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 The Call of Duty | Daniel Mills

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MessageSujet: The Call of Duty | Daniel Mills   Dim 3 Juin - 0:24



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~✙~

-Une arrivée ! Dr Onlwynn, direction Bagdad !

-Compris !

Les urgences avaient brusquement explosés en activité, brisant le calme tout relatif qui régnait jusqu’à présent. Bree avait su que cela ne durerait pas, ça ne durait jamais. Surtout lorsque quelqu’un commettait l’erreur suprême de commenter ce calme à vois haute comme l’avait fait un des internes à peine une demi-heure avant. Une leçon qu’il apprendrait bien assez vite surtout dans une ville comme Chicago. C’était simple, il ne se passait pas un seul jour dans cette ville sans qu’une personne blessée par balle ne soit amener aux urgences. C’était encore pire qu’à New York et pourtant, le gallois pensait que cela était impossible avant de s’installer ici. Bree ne savait pas si c’était son statut d’européen ou simplement sa nature trop sensible mais il ne s’était jamais habitué à cette violence quotidienne. Il s’agissait d’une des choses qu’il avait le plus de mal à supporter dans son métier, la manifestation tangible de la haine et des autres pires facettes de l’humanité. C’était ça qui le faisait éclater en sanglots parfois après une longue journée ou qui lui donnait l’envie de se blottir contre Idris, de tout abandonner et de retourner au Royaume-Uni. Mais il n’avait pas le temps de penser à tout ça pour le moment.  Avec le calme et l’assurance qu’apporte l’expérience, Bree s’avança jusqu’à son nouveau patient alors qu’il passait les portes des urgences, entouré de paramedics criant des données dans tous les sens ajoutant au chaos organisé qui régnait sur les lieux.

-Blessures par balles, côtes cassées. Pression artérielle à 71, tachycardie avec rythme cardiaque à 140.

Le médecin hocha la tête en pénétrant dans la salle de trauma qui lui était assigné. A partir de cet instant, son attention toute entière était à son patient, déterminé à lui sauver la vie. Il ne remarqua même pas le nombre impressionnant de flics qui avait suivit derrière le blessé, occupé à énumérer les premiers examens qu’il souhaitait pour commencer à le soigner.

-Ok, à trois. Un, deux, trois !

Une fois le patient installé sur le lit, Bree se pencha sur ce dernier qui dardait des coups d’œil affolés partout autour de lui tout en essayant de parler. Il semblait en pleine panique comme la plupart des patients qui passaient les portes des urgences sur un brancard.

-Bonjour, je suis le Dr Onlwynn, pouvez-vous me dire votre nom ?

Le patient émit une succession de bruits sans queue ni tête avant de finalement perdre connaissance tandis que ses signes vitaux se dégradaient, affolant les divers appareils qui lui était attaché. D’un seul coup d’œil, Bree prit connaissance de la situation.

-Hémopheumothorax, il faut lui faire un drain et l’emmener au bloc immédiatement !

Tandis qu’un des résidents se chargeait de l’intubation, le chirurgien saisit un scalpel avant de faire une entaille sous l’aisselle gauche du patient et d’y appliquer le drain. Les alarmes des machines se calmèrent immédiatement alors que le patient se remettait à respirer. Enlevant ses gants, Bree indiqua le reste de la marche à suivre.

-Il s’est stabilisé. On l’emmène au bloc.

Il suivit sans tarder le lit, réfléchissant déjà à l’opération chirurgicale qui l’attendait quand on lui barra soudainement la route. Surpris, le chirurgien leva les yeux sur un homme qui lui était inconnu. Bien battit, brun, une certaine présence et … un insigne à la ceinture. C’est à cet instant que Bree remarqua la présence policière en trop grand nombre autour de lui. Hum, cela ne lui disait rien qui vaille.

-Je suis désolé mais quoiqu’il se passe, ça devra attendre.

Il n’avait vraiment pas le temps pour ça. Vraiment pas.

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MessageSujet: Re: The Call of Duty | Daniel Mills   Mer 20 Juin - 18:42

The call of duty.


