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 'Cause I don't wanna lose you now Ft Josef

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MessageSujet: 'Cause I don't wanna lose you now Ft Josef Mer 25 Avr - 6:00



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'Cause I don't wanna lose you now


Ca aurait sans doute beaucoup plus simple si elle avait le loisir d'éteindre son téléphone, mais au vu de son emploi elle n'avait juste pas vraiment cette opportunité et ainsi elle devait subir les appels de Josef qui sans vouloir exagérer était plus que nombreux et elle ne ferait que mentir si elle n'avouait pas qu'à chaque fois que son visage apparaissait à l'écran elle n'était pas obligée de retenir l'élan naturel qui la poussait à vouloir répondre. Ca serait quand même parfois beaucoup plus simple si la technologie avait oublié en cours de route l'affichage du numéro et la possibilité d'illustrer les appels de photos débiles prise à des moments heureux. Ce soir est d'ailleurs pire que les deux jours qui viennent de s'écoulés et elle ne saurait vraiment dire pourquoi, mais tout ce qu'elle sait c'est que ca lui est bien difficile ce soir de s'abstiendre de rendre les armes et de décrocher. Alors, elle tâche de s'occuper, assise sur le lit de la chambre d'ami qui était devenue la sienne pour quelques jours, elle observe les feuilles volantes éparpillés ici et là et dont elle survole les lignes plus qu'elle ne les analyse vraiment, pas vraiment capable de se concentrer sur quoi que ce soit d'autres que les pensées qu'elle ravale.

La vibration de son portable qu’elle avait laissé sur la table de nuit, la sort péniblement d’un sommeil relativement lourd, elle grogne et se tourne une ou deux fois avant de tendre le bras à l’aveugle pour attraper l’appareil dont la lumière maintenant enclenché lui brûle la rétine. Elle s’attend à voir le nom de Josef apparaître une fois de plus, mais c’est celui de Judith qui s’y affiche, l’Indienne fronce alors mécaniquement les sourcils et ouvre le message, mais de tout ce qui s’y trouve, elle ne retient en réalité qu’une seule phrase qui la met en colère plus qu’autre chose : « J'ai ramassé ton mec cette nuit complètement torché, enfin il est venu me trouver à 3h du mat visiblement au fond de trou, me demandant de lui dire où je te cachais. » Elle n’avait pas répondu. Elle avait préféré refermé sa messagerie et entamer sa journée avec autre chose en tête que cette image affligeante de son petit-ami, ce qui évidemment n’avait pas pour autant été le cas et finalement elle s’était dès le lendemain attelé à offrir à Judith une réponse qui bien que vague avait au moins le mérite de la remercier.

***

Comme elle lui avait promis, Daya avait fini par quitter en cette veille de Noël, le refuge que lui avait offert Jakob et avait rejoint la petite maison dans laquelle elle avait grandie et les bras chaleureux de sa mère. Comme d'habitude les premières heures, voir le premier jour était toujours une véritable fête et finissait de lui faire oublier sa dernière visite et les limites qui s'immisçaient entre les deux femmes à chaque fois sans exceptions aucune et le repas du midi voyait l'entière famille Laghari prendre place autour de la table du salon. Ils n'étaient pas si nombreux au final, mais c'était suffisant pour eux, pour elle... Son petit frère, sa soeur, le mari de celle-ci et sa mère évidemment trônant en bout de table...de l'autre côté une assiette disposée devant une chaise vide, la place du patriarche qui n'était plus depuis longtemps, mais n'avais pourtant jamais perdu sa place. « Et du coup ta pas ramené ton pompier ? Kumar lui adresse un sourire malin auquel elle répond par un sourire forcé. - Et t'as deviné ça tout seul dis-moi? - J'demande c'est tout ! dit-il en haussant une épaule et en enfournant dans sa bouche un peu plus de nourriture - C'est vrai on pensait le voir du coup, il aurait pu venir histoire de nous re-présenter non ? Il travaille ? Daya est consciente qu'elle va devoir présenter un mensonge monté de toute pièce, hors de question de laisser échapper la moindre informations concernant ce qui se passait en ce moment, ce ne serait franchement pas judicieux elle le savait pertinemment. - Non, il est avec sa famille, mais la prochaine fois on viendra ensemble puisque vous semblez tant y tenir. »

À dire vrai elle est surprise du ton agréable et sincère de sa soeur, celle-ci n'avait jamais vraiment eu de problème avec lui au contraire, mais les tensions entre les deux soeurs étaient récurrentes et le fait que Mina passe son temps à défendre les agissements de leur mère lui cassait franchement les couilles, alors l'entendre aller à l'encontre de cela...c'était aussi surprenant que ca n'était plaisant. La matriarche évidemment ne dis rien et se contente de venir tremper ses lèvres dans le verre de vin qu'elle s'était accordée pour le repas.

