risquer. Parce qu'il sait ce que ça impliquerait, le rassemblement que ça pourrait provoquer pour ces âmes qui – ici esseulées – ne font que réclamer de toujours plus de sociabilité. Quoi de mieux qu'une jeune femme au sourire bien accroché, à la gentillesse palpable dès son regard croisé. Il est encore loin de savoir à quel point cette journée sera riche en sourire, en bonne humeur ; à quel point ils sauront ravir des cœurs meurtris par l'abandon et l'ennui. Puis, finalement, il s'en défait de cette vérité, chassant toutes ces horribles images de sa tête tandis qu'il parvient à mettre la main sur ce fameux bout de papier tout chiffonné. « Aller, viens, tu es là jusque dix-huit heure si tu tiens à faire comme moi pour cette journée. » Qu'il fait entendre, délaissant une brève main dans son dos pour la guider, là, dans les couloirs menant jusqu'à la porte de l'une de ses résidentes préférées. Un peu plus loin, quelques notes résonnent ; claires et simples, aussi douces que l'orée d'un matin de juin. C'est ce qu'il a toujours aimé, franchir ces murs avec l'impression que les esprits puissent être en paix malgré la douleur des années passées.

Et avant leur approche, avant qu'ils ne soient visibles dans l'encadrement de la porte, menés par les mélodies qu'elle s'évertue à jouer sur son piano bon marché, Leo marque un bref arrêt. Un faible rictus d'accroché le long de ses lèvres, la souffrance qui – en lui – commence à remonter. Il se souvient parfaitement de l'histoire de cette femme-là, la manière dont tout a basculé, la culpabilité qui peut encore facilement la ronger. Il se doit de prévenir la Belle, de l'informer des tragédies qui ont touché celle qu'ils s'apprêtent à visiter, à soigner aussi ; parce qu'en cela également réside son métier : Leo provoque et préserve les sourires qu'il parvient à installer, ça avec la ferme intention de les faire perdurer des années et des années. Il est cela qui y mettra jusqu'à sa fin autant de volonté qu'il soit en mesure de donner. « Je tiens à te prévenir avant que tu ne t'en rendes compte par toi-même ou qu'elle ne l'ébruite sans vraiment faire attention... ; une petite pause, les mots qui peinent à venir parce qu'ils sont lourds, durs, pesants pour l'esprit qui les entend. Edith a perdu ses deux enfants et sa petite-fille il a deux mois. Elle avait du être conduite à l’hôpital en urgence et, dans la précipitation en apprenant la nouvelle et en souhaitant l'accompagner, ils ont eu un accident de voiture. La bombe lâchée, son regard qui s'en baisse comme désolé de venir lui imposer cette histoire qui pourrait tant en raviver. Une main dans le dos de la jeune femme, un maigre sourire qui essaie de s'imposer. Elle joue beaucoup parce qu'elle apprenait ça à sa petite-fille, et elle adore en parler. Encore maintenant j'essaie de lui en apprendre davantage, elle est persuadée qu'elle peut l'entendre là où elle est ; c'est pour elle qu'elle joue en fait, comme si rien n'avait changé. » Récit terminé, explication faite et installée. Il espère qu'elle ne voudra pas déjà abandonner, ne pas avoir à faire à ces êtres déchirés ; bien qu'elle pourrait tant leur apporter. « Ça va aller ? Tu peux m'attendre là si tu préfères ne pas entrer. »           

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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Ven 29 Juin - 15:29



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Tu n'es pas venue ici pour souffrir, ni pour faire de la figuration, il le sait très bien. Aujourd'hui, même si tu n'as pas spécialement de formation pour ça, tu seras l'ombre de Leo, tu seras là où il sera, enfin, dans le cadre de son boulot bien entendu. Tu vas le laisser vivre mais tu seras presque aussi fidèle que son ombre. C'est ce que tu lui dis d'ailleurs, ce dont il doit se persuader lui-même car tu le connais, il doute un peu, il doute que ce soit une si bonne idée que ça que tu viennes sur son lieu de travail mais tu sais déjà que ce sera une journée merveilleuse, pour lui, pour les résidents, pour toi tout simplement. Vous entrez donc à l'intérieur, et déjà ton périple commence, en arpentant des couloirs, en croisant de nombreuses pièces. Et il y a en des pièces dans cette batisse, certaines sont vides, d'autres non. Peut être que les résidents sont ailleurs, peut être qu'elles sont vides car il n'y a pas de résidents. Tu ne le sais pas, mais ça n'a pas d'importance, tu le suis, car il sait où il va. Tu lui demande donc à quelle heure il finit, en lui faisant comprendre qu'il va devoir te supporter toute la journée, et ça le fait rire, légèrement, c'était le but recherché donc ça te convient parfaitement. Tu aimes qu'il soit à l'aise avec toi, même sur son lieu de travail, même si cela n'est pas naturel pour lui, tu aimes qu'il agisse comme si tu étais son ombre ou presque, qu'il agisse comme il le fait habituellement. Il ne doute pas que tu seras là, que tu ne vas pas te défiler, il semble en être convaincu et ça te rassure. Vous commencez à bien vous connaître, mais c'est ça une amitié qui se tisse au fil des rencontres, au fil de vos vies respectives. Puis il t'avoue qu'ils sont gentils mais un peu collants. Cela te fait rire à ton tour. Tu n'as pas peur de cela non plus.

" Aurais-tu peur qu'un petit papy tente de me faire la cours et réussisse à faire chavirer mon coeur avec ces petits mots doux ? "


Un défi que tu lui lances, une odeur de défi, qu'il te laisse seule quelques minutes avec l'un d'entre eux, juste pour tester sa théorie sur la colle qu'ils peuvent émettre. Tu es belle, et même si aujourd'hui tu n'as pas fait plus d'efforts que cela pour te mettre en valeur, tu restes une belle jeune femme, ce qu'elles étaient il y a des années, celle qu'ils ont aimé voilà maintenant longtemps. Alors peut être qu'ils partageront avec toi des souvenirs, de vieux souvenirs parce que tu leur ressemble un peu trop, ou tu leur fais penser à quelqu'un d'autres. Et finalement Leo trouve son emploi du temps. Vous serez là jusqu'à dix-huit heures, peut être quelques minutes de plus si besoin. Cela te convient parfaitement, et tu opines positivement de la tête. Puis vous arrivez devant la porte, celle du sacro-saint, celle où il va te faire rencontrer la première résidente. Il te fait le topo que tu écoutes avec la plus grande des attentions. Et l'histoire qu'il te révèle est simplement terrible. Son regard est expressif, tu comprends que cela ne sera pas simple, et si tu étais dans un mauvais jour peut être que tu te serais permise une petite larme en entendant cela, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, tu es là pour accompagner Leo, pour préserver les sourires qu'il a mis sur la bouche de chacun ici. Tu n'es pas là pour casser la belle dynamique, mais au contraire, tu es là pour l'enjoliver un peu plus, pour ajouter un peu d'eau à son moulin. Et en entendant l'histoire d'Edith, dans ta tête, tu te dis que tu pourrais peut être suppléer sa petite fille.