Un nom. C'est beaucoup. Au vu de la façon dont on a pu piétiner dans cette foutue enquête depuis le début, un nom c'est beaucoup. Surtout quand on a conscience que ce nom a d'autres noms à donner. Même si cela semble peu, même si c'est un grain de sable, c'est bien mieux que rien. Et ce mieux que rien je m'y accroche, plus particulièrement parce que ce nom, on a fini par l'obtenir suite aux investigations de la police scientifique dans la maison en périphérie de la ville où Claudia a été retrouvée. Claudia... Leo... Leo. Un soupir alors que j'enfile ma veste en cuir et que j'entreprends de rejoindre les quelques hommes qui m'accompagnent pour cette arrestation, ou tentative d'arrestation pour le moment plutôt. Je cherche les fragments de ce qu'était notre vie avant que l'horreur ne revienne s'y installer et j'ai beaucoup de mal à les trouver. Leo n'est plus l'ombre de lui-même, il se bat contre sa douleur et je me bats contre la mienne, contre les fantômes qui sont revenus me hanter depuis la découverte macabre, contre le démon qui menace à chaque instant de reprendre le dessus. Je m'accroche à ma sobriété comme je peux, je m'accroche à ma relation avec Leo comme je peux, je regarde chaque soir ces foutus médaillons que j'ai fait graver et qui attendent sagement d'être offerts au moment d'une demande en mariage que j'ai peur de ne jamais pouvoir faire finalement... J'essaye ce roc que je lui ai promis d'être pour lui. Et mon boulot m'empêche de me noyer finalement, parce que je peux me sentir un minimum utile même si on patauge encore trop à mon goût. Aujourd'hui est un des ce jours où je n'ai pas l'impression de ne « rien » faire parce qu'on va aller récupérer cet enfoiré, qu'on va le faire parler et qu'on va encore plus avancer. Je veux les coincer. Tous. Les envoyer en taule ou les mettre hors d'état de nuire de façon plus définitive s'il le faut. Tant pis. Je me pose de moins en moins de questions sur ce que je devrais faire, ce qu'en bon flic je suis censé faire parce qu'il y a trop de morts et qu'il va falloir les arrêter d'une façon ou d'une autre. Lui, en tout cas, on va l'arrêter. Faire tout pour ça. Nous garons les deux voitures banalisées à deux rues de l'entrée de l'immeuble où vit le suspect. Discrétion oblige, on a décidé de ne pas arriver toutes sirènes hurlantes parce qu'on a conscience qu'il va falloir la jouer fine.

Et quelques minutes plus tard, on réalise bien vite que la jouer fine n'est pas suffisant contre un type qui n'a rien à perdre et qui est prêt à tout pour défendre sa peau et celle des siens.

Les coups de feu fusent avant même que nous ayons pu pénétrer à l'intérieur de l'appartement. La porte est bientôt enfoncée, nous pénétrons à l'intérieur de l'appartement, essuyons quelques coups de feu encore. Je vois un collègue s'écrouler et alors que les autres continuent de tenter de maîtriser le suspect, je cesse mes tirs et attrape le collègue à terre par la manche de son gilet par balles et le tire hors de l'appartement. La balle a touché la cuisse, peut-être même une artère. Ni une, ni deux, au milieu des coups de feu, j'appelle des secours et entrepends de faire un garot avec mon ceinturon que je défais à la va vite. Et les coups de feu cessent. Pourtant ça s'agite encore et j'apprends bientôt que le suspect a pris la fuite par l'échelle de secours et que des collègues le poursuivent.

« Restez avec lui. Les secours arrivent. »

Cet enfoiré ne s'enfuiera pas non. Je me redresse, dévale les escaliers et quand j'arrive en bas de l'immeuble, il me suffit d'un regard pour apercevoir le suspect en train de courir dans la rue, un grand sac noir sur le dos et une arme de poing en main. Il est poursuivi par deux officiers et je décide de contourner l'immeuble pour tenter de le coincer de l'autre côté. Chaque respiration me fait mal tant je cours vite, trop de cigarettes j'en ai parfaitement conscience, et pourtant je ne ralentis pas. Jusqu'à ce que je me retrouve face au suspect qui se fige alors que je lève mon arme.

« Bouge pas ! »

J'aperçois un peu plus loin derrière les silhouettes de mes collègues qui s'approchent.

« Lâche ton arme. »

Ordre donné. Ordre à suivre qui pourtant passe au-dessus du suspect qui esquisse un geste pour lever son arme. Pas d'hésitation de ma part. Je vise le torse et tire. Tout se passe finalement en une fraction de secondes et bientôt il est à terre. Je souffle, vire son arme d'un coup de pied et appelle des secours en donnant notre position et me penche finalement sur le suspect pour faire pression sur sa blessure.

