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 not drunk

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MessageSujet: not drunk   Mar 8 Mai - 14:21





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Il entend quelque chose biper et ouvre un œil sur le décor, plongé dans une semi obscurité. En fait, la seule source lumineuse de la pièce où Kurtis se trouve est un moniteur. Il observe les lignes qui ondulent, de couleurs différentes. Hôpital, se dit-il. Et le motard a raison. Il ignore ce qu’il fait là mais ne se pose pas vraiment de question. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il est en sécurité. Chaque fois qu’il s’est trouvé dans une chambre comme celle-ci, il a été pris en charge, soigné et rien de mal ne lui ait jamais arrivé. On l’a aidé à aller mieux chaque fois et, c’est sur cette pensée rassurante que le grand brun referme les yeux et replonge dans un sommeil sans rêve.

Lorsqu’il ouvre à nouveau les yeux, il ne fait plus face au moniteur mais il fait toujours aussi sombre. Le bip reprend, lointain. Son regard se pose sur une silhouette familière, installée dans un fauteuil de cuir tellement abimée que la mousse en ressort à certains endroit. Judith, reconnaît-il. Elle dort, une veste en cuir passée sur ses épaules, emmitouflée dans son manteau. C’est ma veste, pense-t-il, quelques instants avant de sombrer à nouveau dans l’inconscience, sans s’inquiéter de rien, toujours bercé par cette sensation qu’il est en sécurité.

Quand il ouvre les yeux pour la troisième et dernière fois, il fait de nouveau face au moniteur qui recommence à biper. C’est moi qui fait ça, réalise Kurtis qui n’en est pas à son coup d’essai. Ce n’est pas à cause d’une accélération de son rythme cardiaque ou quoi que ce soit de ce genre. C’est juste qu’il a bougé et déplacé le capteur relié à son doigt. Il veut lever son bras vers lequel il berce son regard mais réalise très vite qu’il n’en est pas capable. Il entend quelque chose cliqueter et ses yeux clairs se posent sur la menotte qui le maintient attaché au barreau de son lit médicalisé.
« C’quoi c’te merde ? » bredouille-t-il en tirant un peu dessus, plus intrigué qu’autre chose pour le moment.
Il a du mal à emboiter les pièces du puzzle face auquel il se trouve, métaphoriquement. Il se souvient être entré dans le Crash, avoir été saluer Judith et avoir commandé un verre au bar qu’il a avalé cul sec, ensuite… Ensuite rien du tout. Ensuite le moniteur. L’hôpital. Il s’est réveillé à l’hôpital et il se souvient que ça ne l’a pas inquiété plus que ça. Ca aurait dû pourtant.
Il se tourne vers son autre bras et réalise que celui-ci n’est pas menotté, simplement perfusé au niveau du pli du coude. Il s’apprête à jurer de nouveau lorsqu’il réalise que, dans le coin de la pièce, Judith est toujours là, plongée dans un sommeil apparemment profond. Elle ronfle doucement. Enfin respire fort, comme les filles préfèrent dire…
Kurtis se redresse et examine le reste de son corps. Rien. Il ne s’est pas fait poignarder, ni tirer dessus. Bien. Son front lui fait cependant un peu mal et il plie doucement son bras perfusé pour y toucher. Il grimace. Il a une belle bosse et des points de suture apparemment, qu’il peut sentir sous ses doigts un peu gourds. A part ça, il se sent plutôt pas mal. Il n’a pas la tête qui tourne, pas la dalle et pas non plus la gueule de bois à laquelle il s’est habitué ces derniers temps. Il se sent presque en forme pour la première fois depuis longtemps en fait.

Dans les couloirs, il entend le brouhaha qu’on s’attend à capter dans un hôpital. Surtout un de la taille de celui de Chicago, qui ne semble jamais désemplir. Il jette un œil sur la solution glucosée qui est rattachée à son bras puis une fois de plus à la menotte qui entrave ses mouvements. Il grimace, tique, s’agace et tire encore dessus. Cette fois, le bruit provoque du mouvement du côté de Judith qui émerge de son sommeil. Il soulève le drap qui le recouvre, surmonté d’une épaisse couverture et constate avec agacement qu’il porte une tenue règlementaire et pas ses propres fringues.
« C’quoi c’bordel Jude ? » demande-t-il à la jeune femme sitôt que leurs regards se croisent, sur le ton du reproche, comme si tout ça était de sa faute. « Qu’est-ce qu’on fout là ? Pourquoi j’suis attaché ? »
Il lui parle d’un ton plus agressif qu’il ne l’aurait voulu. La vérité, c’est qu’il commence un peu à angoisser. Il ne se souvient de rien et se réveiller à l’hosto n’est jamais synonyme d’une bonne nouvelle. Et s’il était arrivé quelque chose au Crashdown ? Mais il y a plus de chance qu’il se soit simplement battu alors qu’il était ivre et se soit frotté à un adversaire plus fort que lui, ou une connerie de ce genre là. D’où le pansement et la méthode de contention…    



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MessageSujet: Re: not drunk   Lun 14 Mai - 19:20




not drunk

asshole

« Personne est gentil avec moi Judith, t'as vu ?
— Ah oui ? Les bras croisés, le regard blasé, je l’observe complètement bourré essayer de se barrer, se faire rembarrer, bougonner, se rallonger, se redresser pour grogner et se faire recoucher immédiatement. Je pousse un large soupir, lève les yeux au ciel, lui jette un regard bourré de reproches. J’y peux rien c’est pas de ma faute, en plus de m’avoir vomis dessus, m’avoir fais traversé le parking et revomi dans ma voiture il fait son casse-couille depuis qu’ils ont réussi à le faire émerger.
— Mon avis c’est qu’ils auraient du te laisser pioncer. Je parle à voix basse, marmonne dans ma barbe en attendant à ses côtés. Ça a au moins le mérite de faire sourire l’urgentiste qui m’adresse un sourire. Je lui rends à moitié, fatiguée par tout ce bordel.
— Hin ? Kurtis m’alpague. T’as dis quoi ?
— J’ai dis : rectangle, amérique, mégaphone. Je me penche un peu, parle plus fort, articule à outrance. Il m’observe avec un air complètement paumé, semble vouloir lever les yeux au ciel ou je sais pas quoi puis se laisse retomber dans le fond du brancard. Un nouveau soupir de ma part, j’observe les lieux. Je me dis qu’il manque plus que l’autre blondasse peroxydée qui visiblement a eu son diplôme dans une pochette surprise et ma soirée sera faite, jusqu’au bout, 20/20, bravo pour Judith qui avait largement d’autres plans pour cette soirée que se faire vomir dessus, gagné un lavage de bagnole et une nuit aux urgences. En tout cas, le type qui s’occupe de Kurtis a au moins gagné cinq minutes de fun, y’en a au moins un qui kiffe à moitié sa soirée.
— On va l’emmener pour le perfuser…
— nan !
La ferme Kurt. Je grogne, je sais que je devrais me calmer mais je fais déjà mon possible pour garder mon sang-froid alors qu’il est relativement énervé déjà lui-même. C’est la fatigue qui joue pour beaucoup, c’est pas franchement une soirée exemplaire. Ok, je vais fumer est-ce que vous auriez la gentillesse de me prévenir quand je peux rentrer dans la chambre ?
— Pas de problèmes.
— Merci. Je me tourne vers Kurtis. Tâche de pas trop faire le relou. » Et m’éloigne du brancard, me saisit de mon manteau, Thomas a eu la politesse de me le ramener avec mon sac à main, donc… Je prends une cigarette, sors des urgences et me mets en tête de me vider la tête quelques longues minutes. Calée contre un poteau en béton peint en blanc pour l’institution hospitalière, je regarde mon portable et hésite un moment à prévenir Max au final, maintenant qu’on y est, que la situation s’est calmée et que Kurtis est pris en charge, j’ai pu réfléchir et me dire qu’après tout je vois pas pourquoi je l’ai pas prévenu. C’est un peu con de ma part, j’ai réagi sur l’instant j’ai pas réfléchis. Je me suis laissée embarquée par l’urgence de Joleen. Je hausse les épaules, jette mon premier mégot pour en fumer une deuxième. Il va me falloir un café pour tenir une partie de cette nuit de l’enfer.

Le temps passe, le froid fait son affaire (je rappelle que je suis toujours en short et soutif en fait, hin il faut le dire, à la lumière des néons de l’hôpital je détonne pas mal avec l’habit standard blanc et informe. Moi on voit 95% de ma peau sous mon gros manteau de fausse fourrure) ; alors je rentre, et alors que je reviens dans le couloir qui borde la chambre de Kurtis, j’entends du grabuge. Je peux pas rentrer mais visiblement Kurt fout le bordel. Je passe une main sur mon visage, décide de me planter dans une des chaises inconfortables attachées au mur et pousse un soupir avant de plonger mon visage dans mon manteau.

