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 hot blood | taylor

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MessageSujet: hot blood | taylor   Mer 20 Juin - 23:16



hot blood ; taylor
EXORDIUM.

Il a le cœur au bord des lèvres, la rage au ventre ; à tel point qu'il manque d'en exploser l'écran de son téléphone. Et il lui faut bien des minutes pour parvenir à se calmer, se souvenir d'où se trouve ses clés. Ils sont rates, les moments où il se risque à conduire dans cette grande ville où la nécessité d'une voiture n'est pourtant pas forcément requise. Mais depuis ses erreurs, depuis Rose... surtout depuis Rose, il n'a pas pu s'en empêcher, convaincu qu'elle pourrait leur servir, cette foutue auto dans laquelle il s'engouffre à l'instant. Il a les mains qui tremblent rien qu'à l'idée d'imaginer la douleur de Maeve, de ce cœur déjà trop fatigué pour en supporter davantage. Et pourtant, pourtant on est venu tout empirer. Deux âmes qu'il pensait plus pures que n'importe lesquelles. Un soupire, le cœur qui s'essaie à moins palpiter. Dieu qu'il s'est foutrement trompé. Le message envoyé à celle qu'il se doit de confronter – et sûrement trop tard maintenant –, il conduit en direction du West Side. Dans ces ruelles qu'il a pour habitude d'errer, venant chercher bien des compagnons de soirées. Mais l'idée, là, l'idée est toute autre. Il a des choses à régler, des pensées à faire entendre ; le roux sachant d'ors et déjà qu'il ne fera que s'emballer. Parce qu'on est venu toucher au bonheur de sa protégée, de cette gonzesse qu'il connaît depuis maintenant trop d'années ; cette petite sœur qu'il aurait souhaité. Et tandis qu'il s'approche, tandis qu'il brave les avenues déjà bondées, c'est un « putain » qui s'extirpe d'entre ses lèvres, la main frappant frénétiquement le volant comme dans l'espoir d'en calmer cette colère noire. Parce qu'il ne comprend pas, en soit. Il ne comprend juste pas comment de telles épreuves puissent éloigner quand elles sont sensées rapprocher. Un soupire, le souffle qui s'essaie à se prendre. Il lui faut trouver une manière de le rendre régulier, une manière de faire abstraction de cette envie de tout frapper. Il en est là, finalement. Davantage encore quand la réponse lui parvient. L'écran qui s'allume, les mots qui se lisent avant qu'il ne fume. Alors il essaie de s'en défaire, de se taire ; ne pas hurler comme un dératé tant elle vient attiser sa haine envers ses travers. La musique qui se met un peu plus forte, Hot Blood de Kaleo ; de quoi parvenir à estomper un peu le tonnerre. Un peu, rien qu'un peu. Mais il a le stresse au bord des lèvres, le sang qui frappe et palpite avec hargne, avec rapidité. Il aurait voulu que ces choses-là ne se soient pas passées ; au moins pour Maeve qui en a assez bavé. Car c'est ce qui le touche avec autant de profondeur ; la douleur qu'il est parvenu à lire entre les lignes de son message. Il aurait tant donné pour le lui épargner ces saloperies essuyées. Des mots qu'il se répète durant les dernières minutes de route qu'il lui reste à faire, durant les quelques instants de bouchon qu'il parvient à contourner après s'être plus ou moins calmé.

Et, une fois devant, il ne lui faut que quelques secondes pour repérer la tignasse brune de celle qu'il est venu trouver. Il a le sang qui ne fait qu'un tour, le visage et le souvenir du rire de Rose qui ne parviennent pas à stabiliser ses nausées. Non, il a presque envie de cogner. On ne touche pas à celle qui, depuis longtemps, fait partie de sa vie abîmée, rendant ses journées toujours plus ensoleillées. Et on est venu la briser, plus bas que terre l'enterrée sous une tonne de questions, de regrets. C'en est trop pour celui qui rumine, qui pensait tenir bon. A peine garé, les clés rapidement rangées, il en oublie presque de claquer la porte derrière lui qu'il s'élance vers la silhouette bien plus frêle. « Vas-y, sors moi tes excuses de merde, toutes tes conneries à la con qu'on m'a déjà servi, j'veux les entendre pour voir à quel point j'pourrais te bousiller. » Qu'il fait entendre, usant de sa voix, ne prenant même pas le soin de ne pas se faire remarquer. Parce qu'ils sont loin d'être seuls, dans la ruelle tout juste gagnée ; même malgré ce début de soirée. Parce qu'ils sont loin d'être seuls pour pouvoir pleinement tout régler. Mais il s'en fout, le roux. Il s'en fout et s'élance jusqu'à parvenir sous ses yeux, jusqu'à venir tenir son regard plein d'un défi qu'il voudrait lui faire ravaler. « Parce que j'sais que c'était avec Ayleen que t'as été t'branler et crois-moi, j'ai beaucoup de mal à cerner votre putain de stupidité à deux balles là ! » Qu'il hurle presque maintenant tant ça l'effraie pour Maeve. Il donnerait tout, cet ours-là, rien que pour son bonheur. Il donnerait tellement.          