« T'as pas intérêt à crever. »

Non, il n'a pas intérêt. Et, quand une fois que nous sommes arrivés à l'hôpital il disparaît dans une salle de trauma entre les mains des médecins, j'en suis toujours à la même pensée : il n'a pas intérêt à crever. Parce que je n'ai pas pu lui soutirer la moindre réponse, ayant essuyé un refus de la part des secouristes quand j'ai demandé à monter dans l'ambulance, outrepassant mes droits bien sûr et j'en avais conscience mais j'ai tenté. En vain. Et maintenant on attend. De ses nouvelles à lui et également des nouvelles de notre collègue qui vient lui aussi d'être mis entre les mains des médecins du CMC. Une fois que le suspect va être stabilisé je pourrai l'interroger et je demande d'ailleurs à qui pourra transmettre de le faire. Je guette, nerveux, impatient, avec une envie vraiment violente et de fumer et de m'en boire un mais si je ne peux clairement pas céder à la seconde envie, je n'ai pas le loisir de céder à la première non plus, pas alors que j'attends que le suspect soit interrogeable. En parlant du suspect, il apparaît soudain sur un brancard, entouré de médecins qui s'affolent pour l'emmener... Au bloc sans doute. Oui, c'est fort probable puisque je remarque et l'inconscience du suspect et ce qui doit être un drain. Fais chier. Enfoiré. Alors, ni une, ni deux, je me précipite et viens finalement me poster devant le brancard pour empêcher l'équipe médicale de l'emmener où que ce soit. Je croise le regard d'un roux, un médecin que je ne crois pas avoir déjà croisé aux urgences en réalité, un type que je pourrais trouver agréable à regarder si je me penchais quelques instants sur son physique mais tout ce que je vois c'est un médecin qui essaye d'emmener mon suspect je ne sais où et par extension, qui m'empêche de faire mon travail. Et d'ailleurs, il n'hésite pas à me dire que ça va devoir attendre. Je secoue la tête de droite à gauche, visage fermé, mâchoire crispée, regard vif et noir.

Oh que non, ça ne va pas attendre.

« Sauf que ça ne peut pas attendre. » je réplique sur un ton aussi mauvais que l'est mon regard. On m'a souvenr reproché mes manières trop... Brusques. On pourrait me le reprocher maintenant à n'en pas douter. Je pointe un index en direction du suspect toujours inconscient. « Ce type a tiré sur un collègue en tentant de s'enfuir et il l'a fait parce qu'il a des réponses à des questions que j'ai besoin de lui poser. » Je fais un pas en avant et pose ma main sur le bord du brancard, mon regard toujours vrillé dans celui du médecin. « Je sais pas s'il va survivre à ce que vous allez lui faire et je ne peux pas me permettre de le perdre. Il est assez stable pour que vous le transportiez alors il est assez stable pour être interrogé. Vous allez le remettre dans cette salle de trauma et vous allez me le réveiller. » Un silence. « Maintenant. »



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MessageSujet: Re: The Call of Duty | Daniel Mills   Lun 16 Juil - 16:33

Dans la vie de tous les jours, dans sa vie civile, Bree n’était pas le genre de personne à aimer ou simplement provoquer des confrontations. Il était d’une nature calme et timide, presque timorée, ajouté au flegme légendaire d’un anglais de la classe moyenne basse, voire pauvre. Bree ne s’énervait presque jamais, ne haussait pas la voix et n’avait rien de menaçant, pas même sa haute taille car il tenait plus de l’échalas que de l’armoire normande. En plus de ça, il n’y avait absolument rien de brusque en lui, sauf lorsqu’il était avec Idris et qu’il lui arrivait de jurer, ce qu’il ne faisait jamais sans rougir d’ailleurs. Oui, le gallois n’avait rien de particulièrement autoritaire en temps normal. Sauf que c’était loin d’être le cas.

Parce que s’il était plutôt réservé et doux normalement, ce n’était pas le cas lorsqu’il travaillait. Si Bree avait confiance en quelque chose, c’était bien en sa qualité de médecin, un rôle qu’il prenait très au sérieux, qu’il avait toujours pris au sérieux, depuis son premier jour à l’école de médecine en passant par son premier jour d’internat jusqu’à sa résidence puis sa titularisation. Il savait qu’il était un excellent chirurgien et mettait toujours tous ses efforts dans la survie de ses patients, quels qu’ils puissent être. Il avait prêté serment et il était hors de question qu’il viole ce dernier, qu’il bafoue sans vergogne les règles qu’il s’était jurer de respecter. Lorsqu’il avait un patient entre les mains, ce dernier devenait sa priorité numéro 1. Et ce n’était certainement pas un flic qui allait lui faire renoncer à ses principes. Il planta ses yeux dans les siens, déterminé.

