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 I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]

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MessageSujet: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Jeu 2 Aoû - 18:44

I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you.



Il s'est décidé. Il s'est finalement décidé et pourtant, il subsiste l'ombre d'une hésitation. Alors qu'il observe les médaillons, il subsiste une réelle hésitation. Est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce qu'il peut faire ce pas en avant auprès de Leo ? Des mois qu'ils sont achetés, des mois qu'ils sont cachés avec précaution, des mois qu'il repousse cette demande. Il l'a fait par respect pour la mémoire de Claudia, il l'a fait par respect pour Leo également, pour ne pas que ce dernier s'imagine que cette demande était là pour essayer de le consoler car non, même en se liant de cette façon la peine ne sera pas moindre pour autant. Peut-être qu'il pourra être un peu apaisé, un peu, en s'accrochant à ce qui est beau, à ce qui perdure, à cet amour qui les lie mais une demande en mariage n'est pas un remède miracle pour soulager un deuil non. Il va devoir continuer à se battre de la même façon que Daniel s'est battu et continue de se battre encore, la mort de Claudia ayant fait remonté de vieux démons de leurs abysses. Les démons n'ont cependant pas remporté la bataille et pour le moment, Daniel garde le dessus, pas sans mal, mais il garde le dessus. L'envie de noyer tout ça dans l'alcool revient de temps en temps, puissante, violente, mais il ne se laisse pas emporter non. Il garde le contrôle. Il gère. Parfois avec des difficultés mais il gère. Par contre, cette demande en mariage, va-t-il être capable de la gérer ? Il ne sait pas. Il en est encore au stade où il ne sait pas. Il a demandé conseil auprès de Josef qui a su trouver les mots pour calmer ses inquiétudes mais ça n'a pas été suffisant pour que Daniel parvienne à trouver assez de sérénité pour se lancer. Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi s'y risquer alors qu'il n'est toujours pas certain que ce soit le bon moment ? Parce qu'il ne veut plus attendre. Parce qu'il veut que Leo sache. Parce que la vie est trop souvent infecte pour qu'on ne profite pas du bonheur quand il est à portée de main et ça, il l'a appris à la dure Daniel, tout comme Leo finalement. Même si Daniel aurait voulu justement épargner Leo, le protéger de toute douleur à jamais. A défaut de pouvoir le protéger, il veut essayer de le rendre heureux.

Cela, il le peut.

C'est finalement auprès de Jess qu'il est allé chercher quelques derniers conseils, conseils qu'il a eu du mal à obtenir sans sa fille était extatique au téléphone. Il a d'abord fallu qu'elle se calme pour pouvoir parler avec son père de son désir de demander Leo en mariage. On pourrait se dire que c'est totalement fou qu'un père demande des conseils à sa propre fille en la matière mais il ne le regrette pas de l'avoir fait car finalement Jess a été de bons conseils. Elle a surtout donné un conseil à son père : qu'il reste lui-même. Parce que Daniel n'est pas homme à en faire des tonnes. Parce que s'il est capable d'être un minimum romantique, ces choses-là ne sont pas véritablement sa tasse de thé. Et Leo l'aime tel qu'il est. C'est aussi ce que Jess lui a répété à plusieurs reprises quand Daniel a finalement fait également par de ses quelques doutes : Leo l'aime, il l'a prouvé à maintes reprises. Il l'aime tel qu'il est, avec ses qualités et ses défauts, avec les démons qui lui collent à la peau... Il l'accepte et l'aime. Oui, c'est vrai. Mais même cela n'a pas été suffisant parce qu'est venu le moment où Daniel a parlé de Claudia. Parce qu'il craint vraiment que demander Leo en mariage maintenant soit prématuré et là encore Jess a su le rassurer. Certes, tout cela est encore très vif et douloureux car récent mais elle a su lui dire et lui répéter, encore et encore, que la vie devait continuer et que cette demande en mariage n'était jamais qu'un manière de vivre plus encore cet amour. De vivre tout court. Il s'est imprégné des mots de sa fille Daniel mais voilà qu'il est encore là, face à la petite boîte dans laquelle trônent les médaillons, à hésiter. Pourtant, il a quand même préparé une demande, ou en tout cas, il a préparé un repas pour accompagner la demande. Lui qui n'est pas très bon en cuisine  a tenté une recette et il lui a fallu s'y reprendre à trois fois avant d'arriver au bon résultat. Le tout est au frais, attend d'être réchauffé. Ce n'est pas grand chose mais voilà, s'il doit rester lui-même, il ne va pas faire davantage. Parce qu'après tout, c'est bien celui qu'il est, cette simplicité dont il est capable de se contenter qui fait que Leo l'aime, non ? Leo... Leo dont la voix lui parvient alors qu'il vient de refermer la porte d'entrée. Et finalement, il ne faut que ça pour décider Daniel. Juste la voix de Leo qui lance un « Dani ? Tu es déjà rentré ? » parce que non, Daniel n'est pas censé être là. Il a osé demandé sa journée pour préparer le repas pour le coup et ça lui a été accordé. Le fait qu'il ne compte pas ses heures, surtout depuis l'arrivée du FBI, lui a sans aucun doute permis de pouvoir faire cette demande et que cela lui soit accordé.

