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 faith halloran

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MessageSujet: faith halloran Ven 15 Juin - 0:58


FAITH ADA HALLORAN

oh lord, don’t let me be misunderstood # eric burdon


Âge ■ 39 ans  Lieu de naissance ■ NY CITY. Nationalité ■ Américaine Lieu de résidence ■ North Side, dans un appartement de fonction, sinon elle en possède un à NY Occupation/métier ■ Agent Spécial du FBI Situation amoureuse ■ Mariée Groupe ■ Police department ? Avatar ■ Sarah Paulson ||►

# Caractère ■
Faith est un élément investi, agent zélée, déterminée, motivée. Généralement froide et méfiante, le calme dans lequel elle plie de force son visage cache la colère qui la ronge, constamment. C’est une femme impliquée mais parfaitement capable de mettre les choses à distance ; d’ailleurs il est difficile de se lier d’amitié avec elle car elle ne pense qu’au travail, tout le temps. N’importe qui et n’importe quoi peut s’avérer être un pion dans sa quête de justice. Cette manière de mettre de la distance entre elle-même et les autres lui a permis de traverser les difficultés au sein même de l’agence en tant que femme. Il lui a fallu travailler presque deux fois plus que ses confrères pour ne serait-ce qu’obtenir les trois-quarts de reconnaissance. Son métier, son travail est sa fierté, c’est pourquoi elle se tient aux règles avec une prudence presque religieuse. Rigoureuse et patiente, Faith endure les longueurs bureaucratiques dans le seul but de sauvegarder l’authenticité de son travail. Elle est prête à tout et il est hors de question pour elle de saboter son travail ou émettre des doutes sur ses procédures, même si parfois la tentation d’un résultat plus rapide se profile par une voie détournée.

Faith est une femme cartésienne, logique, mais qui se repose souvent sur son instinct au travail, quelque chose dont elle manque cruellement au sein de sa vie privée qui n’a heureusement pas beaucoup de place dans son quotidien. Fouille-merde et acharnée, son grand plaisir est de débarquer aux endroits et aux moments où on ne l’attend pas. Son ambition la pousse à ne rien lâcher, comme un chien sur un os, elle est intransigeante et exigeante, attend le même niveau d’implication de ses collègues.

Dans l’intimité, Faith est en réalité une femme pleine de doute. Elle ne sait pas se lier aux gens, paraît toujours froide, éloignée, désintéressée des sujets présents. Son mari, qu’elle aime encore malgré la pauvreté de leur mariage est l’un des seuls à connaitre et à gérer la vulnérabilité de Faith. Le contrôle qu’elle exerce au travail est une armure qu’elle porte en société. C’est une femme d’apparence tempérée, habituée à masquer la colère constante qui la caractérise pourtant lorsqu’on arrive à entrevoir ce qu’il se cache dans les coulisses.

# Le métier que vous exercez est :
■ Une vocation
Le métier d’agent des forces de l’ordre est une vocation qui lui a pris très jeune, une décision décriée au sein de la famille Halloran. A ses 20 ans elle a intégré la NYPD et s’est très vite intéressée aux bandes organisées qu’elle considère encore aujourd’hui comme un des fléaux de l’Amérique, rongée par les différents trafics. Témoin au sein même de son quartier d’enfance new-yorkais de l’influence des mafias, Faith a rapidement fait son choix.
Au bout de quelques années en tant qu’inspectrice, Faith intègre la division anti crime organisé et y reste pendant trois ans et demi. Malgré l’acharnement dont elle fait preuve, les choses ne lui paraissent pas aller assez vite, les changements pas assez drastiques et décide de faire plus à son échelle. Elle veut taper plus vite, plus fort, alors Faith candidate à l’agence fédérale d’investigation. Elle hésite quelques semaines avec l’ATF chargée de démanteler les trafics mais elle se dirige en premier vers le FBI qui finit pas accepter sa candidature. Après six mois d’académie et deux ans de formation, durant lequel elle s’implique au sein de la division de son choix, ses efforts et sa détermination paient. Faith travaille toujours plus, toujours plus longtemps. Envoyée partout, employée zélée qui ne s’arrêtera même pour sauver son mariage (qu’elle refuse cependant de lâcher encore aujourd’hui), ses résultats sont sans équivoques : elle est rapide, efficace, concentrée. Sa motivation redouble d’intensité alors que son frère, impliqué dans l’Irish MOB à New York se retrouve dans son sillage. Faith est une travailleuse acharnée qui ne s’arrête pour rien, ni personne, elle consacre sa vie à son travail et voue une confiance aveugle en son département. Elle estime faire le « bon » travail, est faite pour ça, quitte à rompre les liens avec sa famille en mettant son frère en prison.