" Oui, ça va aller, ne t'en fait pas, je vais essayer de ne pas faire de boulettes. "


Tu sais que tu pourrais en faire mais s'il t'explique à chaque fois leur situation comme il faut, il n'y a pas de raisons que tu en fasses, car même si ce n'est pas ton métier, tu sais faire avec la relation entre être humains. Au Blue Frog's tu entends aussi parfois des histoires tristes, et tu sais consoler les gens, avec un peu d'alcool parfois, mais souvent avec des mots. D'un geste de la main, tu encourages donc Leo a entrer, en le rassurant, tu resteras dans son sillage quoiqu'il arrive, il n'a pas à s'en faire.


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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Jeu 12 Juil - 0:21



Quand la vie n'est pas aussi
simple qu'on le voudrait.
EXORDIUM.

Elle a cette fraîcheur qu'il veut imposer aujourd'hui, cet élan de vie qu'elle saura rendre à ces pensionnaires. Il n'aspire qu'à quelques sourires, qu'à du temps partagé avec elle, avec eux, avec cet univers qui n'appartient qu'à eux. Aussi, il tient à ce qu'elle se sente à l'aise, il tient à ce qu'elle soit d'accord avec cette visite, avec ces rencontres, avec ces histoires qu'il ne peut pas réécrire pour les rendre moins tragiques. Lui essaie de les rendre un peu plus floues qu'elles ne le sont déjà, venant instaurer des sourires plutôt que le souvenir du pire. C'est sa mission, le but qu'il se donne chaque jour avant de franchir les portes des chambres. Et aujourd'hui n'échappe pas à la règle. C'est ce pourquoi il s'est tourné vers elle, venant s'inquiéter de ce qu'elle préférerait. Il ne lui imposera rien, pas même la douleur de ceux qu'il aime à côtoyer chaque jour ; car s'il y est habitué, Fanny ne l'est peut-être pas. Et il se souvient des maux qu'elle se doit de porter, de cette tristesse qui doit encore la hanter derrière ce masque fièrement porté. En quelques secondes, sans qu'il ne la voit arriver, il sent une pointe de culpabilité s'installer. Et pourtant, Fanny n'en perd pas son sourire un seul instant. Il demeure ancré, bien installé contre ses lèvres comme pour ne plus jamais l'en défaire. C'est ce qui le conforte dans son choix de l'amener, ce petit rayon de soleil à présenter. « Oui, ça va aller, ne t'en fait pas, je vais essayer de ne pas faire de boulettes. » Seulement ces mots-là, pas une remarque quant à ce que ça pourrait lui faire penser. Leo s'en sent légèrement rassuré, baissant un peu sa garde, délaissant les excuses dans sa tête déjà préparées ; lui qui commençait déjà à penser que ce serait une mauvaise idée. Il s'en remet, doucement, osant un regard sur la porte encore close, sur les mélodies qui la franchissent tout de même malgré le son bien assez coupé. Il sait qu'elle aime jouer fort, aussi fort que possible comme par peur d'oublier. Oublier que ces notes – si ce n'est par elle – ne seront plus jamais jouées. « Très bien, j'imagine qu'on peut y aller alors. Mais si jamais tu te sens pas de gérer, n'hésites pas à sortir. Je comprendrais. Moi j'ai l'habitude de son espèce de mélancolie mais toi pas forcément. » Et il ne dit pas ça méchamment, il sait que les personnes au passé tragique ne sont pas souvent à même de faire face à des similarités. Lui-même a eut du mal à l'accepter et maintenant, maintenant il n'aspire qu'à les aider, qu'à les en soigner, au moins leur épargner des heures et des heures à y songer ; bien que toutes leurs histoires ne soient pas forcément à plaindre, ni même à pleurer. « Aller, on y va. Après toi. » D'un bref geste de la main il l'invite à entrer, franchissant la porte, vers la musique se diriger.

« Edith ! » Elle sursaute, tourne le regard vers la petite blonde qui s'est invité dans la chambre, suivi d'un Leo à l'enthousiasme qu'on ne peut désarmer. Il lui faut quelques secondes pour remettre ses traits, pour se lever le saluer, l'enlacer même comme souvent en vérité. Et son sourire n'en décroit pas quand elle parvient jusqu'à la jeune femme devant qui elle vient se positionner. « Et vous êtes ? » Qu'elle demande, de sa voix un peu faiblarde mais encore agréable. Elle est pleine de gentillesse, pleine de bonheur que de voir un peu de fraîcheur. C'est ce qui manque, par ici. Des visites, plus que de rigueur, de ces familles qui ne viennent jamais ou pas à la bonne heure ; comme si la femme qu'ils venaient de rejoindre n'était finalement pas des leurs. Il en a un maigre pincement au cœur, avant de se souvenir qu'il est désormais leur source de bonheur. « Edith, je te présente Fanny. Une très bonne amie à moi, elle va passer la journée avec moi aujourd'hui, pour voir comment les choses se passent ici. » Et Edith écoute, attentive, contemplant la blonde de son regard plein d'éclat. De la compagnie rayonnante, voilà ce qu'elle est devenue au contact de Fanny ; et il n'en attendait pas moins que cela. « Vous ressemblez un peu à ma petite fille, elle était toute aussi belle mais plus jeune. » Qu'elle vient faire entendre de nouveau, usant de son souffle avant de saisir la main de la jeune femme pour mieux la saluer, lui souhaiter ce bienvenu qu'elle n'a pas prononcé. Dans sa tête, les gestes ont toujours eu plus d'impact que d'avoir à parler.            

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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Mar 17 Juil - 16:34



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Tu n'as pas peur de ce qui pourrait t'arriver ici, tu sais que la journée va bien se passer parce que tu t'es préparée mentalement à ce que cela se passe bien. Tu sais Leo assez attentionné, attentif pour qu'il te donne suffisamment d'informations pour ne pas froisser les personnes que vous allez voir à commencer par cette sublime grand-mère qui a perdu sa petite-fille, ses enfants. Cela doit être difficile pour elle alors tu feras en sorte de ne pas aborder le sujet, sauf si c'est elle qui en parle en premier évidemment. Mais tu feras attention à ce sujet glissant, tu ne sais pas comment elle pourrait réagir, et vu ce que Leo t'as dit, tu ne peux pas faire semblant de ne rien savoir. Tu le suis, tu n'es pas là pour rester en arrière et comme il a pu te le proposer, si tu sens que ça ne va pas, tu sortiras si vraiment c'est nécessaire, mais tu en doutes, car tu as du subir bien des choses pour ta vie à toi, comme la perte de tes parents, alors tu peux endurer pas mal de choses, tu le sais, et avec Edith, cela ne devrait pas poser de soucis. Tu as bien emmagasiné les informations, tu es prête à faire ton boulot, à jouer le rôle qui sera le tien aujourd'hui, celui de changer quelques petites habitudes aux pensionnaires avec un visage qu'ils ne connaissent pas, un nouveau visage, un visage souriant et avenant au possible, pour leur redonner un brin de sourire si ce n'était plus le cas. Leo est prévenant, tu le sais, il est comme ça, mais tu le rassures en posant ta main droite sur son épaule gauche. Et tu lui fais un petit signe de tête, celui qui veut tout dire, celui qui veut dire que tout ira bien pour toi, pas besoin de plus, pas pour le moment en tout cas. Il t'invite à rentrer et c'est ce que vous faites, tranquillement. Il l'appelle, elle ne s'attendait pas à vous voir, sans doute concentrée sur ce qu'elle était en train de faire, et cela ne fait qu'augmenter la taille de ton sourire sur ton visage. La dame d'un âge de sagesse vient enlacer Leo comme s'il était de la famille, puis elle se positionne devant toi, et te demande qui tu es. Tu laisses à Leo le soin de faire les présentations après tout, c'est lui le chef d'orchestre, toi tu ne seras qu'un petit musicien qui essayera de suivre le rythme pour que la mélodie soit douce pour tout le monde. Ta visite semble ravir Edith, puis c'est elle qui aborde le sujet délicat mais tu ne te départie pas de ton sourire, au contraire. Le "était" trahis le fait qu'elle n'est plus, mais tu n'en tiens pas rigueur et tu apprécies au centuple le compliment qu'elle te fait même si tu ne connais pas sa petite-fille.

