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 remember, remember the 30th of november

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MessageSujet: remember, remember the 30th of november   Lun 21 Mai - 10:15


Si au moment de sa convalescence, Saoirse n’aspirait qu’à reprendre du service, se sentir utile et se changer les idées, maintenant qu’elle a renfilé la tenue règlementaire du CMC, elle déchante un peu. Elle a perdu le rythme, pris l’habitude des grasses matinées, des heures passées à s’abrutir devant des séries en tout genre au lieu de se gaver d’informations médicales. Une infime partie du jargon lui a un peu échappé et elle s’est déjà sentie bête face à des collègues ou infirmiers par deux fois. Fort heureusement, ils ne s’en sont pas rendus compte, l’irlandaise a fait comme si elle comprenait parfaitement ce qu’ils attendaient d’elle puis, à la première occasion, a dégainé son téléphone portable pour trouver ce qu’ils lui voulaient.
Elle a entamé sa seconde semaine de reprise et la fatigue commence à s’accumuler, le contraste étant un peu trop intense entre le repos quasi absolue et la moyenne des quatre-vingt heures semaines qu’elle doit supporter. Mais l’irlandaise prend sur elle et tient le coup tant qu’elle le peut, se promettant de lever le pied quand elle ressentira qu’elle a atteint ses limites. Parce qu’elle connaît les enjeux. En réalité, Saoirse les connaît encore mieux que pas mal de ses collègues… Recevoir une balle et voir des collègues décéder sous vos yeux parce que la femme d’un patient a estimé que vous n’avez pas convenablement fait votre travaille vous apprend ce genre de leçon.
L’irlandaise se montre donc très consciencieuse dans son travail. Un peu trop selon ses pairs qui commencent à la pousser doucement mais sûrement aux fesses pour qu’elle accélère la cadence et rencontre plus de patients qu’elle ne le fait en une garde. Mais c’est plus fort qu’elle pour le moment. Quand elle le peut, la petite blonde préfère également choisir des dossiers faciles, qui ne présentent pas un patient en urgence vitale. C’est moins intéressant mais pour le moment, elle s’en contente et la charge de travail reste assez dense malgré tout.
Suffisamment pour qu’elle ait l’impression d’être capable de s’endormir sitôt qu’elle s’assoit. Ce qu’elle évite de faire parce que ses mollets sont affreusement douloureux et qu’une fois assise, elle a trop de mal à se relever.

Elle en est là lorsque la chef des infirmiers lui fait signe d’approcher. Saoirse termine de donner ses instructions à l’interne qui la suit pour cette garde et se rapproche du comptoir.
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« Ouiii ? » minaude-t-elle en jetant un rapide coup d’œil (remarqué malgré tout) vers la boite de donuts ouverte aux côtés de la femme. Celle-ci lève les yeux au ciel et la fait glisser vers elle afin qu’elle se serve.
« Une ambulance arrive et tu es la seule disponible. »  
« Ah » commente simplement l’irlandaise en mordant avec plaisir dans une des pâtisseries, se promettant de se sermonner pour cet écart plus tard. C’est que rester vautrée toute la journée a regarder des séries a tendance à faire doubler vos hanches de volume… « Et donc ? »
« Bon j’vais pas passer par quatre chemins : c’est un cas d’amputation partielle de la jambe. »
La jeune femme se fige et son cœur s’accélère brutalement dans sa poitrine. Elle comprend maintenant pourquoi son interlocutrice a l’air si mal à l’aise et surtout, pourquoi elle lui a fait cadeau d’un de ses précieux donuts… Parce que le cas qu’elle va devoir gérer est très (trop) similaire à celui de Leroy. Celui qui a conduit à la fusillade, au meurtre de Sidney et qui l’a conduite, elle, a passer sur une table d’opération après avoir reçu une balle en pleine poitrine. A quelques millimètres près, son cœur explosait sous l’impact… L’onde de choc a fait des dommages sérieux mais réparables. Il lui a fallut des mois pour s’en remettre et maintenant…
« OK » s’entend répondre Saoirse. L’infirmière en chef la dévisage, cherchant à savoir si elle ne devrait pas déranger quelqu’un d’autre et finalement, elle décide de lui accorder sa confiance et lui donne quelques infos supplémentaires en lui indiquant que le patient devrait arriver dans quelques instants. Elle ajoute que le Docteur Onlwynn a déjà été bipé et viendra jeter un œil sur les dégâts pour voir s’il doit intervenir ou si les secouristes ont un peu exagéré le tableau, comme ça leur arrive parfois.
Saoirse essaie de ne pas laisser l’angoisse l’envahir. Elle écoute vaguement les propos de la femme à ses côtés et s’éloigne pour aller se préparer à prendre ne charge le patient. Elle respire, par le nez, s’y oblige. Reste calme. Ce n’est pas lui et ça ne se passera pas forcément aussi mal… Ca peut même être moins grave que ça en a l’air… Elle a bien parlé d’une amputation PARTIELLE, Monsieur Leroy n’avait plus sa jambe et une tronçonneuse était responsable et les dégâts étaient trop importants, la plaie pas assez nette. Ca va aller. Ca va certainement…