Elle s’engage dans une chasse aux sorcières à New York, un véritable enfer qui durera deux ans, durant lesquels elle fait tomber les têtes de l’irish mob. Après quelques semaines de repos seulement, l’agence décide de l’envoyer à Chicago, foyer gangréné par les KOS, les serbes et ses vieux amis irlandais qui creusent leur trou. Elle vient mettre un coup de pied dans la fourmilière, bien décidée à remettre un peu de l’ordre dans tout ça, y compris dans les services de polices qu’elle souhaite nettoyer. L’agente compte bien ne faire qu’une bouchée des flics et politiques pourris qui font entrave à la justice, compte bien impliquer les affaires internes dans l’histoire.




ANN

Âge ■ 666  Comment as-tu connu C911 ? ■ le saint esprit Présence ■ same as usual Un commentaire ? ■ nope
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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 1:05



America, Jesus and you


Lorsque Faith regarde les différentes photos qui sont posées en ordre sur son bureau ou accrochées sur le mur, la première chose qu’elle ressent est une fierté sans égal. Il n’y a pas d’enfants ou de belles photos de famille faites sur la pelouse derrière la maison de la grand-mère. Parmi les coupures de journal et les photos qui la placent major de promotion, il n’y en a qu’une ou deux de son mari à ses côtés. L’une lors de leur mariage et l’autre, quelques années plus tôt, quand elle était encore sure de la solidité de ses sentiments à son égard. Mais chaque fois c’est pareil, lorsque son regard tombe sur ses photos et entrainent ses pensées vers le doute et l’incertitude, Faith se force à diriger son esprit vers les autres images, redresse les épaules, sourit distraitement. Sur la première on la voit alors qu’elle n’a que vingt ans, le regard déterminé et le visage exempt des marques de temps et de fatigue qui le composent aujourd’hui. Elle se tient fièrement aux côtés de ses futurs collègues dans l’uniforme bleu marine de la NYPD. Benjamine de la fratrie, jeune blonde américaine avec, quelque part, des origines irlandaises. Faith vient d’une famille de classe moyenne, ni pauvre ni riche, aimante, catholique, tranquille et intégrée dans la communauté.  

Lorsqu’elle regarde ces photos, lorsqu’elle pense au travail qu’elle a accompli, elle se convainc de ne pas regretter l’absence de ses parents sur la plupart d’entre elles. Faith s’est construite à contre-courant. Marginale, secrète, introvertie et très tôt décidée à faire partie des forces de l’ordre, elle refuse de croire que l’environnement dans lequel elle grandit soit parfaitement normal, dans une ville rongée par la criminalité et par les gangs.

Alors la famille n’est pas là avec elle quand elle entre à l’académie et en sort avec les honneurs, le sujet n’est pas abordé à la maison. Mais ils sont assis de son côté de l’église lorsqu’elle se marie avec Simon, rencontré quatre ans plus tôt, qui a treize ans de plus qu’elle et fait son bonheur. Elle a vingt-cinq ans et vient d’entrer dans la division qu’elle souhaitait d’intégrer (branche anti criminalité organisée de la NYPD) depuis ses premiers pas dans la police. Lui l’encourage, lui semble la comprendre ; c’est la première fois que la jeune femme se sent écoutée, entendue, comprise. La première fois qu’elle a l’impression de pouvoir exprimer ses doutes. Il fait partie des deux personnes avec qui elle se sentait capable d’être elle-même. Lui, et John, son grand frère.

C’est à la division anti-criminalité qu’elle se rend compte de son potentiel. Son travail acharné et ce petit truc qu’elle a lui permet de s’imaginer faire une excellente carrière et remplir son objectif personnel. Mais ses bons résultats ne lui suffisent pas et bientôt la frustration de ne pas pouvoir frapper plus et plus fort la poussent à se diriger vers une agence fédérale.