Plus tard alors que la cadette aide sa mère à nettoyer la vaisselle sous les braillements des enfants de sa soeur aînés qui s'agitent dans la pièce adjacente, le sujet revient finalement enfin ce n'est pas tant de Josef directement dont il s'agit. « Tu sais mon amie Priya, son fils à divorcé il y a un an maintenant et... - Ma arrête. - Non mais il est très beau garçon. - Ma...Elle pose l'assiette qu'elle était en train d'essuyer, sur le comptoir de la petite cuisine et se tourne vers sa mère. Quand est-ce que tu vas comprendre que ca ne m'intéresse pas ? J'en ai rien à faire des fils, cousins, frère ou qu'en sait-je de tes copines, je suis avec Josef et va falloir t'y faire d'accord. Son ton est calme et elle tâche de lui expliquer ce qu'elle avait déjà dit et redis plus de fois qu'elle n'aurait dû avoir à le faire. - Quand ce sera sérieux et que tu l'auras épousé j'arrêterais en attendant tu sais très bien ce que j'en pense et le temps passe ma fille, à ton âge...Le torchon rejoint l'assiette dans un geste un peu plus vif. À ton âge ça commence à devenir compliqué surtout pour les enfants tu sais, tu devrais y penser...les yeux de Daya roulent sur eux-mêmes, bonjour les années clinquantes quoi et on sait tous comment ca a fini la dernière fois. Celle-là elle l'attendait à coup sûr, c'était l'argument facile évidemment. - On a emménagé ensemble, c'est assez sérieux pour toi ? Le visage de la quinquagénaire se retourne vivement vers sa fille et lui jette un regard véritablement surpris. Tu peux donc arrêter les visites impromptues et franchement inutiles de ta longue liste de maris potentiels. Je sais qu'il correspond pas à ce que tu avais en tête pour moi, mais c'est avec lui que je veux faire ma vie maman, alors fait un effort s'il-te-plait. La mère Laghari secoue la tête et vient essuyer ses mains mouillées sur son petit tablier avant de lui jeter un oeil réprobateur et de juste quitter la pièce dans un soupir (pour sûrement aller se plaindre à Mina de l'entêtement de sa soeur.)

Ce n'était rien de bien grave ce n'était ni la première, ni avec assurance la dernière fois que cette conversation aurait lieu ici et entre elles, mais cela avait au moins le mérite de la forcer à réfléchir et à finalement se dire que fuir ses problèmes, ne lui avait pas amené plus de réponses...si ce n'est que Josef lui manquait et qu'elle avait envie d'être avec lui, malgré la voie qu'il empruntait, malgré...tout en vérité.

***

Lorsqu'elle était finalement rentrée chez elle le lendemain, l'appartement était vide et silencieux, si ce n'était pour Ischia qui l'avait accueilli avec enthousiaste, sans doute plus pour les croquettes que parce qu'elle lui avait manqué, mais c'était toujours réconfortant et familier...Et ça faisait du bien de rentrer chez soi...vraiment. L'indienne avait entrepris bien rapidement de jeter ses fringues dans la machine à laver et de ranger le sac en haut de l'armoire...tout était plus rangé qu'elle ne l'aurait cru ou moins dérangé en tout cas, elle mentirait si elle n'avouait pas qu'elle avait craint de retrouver des vestiges de soirées un peu trop alcoolisées comme le lui avait si bien laisser imaginer le message de Judith. Elle est occupée à se faire un thé dans la cuisine lorsque finalement elle entend la clé tourner dans la serrure et la porte s'ouvrir sous les jappements de la chienne qui s'empresse d'aller accueillir son maître. Daya elle reste figé, son coeur bat soudainement plus rapidement et une chaleur immédiate vient remonter le long de sa nuque...elle prend une inspiration silencieuse pour se donner un peu de courage pour affronter une discussion qui ne sera sans doute pas pus facile que la dernière qu'ils avaient eue il y a bientôt une semaine. Elle se retourne sa tasse fumante dans la main et rencontre finalement le regard de son petit-ami. « Hey. »

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MessageSujet: Re: 'Cause I don't wanna lose you now Ft Josef Ven 27 Avr - 20:33