Elle est interrompue dans ses tentatives pour se rassurer par l’arrivée à ses côtés d’un grand rouquin. Le chirurgien que l’infirmière en chef a envoyé pour l’épauler. Elle l’a croisé une fois ou deux depuis le début de sa garde et ils se sont déjà salués.
« Vous...hem, vous savez ce qui arrive ? » lui demande-t-elle, espérant qu’il ignore le léger tremblement dans sa voix.  


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Dernière édition par Saoirse Fuller le Ven 31 Aoû - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: remember, remember the 30th of november   Lun 16 Juil - 15:09

Comme toujours depuis qu’il avait débarqué à Chicago et prit ses marques à l’hôpital, Bree était débordé. Chicago était une ville dangereuse en elle-même si bien qu’il n’était absolument pas rare que le médecin ne doive s’occuper de dizaines de blessés par balle, ou par arme blanche, en une seule garde. Et puis il y avait les tracas quotidiens des gens sans parler des quelques rares cas qui passaient les portes des urgences. Et puis, il y avait toujours ans l’air comme une sorte de tension, d’appréhension, que Bree ne s’expliquait pas vraiment. Il n’avait jamais vécu ça dans les hôpitaux où il avait travaillé auparavant, même lorsqu’il était à New-York. Il ne savait toujours pas s’il s’agissait d’une conséquence des événements de novembre dont il avait entendu parler et qui avait précipité son embauchement ou si c’était une occurrence normale dans cet établissement, voire même dans tous les hôpitaux de Chicago.

Il était en pleine ronde, vérifiant chacun de ses patients, muni de sa tablette, lorsque son bipper sonna. Un rapide coup d’œil lui suffit pour savoir qu’il s’agissait d’une arrivée prochaine et qu’un médecin était déjà sur place. Son rôle à lui serait donc de seconder ce dernier et de vérifier la marche à suivre. Il s’agissait d’une amputation partielle de la jambe mais ce genre d’intervention n’était que rarement une urgence. Il arrivait aussi aux paramedics de quelque peu exagérer parfois.

Il termina avec son patient du moment avant de se rendre vers l’entrée des urgences, enfilant au passage sa blouse blanche. Bree se posta près d’une femme blonde, le médecin qu’il devait assister apparemment. Il ne se souvenait pas de l’avoir vu avant mais il fallait dire qu’il était encore nouveau et tellement occupé qu’il n’aurait pas été surpris de l’avoir simplement manqué jusqu’à présent. Il s’étonna du tremblement de sa voix mais n’y fit pas allusion, se contentant de lui répondre en consultant la tablette que l’infirmière en chef lui avait remis entre temps. Il hocha la tête.

