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 human being | maxime

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MessageSujet: Re: human being | maxime   Dim 9 Sep - 16:08



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EXORDIUM.
« Matthew… » Ça devient de suite une autre mélodie à ses oreilles ces syllabes-là à partir du moment où elle les prononce. Il croit délirer, tout lui semble simplement trop léger. C'est si aisé de songer, de ressentir ; si aisé de se dire qu'il pourrait y céder. Et il aimerait, pouvoir pleinement s'en bercer. Dieu que Matthew pourrait, en cet instant précis, largement craquer. Et pourtant, il s'abstient du moindre mot, de la moindre remarque, il s'abstient d'énoncer le fond de ses pensées, là, rien qu'à l'évocation de son prénom murmuré. « C’est juste… Je ne veux pas qu’on me mente. Je ne veux pas découvrir, sur le fait, quelque chose d’aussi important. Je ne veux plus être trompée, Matthew, ça m’a brisé le cœur une fois et je ne voudrais pas que cela recommence maintenant. Pas avec toi. Alors… » Il a le cœur qui semble s'emballer, quelque-chose de nouveau pour celui qui a déjà peiné à se redresser. C'est prenant et gênant, c'est prenant et inconscient. Ça frappe contre sa cage thoracique, ça vient raviver cette impression que tout pourrait avoir un sens si elle entendait, si elle pouvait entendre la moindre de ses pensées, tous ces mots non prononcés, toutes ces sensations arrachées. Il aimerait qu'elle puisse voir. Il faudrait qu'elle voit. Elle, juste Elle par sa présence dans son enfer personnel. Et il ose perdre son regard vers elle, rien qu'une seconde, une brève seconde avant qu'elle n'en détourne le sien. Un soupire, bref mais bien présent, l'azur brisé de ses yeux qui s'abaissent en même temps. Il aurait dû jouer l'honnêteté, ça dès le départ au lieu de bêtement s'en passer. Ridicule et loin des conventions, loin de tout ce qui faisait jusqu'alors sa raison. « Dis-moi tout. Dis-moi tout et je te pardonne sans l’ombre d’une hésitation. » Condition posée, la Belle en vient à se confier. Elle fait savoir ce qu'elle en vient à penser, ce qui pourrait finalement tout réparer, cette brèche creusée par son incapacité à savoir correctement penser. Il s'essaie à imaginer ce qu'il pourrait dire, faire valoir. Il essaie de s'y faire, là, plongé dans le noir. Mais rien, rien ne lui vient encore ; pas même malgré sa volonté à y songer bien fort. Alors il s'en redresse, le bouclé, venant s'asseoir du mieux qu'il peut au beau milieu du lit, délaissant le confort des jambes de la Belle présente ici. Parce qu'il a à faire, à réfléchir. Songer à quoi dire pour s'éviter le pire. Il craint, pour la première fois depuis longtemps, qu'elle ne lui échappe finalement. C'est compliqué à expliquer, compliqué pour lui de se dire qu'il aimerait qu'elle demeure, elle, la seule femme parvenant à se frayer un chemin jusqu'à son cœur, jusqu'à la liste de ses frayeurs. C'est un maigre rire qui en vient à franchir la barrière de ses lèvres, quelque-chose d'à la fois ironique et triste. Il a les mains qui se perdent sur ses traits, les yeux qui s'en ferment comme s'il en venait à prier. Et les tremblements qui reprennent, cette sensation désagréable à défaut d'être douloureuse qui le gangrène.