Elle se souvient parfaitement de l’adrénaline et l’impatience qui lui tenaient les entrailles à l’époque, dans l’attente d’un retour, un oui ou un non ; simplement être fixée. La réponse, accrochée quelque part au milieu du mur est un souvenir qu’elle chérit. Lettre de la fierté, ou de la discorde : creusant davantage la faille entre ses proches et ce qu’elle était en train de devenir. Ils auraient du être fiers, auraient du la supporter dans ces choix après tout, elle fait ce qui est bien. Elle apporte l’équilibre dans une situation compliquée où les mauvais garçons ont un large avantage : celui de ne se plier qu’à leurs seules règles.

Aujourd’hui, ça ne la chagrine presque plus. Son travail est trop important pour avoir à s’emmerder avec des futilités à côté. Tout passe à côté, chaque geste, chaque action une décision murement réfléchie pour lui apporter efficacité et rigueur. L’équilibre qu’elle amène dans la guerre contre les gangs est une notion qui la suit de partout. La symétrie est presque une obsession : il lui faut rétablir la balance. Son bureau est un exemple parfait de la rigidité que l’on peut lire dans ses yeux, à gauche un combiné de téléphone, à droite des dossiers parfaitement empilés dans deux boites séparées, 3 stylos rien de plus, une dose de vitamine parfaitement calibrée pour ses carences : une banane. Rien ne dépasse, rien n’est de trop. Cette recherche quasi-obsessionnelle de balance n’est qu’une manière de compenser le contraste évident de sa vie privée.

ø

A chaque fois que Faith entend une chanson d’Abba, ses mâchoires grincent, ses lèvres bougent dans un rictus étrange : elle sourit. Vieux souvenir étrange qui se profile dans un coin de sa tête. Elle a trente-trois ans, l’âge du christ, et frappe le poste radio de la voiture de fonction qu’elle partage avec son partenaire de l’époque. Il adore Abba. Chaque fois, une vraie plaie. Sanjay connaît toutes les paroles par cœur, chaque temps, chaque pause, silence, note. Faith n’a jamais compris cette frénésie pour le groupe suédois. Fille sans allégeance musicale, la blonde ne sait pas ce qu’elle aime. Mais ça la fait rire, quand il se dandine sur la pop dynamique, lorsqu’il mime chacune des paroles, s’imprègne de l’univers. Avant qu’elle n’éteigne le poste, bien sur.

« T’es pas drôle.
— Si on nous chope en train de danser on verra si c’est toujours drôle. »

Elle plaisante avec lui, fait extrêmement rare, de sa voix légère, un peu grave, léger sifflement lorsqu’elle prononce les « s », qui ne s’entend qu’à peine. Ils se connaissant de l’académie, ont plus ou moins le même parcours. Il est un peu plus vieux qu’elle, vient également de la NYPD, pas le même precinct, ni la même branche. Mais ils ont fait les 3 ans de formations quasiment ensemble, partenaires depuis la fin de leur entrainement sur le terrain, engagés dans la division anti criminalité organisée. Sanjay et Faith passent un temps considérable ensemble, et fait rare mais obligatoire, elle lui fait confiance. Elle délaisse un peu son mariage, passe sa vie au travail, fait ses preuves. Il a mis du temps et de la patience, une longue année de travail acharné pour enfin avoir le privilège de la faire sourire, réagir, dépasser les procédures qui cimentent leur partenariat. A deux ils bossent bien, Sanjay est célibataire et acharné, comme elle. Après deux ans de l’autre côté du territoire ils viennent de revenir à New-York, leur ville natale à tous les deux. La corruption et le trafic grandissent de pair mais ils ne sont là que pour quelques temps, à peine le temps d’assister un agent supérieur. Puis ils repartiront encore, passent de ville en ville.

Faith a trente-six ans quand le duo doit s’arrêter de travailler ensemble. Cela fait cinq ans que son entrainement est terminé. Son service est impeccable, ses décisions mesurées et son travail acharné lui rapportent les lauriers.