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MessageSujet: Re: hot blood | taylor   Lun 9 Juil - 19:50

Hot blood
Ronnie & Taylor


■ Mi-Mars 2018 ▬ début de soirée ■

J’ai encore le téléphone entre mes mains tremblantes de colère. Je relis son message pour la troisième fois, relis le nom du destinataire et les mots assassins et promesses qu’il compte bien tenir dès lorsqu’il arrivera en bas de l’immeuble. Je m’y attendais pas, plus maintenant en tout cas. Pas après deux mois de rupture. J’ai le cœur qui tambourine violemment contre mes tempes déjà à fleur de peau, j’ai chaud, un feu qui me consume de part en part alors que je glisse mon téléphone portable dans la poche de mon jean.

Il veut que l’on s’explique en bas ce gros con ? Très bien. Aucun problème. J’vais me faire un plaisir de lui lancer à la gueule que, bordel de queue, ça ne le regarde pas. Qu’il n’est pas concerné. Et que putain, j’aimerais qu’on me lâche cinq minutes avec cette histoire qui ne regarde que Maeve et moi.
Trop beau pour être vrai, trop à espérer. Les gens ont toujours cette fâcheuse tendance à vouloir apporter leur commentaire sur tout et n’importe quoi et surtout sur ce qui ne les regarde pas. A apporter des commentaires alors qu’on leur a rien demander, à donner leur avis qui, là encore, n’a pas été réclamer. Comme s’ils étaient foutrement incapable de rester bien sagement chez eux à s’occuper de leur cul. Et c’est exactement ce que fait Ronnie en m’envoyant ce message : Se mêler d’un truc qui ne le regarde pas.
J’ai la gerbe, le crâne qui crépite déjà et enfile un sweat gris qui est cette fois presque à ma taille – j’ai dis presque -. Une veste par-dessus même si j’ai déjà l’impression de mourir de chaud tant je suis agacée et j’enfile mes converses à la va-vite. Hors de question qu’il foute un pieds chez moi, hors de question qu’il affiche ma vie privée devant ma colloc’ qui ne le connait ni d’Eve, ni d’Adam.

- J’reviens, j’descends cinq minutes.

Je ne laisse pas le temps à Saddie de me répondre quoi que ce soit alors qu’elle fait son yoga chelou dans le salon. Je dévale les escaliers de l’immeuble, visage fermé, poings serrés.
Et comme promis, je l’attends en bas. Parce que je ne me démonterais certainement pas, même si ce type fait trois têtes de plus que moi et cent kilos de plus. Même s’il peut me fracturer la boite crânienne d’une gifle, je lui ferais face parce qu’en réalité, j’en ai rien à foutre. Il pourra bien venir dégueuler sa haine, son mépris, ses insultes à en réveiller les ancêtres, je m’en contre balance.
Post-TS. Plus rien n’a d’importance, encore moins qu’avant. Ni moi, ni les conséquences. Et en plus de ça, je ne compte pas laisser qui que ce soit me faire une leçon de moral. Comme si j’en avais pas déjà assez entendu de la part de mon frangin. M’faites chier.

Et le voilà avec sa bagnole de merde, qui déboule comme un fou furieux, comme un dératé en sortant de l’habitacle comme s’il était possédé. Il ne prend même pas la peine de fermer la porte derrière lui alors qu’il s’avance d’un pas furieux, d’un pas rageur. Comme s’il s’apprêtait à retourner le monde entier pour guérir le cœur de sa meilleure amie, de mon ex.
Cœur battant, mains tremblantes plantées dans les poches de mon sweat, je lui fais face, sans me démonter. Vas-y, c’est le moment.