« Est-ce qu'il y a vraiment énormément à dire ? » La question se pose plus pour lui-même que la jeune femme dont la présence commençait à l'apaiser ; avant qu'elle ne vienne tout réanimer, cette crainte de la voir se retirer. Dieu que ça brûle, envoûtement néfaste pour l'esprit qui s'était habitué au néant. Maxime en est tout le contraire, une trop vive et magnifique lumière. Et ça le travaille, plus qu'il ne l'aurait pensé, la simple idée qu'elle puisse s'en aller commence à simplement le ronger. « Je... ; une légère pause, les prunelles qui se portent sur le plafond un peu jauni par la cigarette, sur ces ombres qu'il contemple depuis déjà le début de ses congés. Je n'ai pas pour habitude de parler. En effet. Pas de cette manière-là, en tout cas. » Il commence à se confier, sent sa langue se délier. Matthew en demeure tout de même hésitant, à moitié plongé dans ses songes et dans cette dure réalité. Il lui faut tout admettre, chaque secret, jusqu'au dernier. « Ça fait des années, tout ça. Des années que j'en suis là, à essayer. Essayer de me défaire de... de... ; et là, il lui faut admettre que quelque-chose est en train de se passer. Quelque-chose en lui est en phase de changer. De tout ça, je crois. J'ai la sensation, souvent, que rien n'est réel. Tout ça là, toi, cette ambiance, cette situation, ça n'existe pas. C'est dans ma tête. J'ai peur que ça le soit. Et je sais pas... je sais pas si je préférai parce que personne, jusqu'alors, n'a jamais vraiment comprit. Personne peut comprendre. Je pense que personne ne peut comprendre, que personne ne peut entendre. Je ne sais plus vraiment ce que je dois faire, je l'admets. Je ne sais plus... » Il ne s'en retient pas vraiment, des années passées à s'exécuter sans jamais posséder l'occasion de parler. Parler, se confier. Perdre cette solitude qu'il s'était attribué. Mais ses doutes ne sont pas ce qu'elle a demandé. Aussi, il soupire, bravant la honte, l'appréhension. Il soupire avec l'espoir que son honnêteté n'ira pas la faire fuir. « J'ai falsifié mes dossiers médicaux pour cette place de lieutenant, j'ai faussé quelques rapports pour obtenir bien des faveurs qui me sont finalement tombées dessus. Je ne fais plus partie du bon côté de la barrière, Maxime, depuis trop longtemps malgré tous mes efforts, malgré tout mon travail. Et je suis désolé d'avoir prétendu que tout pourrait être aussi simple qu'on l'imagine. Je n'aspirais pas à de fausses idées, ni même à quoi que ce soit... avant cette véritable peur de te voir désormais franchir cette porte ; une maigre rire, quelque-chose de triste et ironique à la fois, quelque-chose de honteux et de moqueur envers sa propre personne, son propre cœur. Regarde-moi, effrayé... » La honte au creux de la gorge et l'impression que tout son palace s'est effondré.                

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MessageSujet: Re: human being | maxime   Ven 21 Sep - 20:01

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J’attends, simplement, lui laisse le choix. Peut-être qu’il ne voudra pas se confier, peut-être qu’il décidera de m’éloigner. C’est un moment que je lui laisse, que je lui accorde, une décision qu’il doit prendre par lui-même. J’estime être en droit d’avoir des réponses, je veux pouvoir être à pour lui mais il doit me laisser voir ce qu’il affronte pour le faire. S’il me refuse l’accès, je ne sais pas si je partirais, je ne sais pas si je ne le pardonnerais pas quand même, par un excès de faiblesse et d’affection, j’imagine. Je ne sais pas, et je déteste ne pas savoir ; c’est la raison première pour laquelle je suis ici et me retrouve face à lui.

Il s’installe au milieu du lit, semble peiner à chaque geste. Je le laisse en paix, ne lui impose pas mon toucher, je sais qu’il n’apprécie pas le contact ou en tout cas qu’il n’a pas appris à l’apprécier, je sais plein de choses de lui, du fait qu’il est bien particulier, que son esprit ne fonctionne pas comme celui des autres, comme le mien. C’est son assurance, son intelligence, son tranchant qui m’a plu, dès le début. C’est sa franchise, la vérité qui sort de ses lèvres, sans détours, sans se soucier des conventions. Alors j’espère qu’il va continuer dans cette lignée finalement, ne pas me mentir à moi, celle qui pourrait comprendre, celle qui a entendu dans les notes composées. Celle qui se laisse bien trop facilement aller aux mélodies.

« Est-ce qu'il y a vraiment énormément à dire ? »

Je ne réplique rien, je le laisse. Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Je me contente de l’observer, de laisser trainer mon regard sur lui, je croise les bras autour de mes côtes bandées pour que tout puisse se ressouder tranquillement, comme un geste de protection. Il peut avoir tout le temps qu’il veut pour s’exprimer, je ne le brusquerais pas. J’ai envie qu’il cède à ma condition, non pas par curiosité, mais pour que nous soyons à plat, pour que je puisse lui pardonner comme prévu et promis et que nous puissions passer à autre chose : son rétablissement. Continuer, faire progresser notre relation peu importe le stade où elle en est et ce que c’est.