'Cause I don't wanna lose you now
EXORDIUM.
Les montagnes russes ont atteintes leur apogée, passant de la colère pure à l’abattement, Josef n’a pas eu d’autre choix que de faire face à la réalité, à celle qu’il a longuement cherché à esquiver. Il est retourné une fois au FC, le soir où Daya est partie, s’est pris plusieurs droites dans la gueule qui n’ont fait que le plonger un peu plus. S’en est suivit une soirée à boire plus que de raison pour atterrir chez une Judith excédée de le voir dans un état si pathétique, à la recherche de sa petite amie disparue. Il a eu beau tenté de joindre Daya, de lui envoyer des sms, laisser des messages vocaux, la flic n’en démordait pas : aucune nouvelle. L’angoisse a eu raison de lui pour une nuit, suffisamment pour lui remettre les pendules à l’heure, pour faire le point. 
Le lendemain de cette cuite surprise lui donne l’impression d’avoir le crâne coincé dans un étau. Langue pâteuse, corps tendu par les courbatures, il rentre chez lui en jetant mollement ses clés dans le petit récipient prévu à cet effet alors qu’Ischia l’accueille en remuant la queue, ravi de revoir son maitre. Josef lui accorde quelques caresses, lui change son eau et ses croquettes avant de venir s’écrouler dans le canapé du salon. Comme il fallait s’y attendre : Pas de Daya. Sur le téléphone ? Toujours aucun message, aucun signe de vie. 
L’angoisse est toujours présente mais ce qui rôde autour de lui est bien plus profond. 
La culpabilité. Un coup d’œil à la porte de leur chambre et Josef se revoit, froid, injuste, à lui balancer toutes ces saloperies à la gueule comme s’il avait dix ans. Ca fait une vingtaine de jours que Lou est morte, qu’elle les a quitté et le pompier sent encore cette douleur vive, présente, celle qu’il niait en bloc, qui l’a poussé à rejeter Daya, purement et simplement. Et y faire face n’est pas quelque chose de facile quand vous aviez la gueule enfoncée dans le sol mou de la dépression. Incapable d’admettre que quelque chose ne va pas, incapable d’admettre qu’on a besoin d’aide pour éviter de devoir faire face à toutes ses erreurs qui ne sont pourtant qu’humaines. 
Résultat des courses ? Il se retrouve là, comme un con, seul, sur la corde raide à deux doigts de perdre la femme qu’il aime, de peut-être perdre son boulot s’il commet une seule erreur parce que cette conne d’Adler ne le loupera pas. Et lui dans tout ça ? Il ne se reconnait même pas. Un putain de déchet qui n’a rien trouvé de mieux que d’aller se saouler la gueule dans un bar pour noyer cette solitude écrasante et cette culpabilité étouffante. 
 
Elle lui manque, plus qu’il ne pourrait l’exprimer. L’absence de Daya le pèse, l’étouffe jusqu’à parfois le rendre fou dans ses délires stupides et insensés. Mais aujourd’hui, il fait tout simplement face à l’étendu des dégâts qu’il a lui-même semé et aux retours de bâton qu’il encaisse en silence. Lou lui manque. Daya lui manque. Et maintenant qu’il y pense, son entourage aussi. Depuis quand est-ce qu’il n’a pas été voir un ami, qu’il n’a pas été passé du temps avec sa sœur qui doit certainement penser qu’il la déteste ? La constatation est simple mais brutale. Le pompier s’est peu à peu enfermé dans une tour de béton, éloignant ceux souhaitant l’aider, ceux qui risquaient de lui foutre le nez dans sa propre merde. Et le résultat est affligeant, violent et douloureux. 
 
Le pompier pousse un soupire, en se frottant mollement le visage comme pour s’éveiller un peu. C’est bien beau de se rendre compte du merdier qu’on a semer mais maintenant il a tout à refaire. Presque tout. Déjà lui-même. Se recentrer, se reprendre en main parce que quand il se regarde dans la glace, il ne voit plus que l’ombre de lui-même. Barbe négligée, débraillé, le sport qu’il n’a plus pratiquer depuis la mort de Lou commence à lui peser sur les épaules même si physiquement, il n’arbore pour le moment aucun changement. La bouffe, on n’en parle même pas : plats réchauffés ou un truc grignoté rapidement. Et l’appartement ? Il ne s’est passé que 48 heures depuis l’absence de Daya et il fait déjà face à un bordel incroyable. 
Josef contemple l’étendu des dégâts comme ceux qu’il a semé dans son couple. Perdre sa petite amie ne lui ait pas concevable et il essaie au maximum de prendre sur lui pour ne pas céder à l’angoisse à ce qu’elle ne revienne plus, il tente au mieux qu’il peut de se persuader que tout ça n’est qu’une question de temps et de volonté. 
Mais si la discussion de Judith lui a permit de se rendre compte de plusieurs choses, se seront les larmes de Natalia lors de la veille de Noël qui achèvera de le remettre sur les rails. Lou est peut-être morte mais les vivants eux, sont encore présents, existent et Josef ne peut décemment pas se permettre de perdre tout ce pour quoi il s’est battu, pour un fantôme, un esprit qui a déjà depuis longtemps trouvé la paix. 
 
 
¥
 
- Bien. Maintenant que vous avez mi des mots sur le problème, il ne vous reste plus qu’à comprendre comment le résoudre. La jeune femme se dirige vers son bureau, ouvre le tiroir et tend une fiche au pompier. Tenez, ce sont quelques exercices à effectuer tous les soirs avant d’aller vous coucher. 
 
Josef saisit la feuille entre ses mains et y lit quelques lignes. 
 
