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 down on the west coast ø madmax

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Maximilian Warham



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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Lun 17 Sep - 1:11


Madmax & Judith

Down on the west coast



Pour une fois elle ne chipote pas à suivre mes conseils et commence à prendre de profondes inspirations censés au moins l'empêcher de tourner de l'oeil, très franchement si j'avais su qu'elle allait me la jouer au bord de l'évanouissement peut-être que j'aurai fermé ma gueule ou j'aurai au moins attendu un moment peut-être plus approprié ? Genre au pieu ou une connerie du genre. Pas pendant évidemment hein je suis pas suicidaire ou complètement débile, mais après, ouai après ca aurait pu le faire au moins elle aurait été détendue et déjà à l'horizontale. Enfin bon de toute façon on est là et les deux pieds dedans j'ai envie de dire…visiblement c'est pas une franche partie de plaisir pour elle et moi ça me fait tout de suite nettement moins marré qu'y a cinq minutes, c'est un putain de gâchis je vous le dis ! Elle entame une justification j'imagine, sauf qu'elles sont rarement bonnes quand elle commencent par « c'est juste » je le sais je m'en suis servie plus d'une fois comme tout le monde, mais la vérité c'est que si y a bien un truc que j'aime pas, mais alors pas du tout c'est les pseudo excuses, c'est pas franchement comme ça que je mène ma barque et j'apprécie pas vraiment en règle générale qu'on assume pas ou qu'on se cache derrière du blabla, qui plus est, je suis pas le genre de pigeon qui va hocher la tête et fermé sa bouche donc….

Je la laisse pas poursuivre, tâche de lui expliquer pourquoi j'amène ça sur le tapis et lui pose la question qui en découle parce qu'au final c'est elle qui m'y a amené et autant que les cartes soient posés sur la table une bonne fois pour toute, les prises de tête à répétitions je suis pas fan non plus. « J'ai réussi jusque-là à maintenir mon truc alors oui. Bien sûr que oui. Ouai certes je le lui accorde, elle a mené sa barque plutôt correctement dans la mesure où je suis au courant par le plus grand des hasards et que si les choses s'étaient passées différemment entre nous j'aurai probablement même pas fait plus gaffe que ça, parce que je plaisantais pas en lui disant que c'était juste pas de bol m'enfin toujours est-il que ça répond pas pour autant à ma question, c'est pas ce que j'attendais comme retour.

Bon. J’imagine que je te dois des explications malgré tout. Je laisse échapper une exclamation amusée, je le suis pas vraiment c'est ironique, bon ceci dit je suis pas vénère ou quoi, même si je pense qu'elle s'imagine que je vais la crucifier sur place là dans mon jardin. Je la laisse me traîner à l'intérieur sans chipoter, c'est que l'idée de s'asseoir est pas franchement mauvaise vu la teinte blanche qu'elle a pris et qui semble rester coller sur son visage. Elle lâche ma main et vient grimper sur l'accoudoir du canapé alors que je m'enfonce pour ma part contre le dossier, les bras croisé sur mon torse et j'attends qu'elle me gratifie de ses explications puisque apparemment elle estime m'en devoir, perso ça me dérange pas franchement si elle veut me filer des détails, mais c'est pas nécessairement ce que j'attendais de cet échange impromptu. Désolée d’avoir menti sur tout ça. Je suis vraiment Judith Williams aujourd’hui, c’est pas juste un pseudo ou un emprunt. C’est mon identité. Tu sais depuis combien de temps ? Et d’ailleurs… qu’est-ce que tu sais déjà globalement ? »  Ah ba au moins c'est rassurant, elle a pas perdu sa voix pour toujours, ni sa capacité à remplir l'espace en moins de deux secondes et surtout, surtout son aptitude à retourner les questions (ce qui a à présent beaucoup plus de sens). « J'attends pas d'excuses. C'est pas ça l'idée, c'est ta vie Judith, je vais pas venir te dire comment la mener, c'est pas mon genre… je lève un sourcil et plante mon regard dans le sien pour être sûr qu'elle ne m'écoute pas que d'une oreille. Je te demande pas d'explications si t'as pas envie d'en donner non plus, mais t'es loin d'être con alors à moins que vraiment t'ai pas mesuré les conséquences de ton association avec moi, je pense rien t'apprendre en te disant que ce genre d'information peux potentiellement fuités… Parce que c'est un renseignement sensible et qu'il pourrait être utilisé pour me déstabiliser où je ne sais quelle connerie de petit merdeux qu'aurait rien trouvé de mieux à faire. Je m'avance un peu et par la même me redresse du coup avant de poursuivre. Je sais depuis un bon moment, avant que je commence à te tripoter si tu veux tout savoir. Sourire en coin au passage, on se refait pas et puis autant essayer de faire redescendre la tension dégueulasse qui est venu se répandre dans ma baraque. Et je sais tout ce que ton petit casier judiciaire contient, ce qui a été publié dans la presse et les pages les plus intéressantes du compte rendu de ton procès. Je pense que c'est pas nécessaire que je te fasse une liste détaillée ? Si ? »


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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Ven 21 Sep - 19:01



down on the west coast

« if you’re not drinking, then you’re not playing »

 « J'attends pas d'excuses. C'est pas ça l'idée, c'est ta vie Judith, je vais pas venir te dire comment la mener, c'est pas mon genre… » Je soutiens son regard, et acquiesce, attentive. Ça m’a foutu un sacré coup, tordu l’estomac, c’est franchement pas paradisiaque comme sensation. Aujourd’hui y’a plus grand chose qui me fait flipper disons que la prison ça aide à se défaire de pleine de peurs irrationnelles et d’autres trucs aussi genre la pudeur, les travers matérialistes, la joie aussi ou l’envie de vivre, hé, ça débarrasse de pas mal de choses. Mais ça, ça c’est mon secret, mon passé m’appartient et j’avais pas forcément envie de le voir m’exploser à la gueule.