« Madame… Madame Williams ?
— Hm ? Je me suis assoupie. L’urgentiste de tout à l’heure me sourit, me secoue gentiment par l’épaule et me fait sursauter au passage (je déteste être prise par surprise, merci les gars du parking Smile ), et je me redresse, jette un regard à ma montre. Je me suis endormie un petit quart d’heure à peine.
— Vous m’avez demandé de vous prévenir quand vous pouviez voir votre ami.
— Ah… ah oui… merci. Je me redresse, étire mon dos, me relève et vais pour entrer dans la chambre mais m’arrête juste avant. Il a été difficile, n’est-ce pas ?
— Disons qu’on a du prendre des mesures pour l’empêcher de se barrer. Ne vous étonnez pas qu’il soit attaché au lit.
— Ah. Bon, désolée monsieur. Il se contente de me sourire et me montre le fond du couloir.
— Le distributeur de café est là-bas, au fait. Vous parlez dans votre sommeil. Et il s’en va. Je pousse un soupir et rentre enfin dans la pièce pour trouver Kurtis en train d’essayer de partir encore et effectivement, il est menotté. Il se balance d’avant en arrière comme un couillon, en train de grogner, il dit en boucle qu’il veut se barrer de plein de manières différentes.
— Bah tu vois finalement t’as du vocabulaire, Kurt. Il s’arrête, cinq secondes, me regarde, puis recommence son manège. Est-ce que ça va ? Je me suis approchée, cherche à voir comment il va mais la réponse est attendue :
— Non. J’veux partir.
— Bah non va falloir te reposer. Allez. J’appuie sur son épaule pour le caler au fond du lit et puis vais m’écraser dans le fauteuil en cuir après avoir récupéré sa veste au passage. Parce que 3cm2 de paillettes dorées ça réchauffe rien. Kurtis grogne mais je suis trop crevée pour y faire vraiment attention. Je cale ma fourrure autour de moi et la veste de Kurtis sur mes épaules ; j’attends qu’il s’endorme, au bout d’un long moment, il le fait en râlant. C’est seulement quand je suis sure qu’il est endormie que je me tourne sur le côté et me laisse moi aussi glisser dans le sommeil qui me pèse sur les épaules depuis mon arrivée aux urgences.

ø

Les lumières sous mes paupières s’éclaircissent, j’entends un bruit de tissu qui bouge, l’odeur de l’antiseptique qui me revient au nez. Je me rappelle doucement que je suis à l’hôpital et me force donc à émerger.
Je me redresse dans le fauteuil en cuir dans lequel j’ai pas bougé et du coup ma peau a un peu collé, c’est désagréable. Je pousse un soupir, relève la tête, passe une main sur mon visage pour écarter les mèches de cheveux et baille longuement. C’est dur. Mais je suis là maintenant je suis redressée, mes pieds touchent désormais le sol et je croise le regard de Kurtis.

« C’quoi c’bordel Jude ? Je fronce les sourcils, l’observe, il s’agite, a enlevé le tissu sur lui, regarde autour de lui et il a l’air paumé. Qu’est-ce qu’on fout là ? Pourquoi j’suis attaché ? Je me redresse, pousse la veste et le manteau que je lâche dans le fond du siège et me rapproche de Kurtis, croise les bras, m’appuie contre le lit.
— Calme toi, t’inquiètes pas, respire. On est là parce que t’as trop bu hier soir et que t’as fais une sorte de coma, tu t’es effondré dans les toilettes. Joleen t’as trouvé et c’est moi qui t’ai emmené ici. Je fais une pause, il a vraiment une sale tête de boudin. T’es attaché parce que t’as fais la misère aux urgentistes et que t’as voulu te barrer pendant tout l’examen, c’est tout, pas de flics rien, t’inquiètes. Mais pour l’instant comment tu te sens, Kurt ? Tu te souviens de quelque chose ? »


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MessageSujet: Re: not drunk   Mer 16 Mai - 16:17





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Il la suit du regard alors qu’elle s’approche du lit, ses bras croisés sur sa poitrine, une moue qui ne lui dit trop rien sur le visage. Elle a l’air partagée entre l’agacement et l’inquiétude et ça n’est jamais bon… Quand elle a cette tête là, ça veut généralement qu’il a merdé en parole ou en action et qu’elle en vient à se faire du souci. Elle lui fait savoir qu’il doit rester calme et qu’ils sont là effectivement parce qu’il a trop bu la veille. En revanche, cette histoire d’effondrement dans les WC lui paraît un peu… Un peu trop honteuse pour qu’il puisse l’accepter comme étant la stricte véritée. Kurtis décide qu’elle n’a pas toutes les informations en mains ou bien qu’elle ne veut pas être tout à fait honnête avec lui et lui cache un truc. On l’a forcément attaqué ou quelque chose de ce genre ! Il ne se serait pas juste "effondré dans les toilettes", ça n’a aucun sens. C’est vrai qu’il ne s’est pas senti très bien quelques fois ces derniers temps, s’est endormi à des moments improbables (genre sur les chiottes) mais ça n’a rien à voir avec ce qui est en train de se passer, là, tout de suite. Il est à l’hôpital nom de Dieu !
« T’es attaché parce que t’as fais la misère aux urgentistes et que t’as voulu te barrer pendant tout l’examen, c’est tout, pas de flics rien, t’inquiètes. Mais pour l’instant comment tu te sens, Kurt ? Tu te souviens de quelque chose ? » enchaine-t-elle alors qu’il tente d’assimiler tout ce qu’elle vient de dire.

Il la fixe, sonde son regard, essayant d’y trouver la preuve de son mensonge. Elle essaie de le manipuler, comme le ferait Meghan. Alors il va la fixer, comme il le fait avec Meg, jusqu’à ce qu’elle se trahisse. Sauf qu’elle ne se trahit pas vraiment. Elle lui signale bien qu’il est flippant à la fixer comme ça, lui redemande, un peu inquiète, s’il se sent bien et Kurt capitule. Il tique, soupire et tire encore sur la menotte qui le maintient attaché à la barrière de son lit.
« C’ n’importe quoi » décrète le motard en ponctuant sa remarque d’un nouveau soupir qui fait gonfler ses joues. « T’ peux me l’dire si j’me suis battu ou quoi ! Même si…’fin même si j’ai perdu comme une merde et tout j’m’en fous ! Mais ton truc de toilettes, c’est débile » lui fait savoir Kurtis sur le ton de celui à qui on ne la fait pas.
Elle commence à protester mais il n’a pas envie de l’entendre.
« Laisse tomber Jude. S’tu veux pas m’dire, m’dis pas mais va chercher quelqu’un pour m’retirer c’ truc là ! »
Elle le dévisage et Kurtis devine qu’elle aimerait lui en coller une et lui faire savoir de quel bois elle se chauffe. Il baisse les yeux pour faire amende honorable et se force à rouvrir la bouche pour grogner un « S’te plait ».
Toute cette situation est affreusement gênante et il déteste être dans l’ignorance la plus totale. Il ne se souvient de rien. Ni de ce qui l’a conduit ici, ni comment il s’est retrouvé dans cette tenue d’hosto de merde, ni rien du tout ! Ca le rend dingue.  
Et puis il y a un autre détail qui l’angoisse un peu… Le fait que Judith ait mentionné Joleen. Joleen qui l’aurait apparemment trouvé dans les toilettes – selon la version de la serveuse. Il voudrait l’interroger à ce sujet mais n’ose pas encore, par peur de ce qu’elle aurait à répondre. Et Max ? Max doit être furieux après lui s’il n’a pas terminé son shift et s’il s’est fait remarquer au Crash… Il risque de perdre son job. Peut-être même sa place dans le club. Il est déjà sur la sellette après ce qui est arrivé avec Reese et il ne peut pas se permettre de décevoir qui que ce soit une fois de plus.