- Vas-y, sors moi tes excuses de merde, toutes tes conneries à la con qu'on m'a déjà servi, j'veux les entendre pour voir à quel point j'pourrais te bousiller.

La première slave est à la fois douloureuse et salvatrice. Ronnie me tend toutes les perches pour déverser toute la colère que j’ai pu cumuler, toute la frustration de ces dernières semaines. Ses derniers mots ont un effet immédiat.

- Mais viens, sale con. Ose poser un seul doigt sur moi et j’te jure que j’te fais bouffer le bitume.
- Parce que j'sais que c'était avec Ayleen que t'as été t'branler et crois-moi, j'ai beaucoup de mal à cerner votre putain de stupidité à deux balles là !

Je me redresse, piquée au vif.
Celle-là, je ne l’attendais pas.

- Ferme ta gueule. Tu la laisse en dehors de ça, t’entends ?

Ma réaction est immédiate et le menace fuse avant que je n’ai le temps de réellement l’achever dans mon crâne en fusion. Je refuse qu’Ayleen prenne avec moi, je refuse qu’elle y soit mêlé même si elle est, quelque part, concerné. C’est ma « connerie », mon faux-pas. Et putain, ça ne regarde personne d’autre que Maeve et moi.
La colère grimpe un peu plus, mon regard noir braqué dans celui de cet ours que j’ai toujours trouvé adorable, voir drôle malgré son humour parfois graveleux. Il restait Ronnie, un type cool, pas toujours droit dans ses baskets, pas toujours l’exemple même du garçon bien sous tous les angles mais est-ce que c’est vraiment un problème ? Non, parce qu’il est ce qu’il est. Un ours maladroit, abrupt, mal léché par fois.
Mais aujourd’hui alors qu’il pense se donner les cartes en main pour m’expliquer ma vie et mes choix, le tableau s’assombrie et l’indulgence a déjà depuis longtemps foutu le camp.

- T’es personne pour venir m’emmerder, me menacer ou me demander des comptes, compris ? Ça t’regarde pas, c’est pas à toi de gérer ça. Je ne te dois RIEN. Alors mêle toi de ton cul et dégage de là Ronnie.

Mes menaces sont aussi réelles que sincères. J’aurai probablement du mal à l’atteindre mais là encore, je m’en branle parce que je ne laisserais plus qui que ce soit me dicter aucune règle.

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MessageSujet: Re: hot blood | taylor   Dim 22 Juil - 14:56



hot blood ; taylor
EXORDIUM.

Il a le cœur qui balance, l'impression que l'alcool flirte encore avec ses veines. C'est instinctivement qu'il réagit, c'est immédiat, irréfléchi, jusqu'à en oublier les raisons qui l'ont poussé jusqu'ici. Ronnie n'est qu'un idiot aux idées pas finies, la volonté d'agir avant de percevoir que rien n'est à faire, que le pire n'est pas à réparer. Qu'il ne peut pas l'être. Non, il ne le voit pas encore, aveuglé par la douleur de cette amie qu'il chérie depuis des années :des années passées en sa compagnie à lui épargner bon nombre d'ennuis. Un soupire, l'impression que la terre s'est mise à tourner, que le sol – peu à peu – se dérobe sous ses pieds. Il a l'envie de frapper, l'envie de tout régler comme lui l'aurait fait. Mais, derrière tout ça, se rappelle à lui sa raison, cette étincelle faiblarde d'humanité. Il aurait dû l'écouter, Maeve lui avait dit de ne pas s'en mêler. Et pourtant, pourtant il s'affaire à engendrer tout le contraire. « Ferme ta gueule. Tu la laisse en dehors de ça, t’entends ? » Il laisse un sourire s'inscrire sur ses traits durcis, sur ce faciès déformé par la colère, la rancœur, l’incompréhension aussi – peut-être. Il a son regard qui ne le quitte pas, cette volonté d'en dire tellement qu'il en oublie le tout. Caché, l'ours qu'on aime à accompagner, caché celui qui savait tout apaisé. Il ne reste rien que les fracas de cette femme qu'il n'a pas su protéger de cette douleur à laquelle il n'avait jamais pensé. Il était loin du compte, trop loin de se dire que ces choses-là pourraient arriver à qui que ce soit d'autre que lui et la peine qu'il avait pu porter à bout de bras. C'est possiblement ce qui l'effraie le plus, dans cette histoire, que Maeve – puisque partie prit à l'instant où ces révélations lui furent dit – puisse en ressentir ne serait-ce qu'une infime part. Alors il va pour avancer, davantage s'imposer à celle qui – bien qu'il refuse de le voir – s'est brisée avec celle qu'il est venu « venger » mais elle le devance, prenant la parole, imposant à son tour ses dires, ses réflexions, le fond de ses pensées. « T’es personne pour venir m’emmerder, me menacer ou me demander des comptes, compris ? Ça t’regarde pas, c’est pas à toi de gérer ça. Je ne te dois RIEN. Alors mêle toi de ton cul et dégage de là Ronnie. » Les mains qui s'apposent sur ses hanches, l'azur de ses prunelles qui ne dévient pas ; il n'en bouge pas Ronnie, cet air dur qui se fait trop rare sur ce visage-là. Il attend, il attend que les mots ne viennent d'eux-même. Parce qu'il n'a pas le courage de chercher, pas le courage de se faire trop raisonner. Ça vient le toucher de trop près pour qu'il puisse au moins s'en calmer. Maeve fait partie intégrante de sa vie, de son existence ; sœur qu'il s'est improvisé quand sa solitude se devait d'être surmontée. Ils ont survécus, l'un grâce à l'autre, au-travers l'espace et le temps.