Ceci dit, je dois avouer que l’attitude de Max me force à relativiser. Je m’attendais pas à avoir à affronter ça mais pas non plus de cette manière. Des cris, de la colère, peut-être, que ce soit lui ou quelqu’un d’autre, de l’incompréhension j’en sais rien moi, n’importe quoi. Mais lui est tranquille, visiblement il en sait bien assez, on dirait simplement qu’il rationnalise. Je sais pas trop comment m’expliquer ça à moi-même, c’est pas important en réalité, l’essentiel est que ça ne me donne pas envie de prendre mes affaires et me tirer.

« Je te demande pas d'explications si t'as pas envie d'en donner non plus, mais t'es loin d'être con alors à moins que vraiment t'ai pas mesuré les conséquences de ton association avec moi, je pense rien t'apprendre en te disant que ce genre d'information peux potentiellement fuités…
— Hm… »

Il a pas tort, j’ai pas réfléchi à ça, en même temps je m’imaginais certainement avoir à partager ce genre d’informations. Je ne rajoute rien encore cependant, j’attends la réponse à ma propre question, médite sur ce qu’il me raconte en attendant ; mais il ne fait pas de mystère et ne cherche pas à me faire mariner davantage, me dit à sa manière qu’il est courant depuis un bon bout de temps. Ça le fait sourire, moi pas trop, je replonge un peu dans mes souvenirs, me rappelle deux-trois fois où j’étais mal à l’aise, les sous-entendus, finalement j’étais peut-être pas tarée. Je l’observe avec l’air non pas fâché mais un peu contrarié, par moi-même, pas lui. La suite me plait moyennement tandis qu’il me détaille (ça a l’air de l’amuser un peu quand même) ce qu’il sait de ma petite histoire, je déglutis péniblement et il termine sur une questions rhétorique. Ah.

« Non, ça va, j’ai eu le temps de me les repasser en boucle. » Mon ton est un peu boudeur, clairement, je n’aime pas ce sujet et je n’ai certainement pas envie d’entendre de sa bouche les lignes que je pense presque connaître par cœur avec le temps. Je pousse un soupir, dépose mes coudes sur mes genoux et mon visage dans mes mains. J’ai juste besoin de respirer un moment, comme il m’a dit de faire un peu plus tôt au risque de tourner de l’œil et de mettre un peu de clair dans mes pensées. Je passe mes doigts dans mes cheveux, glisse les ongles sur la surface de mon crâne, cherche à diminuer la pression qui va finir par me foutre la migraine et manquerait plus que ça. Je pousse un énième soupire, mon deuxième langage, finit par me redresser et claquer mes mains sur mes cuisses.

« Ok, c’est vrai, de toutes façons autant que tu saches tout et je préfère que ça vienne de moi, tant qu’à faire plutôt que les versions merdiques de tabloïds de merde. Je hausse les épaules. Je dépose mon regard dans le sien, il reste tranquille, c’est fou. Mais je peux dire que ça m’évite à moi aussi de paniquer, c’est communicatif. J’t’ai dis que j’avais deux frères, un jumeau et un plus petit. Mon nom c’est… enfin c’était, Elizabeth Moore, comme t’as du le voir. Mon père était flic et accessoirement il aimait bien l’alcool mais surtout il était violent. Ma mère est décédée en accouchant de mon petit frère, je me suis barrée avec mon jumeau pour vivre chez ma tante, bref, tu vois le topo famille unie, p’tite maison dans la prairie quoi. Pause, je passe une main dans mes cheveux. On s’est émancipé, Louis et moi. Tôt, j’veux dire, dès l’âge légal vers 12 ans, mais mon plus jeune frère on pouvait pas s’en occuper, fin on était jeunes quoi c’était compliqué et quand il a grandit mon père a changé de cible, c’était moi avant ; après, c’était Emerson. Un soir comme tous les soirs quasiment, je suis rentrée et il était dans tous ses états, mon père j’veux dire et il tabassait mon frère. J’ai essayé de m’interposer, son arme n’était pas loin. C’est arrivé. Je m’efforce d’adopter un ton presque neutre mais la réalité est là, c’est toujours un sujet qui me donne la haine, qui me fait bouillir ; c’est juste douloureux. Même si j’imagine que ça doit être presque… Disney pour Max, rien du tout, enfin je sais pas non plus ce qu’il fait mais il m’a bien rappelé ce à quoi je m’associais donc j’imagine que les KOS se contentent pas de piquer les portefeuilles des vieilles riches à la ramasse.

Bon, quant à la version donnée, c’est la version qu’Emerson et moi avons choisi d’adopter. C’est notre secret, quelque chose que même Louis ignore. Louis, à qui je parle je parle de tout depuis toujours. J’ai choisi d’utiliser cette version depuis le début pour protéger mon frère qui, dans l’histoire, n’aurait jamais du subir les humeurs de Reagan. C’est tout. Ensuite arrestation, procès, prison. 5 ans au total. J’énumère les faits et c’est bizarre de m’entendre dire ça à quelqu’un d’autre qu’un membre de ma famille. Quand j’ai fini par sortir, ma tante et mes frères avaient déjà eu des problèmes et visiblement les journalistes des tabloïds t’oublient pas, j’ai décidé de partir pour éviter d’avoir à me prendre cette histoire dans la gueule à tous les coins de rue, c’est fou ce que les gens sont… impossibles. Alors j’ai juste… changé d’identité. De toutes façons Elizabeth avait rien fait de sa vie, pas d’avenir brisé, pas de carrière en suspens, tout ce que j’ai récolté avec ça c’est un super surnom par la presse et la peur d’à peu près tout derrière les barreaux. Je crois que ça me soulage un peu après réflexion alors qu’un soupir s’échappe une nouvelle fois de mes lèvres. Je reste silencieuse quelques secondes, un poids en moins sur les épaules, c’est pas question de lui mentir c’est surtout… c’est étrange d’avouer tout ça à quelqu’un et de ne pas se retrouver face à un drame en trois actes. C’est franchement pas une partie de plaisir. Et quand je suis sortie, payé mon « dû à la société » et que c’était comme si j’avais pas assez morflé, j'en ai pris plein la gueule, et ma famille aussi, encore. J’ai résisté quelques mois avant de faire les procédures et puis j’ai débarqué ici, postulé au Crash dans le même mois, j’suis venue te casser les pieds et… voilà. Je pensais être tranquille, à l’autre bout du continent l’affaire avait pas eu autant de retentissement. Enfin je croyais. »