- Certains sont plus sensibles que d’autres à la relaxation. Faites quelques tests jusqu’au prochain rendez-vous pour voir où tout ça vous mène et comment vous vous sentez après ses exercices. 
- Ok. 
- Vous êtes sur la bonne voie, Mr Miller. Un peu de patience et de temps et ça ira. 
 
Il acquiesce, confiant. Il se sent un peu con à l’idée de devoir ses exercices qu’il lui paraisse stupide mais il prend sur lui. C’est pas lui le toubib ici mais cette nana alors si elle dit que le fait de s’assoir en lotus, le dos bien droit, les yeux fermés à écouter de la flotte ou un orage gronder au loin peu l’aider à se détendre un peu les nerfs, soit. 
Il note déjà le prochain rendez-vous pour la semaine d’après, salut la doc et sort à l’extérieur. 
26 Décembre, un putain de froid de canard et un réveillon de Noël qui laisse à désirer. Disons que c’est pas le Noël qu’il aurait imaginé. Il aurait préféré de 1) voir une Natalia heureuse et non en larmes à lui fendre le cœur en trois. De 2) le fêter avec Daya, se faire un plateau repas un poil sophistiquer avec champagne devant un de leur vieux films favoris ou ailleurs si elle le voulait. Josef glisse son casque de moto sur son crâne et prend le large jusqu’à l’appartement qu’il rejoint sans trop d’embouteillage. Les interventions d’aujourd’hui ont principalement été des accidents de bagnoles bénins mais il se sent un poil crever malgré tout, peut-être plus lassé qu’autre chose. Il ne sait pas vraiment. 
 
Le pompier monte les étages, fait tourner la clé dans la porte … déjà déverrouiller. L’espace d’une seconde il se demande s’il n’a pas connement oublié de la fermer à clé ce matin en partant mais en ouvrant la porte et en voyant les lumières allumées son cœur loupe un battement, son estomac se crispe et une soudaine vague de stress, de soulagement et de tout un tas d’autres émotions contrastées surgissent. Il dépose son casque sur le meuble, se défait rapidement de sa veste.
 
- Doucement ma belle.
 
Ischia l’accueille avec joie, bien trop contente de retrouver son maitre et après quelques caresses distraites, il se dirige vers la cuisine où elle se trouve là, tourner vers lui. il reste là planter comme un con devant Daya qu’il retrouve après une semaine de silence complet. Une absence pure et dure, douloureuse mais visiblement nécessaire puisque chaque seconde passée sans elle a été une putain de torture et suffisamment longue pour prendre conscience à quel point il l’aime et à quel point il veut vivre le reste de ses jours avec cette femme qui mérite bien plus que le pauvre type qu’il a été durant plusieurs semaines. 
 
- Hey. 
 
Il n’hésite pas, franchit les quelques pas qui les séparent pour prendre le visage de l’indienne entre ses mains et y capturer ses lèvres qu’il embrasse avec fièvre, comme si sa vie en dépendait, traduisant à quel point Daya lui a manqué, à quel point il a besoin d’elle et à quel point il n’a été qu’un con. Le feu qui se déclare au creux du thorax ne s’était pas manifester depuis une éternité et à bien y réfléchir, ça faisait un moment qu’il n’avait pas démontrer un geste aussi spontané et bourré d’affection pour elle. 
En somme, il a tout un tas de connerie à rattraper. 
Il met un terme à l’échange, la regarde sans honte, déterminé.
 
- Tu m’as manqué. 
 
Pure et simple vérité qu’il n’hésite pas à lâcher, sans la quitter des yeux, luttant contre l’envie imposante de la garder contre lui pour les dix prochaines heures. 
 
- J’suis désolé pour tout. Tout ce qui a été dit, ce qui a été fait. 

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MessageSujet: Re: 'Cause I don't wanna lose you now Ft Josef Lun 30 Avr - 6:04



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Ça lui fait un drôle d'effet de le voir là alors que c'est pourtant en tout état de cause une scène plus que familière, mais la lumière qui s'était diffusée sur leur relation rendait à présent les choses tout à fait différentes, tout à fait particulières. Elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre, n'avait pas la moindre idée de si son absence lui avait donné une perspective différente comme ca avait été le cas pour elle et c'était un peu effrayant, car elle avait conscience que sa fuite imprévue pouvait avoir l'effet inverse de ce qu'elle avait espéré voir se produire alors qu'elle retrouvait ce soir leur cocon. L'indienne trouve cependant bien vite réponse à une partie de ses questions lorsqu'elle voit Josef se diriger d'un pas empresser vers elle. Elle à tout juste le temps de poser sa tasse sur le comptoir qu'il saisit son visage entre ses mains pour venir déposer ses lèvres sur les siennes, la main de Daya glisse sur la nuque de son petit-ami et elle vient appuyer ce baiser dont elle ne veux pas se détacher. Elle savait déjà qu'il lui avait manqué et ça ne datait pas de quelques jours, mais de plusieurs semaines, depuis qu'il avait insinué cette distance entre eux, s'était isolé de tous et tout, mais ce contact le lui renvoi en pleine figure et cela de façon bien plus brutale qu'elle ne l'aurait cru, il faut dire qu'il ne l'avait pas embrassé comme ça depuis plus de temps qu'elle ne saurait le dire.