« J'aurais pu me mêler de mon cul si tu t'étais mêlé du sien plutôt que celui d'Ayleen, tu vois ? » Il vient cracher sa haine près de ses traits, cherchant à lui entendre son erreur ; conscient, pourtant, qu'elle la connaît déjà. Mais il veut qu'elle s'en souvienne, qu'elle se souvienne du mal qu'elle lui a fait, qu'elle continuera de lui faire tant que les pensées de Maeve seront tournées vers elle ; ça bien qu'il en ignore. Lui qui s'est éloigné en ignore peut-être déjà bien assez. Il a foncé, cherché à vouloir faire entendre ce que lui peut – en ce moment – en penser. La faire culpabiliser, la voilà sa merveilleuse idée. S'en prendre à cette âme dont il connaît pourtant déjà la fragilité. Il est un con, un con qui n'a pas encore le réflexe de se remettre en question, de tourner les talons. « Putain quoi ; il en perd ses mots, tout ce qu'il pourrait avoir à dire de manière censée. Ronnie est loin de pouvoir pleinement y parvenir. C'est trop compliqué, trop récent ; pour lui en tout cas, lui qui l'apprend après la tempête, lui qui l'apprend après que bien des jours se soient écoulés. Elle s'est faite patiente, elle a attendue que t'aille bien, j'pense bordel qu'elle faisait au mieux. Et toi, en plus de ton truc-là, tu lui imposes ça ? Est-ce que t'es sérieuse ou t'essaie juste de lui faire comprendre que tu te fous de sa gueule ? Non parce que je t'assure qu'il y avait d'autres moyens. » Un soupire et quelques pas qu'il ose comme pour s'assurer de ne pas craquer, des murmures chuchotés comme pour ne pas avoir à les énoncer. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'il est en train de faire, d'engendrer. Il était loin d'y avoir songé, poussé uniquement par cette rage qu'il se devait de déverser. Il lui en veut, en un sens. Il lui en veut de ces fautes de parcours auxquelles elle a eu recours ; loin de comprendre tout ce qui s'est passé pour. En un sens, bien qu'il ne l'admettra pas, ce ne sont pas ses affaires. Puis, finalement, il vient de nouveau lui faire face, cet air las bien qu'encore assez énervé d'inscrits sur ses traits presque décolorés. « Je comprends pas qu'une meuf comme toi puisse être aussi conne en fait. J'ai juste du mal. Parce que bordel, moi comme les autres, on t'imaginait pas comme ça. Ayleen encore j'dis pas, peut-être, mais toi ? Putain. Tu fous en l'air tout ce qu'une meuf peut te donner de bien juste parce que tu mouillais à ce moment-là, mais meuf, j'espère bien que tu t'en mordras les doigts et si c'est pas le cas, compte sur moi pour t'aider. » Il s'est approché, s'est risqué à bien l'approcher, venant la désigner du doigts comme pour tout aggraver. C'est tout mettre sur son dos sans vouloir s'imaginer qu'il puisse y avoir des erreurs des deux côtés.           