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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Lun 1 Oct - 20:23


Madmax & Judith

Down on the west coast


La contrariété est plus que lisible, je comprends enfin je m'y essaye en tout cas, je ne suis pas dans ses pompes, j'ai jamais eu à cacher ce genre de détails sordides, mes années de taule sont un secret pour personne, c'est même plutôt on va dire bien vu dans mon milieu, ca amène un peu de respect supplémentaire, ce n'est pas anodin, mais ce n'est pas non plus un problème comme ça peut sembler l'être pour elle qui voit visiblement ça comme la fin de son petit univers monté de toute pièce. Je m'apprête à lui dire de laisser tomber, qu'on en causera plus tard quand elle aura digérée son truc et réfléchit à ce qu'elle estime avoir à me dire ou non, mais je n'en ai pas le temps, elle se redresse et vient faire claquer ses mains contre ses cuisses, comme pour se donner un élan qui déliera sans doute sa langue. Alors, je ne dis rien et la laisse faire ce qui lui semble pertinent, elle n'est de toute façon pas vraiment le genre de gonzesse à se laisse dicter sa conduite ou ses choix.

« Ok, c’est vrai, de toutes façons autant que tu saches tout et je préfère que ça vienne de moi, tant qu’à faire plutôt que les versions merdiques de tabloïds de merde. Je n'en demandais pas tant et à dire vrai je sais déjà tout, mais je sais aussi qu'il y a toujours deux versions à chaque histoire et j'aimerais autant avoir la sienne, pas que ça changerais quoi que ce soit dans la mesure où en toute honnêteté je n'émets pas le moindre jugement quel qu'il soit, mais je me dis que si vraiment on doit aller quelque part ensemble, j'aimerais être sûr de savoir avec qui je le fais. Je l'écoute silencieusement, je n'ai pas l'intention de l'interrompre, autant que les choses soient dites une bonne fois pour toute et devant l'évidente difficulté que ça représente pour elle, j'ai pas franchement envie de faire durer le supplice. J’t’ai dis que j’avais deux frères, un jumeau et un plus petit. Mon nom c’est… enfin c’était, Elizabeth Moore, comme t’as du le voir. J'hoche la tête, je me souviens d'Emerson, celui dont elle parle le plus, l'autre je dois avouer que j'ai pas retenu son nom. C'est étrange, elle a franchement pas une tête d'Elizabeth, quand je pense Elizabeth, je pense bourgeoise aux cuisses serrés et aux poches bien remplie, du genre salope coincée…hum peut-être que j'en ai sauté une un jour, c'est la seule explication censé à l'image vivide qui se manifeste dans ma tête. Enfin back to Judith, parce que faut pas compter sur moi pour que je l'appelle dame Elizabeth ou je sais pas quoi hein, bon peut-être dans certaines occasions, mais bref… Mon père était flic et accessoirement il aimait bien l’alcool mais surtout il était violent. Ma mère est décédée en accouchant de mon petit frère, je me suis barrée avec mon jumeau pour vivre chez ma tante, bref, tu vois le topo famille unie, p’tite maison dans la prairie quoi. Ouai je vois, enfin encore une fois je fais marcher mon imagination, parce que le schéma papa-maman-frangins c’est pas franchement quelque chose que j’ai expérimenté personnellement, le plus proche que j’ai eu était la famille de Mia et j’y suis resté que quelques semaines avant de me tailler…la fraternité je ne l’ai toujours connu que dans les circonstances les plus extrêmes : en foyer avec Aemonn et puis avec les gars…  c’était moi avant ; après, c’était Emerson. Rien que l’idée que ce sale connard ait pu lever la main sur elle me fait voir rouge je vais pas dire le contraire, c’est une chose de lire ces références et de les associer à cette nana que je connais pas, mais sortie de sa bouche à elle c’est pas vraiment la même chose.  Un soir comme tous les soirs quasiment, je suis rentrée et il était dans tous ses états, mon père j’veux dire et il tabassait mon frère. J’ai essayé de m’interposer, son arme n’était pas loin. C’est arrivé. Ouai ça sonne comme de la légitime défense, enfin je veux dire le truc est plutôt clair hein, pas besoin de chercher midi à quatorze heures, je comprends même pas qu'elle ait fini avec cinq années de taule….enfin si l'explication est évidente et se résume en un seul mot : Flic. Ni plus ni moins ; les intouchables…je pousse un soupir intérieur c'est pas étonnant qu'ils se prennent tous pour les rois du pétrole, même dans la mort ils sont encore ceux qu'on défends envers et contre tout. Alors j’ai juste… changé d’identité. De toutes façons Elizabeth avait rien fait de sa vie, pas d’avenir brisé, pas de carrière en suspens, tout ce que j’ai récolté avec ça c’est un super surnom par la presse et la peur d’à peu près tout derrière les barreaux. Son ton change un peu ce que je peux comprendre, la prison qu’on le veuille ou non ca vous change, c’est loin d’être une partie de plaisir, peut importe qui l’on peut être en dehors de ces murs, là-bas il n’y a pas de réputation, pas d’argent, pas d’association qui puisse vous sauver non seulement de ceux qui vous entourent, mais aussi de ce qui peut bien se profiler en vous…j’essaye de l’imaginer là-bas et c’est quelque chose que je n’arrive pas vraiment à faire, c’est une image étrange, trop loin de ce que je peux savoir ou connaître de Judith, parce que la vérité c’est que je ne connais qu’elle, cette image qui d’après ce qu’elle me dit n’existe que depuis qu’elle est entrée dans cette ville qui est la mienne. Je pensais être tranquille, à l’autre bout du continent l’affaire avait pas eu autant de retentissement. Enfin je croyais. »

