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 I swear I'm trustworthy

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quartier : une petite maison dans le West Side, achetée avec l'héritage de son père, décédé lorsqu'il avait 16 ans
physique : le corps de Kurtis est couvert à 70% de tatouages dont la plupart ont été réalisés par lui-même / il a une cicatrice au niveau de la cuisse droite (balle reçue), du torse (poignardé et opéré) et a le nez légèrement dévié (il l'a cassé plusieurs fois)

MessageSujet: I swear I'm trustworthy   Lun 2 Juil - 19:20






trust me for fuck's sake
# james
# kurtis
Lynda avec un Y et pas un I, attention, a encore fait des siennes. Non contente d’être une foutue cleptomane, elle est une femme adultère complètement naze pour se cacher. Ça fait trois fois en douze ans que Clyde la grille et, au lieu de prendre ses affaires et de les jeter dehors pour qu’elle sorte une fois pour toute de sa vie, son crétin de frère tente de recoller les morceaux… Et qui se tape leur ribambelle de môme à garder ? Lui, Kurtis.
Garder ses neveux et nièces ne l’a jamais trop dérangé, il les trouve plutôt cool, mais les circonstances sont vraiment merdiques. Il aimerait que son frère se laisse pousser ce qu’il a entre les jambes plutôt que d’entretenir ses cornes, mais c’est apparemment pas pour tout de suite, même s’il assure le contraire.
Kurtis a vaguement expliqué sa situation à MadMax qui a accepté de le remplacer la veille et de lui laisser son lundi à la place de son mercredi. Il espère que Clyde ne le préviendra pas à la dernière seconde que, finalement, lui et sa connasse de femme  prolonge leur séjour dans il ne sait quel coin pseudo-romantique…

« Oncle Kurtis ? » La voix de Killian, l’ainé des six mioches l’arrache à ses pensées. Il se contente d’un vague geste du menton pour l’inciter à parler. « On mange quoi ce soir ? »
« Ben chais pas. T’veux bouffer quoi toi ? »
« Une bonne poêlée de légumes pourrait sans doute compenser toutes les cochonneries que nous avons mangées depuis hier. »
Kurt tique. Pourquoi est-ce qu’il faut toujours qu’il cause comme un dictionnaire ? Il peut pas parler comme un préadolescent normal, l’insulter et casser des trucs ? Non, faut qu’il cause bien, qu’il demande à repasser ses chemises et passe son temps à remonter ses lunettes trop grandes sur son nez. C’est le portrait craché de ce grand crétin mou d’intello de Clyde.
« T’sais bien qu’ils vont rien grailler les aut’ là s’i j’sors des conneries d'légumes. » Il voit bien que le gosse (le vieux bonhomme coincé dans un corps maigrelet de mioche) est déçu alors il réfléchit à toute vitesse – disons que ça lui prend à peine dix secondes – et reprend la parole. « S’tu veux, on peut commander des pizzas c’soir et toi t’en prends une avec des légumes. »
« Et de la salade ? »
« Ouais, s’tu veux… »
« Yes ! Merci Oncle Kurtis !» s’emballe le gamin avant de disparaître, certainement pour aller bouquiner.
Kurtis reste planté encore un moment au milieu du couloir, se demandant comment son neveu va bien pouvoir faire pour s’en sortir dans la vie avec ses salades… Est-ce que les gays mangent beaucoup de salade ? Cette idée lui glace le sang quelques secondes.

« KU’TIIIIISH ! »
Il sursaute et se rappelle qu’il a laissé les deux filles en plan alors qu’il leur a promis de revenir très vite. Il leur crie qu’il revient et se presse d’aller chercher des bassines et des serviettes dans sa salle de bain. Maintenant équipé, il retourne dans le salon qui a subit des transformations majeures et radicale en l’espace de quelques minutes.
« Mais…elle est où la cabane ? »
La cabane qu’il s’est fait chier à leur bâtir pendant vingt bonnes minutes.
« CH’EST EUCHENE QU’IL A FAIT CHA ! » s’empresse de le dénoncer Candace (pas Candice, d’accord ?), pointant son index en direction de son jeune frère de trois ans à peine. Loin de culpabiliser, le gosse éclate d’un grand rire sadique et donne un grand coup de pied dans l’une des chaises qui servaient de mur.
« MAIS NOOOON » se lamente la gosse de huit ans qui ne peut jamais s’empêcher de hurler quand elle parle.
« Eugene ! Arrête de tout casser ! » s’en mêle Kurtis, plus pour la faire taire que parce que le désordre le dérange réellement. « Viens m’aider à préparer plutôt là. »
« Naaaan ! »
Eugene est l’opposé de son ainé. Loin d’être docile, il passe son temps à courir, détruire, tirer les cheveux, mordre, cogner des trucs et hurler. Kurtis doit toujours avoir un œil sur lui, mais il préfère ça, curieusement…
« T’as pas l’choix p’tit mec. Allez ramène ta fraise, on va faire d’la peinture. »
« PEINTUUUURE ! » « Ah oui peinture ! » « Moi aussi je veux faire de la peinture ! »
Tout le monde se ramène autour de lui. Kurtis, satisfait, leur distribue des ordres pour qu’ils organisent leur activité.  
« Va chercher les peintures dans l’armoire Bevie. »
« Oui, OK ! »
« Hey, reviens là toi, tu t’appelles pas Beverlay » (personne ne devrait s’appeler Beverlay…) lance le Kings en rattrapant Eugene par le bras pour l’empêcher d’emboiter le pas à sa sœur de neuf ans. Il se débat, cherche à le mordre, mais Kurt parvient à le maitriser. « Toi tu vas installer ça dehors. »
« Naaaan ! »
« Si. Allez, arrête de faire ta tête de mule. Tu mets tout par terre et… »
« PAR TEEEEERRE ! » s’enthousiasme le gosse qui lui a arraché les bassines des mains et se précipite vers la porte fenêtre…fermée.  Il se la mange ne pleine face et se met à hurler immédiatement. Un hurlement qui lui vrille les tympans et, bien entendu, les cris de la benjamine de la fratrie, jusque là endormie dans la pièce d’à côté ne tardent pas à suivre.    
« Putain… »
« HAAAAN ! T’AS DIS UN GROS MOT TONTON KU’TICH ! »
Kurtis lui jette un coup d’œil agacé et va ramasser Eugene qui se tortille sur le sol et hurle plus de colère que de douleur visiblement. Il le prend dans ses bras et l’amène dans la cuisine pour prendre la poche de glace et la lui coller sur le front avant qu’un œuf apparaisse.
« Faut qu’t’arrête de courire. »
« Ouiiii » pleurniche le gosse qui se cramponne maintenant à lui, puis fourre son pouce dans sa bouche pour s’apaiser.