« Oui, je suis là. » qu'il lance donc en refermant la boîte qu'il glisse dans la poche arrière de son jean.

Il faut qu'il le fasse. Il veut le faire. Il a assez reculé. Alors il se redresse et sort de leur chambre pour s'en aller jusque dans le salon où Leo est en train de poser ses affaires.

« Bonsoir. » que Daniel dit avec un petit sourire avant de déposer un bref baiser pourtant ampli de tendresse au coin des lèvres de Leo. Il n'est pas coutume que Daniel soit là pour accueillir Leo puisqu'en général, surtout ces derniers temps, il rentre tard. Mais aujourd'hui il est là.

Et ce soir, il veut lui faire la promesse qu'il sera toujours là.





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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Lun 13 Aoû - 0:14

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« Ça fait trois fois cette semaine que tu me fais le coup, mon garçon. » Il acquiesce, Leo. Essoufflé, il vient à nouveau de courir après le bus qui menaçait de s'en aller, sans lui à son bord comme – en effet – plus tôt cette semaine. Il sort en retard, traînant dans les couloirs, essayant de se défaire du rire cristallin qui hante ses songes et ça, chaque soir. Un soupire tandis qu'il prend place, fouillant à son cou le médaillon qu'on lui a donné, l'unique reste qu'il ait pu posséder ; une partie d'elle, avaient-ils dit. Une partie de celle qui, à jamais, restera manquante à sa vie, à sa survie. Aussi, il ferme les yeux le blond, méditant sur ce vieux monde inconnu, sur ces terres dont ils parlaient ; ces terres qu'ils n'auront jamais vu. Il avait souhaité qu'elle revienne, que son univers retrouve ses couleurs, que ce havre de paix qu'il s'était construit soit plein et entier comme l'avait été un jour son misérable cœur. C'est un triste sourire qui s'ancre sur ses lèvres tandis qu'il perd son regard sur l'extérieur, contemplant Chicago et ses ruelles assombries, Chicago et la promesse que passera calmement cette énième nuit. Depuis peu seulement, Leo parvient à dormir ; évitant quelques cauchemars, bien souvent les pires. Les choses semblent se tasser, dans son esprit se banaliser. La douleur devient éphémère, trop présente chaque jour que Dieu fait pour qu'il ne puisse pas la surmonter. Non, il fait avec, parvient à marcher sans risquer de tomber. Leo parvient à se lever sans menacer de se mettre à pleurer, sans donner l'impression qu'une fois la fenêtre ouverte il pourrait s'en jeter. Il l'a vu, le regard de Daniel ; cette peine, cette peur de tapie dans les tréfonds de l'azur de ses prunelles. Il se souvient de la manière dont il veillait, jetant de brefs coups d’œil dans sa direction pour s'assurer qu'il ne baisserait pas les bras, qu'il ne flancherait pas. Il se souvient de cette noirceur installée, de ce silence qui commençait à peser. Et comme souvent, lorsque ses pensées viennent vers cette période dériver, il se met à culpabiliser ; tentant de trouver – bien souvent en vain – un moyen de se racheter. Parce qu'il en a tant fait pour lui, lui dont les songes s'étaient ternis jusqu'à ne plus faire aucun bruit. Allongé dans son lit, la mort dans l'âme et l'impression de l'entendre, de l'entendre encore et encore l'appeler ; lui rappeler qu'il a failli, failli à cette promesse faite, à cette parole qui disait qu'elle rentrerait, qu'elle serait en sûreté, qu'il saurait à jamais la protéger. Cette fois, c'est pour éviter aux larmes de revenir qu'il abaisse ses paupières, qu'il se perd dans ce néant qui n'appartient qu'à lui, dans cette perdition salvatrice bien qu'à la fois dévastatrice. Il s'abandonne rien qu'un instant, rien que quelques secondes. De longues secondes qui s'écoulent et s'écoulent, qui éloignent l'âme de la réalité, qui éloignent ce semblant de paix tout juste retrouvé. Elle s'impose, la sombreur. Elle vient s'en emparer, comme souvent lui rappeler qu'il n'a rien fait. Rien si ce n'est prier, espérer. Dieu qu'il aurait voulu pouvoir en faire autant qu'il y avait pensé.