Le silence reprend ses droits et je le laisse traîner quelques secondes juste pour m'assurer qu'elle a terminée et que c'est pas juste une pause dans le roman de sa vie. Une fois que ça me semble plutôt clair je pousse un soupir et vient me redresser un peu, toujours appuyer contre le dossier de mon canapé.  «  Vient là ! J’accompagne mes mots d’un signe de tête et lui tend la main, histoire qu’elle descende de son perchoir et vienne s’asseoir avec moi. Elle s’exécute sans franchement broncher, l’attrape et suit le mouvement que je lui impose d’un geste pour finalement venir poser son cul à côté de moi. Je passe alors mon bras autour de ses épaules et vient la ramener un peu plus près. Je ne pense pas que ca en a eu okay, je suis pas un spécialiste des news, mais je pense pas que ça soit quelque chose qui doive t'inquiéter ! Tout ce que je dis c'est que c'est une possibilité et que clairement va falloir que tu t'y prépares. Honnêtement et te méprends pas, je suis désolé de ce qui t'es arrivé et que t'ai dû faire un petit séjour à l'ombre, mais en terme de…je cherche mes mots quelques secondes . D'impact, je veux dire on est loin d'Hiroshima quoi, tout le monde s'en cogne Judith, moi le premier, d'autant plus que ton truc c'était clairement de la légitime défense, je vois franchement pas qui irait te blâmer d'avoir voulu sauver ton frangin. Je viens appuyer mon regard dans le sien, histoire d'être sûr qu'elle percute bien ce que j'essaye de dire, je suis pas super bon, ni clairement super à l'aise avec les trucs super perso et intime comme ça, mais je fais de mon mieux et c'est déjà plus que ce que j'aurai donné à la plupart, alors il allait falloir qu'elle s'en contente . Je vais mettre Love au parfum, parce que de toute façon elle le saura et je préfère m'éviter le coup de fil de trois heures, juste…tu vois au cas où, je suis pas toujours là et puis elle connaît ce genre de business ! Je vient déposer mes lèvres sur sa tempe et commence à me dégager un peu. Bon tu les as planqués où tes saloperies de gâteau là ? Je lui adresse un air de on m'y prend pas. Fais pas genre t'en dégaine toujours sortie de je sais pas où et vu comment t'es blanche comme un cul, je pense que tu peux en bouffer trois là ! » Je lui adresse un sourire un peu moqueur, si l'ambiance pouvait se détendre, je me sentirai sûrement beaucoup mieux là.


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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Mer 17 Oct - 19:15



down on the west coast

« if you’re not drinking, then you’re not playing »

« Viens là ! »

Je lui adresse un regard étonné, fronce les sourcils, alors qu’il m’adresse un signe de tête et me tend la main. Franchement ? Je vais pas résister davantage, raconter ce genre de trucs à la con, ce que je pensais ne jamais avoir à exprimer, ça me laisse un peu nauséeuse, en tout cas peut-être pas complètement en malaise mais pas bien quoi. Alors je me laisse quasi tomber, suis le mouvement qu’il me donne et le laisse me manipuler sans grande résistance. Du coup, en moins de deux, je me retrouver avec son bras bien musclé autour de mes épaules et collée à lui. Ce qui est franchement loin d’être désagréable. J’attends son retour sur la chose, me cale naturellement contre lui. Et puis il finit par ouvrir la bouche.

« Honnêtement et te méprends pas, je suis désolé de ce qui t'es arrivé et que t'ai dû faire un petit séjour à l'ombre, mais en terme de… D'impact, je veux dire on est loin d'Hiroshima quoi, tout le monde s'en cogne Judith, moi le premier, d'autant plus que ton truc c'était clairement de la légitime défense, je vois franchement pas qui irait te blâmer d'avoir voulu sauver ton frangin. » Il appuie son regard dans le mien, je lui adresse un mince sourire peu convaincu. Enfin, je suis convaincue qu’il ne m’en blâme pas, je le vois pas, c’est pas difficile, c’est pas qu’il sait pas mentir j’imagine qu’une part de lui est bien assez malicieux pour ça mais plutôt, enfin, il est sincère quoi. Alors lui ne me blâme pas, à l’époque tout le monde s’est dit que c’était intéressant de le faire et il a surement raison, peut-être que ma flippe était disproportionnée ou quoi. Je sais pas. En tout cas, peu importe le pourquoi du comment, je dois avouer que c’est plutôt agréable et presque étonnant, ce côté rassurant et tranquille qu’il affiche. En tout cas ça me plait, me conforte dans l’idée que finalement c’est peut-être effectivement pas si dramatique et aussi que mon instinct de vouloir commencer un truc plus sérieux entre nous sortait pas de nulpart.

« Je vais mettre Love au parfum, parce que de toute façon elle le saura et je préfère m'éviter le coup de fil de trois heures, juste…tu vois au cas où, je suis pas toujours là et puis elle connaît ce genre de business ! » ET paf, ça retombe comme un soufflé, la gueule de travers alors qu’il dépose un baiser sur ma tempe et s’éloigne comme si de rien n’était en me demandant où sont mes gâteaux. Je sais de quoi il parle et je lui adresse un regard à moitié innocent. « Fais pas genre t'en dégaine toujours sortie de je sais pas où et vu comment t'es blanche comme un cul, je pense que tu peux en bouffer trois là ! » Il se moque un peu, évidemment, et moi je l’observe avec un air pas trop tranquille. C’est vrai que ça me ferait du bien. Mais je note l’effort, il me propose des saloperies comme il dit.

« Dans mon sac, j’en ai toujours un de secours. » Oui, bah oui, il a évidemment raison, j’en ai toujours avec moi. Je le laisse choper mon sac à côté de lui, balancé sur la table, et y trifouiller dedans en cherchant le fameux lot de consolation. Je récupère le bordel qu’il me lance comme ça. « Merci ! Tu veux toujours pas goûter ? » Je lui tire la langue alors que j’ouvre le paquet unique et fourre la brioche fourrée à la vanille dans ma bouche. J’adore ces trucs dégueulasses chimiques, j’en ai un paquet dans ma bagnole d’ailleurs faudra que je le récupère avant qu’il fonde au soleil. « Sur sur ??? » Je m’amuse, lui fourre le truc sous le nez pour le faire chier, lui faire sentir l’odeur chimique au possible en haussant les sourcils à intervalles réguliers. Y’a pas à dire, ça va largement mieux d’un con, je fais le con pour dédramatiser la situation parce que je suis pas confortable avec les émotions brutes et mon passé. Je préfère parler de twinkie que ça quoi, clairement.