-Il s’agirait d’une amputation partielle de la jambe droite mais nous en saurons plus quand le patient arrivera.

Au moment où il prononçait ses mots, les portes s’ouvrirent pour laisser entrer les secouristes et le brancard où se trouvait l’homme en question. Sa jambe droite était couverte de sang frais bien que l’hémorragie eut l’air d’être sous contrôle. Les médecins suivirent le patient jusqu’à la salle de trauma qui leur avait été attribué tandis que les secouristes débitaient des informations sur les fonctions vitales du patient. Ils déplacèrent le patient sur le lit et Bree prit la relève, demandant des examens complémentaires pour savoir ce qu’ils devaient faire.

-Je veux un scanner, une IRM et un bilan angiologique avant d’envisager la moindre amputation. Et appelez-moi le psychiatre, rapidement.

L’état du patient n’était pas critique, fort heureusement, mais il voulait s’assurer que tout se passait dans les règles de l’art surtout s’ils étaient amenés à amputer sa jambe. Il s’avait déjà que s’ils devaient en arriver là, ils auraient aussi besoin d’un médecin orthopédiste, le chirurgien n’étant pas disponible et lui-même n’étant pas un spécialiste. Il s’adressa au patient qui était encore conscient, le visage ravagé par la douleur. Bree demanda à une des infirmières de lui administrer de la lidocaïne pour rendre cette douleur supportable tandis qu’il le rassurait

-Je suis le Docteur Onlwynn et voici le Docteur Fuller, nous allons bien vous occupez de vous. Nous allons faire tout ce qui est possible pour sauver votre jambe mais ce ne sera peut-être pas possible. Nous vous tiendrons informé ne vous inquiétez pas.

Il s’adressa ensuite à sa collègue qui était restée un peu à l’écart sans qu'il ne sache pourquoi.

-Docteur Fuller ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

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MessageSujet: Re: remember, remember the 30th of november   Ven 31 Aoû - 20:34



Elle sent son cœur cogner dans sa poitrine. Ce cœur qui a faillit cesser de battre définitivement lorsque la balle a perforée sa chair. Elle revoit la cicatrice qui orne à présent et pour toujours son torse, cette boursouflure qu’elle déteste et qui l’empêche de s’admirer dans un miroir comme elle avait l’habitude de le faire auparavant. Il y a un avant 30 novembre et un après maintenant… Avant elle se trouvait jolie, désirable, pouvait se permettre de porter n’importe quoi et s’en flattait et maintenant, ce n’est plus envisageable. A présent elle est marquée dans sa chair dans son âme. A présent, si elle ne veut pas s’attirer les regards des curieux, elle va devoir cacher son corps. Adieu les décolletés qu’elle affectionnait tant…
C’est à ça que pense Saoirse alors que les portes s’ouvrent pour laisser entrer les ambulanciers et son patient. Elle sait qu’il y a plus important, que l’apparence ne fait pas tout mais quand même. Elle n’est plus la même, elle ne s’apprécie plus comme avant et ça change tout. En tout cas, ça change sa manière d’être avec les autres, d’appréhender ses patients et ses collègues.
Avant de pouvoir apercevoir le visage de son patient, elle se demande si c’est une femme. Une femme qui verra sa vie et son corps être transformés à jamais. Est-ce qu’elle devra porter des jupes longues ou des pantalons pour le restant de sa vie ? Elle gardera des cicatrices dans le meilleur des cas et perdra définitivement son membre dans le pire des scénarios… Non, le pire des scénarios serait qu’elle perde la vie. Sauf que Saoirse n’en est pas absolument certaine… Elle tente de chasser ces pensées parasites de son esprit, de chasser le mauvais pressentiment qui tente de l’envahir t de lui faire perdre pied.
Elle ne doit pas penser à Leroy.  