C’est à ce moment que la sonnette de la porte retentit. Kurt tique et va ouvrir la porte. Candace est sur le point de le devancer mais il l’arrête à temps.
« Qu’est-ce que je t’ai dis cent fois ? »
« DE PAS METT' MES DOIGTS DANS MON NEZ PA’CHQUE CH’EST DE-GOU-TANT ! »
« Ouais, ça et aussi d’pas ouvrir la porte et d’pas causer à des étrangers. »
Kurt la décale, change Eugene de hanche et jette un œil dans le judas pour vérifier de qui il s’agit. Le visage de James lui apparaît alors et il tique. Il sait d’avance que le motard va le chambrer, mais il ne peut pas le laisser mariner dans son jus.
Il déverrouille et lui ouvre donc la porte, surpris de voir qu’Eliott l’accompagne.
« Hey… »
« Oncle Kurtis ! Je peux lever Sophia ? » s’élève la voix nasillarde de Killian, qui s’est visiblement rapproché de la chambre du propriétaire des lieux où sa nièce d’un an et demi faisait une sieste.
« Ouais, c'mort t'façon ! » lui crie Kurt avant de refaire face à James et son fils à qui il adresse un sourire. « T’as encore grandi toi, nan ? »
« C’est qui toi ? » questionne Eugene en fixant James avec méfiance alors que Kurtis s’essaie à remettre sa poche de glace en place sur sa tête d’œuf. Evidemment, la terreur ne se laisse pas faire et repousse son bras en commençant à chouiner.
« Laisse-moi faire ! Faut l’mettre au moins dix minutes s’tu veux pas r’ssembler à Quasimodo. »
« VEUX PAAAAS ! » s’époumone le gosse en commençant à se débattre dans ses bras, lui filant un coup de pied qui ne passe pas loin de son entrejambe…
« OK, OK » capitule Kurtis qui lui permet de descendre et le suit du regard alors qu’il s’éloigne en courant. Il tique, soupire, se tourne vers James. « Ça va mec ? T'as b'soin d'un truc ? »    
Forcément, sans quoi il ne serait pas sur le pas de sa porte. James n'est pas du genre à lui faire des visites de courtoisie.


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Dernière édition par Kurtis Hawkins le Mer 11 Juil - 17:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I swear I'm trustworthy   Lun 2 Juil - 23:30


i swear i'm trustworthy
ft. kurtis & eliott

« Et ça, c’est quoi, p’pa ?
— Ça c’est pour mettre l’huile pour que le moteur qui fait avancer la voiture marche bien.
— Et ça, ça sert à quoi ?
— Quoi, ça ? James essuie ses mains dans le torchon qu’il tient à sa ceinture et pointe du doigt l’entrée du liquide de frein.
— Ouais ! Ça sert à quoi pourquoi tu mets le bâton dedans ?
— La tige ça sert à vérifier si y’a assez de produit pour faire fonctionner la voiture. Tu vois là, la partie mouillée ? Le blond met le geste à la parole et montre à son fils qui finit par acquiescer. Bah si elle est avant le trait qu’il y a ici ça veut dire qu’il y’a pas assez dedans, si elle est dessus ou au-dessus c’est bon ! Tu comprends ?
— Oui !
— Alors du coup là tu penses quoi ?
— Ben là y’a pas assez !
— Du coup je vais en remettre ! Ça s’appelle vérifier les niveaux. Mais tu verras tu retiendras ça plus tard.
— Et tu remets quoi ? Les questions du garçon sont interminables. Ça fait rire James qui laisse échapper une expression amusée mais qui est plus que ravi de répondre aux questions de son fils. C’est un moment père/fils comme il en avait toujours rêvé, ce qu’il n’a pas eu avec son père, il est aujourd’hui en mesure de se lier avec son fils autour d’une des passions qu’il a pourtant en commun avec William : la mécanique. Le petit est assis sur son établi roulant dans le garage, balance ses pieds dans le vide et pose ses questions tranquillement. Pourquoi maman elle vient pas avec nous ?
— Parce que maman elle s’en fiche des voitures et parce qu’elle s’en fiche aussi des chiens dans le parc !
— Bah sauf Fish.
— Ouais, sauf Fish. Et encore, mais ça, James n'en dit rien. Le motard sort à nouveau la tige glissée dans un autre réservoir et la présente à son fils. Alors ?
— Ça c’est bon ! James acquiesce.
— Et puis maman elle a le bébé dans le ventre alors il faut qu’elle se repose tu sais. Là cet après-midi elle va faire une grooossse sieste… manger tous tes céréales et tout ton chocolat… ou peut-être le mien qui sait ? Le motard hausse les sourcils de manière répétée alors que l’enfant rigole dans sa main, avec ce petit air de malin quand il s’agit de se moquer gentiment de sa mère.
— Ça a l’air fatiguant d’avoir un bébé.
— Ça, tu m’le fais pas dire mon bonhomme ! Bon, voilà pour l’instant ! Est-ce que t’es prêt à faire un petit bisou à maman, tout petit parce qu’elle dort et ensuite tu grimpes ? On va faire une ballade avec Fish et ensuite on verra, ok ?
— Ouaiiiis !
— Tu te fais discret, hein bonhomme, tu sais ce qu’il va se passer si tu réveilles ta mamzilla ! »