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MessageSujet: Re: hot blood | taylor   Lun 13 Aoû - 10:16

Hot blood
Ronnie & Taylor


- J'aurais pu me mêler de mon cul si tu t'étais mêlé du sien plutôt que celui d'Ayleen, tu vois ?

Ca me souffle quelques secondes, ses mots me heurtent même si je ne dis rien. Parce que j’ai beau me tenir campée sur mes deux jambes, ce connard me blesse. J’ai passé des semaines à en chier, à essayer de me retrouver, à essayer de m’accrocher à quelque chose d’autre que la mort que je pouvais trouver finalement si facilement. Mais qui m’a tout autant fui alors que j’avais tout programmé pour partir loin d’ici. Et Ronnie me rappelle toutes les raisons pour laquelle j’ai chialer de m’être réveillée, en vie. Je vais récolter les miettes des conséquences de mes actes encore longtemps, je le sais. Mais cette fois, j’ose me dire qu’il n’a rien à foutre ici et qu’il est le moins bien placé de Chicago pour me faire sa petite leçon de moral, comme si lui-même était irréprochable.
Mais forcément, ils sont meilleurs potes. Forcément il fallait qu’il ramène son gros cul par ici pour venir m’emmerder avec ses pseudos bonnes intentions. Le pire est peut-être de me dire qu’il réussit à atteindre cette part fragile que j’ai mollement tenté de colmaté avec une décision qui me vaut un célibat et la culpabilité d’un cœur brisé aujourd’hui. Avec des décisions qui, aux yeux des autres, ne sont pas toujours les bonnes. Mais les « autres » s’en branlent de savoir si c’est pour ton bien ou non. L’égocentrisme reste le plus facile, faire genre que l’on croit tout savoir sur tout, que l’on croit savoir de quoi on parle et que ce que l’on fait là, est la bonne décision.

- Putain quoi. Elle s'est faite patiente, elle a attendu que t'aille bien, j'pense bordel qu'elle faisait au mieux. Et toi, en plus de ton truc-là, tu lui imposes ça ? Est-ce que t'es sérieuse ou t'essaie juste de lui faire comprendre que tu te fous de sa gueule ? Non parce que je t'assure qu'il y avait d'autres moyens.

Quelque chose me heurte, là. En plein centre. De quoi me donner la gerbe, de soulever mon estomac, de retourner mes tripes. De quoi me donner l’impression que mes genoux vont flancher, juste une seconde. Et surtout, de quoi raviver une colère violente et tremblante.
Je fais face à la même rengaine, aux mêmes reproches égoïstes que l’on n’a pu me claquer dans la gueule. « Et à elle, à eux, tu y as pensée ? Comment t’as pu faire ? C’est tellement égoïste. Il y avait d’autres moyens, d’autres façon. T’as pas le droit de t’accorder cette facilité-là. »
Ce que je peux moi en penser, ressentir ou vivre tout ça, on s’en contre carre au profit de l’impatience de me voir debout, de me secouer un peu le cul pour me reprendre. Comme si je m’étais simplement vautré en vélo et que j’avais quelques égratignures aux genoux.

Et j’en ai plein le cul de devoir justifier l’injustifiable. De devoir expliquer quelque chose qu’ils ne prennent même pas la peine de comprendre. A quoi bon lorsque vous êtes déjà désigné comme la putain qui s’est contenté de tromper sa petite amie si gentille, aimante et présente ? Sans encore une fois chercher à voir ce qu’il se passait derrière la porte de ce putain d’appartement.

- Je comprends pas qu'une meuf comme toi puisse être aussi conne en fait. J'ai juste du mal. Parce que bordel, moi comme les autres, on t'imaginait pas comme ça. Ayleen encore j'dis pas, peut-être, mais toi ? Putain. Tu fous en l'air tout ce qu'une meuf peut te donner de bien juste parce que tu mouillais à ce moment-là, mais meuf, j'espère bien que tu t'en mordras les doigts et si c'est pas le cas, compte sur moi pour t'aider.