Judith finit par s’éloigner pour aller chercher quelqu’un. Kurtis en profite pour observer la pièce, cherchant ses affaires du regard. Mais il ne voit ses fringues nul part (enfin il sait où est passé sa veste mais c’est tout). Où est son portable ? Où est son portefeuille ? Il finit par repérer ses chaussures dans un placard laissé entreouvert. Il contient aussi un sac poubelle qui a l’air plein. Oubliant qu’il est attaché à son lit, il tente de se lever et fait cliqueter les menottes.
« Putain d’chierie d’merde » s’agace-t-il en espérant vivement que ces connards n’aient pas foutus ses affaires dans un putain de sac poubelle !
Judith revient à ce moment, accompagnée d’un type qui échange quelques mots avec elle, un sourire aux lèvres. Un sourire de dragueur de merde qui agace Kurtis. Le doc lui adresse finalement son attention et un sourire. Pas un sourire de dragueur, un sourire d’enculé, méprisant. DU moins du point de vue de Kurtis…
« Bonjour Monsieur Hawkins. Vous vous souvenez de moi ? »
« Non » crache-t-il du bout des lèvres, n’ayant aucune envie de lui adresser la parole. Tout ce qu’il veut, c’est qu’on lui retire ce foutu truc pour qu’il puisse se tirer vite fait, bien fait d’ici.
« Je me doutais que ce serait le cas. Je suis le Docteur Pratt. C’est moi qui me suis occupé de vous à votre arrivée aux urgences il y a…à peu près quatre heures. Vous vous souvenez de quelque chose ? »
« Non. »
« Vous ne savez pas ce que vous faites ici ? »
Kurt ne prend même pas la peine de répondre. IL a l’impression que le type essaie de l’humilier, de le faire se rendre ridicule devant Judith qui se tient à ses côtés, les bras croisés à nouveau.
« Bon. Vos amis vous ont déposés dans notre service sur les coups d’une heure du matin. Vous étiez dans un drôle d’état… »
« Drôle, hein ? »
« Non, je ne dis pas que vous étiez drôle, je… »
« Ouais, j’ compris c’que vous vouliez dire. Moi c’que j’veux c’est qu’vous r'tiriez c’truc là » tique Kurt en désignant son poignet.
« Malheureusement, je ne dispose pas de la clé. Mais j’ai prévenu l’agent de sécurité qui vous a équipé de ce beau bracelet et il ne devrait pas tarder » lui sourit encore le Docteur Connard.
« Alors z’ êtes là pour quoi ? M’faire la causette ? »
« Je peux faire ça aussi, mais je suis là pour m’assurer que vous vous portez bien. Enfin mieux que tout à l’heure, quand j’ai fait votre connaissance. Vos analyses ne sont pas fameuses, Monsieur Hawkins… »
« On s’en fout. »
Et c’est là que Judith s’en mêle enfin, certainement lassée par son attitude.


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MessageSujet: Re: not drunk   Sam 19 Mai - 21:22



not drunk

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« C’n’importe quoi. Je lève les yeux au ciel, typique, et lui gonfle ses joues, typique bis. Il fait ça quand il est soulé. T’peux me l’dire si j’me suis battu ou quoi ! Même si…’fin même si j’ai perdu comme une merde et tout j’m’en fous ! Mais ton truc de toilettes, c’est débile
— Hein ? De un il me parle pas correctement, de deux : mais qu’est-c’que tu…
— Laisse tomber Jude. S’tu veux pas m’dire, m’dis pas mais va chercher quelqu’un pour m’retirer c’truc là ! Je me retiens très, très fort de lui coller ma main au visage histoire de le réveiller un peu et de lui faire comprendre de pas me prendre ni pour une conne ni pour une menteuse mais je me contente de froncer les sourcils, et l’observer avec un air qui transpire l’agacement. Bah voilà, voilà c’qu’on récolte à s’inquiéter pour quelqu’un, maintenant il pense que je me fous de sa gueule. S’te plait. Une nouvelle fois, je lève les yeux au ciel et finis par m’éloigner pour aller effectivement chercher un des urgentistes qui s’est occupé de Kurt tout à l’heure. Et je croise celui qui me sourit bien et qui kiffe mes blagues.
— Excusez-moi, mon ami s’est calmé, il vient de se réveiller… Vous pourriez venir voir un peu tout ça avec lui ?
— J’arrive tout de suite.
— Merci. Il dépose un truc sur un comptoir, discute avec une nana de l’hôpital puis revient vers moi, décidé à venir s’occuper de Kurtis.
— Comment il a l’air d’aller ?
— Très bien, toujours aussi casse-pied, j’imagine que ça veut tout dire. L’urgentiste laisse une nouvelle fois échapper un petit rire, puis pousse la porte, m’invite à entrer avant lui et je lui souris pour le remercier. On s’approche de Kurt qui n’a toujours pas l’air ravi d’être là, c’est magique, on va encore passer un bon moment je le sens.
— Bonjour Monsieur Hawkins. Vous vous souvenez de moi ?
— Non. » Ça commence bien et ça continue encore mieux. Je croise les bras, observe Kurtis avec plus en plus de honte alors qu’il met vraiment beaucoup de mauvaise foi, décide de ne rien répondre de correct au type censé s’occuper de lui, décidé de faire chier son monde depuis le moment où il est arrivé ici visiblement. Je passe une main sur mon visage, soulée, pousse un soupir puis revient faire claquer ma main sur mon bras pour l’enfoncer et les recroiser. Je l’écoute grogner comme un gros relou alors que le type essaie de l’aider, reste poli, lui sourit tranquillement. Il a du en voir passer et donc il a de la patience, mais moi mon stock est limité, j’ai dormi certes mais mal et je suis crevée de ces conneries en plus de m’inquiéter pour lui comme une conne.

« Vos analyses ne sont pas fameuses, Monsieur Hawkins…
— On s’en fout. Je pousse un large soupir et cette fois ça me gonfle.
— Ça suffit Kurt, tu commences à m’gonfler là. Je lui colle un coup de poing léger dans l’épaule, si ça lui fait pas mal ça le fera chier, ça l’énervera, peu importe je cherche pas une bonne réaction de sa part en faisant ça mais ça suffit, il veut faire chier son monde ? BIEN ! Je crois qu’il a oublié à qui il avait affaire, en terme de chiantise, j’ai mon lot donc ça va le faire. T’es sur que tu veux faire ton casse-couille ? t’es vraiment sur ? Je hausse les sourcils. Parce que me pousse pas à te raconter là maintenant en long, en large et en travers la soirée, que dis-je, la nuit que tu viens de me faire passer, d’accord ? Alors tu la boucles et t’écoutes ton médecin. Il va pour ouvrir la bouche mais je lève la main. Tu la boucles, j’ai dis. Cette fois je laisse tomber tout idée d’être gentille, j’en ai ma claque. Alors j’adresse mon attention à l’urgentiste qui ne bronche pas.
— Y’a quoi avec ses analyses ?
— Monsieur Hawkins a de nombreuses carences, il va pour me tendre la feuille mais j’y connais rien alors je le stoppe direct. Avec un fort taux d’alcoolémie, il redonne son attention à Kurtis, comment vous vous nourissez Monsieur ? Et à quelle fréquence et quelle quantité en moyenne vous ingérez de l’alcool ? Je pose mon regard sur le KOS dans le lit d’hôpital. Je suis pas sure que mon speech l’ait poussé à se détendre, à se calmer ou à vouloir faire preuve de bonne volonté. Il reste silencieux et ne décide visiblement pas à participer à la conversation alors, tant pis, je vais utiliser une des cartes que j’ai en main.
— j’t’ai couvert auprès de Max, Kurtis. Ok ? Alors si tu veux pas que je revienne sur les conneries que je lui ai racontées, réponds. »


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MessageSujet: Re: not drunk   Lun 21 Mai - 11:17





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Kurtis encaisse le coup de poing sans trop broncher. De toute façon qu’est-ce qu’il pourrait bien faire ou dire ? Son poignet droit est menotté au lit et son autre bras est perfusé et lui fait un peu mal dès qu’il le bouge. C’est pas comme s’il comptait lui taper dessus ou quoi de toute façon… Et puis elle a cette tête qu’elle fait quand elle est VRAIMENT énervée contre lui. La tête de la fille à qui il faut pas essayer de voler dans les plumes si on ne veut pas supporter un discours de trois kilomètres, chiant à souhait. Et la dernière chose dont Kurt a envie, là tout de suite, c’est d’avoir à supporter un des monologues moralisateurs de Judith La Reloue Je-Sais-Tout…
Il se contente d’un regard courroucé alors qu’elle le menace de lui faire le récit de la soirée qu’il vient de lui faire passer. La vérité c’est que, sans même savoir ce qu’il a vraiment fait, il se sent stupide, coupable et honteux. Il faudra qu’il sache jusqu’à quel point il s’est rendu ridicule à un moment mais pour le moment, tout ce qu’il veut, c’est pouvoir se tirer d’ici.
Il veut le lui faire savoir, mais elle lui fait comprendre d’abord en levant sa main vers lui puis en le formulant clairement, qu’il doit fermer sa bouche et écouter. Il se renfrogne, soupire à nouveau et capitule. Pour l’instant. La serveuse redonne la parole au médecin qui adresse un petit signe de tête à Jude en guise de remerciement pour son intervention, puis reprend. Ca agace Kurtis. Prodigieusement. Pourquoi est-ce qu’il lui parle à ELLE, comme s’il était pas foutu de comprendre ? Il s’est jamais senti aussi lucide ces derniers temps et il est capable de comprendre ce qui lui arrive ! Il sait ce que c’est des carences, il n’est pas complètement débile !
Le médecin finit par se tourner vers lui pour lui poser une question de merde. Kurtis a juste envie de lui cracher au visage… Mais s’il fait ça, il va en entendre parler durant des jours et ne sera sans doute pas libéré de sitôt de sa menotte. Il serre les dents, prend sur lui et attend que sa colère passe pour rouvrir la bouche.