Un soupire, un sanglot qui vient à se bloquer dans sa gorge, la peine qui remonte, hante, le surmonte. Elle gagne, cette garce, comme trop souvent. Et c'est ce qu'il constate avant qu'une voix familière ne lui revienne, sortie des ombres lancinantes, se plantant dans les alentours de ses esprits pour l'aider à remonter, sortir la tête hors des eaux troubles de son for intérieur brouillé. « Hé, alors ? Tu descends ou pas ? » Parce qu'il se souvient, le chauffeur. Il se souvient pour lui de là où il doit s'arrêter pour rejoindre une partie un peu plus claire de son existence, cet appartement où Daniel s'acharne à mettre un peu plus de vie. « Oui, pardon. Merci de m'avoir réveillé. » Il acquiesce, l'autre type, soufflant un peu dans sa barbe comme lassé de sa présence chaque soir que Dieu fait ; chaque soir depuis qu'il s'est remit à travailler. Comme si de rien n'était. C'est cette idée qui lui fait le plus mal, le fait que le monde ne se soit pas arrêté de tourner malgré la perte qu'il se doit encore d'encaisser. Il prend conscience d'une chose en y pensant, qu'ils ne sont finalement rien de plus que de passage. Un être éphémère parmi tant d'autres que trop peu iront pleurer. Ils ne sont rien alors qu'à son cœur Claudia était un tout. Son tout. Une partie de son tout, une partie comme celle qu'il devine déjà là, une partie comme celle qu'il croit entendre un peu plus loin dans l'appartement dans lequel il s'enferme d'un maigre coup de bras. Il essuie ses bras, brave la fatigue qui – d'un coup d'un seul – vient s'abattre contre ses épaules. Le sac qui se pose, la voix qui s'élève et s'impose. Il cherche, demande, ne comprend pas vraiment comme il pourrait être déjà là quand, d'ordinaire, il rentre seul et erre durant des heures en attendant ses bras. Mais les doutes se confirment, s'affirment lorsqu'il le voit arriver, ce maigre sourire d'accroché à ces lèvres qui viennent tendrement l'embrasser. Derrière le masque un peu terne qu'il porte à longueur de journée vient se raviver cette espèce d'étincelle qui tient à gagner, celle qui aimerait tant de nouveau l'embraser. Elle lui revient, aussi pimpante qu'elle l'avait été, prête à tout pour gagner ; Daniel l'y a toujours aidé. « Ils ont réussi à te virer parce que tu es un odieux personnage du démon qui flirte et couche avec un homme ou tu n'avais vraiment plus rien à faire ? » Un peu d'humour malgré le cœur lourd. Un peu d'humour tandis qu'il se risque à venir perdre son front contre le haut de son torse, partageant implicitement le fardeau qu'il peine à gérer. Il y tient, à cette proximité. Il y tient, à cette dose de gaieté qu'il a toujours su lui insuffler. « Je suis content que tu sois déjà là. » Des mots qu'il accompagne d'une étreinte, finalement. Des mots qui viennent se briser sur un nouveau baiser, sur les bras de Leo qui viennent, autour du cou du Daniel, se croiser.
   

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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Mer 22 Aoû - 18:00

I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you.


Il aime voir cette lueur briller dans le regard de Leo, même juste un peu. Parce que la lueur a été fort absente ces derniers temps mais elle revient de temps à autres, comme en cet instant, se glisser dans les yeux de celui qu'il aime tant Daniel. Avant, la lueur était là plus souvent, plus vive, mais il sait pourquoi elle se fait plus rare, plus absente, il sait pourquoi il est difficile de lui redonner vie comme il est difficile de lui redonner vie à lui. Car c'est bien cela dont il s'agit, essayer de vivre de nouveau, de se reconstruire en acceptant la perte subie. Il a dû y faire face Daniel et il a mis si longtemps à y parvenir, l'amour qu'on a pu lui donner n'a pas été étranger à cette guérison qui n'est cependant pas totale, la preuve en est la façon dont les démons sont revenus le hanter suite à la mort de Claudia. Mais il a réussi à être plus fort que les démons, il a réussi à retrouver le chemin de la guérison et il s'y avance, main dans la main avec Leo. Il essaye d'être un soutien pour lui au quotidien malgré ses absences répétées, malgré ce travail qui lui prend trop de temps mais pour lequel il ne pourrait pas compter ses heures car ce travail compte trop. Il essaye, après tout, de rendre la ville plus sûre, les rues plus sûres, la vie plus sûre en général pour Leo, pour ceux qu'il aime, pour les citoyens. Peut-être joue-t-il trop les héros, peut-être que Leo en est lassé mais il n'en dit cependant rien, ce n'est pas un sujet qu'ils abordent souvent en particulier parce que Daniel essaye de décrocher quand il n'est plus en service. C'est essentiel. Il veut sa vie en dehors du travail, sa vie avec Leo. Leo qui ne manque pas de relever le fait que Daniel soit justement rentré bien plus tôt qu'à l'accoutumée et cette pointe d'humour dont Leo use, Daniel s'en délecte. Il en sourit très largement parce qu'il est bien rare que Leo s'adonne à ce genre d'exercice et cela fait plaisir à Daniel, de voir qu'il essaye. C'est important de continuer à essayer. Après ce large sourire, Daniel prend un air faussement et sérieux, et outré, en hochant la tête à l'affirmative comme si effectivement il avait été renvoyé parce qu'il couche avec un homme. Un homme qui vient poser son front contre le torse du lieutenant qui sourit de nouveau, et laisse échapper un soupir, savourant cette proximité tant désirée et heureusement retrouvée malgré les événements. Lui qui avait eu si peur de le perdre, qu'ils se perdent comme lui et son ex-femme avaient pu se perdre, il a fini par se rendre compte que ça n'allait pas arriver et c'est aussi cela qui l'a poussé à vouloir demander Leo en mariage : car s'ils sont assez forts pour surmonter cela ensemble et ne pas se perdre, ils pourront tout surmonter.