" Je vous remercie sincèrement, mais si elle était belle, c'est parce qu'elle a la plus belle des grands-mères. Vous êtes si resplendissante Edith. "

Bien sur, physiquement, elle est ridée, c'est l'âge, mais elle est quand même resplendissante, elle rayonne de mille feux même si tu ne sais pas si c'est à cause de toi, de Leo, de vous deux, ou encore d'autres choses. Peut être que malgré le drame, elle est resté positive, souriante, comme pour continuer à faire vivre le souvenir des défunts dans son coeur. Tu lui souris en tout cas chaleureusement, serrant doucement sa main pour ne pas lui faire mal si jamais elle a un peu d'arthrose à ce niveau là, tu préfères prévenir que guérir.


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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Dim 5 Aoû - 15:57



Quand la vie n'est pas aussi
simple qu'on le voudrait.
EXORDIUM.

Elle sert un peu plus la main de la jeune femme, elle insiste comme dans l'espoir qu'elle ne lui échappe pas. Elle n'a plus forcement l'habitude d'avoir de la visite, de la visite souriante et enjouée, loin des tragédies qu'elle a du essuyer. Un sourire de la part de Leo qui se tient en retrait, un sourire pour celui qui voit déjà sa mission en un succès se solder. Mais il l'aurait parier, Fanny est du genre à instaurer cette joie de vivre tant recherchée par ceux qu'ils ont à soigner, à sauver de la solitude et ses mauvais côtés. Alors il s'abstient toute remarque, toute parole, laissant les choses se faire comme elles doivent se passer, laissant Edith contrôler cet instant qui lui appartient, ce moment privilégié qu'elle doit faire sien. Et a suivre chaque geste, chaque avancée, il devine avec aisance que ce n'est pas Fanny qui en sera dérangée. Parce qu'elle tient ce naturel avenant, celui qu'on aime à voir chez les gens. Un sourire de plus tandis qu'il prend place, s'installe sur l'un des fauteuils qui ornent la pièce, laissant les deux femmes s'apprivoiser. « Je vous remercie sincèrement, mais si elle était belle, c'est parce qu'elle a la plus belle des grands-mères. Un premier point qui se marque quand il se fait témoin du sourire que la vieille dame vient offrir, de ceux qui se font rares pour l'endroit, l'occasion. De ceux qu'on oublie quand on sait que personne ne viendra. Elle, ce sourire-là, elle ne l'a jamais oublié, pas même malgré la douleur qui – jusqu'à sa fin – demeura ancrée. Vous êtes si resplendissante Edith. » Bien-sûr qu'elle l'est et ce compliment, elle l'accueille à bras ouvert, offrant une bise à la jeune femme dans la foulée, de quoi venir pleinement la remercier. Car rien ne change vraiment, les actes valent plus que les mots. « Vous dîtes des mensonges, allons. » Et elle l’entraîne, vers le lit, elle vient l'inviter à s'installer, à s'asseoir à ses côtés. C'est pouvoir parler, en raconter. C'est pouvoir déverser des heures et des heures de silence, des semaines à retenir ce que beaucoup – malheureusement – ici ne veulent plus entendre. Parce qu'ils ont pitié, parce qu'ils agissent en machine plutôt qu'en humain. C'est ce qui lui manquait malgré les visites de Leo, malgré le temps qu'il pouvait aussi souvent que possible lui consacrer : de l'humanité, l'impression de pouvoir encore parler, discuter, se sociabiliser avec autre chose que ses souvenirs à moitié effacés. Il laisse faire, Leo, assit de son côté à l'écouter parler d'un vieux monde inconnu, de ces instants vécus auxquels ils pourraient presque assister. Ça lui remonte le moral de voir cette gaieté, de savoir que son idée n'est pas des plus inutiles, des plus aliénées. Ça le rassure aussi que de voir qu'elle survivra, plus qu'il ne l'aurait pensé, plus que d'autres auraient pu le dire. Elle a cette force de caractère qui fait qu'elle saura peu à peu remonter la pente, profiter de ses vieux jours sans avoir à se morfondre des âmes auxquelles elle a survécu.

Il semble s'écouler plus qu'un quart d'heure entre le début de conversation des deux jeunes femmes et le moment au cours duquel Leo s'est levé, ce sourire toujours ancré sur ses lèvres. Il a de l'admiration pour cet instant, de l'admiration pour la manière dont Fanny est parvenue à accaparer l'attention de la vieille dame, l'attention de la moindre pensée, le moindre souvenir qui pourrait – comme souvent malheureusement – trop la toucher. Non, elle est venue offrir un nouveau souffle pour la semaine à venir, un souffle qui – il en est certain – saura maintenir cette vivacité chez celle qu'ils sont venus visiter en premier. « Edith, il va falloir que nous allions voir les autres, Fanny ne peut pas rester qu'avec toi. » Qu'il vient faire entendre, venant à leurs côtés comme dans l'espoir d'être écouté. Ça l'amuse de voir qu'elle fait semblant de ne rien entendre, feignant d'être prise dans ses dires malgré son regard qui, un instant, s'est brièvement détourné, posé sur lui comme pour lui faire savoir qu'il n'a pas à de suite déranger. C'est sa manière à elle de faire durer les instants, d'abuser des bonnes choses qu'on lui ramène finalement bien trop souvent. Elle est gâtée, cette dame-là, comme tous les résidents finalement venus-là. « Aller, ne fais pas l'enfant. » Qu'il ose dire, sur le ton de la plaisanterie et elle relève, la propriétaire de ses murs-là, elle relève en venant lui accorder une miette de son temps de parole. « L'âge c'est dans la tête, je suis toujours une enfant. Et, en soit, elle a raison, il le sait ; peut-être mieux que quiconque. Dieu qu'il aurait voulu rester un môme, lui-aussi. Mais soit, je comprends bien mon petit Leo. » Elle capitule, la vieille dame, elle capitule en venant se lever, dans ses bras le serrer. « Tu es un brave garçon, mon grand. » Comme toujours lorsqu'il se risque dans sa chambre, lui promettant monts et merveilles.            