Mais avant qu’il en ait eu l’occasion, Judith reprend la parole.
« J’t’ai couvert auprès de Max, Kurtis. Ok ? Alors si tu veux pas que je revienne sur les conneries que je lui ai racontées, réponds. »
« Hein ? » s’agace-t-il, les sourcils froncés dans une expression d’abord curieuse, puis coléreuse. « Mais m’couvrir d’quoi putain ? J’t’ai rien d’mandé moi ! J’demande jamais rien à personne et on vient m’emmerder ! »
« Monsieur Hawkins, je vais vous demander de garder votre calme et… »
« Tu m’demandes rien toi ! J’te connais pas, OK ? J’suis pas obligé d’répondre à vos questions d’merde, j’veux sortir de là et j’ai droit ! J’ rien fait d’mal alors vous pouvez pas m’garder ici, c’tout ! »
« Je vois déjà deux personnes à qui vous avez causé du tort, rien que dans cette pièce, Monsieur. Cette jeune femme qui s’est fait beaucoup de souci et vous-même. Vous aviez plus de quatre grammes d’alcool dans le sang, je ne sais pas si vous réalisez ce que ça représente. Vous pourriez être allongé sur un tout autre genre de table à l’heure actuelle. Je parle d’une des tables de la morgue. »
« N’imp ! »
« Ca arrive tous les jours pourtant. Et si vous aviez pris le volant, comm… »
« J’ai pas pris le putain d’volant ! Foutez-moi la paix ! Cassez-vous ! » s’emporte Kurtis qui cette fois élève la voix, les fusillant tous deux du regard en tirant avec plus de force sur la menotte qui le maintient coincé dans le lit. Judith hausse le ton aussi mais il ne l’écoute pas. Il est trop furieux et occupé à essayer de se libérer. Il se fait mal. Sa main, sur laquelle il tire avec force se violace et la peau fragile de son poignet commence à s’entailler.
Il capte vaguement que le médecin demande à Judith de sortir et de le laisser gérer mais la serveuse fait un peu de résistance. Finalement, un gars de la sécurité arrive, en même temps qu’une infirmière qui passe sa tête dans la pièce pour voir ce qui s’y passe. Le médecin lui demande d’emmener Judith avec elle. Kurtis se retrouve trop occupé avec le type de la sécurité pour vraiment prêter plus d’attention à ce qui se passe un peu plus loin entre son amie et l’infirmière.
« Calmez-vous. »
« J’suis calme putain ! J’veux juste partir ! »
« Nous ne pouvons pas vous laissez repartir tant que vous présenterez un danger pour vous ou pour… »
« Mais QUEL danger putain d’chierie d’bordel de MERDE ? » s’agace Kurtis qui ne sait plus comment prouver à tous ces connards qu’il n’est pas le serial killer qu’ils pensent apparemment qu’il est.
« Calmez-vous et ensuite on pourra parler. Si vous n’arrêtez pas ça, je vais vous sédater, c’est tout ce que vous allez gagner. »
Kurtis sonde son regard et décide de le croire sur parole. S’il n’arrête pas de se débattre, le type va l’assommer à coup de calmant et il ne sortira jamais de là. Alors, prenant sur lui, le motard arrête d’essayer de se débarrasser de sa menotte. Il prend de longues inspirations, puis hausse les épaules et secoue la tête, affichant une expression signifiant : Bon j’suis calme maintenant alors vous attendez quoi pour m’aider ?

« Bien… » soupire le médecin en jetant un coup d’œil au gars de la sécurité, sur ses gardes, pour lui faire comprendre qu’il pourra se passer de ses services pour l’instant. « Vous êtes prêt à répondre à quelques une de mes questions ? »
« J’veux partir. »
« J’ai compris. Vous avez été très clair à ce propos… Mais avant de vous laissez partir, j’aimerai être certain de ne pas vous retrouver ici sur mon temps de garde. Je suis désolé de vous l’apprendre, Monsieur Hawkins, mais vous n’êtes pas mon patient préféré. »
Kurt soutient son regard, sans esquisser le moindre sourire. Il voit bien que le mec essaie de détendre un peu l’atmosphère tendue, mais il n’a pas de temps pour ça.
« Bon, comme je vous l’ai dis, quand vos amis vous ont déposés ici, vous aviez un taux d’alcoolémie très élevé. Ce qui explique votre chute et les points que j’ai dû vous faire » explique-t-il en désignant le front de Kurtis qui y porte sa main libre. « Ce qui explique aussi que vous n’ayez aucun souvenir des évènements. Je ne suis pas certain que quoi que ce soit vous revienne avec le temps. Mais vous avez sans doute l’habitude, non ? »
Kurt hausse simplement une épaule, le regard fuyant. Il n’a pas envie de s’attarder sur le sujet de ses pertes de mémoire. Effectivement, ça lui arrive de plus en plus souvent mais c’est son problème à lui, non ?
« Les résultats toxicologiques n’ont rien révélé de... »
« J’touche pas à ces conneries. J’suis pas un putain de junkie et j’suis pas non plus un alcoolique. Mon frère était alcoolique alors j’sais c’que c’est et c’pas ça, OK ? »
« Vous êtes un buveur occasionnel alors ? Vous célébriez quelque chose ce soir ? »
« Non, c’était… J’avais eu une grosse journée de boulot, OK ? »
« Vous travaillez dans quoi ? »

Et l'interrogatoire se poursuit encore, et encore, et encore. Kurtis n’en voit pas le bout. En même temps, il sait que s’il ne coopère pas un minimum, il ne pourra pas sortir de là et il a besoin de partir. Parce qu’en parlant de boulot, il doit prendre son service dans deux petites heures à peine et il veut avoir le temps de rentrer se doucher et enfiler des vêtements décents.  
« J’peux partir, c’est bon ? » finit-il par demander, poussant un soupir las.
Le médecin fait signe au flic raté de lui retirer la menotte maintenant qu’il est certain qu’il soit calmé et le type s’exécute. Dès que son poignet est libéré, Kurtis le masse vigoureusement. Il a un beau bleu et sa peau est égratignée à quelques endroit.  
« Je vais être honnête avec vous Monsieur Hawkins : je pense qu’il serait préférable que vous rencontriez un de mes collègues avant de nous quitter. »
« Quel collègue ? »
« C’est le Docteur Lockhart. Elle est dans nos services aujourd’hui. Je l’ai prévenue que… »
« C' quoi comme Doc ? » se renseigne Kurtis, soupçonneux.
« Exactement le genre auquel vous pensez. J’ai parcouru votre dossier et vous n’avez pas eu une année facile. On vous a poignardé le soir de la Saint Valentin si je ne m’abuse, et il y a eu ce passage quelques mois plus tard pour une coupure au niveau du poignet ? Vous étiez alcoolisé ce soir là également, d’après ce que je lis et vous vous êtes montré violent envers… »
« Ouais, c’ bon, j’sais c’que j’ai fait. C’tait un accident. »
« Peut-être que vous devriez faire quelque chose pour empêcher d’être victime de trop d’accidents de ce genre, Monsieur Hawkins. »
« Ouais, ouais, allez. J’peux avoir mes affaires maintenant ? »
« Je doute que vous puissiez les renfiler. Vous avez beaucoup vomi. Je vais voir ce que je peux vous trouvez, d’accord ? »
« Mouais… »
« Vous devriez présenter vos excuses à votre amie si elle est encore dans les parages… »
Kurt déglutit. Maintenant qu’il s’est un peu calmé et repense à la manière dont il a traité Judith… Une part de lui espère qu’elle se soit tirée. Comme ça il n’aura pas d’excuses à lui présenter. Comme ça il n’aura pas à affronter son regard dans les heures/jours à venir… Ce serait parfait. Le temps qu’elle oublie un peu… Comme si elle allait oublier tiens ! Elle va me faire chier avec ça pendant des MOIS !
« Je vais vous débarrasser de ça. »
Le médecin le débarrasse de sa perfusion et Kurtis refuse le pansement qu’il lui propose de mettre. L’homme n’insiste pas, certainement lassé par ce petit jeu. Il lui propose d’aller se rafraichir un peu dans la pièce d’eau en se levant doucement, et puis disparaît en lui promettant de revenir vite, suivi par le gars de la sécurité.