Lorsqu'il rompt le contact et vient ancré son regard dans le sien, elle est sur la brèche, désireuse de savoir ce qu'il a à dire sur ce qui s'est passé, mais à la fois inquiète de l'entendre. « Tu m'as manqué. Elle pousse un soupir de soulagement alors que sa gorge se serre un peu, pas parce qu'elle à envie de pleurer, mais parce qu'elle est un peu submergée par la réalité. J’suis désolé pour tout. Tout ce qui a été dit, ce qui a été fait.  C'est un bon début et c'est tout ce qui lui vient là tout de suite alors qu'elle passe ses bras autour de sa taille et vient se blottir contre son torse, juste un instant avant qu'ils ne parlent vraiment, avant que toutes ces choses qui pèsent sur leur idylle ne soient abordées. - Tu m'as manqué. Elle relève la tête et glisse sa main contre la joue du pompier dont elle saisie le regard. Tu me manques. Une partie d'elle-même n'a même plus envie de parler de tout ça, à juste envie d'oublier que tout ça c'est produit, elle a juste envie que le temps s'arrête là, maintenant, sur cet instant, avant qu'il ne vole potentiellement en éclat, mais c'est une utopie et elle sait pertinemment que cette conversation ils doivent l'avoir, c'est la seule façon de faire avancer les choses dans le bon sens, de donner une vraie chance à la vie commune qu'ils s'étaient décidé à construire. Elle s'écarte finalement et défait sa main qui vient rejoindre sa cuisse, elle attrape sa tasse d'une main et celle de Josef de l'autre, entrelaçant ses doigts dans les siens. Il faut qu'on parle.

Elle prend la direction du salon et l'entraîne avec elle, pour finalement venir s'installer jambes repliés sur le canapé. Elle dépose son thé sur la petite table basse et vient déposer sa main rendue chaude par la céramique sur celle de Josef, qui se retrouve à présent coincé entre les deux siennes. Cette semaine sans toi...Elle marque une pause, cherche un peu ses mots. À été terrible et j'ai aucune envie que ça dure plus longtemps. Ses doigts glissent machinalement contre sa peau alors qu'elle parle sans détour ni par le regard, ni par les mots. Et je suis désolée si j'ai mis trop de pression sur toi dès le départ, je sais que personne ne vit son deuil de la même façon et j'aurai pas dû autant te pousser...je crois que j'avais pas réalisé à quel point elle était importante pour toi...Et c’est le moins qu’on puisse dire. C'est juste que te voir comme ça ...Ses épaules se relâchent un peu et elle pousse un léger soupir alors que ses lèvres viennent se pincer l'une contre l'autre. Je voulais juste t'aider... »
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MessageSujet: Re: 'Cause I don't wanna lose you now Ft Josef Jeu 10 Mai - 22:43

'Cause I don't wanna lose you now
EXORDIUM.
Daya lui a manqué viscéralement, plus qu’il n’aurait pu l’imaginer et la retrouver dans cette cuisine, dans un quotidien qu’il lui a paru extrêmement vide ces derniers jours, le soulage. La sentir, la toucher est tout ce qu’il souhaite dans la seconde, réagissant à l’instinct, à cette pulsion qui semble vitale, de l’embrasser, d’être proche de cet être. Sentir sa petite amie appuyer ce baiser lui donne l’envie brûlante de renvoyer toute discussion à plus tard, d’envoyer balader les mots, les explications au profit de quelque chose de plus physique, le besoin de la retrouver entière se faisant ardant, profond.
 
Pourtant Josef s’arrête, se stop pour la regarder comme pour s’assurer qu’il n’est pas dans un délire étrange où il l’aurait imaginé revenir. Daya est bien là, leur regard ancré, presque émus de se retrouver après cette semaine longue, douloureusement vide. Les mots franchissent la barrière de ses lèvres sans aucune pudeur. Rien à foutre d’avoir l’air d’un con en manque, d’avoir l’air d’un con tout court. Tout ce qu’il veut c’est récupérer cette femme qu’il a stupidement faillit perdre.
 
- Tu m'as manqué.
 
Sa voix, ses mots, le gorgent d’un soulagement à peine contenu dans ce soupire qu’il laisse échapper entre deux souffles courts. Josef reste toujours contre elle, presque imposant quand on y pense mais il serait cruel de quitter la jeune femme alors qu’il vient à peine de retrouver sa présence.
 
- Tu me manques. 
- Toi aussi.
 