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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Mer 15 Aoû - 17:28



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Tu sais que tout se passera bien malgré les craintes de ton protecteur, car ici, il n'y a que de belles personnes qui ont vu leur écrin se faner un peu, de plus en plus, mais qui restent les mêmes au fil des jours qui passent. Leurs forces s’étiolent, petit à petit, les visites des proches s'espacent de plus en plus, jusqu'à devenir inexistantes. C'est vrai, à quoi bon venir voir la grand-mère qui vous reconnait à peine parfois, avec qui la conversation tourne si rapidement en rond, à quoi bon ? Alors c'est ainsi que tout se finit, petit à petit, de façon inéluctable. Pourtant ces personnes ne réalisent pas la chance qu'elles ont de pouvoir venir voir leur parent dans cette vie là. Toi, tu n'auras jamais cette chance là, tes parents sont morts depuis quelques années, assassinés par tu ne sais qui, mais assassinés quand même derrière ton lieu de vie et de travail. Tu ne cesses d'y penser, et si tu as préférée ranger cela dans un placard, tu sais que tôt ou tard leur fantôme finiront pas resurgir, sans forcément que tu ne t'y attendes. Mais aujourd'hui, tu n'y penses pas, disons que par extension tu te projettes dans un futur qui ne sera jamais le tien, tu deviens la petite fille de tous, par procuration, parce que jamais tu ne pourras jouer ce rôle là. Et ça te fait plaisir, ça réchauffe considérablement ton coeur, et le leur aussi par extension, c'est comme ça que ça fonctionne, tu le sais clairement. Et ça te fait tellement de bien, ça vous fait tellement de bien même si l'histoire de cette petite mamie est triste. Si jamais tu as assez de temps, tu veux bien endosser le rôle de sa petite fille par procuration. Tu en parleras avec Leo, tu ne sais pas si c'est possible sur le long terme, mais tu joueras ce rôle aujourd'hui au moins. Et ce rôle n'en est pas vraiment un à vrai dire, car tout cela se fait naturellement sous l'égide d'un Leo qui semble être comblé. Alors tu fais un compliment, du genre de ceux qui sont sincères, mais qui font véritablement plaisir. Et tu le vois avec le sourire qu'elle te renvoie. Elle devait être belle plus jeune même si son visage ne reflète plus cela à l'heure actuelle. Tu es certaine de toi si tu la voyais avec une photo où elle pourrait avoir à peu près ton âge. Edith est une grand-mère resplendissante malgré les aléas récents de sa vie. Contrairement à d'autres, elle ne semble pas être quelqu'un qui s'apitoie sur son sort trop facilement. Et finalement, plutôt que de te serrer la main en continu ou de te faire de longs discours, elle vient t'embrasser chaleureusement. Et cela te fait sourire. Elle est plutôt tactile, elle ne parle pas trop même si là, elle te dit que tu dis des bêtises, elle n'y croit pas vraiment même si au fond, elle sait que tu ne dis pas tant de bêtises que ça. Alors, elle t'invite à t'asseoir, chose que tu fais, même si tu regardes le blond pour voir s'il approuve, chose qu'il fait en silence, et Edith parle avec son coeur de choses que Leo t'as dit de façon rapide. Elle en a besoin, et peut être qu'elle finira par te demander de revenir pour t'apprendre à jouer du piano, tu l'imagines déjà faire cette requête. Tu ne sais pas si tu pourras pleinement l'accepter, ta vie est déjà bien remplie, mais tu te dis que de temps en temps cela sera peut être possible, sous l'approbation du blond évidemment, car sur son lieu de travail tu ne veux pas faire d'impair. Et donc vous échangez quelques mots, durant quelques minutes, peut être plus, tu ne saurais dire, et c'est Leo qui sonne le glas de cet échange en se levant de sa chaise, comme pour signifier qu'il fallait passer à quelqu'un d'autres, choses que tu comprends parfaitement. Mais ton coeur est regonflé, celui de ta partenaire du moment aussi, un bien pour vous deux, mais ça tu le savais presque d'avance, car il ne l'aurait pas choisi en premier par hasard, non. Mais Edith n'a pas envie que le moment soit interrompu, alors elle continue de te parler en l'ignorant, gentiment bien entendu, mais elle fait sa rebelle. Et ça te fait sourire, car tu ne sais pas si tu dois l'approuver ou si tu dois être du côté de Leo. Tu ne veux pas la blesser non plus, il faut un juste milieu que tu ne connais pas encore. Puis il lui dit de ne pas faire l'enfant, ce qui te fait sourire. Et là, elle lui accorde un peu de temps, lui disant que tout est dans la tête. Mais elle comprend, elle sait qu'elle n'est pas la seule ici qui a besoin d'attention. Alors elle se lève et le prend dans ses bras comme s'il n'allait pas revenir avant un moment. Et cela n'en finit pas de te faire sourire. Puis, finalement elle revient à toi, et te prends aussi dans ses bras. L'étreinte est là, comme si finalement elle était véritablement ta grand-mère.

" Je reviendrais vous voir Edith, ne vous en faites pas. Cela m'a fait plaisir de pouvoir discuter avec vous. "

La promesse est passée, sans avoir au préalable consulter le maître de ses lieux. Peu importe, tu penses qu'il ne pourra pas te désapprouver au vue de comment la rencontre s'est passée. Tu sais très bien que la prochaine fois, ce sera encore mieux. Du coup, tu te demandes qui sera le ou la suivante sur la liste des pensionnaires. Tu ne sais pas s'il a commencé par le meilleur, ou s'il est à venir.


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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Lun 3 Sep - 20:27



Quand la vie n'est pas aussi
simple qu'on le voudrait.
EXORDIUM.