James suit de près son fils qui avance dans les deux petits marches du garage pour rentrer dans l’arrière cuisine et puis monte les escaliers. James l’arrête au milieu et, en chuchotant : « Oublie pas de mettre un pull par-dessus ton t-shirt. »

Le petit garçon acquiesce et monte l’étage en soulevant très haut ses pieds, pour ne faire aucun bruit, semble-t-il pour ne pas réveiller Natalia qui dort pourtant dans le salon, devant la télé. James va se laver les mains, passe un coup de flotte sur son visage et jette le torchon dans le bac de la machine à laver, calée dans la buanderie. Il récupère sa veste en cuir immaculée de patchs kings of speed et fait un appel silencieux à son chien qui vient s’asseoir dans l’entrée. James lui passe la laisse et son petit est enfin redescendu, un pull aussi orange que les murs de sa chambre sur le dos et il va directement jusque sa mère, pour déposer un baiser sur sa joue endormie. Il lui fait une petite caresse pour accompagner le tout et semble lui murmurer quelque chose que James n’entend pas d’où il est. Parfois, il n’en revient pas du lien qui les unit, tous les deux. Il fait son maximum pour ne pas s’imposer, conscient que six années tous les deux a créé un pont indestructible entre eux. Il sait qu’il n’aura jamais la profondeur de ce lien avec son fils même s’il travaille le plus possible à créer quelque chose avec lui. Mais les épreuves qu’il a traversées avec sa mère sont aussi terribles qu’irremplaçables.  

« Je tiens Fish, va lui faire un bisou papa ! » Alors qu’Eliott est revenu et lui a demandé de se baisser pour lui parler à l’oreille, James sourit et tend la laisse à son fils, non sans ordonner au chien de ne pas bouger. Le blond s’approche à son tour de son épouse avant de déposer un baiser sur son front. « Si tu fais semblant de dormir, chérie, sache que j’emmène ton fils dehors et qu’on revient tout à l’heure. »

Il n’attend pas de voir si un sourire s’est étiré, ou non, sur les lèvres de son épouse qu’il fait demi tour, baisse un peu le son de la télé dans le doute et récupère la laisse que son fils lui tend au passage. Le garçon fait demi-tour vers le garage, destination originelle après avoir enfilé son manteau et ses baskets à scratch qu’il s’efforce de fermer consciencieusement. Bientôt les deux garçons Manning sont dans la voiture, le petit et le chien à l’arrière, James qui bien évidemment conduit en ce dimanche gris de mars. Ils vont d’abord passer un bon moment dans un parc du West Side, faire courir Fish et jouer avec lui. Eliott semble être plein d’une énergie qui vient bien vite essouffler celle de son père qui finit par se poser sur un banc quelques minutes, garde le regard relevé, suivant son fils du regard. L’enfant joue avec un bâton et s’amuse à faire sautiller Fish pour l’attraper. L’inévitable arrive bien sur à grand pas alors que le chien un peu fou et maladroit bouscule le petit garçon en voulant attraper le bâton en l’air, et Eliott bascule dans l’herbe en arrière.

« FISH ! ASSIS ! James se lève évidemment et s’avance rapidement près de son fils qui s’est déjà redressé et n’a pas l’air plus alarmé que ça. Le chien essaie de se frayer un chemin entre James et son fils alors que le motard s’est accroupi après avoir relevé l’enfant pour l’observer. Stop, Fish, ça suffit. Couché, là. L’animal finit par s’exécuter de mauvaise grâce, pourtant jusque-là décidé à faire amende auprès de l’enfant. Ça va fiston, t’as mal nul part ?
— Nan ! J’ai même pas d’égratignigure.
— Egratignures. Qu’est-ce que je t’ai déjà dis avec les bâtons comme ça ?
— Pas trop vers moi.
— Bah oui voilà après ce que ça fait. Fish est encore maladroit chéri, du coup il peut te bousculer facilement. Il est jeune mais déjà gros et musclé ! Toi t’as pas encore assez pour te battre avec lui, donc ça suffit maintenant. Plus de bâtons.
— Oui papa… » Eliott fait la moue et James se redresse, récupère sa main et la laisse du chien pour retourner à la voiture. Le voyage se fait dans le silence. Mais alors qu’ils passent devant la maison de Kurtis, Eliott fait un bond et s’écrit dans la voiture :