Il apprécie la main de Daya sur sa joue dont le simple contact lui colle de légers frissons sur les avant-bras. Leurs souffles ne sont qu’un murmure, leurs regards désireux qui se jaugent, se cherchent. Josef aimerait qu’ils restent simplement là à se regarder, se redécouvrir, se toucher, s’embrasser, s’écouter. Rien d’autres. Mais depuis qu’il s’est remis les pendules à l’heure, il sait qu’il ne pourra pas éviter cette conversation qu’il espère cette fois plus calme, plus posée. Et étrangement il est confiant, parce qu’il sait ce qu’il veut, ce qu’il a fait et va faire pour rattraper toutes ses conneries.   
Daya se remet en mouvement, le pompier sent que le moment approche d’aborder des choses moins joyeuses mais ne s’en braque pas pour autant.
 
-  Il faut qu'on parle.
- Je sais.
 
Une semaine ça peut paraitre court pour faire ce chemin psychologique qu’il a parcouru mais il lui fallait visiblement ces quelques claques dans la gueule pour prendre conscience de plusieurs choses et même si tout n’était pas régler, Josef n’avait pas chômer pour réordonner sa vie. Reprise du sport intensif, rendez-vous chez la psychiatre en plus de sa séance de stage pour la gestion de la colère, le pompier a repris les choses en main, comme il aurait dû le faire depuis déjà plusieurs jours. La mort de Lou lui pèse encore, il le sait, parfois il a l’impression qu’elle va finir par lui passer un coup de fil pour lui dire de ramener son cul dans leur bar qu’ils aimaient fréquenter… Mais là encore, il a conscience que tout ne se fera pas en un jour.
Mais il essaie avec toute la volonté possible.
Josef garde les doigts de Daya entre les siens, se laissant guider jusqu’au salon puis jusqu’au canapé où il s’installe en biais pour faire face à sa petite amie qui tient désormais sa main entre les deux siennes.
 
- Cette semaine sans toi… À été terrible et j'ai aucune envie que ça dure plus longtemps.
 
Le pompier se tait et l’écoute, serrant un peu plus sa main sur les siennes. Lui non plus n’a pas envie que cette séparation dure plus longtemps. Il n’a ni envie de la revoir partir, ni envie de subir cette absence.
 
- Et je suis désolée si j'ai mis trop de pression sur toi dès le départ, je sais que personne ne vit son deuil de la même façon et j'aurai pas dû autant te pousser...je crois que j'avais pas réalisé à quel point elle était importante pour toi... C'est juste que te voir comme ça ... Je voulais juste t'aider... 
 
Josef ramène sa deuxième main sur celle de Daya qu’il englobe. Il ne fait pas durer le silence plus longtemps, se redresse et se rapproche légèrement de la jeune femme.
 
- T’as pas à t’excuser, la personne qui a merdé ici c’est moi, pas toi.
 
Et ça, il veut le lui faire comprendre, le lui faire entendre. Il a mis du temps à piger qu’après avoir essayer la méthode douce, Daya n’a pas eu d’autres choix que de lui secouer les neurones et de lui filer l’électrochoc nécessaire pour qu’il puisse de nouveau regarder les choses en face.  
 
- Lou était une de mes amies les plus proches mais ça ne justifie pas le fait d’avoir été le sale con que j’ai été avec toi. Josef plante son regard dans celui de Daya, bien déterminé à lui faire ancrer ses paroles. Tu ne méritais pas que je te traite comme de la merde, comme je l’ai fait. J’étais pas tout seul à en chier, toi aussi t’avais ta part d’emmerde avec Taylor et le taff et j’ai pas été foutu d’être présent parce que j’arrivais pas à me sortir de cette… merde.
 
Il accentue ses paroles d’un geste de la main et lâche tout ça sans détour avec une franchise qui lui est propre. Aucune pudeur, aucune hésitation, il attendait ce moment depuis quelques jours maintenant, celui où il pourrait s’excuser, lui expliquer, lui faire comprendre à quel point il a merdé mais surtout pourquoi.
 
- J’suis désolé Daya. Sa main se glisse sur sa joue, puis sur sa nuque. Vraiment. J’voulais pas te blesser, pas après tout ce que t’as fait pour moi.
 
Elle a vécu l’horreur et lui, en gros égoïste qu’il a été, n’a pas été foutu de la soutenir correctement… Et lorsqu’il se rappelle à quel point Daya a été patiente, bienveillante, tendre avec lui, Josef a presque honte d’avoir été cet homme détestable qu’il a pu être.
 
- Et j’veux plus jamais te voir partir, putain.  
 
Un cri du cœur. Du corps aussi. Jamais cette femme ne lui avait autant manqué.