Ma droite part violement pile dans sa gueule, mon micropoing bien serré de colère et c’est certainement ça qui me donne l’impulsion suffisante pour frapper sèchement. J’ai voulu viser la joue mais je n’suis pas Mike Tysone donc c’est le nez qui prend. J’sais pas si c’est efficace ou pas, si ça lui fait mal ou non mais j’y ai mis toute la rage qu’il est entrain de m’évoquer. Parce que ses dernières paroles finissent par avoir raison du peu de patience que j’ai. J’ai le cœur qui tambourine violement, je tremble, je vois rouge, une véritable boule de nerfs. L’adrénaline bien présente, je ne sens pas pour le moment la douleur qui ne va pas tarder à gonfler mes phalanges.

- Et ceux-là, tu les as bien sentis connard ?

Parce que j’peux encore te les faire bouffer même s’ils doivent terminer brisés.

- C’est facile pour toi de venir ramener ta grande gueule comme si tu savais tout sur tout, hein ? Qu’est-ce qu’il y a, ça te fait sentir plus fort que les nuits où tu finis par te dégueuler dessus sur un bout de trottoir tellement t’es torché ?

J’ai plus aucun filtre parce que je n’en ai rien à foutre de savoir si je le blesse ou le ramène à son état de sous merde qu’il peut régulièrement côtoyer plusieurs nuits d’affilés. Pas quand lui-même ne se gêne pas pour me refoutre le nez dans la merde sans qu’il ne sache rien, sans qu’il n’essaie même une seconde de comprendre. Le pire est que je peux comprendre sa colère, sa déception. Maeve est sa meilleure pote, sa sœur de cœur, normal qu’il soit en pétard de ce que j’ai fais mais putain, pour rien au monde ça ne lui donne le droit de gueuler ma vie privée devant mon immeuble comme ça ne lui donne pas le droit de venir jouer les juges aux bons cœurs.

- T’as le droit de vouloir la défendre et d’être en rogne mais t’as certainement pas le droit de venir me cracher à la gueule que j’suis qu’une putain d’égoïste quand votre seul discours c’est « Pourquoi tu m’as fait ça à MOI ». Parce que vous n’avez rien d’autre dans la gueule que ça, ce putain d’égocentrisme pour pas voir la vérité en face. Parce que vous êtes pas foutu d’assumez que vous êtes complètement passé à côté de quelque chose !

Et comme à chaque fois que je monte dans les tours, je chiale. De colère, de haine, de frustration. De tristesse aussi, de lassitude. De devoir encore, même plusieurs mois après, devoir sortir ce genre de discours. De devoir l’entendre, aussi. C’est méchant, c’est violent, mais c’est la réalité. Et si la majorité de mes proches ont acceptés le fait que malheureusement, quoi qu’ils aient pu faire ou dire, ils n’auraient rien vu, d’autres s’obstinent à ne voir que leur nombril pour ne pas relever la tête sur les faits.

- Alors maintenant tu vas faire quoi ? Me défoncer la gueule ? Mais viens, Ronnie ! Si tu savais à quel point j’en ai plus rien à foutre !
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MessageSujet: Re: hot blood | taylor   Mer 22 Aoû - 21:58



hot blood ; taylor
EXORDIUM.