« Papa ! C’est où là y’a Kurtis et Gram et Ringo ! Le blond jette un regard dans le rétroviseur pour apercevoir son fils tout content, la main calée sur la fenêtre et le blond pousse un soupir alors même qu’il va lui-même se tirer une balle dans le pied.
— Est-ce que tu veux faire demi-tour et voir s’il est là, faire une caresse aux chiens ?
— oui oui oui ! Le blond grogne dans sa barbe, mais bon après tout c’est de sa faute c’est lui qui propose… et fait demi-tour pour venir se garer devant la maison de Kurtis.
— On laisse Fish dans la voiture mais ça veut dire qu’on reste pas longtemps ok ? Laisse la fenêtre ouverte et le détache pas. »

Les deux garçons entament leur procédure habituelle et bientôt la voiture est fermée, James fait des allers-retours du regard entre la porte et la voiture pour surveiller son chien et puis sonne.

Les bruits qui lui parviennent de derrière la porte lui paraissent différents de l’ambiance habituelle chez Kurtis. C’est-à-dire à peu près rien. Là, il a l’impression d’entendre des cris. Et ce n’est pas qu’une impression alors que l’ex prospect de Madmax ouvre la porte et donne l’occasion aux décibels dégagés par un tas de… mioches… se déployer à leur guise. Le sourcil de James se lève et il se risque un œil rapide par-dessus l’épaule qui n’est pas encombrée par le visage d’un jeune gamin derrière lui. Ça a l’air d’être… le boxon.

« Hey…
— Hey… ? Mais son propre salut est noyé par une voix prépubère à l’arrière du salon.
— Oncle Kurtis ! Je peux lever Sophia ?
— Ouais, c'mort t'façon ! Ok, donc, Oncle Kurtis… James n’arrive pas à savoir combien il y a de gosses là-dedans mais facilement, au moins trois, celui qu’il tient dans ses bras au visage démoniaque barré par les larmes et le pouce coincé dans la bouche, une petite surement qui doit faire une sieste et la voix du salon. Ok. James ne pige que dalle à la scène qui se déroule sous ses yeux mais qui ne déconcerte pas Eliott d’un iota.
— Salut Kuku !
— T’as encore grandi toi, nan ?  Le gamin se marre et James lui jette un regard étonné. Bien. On dirait que son fils a plus d’infos sur le KOS que lui, ce qui en dit long sur la capacité de James à s’être intéressé au puppy du dangereux Maximilian.
— Beaucoup !
— C’est qui toi ? L’enfant l’observe avec un air méfiant et James n’a aucune réponse, occupé à essayer de saisir les informations qu’il attrape à la volée.
— Laisse-moi faire ! Faut l’mettre au moins dix minutes s’tu veux pas r’ssembler à Quasimodo.
— VEUX PAAAAS ! » Outch. Visiblement le gamin a voix au coffre et Kurtis capitule quasi-immédiatement, relâche le gamin qui s’éloigne à toute vitesse dans le fond de la pièce. James esquisse un sourire amusé alors que Kurtis affiche un air presque défait, il a l’air à la fois sous l’eau et… tranquille. James ne comprend pas spécialement le délire mais bon.

« Ça va mec ? T'as b'soin d'un truc ?
— Ça va et toi Maïté tu t’en sors avec ta troupe là ? T’as hérité de gosses au lieu de taupes dans ton jardin qu’est-ce qui t’arrives ? Immédiatement, le blond reprend de la vie, la main glissée dans les cheveux de son fils ; il taquine Kurtis qui a l’habitude des blagues continuellement lourdes du KOS. Nan, nan, rien besoin mais on passait pas loin avec Eliott on revient du parc à côté avec le clebs… et il voulait absolument voir les tiens au passage, du coup je me suis dis que j’allais passer te déranger… mais je crois que j’arrive à un moment de crise… Alors du coup peut-être qu'on repassera à l'occaz à un moment moins relou pour toi et si ça te dis ? »

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MessageSujet: Re: I swear I'm trustworthy   Mar 10 Juil - 18:32






trust me for fuck's sake
# james
# kurtis
Kurtis suppose que ce qu’il a besoin de lui dire ne concerne pas le club, sans quoi James ne se serait pas pointé chez lui avec son fils. C’est sûrement en lien avec le Homewrecker… Ou peut-être que Natalia lui a demandé de lui faire passer un message quelconque et est trop fatiguée pour le faire en personne ? Peut-être qu’il est là pour l’inviter à venir bouffer chez eux. Ça lui plairait vachement mais la présence de ses neveux et nièces va tout compromettre. Ce qui l’emmerde profondément parce que ce genre de trucs n’arrive qu’une fois tous les 36 du mois… Ou alors ils étaient juste dans le coin.
Arrête de t’prendre la tête abruti, se cingle Kurt, conscient de se prendre un peu trop la tête avec tout ça. Mais ce n’est pas de sa faute. Le nombre de fois où James s’est pointé sur le pas de sa porte se compte sur les doigts d’une seule main.
« Ça va et toi Maïté tu t’en sors avec ta troupe là ? T’as hérité de gosses au lieu de taupes dans ton jardin qu’est-ce qui t’arrives ? »
Alors que James, tout sourire, passe une main dans ses cheveux, Kurtis passe la sienne dans sa nuque, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule pour s’assurer qu’Eugene ne fait pas de dégâts…
« C’juste les gosses à Clyde. »
Il voit les sourcils de James se froncer un peu et réalise rapidement qu’il n’a pas la moindre foutue idée de qui peut bien être le Clyde dont il parle. Ça le vexe un peu, pour être tout à fait honnête. Kurtis est sur le point de lui expliquer qu’il s’agit de son frère mais retient les mots de justesse. Si ça intéresse un minimum le Trésorier des Kings of Speed, il n’aura qu’à lui poser la question. Cependant, il doute qu’il le fasse.