« Tu sais pas ce que tu rates, franchement, toi et tes trucs bio, je veux bien, mais les twinkies c’est comme si t’avais plus le droit de manger tes haricots verts du dimanche tu vois. » Je tente une analogie à la con en reprenant un croc de twinkie, l’observe avec un œil un peu plus malin, un peu plus revigoré. Je pensais pas tirer de plaisir d’une situation comme celle-là, mais il me prouve le contraire.

« Dis donc, par contre, concernant Alma là… T’sais déjà qu’elle me blaire pas franchement… On est obligé de passer par cette étape là ? »


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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Jeu 25 Oct - 23:39


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Je me dirige vers la cuisine où elle a laissé son sac traîné sur le comptoir comme d'hab cette meuf et le rangement ça fait au moins douze, ceci étant dit la dernière fois où je me suis pointé chez elle, j'ai le souvenir qu'y avais genre des bouquins et des trucs chelous un peu partout alors peut-être que je devrais arrêter de me laisser surprendre. Je balance son sac à main sur l'ilot central et vient farfouiller dedans, c'est dingue le nombre de truc que les gonzesses peuvent estimer indispensable de trimballer partout avec elle, je roule des yeux avant de finalement trouver l'emballage d‘aluminium dont je me saisis et lui balance de là où je suis. « Attrape Et elle le fait, du premier coup à ma grande surprise, vu la couleur de sa tronche et la façon dont ses mains tremblent comme celles d'un vieillard excité, j'aurais pas franchement parié.- Merci ! Tu veux toujours pas goûter ?  Je reviens prendre place à côté d’elle et passe mon bras autour de ses épaules, affichant un air blasé. Aucun besoin d’esquisser la moindre réponse à sa question, elle sait très bien que je veux pas de ses merdes dégueulasse, je les boufferais même pas sur elle c’est pour dire.  Sur sur ??? Elle vient me coller son truc à la vanille sous le nez avec un sourire amusé, bon au moins on dirait que ça fonctionne c'est déjà ça, elle a tout de suite l'air bien plus vivante que quelques secondes auparavant. Je viens pousser son bras en secouant la tête.– Nan ça va merci. C'est pas moi qui suis sur le point de m'évanouir comme une fillette. Sourire narquois et je la bouscule un peu, pour lui faire bouffer son truc illico presto, mais elle m'évite pas encore privée de tous ses réflexes.

- Tu sais pas ce que tu rates, franchement, toi et tes trucs bio, je veux bien, mais les twinkies c’est comme si t’avais plus le droit de manger tes haricots verts du dimanche tu vois. Putain, mais en vrai elle s’arrête jamais d’être fatiguante cette meuf, je vous jure c’est tout un programme, c’est pas pour les faibles. Je pousse un soupir et lève ostentatoirement les yeux au ciel. – Mange au lieu de raconter des conneries Elizabeth. J’hausse un sourcil avec un sourire moqueur, je ne dis rien de plus parce que je préfère la voir faire sa petite maline que chialer et arrêter de respirer, je lui laisse gagner cette bataille, c’est pas cher payer en sachant qu’elle ne gagnera jamais la guerre si son adversaire c’est moi…j’ai bien trop d’arguments qui jouent en ma faveur, à commencer par le fait qu’elle est déjà ouvertement conquise, sinon elle serait pas venue avec ses petits airs innocents me proposer de passer à l’étape supérieure. Je récupère le verre de flotte sur la table et en avale une gorgée avant de venir le reposer. Dis donc, par contre, concernant Alma là… T’sais déjà qu’elle me blaire pas franchement… On est obligé de passer par cette étape là ? Un sourire satisfait vient percer sur mes lèvres alors que je viens m’enfoncer contre le dossier de mon canapé et que je remonte ma jambe gauche sur la droite. Je ne dis rien, me contente de la regarder en retenant, en tout cas l’espace de quelques secondes, le rire qui ne demande qu’à s’extirper de ma bouche. Lorsque finalement il finit par s’échapper et qu’il s’éteint sous le regard courroucé qu’elle me balance, alors là et seulement là, je me décide à répondre au statut de guéguerre qui semble établi entre elle et Love d’après ce que je comprends. « Qu’est-ce qui te fait penser qu’elle te blaire pas ? Me dit pas que t’as déjà été te la foutre à dos ? Je viens dans un geste que je veux surjoué, porter ma main à ma bouche d'un air inquiet, je me redresse et me tourne un peu plus vers elle. Donc oui on est obligé de passer par là, alors vas-y dis moi, fait moi le récit de ta grande aventure avec Love. » Finalement, un sourire. Je sais bien que si c'était vraiment à ce point j'en aurais déjà entendu parler, après tout je suis son patron et c'est jusqu'ici la seule chose disons connue qui pouvait nous lier.



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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Mar 27 Nov - 10:04




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« if you’re not drinking, then you’re not playing »

« Mange au lieu de raconter des conneries Elizabeth. » Je tire une grimace significative alors que j’allais croquer dans mon twinkie. Je déglutis péniblement et fronce les sourcils pour lui signifier mon désaccord. Je m’attends à ce qu’il s’avance davantage sur l’idée, continue de me charier mais non, il me laisse tranquille et je comprends qu’il me laisse « gagner », si on peut dire ça. Alors je prends ce qu’il y a, contente qu’il n’appuie pas sur le côté elizabéthain de mon histoire m’enfin, j’aimerais éviter qu’il prenne le pli de m’appeler ainsi. Je suis et veux rester Judith à ses yeux qui n’a rien à voir avec ce fantôme de mon passé, ce n’est plus moi, la prison s’est bien occupée de moduler ma personnalité.

Enfin, je me concentre sur mon gâteau, observe la brioche pensive avant de reporter mon regard sur mon boss / nouveau mec depuis genre quelques longues minutes qui m’ont parues une éternité pour être honnête. Et je décide de revenir sur la question d’Alma, « Love » comme elle est appelée par la plupart des gars du club, voir tous, ce qu’honnêtement je trouve plutôt intéressant considéré qu’elle a rien d’un être fait d’amour et d’attention. La nana a l’air aussi aimable qu’une porte de prison (et je m’y connais /padampssh), chaque fois qu’elle passe on dirait la même nana dans mes séries pourries qui règne sur un cartel ou quoi. Juste, les nanas du club lui font leurs hommages, les poules font des courbettes mettant à l’épreuve leur souplesse pourtant travaillée par les gars (askip, selon ma mentor serbe), les KOS la cajolent. Visiblement mon désamour de cette gonz fait bien marrer son fils et aussi, désormais, Madmax qui ne peut s’empêcher de laisser échapper un rire jusque-là contenu dans un sourire. Je fronce les sourcils et il s’arrête mais si je pense qu’il va s’arrêter là je peux me mettre le doigt dans l’œil, jusqu’au coude.