Les mots à peine énoncés, les mots à peine délaissés, il sent une douleur s'ancrer au creux de son arrêt ; pile sur l'arrête, là où se porte instinctivement l'une de ses mains. Il lui faut quelques secondes pour comprendre, rien que quelques secondes pour reprendre correctement son souffle. C'est assez surpris qu'il s'en redresse, franchissant de nouveau les deux ou trois pas qu'elle vient de lui faire reculer, là, sous le choc de se faire ainsi frapper. Il est prit au dépourvu, encore bien assez décontenancé alors qu'elle s'impose une fois encore, usant de sa voix qui n'a de cesse de trembler. « Et ceux-là, tu les as bien sentis connard ? » Dans d'autres circonstances, Ronnie s'en serait amusé mais là, là c'est tout autre chose qui vient grogner ; au fond de lui, il sent que toute sa rage commence à se remuer. Bordel qu'il aurait voulu lui épargner ça, à celle qu'il est venu plus ou moins 'venger'. C'est ce qu'il se dit, ce qu'il essaie de faire prôner dans sa tête à la place des valeurs qui ont toujours chantonner : une femme n'est pas à frapper. Mais cette petite merde qui s'agite devant lui, là, ça l'agace. Ça ne fait plus que ça. « C’est facile pour toi de venir ramener ta grande gueule comme si tu savais tout sur tout, hein ? Qu’est-ce qu’il y a, ça te fait sentir plus fort que les nuits où tu finis par te dégueuler dessus sur un bout de trottoir tellement t’es torché ? » Et s'il avait été blessant, elle parvient à lui rendre la monnaie jetée. Elle laisse le poison revenir, la honte survenir. Elle réinvite dans sa tête toute ce malaise lié à la manière dont il n'a jamais su se contrôler, à sa pleine et entière stupidité. C'est ce qui l'amène à commencer à s'avancer, dans la foulée parvenir à s'arrêter. Il sait qu'il n'a pas le droit, que le moindre coup lui sera retenu de la part de celle qu'il protégerait de toute sa possible foi. « T’as le droit de vouloir la défendre et d’être en rogne mais t’as certainement pas le droit de venir me cracher à la gueule que j’suis qu’une putain d’égoïste quand votre seul discours c’est « Pourquoi tu m’as fait ça à MOI ». Parce que vous n’avez rien d’autre dans la gueule que ça, ce putain d’égocentrisme pour pas voir la vérité en face. Parce que vous êtes pas foutu d’assumer que vous êtes complètement passé à côté de quelque chose ! » Elle gueule, attire les regards et sa rage à lui n'en décroit pas ; pas même malgré les coups de klaxonne à cause de sa voiture, pas même malgré les dires des petits vieux alentours qui supplient que cette scène s'arrête. Non, tout ce qu'il voudrait, là, c'est la faire taire. La faire taire pour tout ce qu'elle est parvenue à défaire ; jusqu'au bonheur de celle qui le considère comme un frère. « Alors maintenant tu vas faire quoi ? Me défoncer la gueule ? Mais viens, Ronnie ! Si tu savais à quel point j’en ai plus rien à foutre ! »

Il a enfin la main qui se défait de ses traits, il a enfin les esprits remis en place. Il peine cependant à respirer convenablement, sentant un maigre filet de sang. Ça lui arracherait presque un sourire, quelque-chose de maigre parce qu'il a – en soit – connu pire. Mais de sa part ? A elle ? En sachant qu'à ses yeux, elle n'est rien d'autre que la principale fautive ? L'envie est plus que nette de vouloir lui rendre ce qu'elle vient de lui offrir. Pourtant, il demeure une raison insoupçonnée derrière sa haine et sa rancœur ; quelque-chose d'assez coriace pour le maintenir à l'écart, l'amener même à oser un pas en arrière pour ne pas céder au hasard, éviter qu'un coup ne s'égare. « Mais j'm'en bas les couilles de ce que t'as pu faire ou ME faire ou je sais pas quelle autre connerie tu vas chercher pour excuser ta merde là en fait. J'suis là pour que t'imprimes qu'en pourrissant la vie de Maeve, tu fous la tienne dans la merde aussi parce que j'vais pas t'lâcher en fait. » Il ose une pause, braquant l'azur clair – vitreux en vérité – de ses prunelles dans celles de la jeune femme, humides ; de rage probablement, tout autant que la raison pour laquelle sa pression artérielle s'est enflammée, essayant désormais de se calmer. « Parce que toi t'es tranquille, petite connasse que t'es. T'as de la chatte à lécher quand même maintenant qu'elle a compris que tu voulais plus d'elle mais t'as une idée de l'état dans lequel elle est ? Hm ? Tu dis des gens qu'ils sont égoïstes mais putain balaie devant ta porte avant d'ouvrir ta grande gueule. » Et il voit qu'elle va pour s'avancer, possiblement user du peu de force qui doit encore lui rester, raison pour laquelle il fait de même, perdant ses paumes contre ses poignets, venant instinctivement l'approcher. « Et ose relever la main sur moi et j'te jure que j'me retiens pas de t'éclater ta gueule. Une menace, une mise en garde quant à tout ce qui commence à se jouer en lui, cette colère sauvage qu'il n'a jamais su réduire quand elle se risque sur des terrains qui lui sont importants ; Maeve au tout devant. Alors j'ai peut-être pas à m'en mêler, surtout bien après les faits mais j'vais pas laisser ma sœur chialer sa race en y pensant quand toi tu t'la coule douce dans ton appartement pourri avec une probable autre salope à faire tremper. »           

_________________


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See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
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