Ils sont faits l'un pour l'autre.

Daniel glisse sa main sur la nuque de son homme quand il dit tout bas qu'il est content qu'il soit là. Des mots qui précèdent une forte étreinte que Daniel rend bien volontiers, glissant ses bras sur la taille de Leo puis au sud de cette dernière, son regard venant se perdre dans l'azur des yeux de Leo qu'il aime tant.

« Moi aussi je suis content de pouvoir être là plus tôt. » qu'il répond le plus sincèrement du monde. Bien sûr qu'il est heureux de pouvoir passer davantage de temps avec Leo. Bien sûr. Mais le « plus tôt » n'est pas tout à fait exact. Et il doit par ailleurs une réponse à son aimé. « En fait, j'ai pris ma journée. » qu'il avoue à mi-voix, un petit sourire au coin des lèvres bien qu'il sente son corps se crisper un peu malgré lui quand il songe à la raison de ce jour de congé soudain, quand il songe à la boîte qui est cachée dans la poche arrière de son jean. Ses mains pressent un peu plus le bas du dos de Leo pour le rapprocher un peu plus de lui. « Vu toutes les heures que je ne compte pas, j'ai demandé et on m'a accordé un jour « off ». Me fallait bien ça : j'ai cuisiné. » qu'il ajoute comme seconde confession avec ce sourire qui se crispe un peu plus bien malgré lui. « C'est mangeable, je te le promets. J'ai recommencé trois fois mais... » Il laisse échapper un bref rire. Puis le rire se transforme en sourire, un peu moins crispé tandis qu'il se perd dans le regard de Leo. Il a beau être un peu stressé pour la suite, pour ce qu'il a à demander, il est tellement sûr de lui, de ses sentiments, tellement heureux d'avoir organisé cette soirée à sa manière. « Un petit moment à nous. » Pas seulement mais ça... « Tu veux aller te prendre une douche ? Je mets la table et le plat à réchauffer pendant ce temps. » Et ça lui laissera un petit peu de temps pour continuer à se préparer.


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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Lun 3 Sep - 22:58

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« Moi aussi je suis content de pouvoir être là plus tôt. » Un sourire, quelque-chose de sincère qui se perd le long de ses lèvres. Il aimerait pouvoir ressentir ce souffle de vie un peu plus souvent, il aimerait pouvoir profiter de la lumière chaude de cet endroit qu'en sa compagnie plutôt qu'en souvenir des vieux jours qu'il ne retrouvera jamais. Il a le cœur qui se serre rien qu'à y songer, imaginer qu'elle aurait pu être sa vie actuelle si certaines choses ne s'étaient pas passées. Dieu qu'il aimerait revenir en arrière, protéger Claudia et ses arrières. Dieu qu'il aurait voulu se faire moins téméraire. Un soupire, finalement, quelque-chose qui s'engouffre dans le haut de Daniel pour le taire. Mieux vaut cela que ce qu'il ne voit pas, la déchéance qui tente encore parfois de le mener vers le bas. Aussi, il se concentre sur la main que vient glisser son lieutenant dans sa nuque, il profite de cette proximité qu'il n'a que trop peu souvent quand ses pas le mène là. Il est le premier arrivé, d'ordinaire, le premier à allumer cette fameuse lumière. Et finalement, tandis qu'il s'y perd, les mots de son aimé lui reviennent, aussi doux qu'ils n'avaient pu l'être ; aussi surprenant que sa présence ici maintenant, également. « En fait, j'ai pris ma journée. » Il en relève un peu la tête, il vient lui faire face assez directement pour pouvoir pleinement boire ces informations. Prendre sa journée, ça sonne tellement comme une vulgaire blague dans le creux de sa gorge que ça n'a nul autre effet que de l'inquiéter. « Vu toutes les heures que je ne compte pas, j'ai demandé et on m'a accordé un jour « off ». Me fallait bien ça : j'ai cuisiné. » Bah voyons. Des mots qu'il ne prononce pas mais qu'il ne pense pas moins, inscrits le long de ses traits un peu tirés. Il a la sensation que quelque-chose ne va pas, que quelque-chose est à prévoir. C'est moins brutal que le soir où il a su, le soir où il a su qu'il ne la reverrait plus. Mais c'est là, présent, sous-entendus dans des faits qui ne se produisent jamais. « C'est mangeable, je te le promets. J'ai recommencé trois fois mais... » Il aimerait pouvoir dire quelque-chose mais rien ne lui vient en tête alors il se contente d'écouter, de rester là à un peu plus le serrer. « Un petit moment à nous. » Rien qu'à eux, pour une fois. Il en sourit, Leo, il en sourit parce que Dieu, bordel, qu'il attendait ça. « Tu veux aller te prendre une douche ? Je mets la table et le plat à réchauffer pendant ce temps. » Il n'entend qu'à moitié la suite mais parvient à analyser en partie la phrase, acquiesçant simplement avant d'oser un baiser, quelque-chose de doux avant qu'il n'en vienne à s'écarter, rangeant son sac pour ensuite s’éclipser. Il va pour mieux revenir, appréhender cette soirée sans en imaginer le pire et, à Daniel et son sourire, il suppose que les choses ne devraient pas l'être. Il l'espère, silencieusement, s'engouffrant dans la salle de bain pour un petit moment.