James lui fait savoir qu’il n’a besoin de rien, passait juste dans le coin. Pas de bouffe chez les Manning en perspective donc… Kurt se penche un peu et cherche le chien du regard, sans le trouver.
« …Alors du coup peut-être qu'on repassera à l'occaz à un moment moins relou pour toi et si ça te dis ? »
« Hein ? Non, non, c’bon vous dérangez pas, i' sont... »
« NOUS ON VA FAI’ LA PEINTU’ » s’en mêle Candace qui vient se planter devant Eliott et se balance de gauche à droite en lui parlant (criant). « TONTON KU’TICH I’ NOUS LAISHE TOUJOU’ FAI’ LA PEINTU’ ! MAMAN ELLE DIT QUE CHA FAIT DES SHALOP… »
Kurtis plaque sa main sur la bouche de la gamine et la ramène contre lui.
« Ça fait des salissures » corrige-t-il, captant le regard réprobateur de James qui n’a jamais été fan des nouveaux mots appris par son rejeton en sa présence… « Il est où Fish ? »
« Dans la voiture ! On a laissé la fenêtre ouverte pour qu’on reste pas longtemps. »
« Hein ? Dans la bagnole, là ? »
Cette fois, c’est au tour du grand brun d’arborer une moue critique. Les températures sont basses à cette période de l’année mais il espère qu’ils ne feront pas de cette pratique une habitude. A partir de 20°, il suffit d’une dizaine de minutes seulement pour qu’un animal commence à souffrir sérieusement, fenêtres ouvertes ou pas.
« Faut pas rester longtemps alors, ouais. »
« Ils sont où Gram et Ringo ? »
« I’ sont dans l’jardin, derrière. Vas-y rentre » l’encourage-t-il en dirigeant lui-même sa nièce vers l’intérieur. « T’peux faire rentrer Fish, les miens vont rester dehors t’façon. C’mieux qu’dans la voiture… On sait jamais » lance-t-il à James alors que ce dernier s’apprête à emboiter le pas à son fils.
« J’ai trouvé la pein… »
Beverlay s’interrompt en remarquant la présence des deux nouveaux venus. Eliott la salue mais elle reste figée, les bras chargés de bouteilles colorées ayant visiblement déjà servis plus d’une fois, son regard braqué sur James.
« Elle est timide, laisse tomber » le rassure Kurt en lui donnant une petite tape dans l’dos. « Bevie, j’te présente Eliott et son père, James. Les gars, v’là Beverlay, Candace, » « SHALUT ! » « Eugene la terreur et Killian et Sophia vont arriver. »
« TU FAIS D’LA PEINTU’ AVEC NOUS ? » questionne Candace en recommençant à se dandiner face au gamin. « TU PEUX FAI’ AVEC TES DOIGTS ! »
« T’veux pas aller chercher les teeshirts ? I’ sont dans la buanderie. »
« OUI OKAAAY ! »
Elle s’éloigne en courant et Kurt se tourne vers James, alors que Beverlay vient trouver refuge derrière ses jambes.
« Elle est hyperactive. Lui aussi j’suis sûr… » ajoute-t-il en désignant Eugene qui tente désespérément d’ouvrir la porte vitrée menant à l’extérieur. Il grogne et s’accroche avec force à la poignée. Quand il commence à prendre appuie avec ses pieds sur la vitre et le mur, Kurtis intervient et le fiait décoller du sol, sans parvenir à lui faire lâcher la poignée. « Lâche ça, t’vas la pété. C’fermé à clé. »

De l’autre côté de la baie vitré, Ringo se déchaine autant que le gamin et effectue des bonds impressionnants. Gram le regarde faire, agitant paresseusement le moignon de queue que ses anciens propriétaires ont bien voulu lui laisser. Etant parvenu à faire lâcher prise à Eugene, il le dépose derrière lui, tourne le verrou volontairement installé hors de porté et entrouvre la porte fenêtre.
« Assis ! »
Gram s’exécute immédiatement mais Ringo continue de bondir, de tourner en rond et de lui lécher sauvagement la main.
« Ringo ! Assis ! »
Le chien baisse la queue et continue de s’agiter, rechignant à s’exécuter. Mais après un nouvel ordre, il finit par obéir et s’assoit au pied de son maitre, lui léchant la main et tendant une patte vers lui, en signe de paix. Kurtis se baisse pour la saisir, la serre un peu et plonge son regard dans celui de l’animal.
« Y a des enfants, OK ? Doucement. »
Ringo perçoit le message, mais il n’y a aucune garantie qu’il parvienne à se tenir très longtemps.
« CH’EST BOOOON ! » hurle Candace avec excitation en revenant vers eux, une pile de vieux teeshirts ayant appartenus à Kurtis dans les bras.
« OK, vous en prenez un chacun et vous l’enfilez. »
« OKAAAAY ! »
Candace laisse tomber la pile sur le sol et enfile un des teeshirts, à l’effigie du groupe Iron Maiden. Eugene en prend un des Guns’n’Roses déjà couvert de tâches de peinture et Berverlay reste plantée le plus près possible de son oncle.
« J’peux moi aussi ? » questionne Eliott en regardant les vêtements éparpillés par terre, au milieu des vestiges de la cabane, avec une envie évidente.    