« Je n'ai pas pour habitude de parler. En effet. Pas de cette manière-là, en tout cas.
— Je sais. C’est un murmure qui passe mes lèvres simplement, je sais ce que ça lui coûte, ou en tout cas essaie d’imaginer.
— Ça fait des années, tout ça. Des années que j'en suis là, à essayer. Essayer de me défaire de... de… De tout ça, je crois. » Des années. Je retiens toute expression, ne pousse pas un soupire, me contente d’afficher une expression neutre quoi qu’inquiète évidemment. Et je l’écoute avec attention alors qu’il s’exprime finalement plus que ce que je ne l’aurais cru. Il s’épanche et j’imprime les mots, comprend l’effort, me sens soulagée qu’il accepte de répondre à ma requête, de me laisser lui tendre une main. Il fait trainer un peu les choses, peut-être pour prendre du courage avant d’avouer ; il m’exprime ses doutes, sa solitude, je l’entends. Ça me serre le cœur, je l’avoue.

Aussi, il finit par soupirer et je le laisse prendre son temps pour s’exprimer. Finalement, le couperet tombe et j’écoute ses confessions. Ses dossiers falsifiés, des faveurs demandées me dit-il, et j’ai peur de savoir ce qui se cache derrière la belle syntaxe, derrière la belle parole. Je me demande de quoi il s’agit précisément, ma seule certitude étant qu’il ne s’agit pas de quelque chose de récent. Mon regard retombe sur les formes des meubles, les plis des draps que je vois maintenant presque clairement, les pupilles habituées à l’obscurité, je ne l’interromps pas. « Et je suis désolé d'avoir prétendu que tout pourrait être aussi simple qu'on l'imagine. Je n'aspirais pas à de fausses idées, ni même à quoi que ce soit... avant cette véritable peur de te voir désormais franchir cette porte, il laisse échapper un rire, triste, qui me serre le cœur davantage. Regarde-moi, effrayé… »

Les informations récupérées, je me laisse quelques longues secondes pour les processer, les intégrer. Mes yeux remontent le long de sa carrure fatiguée, ses boucles molles, le visage pendu ; il ne me regarde plus depuis un moment. La fierté s’est fait la malle, Matthew ne semble plus être lui-même. Ça me rend triste, inquiète. L’espace d’une seconde l’idée passe, dans ma tête, ça me dit qu’il serait peut-être plus sain pour moi de partir. Ça ne dure qu’une demi-seconde, une idée furtive que je rejette en bloc, je le sens, que la perspective de le laisser là ne me plait pas. D’autant qu’il m’a répondu, a honoré sa part du marché. Je n’ai aucune certitude de ce que nous sommes ou serons peut-être, ou pas, mais si je me focus sur l’immédiat, je ne me vois pas partir, pas passer la porte et réaliser cette peur qu’il connaît là, qu’il me confie. Que je considère comme un aveu à demi-mot, un aperçu de ce qu’il ressent, peut-être, pour moi. Toutes ces hypothèses vont finir par me donner mal à la tête, je n’ai pas envie de jouer aux devinettes. Je n’ai pas non plus envie de me poser mille questions et de chercher à savoir en avance ce qui peut, et va nous arriver. Matthew n’est pas parfait, je ne le suis pas non plus. Voilà qu’il a fait preuve de la plus grande sincérité, qu’il m’avoue enfin ; n’est-ce pas là ce qui devrait me contenter ?

Je finis par bouger, un peu, pas trop, simplement, je lui tends ma paume de main, ouverte. « Je ne partirais pas. » Je l’observe, le corps voûté, il semble perdu. « Je ne sais pas ce que je suis pour toi Matthew, ni pourquoi tu traverses ça, les raisons qui t’ont amenées jusqu’ici. J’ai… mille interrogations, sur les faveurs, le dossier médical, sur tout ça. Je pense que tu sais que je déteste ne pas savoir. Mais pour l’instant… pour l’instant ça ne compte pas, je veux rester là et t’aider. Je fais une pause, pousse un soupire. J’ai entendu tes mélodies, je sais que tu es bon. Je sais. »



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MessageSujet: Re: human being | maxime   Dim 30 Sep - 15:57