Les deux agents sont de retour à New-York, dans laquelle la petite royauté irlandaise s’est bien étendue. Un procureur zélé a foutu un coup de pied dans la fourmilière et ce soir-là, Faith et Sanjay ont eu l’autorisation de lancer une descente, organisée et planifiée, simplement prête à être lancée. Ça fait partie de leur boulot, c’est peut-être une des parties préférées de Faith. Débarquer en plein milieu d’un regroupement. Elle n’a attendu qu’une chose, qu’on lui signe le mandats d’arrêt. Lorsque Sanjay a récupéré l’appel validant leur opération, les deux agents du FBI on pu mettre en place leur équipe. Avec un peu de chances, la plupart des abrutis se rendront. Ou pas, un peu de résistance ne fait jamais de mal, mais Faith préférerait en embarquer le maximum ce soir.

Il fait nuit tôt, c’est l’hiver, ce qui leur permet de se faufiler et encercler le vieux bâtiment choisi pour l’occasion. Ça parle, ça crie, ça fait du bordel à travers le rideau de fer pourtant fermé. L’équipe d’intervention n’attend que le feu vert des deux agents qui sont postés derrière les premières lignes. Faith le sait à cet instant, tout ne tient qu’à un fil, à une seconde de réaction, un réflexe. Dès qu’elle donnera l’ordre d’entrer, il faudra agir vite et précisément. Elle les veut tous, n’en laissera aucun sur le carreau. Elle ne sera satisfaite qu’à ce moment précis.

Alors elle donne l’ordre d’entamer l’assaut et la porte de l’entrepôt est claquée avec violence, interrompt les festivités. Les premières lignes font leur entrée avec fracas, puis Sanjay et enfin Faith qui hurlent leur affectation et leurs ordres. La résistance est immédiate, comme des moineaux, les criminels cherchent à s’échapper par la porte arrière qui est gardée par d’autres membres de l’équipe d’intervention réunie. Certains plus malins, comprennent qu’il est inutile de protester et s’agenouillent, d’autres n’ont pas décidé de se laisser faire si facilement, s’imaginent qu’ils pourraient s’en sortir.

Il ne faut pourtant que quelques secondes pour que la situation dégénère, juste une seconde. La distraction, suffisante pour lui faire perdre son focus, sa ligne de mire pourtant guidée par le viseur de son pistolet désormais tendu. Il ne faut que quelques traits familiers parmi la racaille pour la déstabiliser, lui faire louper un battement, si bien qu’elle ne voit pas le jeune irlandais pourtant dans sa ligne de mire, dans un coin, lever son arme dans un accès qu’il imagine surement héroïque et tirer en direction de Sanjay.

Le coup de feu la rappelle pourtant à l’ordre et sa réaction précède l’équipe d’intervention alors qu’elle tire à son tour dans le genou du jeune garçon qui s’écroule.

ø

La coupure de presse concernant la descente de ce soir là n’est pas accrochée sur son mur, elle la cache, elle en a honte. Un succès pour l’enquête, le début d’une affaire personnelle pour Faith. D’abord, Sanjay a été transporté à l’hôpital et John, lui, en cellule. C’est le visage de son frère qui l’a déviée de sa trajectoire l’espace d’un instant. Si elle avait eu vent de certaines de ses activités illégales, Faith n’avait jamais croisé son nom dans les dossiers pourtant rédigés avec rigueur. Elle n’avait pas prévu de le voir ce soir là dans l’entrepôt, pas prévu de lui passer les menottes.

Pour la première fois de sa vie, Faith a failli passer de l’autre côté de la barrière. Elle lui a d’abord proposé un deal l’exemptant de toutes les charges pour lesquelles il serait jugé et certainement envoyé en prison. John n’a rien voulu entendre, rien voulu comprendre, préférant aller en prison et rester fidèle à ceux à qui il avait prêté allégeance plutôt que d’être libre mais traître. Elle a cherché un moyen de contourner, a même demandé à son partenaire de l’aider dans cette entreprise. Mais rien n’y a fait. Brouillée avec sa famille, puis avec son partenaire et enfin avec son frère qui la méprisait désormais plus qu’il ne l’aimait, Faith s’est fait un devoir d’appliquer la même assiduité sur son cas que celui des autres membres et avait achevé de l’envoyer derrière les barreaux pour un long moment.

Juste une seconde, un regard. Cette opération a signé la fin de son travail avec Sanjay et le début de son travail en solitaire. Une rupture des derniers liens familiaux et une rivalité insoupçonnée jusque-là avec son frère, prouvant aux yeux de la hiérarchie que rien ne l’arrêteraient dans sa quête de justice. Certainement pas alors que l’affaire devient désormais personnelle.