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MessageSujet: Re: I swear I'm trustworthy   Lun 3 Sep - 16:33


make it rain
ft. natalia & eliott

« TONTON KU’TICH I’ NOUS LAISHE TOUJOU’ FAI’ LA PEINTU’ ! MAMAN ELLE DIT QUE CHA FAIT DES SHALOP…
— Ça fait des salissures. » James observe le spectacle avec amusement et aussi une certaine fascination. Il est stupéfait, il n’imaginait pas Kurtis se transformer en Mary Poppins… enfin une Poppins un peu fatiguée visiblement vu les gamins et l’état de la baraque de là où il peut apercevoir le tout. Mais les gosses sont en vie, ont l’air de kiffer le KOS fil de fer et n’ont pas l’air d’avoir trop de problèmes à rester entier. Il ne peut pas dire qu’il n’est pas étonné, si Natalia a déjà laissé Eliott à Kurt, lui n’est pas aussi confiant. S’il peut perdre une troupe de blondes slaves bruyantes… Alors il peut carrément laisser Eliott sur le bas côté sans s’en rendre compte.

Ou pas, visiblement.
En tout cas, ça l’étonne. D’autant plus que Kurtis corrige l’enfant qui hurle et qui va pour balancer des saloperies justement. Voilà, c’est mieux, James désapprouve tout à fait le vocabulaire transmis du grand brun au petit (qui est le sien et qui du coup, se doit d’éviter de balancer insulte sur insulte). James sait que ça fait un peu vieux jeu, la moitié du vocabulaire des Kings est composés d’un lot d’injures créatives et Eliott baignera certainement dans ce milieu en grandissant. Mais, quand même, il n’approuve pas, veut que son gosse soit aussi poli qu’il est mignon, ou malin, évidemment.

« Il est où Fish ?
— Dans la voiture ! On a laissé la fenêtre ouverte pour qu’on reste pas longtemps.
— Hein ? Dans la bagnole, là ? » James relève son regard dans celui de Kurtis et attend qu’il lui dise un truc. Ça n’est certainement pas lui qui va lui dire ce qu’il doit faire avec son chien comme son gosse. Alors il l’attend de pied ferme mais heureusement, Kurtis est plus malin qu’à leur première rencontre et ne dit trop rien pour l’instant. James n’est pas débile, il veut passer cinq minutes tout au plus, laisser Eliott faire une caresse aux clebs et repartir. D’ailleurs, Eliott finit par s’enquérir desdites bestioles et Kurtis l’engage à aller les voir, et évidemment ne peut s’empêcher de faire une remarque sur Fish dans la voiture. Ce à quoi James ne répond que par un regard. De toutes façons, même s’il voulait ouvrir la bouche, une autre gosse sortie de nulpart intervient et s’arrête alors que les deux Manning entrent dans la maison de Kurtis. L’enfant s’arrête et observe puis James qui lui adresse un sourire.

« Elle est timide, laisse tomber. Bevie, j’te présente Eliott et son père, James. Les gars, v’là Beverlay, Candace, Eugene la terreur et Killian et Sophia vont arriver. » Ok donc cinq gamins dans le même salon, sous le même toit qui appartient à l’ex-prospect de Max. James doit dire que ça lui fait revisiter sa vision d’une grande famille alors que la prénommée Candace se met à hurler. Ça n’a pas l’air d’être une partie de plaisir. James leur adresse un geste de main, laisse tomber son regard dans celui de la plus calme à priori, collée à Kurtis.

« Elle est hyperactive. Lui aussi j’suis sûr… James laisse échapper un petit souffle amusé, déplace son poids sur une jambe et croise ses bras sur sa poitrine alors qu’il observe l’environnement rendu accessible aux enfants.
— C’est sur qu’ils ont l’air plein de vie… » Le blond suit la direction indiquée par Kurtis qui lui présente Eugene, visiblement décidé à ouvrir la fenêtre. Kurtis intervient et James n’en revient toujours pas, de la précaution prise par l’ex-prospect, sa facilité à suivre les douze milles demandes des gamins qui lui courent dans les pattes ou restent cachés derrière lui. Il est beaucoup plus vif que ce qu’il a pu voir au club. Peut-être qu’il aurait du faire nourrice. Mais James se retient de plaisanter là-dessus, il n’a pas envie de le vexer aujourd’hui.

La baie vitrée ouverte, Kurtis s’occupe de faire obéir son chien. Eliott, toujours sage, reste aux côtés de son père qui le tient par l’épaule. Il apprécie soudain grandement la facilité du caractère de son fils, même si Natalia lui rappelle de temps à autre qu’il y a une raison à cela… déjà, l’enfant semble se sentir mieux malgré les évènements traumatiques vécus. Ensuite… James a tendance à tout lui laisser passer. Mais en dehors de ça, Eliott est un enfant relativement calme et tranquille, qui aime lire, comme son père, petite fierté non négligeable même si de son côté, le motard s’exerce à cacher cette particularité à son groupe.

Candace revient avec les t-shirts et Kurtis donne un premier ordre automatiquement suivie par la plus bruyante de la troupe. James observe la team se mettre en route, ils connaissent visiblement la chanson et enfilent un par un les t-shirts déjà tâchés qu’il devine être à Kurtis. Il n’y a que Beverlay, Bevie, pour rester encore collée à son oncle. James ne peut pas dire qu’il ne la trouve pas mignonne, au contraire, il se retrouve presque attendrie face à la bouille intéressée. A nouveau, il lui sourit, mais la petite se rétracte derrière son oncle, aussi bien curieuse que timide.