Il a l'habitude des étreintes, il a l'habitude de ces choses-là parce qu'elles font partie intégrantes de son métier. Mais Fanny, Fanny quant à elle, vient d'un autre monde ; plus libre, moins prenant, moins oppressant. Elle vient d'un monde où la liberté individuelle est encore de mise, d'un monde où l'espace vitale se fait denrée requise. Alors il s'en inquiète un peu de voir Edith se rendre jusqu'à cette figure qu'il a osé lui présenter, possiblement remplacement d'une petite fille arrachée. Il n'y avait pas totalement songé, c'est une vérité, mais au sourire que garde la Belle qui l'accompagne, il devine aisément que cette situation n'est pas un problème. Non, bien au contraire. Soupire de soulagement pour celui qui s'anime à nouveau, celui qui rejoint le couleur un peu moins morne puisque orner de ses photos, de ces œuvres qu'il aime à faire valoir entre ces murs ; une petite pointe de gaîté dans ces profondeurs bien trop noires. « Je reviendrais vous voir Edith, ne vous en faites pas. Cela m'a fait plaisir de pouvoir discuter avec vous. » Une promesse qu'elle ose faire à l'encontre de la vieille dame et, en un sens, ça vient lui faire chaud au cœur au blond. Parce que trop rare sont les personnes qui osent prendre de leur temps pour en offrir aux autres, trop rare sont les cœurs encore généreux. Il le sait, mieux que quiconque et la simple parole de Fanny à l'encontre de cette patiente qu'il aime par dessus tout suffit amplement à lui rappeler pourquoi il en est à tant l'apprécier. Si Daniel n'avait pas été là, peut-être que. Oui, peut-être. Maigre sourire pour son amie, un clin d’œil d'offert à la résidente qui s'en retourne à son piano, à ces quelques notes qu'elle vient faire raisonner dans les corridors de l'étage ; chansonnette des plus douces pour les âmes en peine. Dieu qu'il aimerait que tous ceux qu'il vient soigner ici puissent avoir cette même force d'esprit que celle qu'ils viennent de quitter. « C'est gentil pour elle mais tu n'es pas obligée tu sais, je t'ai pas fait venir spécialement pour ça. J'voulais juste que tu vois un peu le délire par ici... » Il essaie de lui rappeler qu'il n'attend rien d'elle, rien de bien précis si ce n'est qu'elle puisse passer une bonne journée. Une journée loin de son quotidien des plus différents de ce qu'il vient de lui montrer, de ce qu'il peut encore avoir à lui faire découvrir dans ce sanctuaire apprivoisé. « Bref, on continue ? » Parce que la journée est loin d'être terminée, bien loin de devoir d'ors et déjà s'arrêter. Ils ont à faire en plus de rendre quelques visites de courtoisies ; son métier ne se résume pas qu'à cela, malheureusement pour lui finalement, lui qui ne s'en lasserait pas de ces sourires-là. « Sauf si tu veux aller boire un petit café avant ou autre ? J'dois avoir certaines de mes collègues dans le coin et, si j'en crois ma montre, elles n'ont pas totalement commencé. » Qu'il fait entendre en continuant sur sa lancée, continuant son avancée dans les couloirs un peu plus colorés. « C'est selon tes désirs. » Un sourire et une main sur sa hanche pour l’entraîner à sa suite. Il a ce côté positif un peu trop facile, ce côté tactile qui s'impose de lui-même quand les choses deviennent un peu plus faciles. Leo parvient enfin à s'en détendre, convaincu qu'elle le soit aussi à l'entendre.   


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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Sam 8 Sep - 15:45



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Tu ne sais pas s'il en sera de même avec tous les résidents, mais Edith était particulièrement agréable, douce, gentille. Alors oui, sans doute qu'elle est ainsi parce qu'elle visualise en toi, cet être cher qui n'est plus, comme pour compenser, comme pour se dire que finalement même si elle n'est plus là, elle peut t'avoir toi. Et ce rôle là, ne t'est normalement pas dévolu, ce n'est pas prévu que tu l'endosse, Leo ne t'en a pas parlé, mais cela ne te dérange pas, au contraire, tu le désires, tu le veux, tout comme elle le veut aussi. Tu n'es pas sa petite fille par le sang, mais tu peux le devenir par procuration, comme si d'outre-tombe, elle venait te donner ce blanc-seing pour te donner son accord. Alors, tu lui fais cette promesse, celle de revenir la voir, parce que tu en as envie, car cela lui fera du bien, mais la réciproque sera aussi véritable. Tu sais que cela te fera du bien, de voyager dans une autre bulle en dehors du Blue Frog's et de tes propres problèmes. Car mine de rien, tu n'as plus tes parents, et ce meurtre est toujours dans la colonne des non résolus comme si cela n'était pas possible. Alors, tu as attendu, tu as fait en sorte de vivre ta vie comme ils l'auraient désirés, mais à présent, justice va devoir leur être rendu, tu vas mettre un joli coup de pied dans cette fourmilière quitte à te brûler peut être une partie des ailes, voire les ailes toutes entières. Mais tu es prête à courir ce risque là. Si jamais tu vois que ton entourage court des risques, alors tu ne reviendras pas voir Edith, tu ne veux pas que cela rejaillisse sur elle, tu t'en voudrais. Mais pour le moment, tu n'as pas donné le coup de pied, mais tu ne tarderas plus, tu sais que durant le printemps, il risque d'être donné, ou alors durant l'été. Tu te prépares mentalement à cela. Tu as déjà trier des affaires appartenant à tes parents. Tu te dis que peut être il pourrait y avoir des indices dans leurs dossiers, quelques choses à te mettre sous la dent avant d'apporter peut être des preuves que la police n'aurait pas vu, ou daigner seulement regarder. Mais dans l'instant, tu ne penses pas à tout cela. Tu es ici pour faire de nouvelles rencontres, pour rencontrer des personnes ayant une sagesse différente de la tienne. Ainsi s'achève la rencontre avec Edith, sur cette promesse qui n'a pas été faite en l'air évidemment, ce serait mal te connaître. Si tu reviens ici, ce sera au moins pour elle donc. Et Leo te fait comprendre qu'il ne t'a pas fait venir pour ça. Et tu le sais, mais l'osmose entre Edith et toi était palpable. Alors tu l'as voulu, car tu sais que c'était la chose à faire.

" Je sais que tu ne m'as pas fait venir pour ça Leo, mais Edith le mérite. Sache que je n'ai pas fait cette promesse en l'air, je reviendrais la voir car si cela lui fera plaisir, cela me fait plaisir aussi. "

Tu sais qu'il n'attend rien de toi, si ce n'est de partager ta journée avec lui au travail, rien de plus, tu n'as pas à faire de promesses impossibles, juste à être présente, juste à être ce nouveau doux visage pour ces quelques résidents. Il te demande si vous continuez et tu opines de la tête pour lui répondre. Il te demande donc si tu veux voir d'autres résidents, ou ses collègues de travail. Tu ne sais pas quoi choisir. Si d'aventures tu reviens ici plus souvent, peut être qu'il serait bien de te faire connaître de ses collègues.

" Allons boire un petit café alors. Si je dois revenir plus souvent ici, autant faire connaissance avec les autres membres du personnel soignant. "


C'est une bonne stratégie, tu ne seras pas ainsi une parfaite inconnue qui vient voir des résidents sans aucun lien de parentés avec eux. Cela fera moins tâche, cela sera mieux. Et il t'invite à avancer, en direction de la machine à café, ou simplement de la salle de pause, tu ne sais pas encore comment tout cela fonctionne mais tu le sauras bientôt sans doute.

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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Lun 10 Sep - 22:53



Quand la vie n'est pas aussi
simple qu'on le voudrait.
EXORDIUM.

6th january, 2018.