La main qui se perd dans ses cheveux trempés, l'un de ses bas de pyjama enfilé à la va-vite en plus d'un t-shirt grisé. Il revient dans le séjour avec l'idée que les choses devraient à peu près bien se passer. Il aimerait que cette soirée soit le début d'une nouvelle erre, de quelque-chose d'un peu plus apaisé, de quelque-chose qui puisse l'aider à pleinement remonter. Il ose un soupire en prenant place sur le canapé, attendant sagement que Daniel ne lui revienne entre ces murs pour proposer son aide ; son aide qui, il le sait, ne sera pas nécessaire. C'est un pressentiment, il essaie tellement de bien faire qu'à y réfléchir, il n'a pas envie de le couper dans cet élan. Parce qu'il n'est jamais là ou autre, mais seulement parce qu'il trouve en ces maigres actes un peu de repos. Leo sent cette pression redescendre, Leo sent ses esprits se faire un peu plus paisibles. Rien qu'un peu. Rien qu'un peu à toutes les idées qu'il est en train de se faire, bêtement pour certaines, avec trop d'imagination pour d'autres. S'il savait. S'il savait à quel point il est loin du compte. Et c'est la silhouette de Daniel qui le coupe dans ses pensées, sa présence revenue se joindre à ses côtés, sa main sur sa cuisse parvenant un peu à les calmer ; lui et ses possibilités. « Tu as quelque-chose à m'annoncer et ça ne va pas me plaire, c'est ça ? » Qu'il tente de plaisanter, Leo, enfoncé dans le fond de son canapé, perdant l'azur de ses prunelles sur celles de Daniel. « Si c'est le cas, ne te donne pas trop de mal, dis-le simplement, j'imagine que je serai à même de comprendre, lion. » Il vient oser une main contre sa nuque, massant délicatement le haut de son doigt de doigts quelque-peu tremblants. Il se fait des idées, il le sait, et pourtant ça ne l'empêche pas de s'en inquiéter, d'en rajouter une couche sur cette raison déjà malmenée. Et il voit ce regard qu'il n'aime pas à provoquer, ce doute qui vient se perdre dans les yeux de son aimé comme pour lui rappeler qu'il n'use que de stupidité quand il s'agit d'essayer de songer ; ça depuis tout ce qui s'est passé. Un léger sourire se perd finalement le long de ses lèvres, aussi certainement que son regard ne se baisse. Il se sent un peu con, Leo, avec ses réflexions. « Laisse, je suis désolé. On va manger et après j'te masserai devant la télé, d'accord ? » Et il ne lui laisse pas vraiment le temps d'y répondre, retrouvant d'ors et déjà toute sa hauteur pour rejoindre la petite table dressée. C'est qu'il y a mit du cœur, en plus, histoire de bien le faire culpabiliser d'imaginer le pire qui puisse arriver.
 

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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Mar 4 Sep - 16:57

I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you.