« Qu’est-ce qui te fait penser qu’elle te blaire pas ? Me dit pas que t’as déjà été te la foutre à dos ? Il fait son malin, porte sa main à sa bouche en signe d’étonnement et se tourne un peu mieux vers moi. Je lâche un soupir exagéré — moitié amusé c’est vrai — et termine mon morceau de brioche fourrée à la vanille. Donc oui on est obligé de passer par là, alors vas-y dis moi, fait moi le récit de ta grande aventure avec Love. »

Je m’arrête un instant, l’observe, pense, pèse mes mots, je comprends l’utilité de « Love » quelque part mais j’ai pas franchement envie de m’y frotter ni même de la mettre dans la confidence. J’ai pas envie de lui parler en gros, ça m’intéresse très peu, ça m’a suffit le peu d’échange.

« J’ai rien fais pour une fois j’ai même pas été désagréable ou casse-couille comme mon merveilleux caractère peut avoir tendance, parfois, à m’y pousser. Je lève le menton et lui adresse un regard royal, niant d’ores et déjà les réponses qu’il peut éventuellement faire sur le sujet, et Dieu sait qu’il ne manque pas de blablate lui aussi quand il veut et surtout sur mes capacités à l’ennuyer. Je replie le papier de mon truc d’un geste vif pour ne pas faire trop de bruit parce que je déteste le son du plastique frotté. C’est vrai que je me sens mieux. Je remonte mes genoux contre moi et fout le papier dans ma poche je le jetterais plus tard. Je sais pas pourquoi elle m’a prise en grippe, j’ai fais attention, mine de rien j’ai écouté c’que tu m’avais dis au diner t’sais ? De pas me la foutre à dos, etc etc… J’sais pas peut-être que je parle trop et elle jamais, alors s’amuse toujours à me faire des réflexions par-ci par-là. Tu verrais le truc, quand elle vient au bar, dépose ses trucs en cuir que j’assume être du vrai, droite comme un piquet et généralement c’est vin ou whisky avec un « s’il te plaît » juste de rigueur. À force j’ai pris le pli, je la sers quand elle arrive et elle a même plus besoin de m’accorder un mot. Elle me regarde toujours à moitié de travers, quand elle me parle c’est généralement pour me reprendre ou pour me corriger sur un truc. Et Dieu me garde d’adresser trop longtemps la parole à son fils, que ça fait visiblement rire. J’ai l’impression qu’elle va sortir les griffes à chaque fois. Tu connais ma maladresse qui s’est pourtant franchement arrangée mais évidemment j’ai renversé un truc sur elle la dernière fois, hm, honnêtement ? Elle m’a presque fait plus peur que toi. » Je laisse échapper un léger rire, parce qu’au-delà de ma petite histoire révélée, pas grand-chose m’impressionne mais il faut reconnaître qu’elle donne pas envie d’en découdre la Lennox. « Elle m’a regardé comme ça, je l’imite avec une pointe d’amusement quand même flanquée sur les lèvres. Franchement, sévèrement, elle a pincé ses lèvres et ne m’a pas laissée l’approcher. “Serviette.“, “Pas d’eau chaude sur le vin.“, c’est tout. La froideur du regard tu vois ? J’ai cru qu’elle allait me dépecer en silence devant des fèves et un bon verre de chianti. »


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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Lun 3 Déc - 4:52


Madmax & Judith

Down on the west coast


Elle ne tarde pas à se lancer dans une réponse et commence bien évidemment par se dédouaner…peut-être un peu rapidement d'ailleurs, m'enfin je ne dis rien et lui laisse la possibilité de me raconter sa petite histoire, sa version des faits, bien que je n'ai pas eu le privilège d'obtenir celle d'Alma, ce qui je dois bien le dire m'étonne un peu, elle n'est après tout jamais la dernière à venir donner son avis bien au contraire. Ça doit faire partie de son petit manège, sa technique comme elle le dirait pour bien faire comprendre aux nanas qu'elles quelles soient qui gravitent autour de nous que la patronne c'est elle, ça me fait rire en vrai, c'est bien un truc de gonzesses, mais bon c'est un truc qu'on peut bien accorder à l'avocate, après tout elle a mérité sa place de bien des façons. « Je sais pas pourquoi elle m’a prise en grippe, j’ai fais attention, mine de rien j’ai écouté c’que tu m’avais dis au diner t’sais ? De pas me la foutre à dos, etc etc… Il me faut une minute pour me rappeler de ce dont elle parle et puis ça me revient, faut croire qu’elle écoute vraiment quand on lui parle parfois. J’sais pas peut-être que je parle trop et elle jamais…Je laisse échapper un rire moqueur. – Ca c’est le moins qu’on puisse dire ! C’est pas tellement qu’Alma soit pas bavarde c’est qu’elle ne parle pas pour ne rien dire contrairement à celle qui me fait face. Pas que ca me dérange perso, ca m’amuse même. Elle continue ainsi de me décrire la matriarche du clan de façon je dois bien le dire plutôt imagé et avéré, mais pas franchement nécessaire pour finalement laisser le fond du truc percé : Elle me regarde toujours à moitié de travers, quand elle me parle c’est généralement pour me reprendre ou pour me corriger sur un truc. Et Dieu me garde d’adresser trop longtemps la parole à son fils, que ça fait visiblement rire.  Ok donc au final pas grand-chose en soit, que des regards et des petites piques ? Ahhh putain les femmes quoi…Ils ne leur faut vraiment pas grand-chose pour venir se tirer dans les pattes, voir rien du tout ! Je me repositionne dans le canapé, lui jette un regard du genre. T'as pas mieux que ça ? C'est exagéré, mais il faut savoir faire passer les messages en silence. C'est tout un art. Mais évidemment j’ai renversé un truc sur elle la dernière fois, hm, honnêtement ? Elle m’a presque fait plus peur que toi. Ma bouche s’arrondit comme si elle venait de m’annoncer la troisième guerre mondiale et je viens poser ma main sur mon torse comme choqué par une annonce comme celle-ci. - TU. AS. FAIT. QUOI ? Je continue ma petite comédie, mais mon sérieux ne dure pas plus d’une seconde avant que je ne me mette à rire de façon moqueuse plus qu’ouvertement, l’interrompent ainsi dans son affirmation qu’Alma puisse atteindre mon niveau d’intimidation. Presque… je lève mes sourcils en rythme. La suite est aussi drôle que le début et je me prends à réaliser que finalement elle se remet plutôt bien de son malaise soudain. Donc si je comprends bien elle te terrifie…ah ah Crois-moi la prochaine fois qu'elle passera au Crash je ferais en sorte d'être aux premières loge, parce que tout ce que tu me racontes là…j'exerce un geste circulaire de la main. C'est rien, mais alors rien comparé à ce qui t'attend Ju…mais bon c'est le prix à payer pour être ma meuf, je suis sûre que ce sera une motivation suffisante pour que tu donnes tout ce que t'as ! Je lui renvois un air malin. Et comme je suis pas un monstre je vais te donner un ou deux tuyaux pour pas que tu te fasses dessus quand elle va venir te demander de rendre des comptes sur ce qui se passe entre toi et moi…Parce que je sais pertinemment qu'elle le fera et que ce seras sans doute pas une partie de plaisir pour ma serveuse. Premièrement, tu joues le jeu, peu importe duquel il s'agit quand ça vient d'Alma tu fais ! Deuxio, te laisses pas non plus marcher dessus, c'est pas comme ça que tu gagneras son respect et enfin écoute pas tout ce que te racontera Natalia, ouai ouai je sais bien que c'est ta grande copine, n'empêche que c'est toujours la guerre froide entre elle et Love donc je suis pas sûre que ça soit la mieux placée pour te tuyauter ! Enfin je crois, je suis peut-être pas à jour sur le feuilleton Manning ! »