Ça aura été leur dernière sortie des plus calmes, des plus souriantes. Il se souvient l'avoir vu faire quelques promesses, il se souvient même l'avoir vu revenir, à plusieurs reprises ; pour lui, pour certains de ses collègues, pour Edith qui réclamait même désormais après elle. Et ça, oui, le sourire aux lèvres, comme souvent, comme toujours malgré tout ce qu'il se devait à surmonter. En vain, en vain et il le sait, désormais. La nouvelle est tombée, violente, brutale. Elle s'est inscrite de manière si cinglante. Il en ressent encore la douleur s'immiscer, en lui gagner du terrain jusqu'à ne plus s'en passer. C'est ce qui fait le plus mal, finalement, se dire qu'on avance pour rien, qu'on espère pour rien. Un an, si ce n'est pas plus, à se dire qu'elle reviendrait. Que Claudia reviendrait. Il en soupire, affalé dans son canapé comme depuis des jours, une à deux semaines s'étant déjà écoulées. La notion du temps se perd, le soleil se couche et se lève sans qu'il ne vienne en faire réellement ses affaires. Daniel parvient parfois à capter son attention mais rien ne dure vraiment. Il a les songes occupées, cherchant désespérément les profondeurs de son âme pour essayer de la rattraper, des eaux troubles la sortir de cette mort déjà causée. Il est seul, seul dans les méandres de sa pitoyable existence. Et l'espace d'un instant, rien qu'un court instant, il croit revenir, respirer, retrouver un semblant d'humanité. Il a le regard qui se perd sur l'extérieur, sur le soleil qui peine à déjà se coucher, sur cet après-midi qui vient à s'achever. Une énième journée à devoir l'accepter, jamais il ne l'entendra rire aux éclats derrière la porte d'entrée, Daniel rentrant à ses côtés après avoir été la chercher. Jamais de telles choses n'arriveront, et il doit se faire à l'idée que ces images doivent se défaire de sa raison. Chose qu'il essaie d'ancrer, se redressant dans la foulée. Par delà les fenêtres toujours fermées, il croit distinguer le passage qui commence à s'apaiser, les rues qui se font un peu moins bondées. Il a cet élan pour sortir, s'habiller au mieux et vaincre l'air frais qui, immédiatement, se perd contre lui pour qu'il respire. Pas l'air sain mais l'air libre, loin de la fumée nauséabonde d'un parfum qui demeure et écrase, qui brûle jusqu'à son œsophage. Les pas qui vont, qui guident, la conscience qui se défait de toute volonté, de tous souhaits. Il va au fil des ruelles qui se présentent, il marche jusqu'à ne plus penser, perdu sur ce chemin aux miles souvenirs ravagés. A chaque coin de rue subsiste le souvenir de cette jeune fille qu'il n'a pas vu grandir, qu'il ne verra plus jamais revenir. Il croit encore entendre son rire au-delà du passage qui s'amenuise, ces quelques tintements qui hantent et le détruisent. Dans un soupçon de retour à la réalité, il a le réflexe de jeter un coup d’œil sur son téléphone, notant le message de Daniel réclamant l'endroit où il se trouve et auquel il ne répond pas. Non, pas cette fois. Il lui faut de l'air, rien qu'un peu d'air. Il doit s'éloigner, au mieux s'abandonner.

Et il aura arpenter les coins sombres de Chicago durant quelques heures avant de parvenir jusqu'au devant de cet endroit ; familier, en soit. Il connaît ces murs, par cœur pour sûr. Et pourtant, durant un instant, il n'ose pas avancer, franchir ces portes si longtemps poussées. Il avait promis qu'il reviendrait, avec Daniel certes mais il le devait. Et le voilà, les yeux creusés, ce fardeau lourd à son cœur qui commence à trop peser. Il a le sommeil qui commence à manquer, l'esprit qui se désintègre au fur et à mesure qu'il dépérit dans son appartement isolé. Il s'est coupé de tout, de tout le monde, sans même s'en rendre compte, esseulé dans ses draps défaits. Ça faisant longtemps qu'il n'avait pas risqué un pied dehors, longtemps qu'il n'avait pas essayé d'être fort. Et il n'essaie toujours pas, suivant simplement cet instinct qu'il n'entend même pas. C'est finalement dans un soupire qu'il se risque jusque l'intérieur du bar, jusqu'au cœur de cet endroit qui rendait à sa mémoire toute cette lueur d'espoir. Il déglutit, s’avançant silencieusement, bravant les regards inquiets qui – aussitôt – se posent sur lui. Et il croit reconnaître l'un des serveurs qui avait hésité à s'approcher, le laissant finalement s'installer, allant quérir cette amie qui dirige les lieux quand lequel il vient de s'échouer.

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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Ven 14 Sep - 16:53



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Tu as fait connaissance avec les gens là-bas, en faisant ainsi comme ta deuxième maison, non, ta troisième car avant il y a le Blue Frog's et tes appartements personnels au dessus. Et presque comme à chaque fois, tu t'es replongé dans des souvenirs que tu ne veux pas oublier, pour ses fêtes de fin d'années. Car si tout au long de l'année, tu arrives à faire front, à faire face à leur absence prolongée, c'est dans ces moments là qu'ils te manquent cruellement. Et cette année n'a pas dérogé à la règle, non. Pourtant, pour le Nouvel An, tu as tenté de t'amuser un peu, sans tellement de succès, la soirée a été bien fade pour toi. Pour Noël, tu as décidé de la passé sur ton lieu de travail, du moins, le 24 au soir, car le 25, tu étais à la maison de retraite, auprès de ta nouvelle grand-mère, celle a qui tu avais promis de revenir, celle avec qui tu as appris à jouer quelques notes de pianos, celle avec qui tu as poussé la chansonnette de ta petite voix fluette. Tu as pris goût à ses visites, réchauffant finalement un peu ton âme en perdition. Mais tu es quelqu'un d'assez optimiste, alors même si le mal te ronge de l'intérieur, tu arrives à faire face à celui-ci, sans complètement le lutter, la nostalgie pointant régulièrement le bout de son nez, jusqu'à ce que la nostalgie se transforme en rancoeur, puis en vengeance. Car oui, tes parents ont été assassinés et la justice ne leur a pas été rendue, mais peu importe, si tu trouves le coupable, tu leur feras justice toi-même, même si cela doit te coûter énormément, jusqu'à ta presque liberté. Mais pour le moment tu étais encore au stade intermédiaire entre la nostalgie et la rancoeur, tu en étais à une certaine amertume dirais-tu. En tout cas, tu avais pris cette habitude, de te rendre sur le lieu de travail de ton ami Leo. Et là-bas, tu étais devenue un visage familier du personnel soignant, mais aussi des résidents qui t'appréciaient grandement. Certains ont même tenté de te draguer, gentiment, parlant de ce qu'ils pouvaient être eux-même il y a 30, 40 voire 50 ans en arrière pour les plus âgés. Et tu as repoussé leurs avances, leur faisant comprendre que ce n'était pas possible même si tu as continué à venir les voir régulièrement, surtout Edith avec qui une véritable amitié s'était formée. Mais tu n'en as pas oublié ton travail et le Blue Frog's reste ta priorité pour le moment, car ton coeur balance entre continuer sur cette lancée, ou t'engager plus fortement auprès des pompiers de la ville. Or, tu n'oublies pas cette possible vengeance. Alors qu'est ce que tu serais si tu devais tuer quelqu'un et être une élève pompier ? Pour toi, ça ne fait pas sens, alors tu restes à ta place, n'oubliant pas t'entretenir ta condition physique bien entendu pour garder la forme au cas où. Mais dans ton esprit, tu es pris entre plusieurs eaux, entre plusieurs couches disparates que tu as du mal à véritablement distinguer. C'est comme ça, tu ne peux rien y faire, alors ce soir, comme très souvent, tu es là, à observer ta clientèle, à la servir si besoin, à la conseiller, à tisser des relations avec elle, quand soudain, il arrive, avec une mine des mauvais jours. Non, ce n'est pas encore assez, il ressemble à un zombie, ou presque, loin de l'éclat qu'il avait la dernière fois que vous vous êtes réellement croisés sur son lieu de travail voilà quelques semaines maintenant. Que s'est-il passé ? Est ce que cela aurait un rapport avec Daniel ? Tu n'en sais strictement rien du tout à vrai dire, mais tu seras là pour au moins l'écouter, et peut être réussiras-tu à le réconforter dans une moindre mesure, car là, tu as cette mauvaise impression qu'il est presque sur le point de mettre fin à ses jours. Tu espères que ce n'est qu'une idée que tu te fais, mais tu n'es sûre de rien. En tout cas, tu arbores ton plus beau sourire pour accueillir celui qui est devenu un véritable ami. Tu ne sais pas quels mots choisir en premier, car tu as comme l'impression de marcher sur des oeufs. Alors, tu décides de ne pas précipiter les choses. Tu lui laisses le temps.