Kurt s’essaie à se lever une première fois mais la tête lui tourne un peu trop et il marque un temps d’arrêt, assis au bord du lit auquel il a été menotté. Il soupire, s’agace, jette un œil sur son poignet un peu bleui et se lève finalement, doucement. Il rejoint le placard où il a repéré ses affaires et trouve son portable avec son portefeuille. Il a  plusieurs appels en absence et un SMS de Thomas. Il s’apprête à le lire lorsque Judith revient dans la pièce.
Fait chier…
« J’pensais qu’tu s’rais partie » lui avoue-t-il alors qu’elle lui lance une tenue jetable d’infirmier, certainement remise par le médecin. Il sait qu'il devrait lui présenter des excuses mais ce n'est pas son truc, ça ne l'a jamais été. « I' veut que j'vois un psy ou j'sais pas quoi mais c'mort, j'te l'dis direct. On y va. S'tu veux pas m'ramené j'comprends, j'prendrai un taxi ou quoi, c' pas un souci. »  
Il ne veut pas qu'elle pense qu'il dépend d'elle ou quoi que ce soit de ce genre. Il n'a besoin de personne. Il gère.


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MessageSujet: Re: not drunk   Ven 25 Mai - 11:58



not drunk

asshole

« Hein ? Mais m’couvrir d’quoi putain ? J’t’ai rien d’mandé moi ! J’demande jamais rien à personne et on vient m’emmerder.
— Tu demandes rien à… ?
— Monsieur Hawkins, je vais vous demander de garder votre calme et… » Je suis outrée, de ce fait, le laisse se prendre la tête avec l’urgentiste qui a mille fois plus de patience que moi. Il demande rien à personne bah ouais, la prochaine fois on le laissera mourir dans son dégueulis c’est pas grave. Je devrais me barrer d’ici, chaque fois c’est partiel avec lui. Encore plus depuis quelques semaines où il est complètement instable, incapable de voir la vérité en face. La vérité c’est que ça m’énerve et je comprends la frustration qu’il pouvait avoir quand j’étais dans un état minable, l’été dernier. C’est exaspérant, agaçant, inquiétant. Ça me fait pousser un soupir, ma patience a déjà atteint ses limites mais je fais un effort colossal.
— J’ai pas pris le putain d’volant ! Foutez-moi la paix ! Cassez-vous !
— Bon c’est bon Kurtis, merde, arrête là ! Mais ça ne sert à rien. Quoi que je fasse, ça ne sert à rien. Il n’écoutera ni mon inquiétude ni ma colère, se contentera d’essayer de sortir, d’enlever les menottes de son poignet.
— Vous devriez sortir Madame.
— Non, c’est hors de question. Mais je suis têtue, et je ne le laisserais pas seul se faire du mal.
— Ça ne sert à rien de rester là, je vous assure.
— Mais… La porte s’ouvre, un gars et une nana débarquent. Plus précisément un agent de sécurité et une infirmière. Je me recentre sur Kurtis, essaie de le pousser à se calmer, se rallonger, appuie sur son épaule, me fait renvoyer chier. C’est là que l’infirmière arrive, récupère mon bras et me demande de la suivre. Je finis par laisser tomber, visiblement, je ne sers à rien ici, le type a raison. Je pousse un soupir et suis la nana brune avec mauvaise grâce, les traits affligés.
— Vous inquiétez pas, on en a déjà vu des plus durs.
— Hm, oui. Si vous le dites.
— Venez avec moi, on va chercher un café. » Voilà, donc je me retrouve dehors avec la nurse, en short et talons dans les couloirs de l’hôpital. Ça ne manque pas de faire tourner les têtes mais je suis trop occupée à m’inquiéter/m’agacer pour me poser vraiment des questions quant aux regards tournés ou agresser quelqu’un dans l’immédiat. L’infirmière est gentille, elle essaie de m’occuper l’esprit, m’offre même le café, dégueulasse et cheap mais l’intention est là. Les couloirs sont peu peuplés, et c’est tant mieux. Elle m’accompagne à l’accueil et me laisse là.

« Merci beaucoup. » Je lui adresse un sourire reconnaissant et elle s’éloigne. Je pousse un soupir. Et me décide de m’occuper de la paperasse de Kurtis parce que j’imagine qu’on va pas tarder et je doute qu’il s’occupe de ça, et ensuite j’irais nettoyer le bordel qu’il a foutu dans ma voiture. Ça me fera passer le temps, c’est pourquoi je garde le gobelet chaud entre mes mains serrées posées sur le comptoir ou la réceptionniste me fait un topo.

« Voilà. Merci.
— Il faudra faire signer tout ça à Monsieur Hawkins, Madame.
— Pas de problèmes. Je m’en charge. » Je lâche le stylo, récupère les papiers que je fiche dans la poche arrière de mon short et récupère mon gobelet vide depuis un moment pour le jeter dans une poubelle au passage, alors que je décide à aller m’occuper de ma voiture, d’ores et déjà gonflée. Heureusement qu’on est à Chicago, que les stations sont ouvertes le matin. Je pousse un soupir alors que j’approche de ma bagnole, un soupir tout du long du nettoyage, un autre quand je reviens enfin à l’hôpital pour aller voir où en est Kurtis.

« Ah, vous êtes encore là. Je croise l’urgentiste dans le couloir, il m’adresse un sourire compatissant, charmant.
— Il m’en faut plus pour lâcher le morceau. Même si je suis crevée, retiens un bâillement d’ailleurs et je dois avoir une sale gueule.
— Il est calmé et va pouvoir sortir. Vous pouvez, si vous le voulez, faire appeler un taxi à la réception pour le ramener chez lui, il ne doit pas prendre le volant.
— Je vais m’en charger. Merci pour tout, docteur, désolée pour le dérangement. » Il me sourit à son tour, me rend la politesse et s’éloigne en compagnie de l’agent de sécurité. Je pousse un soupir, termine les quelques mètres qui me séparent de la chambre de Kurt et attend quelques secondes à la porte. Je ne fais que soupire depuis tout à l’heure, c’est ce que je me dis alors que j’ouvre la porte et entre enfin, bien décidée à rentrer.

« J’pensais qu’tu s’rais partie. J’ai envie de lui en coller une, direct. Comme quoi je sais pas si je suis complètement calmée. Mais au lieu de ça, je lui jette un regard blasé et ne lui répond pas, me contente de récupérer mon manteau et sa veste, puis m’asseoir sur le bord du lit. I' veut que j'vois un psy ou j'sais pas quoi mais c'mort, j'te l'dis direct. On y va. S'tu veux pas m'ramené j'comprends, j'prendrai un taxi ou quoi, c' pas un souci.
— D’accord, Kurtis. Je sors mon téléphone de mon sac et check mes messages, mon ton est tranquille, je cherche rien d’autre qu’à rentrer en réalité. Je suis prête, on peut y aller dès maintenant. Je lui tends sa veste, ses fringues sont inutilisables de toutes façons. Je peux aller chercher la bagnole et t’attendre devant si tu veux, histoire que tu te gèles pas le cul. En plus j’ai envie de fumer et j’en ai pas profité étant dehors tout à l’heure. J’ai tes papiers aussi, j’ai rempli les infos que je connaissais mais bon j’ai pas tout. C’est le moment que choisi le médecin pour revenir et lui filer un truc à enfiler sous sa robe de chambre et un espèce de hoodie, le tout complètement gris. Je le remercie une fois de plus, il s’adresse à Kurtis puis s’éloigne à nouveau. T’as des médocs à prendre en passant ou pas ? Tant qu’à faire. »


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MessageSujet: Re: not drunk   Sam 2 Juin - 16:16





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# kurtis
« D’accord, Kurtis » lui répond simplement son amie. Et à l’instant où elle arbore ce ton détaché, son regard rivé sur l’écran de son téléphone, Kurtis comprend qu’il aurait préféré qu’elle se fâche. Juste encore un peu… Il la fixe, attend. Il aimerait croiser son regard, se demande si elle feint l’indifférence pour l’agacer, se venger ou si elle est vraiment lassée par son attitude.
Le motard déduit rapidement de son attitude que Judith ne fait pas semblant. Il a été trop loin. Le plus frustrant, c’est qu’il lui manque la moitié des données à cause de son blackout alors que la serveuse les a additionnés au cours de la soirée, au point de lui faire perdre patience avec lui.
Kurt ouvre la bouche, cherche ses mots. Il voudrait trouver quelque chose à dire pour rattraper un peu le coup, pour que la gêne ne s’installe pas pour de bon entre eux au point de les séparer dans un futur proche. Il compte ses amis sur les doigts d’une seule main et il n’a aucune envie de perdre l’amitié de Judith. Surtout pas à cause de choses qu’il aurait faites et dont il ne se souvient même pas !
Le problème, c’est que les mots n’ont jamais été son truc. Les excuses encore moins. Alors il finit par se racler nerveusement la gorge et se détourner, au moment où la jeune femme lui fait savoir qu’elle est prête à partir dès maintenant. Apparemment, elle ne compte pas insister pour qu’il suive les directives du médecin. Elle qui insistait il y a encore un moment pour qu’il se taise et écoute s’est apparemment désintéressée de ce qui pourrait lui arriver.
« OK. »
Il attrape la veste qu’elle lui tend et range son portable dans l’une des poches, évitant de croiser son regard.