ø

Suite à cette opération et sur deux ans, sur 2016 et 2017, la hargne qu’elle met dans son travail la pousse vers le succès de sa chasse aux sorcières. Elle cogne à toutes les portes, travaille jours et nuits et débarrasse la ville des têtes restantes de la branche Haynes de l’irish mob, laissées par le procureur. Elle ne leur laisse aucun répit, ne se laisse pas non plus le temps de respirer, garde le cap, passe sa vie entre son bureau et le terrain sur lequel elle ne manque pas de débarquer. Son mariage frôle le divorce pendant cette période infernale où elle se replie davantage sur elle-même. Elle voit à peine son mari, nourrit une grande colère qui la ronge, une fierté affichée pour parer les doutes et l’angoisse qui pourraient paralyser son travail. Ce n’est que lorsque le réseau est démantelé, qu’elle laisse les débris de l’affaire, ce qui ne l’intéresse plus, le petit boulot de flic que la blonde s’arrête. Son travail est exemplaire, suivi par ses supérieurs, Faith ressort du champ de bataille avec les honneurs.

« Prenez des vacances, Halloran. » Ni un conseil mais un ordre de son supérieur direct, l’agente décide par la même occasion de laisser une autre chance à son mariage, en tout cas c’est ainsi qu’elle le visualise. En réalité, c’est Simon qui lui laisse à elle une dernière chance de lui prouver son affection. Il l’a toujours supportée, soutenue dans chacune de ses décisions, bien compris que rien ne passerait avant son travail, pas même leur union. Mais les deux ans dans lesquels elle vient de le trainer ont éteint sa patience.

Les grands esprits se rencontrent et le soir de son retour, Simon veut parler de divorce. Mais elle le surprend, à plusieurs égards, rentre plus tôt, commande un diner hors de prix, rentre avec une bonne bouteille de vin et c’est elle qui débute la conversation avec des excuses et la termine à califourchon, sur ses genoux, pour finir la soirée sous de meilleurs hospices. Ils passent un moment à discuter, décident de partir à l’étranger, Faith se sent capable d’oublier le travail pour quelques jours, éreintée. Il lui faut du vrai repos pour repartir sur le champ de bataille. Alors ils partent en Europe deux longues semaines puis on la rappelle sur le terrain, cette fois, on veut l’envoyer à Chicago. Fort de ces deux dernières semaines, le couple décide de partir à deux cette fois et Simon l’accompagne, avec l’espoir qu’elle tienne la promesse qu’elle lui a faite avant de partir : lui laisser plus de place dans sa vie.

ø

« Je vous prie donc de bien vouloir accueillir Monsieur Wells, nouveau directeur et commissaire-priseur de la galerie.
— Merci Mr Wagner. »

Simon adresse un sourire à son épouse et récupère le bras qu’il a placé dans son dos jusque-là pour s’approcher du propriétaire de la galerie d’art et prononcer son premier discours de nouveau galeriste. Faith lui adresse un sourire, l’observe avec fierté alors qu’il est le centre de l’attention, posté aux côtés du directeur financier. Elle est contente qu’il soit capable de s’attirer l’attention comme ça, contente qu’il sache captiver son audience. Elle a toujours aimé cela chez lui, il a tout ce qu’elle ne se croit pas capable d’avoir : il est sociable, drôle, charmant, enthousiaste, passionné par l’art, la littérature, la poésie, les belles choses. La musique. Il est à la fois calme et puis impatient, versatile, tempétueux puis parfaitement reposé. Il sait vivre. C’est pourquoi Faith ne regrette pas de l’avoir trainé devant le curé, ne regrette pas d’offrir une deuxième chance à son mari. Elle le soutient dans cette carrière depuis toujours comme lui, de son côté, a pu faire tous les sacrifices pour supporter le poids de celle de son épouse agente fédérale. Après tout, il a quitté cette fois son job dans un musée de NY pour la suivre, pour qu’ils puissent vivre cette fois sans être séparés, ni par la distance ni par le travail de Faith. Elle lui a promis de lui accorder plus de temps, de se calmer sur les horaires, de rentrer le plus possible à la maison. De prendre des moments pour elle, et pour eux deux. Ces deux semaines en Grèce leur ont été plus que bénéfiques. Faith a conscience de la fragilité de son mariage en cette soirée d’inauguration. Leur couple ne tient à presque plus rien, ils ont changés, évolués et par sa faute : chacun de leur côté. Mais alors qu’elle lève son verre à l’instar de son mari qui lui lance un autre, se met maintenant face à elle. Son petit public les imite et il trinque. A la galerie, à l’art, au propriétaire, qui se contente également de lever son verre alors qu’il s’est placé aux côtés de Faith.