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    « Les doutes s'installent sans que l'on ne s'en rende compte, les doutes sont là, revenant en mémoire, et il est désormais impossible de les éviter. Que faire ? Continuez à rester là, sans réellement chercher, vivre dans le passé ? Faut-il enfin aller de l'avant, et lâcher du lest ? L'avenir nous le dira sans doute bien trop rapidement. »


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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Mar 30 Oct - 2:24



Quand la vie n'est pas aussi
simple qu'on le voudrait.
EXORDIUM.

6th january, 2018.

Il a le regard un peu paumé, ces traits fermés. Il a ce teint inquiétant qui trahie tout ce qu'il semble porter difficilement. Et, dans son errance soudaine, il ne perçoit pas encore les regards qui s'intensifient, les quelques âmes d'à côté qui changent carrément de place pour ne pas trop succomber à la curiosité. Fantôme abandonné, un peu perdu dans les affres de cette conscience qu'il ne parvient pas à quitter. Leo erre silencieusement, désormais installé bien qu'encore plongé immatériellement dans un autre temps. Il a l'esprit qui lui joue des tours, l'impression de l'entendre, de la percevoir ; l'impression que sa tête s'essaie à la faire vivre au-travers de son désespoir. Mais il a vu le cercueil se perdre parmi la terre et les restes, les feuilles encore tenaces malgré l'hiver bien installé. Il se souvient de cette douleur, de toute cette paperasse. Il se souvient de cette sombreur dont on veut qu'il se débarrasse. En vain. Au-travers de ses maux, Claudia survie. Au-travers de sa déchéance, Leo croit pouvoir la faire revenir dans sa vie. Un soupire, les larmes qui perlent sans même qu'il n'en prenne conscience, le médaillon qui tombe le long de son cou lui donne l'impression d'être en train de charcuter sa peau. Frodon et l'anneau. Pourtant, en une fraction de seconde, il reprend contenance. L'azur brisé, fatigué de son regard s'attarde sur les alentours, sur les quelques traits qui s'en sont rapidement détournés ; il n'a pas la force d'aller les confronter, leur demander s'ils attendent quelques choses de ce spectacle aux allures pitoyables. Mais, au-delà de ça, c'est le sourire de Fanny qu'il croise. Le sourire de cette belle blonde au cœur grand comme le sien, finalement. Un élan le traverse, parvient à le soulever, vers elle le mener. Il peine à user de ses jambes, à franchir les quelques mètres qui les séparaient. Et pourtant, pourtant il y parvient, non sans s'aider du comptoir contre lequel il vient s'adosser. Visage baissé, le cœur lourd à l'en faire trembler. Il n'a pas encore les mots, pas encore assez de courage pour braver ce fardeau ; la triste nouvelle qu'il porte avec difficulté. Un énième soupire tandis qu'il puise dans les forces qu'il lui reste pour se donner un peu de prestance, au moins un faciès un peu moins défait. Il sait que c'est peine perdue mais il se doit d'essayer, essayer ne serait-ce que quelques secondes pour la Belle qu'il est venu trouver, éperdu dans les ruelles froides et hantées qu'il vient d’affronter ; théâtre de souvenirs torturés et de possibilités qui ne se joueront jamais.

« Si tu préfères que je parte pour pas effrayer ta clientèle, je comprendrais. » Les mots s'osent enfin, voix d'outre-tombe qui se risque jusqu'à la petite blonde. Il ne fait pas attention à la manière dont les choses sont dites, Leo n'étant pas vraiment à même de réfléchir. Tout lui échappe depuis que Daniel s'est risqué dans leur appartement, cette nouvelle lui appartenant. Il a le cœur qui s'en serre à y songer, résultat de cette stupidité à vouloir se souvenir de la manière dont il a du l'affronter. Pourquoi lui et pas un autre homme qu'il aurait pu frapper ? Passer ses nerfs dans l'espoir que ça puisse tout changer. Bien que rien n'est aussi simple, rien ne l'a jamais été. « Daniel commence sûrement à en avoir marre de me voir. Je sais même pas à quand remonte notre dernière discussion... J'crois qu'il a essayé de me parler depuis mais... mais j'ai pas entendu ; j'ai pas vraiment écouté. » Il n'en dit pas plus, lancé dans ses pensées qu'il libère sans vraiment s'en retenir. Elle a ce don de le mettre en confiance, ce don de permettre à son âme de se détacher de toutes ses obligations. C'est ainsi qu'il le ressent, ce presque havre de paix qu'il sent en lui s'installer sur tout l'espace, en prendre pleinement possession. Mais, malgré ça, elle demeure la souffrance. Vive et tenace, bien ancrée, trop enfoncée, entaillant son être jusqu'au plus profond de ses chairs. « J'avais peur de l'entendre me dire encore une fois que... qu'elle... ; il déglutit, n'osant pas croiser son regard, guettant les conversations qui – un peu plus loin – continuent de plus belle, tout comme les mouvements des plus téméraires s'étant risqués à danser. Dieu qu'il aurait voulu qu'elle puisse connaître cet endroit et celle à qui il est en train de parler. La pauvre qu'il est en train d’incommodé de son deuil dont il ne lui a pas encore parlé. Pas encore. Puis, finalement. J'avais peur qu'il vienne me dire encore qu'elle ne reviendra pas. » Et, cette fois, l'azur de ses prunelles abîmées se risque sur les traits de cette amie tout juste trouvée. Il a cette moue qu'ont les personnes désœuvrées, de celles qui font peur par leur instabilité. « Je sais pas quoi faire Fanny. J'y arriverai pas. »