Elle reprend la parole et le médecin revient pour s’assurer qu’il a de quoi s’habiller pour quitter l’hôpital. Kurt grogne un merci, piétinant nerveusement alors que le médecin lui demande ce qu’il compte faire.
« On s’en va. »
« Bon… C’est votre choix après tout. Essayez de prendre soin de vous et j’espère ne plus vous revoir Monsieur Hawkins. »
« Ouais. Pareil » grimace Kurt qui aimerait être capable de le remercier pour ce qu’il a fait pour lui, de s’excuser pour toutes ces choses qu’il a pu dire ou faire et dont il ne se souvient pas le moins du monde. Mais les mots restent bloqués dans sa gorge.
Finalement, le Docteur Pratt prend congé, laissant le motard en compagnie de Judith.
« T’as des médocs à prendre en passant ou pas ? Tant qu’à faire. »
« Nan. T' façon j’me débrouille » tranche le grand brun, sur la défensive.
Là-dessus, elle quitte la pièce pour aller chercher la bagnole, comme elle lui a dit qu’elle le ferait et lui en profite pour se changer. Il aimerait prendre une douche mais n’est pas certain d’avoir le temps de le faire avant de prendre son service dans sa boite de coursiers. Il faut qu’il aille récupérer sa moto sur le parking du Crashdown avant de s’y rendre.  
Il se change rapidement, fourre son portefeuille dans sa veste. Il ne prend pas la peine de récupérer ses vêtements, renfilant juste ses chaussures pour ne pas avoir à se déplacer pieds nus. Il jette un dernier coup d’œil sur la chambre qu’il quitte et dans laquelle il ne se souvient pas avoir pénétré et referme derrière lui.
Après quelques minutes passées à signer quelques documents à l’entrée (effectivement pré-rempli en partie par Judith), il s’éloigne de l’accueil et repère rapidement la voiture de son amie, garée au niveau du dépose-minute. Kurtis tique. Il aurait aimé avoir le temps de s’en griller une, histoire de se détendre un peu.

Il la rejoint et ouvre la portière du passager pour se glisser sur le siège. Il se racle à nouveau nerveusement la gorge alors qu’elle fait tourner le moteur à nouveau. Elle sent la cigarette… Mais sa voiture sent autre chose de bien moins agréable et qui oblige la serveuse à rouler les fenêtres ouvertes…
Kurt fouille dans les poches de sa veste pour y trouver son paquet de cigarettes et jouer avec.
« T’pourrais m’ramener au Crash ? J’dois récupérer ma bécane » lui lance-t-il alors qu’ils s’éloignent un peu du Chicago Medical Center. « J’me démerde de là, OK ? T’auras plus à gérer… Et si tu veux… »
Il hésite à lui proposer d’oublier son numéro si elle en a envie, de ne plus jamais l’aider, mais se contient finalement. Il a trop peur qu’elle le prenne au mot.
« D’solé d’avoir…pourri ta soirée. »
Voilà, c’est enfin sorti et elle devra se contenter de ça.



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MessageSujet: Re: not drunk   Mer 6 Juin - 12:52



not drunk

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Il est sur la défensive mais je prends sur moi de toutes façons je suis trop fatiguée. Tant pis si ça passe pour de l’indifférence pour le coup j’en ai assez, ça m’a pompé toute mon énergie, je vais surement me prendre un retour tranché de Max, Joleen est bien tranquille elle hein au Crashdown ou surement chez elle à l’heure qu’il est. Je pousse un large soupir alors que je suis partie rejoindre la voiture. Non, il faut que je m’arrête dans mon fil de pensée, je vais devenir mauvaise. C’est moi qui ai pris la responsabilité d’embarquer Kurtis, c’est moi qui dois gérer le truc donc j’assume c’est tout. Et tant mieux si elle est épargnée après tout elle s’en mange déjà assez avec des retards auxquels elle ne peut rien de plus, accaparée par sa famille. Les amies sont là pour ça, c’est tout. Je suis fatiguée et agacée par le comportement de Kurtis c’est tout, par cette nuit pourrie, par tout ce qu’il reste à faire : laver davantage ma voiture, m’expliquer avec Max, etc. Et redemander à Thomas de la boucler. Ça me vaudra surement une faveur de sa part. Je suis soulée. Alors quand Kurtis se ramène dans la bagnole, je me contente de défaire la sécurité automatique des portes pour lui permettre d’ouvrir la portière et me sors une clope. Les fenêtres sont ouvertes, la clim est éteinte pour éviter que l’odeur de l’habitacle ne soit trop insupportable. D’ailleurs pendant qu’il entre j’ouvre la boite à gant pour sortir un désodorisant, l’agite, il en reste à peine alors je pulvérise juste un peu histoire de rendre tout ça encore plus supportable.

Je m’efforce de défaire la colère sur mes traits alors qu’il s’installe, pousse un soupir et me met en route alors qu’il s’est installé, ceinture mise en place. On déconne pas avec la sécurité dans la voiture de Juju. Oh, voyez-vous ça je retrouve un peu d’humour c’est fou je croyais qu’il avait disparu sous la montagne de vomi.
Clope au bec, je m’engage dans la rue perpendiculaire à l’hôpital en direction du West Side.

« T’pourrais m’ramener au Crash ? J’dois récupérer ma bécane. J’me démerde de là, OK ? T’auras plus à gérer… Et si tu veux… Je lui jette un regard sur le côté, hausse un sourcil, attrape ma cigarette entre mes doigts et jette la cendre par-dessus la fenêtre avant de me réinstaller correctement. Il ne finit pas sa phrase ?
— Hm ? Mais rien. Il ne termine finalement pas ce qu’il était en train de dire. Alors je laisse tomber pour l’instant c’est pas grave peut-être qu’il aura envie de causer un peu plus après.
— D’solé d’avoir…pourri ta soirée. »

Oh, ok. Je sais que c’est assez rare de sa part de s’exprimer, de dire pardon, sur ça on est assez similaires. Je n’aime pas dire ce simple mot qui pourtant arrangerait beaucoup de chose, ma fierté est un truc surdimensionné avec lequel je et le monde doit composer. Mais je m’en fiche, c’est mon problème si je dois me débrouiller avec ça. Mais lui a grave du mal. Je crois cependant qu’il n’a pas vraiment compris le problème dans cette histoire alors du coup je vais la faire courte. Je secoue la tête à la négative, récupère la clope entre mes lèvres, le regard planté sur la route. J’élève une voix calme, tranquille.

« T’inquiètes. Et tu sais je m’en fous de la soirée Kurt, franchement c’est pas le problème. Je vais pas te dire quoi faire et passer encore pour la rabat-joie de service. C’est juste… tu m’as inquiétée. J’m’en fous que t’aies vomi dans ma voiture ou si j’ai perdu un shift. Ça me fait vraiment chier par contre que tu foutes ta santé en l’air. J’ai pas envie d’avoir à te récupérer dans cet état encore une fois — et pas parce que ça me casse les couilles d’avoir passé la nuit aux urgences. »

Je pousse un léger soupire et tourne la tête vers lui quelques secondes avant de revenir poser mon regard sur la route. Je jette le mégot par la fenêtre maintenant que j’ai terminé ma cigarette.