« J’peux moi aussi ? » La tête d’Eliott change d’angle pour accaparer l’attention de James qui ne répond pas tout de suite. Son regard parcourt la pièce puis revient se planter dans celui de son fils. Il n’est pas sur de dire oui, après tout, ils ne sont venus que pour voir les chiens à la base, pas passer dix ans à faire un dessin sur une feuille.

« Je croyais que tu voulais juste voir les chiens Eliott ? James passe une main dans les cheveux de son fils, la voix posée.
— Ben oui… mais… Le garçon jette un œil envieux vers la pile de fringues et les enfants déjà en route pour peindre et cherche visiblement un autre argument à servir à son père. James pousse un léger soupir, n’a pas envie de saper la bonne humeur de son garçon. Parfois, il ne sait pas s’il est trop autoritaire, s’il devient comme son père, si ses « non » sont justifiés. A la place d’Eliott, James aurait aimé que William lui cède cette facilité alors il finit par hausser une épaule. Mais si tu préfères d’abord peindre avec des nouveaux copains, alors vas-y, si Kurtis est d’accord.
— Promis je fais pas longtemps ! Je peux Kuku ? Le sourire d’Eliott revient éclairer son visage et James se dit que c’est exactement pour cette raison qu’il a du mal à lui dire non. Parce qu’il adore voir son gamin rire, sourire et qu’il a déjà perdu trop de temps. Kurtis ne prend pas une seconde pour accepter et James reprend la parole.
— T’inquiètes, fais un truc beau pour maman, ou Kurtis pour le remercier.
— Merci papa, merci Kurtis ! Et hop, le garçon s’en va, ne manque pas au passage de s’arrêter aux côtés de Bevie mais James redonne son attention à l’ex-prospect.
— Ça te dérange pas j’espère ? Je vois que t’as déjà pas mal de taff… J’imagine que j’vais aller chercher Fish du coup, ça va durer un peu plus que cinq minutes là… James laisse son regard divaguer vers son fils qui prend lui aussi tranquillement un t-shirt trop grand pour lui. James sort son téléphone pour prendre une photo à la volée et l’envoyer à son épouse comme témoin de leur nouvelle activité. Désolé on débarque et on squatte en plein milieu. Ta petite, là, elle veut venir chercher Fish avec moi ? Beverlay c’est ça ?
— C’est Bevie, aussi. Miracle, la petite ouvre la bouche.
— Bevie, d’accord. Il relève le regard en direction de Kurtis. Tu les as pour longtemps ? »


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physique : le corps de Kurtis est couvert à 70% de tatouages dont la plupart ont été réalisés par lui-même / il a une cicatrice au niveau de la cuisse droite (balle reçue), du torse (poignardé et opéré) et a le nez légèrement dévié (il l'a cassé plusieurs fois)

MessageSujet: Re: I swear I'm trustworthy   Jeu 13 Sep - 18:25






trust me for fuck's sake
# james
# kurtis
Kurtis attend le verdict. James va-t-il accepter que son gosse reste pour faire de la peinture ? Kurtis est persuadé que ce ne sera pas le cas. Il se dit que James doit avoir mieux à faire et qu’il n’a pas trop envie qu’Eliott passe trop de temps dans son sillage. Chaque fois qu’il le fait, Kurt finit par faire une bourde et s’attirer les foudres de son ainé. Une part de lui espère presque qu’il refusera, juste histoire de ne pas s’attirer des ennuis… D’un autre côté, il n’a pas envie que le gamin soit déçu. Il connaît la moue d’Eliott quand il n’obtient pas ce qu’il veut et ça le ferait chier de la voir apparaître sur ses traits. C’est un chouette gosse et ça l’emmerde toujours de le voir triste…
James lui rappelle la raison de leur visite ici – voir ses chiens – et Eliott arbore justement une petite moue contrariée, son regard s’orientant vers la pile de teeshirts mis à disposition des enfants. Son père pousse un soupir qui n’échappe pas à Kurtis. Est-ce qu’il va se laisser amadouer lui aussi ou bien tenir bon et refuser ce plaisir à son rejeton ? Kurt guette encore, se rappelant que James a craqué et ramené un chien au petit alors que Natalia était farouchement opposée à cette idée. Tout espoir n’est donc pas perdu. En même temps…il y a toujours cette épée de Damoclès que Kurtis peut sentir peser au-dessus de sa tête. Enfin une enclume plutôt. Il sait que James ne plaisante pas quand il s’agit de son gosse, ou de ses conneries…
« Mais si tu préfères d’abord peindre avec des nouveaux copains, alors vas-y, si Kurtis est d’accord. »
« Promis je fais pas longtemps ! Je peux Kuku ? »
Pour toute réponse, le motard hausse une épaule, aidant le plus jeune de ses neveux à faire passer sa grosse tête par l’encolure de son vieux teeshirt déjà tâché de peinture.