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Le palpitant qui s'alarme, plus qu'auparavant. Il a l'impression que toutes les remparts de son monde sont en train de s'écrouler, que plus rien ne peut encore subsister dans ce palace qu'est le sien, immatériel et désormais bien irréel. Aucune échappatoire en vue quant à ce qu'il vient de dire, d'énoncer, des mots sortis sans qu'il n'ait vraiment à penser. C'est sortie sans qu'il ne vienne y songer, emprisonné dans cette confiance aveugle qu'elle parvient à instaurer. Il s'est fié à sa tendresse, à cette proximité. Il s'est fié à des sentiments qu'il n'a jamais su contrôler et qui, aujourd'hui, viennent lui rappeler ce qu'est la peur, la crainte, l'horreur sous toutes ses formes. Un soupire, les presque aveux éteints, il s'enivre de la pire des manières du silence qui s'écoule depuis que sa voix s'est évanouie. Plus rien. Plus rien si ce n'est sa respiration, les battements incessants de son cœur en alerte. Davantage quand elle s'anime, osant une main vers lui sur laquelle l'azur clair de ses prunelles se perd. « Je ne partirais pas. » Il tique à ces mots, voit quelques lueurs passer les ombres qui se sont installées ; elle demeure là, malgré tout, à ses côtés. « Je ne sais pas ce que je suis pour toi Matthew, ni pourquoi tu traverses ça, les raisons qui t’ont amenées jusqu’ici. J’ai… mille interrogations, sur les faveurs, le dossier médical, sur tout ça. Je pense que tu sais que je déteste ne pas savoir. Oui, il commence à le comprendre, à l'imaginer et lui, dans toute sa complexité, vient tout de même lui imposer ce qu'elle souhaitait sûrement à éviter. Il est un raté derrière ses allures d'homme bien assuré. Mais pour l’instant… pour l’instant ça ne compte pas, je veux rester là et t’aider. J’ai entendu tes mélodies, je sais que tu es bon. Je sais. » C'est un soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres. Un soupire des plus calmes, des plus avenants, de ceux qui trahissent aisément un quelconque soulagement. Il sent ses poumons retrouver un peu d'air, son cœur s'en calmer de cette même manière. Le paradoxe avec le poids qu'il sent perdurer le long de ses épaules, abstrait, défait, loin de tout ce qu'il avait pu connaître jusqu'alors. Loin de tout ce qu'il s'était imaginé en se perdant dans ce vice trop longtemps apprécié. Il ose, pourtant, il ose un regard vers elle, vers sa présence, vers tout ce qu'elle représente en cet instant pour son monde émietté, léger rayon solaire s'essayant à percer. Un frisson parcours sa colonne vertébrale, un délicieux coup de froid qui ravive les esprits, qui ramène la raison ; en partie. Tout n'est pas encore gagné, et Dieu qu'il faudrait qu'il daigne se reposer. Mais il veut lutter, profiter. Prendre conscience de ce qu'il est parvenu à gagner, ça malgré sa maladresse lors qu'il s'agit de sociabilité. Il n'est pas les autres, ne l'a jamais été, et Maxime s'est risqué jusqu'à lui pour cet aspect-là en particuliers. Ils ont bien des similarités, Matthew se risquerait presque à penser qu'ils se sont trouvés.