Un bref baiser avant qu’il ne s’éloigne et Daniel observe Leo jusqu’à ce qu’il ne disparaisse de son champ de vision. Sa main glisse sur le petit boîtier planqué là encore dans la poche arrière de son jean et il laisse échapper un profond soupir pour se détendre un peu. C’est difficile. De se détendre. Il est sur le point de poser « la » question, enfin plus ou moins, parce qu’il ne pense pas lui poser « la » question enfin, il ne sait plus. Il ne veut pas trop y songer, trop y réfléchir finalement parce que n’est-ce pas le naturel la meilleure option dans un cas pareil ? Il ne veut pas de faux-semblants, il ne veut pas de « trop ». Il veut juste lui dire qu’il l’aime et qu’il veut passer le reste de sa vie à ses côtés. C’est tout. Il finit par retourner jusqu’à la cuisine où il sort le plat du frigo. Elles ont quand même une bonne tête ces lasagnes. Elles ne sont certes pas parfaites mais alors qu’il glisse le plat dans le four pour qu’elles se réchauffent doucement, il esquisse un petit sourire Daniel : ces lasagnes sont comme lui, pas parfaites mais franchement pas mauvaises. C’est bien une chose que Leo a réussi à faire ça, faire changer l’image que Daniel avait de lui et cette image était vraiment désastreuse. Il a finalement appris à s’accepter tel qu’il était et l’amour de Leo y a été pour beaucoup. Et ça le conforte dans son choix cette pensée : quand quelqu’un est capable de faire sortir le meilleur de vous-même tout en vous permettant d’apprendre à vous aimer davantage, cette personne est forcément faite pour vous. Il y croit Daniel. Il y croit. Il se redresse finalement pour s’occuper de la salade verte qui a fini d’égoutter et il vient en déposer les morceaux soigneusement coupés dans le saladier où trône la vinaigrette là encore faite maison. S’il a dû s’y reprendre à trois fois pour réussir les lasagnes, ne parlons pas de la vinaigrette qui a été catastrophique à maintes et maintes reprises. Pour ce qui est des boissons, il a été acheter du vin rouge pour accompagner et il a dû croire le vendeur sur parole quand il lui a dit que la bouteille proposée était le meilleur vin à associer avec des lasagnes à la bolognaise. Il n’a pu que se fier à l’avis du vendeur puisqu’il n’a pas pu goûter lui-même le vin. Pourtant le vendeur lui a proposé et une partie de son être a répondu un grand « Je veux bien oui, merci. » parce qu’il y pense souvent Daniel, à un verre. A boire. Mais la voix du lieutenant a répondu un « Non merci. » et il s’est abstenu. Il s’abstient depuis des mois maintenant et il a parfois l’impression que le dernier verre a été bu la veille. Il essaye de ne pas se laisser avoir par ce que lui souffle la petite voix et pour le moment il remporte ce combat au quotidien. Il espère demeurer fort Daniel.

En particulier pour Leo.

Leo qu’il retrouve dans le salon, le pensant encore sous la douche. Il est agréable surpris de le voir déjà là, de ne pas avoir à l’attendre, de pouvoir venir s’asseoir à ses côtés. Si la main de Leo glisse sur la cuisse du lieutenant, lui n’est pas en reste et sa main va se poser sur la cuisse de Leo, et il se délecte de ce contact Daniel parce qu’à travers le bas de pyjama si fin, il pourrait presque sentir sa peau sous ses doigts. Presque. « Tu as quelque chose à m’annoncer et ça ne va pas me plaire, c’est ça ? » Si Daniel perçoit la pointe d’humour, il n’est pas certain que Leo n’est pas en train de prêcher le faux pour savoir le vrai. Alors il se crispe un peu Daniel, étant soudainement ramené à la raison qui l’a poussé à préparer une telle soirée. Et ça le stresse oui, bien malgré lui. « Si c’est le cas, ne te donne pas trop de mal, j’imagine que je serai à même de comprendre, lion. » que Leo ajoute en venant glisser doucement ses doigts dans la nuque de Daniel qui frissonne sous le contact mais qui se rend rapidement compte qu’ils tremblent un peu les doigts de son aimé.  Son aimé qui sourit un peu trop tristement à son goût avant de détourner le regard. « Laisse, je suis désolé. On va manger et après j’te masserai devant la télé, d’accord ? » Non. Non pas d’accord. Elle ne doit pas se passer de cette façon cette soirée. Leo ne doit pas s’imaginer le pire. Surtout pas. Et si Daniel n’a pas voulu faire les choses en trop grand, il ne veut pas que cette soirée comme les autres parce qu’elle marque un tournant dans leur relation. Un tournant qui est censé les rendre heureux. Enfin, en tout cas, lui, se lier à Leo de cette façon le rendra heureux. Est-ce que Leo aussi ? Demander c’est prendre le risque d’essuyer un refus et ça pourrait le faire reculer Daniel mais quand il le voit se relever pour se diriger vers la table que Daniel a pris la peine de dresser, il réalise qu’il est prêt à prendre le risque d’essuyer un refus. Il est prêt parce qu’il veut lui dire et il veut surtout faire savoir à Leo à quel point il l’aime, à quel point il… Il est tout pour lui. Alors il se redresse à sa suite et rapidement, avant que Leo n’ait pu atteindre la table, la main de Daniel se referme sur celle de Leo pour l’arrêter.