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MessageSujet: Re: 'Cause I don't wanna lose you now Ft Josef Mar 15 Mai - 4:20



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Daya and Josef



'Cause I don't wanna lose you now


Ces quelques jours sans lui, lui avait donné une vraie chance de faire le point, de prendre du recul sur ce quotidien qui avait véritablement commencé à la bouffer et ça n'était pas seulement le désarroi de son petit ami qui était en cause, même s'il était l'élément principal de ses inquiétudes et de sa propre colère. Parce que la conclusion à laquelle l'indienne était venue et bien que ça ne soit là qu'une facette totalement partielle de l'ensemble du problème, c'est qu'elle avait clairement une part de responsabilité dans le problème qu'ils rencontraient, dans cette scène qui les avait conduit à prendre du temps à part. Elle n'avait pas vraiment su voir qu'il avait besoin de temps, elle avait peut-être oublié celui qu'il lui avait elle-même fallu pour se faire à l'idée que son père n'était plus là, parce que les années s'étaient écoulées et que le temps avait calmée sa douleur, mais il en était loin et elle lui avait mis une pression dont il n'avait pas besoin sur les épaules, pourquoi ? Parce qu'elle n'arrivait pas supporter l'image qu'il lui renvoyait ? C'était passablement égoïste quand bien même ça partait clairement d'une intention au fond  « T’as pas à t’excuser, la personne qui a merdé ici c’est moi, pas toi. Les épaules de la jeune femme se relâchent et elle penche la tête sur le côté avec un air oscillant entre une espèce de mélancolie et un soulagement évident.   Elle n’est pas tout à fait d’accord en réalité, mais elle apprécie de voir qu’il n’est plus dans un déni aussi ferme et aveugle que lors de leur dernière conversation. Lou était une de mes amies les plus proches, mais ça ne justifie pas le fait d’avoir été le sale con que j’ai été avec toi. Bon ça par contre elle lui accorde quand même, il lui avait sortie des trucs pas très très jolis qui l’avaient vraiment blessée ce soir-là et si elle essayait de relativiser et de prendre en compte que c’est en partie la colère qui avait parlé à sa place, elle ne pouvait quand même pas s’empêcher de se demander quelle part de vérité elle devait y trouver. Le regard du pompier se fait insistant comme pour l’empêcher d’argumenter à l’encontre de ce qu’il dit, ce que dans l’immédiat elle ne compte de toute façon pas faire. Tu méritais pas que je te traite comme de la merde, comme je l’ai fait. J’étais pas tout seul a en chier, toi aussi t’avait ta part d’emmerdes avec Taylor et le taff et j’ai pas été foutu d’être présent parce que j’arrivais pas à me sortir de cette…merde. Et là en l’instant ça lui semble pourtant ne plus revêtir l’importance grandiloquente que cela avait lorsqu’elle avait claquée la porte sur lui, évidemment ça en a toujours, ce serait trop facile et c’était là des sujets bien trop importants et qui l’impactait fortement, mais elle est un peu plus tournée vers le futur que vers le passé et le moment où elle avait eu besoin de lui pour faire face au geste de Taylor et au sien ce soir d’hiver était passé et révolu à présent, ça venait malheureusement un peu trop tard.

J’suis désolé Daya. Il dépose une main sur sa joue et la laisse glisser contre sa nuque  Vraiment. J’voulais pas te blesser, pas après tout ce que t’as fait pour moi. Et j’veux plus jamais te voir partir, putain. La jeune femme vient appuyer sa main contre celle de son amant qui sur sa nuque provoque des picotements agréables et lui adresse un sourire un peu ternie. Ses doigts se referment sur cette dernière et l'oblige à rompre ce contact pour pouvoir la porter à ses lèvres et déposer un baiser dans le creux de sa paume. - Je sais. Finit-elle simplement par dire alors, qu'elle garde la main du pompier contre elle. Et je sais que tu m'as dit tout ça de cette façon sur le coup de la colère, mais je pense pas pour autant que tout sortait de nulle part...et...si t'as des choses à me reprocher je préférerais le savoir. Parce que cette conversation ne serait de toute façon pas facile de bout en bout alors, autant tout y mettre une bonne fois pour toute et tenter si toutefois ça se présentait ainsi quand ils en auraient fini, repartir sur des bases solides. Le regard de Daya se baisse et elle observe ses mains une seconde avant de relever le regard vers lui. À commencer par Judith... Un silence de quelques secondes s'impose alors qu'elle le regarde avec intensité. Est-ce que tu vas me ressortir ce qui s'est passé avec elle à chaque fois qu'on va se disputer ? Parce que c'est pas juste de garder ca au-dessus de ma tête comme ça, je sais que ça t'as blessé crois moi je ne l'ai pas oublié. Ses doigts se resserrent un peu plus autour de ceux de Josef alors qu'elle continue à exprimer sa crainte. mais je me suis excusée, je me suis expliquée et y a pas grand-chose que je puisse faire de plus Jo...Et ça reste profondément blessant pour elle, parce qu’elle n’avait pas oublié tout ce qu’il lui avait dit ce soir-là, les traits peints sur son visage et les gestes qui allaient avec. Elle parle calmement et posément, essaye de lui faire comprendre que si la colère le pousse à la blesser aussi gratuitement que ça alors c’est un problème qu’il allait falloir résoudre pour leur bien à tous les deux. Ca te paraît peut-être être un détail dans tout ce qu’on a pu se dire la dernière fois, mais ca ne l’est pas pour moi… » elle secoue la tête à la négative alors qu’elle prononce ses derniers mots.
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MessageSujet: Re: 'Cause I don't wanna lose you now Ft Josef Jeu 24 Mai - 1:31

'Cause I don't wanna lose you now
EXORDIUM.
Rien que le contacte de ses doigts sur sa main lui provoque une douceur chaleur au creux des tripes, comble le manque ressenti depuis bien trop longtemps. Il se laisse faire, laisse Daya porter sa main à ses lèvres et se délecte du contact en silence.