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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Sam 22 Déc - 13:48



down on the west coast

« if you’re not drinking, then you’re not playing »

« Donc si je comprends bien elle te terrifie…ah ah
— Nan mais quand même pas ! Je lui adresse un regard à la fois amusé et réprobateur pour le coup, ça va, je vois bien qu’elle fait sa gonz intimidante mais je vais pas non plus me faire pipi dessus pour un verre de vin sur la jupe.
— Crois-moi la prochaine fois qu'elle passera au Crash je ferais en sorte d'être aux premières loge, parce que tout ce que tu me racontes là… Je lève les yeux au ciel (sport national, trois fois médaillée d’or dans la catégorie poids super) mais néanmoins je l’arrête pas dans sa tirade, il gesticule pour globaliser toute ma petite histoire qui ne méritait au final que quelques phrases parmi l’amas d’infos que je lui ai donné. C'est rien, mais alors rien comparé à ce qui t'attend Ju…mais bon c'est le prix à payer pour être ma meuf, je suis sûre que ce sera une motivation suffisante pour que tu donnes tout ce que t'as ! » Je laisse échapper un léger rire amusé, parce qu’il fait son malin mais que ça me fait rire comme d’hab. Je me contente de croiser les bras comme dans l’attente d’arguments pour soutenir sa thèse mais nan, rien de plus, par contre il se laisse volontiers me glisser quelques conseils pour gérer la matriarche. En soi, je dis pas non, parce que si j’avais plus de possibilités de mieux la lire ce serait tout aussi agréable. De comprendre son fonctionnement. J’ai pas envie d’en faire ma grande copine, mais comme lui-même l’a dit un jour vaut mieux l’avoir dans sa poche que sur son dos.

Je l’observe donc avec un air curieux, j’avais presque oublié quelques secondes qu’il parlait de révéler mon identité à la mère KOS et lui donner double de munitions contre moi. Ça me fiche froid dans le dos. Mais ça me pousse à être davantage attentive à son petit discours.

« Premièrement, tu joues le jeu, peu importe duquel il s'agit quand ça vient d'Alma tu fais ! Ok… Je l’observe avec un air clairement perplexe. Disons qu’elle donne pas trop les règles de son jeu et on sait pas dans quoi on s’avance chaque fois mais ok, pourquoi pas, c’est noté. Enfin faudra pas trop aller loin non plus. Je sais pas ce que cette nana donne au quotidien, ce qu’elle est capable de faire ou pas. Deuxio, te laisses pas non plus marcher dessus, c'est pas comme ça que tu gagneras son respect
— Ah !
— et enfin écoute pas tout ce que te racontera Natalia, ouai ouai je sais bien que c'est ta grande copine, n'empêche que c'est toujours la guerre froide entre elle et Love donc je suis pas sûre que ça soit la mieux placée pour te tuyauter ! Enfin je crois, je suis peut-être pas à jour sur le feuilleton Manning !
— Je vois pas du tout de quoi tu parles. Natalia ? Natalia qui ? » Je fais la maligne juste comme ça, comme d’habitude j’ai pas besoin d’excuses pour m’amuser un peu surtout qu’il lance clairement le truc et que je préfère ça plutôt que de continuer à m’inquiéter sur le sujet. Mais en réalité je note. Ça me passe pas au-dessus de la tête comme ça, d’ailleurs ça doit se voir parce que je garde la bouche fermée de longues secondes, l’ongle du pouce glissé entre mes dents. La guerre froide entre Natalia et « Love » (je me souviens le pourquoi du comment de ce surnom, je me souviens aussi qu’il est absolument interdit de s’en moquer) et je me demande si c’est vraiment la guerre froide. Et si c’est le cas, comment ça se fait ? Et pourquoi ? Et comment ça se manifeste ? Je sais pas trop. C’est pas une partie dont on parle vraiment avec Natalia, je pense pas que ça lui donne envie de parler de ce genre de trucs si effectivement c’est aussi rude que ça en a l’air.