Le sourire d’Eliott fait plaisir à voir et, même si l’appréhende un peu la suite, Kurtis ne peut empêcher un léger rictus d’étirer ses lèvres. Il se force à le ravaler, se rappelant à quel point il a l’air stupide quand il sourit.
« Ça te dérange pas j’espère ? Je vois que t’as déjà pas mal de taff… J’imagine que j’vais aller chercher Fish du coup, ça va durer un peu plus que cinq minutes là… »
« Ouais, vas-y » l’encourage le Kings qui est soulagé qu’il y pense. « Et t’inquiète ça m’dérange pas. Chu pu à un près… »
Il jette un œil en direction du "un de plus" qui s’est choisi un teeshirt Led Zepplin. Celui qu’Eugene appelle toujours le teeshirt de Batman et qu’il choisit habituellement. Kurt pressent venir l’embrouille mais n’ose pas demander à Eliott de laisser tomber et de changer de vêtement. Il espère qu’Eugene ne fera pas attention ou s’en fichera…
James prend une photo de son fils, puis lui redonne son attention pour s’excuser du dérangement une seconde fois. Kurt hausse une épaule, l’air de dire encore une fois que ça lui est égal. Et puis son frère d’arme lui propose d’emmener Bevie avec lui récupérer son animal. Kurt jette un œil à la gosse pour la sonder. Elle ouvre la bouche et il la juge donc partante. Tu m’étonnes… Il la connaît. Il sait qu’elle vient de flasher sur James. Elle tombe amoureuse toutes les cinq minutes… Comme sa foutue mère infidèle.  

« Tu les as pour longtemps ? »
« Nah. Juste le weekend. J’t’expliquerai » abrège-t-il, n’ayant pas tellement envie de parler des problèmes de son frère juste au-dessus des oreilles de ses neveux et nièces… Il n’y a que Killian pour se douter de ce qui se trame vraiment entre ses parents.  « Tu vas avec James alors ? »
Beverlay acquiesce, rouge comme une pivoine et emboite le pas du père d’Eliott. Ce dernier semble avoir déjà oublié jusqu’à son existence et tripote les manches du teeshirt trop grand qu’il porte, un sourire ravi aux lèvres.

Pendant que James va récupérer Fish avec sa nièce, Kurtis sort les gosses et leur file de quoi peindre sa terrasse. La peinture disparaitra d’ici quelques semaines à cause des intempéries et rendra la toile improvisée vierge à nouveau. Ca laisse un maximum de place aux gosses qui peuvent se répartir le terrain et ça évite : les disputes, les salissures, qu’ils dépassent de leur feuille et s’en agace. Et puis ça donne un peu de couleur à son jardin.
Eliott est un peu étonné d’avoir droit de peindre une partie de la maison de son hôte mais l’idée lui plait bien et quand il voit les deux autres se lancer, il ne tarde pas à les imiter. Killian revient avec Sofia et la gamine, un doudou dans chaque bras et une tétine dans la bouche, réclame les bras de son oncle.
« Je peux peindre un peu ? »
« Ouais, ouais. »
« Yes ! Merci Oncle Kurtis »
Ca le bute chaque fois qu’il l’appelle comme ça. Il pense qu’il a quel âge ? Cent sept ans ? Tss. Mais il a arrêté de se battre sur ce front. L’adolescent – bien trop sérieux à son goût la majorité du temps – se choisit le coin le plus éloigné pour se lancer dans sa peinture. Il se présente rapidement à Eliott quand il remarque sa présence et lui serre la main respectueusement. Kurt lève les yeux au ciel, tique et demande à l’ainé des gosses de Clyde de garder un œil sur tout le monde, le temps qu’il aille chauffer le biberon de Sofia. Il ordonne à Ringo de se calmer un peu puis retourne à l’intérieur en installant la barrière d’une main, tenant la petite dans ses bras de l’autre.
James revient à ce moment, suivi de près par Bev’ et le chien.
« T’peux l’laisser circuler. Ringo est trop p’tit pour sauter et Gram est trop flemmard » explique-t-il en désignant ses deux molosses. « T’vas pas peindre toi ? »
« Si… » répond la gamine en dévorant James du regard. Il doit lui rappeler de prendre un teeshirt alors qu’elle plane. Elle revient sur ses pas, plus rouges que jamais, enfile un teeshirt, et manque de se prendre la baie vitrée puis de faire tomber la barrière en essayant de l’enjamber pour rejoindre sa fratrie. Kurt secoue la tête, navré par le spectacle.
« Elle va t’dessiner des cœurs et des conneries comme ça » annonce-t-il à James. « J’dois faire chauffer le bib à Sofia. Killian garde un œil sur eux et on les voit d’la f’nêtre de la cuisine, t’inquiète » précise Kurtis, incitant implicitement James à lui emboiter le pas là-bas.
Il va chercher le biberon de la gamine qui baragouine dans ses bras et tente d’attraper tout ce qui passe à sa portée. Il sort une casserole pour faire réchauffer le lait pendant qu’il reprend la parole.
« Ma belle-sœur a un souci d’fidélité. Tous les quat’ matins, mon frère me file toute la marmaille pour avoir la paix et régler ses comptes. Généralement, ça finit avec un môme en plus neuf mois plus tard… »
Il suppose que James va se refaire le compte dans sa tête et imaginer combien de fois Lynda avec un Y a pu être infidèle à son frangin.
« I’ sont chiants mais pas méchants » ajoute le grand brun en plaçant le biberon dans la casserole à peine remplie d’eau. Il jette un coup d’œil par la fenêtre pour s’assurer qu’effectivement, personne ne s’étripe, puis redonne son attention à James. « T’as des nouvelles de...hem…ta famille à toi ? » demande-t-il, réalisant un peu trop tard que ça ne le regarde en rien et que c’est sans doute un sujet épineux. Trop épineux pour un branquignole dans son genre. Il va forcément dire un truc déplacé et s’attirer les foudres de James.


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