« J'essaierai. » D'être bon ; mais la suite ne vient pas, elle comprendra. Après ce qu'il vient d'énoncer, ce qu'il a osé faire entendre, il ne peut rien lui promettre, rien lui louer comme espoir qu'il ne pourrait fonder. Il est encerclé, prit au piège par ses propres erreurs passées. Il a été celui allumant le feu, omettant les étincelles, le retour des flammes lancinantes qui menaçaient devant lui ; jusqu'à le rattraper. Les ailes brûlées, du piédestal tombé. « Je te dirai tout. » Et si les promesses n'étaient pas de mise, celle-ci il l'ose. Il l'ose dans un soupire avant de poser son regard sur elle, l'azur clair et fatigué de ses pupilles encore légèrement dilatées tourné vers celle qui se propose à l'épauler ; ultime soutien dans sa perdition incontrôlée. « Si... ; une pause, l'hésitation dans la voix, l'assurance qui s'essaie à s'installer mais qui peine à retrouver ses marques. C'est nouveau et à la fois ancien, bataille acharnée entre ce qu'il sait possible et ce dont il se souvient, la césure entre les deux mondes qu'il côtoyait brièvement, de deux manières différentes. Si tu restes, tu sauras tout, jusqu'aux erreurs les plus profondes. Si tu restes... je ne veux pas que tu t'enfuies. Je... ne l'accepterai pas, je crois. » Il déglutit, laisse ces mots-là se perdre dans l'espace fermé, obscurci par les rideaux plus que par son état ; quoi que. Puis, finalement, c'est un rire ironique qui franchit la barrière de ses lèvres, quelque-chose de triste, d'un peu surfait. Lassé, ou surprit peut-être. « J'ai l'air ridicule. » Et un sursaut, les changements de température qui rejouent avec son esprit. Il perd de sa tenue retrouvée, retrouvant le confort de son lit en venant s'allonger. Et si ses dernières paroles trahissent facilement son malaise quant à ce qu'il vient à faire entendre, les mots qui remontent le long de sa gorge ne s'en bloquent pas pour autant. « Je voulais essayer de changer tout ça, être quelqu'un de « normal » – mot qu'il mine de ses deux mains – ou presque ; pour toi. »

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MessageSujet: Re: human being | maxime   Lun 5 Nov - 17:27

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« J'essaierai. »

Je le sais mais n’émet pas un mot. Il est bien assez difficile de le sortir de son cocon pour que je ne puisse ne serait-ce que songer à l’interrompre. Je sens qu’il bataille avec ses pensées et ses émotions, qu’il met de côté la fierté et l’assurance et apprend à marcher en leur absence. Je ne le connais finalement pas si mal que ça, malgré sa nouvelle apparence, cette nouvelle facette maintenant au grand jour. Je mets de côté mes propres émotions, j’imagine que nous avons chacun notre part d’ombre et je préfère voir la sienne maintenant plutôt que dans plusieurs années. Lorsque l’habitude est installée, lorsque je l’aurais accepté comme soutien. Il m’est si facile de me projeter dans l’avenir avec lui à mes côtés que cela m’étonne, me perd un moment dans le silence qu’il laisse planer. Je n’en dis rien, ne précipite rien, je dois démêler cela d’abord de mon côté.

« Je te dirai tout. » Il relève son regard vers moi et je lui souris, tranquillement, ne cherche pas à la brusquer. Je veux juste qu’il comprenne que je resterais là, ma colère à l’arrivée dans cette pièce s’est évanouie, laissant place à l’inquiétude. « Si... Si tu restes, tu sauras tout, jusqu'aux erreurs les plus profondes. Si tu restes... je ne veux pas que tu t'enfuies. Je... ne l'accepterai pas, je crois. » Je ne souris pas à cause de la douleur qui ressort de son attitude, bien sur, ni parce qu’admettre ce simple fait semble lui être compliqué mais uniquement parce que je dois l’avouer quand même, cela me provoque du plaisir. Comprendre que je signifie quelque chose pour lui, plus qu’une simple passade, un amusement, un flirt léger ; lui qui est si particulier et ne se laisse pas plier.

« J'ai l'air ridicule.
— Bien sur que non. » Cette fois j’interviens doucement mais je ne sais même pas s’il m’entend alors qu’il s’allonge tranquillement, reprend sa place. Je reste là, l’observe, sans le toucher ; je lui souris simplement.

« Je voulais essayer de changer tout ça, être quelqu'un de « normal » ou presque ; pour toi. » Je laisse échapper un léger rire, rien d’ironique contrairement au son qu’il a laissé glisser quelques secondes plus tôt. Réellement amusée par la tournure de ses mots, pas moqueuse. Juste un rire cristallin, tranquille.