Bon en tout cas, je retiens les conseils. S’il faut en passer par là, bah je le ferais, c’est pas ça qui va m’arrêter je compte pas laisser une gonz que je connais ni d’Ève ni d’Adam me faire chier.

« Bon, écoute, j’ai survécu à la taule je devrais survivre à Madame Lennox. » Je hausse une épaule, essaie de la jouer cool sur le sujet même si j’évite son regard pour le reporter sur le table et puis mes mains claquées sur mes cuisses et enfin dans le sien. Cette période est rangée dans une boite dans ma tête et généralement j’évite d’en sortir les choses qui s’y sont déroulées. Néanmoins c’est là, c’est ce qui a façonné la Judith d’aujourd’hui, qui n’aurait jamais mais alors jamais attiré l’attention de types dans le genre des KOS, n’aurait jamais mis un pied dans un club de striptease et surtout pas pour y bosser. Elizabeth et Judith, deux personnes tout à fait différentes, c’est drastique. Je pousse un soupir.

« Ok pour Alma mais… c’est tout. J’ai réussi à être tranquille ici, j’ai pas envie que ça recommence. Les gens sont chelous, ils s’occupent jamais de leurs merdes et préfèrent jeter celles des autres dans leur gueule. J’ai pas envie de tester cette partie des chicagoans. »

Je parle avec mes mains, lui adresse un mince sourire peu convaincu. Je ne fais pas confiance aux gens, j’ai vu le pire chez eux, ça m’intéresse pas de gratter encore davantage sous la surface.

« Ça te déçoit pas trop que je sois de la côte ouest finalement, et pas texane ? » Une petite plaisanterie pour revenir sur le sujet, voilà.


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MessageSujet: Re: down on the west coast ø madmax   Ven 28 Déc - 6:59


Madmax & Judith

Down on the west coast


Je sens que ça risque d'être un moment relativement marrant, enfin sûrement pas pour elle, mais en tout cas ça l'est déjà suffisamment pour moi de la voir déchanter aussi rapidement pour un truc qui finalement est pas si grave que ça, je veux dire au pire quoi ? Love l'aime pas ? Ce seras franchement pas la première fois que la matriarche aura une dent contre une officielle, elle la descendra comme il faut à qui veut bien l'entendre et lui fera passer d'agréables moments lors des réunions de famille, m'enfin c'est pas ce qui empêche qui que ce soit de faire sa vie. Bon clairement je préfèrerais que ça se passe correctement entre les deux, marcher sur des œufs je sais pas vraiment faire, je sais que Jimbo a réussi à se démerder pour limiter la casse, mais il a toujours eu beaucoup plus de patience que moi et puis bon il est maqué avec Natalia depuis dix ans et ils ont des chiards on ne jouent pas vraiment dans la même cour là et dieu merci ! Son petit combo mioches, gonzesse et maison avec balançoire c'est pas trop l'idée que je me fais de la vie contrairement à lui. Elle s'étonne, prend des notes mentales je le vois, elle fait la même tronche que quand je lui demande de m'apporter des trucs au Crash où que je la vois prendre des commandes. Je retiens mon sourire sans vraiment y mettre plus d'effort, ce qui résulte dans le fait qu'il perce tout de même au coin de mes lèvres alors que je continue en la mettant justement cette fois-ci en garde contre les conseils de Natalia qui s'ils peuvent être avisés (parce qu'elle est loin d'être con et en à un minimum dans la tête) sortent tout de même de la bouche d'une nana que j'ai moi-même entendu Alma qualifié de traitresse irréfléchie, ça donne à réfléchir quoi. « Je vois pas du tout de quoi tu parles. Natalia ? Natalia qui ? Je lui adresse une vieille grimace faussement moqueuse et pourrie, comme si je savais pas qu'elle passait son temps avec la femme de James, d'ailleurs j'ai jamais su comment ce cent-quatre vingts degré s'était passé, parce que les derniers trucs dont je me rappelle c'est qu'elle s'était fait salement attaqué par la Serbe dans un escalier où je sais pas quoi et mon quota potin et ragot s'était arrêté-là. Je suis vraiment pas bon avec ce genre de truc.


- Bon, écoute, j’ai survécu à la taule je devrais survivre à Madame Lennox.  Je laisse échapper un rire amusé, ouai je pense que ça devrait le faire. Je lève un sourcils et la regarde dévier le regard sur la table un peu mal à l'aise où je sais pas trop, j'imagine que c'est ça, mais ça pas vraiment une attitude que j'ai l'habitude de la voir agir de cette façon bien au contraire. Finalement, elle revient planter ses prunelles dans les miennes et enchaîne en m'expliquant qu'elle est prête à faire l'effort pour Alma, mais c'est tout personne d'autre ne dois être au courant j'imagine, ça me gêne pas, c'est pas une info qui regarde qui que ce soit à part moi et Love pour des raisons pratiques et au cas où il lui fasse assurer mes arrières ou plutôt les siens avec son blabla juridique. Je laisse échapper un soupir nasale, elle prêche un convaincue, clairement les gens sont tous des putains de commère et je comprends plutôt bien pourquoi elle a pas envie d'être rangé dans ce genre de catégorie, surtout alors qu'elle a visiblement mis de l'effort à reconstruire une vie complètement différente et bien loin de tout ce qui avait pu l'amener emprisonné entre quatre murs. – T'inquiète pas jt'ai dis qu'Alma c'est pour des raisons de sécu, j'ai pas l'intention d'aller raconter ça à qui que ce soit Ju' ca te regarde toi, moi – de loin et basta ! Donc relax okay !

Elle finit par m’adresser un sourire pas franchement très large, mais lorsqu’elle ouvre la bouche c’est tout comme finalement. - Ça te déçoit pas trop que je sois de la côte ouest finalement, et pas texane ?  Je lève mes mains de chaque côté de mon corps avec un air blasé, qui n’a rien de réel de toute évidence avant de me mettre à me marrer. – Ca dépend, si tu continues de me grimper dessus en mode Texane ca devrait pas trop me poser de problème. » Je lève un sourcil aguichant avant de l’attraper par le bras et de la ramener un peu subitement contre moi pour venir coller mes lèvres sur les siennes.




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