La blonde n’a pas envie de discuter avec lui, ni personne. Elle ne sait pas faire, ne sait pas s’exprimer en public, n’a pas de sujets de discussion intéressants. Son travail, son mari, pas d’enfants, non elle ne connaît pas Chicago, oui elle vient de New-York, non elle ne peut pas en dire plus. Elle s’attend à ce que d’une minute à l’autre Wagner se tourne vers elle pour prononcer quelques mots alors que les invités se remettent à marcher, soit vers d’autres convives, soit vers les œuvres d’arts réunies au sein de la galerie. Mais non, il reste là à ses côtés, simplement, sirote le champagne tranquillement dans l’attente du retour de son nouveau directeur.

« Ah, je vois que t’es en bonne compagnie. Simon s’est enfin rapproché de son épouse, revient se poster près d’elle et dépose un baiser sur sa joue. Mr Wagner une nouvelle fois, je vous remercie pour cette fabuleuse opportunité. Il sourit, bouge au gré de ses paroles, Faith se contente de l’observer puis de poser son regard sur l’interlocuteur danois.
— Je vous en prie, appelez-moi Mathias. Désormais nous serons amenés à nous vous régulièrement.
— Seulement si vous m’appelez Simon. Les deux se serrent la main, comme pour, une fois de plus sceller le contrat qui les lie. Mathias je vous présente mon épouse, Faith.
— Enchantée. C’est la première fois qu’elle ouvre la bouche en sa présence et lui tend la main qu’il récupère et qu’il serre avec un sourire étrange.
— De même. Ravi de faire enfin votre connaissance, Faith. Bienvenue à Chicago. Cette ville n'a rien à voir avec New-York mais je suis certain que vous trouverez votre bonheur. Je l'espère en tout cas.
— Merci, j'en suis certaine. Je ne sais pas si nous resterons mais nous avons hâte de voir ce que la ville nous réserve. Elle ne sait même pas si elle est sure de ce qu’elle dit. Vont-ils rester à Chicago, vont-ils repartir ? Après tout, leur appartement est à New-York, pas ici. Elle est là pour le travail. Rien n’est fixé. Elle ne sait simplement pas quoi dire d’autre.
— Avec le taux de criminalité qui règne ici, j'ai bien peur que vous ne deviez vous éterniser. L’homme rit, tranquillement, surement persuadé qu’il s’agit d’une blague de bon goût. Ce à quoi Faith répond simplement d’un sourire pincé. Mais nous ferons en sorte de vous rendre ce séjour agréable. Ça ne lui fait ni chaud ni froid, mais elle s’efforce de garder ce mince sourire sur les lèvres, change le pincement en rictus plus agréable.
— Vous le faites déjà ! Heureusement Simon reprend le fil de la conversation et les deux hommes se mettent à échanger. Faith regarde le fond de son verre, acquiesce quand son mari lui donne le signal (regard vers elle, « n’est-ce pas chérie ? ») et se contente de se taire le reste du temps.
— Veuillez m’excuser. » Lorsqu’il lui semble enfin être le bon moment, Faith saisit sa chance et s’éloigne du duo engagé dans elle ne sait quelle comparaison entre deux artistes qu’elle ne connaît absolument pas. Cette ambiance l’étouffe, ça ne lui plait pas, alors elle sort, prend une cigarette qu’elle glisse entre ses lèvres.

L’agente pousse un soupir. Elle n’est pas à l’aise là, dans cette jupe, dans ces talons, dans cette soirée. Elle sort son téléphone de fonction et fait un tour dans les messages puis relève la tête alors qu’une nana, une des convives, semble vouloir lui adresser la parole. Faith l’interroge du regard.