« Tu t’sens de reprendre la moto là ? J’peux te déposer chez toi et t’emmener taleur la récupérer t’sais je m’en fous. »

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MessageSujet: Re: not drunk   Sam 9 Juin - 15:30





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Il décide finalement d’imiter son amie et de s’en griller une. Ila  trop besoin de sa dose de nicotine et surtout besoin d’occuper ses mains. Il ne sait pas trop de quelle manière Judith va réagir et ça lui permettra d’avoir l’air accaparé par quelque chose et de ne pas avoir à soutenir son regard… Ou lui faire la conversation. C’est bien connu que les hommes ne sont pas capables de faire deux choses à la fois après tout. C’est d’autant plus vrai avec lui d’après la plupart des gens qu’il rencontre.
Mais apparemment, la conductrice n’a pas non plus une folle envie de regarder dans sa direction. Elle garde ses yeux obstinément fixés sur la route. Ce qui vaut sas doute mieux vu son état de fatigue… Elle reprend la parole d’un ton toujours aussi détaché et déplaisant aux oreilles de Kurt. Il n’a jamais été fan des discussions sérieuses et il devine à son attitude, au ton que la serveuse emploie depuis un moment que celle-ci l’est. Il en regretterait presque son hystérie habituelle à la Jade, son expression outrée et ses petits cris agaçants...
Kurt espère qu’un retour en arrière est possible, qu’il n’a pas franchi une ligne à sens unique et perdu son amitié pour de bon. Mais si c’est le cas, il s’y fera. Comme il s’est fait à la disparition de son père, celle de son frère, celle de Mia, celle de Reese, de Ram et celle de beaucoup d’autres encore.
Judith lui livre donc le fond de sa pensée et, alors qu’il fait glisser la flamme sur l’embout de cigarette, il l’écoute plus attentivement qu’elle ne le soupçonne sans doute.
« J’m’en fous que t’aies vomi dans ma voiture ou si j’ai perdu un shift » poursuit-elle d’une voix toujours égale. « Ça me fait vraiment chier par contre que tu foutes ta santé en l’air. J’ai pas envie d’avoir à te récupérer dans cet état encore une fois — et pas parce que ça me casse les couilles d’avoir passé la nuit aux urgences » lui précise Judith en laissant échapper un soupir. Cette fois, elle tourne la tête vers lui et le motard se risque à croiser son regard. Il déglutit, mal à l’aise, coupable.

Il aimerait dire quelque chose de pertinent mais, comme d’habitude, rien ne lui vient. Les secondes s’écoulent et finalement, elle redonne son attention à la route, jetant son mégot par la fenêtre ouverte. Lui-même souffle un nuage de fumée dans l’habitacle puis renifle discrètement en jetant un œil vers sa propre fenêtre, de laquelle il rapproche son visage. Le vent frai qui le balaie lui fait du bien. Il se dit que, quand il sera sur sa bécane, il savourera encore davantage cette sensation d’aller à contrecourant, de défier les éléments…  
« Tu t’sens de reprendre la moto là ? J’peux te déposer chez toi et t’emmener taleur la récupérer t’sais je m’en fous. »
« Non, c’cool. ‘fin ça va, j’me sens. »
J’me sentirai mieux avec une bière ou quelque chose de plus fort, mais ça va le faire, se garde-t-il d’admettre. Ce serait sûrement déplacé après la nuit qu’il vient de lui faire passer. Cependant, ils savent tous les deux qu’elle est mal placée pour lui faire la leçon, étant donnée qu’il l’a ramassée dans des états assez lamentable après son agression de juin…
Sentant qu’elle attend peut-être quelque chose de plus, Kurt se retourne vers elle pour reprendre la parole.
« J’vais faire gaffe, OK ? » fait-il mine de promettre, sans trop savoir quels changements il pourrait bien apporter à sa vie pour cela. Boire moins ? Fumer moins ? Manger un peu de légumes de temps en temps ? Si ça peut lui faire plaisir… « J’ai aucune foutue idée de c’qui s’est passé. J’ai rien fait d’plus que d’hab. ‘fin j’crois pas… P’t-être quelqu’un a voulu m’faire une blague ou quoi. T’sais Callum et Thomas peuvent être de vrais enfoirés quand i’ veulent. J’compte plus les fois où… ‘fin quand j’étais Prospect ils se faisaient plaisir quoi » résument-ils, n’ayant pas tellement envie d’entrer dans le détail des sales tours que ces deux là lui ont joués pour se divertir et le ridiculiser. « Ca s’trouve c’est juste ça et moi j’ai rien fait… En tout cas si ça r’commence un jour – mais ça r’commencera pas c’est promis - t’as carte blanche pour m’laisser dans mon vomi. »
Il tente de la dérider un peu mais il voit bien que ça ne marche pas, qu’elle pense qu’il est encore à côté de la plaque et ne pige pas le message.
Tant pis.
« Et j’te rembourserai ton shift raté. C’ pas négociable alors commence pas à râler OK ? »

Là-dessus, il consulte son portable et y découvre quelques messages de Joleen, un texto de sa sœur qui veut des nouvelles et un SMS de Thomas avec une pièce jointe. Il l’ouvre et…
« L’enculé putain ! » ne peut-il s’empêcher de jurer en découvrant la photographie qu’il vient de recevoir. Il reconnaît le bas de son visage sur l’image et son torse, plus grimé que d’habitude. Il tire sur les vêtements prêtés par le CMC pour observer son torse et remarque qu’il a oublié d’ôter un des électrodes de sa poitrine et qu’il reste quelques traces de l’œuvre de son soi-disant frère. Quelqu’un a visiblement essayé de les nettoyer (sûrement pour lui éviter une humiliation supplémentaire) mais ne s’est pas donné trop de mal non plus…
« Tu vois ! Qu’est-ce j’te disais » tique le coursier en tournant l’écran de son portable vers Judith pour lui montrer le MMS reçu. « C’est un coup d’c’t’enflure de Thomas ! I’ m’a déjà fait l’coup ! Lui, Ezra et Vince m’avaient fait boire et même chose ! Ils m’avaient même obligé à aller chercher des trucs dans l’bureau d’Max. j’aurai pu avoir des problèmes… Si Ryan avait pas été là… Tu vois qu’c’est pas ma faute. J’vais l’buter. »




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MessageSujet: Re: not drunk   Jeu 14 Juin - 19:03



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asshole

« Non, c’cool. ‘fin ça va, j’me sens. »

Hm, mouais. Je hausse les épaules, lui jette un regard sur le côté, continue de fumer tranquillement et le laisse me causer s’il a besoin. Je suis crevée là j’essaie d’avoir de l’attention sur la route et sur lui, ça m’a vidé tout ce bazar. Ça me fatigue. Je sais que je suis pas trop en droit de donner des leçons vu mon état en juillet mais en fait j’ai quand même pas envie de voir un autre de mes proches rongé par l’alcool. C’est tout.

« J’vais faire gaffe, OK ? J’hausse un sourcil. Est-ce que c’est vrai ou est-ce que dans une semaine je vais devoir refaire un raid jusqu’aux urgences parce qu’il se sera encore mis une mine ? Est-ce que je vais encore devoir me taper le discours de la rabat-joie ? Y’a que moi qui fais ça dans son entourage ? Parce que c’est mignon il m’a renvoyé chier toute la soirée (oui il était bourré je sais) mais si je suis la seule à lui casser les couilles sur ce sujet bah tant pis. J’ai rien dis à Meghan pour l’instant et Joleen je sais pas ce qu’elle branle de son côté, si elle lui fait des morales ou non. Il l’écoutera surement plus que moi d’ailleurs vu que je ne suis que sa pote et elle sa gonzesse. Je sais pas si je suis méchante ou juste fatiguée ou juste en train d’ouvrir les yeux. Du coup je la boucle pour l’instant ça sert à rien de chercher le débat auquel je n’aurais rien d’autre que « va chié » ou « je gère ».
— J’ai aucune foutue idée de c’qui s’est passé. J’ai rien fait d’plus que d’hab. ‘fin j’crois pas… P’t-être quelqu’un a voulu m’faire une blague ou quoi. T’sais Callum et Thomas peuvent être de vrais enfoirés quand i’ veulent. J’compte plus les fois où… ‘fin quand j’étais Prospect ils se faisaient plaisir quoi. Évidemment. Pourquoi ce serait de sa faute, bah non, il a pas juste trop bu c’est genre… ses frères qui mélangent ses boissons, ce sont ses frères qui laissent des packs de bière et des bouteilles chez lui, encore eux qui mangent les restes dans le frigo à sa place. Je n’y crois pas une seule seconde, je me contente de lui jeter un regard qui exprime le fond de ma pensée. Ca s’trouve c’est juste ça et moi j’ai rien fait… En tout cas si ça r’commence un jour – mais ça r’commencera pas c’est promis - t’as carte blanche pour m’laisser dans mon vomi. »

Je me contente de lever les yeux au ciel et secouer la tête de droite à gauche. J’ai conscience que ce soit pas la meilleure méthode avec lui, qu’il va juste finir par se braquer et soupirer mais j’en ai marre de prendre en compte ses feelings et devoir fermer ma gueule juste pour lui faire plaisir et pas l’agacer.

« Et j’te rembourserai ton shift raté. C’ pas négociable alors commence pas à râler OK ?
— Je râle pas mais c'est pas la peine, je vais juste déplacer mes heures avec Camila. »

J’ai déjà prévu le coup, je verrais avec elle directement et ai prévenu Max de ça, donc je ferais mon truc à ma sauce. Je cale ma cigarette entre mes lèvres et utilise mes deux mains pour tourner un virage serré, ma voiture est vieille et y’a pas de direction assistée (oui on est en 2018 je sais) alors pour certaines virages ça devient compliqué. Mais ça passe, j’ai l’habitude et des bras plus musclés maintenant, alors je finis par me remettre droite, récupérer ma cigarette et c’est ce moment précis que Kurtis choisit pour jurer d’un coup, me fait sursauter sur mon siège.