Le patient n’est pas une femme en fin de compte. C’est un homme, dans la trentaine, qui a eu un accident de la circulation et est encore conscient. Il a perdu beaucoup de sang, les fractures, ouvertes, sont impressionnantes mais l’irlandaise a déjà assisté Sidney sur des cas plus  impressionnants encore. Il a peut-être une chance de garder sa jambe…  Mais pour le savoir, il va falloir réaliser quelques tests, examiner la plaie de plus près et définir la gravité des lésions.
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Saoirse connaît le sujet par cœur. Pas seulement parce qu’elle a passé des mois auprès d’une des meilleures chirurgienne de traumato-orthopédique de l’Etat, mais parce qu’après la fusillade, elle a ressassé le dossier de Leroy et l’a comparé à une trentaine d’autres pour s’assurer que ses amies n’avaient pas commis d’erreur, pour savoir si le drame ayant suivi la mort du leur patient aurait pu être évité…
Elle sait ce qu’il convient de faire, quels examens demander, sur quelles données se baser pour définir la marche à suivre. Elle le sait sauf que les mots ne passent pas sa gorge, ils y restent obstinément coincés alors qu’elle suit bêtement le cortège. Les mots sont dans sa tête, l’irlandaise s’entend les prononcer, elle est sur le point de le faire à chaque fois, mais ça ne sort pas. Le Dr. Onlwynn a de toute manière prit les choses en mains. Il lance la machine, prend les devants et fait appeler le psychiatre du CMC, au cas où l’amputation soit la seule option envisageable.
Saoirse se sent nauséeuse. Elle tâche de se concentrer, essaie de s’intéresser au patient et de le rassurer. Le souci c’est qu’elle est en train de chercher Monsieur Leroy en lui, de les comparer. Son nez avait plus ou moins la même forme, ses oreilles étaient un peu plus grande, à cause de l’âge, ils faisaient pratiquement la même taille…
Elle tente de se ressaisir, de se concentrer, d’oublier, mais ça ne fonctionne pas vraiment.
Laisse tomber. Laisse tomber le dossier ! Excuse-toi et sors de là tant que tu le peux ! Mais la petite blonde se refuse à écouter la voix dans sa tête. Il faut qu’elle tienne le coup, il faut qu’elle dépasse tout ça…

« Docteur Fuller ? Qu’est-ce que vous en pensez ? »
Elle n’a plus le choix. Soit elle sort en courant de la salle de traumatologie qui leur a été attribuée, soit elle inspire un grand coup et se lance. C’est ce qu’elle fait. Ses mains sont aussi moites que son front qui brille légèrement, ses traits sont plus pâles encore que d’ordinaire et elle pince les lèvres avec force un instant, tandis qu’elle inspire profondément par le nez.
Elle s’avance.
« Les examens nous en diront plus sur l’état des lésions et l’irrigation artérielle mais il n’y a pas de menace vitale. Il est jeune et les premiers relevés ne sont pas mauvais » commence-t-elle en se rapprochant puis se penchant sur la plaie pour l’examiner alors qu’un infirmier s’est approché pour l’aider à enfiler des gants et une tenue plus adaptée. « Les fractures sont assez nettes… » constate Saoirse, qui a le nez sur la plaie. « On peut peut-être la sauver. »
Et cette conclusion la rassure un peu. Elle reste très nerveuse et se répète de ne pas trop s’avancer, de ne pas trop espérer, mais ce qu’elle voit est plutôt rassurant.
Les examens s’enchainent ensuite et viennent appuyer les dires de la jeune femme. Les fractures sont certes nombreuses mais réparables avec quelques opérations, les prélèvements indiquent qu’une revascularisation est possible et que l’amputation peut être évitée. A condition qu’ils assurent à partir de maintenant… Parce qu’ils ne sont pas à l’abri d’une erreur, d’une complication soudaine. Le patient peut lâcher prise et leur claquer entre les doigts…
« Alors ? Comment on procède ? » finit-elle par demander à Bree, sur le ton de la confidence, alors que les infirmiers continuent de tourner autour de leur patient toujours conscient mais sédaté.  


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