-Quand bien même, il serait en état de le faire, cet homme est mon patient et je vais donc le soigner et faire mon travail. Et vous attendrez le temps qu’il faudra pour votre interrogatoire.

Ce n’était pas la première fois au cours de sa carrière que Bree était confronté à des membres d’un département de police et c’était toujours le même scénario qui se reproduisait. Encore et encore. Les agents ne voulaient tout simplement jamais entendre raison, exigeant de toujours d’aller à l’encontre de toute éthique, de toute logique, tout cela pour assouvir leurs instincts de prédateur, leur besoin de vengeance ou autre. C’était encore pire lorsque le patient était un criminel, surtout s’il s’en était pris à un de leurs collègues comme c’était le cas maintenant. Et le roux pouvait tout à fait comprendre ça, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir un travail à faire et une vie à sauver.

-Si cet homme est « assez stable » pour être transporter c’est parce que j’ai accompli un intervention qui ne peut être que provisoire. Mon patient n’est tout simplement pas en état d’être interrogé, il se peut même qu’il ne le soit plus jamais. Mais je dois faire mon possible pour le sauver et c’est ce que je vais faire.

Il hocha la tête en direction du personnel qui les entourait, leur indiquant de reprendre leur marche vers le bloc opératoire même s’il fallait forcer le passage.

-Ecartez-vous s’il vous plait. Je dois faire mon travail.

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MessageSujet: Re: The Call of Duty | Daniel Mills   Lun 23 Juil - 18:12

The call of duty.


C'est incisif. C'est froid. C'est même presque violent. Rien ne laisse place au doute qu'il s'agisse des mots ou du ton sur lesquels je les prononce. Je dois interroger ce type maintenant, que ça plaise ou pas au médecin urgentiste que j'ai face à moi. Un médecin qui a visiblement du caractère et qui semble être aussi borné que moi, ce qui va s'avérer problématique car il est absolument hors de question que je ne lâche le morceau. Il a beau vouloir faire son travail et soigner cet homme, moi aussi je dois faire mon travail et interroger les suspect. Alors ça va coincer oui. Vraiment. Je ne me pousse pas, je ne bouge pas d'un centimètre, si ce n'est que je secoue presque imperceptiblement la tête de droite à gauche en fixant le médecin. Médecin qui finit par donner davantage d'explications en voyant que je ne bouge pas et si j'entends ce qu'il dit, si je peux le comprendre, je n'en démords pour autant pas. Hors de question que ce soit si facile. Hors de question que cet enfoiré (le suspect) s'en tire à si bon compte car s'il ne s'en remet pas, il s'en tirera à bon compte ou, plus précisément, les siens s'en tireront à bon compte encore une dois et ça je ne peux pas l'accepter. Et quand le médecin fait signe au personnel l'accompagnant tout en me demandant de m'écarter pour faire son travail, c'est à mes propres collègues que je fais signe et deux officiers viennent en renfort se placer à mes côtés alors que main se crispe un peu sur le bord du brancard que je ne lâche toujours pas.

« Et moi je dois faire le mien. » je réplique sèchement.

La tension monte. Elle est plus que palpable.

« Vous avez confirmé qu'il est assez stable puisque vous avez pratiqué une intervention. Que ce soit provisoire me va convient très bien parce que je n'aurai pas besoin de beaucoup de temps avec lui. »

Et à présent, c'est ma seconde main qui vient se poser sur le bord du brancard. Mon regard azur et perçant, lui, ne quitte pas celui du médecin.

« Je comprends bien que vous vouliez lui sauver la vie puisque c'est votre travail mais moi, j'essaye de sauver la vie de tout un tas d'autres personnes. Des personnes que vous récupérez ici quotidiennement à cause d'enflures comme celui-ci. » Un bref geste du menton pour désigner le suspect toujours inconscient sur le brancard. « Je ne vous demande pas de me le confier pour des heures et des heures. Je vous demande de le réveiller quelques instants pour que je puisse lui poser quelques questions. C'est tout. Et plus vous vous y opposez, plus on perd du temps, surtout vous pour l'emmener au bloc ce qui est dommage. »

C'est bas. De détourner la situation de cette façon et de faire passer le médecin pour celui qui met la vie de cet homme en danger. J'en ai conscience et pourtant, je le fais sans aucune hésitation. Parce que les hésitations n'apportent rien de bon et que même si je dois avoir le mauvais rôle tant pis, je l'aurai et l'assumerai. Si cela peut me permettre d'avancer dans l'enquête...



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