« L’enculé putain !
— Quoi ? Je hausse un sourcil, intriguée, il tient son portable entre ses mains et je tente de jeter un œil à l’écran de son téléphone, curieuse.
— Tu vois ! Qu’est-ce j’te disais. Le motard tourne l’écran de son téléphone vers moi et me montre la photo que Thomas lui a envoyé. Je fronce les sourcils, tique, laisse échapper une exclamation agacée avant de me recentrer sur la route et serrer le cuir de mon volant à la fois pour palier mon problème de direction assistée et parce qu’honnêtement ça commence vraiment à me souler. C’est un coup d’c’t’enflure de Thomas ! I’ m’a déjà fait l’coup ! Lui, Ezra et Vince m’avaient fait boire et même chose ! Ils m’avaient même obligé à aller chercher des trucs dans l’bureau d’Max. j’aurai pu avoir des problèmes… Si Ryan avait pas été là… Tu vois qu’c’est pas ma faute. J’vais l’buter. » Je reste silencieuse, lui jette un regard perplexe et hausse les sourcils, confuse. Est-ce que tout est une blague pour eux ? Et d’abord… Ça n’a aucun sens, pourquoi Thomas aurait-il été autant dans le flou quand je lui ai ordonné gentiment de venir m’aider ? Je suis quasiment sure qu’il se serait vanté à peu près tout le chemin jusque ma bagnole de sa blague si c’était lui derrière tout ça. Et si c’est vraiment lui… à quel moment est-ce que c’est drôle ? Non, je suis pas spécialement convaincue. Et c’est pas comme si Kurtis pouvait pas dire non au bout d’un moment merde. Du coup j’imagine que la perche qu’il me tend c’est surtout pour se sauver de mon humeur plutôt dégueulasse à cet instant précis donc je fais un effort incroyable pour ne pas lui hurler dessus ou le dégage à coup d’pompe de ma bagnole en lui demandant d’oublie de me prendre pour une conne de temps à autre. Je me contente de respirer, laisser échapper un soupire. Je sais même pas si ça vaut le coup de lui dire le fond de ma pensée honnêtement si c’est pour qu’il me ressorte une connerie comme celle-ci derrière je vais très surement me mettre à gueuler pour de vrai. Et j’en ai mais alors, plein le cul qu’on me prenne pour une rabat-joie. Du coup je vais me contenter de lui glisser subtilement que j’y crois pas trop et que ça me paraît pas vraiment être la réalité même s’il semble s’y raccrocher.

« Hm… C’est chelou quand même il m’a aidé à te trainer jusque dans la voiture et il avait pas l’air de faire partie du plan. Après s’il t’a gribouillé dessus… Il a eu dix longues minutes seul avec toi dans le parking pendant que j’suis allée chercher la voiture, c’est fort possible qu’il en ait profité. Je lui jette un regard comme pour lui dire « évidemment qu’il en a profité… ». J’suis pas sure qu’il soit dans l’coup, il se serait vanté pendant tout le truc autrement, comme d’habitude. Je hausse les épaules. D’ailleurs pour infos, donc, Joleen est au courant c’est elle qui t’a trouvé. Thomas m’a aidé mais il va la boucler. Max je lui ai dis que t’avais fais un malaise, c’est tout donc va pas lui déballer toute l’histoire pour faire amende, ça m’évitera de me faire engueuler derrière. »


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physique : le corps de Kurtis est couvert à 70% de tatouages dont la plupart ont été réalisés par lui-même / il a une cicatrice au niveau de la cuisse droite (balle reçue), du torse (poignardé et opéré) et a le nez légèrement dévié (il l'a cassé plusieurs fois)

MessageSujet: Re: not drunk   Dim 17 Juin - 12:38





i'm not drunk ! ...you're drunk...
# judith
# kurtis
Une part du coursier est satisfaite de réaliser que rien n’est de sa faute. Il n’est pas responsable de l’état dans lequel il s’est mis et les histoires cheloues de fatigue et alcoolisme dont on l’accuse ne valent à présent plus un copeck ! Evidemment, l’autre part est surtout en colère. Etant donnée les circonstances de son acceptation dans le club, Kurtis n’a jamais pu se permettre de remettre les points sur les i (ses poings dans certaines gueules) pour se venger de toutes les tortures subies pendant son prospectorat. Mais là, il tient sa chance. Il va pouvoir faire comprendre à Thomas, physiquement, qu’il n’est pas du genre à se laisser marcher gratuitement sur les pieds et qu’il y a une limite à ne pas franchir. Ca tombe très bien que ça tombe sur le hackeur parce qu’il y a deux trois sujets qu’il aimerait bien aborder avec lui tant qu’ils y seront…
Mais Judith lui fait très (trop) rapidement savoir qu’elle n’est pas convaincue par sa théorie. Elle est prête à accepter l’idée qu’il lui ait dessiné des saloperies dessus, mas pas vraiment celle du plan machiavélique visant à le ridiculiser dans un premier temps.
Kurt lui jette un regard courroucé. Il se sent un peu trahi pour être tout à fait honnête. Il sait bien qu’elle apprécie Thomas mais il aime se conforter dans l’idée qu’elle le préfère, lui, et que si elle devait choisir un camp, elle se rangerait derrière lui… Apparemment, il s’est trompé.

« D’ailleurs pour infos, donc, Joleen est au courant c’est elle qui t’a trouvé. Thomas m’a aidé mais il va la boucler. Max je lui ai dis que t’avais fais un malaise, c’est tout donc va pas lui déballer toute l’histoire pour faire amende, ça m’évitera de me faire engueuler derrière. »
Kurtis serre les dents, de plus en plus agacé par la tournure de cet échange. L’idée que Joleen l’ait vu dans un sale état le met très mal à l’aise. Il essaie de se souvenir de quelque chose, de définir à quel point tout ça a pu être humiliant mais rien, c’est le trou noir. Est-ce qu’il a dit ou fait quelque chose de déplacé ? Leur relation n’est pas au beau fixe et il sent que cet incident pourrait être la goutte d’eau qui fera déborder le vase trop plein de la danseuse…
Ca le fait chier. Il ne sait pas ce qui s’est passé, il n’a aucun souvenir et n’aura donc aucune chance de rattraper le coup. C’est injuste.
Et cette histoire avec Max termine de le contrarier.
« Y a pas d’histoire à lui déballer t’façon » rétorque-t-il après avoir fait claquer sa langue contre son palais d’une manière réprobatrice. « J’me souviens d’rien après m’être pointé sur le parking du Crash. J’passe de c’putain d’parking où j’me suis allumé une clope à c’t’hosto de merde, sans transition. P'is j’suis pas une balance » conclut Kurtis sèchement, avant de tourner obstinément son regard délavé et fatigué en direction de la fenêtre du côté passager, ouverte pour permettre à la fumée de sa clope actuelle de s’échapper.  
Il n’a plus envie de parler. Ni de ça, ni de rien d’autre. Il va récupérer sa bécane, foncer à Jam Pony parce que vu l’heure, il n’aura pas le temps de rentrer chez lui, puis subir cette énième journée de merde dans sa longue liste de journées de merde. Voilà.
Kurt ne cherche plus à argumenter avec Judith. De toute façon, elle a déjà une idée bien précise de ce qui s’est passé et n’a visiblement pas envie de l’écouter. Et puis qu’est-ce qu’il pourrait dire ? Il ne sait pas non plus ce qui s’est passé. Il sait juste qu’il n’a pas envie de croire à toutes les conneries du médecin. Il se connaît, sait dans quelle mesure il boit et est convaincu que ça n’a rien à voir. Quelqu’un l’a piégé. Quelqu’un lui a fait quelque chose et il ne peut rien prouver. Il va devoir assumer les conséquences de l’action d’un autre et ça le fait chier par avance.

Judith finit par atteindre le parking quasi désert du stripclub. Sitôt le véhicule immobilisé, Kurtis défait sa ceinture et ouvre sa portière.
« Cimer. A c’soir » lance-t-il sans lui accorder un regard, refermant la portière derrière lui. Il enfonce les mains dans les poches de sa veste et se dirige vers le Crashdown pour choper des affaires de rechange dans son casier. Il doit avoir quelques trucs qui trainent là-dedans. Sales sans doute, couverts de bières séchée mais ça fera l’affaire. Il pourra prendre une douche rapide dans le vestiaire des filles et puis il filera dans le Loop pour prendre son service.
« Journée d'enculé. »    
Et il ignore encore ce qu'elle lui réserve...


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