« Non, attends un peu. » qu’il lui demande et quand Leo daigne se retourner vers lui, le cœur de Daniel s’emballe. Il ne croit pas l’avoir jamais senti cogner aussi fort dans sa cage thoracique. Jamais. Et alors qu’il plonge dans l’azur des yeux de Leo, il a besoin de pousser un soupir pour essayer de se calmer. Il veut voir du bonheur dans les yeux de Leo. Tellement de bonheur… Il entrelace ses doigts à ceux de Leo et esquisse un petit sourire plein de tendresse. « J’ai quelque chose à te dire, c’est vrai, mais j’espère que ça va te… Je ne sais pas si on peut employer le mot « plaire » mais c’est pas censé te faire fuir. Enfin… J’espère pas… » Il hausse brièvement les épaules, pas sûr de lui du tout. Et si Leo prenait la fuite justement ? S’il quittait l’appartement en courant ? Ah…  Daniel déglutit, il a du mal. Il réfléchit et alors qu’il réfléchit il lève les yeux au ciel et secoue brièvement la tête de droite à gauche. Naturel. Juste être naturel. Ne pas se perdre dans des phrases toutes faites et vides de sens. C’est son cœur qui doit parler et s’il fait ça, ça se passera forcément bien. Oui. Oui, ça se passera bien. Il reporte son regard sur Leo. « Ok. Bon. Hum… » Détente. Détente. Détente. Il défait ses doigts de ceux de Leo mais s’il le fait c’est juste pour venir prendre ses deux mains dans les siennes. «  Je suis pas le type le plus romantique au monde mais jusqu’à présent, entre nous… » Un silence. Il se reprend. « Depuis que j’ai osé accepter mes sentiments et te le dire, ça a toujours été facile ensuite : de te dire ce que je ressentais pour toi justement. Et ça n’est pas moins facile aujourd’hui. Je t’aime Leo. Je t’aime comme j’ai jamais aimé personne. T’as été ma lumière au bout d’un tunnel que je pensais sans fin et t’es devenu tout. T’es devenu le centre de mon existence Leo. Tu vois ? Facile de te le dire. » qu’il dit avec un sourire un peu plus large et Dieu que ses yeux sourient aussi en cet instant. Ils brillent. « Et tu le sais déjà parce que je te l’ai déjà dit mais je continuerai à te le dire : je peux plus imaginer ma vie sans toi maintenant. C’est à toi que je suis devenu complètement accro et j’ai pas l’intention de me guérir de cette addiction, au contraire. Alors… » Il déglutit de nouveau, ses mains (un peu tremblantes quand même maintenant) lâchent les mains de Leo pour aller chercher le petit boîtier planqué dans sa poche arrière. Le cœur s’emballe encore un peu, sa respiration aussi. Il souffle un peu une nouvelle fois tout en gardant le boîtier entre ses mains. « J’ai ça avec moi depuis un petit bout de temps et j’ai attendu, je n’étais pas sûr que c’était le bon moment… » Il laisse échapper un profond soupir. Il ne parlera pas du pourquoi il pensait que ce n’était pas le bon moment. Il n’en parlera pas parce que dans le fond, il sait que Leo fera le rapprochement et parce qu’il ne veut pas que Leo ne se perde de nouveau dans la douleur, dans la noirceur que le souvenir pourtant non évoqué peut provoquer, il va vite Daniel. Il va vite. Il ouvre le boîtier pour montrer les deux médaillons qui s’y trouvent. Ils sont là, en or blanc, posé l’un contre l’autre. Et peut-être que de là où il est, Leo ne pourra pas lire la phrase qui est finement gravée en lettres minuscules. « C’est écrit « plus qu’hier et moins que demain » parce que c’est comme ça que je t’aime et que je veux t’aimer jusqu’à la fin de ma vie. Et ma vie, je veux la passer à tes côtés Leo. Si tu veux bien passer la tienne à mes côtés… »

Pas de question posée non mais voilà. Il est sous-entendu ce « Epouse-moi Leo. »
Et il retient sa respiration maintenant.



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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Jeu 6 Sep - 22:30