« La normalité ne fait pas parti de notre monde. Je plaisante bien sur, alors que je le couve d’un regard reconnaissant, l’humour m’aidant à palier la gêne face à son aveu. Je t’aiderais, tu n’as pas à traverser ça tout seul, c’est fou de pouvoir penser faire ce pas de géant ainsi. Tu n’as pas à faire ça comme ça, pas seul. » Je me tourne légèrement pour mieux apprécier l’angle compliqué qui me force à jouer sur mes côtes fragilisées. D’un geste tranquille, je me redresse, assise droite désormais et remonte la couverture en silence jusque ses épaules. Mes gestes sont lents mais je finis par y arriver et revient poser mon dos à sa place initiale. « J’espère que je saurais trouver un moyen de te remercier. »



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MessageSujet: Re: human being | maxime   Dim 25 Nov - 20:23



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Le rire qui vient franchir la barrière de ses lèvres lui soulève le cœur. Matthew peine à appréhender les émotions qui traversent sa partenaire, l'âme bienveillante qui malgré la vérité demeure à ses côtés. Il n'en dit rien, patient ; ou presque. Il n'en dit rien, attendant que les mots ne viennent pleuvoir sur l'obscurité de la pièce ; similaire, finalement, à celle de son être en ces temps derniers. « La normalité ne fait pas parti de notre monde. Non, en effet. Il ne le sait que trop et ils en sont un exemple assez complet. Il se l'était dit, plus d'une fois. C'était une évidence que personne, pas même eux, ne pouvait ignorer. Et il s'y était habitué avant de souhaiter quelque-chose d'un peu moins dévastateur pour sa propre personne. Pour ce qu'ils sont en train de construire, également, petit à petit. Parce qu'il y tient, aussi fou que ça puisse paraître pour cet homme-là. Matthew se berce de ce qu'il sent faire battre la machine fatiguée qui erre dans sa poitrine. Je t’aiderais, tu n’as pas à traverser ça tout seul, c’est fou de pouvoir penser faire ce pas de géant ainsi. Tu n’as pas à faire ça comme ça, pas seul. » Et s'il s'était inquiété de ses idées, de l'image qu'elle pourrait en tirer, Goodwin en ressent une espèce de soulagement l'envahir sans ménagement. Il s'immisce, poison salvateur pour le bouclé qui pourrait – d'un seul coup – en tomber. Car cette presque paix intérieure parvient à tout rompre jusqu'à la moindre parcelle d'anxiété. Les craintes s'estompent et la panique se dissipe. Maxime parvient à renverser la balance, à changer le coup de ses songes en quelques secondes à peine. Rien que ça. Et malgré ses « maux », si le mot puisse être approprié pour cet homme, il s'en rend compte avec une certaine surprise. Esclave de sentiments qu'il ne contrôle pas, qu'il ne comprend pas ; il se laisse prendre au piège le plus naturellement du monde. Qu'elle vienne encore faire entendre sa voix, qu'elle vienne encore supposer qu'elle sera là, qu'elle restera là. Matthew ne demande plus que ça. Et derrière ses idées bat avec vigueur son cœur fatigué. Un mouvement de sa part, ensuite, l'amène à poser de nouveau ses prunelles sur elle, à la contempler désormais plus qu'à l'éviter, lui qui craignait que la vérité puisse l'effrayer. Il veut lui dire de ne pas forcer, de ne pas s'en sentir obligée mais il s'abstient, la laissant libre de ses choix, de ses mouvements. Et Dieu sait, maintenant, qu'il pourrait agir égoïstement rien que dans l'espoir de l'apercevoir. Sa vue à demi brouillée ne l'empêchera pas de ne pas s'en rassasier. « J’espère que je saurais trouver un moyen de te remercier. » Des mots qu'elle laisse glisser de manière tout à fait normale sur lui, tout autant que la couverture qu'elle vient de remonter, là, sur son être abîmé. Les gestes sont doux, mesurés. Les gestes viennent trahir tout ce qu'ils ne parviennent pas encore à pleinement énoncer.