« Bonsoir, Mme Wells ?
— Halloran. Mais je suis l’épouse de Simon si c’est ce que vous voulez dire. Faith lui adresse un mince sourire, saisit la main tendue avec hésitation alors qu’elle vient simplement lui énoncer un fait. Ils ont gardé chacun leur nom, c’est pour une bonne raison.
— Enchantée. Mon mari va travailler avec le votre, nous venons de New-York nous aussi, ça fait un moment qu’on est à Chicago. L’agente ne sait pas quoi répondre à cela. C’est pourquoi elle se contente de répondre qu’elle est « enchantée » elle aussi. Elle ne voit pas en quoi c’est censée l’avancer, doit-elle… se sociabiliser avec cette dame simplement parce qu’elle est également l’épouse d’une personne qui travaille dans la galerie ? Ça doit se faire, elle s’imagine. Mais est-ce qu’elle en a envie ? Pas le moins du monde. C’est pourquoi elle ne relance pas la conversation qui s’éteint dans un silence gênant. Faith laisse néanmoins son regard tomber sur le visage dégoulinant de maquillage de l’ « épouse de ». Qui déjà ? Elle n’en sait rien, ça ne l’intéresse pas. Elle l’analyse, cherche quelque chose d’intéressant dans la prunelle de ses yeux. Mais rien, rien ne vient. Alors Faith se contente de reporter son regard sur le paysage que tout le monde lui vante ce soir. Une skyline comme les autres, une architecture certes particulière (selon les dires de Simon) mais qui ne l’intéresse pas beaucoup non plus. Faith doute qu’elle passera un temps long à observer l’environnement dans lequel elle se trouve. Elle n’est pas là pour ça. Mais pour fouiller, investiguer ce qui se passe sous les lumières néons de la ville, passer derrière les coulisses. Gratter la surface. Oh oui, pour cela, elle va trouver son bonheur. En toquant aux portes et en remuant un peu les petites fourmis criminelles. C’est ce qu’elle est venue chercher et elle ne compte pas repartir sans sa médaille.


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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 1:16

Comme si on avait besoin d'une flicaille de plus !  :angry2:
RE-Bienvenue avec ta gonz, elle me fait taper des barres avec son balai dans les fesses! Bonne chasse aux sorcières en tout cas !! :roll2: :lilheart:

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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 14:14

Re-Bienvenue dans le coin What a Face

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    « Les doutes s'installent sans que l'on ne s'en rende compte, les doutes sont là, revenant en mémoire, et il est désormais impossible de les éviter. Que faire ? Continuez à rester là, sans réellement chercher, vivre dans le passé ? Faut-il enfin aller de l'avant, et lâcher du lest ? L'avenir nous le dira sans doute bien trop rapidement. »


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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 17:40

Je conchie ce personnage

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Devil's got a cut Dollar sign snakes I'm all in the damned Godless fearless of the flood Or the blood of the coming spring something is shedding its scales Crying from the heat of the light You say God and I say Satan Open your mouth, love Like a gutted church My goat horns are napalm trees And a crown of thorns is hard to swallow You should pray now Is it above or is it below?
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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 19:44

Re bienvenue avec Miss Paulson, qui me fait toujours bien marrer quand elle est invitée chez Ellen Degeneres :red:
Je me suis souvent perdue sur Youtube la nuit en sa compagnie Smile

Amuse-toi bien avec ce nouveau perso!


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Close yur eyes and you will find the passage out of the dark...

...Will you send me an angel?
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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 20:52

Reuuuh bienvenue apparement xD

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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 20:54

Bienvenue avec cet énième personnage I love you :jo:

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BREAKING POINT


my past has tasted bitter for years now so I wield an iron fist ; grace is just weakness or so i've been told, i've been cold, i've been merciless  
© frimelda

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MessageSujet: Re: faith halloran Ven 15 Juin - 21:04

Re-bienvenue avec cette tronche. I love you

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i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. Come and take your shape, out in the stars. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
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MessageSujet: Re: faith halloran Sam 16 Juin - 8:45

J’aime la trogne et le perso aussi HUHU Elle va secouer tout ça #coupdepression

Alors rebienvenue chez toi :red:

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MessageSujet: Re: faith halloran Sam 16 Juin - 22:41

Bienvenue tête de moche :red: Nan c'pas vrai je l'aime d'amour cet avatar ** Hâte de jouer avec cette fouteuse de merde !

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MessageSujet: Re: faith halloran

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faith halloran

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