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MessageSujet: Re: Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait - Feat Leo   Ven 9 Nov - 19:21



Quand la vie n'est pas aussi simple qu'on le voudrait



Il est perdu, tu le sens perdu, tu as l'impression qu'il est arrivé ici en mode pilotage automatique, et que ses pas n'ont pas trouvé d'autres endroits pour venir épancher ce qu'il a sur le coeur. Mais tout cela n'est clairement pas assez fort, non. Il ne semble pas avoir dormi depuis des jours, comme s'il était resté auprès du cadavre de Daniel qu'il venait de tuer, et que finalement, il a trouvé la force de sortir de son appartement. Dans ton esprit, tu imagines les pires des scénarios, tu imagines tout un tas de choses pour qu'il ressemble à "ça" car il ne ressemble pas au Leo que tu as pu connaître dernièrement, un Leo plutôt rayonnant, à défaut d'être flamboyant. Car tu le sais, il ne peut pas être flamboyant, il y a trop de démons qui se cachent sous sa carne, trop de démons que tu ignores, mais qui sont bien là pourtant, pour lui, pour ses proches aussi. Et ce soir, il semble les avoir tous vu défiler devant ses yeux, comme si avant de faire la plus grosse des bêtises, il venait tout te confesser. Et tu es prête à écouter, tu es prête à le réconforter, tu es prête à jouer l'amie que tu lui as jurée d'être dans ce genre de situation. Quelle amie serais-tu si tu fuyais dans cette situation qui te semble désespérée pour lui ? Une bien piètre amie assurément. Tu le sais très bien, alors tu t'approches souriante, pour tenter de lui faire décrocher un sourire de la mâchoire même si tu sais que c'est tout simplement impossible que cela se réalise. Certains clients se demandent ce que cet homme veut, ils pensent que peut être il va sortir une arme et tirer sur la foule. Leo pourrait-il agir de la sorte ? Tu te rends compte que tu serais bien incapable de répondre à cette question, même si tu ne le crois pas capable de cela bien entendu. Il n'est pas ici pour faire bonne figure auprès de ta clientèle, non, et d'ailleurs dans l'instant, celle-ci devient bien secondaire par rapport à ton ami. Si cela ne leur plait pas, alors ce ne sont pas de bons clients. Et Leo s'en rend compte, qu'il fait peur, et sans dire réellement bonjour ou quoique ce soit, il te dit qu'il peut s'en aller car il est en train d'effrayer la clientèle. Mais il ne t'effraie pas toi, alors c'est tout ce qui compte dans l'instant. Tu es pendu à ses lèvres. Qu'est ce qui s'est passé pour qu'il soit dans cet état sans que tu ne saches le pourquoi ? Tu lui avais bien dit qu'il pouvait t'appeler à n'importe qu'elle heure de la journée, de la nuit s'il en avait besoin, non ? Tu ne sais plus mais tu espères que ton sourire lui donne un peu de force à défaut de plus pour le moment.

" Tu es ici chez toi Leo, alors je t'en pris, prends un siège et raconte moi tout. "

Tu lui souris et du bras tu lui montres une table libre, une table pas forcément à l'écart des autres clients, mais tu le sais, au point où il en est, il remarque à peine qu'il y a d'autres personnes ici. Alors tu lui prends finalement la main, pour qu'il bouge jusqu'à cette chaise et finalement tu le prends un instant dans tes bras, comme pour mieux le réconforter, même si tu ne sais pas s'il va vraiment réagir. En tout cas, tu relâches l'étreinte rapidement pour que vous puissiez prendre place. Et il ouvre la bouche, parle de Daniel. Tu sentais qu'il avait été, peut être malgré lui, le déclencheur de tout cela. Mais tu sens que c'est bien plus compliqué que ça en réalité, alors tu écoutes ce qu'il te dit, tu ne saisis pas toute la portée de ses propos pour le moment, tu ne sais pas encore ce qu'il va te dire. Alors, tu le regardes, tu lui souris tout simplement avec ton naturel presque déconcertant pour lui. Tu tentes de le faire sourire à la vie. Il ose une autre phrase, mais il n'arrive pas à la finir. Alors, tu le laisses aller à son rythme, il le faut, n'est ce pas ? Tu ne peux pas le brusquer, au risque qu'il se referme comme une huître et finisse par s'enfuir sans le brin de consolation attendu. Et il finit par te le dire, il te faut lire entre les lignes, pour comprendre de quoi il parle, mais surtout de qui il parle. Elle ne reviendra pas. Il ose te toiser de son regard à ce moment là, et tu comprends qu'il parle de celle qui lui tenait tant à coeur, tu penses que tu ne fais pas fausse route, il n'y a personne qui puisse le mettre dans cet état. Il ne t'en as pas parlé souvent, mais le peu qu'il a pu te dire d'elle était élogieux, il l'aimait plus que de raisons. Tu n'as jamais osée approfondir le sujet, tu aurais peut être dû. Tu ne sais pas si elle vient de le quitter, ou si cela remonte à quelques temps déjà, mais de ce que tu comprends, c'est que Daniel a fait remonté tout cela. En tout cas Leo semble au bord du gouffre, prêt à se jeter dedans, prêt à sombrer, prêt à rejoindre sa soeur. Mais il a eu la force de venir te trouver pour tenter de remonter à la surface, pour prendre une petite bouffée d'oxygène. Alors de ton index, tu montres son coeur puis son esprit.

" Tu peux y arriver Leo. Tu peux le faire, nous pouvons le faire ensemble s'il le faut. Elle ne reviendra peut être pas comme tu le désirerais, mais elle ne peut pas mourir dans ton coeur, dans ton esprit, dans tes souvenirs. Elle restera vivante à travers toi Leo. Alors fais lui honneur, et continue de vivre, car c'est ce qu'elle voudrait. Parle-moi d'elle, d'un souvenir heureux que tu as pu partagé. "

Tu ne sais pas s'il y arrivera, mais tu te dis que cela rendrait son souvenir d'elle, plus vivant que jamais, alors tu espères qu'il ira dans ton sens alors que ta main gauche a fini par se saisir de sa main droite à lui, et de frotter doucement mais sûrement la paume de celle-ci avec ton pouce, comme si, l'espace d'un instant, tu pouvais comme la remplacer. Tu sais que ça ne sera jamais le cas, mais peut être que tu pourrais au moins apaiser cette peine qui transperce son coeur. Peut être que tu fais cependant totalement fausse route, et que tu n'as rien compris, mais en tout cas, tu essayes d'être à la hauteur de cette amie que tu lui as promis d'être.


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    « Les doutes s'installent sans que l'on ne s'en rende compte, les doutes sont là, revenant en mémoire, et il est désormais impossible de les éviter. Que faire ? Continuez à rester là, sans réellement chercher, vivre dans le passé ? Faut-il enfin aller de l'avant, et lâcher du lest ? L'avenir nous le dira sans doute bien trop rapidement. »


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