Mais, au-delà de tout ce qui vient s'inscrire en lui, en cet instant précis, ses sourcils se froncent. Il essaie d'analyser, de se répéter au mieux les dires qu'elle vient d'énoncer. Il brave la fatigue, les tourments, la sensation de lévitation qui vient le prendre sans qu'il ne puisse y parer. Matthew doit d'abord savoir ce que lui vaudrait ce 'merci' dont il ne connaît pas l'origine avant de céder, s'effondrer dans un sommeil peut-être réparateur ; ou peut-être pas, qui sait. « Je ne suis pas sûr de pleinement comprendre, ma tête... doit me jouer des tours. » La voix faible, tremblante. La voix qui s'impose malgré cette teinte complètement différente. Il essaie de capter son regard, il essaie de s'y accrocher bien plus qu'au départ. « Si l'un de nous deux doit être remercié ce soir, ce n'est pas moi. J'en suis même très loin. Il appuie ses dires, tient à ce qu'elle ne puisse pas y répondre, le contredire sur cette pensée qu'elle ne fera pas faiblir ; quand bien même elle pourrait essayer à tout dire. Et je ne vois vraiment pas de quoi tu voudrais me remercier. » Une pause, le souffle qui se brise contre la couette de laquelle elle est venue le couvrir. Un bref silence s'installe, brisé seulement par les lourdes respirations qu'il essaie de soutenir. Sa tête commence à se perdre, ses songes à s'entremêler. « Si c'est de ne pas avoir été honnête dès le départ et d'avoir tenu ce vice caché, je doute que ce soit des faits à remercier. Blâme-moi, plutôt, je pense que je serai plus à même de le supporter. Un léger rire avant que le rictus ne se fane. Ou peut-être pas, mais ne me remercie pas de te mêler à ces erreurs-là. »

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MessageSujet: Re: human being | maxime   Sam 1 Déc - 16:02

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« Je ne suis pas sûr de pleinement comprendre, ma tête... doit me jouer des tours. »

Je me réinstalle tranquillement, après avoir remonté la couverture comme il se doit, l’observe, me recale contre le bois de la tête de lit. Sa voix tremble, il n’a plus vraiment la force mais lutte encore, ce que je déplore évidemment. Mais assez d’implication de ma part, je ne veux pas risquer de l’oppresser, de trop m’immiscer. Alors je me contente de garder un œil sur lui, de soutenir le regard qu’il ne fuit plus par chance.

« Si l'un de nous deux doit être remercié ce soir, ce n'est pas moi. J'en suis même très loin. Et je ne vois vraiment pas de quoi tu voudrais me remercier. » Je me doute qu’il n’acceptera pas ce fait aussi facilement, visiblement plongé dans une spirale bien particulière, que je ne connais pas. J’imagine qu’il se voit comme l’être méprisable, pathétique. Derrière sa fierté, son regard dédaigneux posé sur le reste du monde, peut-être n’a-t-il que lui-même pour bouc émissaire ? On ne se connaît pas extrêmement bien et s’il a su me percer à jour, étonnamment assez facilement, j’ai encore plein de choses à apprendre à son sujet. Cette addiction, dans un premier est un pas gigantesque. J’essaie de ne pas me laisser avoir par ma colère, après tout, ça n’aurait aucun sens de l’éloigner, le rejeter ainsi. L’idée de m’éloigner m’a traversé l’esprit peut-être une demi-seconde, tout au plus. Mais je n’en ai pas envie. Je l’ai remercié pour une bonne raison, celle qu’il m’a énoncée lui-même et qu’il n’estime pas suffisante pour être reconnue. Cet effort, colossal, pour moi est pourtant d’une noblesse absolue.

« Si c'est de ne pas avoir été honnête dès le départ et d'avoir tenu ce vice caché, je doute que ce soit des faits à remercier. Blâme-moi, plutôt, je pense que je serai plus à même de le supporter. Il rit et puis le sourire s’éteint. La fatigue s’entend dans sa voix, dans ses soupirs, dans ses gestes légers. Ou peut-être pas, mais ne me remercie pas de te mêler à ces erreurs-là.
— Tu as très bien entendu. Si tu m’acceptes à tes côtés il faudra bien apprendre à partager Matthew. Et vivre avec ces remerciements. Mon ton est évidemment tranquille tandis que je prends la décision de me couler doucement à ses côtés, fais attention de ne pas me contorsionner et provoquer plus de douleur que je n’en ai besoin de ressentir pour comprendre que mes côtes n’ont pas fini de se ressouder. Je me permets donc de glisser doucement face à lui, par-dessus la couette remontée sur lui. Je glisse un bras sous l’oreiller, pousse un léger soupir alors que j’arrête de me tortiller. J’ai ta promesse d’essayer, ça m’est suffisant. Maintenant reposes-toi, je reste là et puis si j’ai besoin de quelque chose j’irais embêter ta colocataire. Je lui souris dans la pénombre, tranquillement. J’ai presque oublié sa présence en arrivant… » La suite, peut-être quand j’aurais décidé de laisser m’avouer cette pointe de jalousie. Ou peut-être la devinera-t-il.

 

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human being | maxime
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