- Je sais.

Il l’espère. Il y tient. Jamais il n’aurait pu s’imaginer ou même penser qu’il puisse lui balancer toutes ces saloperies à la gueule, gratuitement, quand elle essayait simplement de l’aider. Josef ne saurait même pas lui expliquer clairement, correctement, la raison de cette réaction écœurante. Le deuil est probablement la raison première de ce mal être qu’ol n’a pas voulu pendant longtemps s’avouer, restant camper sur ses positions, sur le fait que si, il se débrouillait très bien seul et que surtout, il allait bien. Il lui a fallu la menace d’une rupture pour qu’il admette la vérité.

- Et je sais que tu m'as dit tout ça de cette façon sur le coup de la colère, mais je pense pas pour autant que tout sortait de nulle part...et...si t'as des choses à me reprocher je préférerais le savoir.


Josef ne dit, se remémore la dispute même si honnêtement, il préfèrerait l’oublier, passer à autre chose mais le pompier sait qu’ils n’en sont pas là pour l’instant. Il ne lâche pas sa petite amie du regard, attendant non sans appréhension la suite.

- À commencer par Judith...

Forcément… parce que con a eu la stupidité de refoutre ça sur le tapis, sans vraiment savoir ni d’où, ni pourquoi. Surtout après tout le temps écoulé depuis. Ca n’avait rien à foutre dans la discussion qu’ils avaient eu ou plutôt dans cette dispute. Josef ferme les yeux, se passe sa main libre sur le visage.
Pour être honnête, il aimerait accélérer cette discussion, ne pas avoir à y faire face mais il sait aussi que ça fait partie du processus pour que tout rentre dans l’ordre, pour la récupérer. Tout mettre à plat pour mieux recommencer leur relation.

- Est-ce que tu vas me ressortir ce qui s'est passé avec elle à chaque fois qu'on va se disputer ? Parce que c'est pas juste de garder ca au-dessus de ma tête comme ça, je sais que ça t'as blessé crois moi je ne l'ai pas oublié. mais je me suis excusée, je me suis expliquée et y a pas grand-chose que je puisse faire de plus Jo...

- Je sais.

Et cette fois, il ne sait pas quoi dire de plus. Quoi lui dire d’autre.

- Ca te paraît peut-être être un détail dans tout ce qu’on a pu se dire la dernière fois, mais ca ne l’est pas pour moi…

- J’comprends.

C’était d’une méchanceté gratuite qu’il ne se connaissait pas. D’autant que ça n’avait rien à voir avec la discussion, avec la dispute qui a éclaté ce jour-là. Que ça n’avait rien à foutre entre eux à ce moment-là. Il cherche ses mots, le pompier essaie de trouver de quelle façon il pourrait le mieux expliquer cette lâcheté de sa part que de se cacher derrière les erreurs de sa petite amie.

- J’ai pas d’explication concrète, ni de raison particulière parce que ça n’avait certainement rien à foutre là.

Être aussi transparent et surtout ne se cacher derrière aucun faux semblant est bien plus compliqué qu’il ne l’aurait imaginé. Il ravale une première fois ses mots, tapote du bout du doigts la main de Daya qu’il tient dans la sienne.

- Je crois que sur le moment ça me paraissait injuste que tu me reproches autant les risques qu’engendre mon job quand tu as été prête à faire tout ça pour le tient.

Et les fragments de dispute lui reviennent plus clairement. Difficile de se souvenir de tout parmi cette immonde colère qui lui donnait l’impression qu’une bestiole lui rongeait les os.

- C’était clairement pas le bon exemple à te balancer à la tronche mais là, vraiment, c’était sous le coup de la colère. Comme si j’pouvais me cacher derrière ça pour justifier certaines choses. Il grimace, garde son regard planté dans celui de Daya, bourré d’excuse. Je ne te le reproche plus, tu m’as déjà expliqué, justifié tout ça et je suis désolé d’avoir été aussi … bas. Mais sur l’instant, ça me paraissait injustifié de m’en prendre autant dans la gueule alors que ton métier aussi comporte son lot de risque.

En bref, il a merdé. S’est servi lâchement et à la première occasion de cette situation pour se camoufler derrière comme si ça justifiait ses propres actes.



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