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Il aimerait lui faire oublier tout ce qu'il vient de dire, il aimerait lui faire entendre qu'il est désolé, que ses mots ne sont pas à écouter ; pas en ce moment, pas avec ce qu'il peine à traverser et pourtant, pourtant il n'en dit rien. Leo se redresse seulement, allant pour gagner la table, allant pour prendre place là où Daniel s'est démené. Il n'avait pas le droit de lui imposer ses inquiétudes, il n'avait pas le droit de se montrer sous ce masque-là mais il est épuise, le blond, épuisé de devoir essayer. Essayer de se relever, de faire comme si la douleur pourrait passer. Parce qu'elle ne passera pas, il ne se passe pas un soir sans qu'il n'ait la sensation de l'entendre rigoler, elle, la petite fille arrachée. Et, dans le fil de ses pensées, il se trouve coupé, prit de court par son quadragénaire qui vient s'emparer de sa main qui s'est mise un peu à trembler. Rien qu'un peu, un léger mouvement venant trahir sa gêne ; Dieu qu'il aurait voulu pouvoir se canaliser, oui, ne pas l'inquiéter. Raté. Il le comprend à son regard, à ces traits tirés qui semblent tellement en supporter. Il n'a pas été d'une grande aide et c'est ça qu'il voit, cette dure réalité. Et s'il en venait à avoir prit la décision de le quitter ? Même après ces baisers déposés ? Non. Non, il ne veut pas y croire, ne le peut pas. Pas après tout ça, pas après tout ce qu'ils sont parvenus à braver à la force de leurs bras. Tout s'emmêle et il a les larmes qui commencent à monter, cette faible maîtrise de soi qui commence à flancher. « Non, attends un peu. » Il s'arrête dans sa lancée, rattrapé par celui qui se trouvait à ses côtés. Il n'est pas sûr de vouloir attendre, pas sûr de vouloir vraiment entendre. Il a le palpitant qui s'agite bêtement, l'impression que son monde commence à s'émietter au fur et à mesure qu'il s'imagine le pire. Le pire du pire, réellement. Pourtant, il sent les doigts de son lieutenant s'entrelacer aux siens, chercher le contact, insister. Ça insiste comme pour essayer de le réveiller, le sortir de ce cauchemar dans lequel il commence à se terrer. Et bon Dieu que ce sourire pourrait tout apaiser. « J’ai quelque chose à te dire, c’est vrai, mais j’espère que ça va te… Je ne sais pas si on peut employer le mot « plaire » mais c’est pas censé te faire fuir. Enfin… J’espère pas… » A son tour de froncer les sourcils, à son tour de lutter contre tout ce qui pourrait être dit quant à ce qu'il vient lui faire savoir. Il ne comprend pas vraiment, ne parvient pas à saisir le fond du message et c'est exactement ce que Daniel cherche à lui faire entendre, ce foutu message qui tarde à venir. « Ok. Bon. Hum… » Hum ? Sa main qui quitte ses doigts pour finalement s'emparer pleinement des deux en même temps. « Je suis pas le type le plus romantique au monde mais jusqu’à présent, entre nous… Depuis que j’ai osé accepter mes sentiments et te le dire, ça a toujours été facile ensuite : de te dire ce que je ressentais pour toi justement. Et ça n’est pas moins facile aujourd’hui. Je t’aime Leo. Je t’aime comme j’ai jamais aimé personne. T’as été ma lumière au bout d’un tunnel que je pensais sans fin et t’es devenu tout. T’es devenu le centre de mon existence Leo. Tu vois ? Facile de te le dire. »

Bouché bée qu'il demeure, semblant comprendre le fin mot de cette histoire, semblant prendre conscience de tout ce qui se trame. Parce qu'il fait le rapprochement, parce qu'il vient se perdre sur la table dressée après qu'il est osé parler, parce qu'il se souvient l'avoir entendu parler d'un dîner par ses soins préparés. Non, il comprend mais n'ose pas l'entendre, pas encore pleinement. Ce sera irréel, irréel qu'un homme dans son genre ne choisisse cet option. Aussi, il continue sur sa lancée, les mains un peu plus tremblantes encore contre celle d'un Leo un peu perdu pour le coup. Perdu parce qu'il se convainc depuis peu et silencieusement qu'il ne le mérite pas. Il s'était attendu à le voir partir, l'abandonner après avoir été l'une des plus horribles pourritures qui puissent être, si ce n'est pas pire. Et le voilà pourtant, à chercher des mots qu'il imagine déjà très bien. Davantage quand sa poigne se défait, quand le boîtier apparaît. « J’ai ça avec moi depuis un petit bout de temps et j’ai attendu, je n’étais pas sûr que c’était le bon moment… » A cela, par contre, il baisse la tête. Il baisse la tête parce qu'il n'est pas à même de l'encaisser cette évocation ; chose qu'il sait, Daniel, il le sait parce qu'à ce moment, avant que les ombres ne reviennent, c'est sur ce qu'il cachait que se perdent ses prunelles. « C’est écrit « plus qu’hier et moins que demain » parce que c’est comme ça que je t’aime et que je veux t’aimer jusqu’à la fin de ma vie. Et ma vie, je veux la passer à tes côtés Leo. Si tu veux bien passer la tienne à mes côtés… » Les mots se perdent dans la pièce qu'ils animent tous deux et désormais silencieusement.

Il n'entend plus sa respiration, coupée comme la sienne qui peine à se relancer. Il a le cœur qui frappe, qui frappe tellement que la douleur commence à s'installer ; il avait tout envisagé. Tout jusqu'à prendre soin d'évincer cette possibilité. Parce qu'il ne pensait pas que ça arriverait, ça ne devait pas arriver ; pas en sachant l'enfer qu'il lui faisait surmonter de par son deuil qui continue de régner. Aussi, c'est la surprise qui le paralyse, qui le perd un instant tandis que l'azur de ses yeux n'en peut plus de contempler ce qu'il tend encore, attendant la réponse qu'il doit déjà souhaiter bien fort. « Est-ce... ; une pause, les mots qui peinent à venir par l'émotion qui, enfin, se fraye un chemin jusqu'à son esprit troublé, surexcité. Est-ce que tu... ? » Il ne parvient pas à terminer sa phrase, cette question tellement bête parce qu'il en connaît la réponse. Bien-sûr que c'est ça, bien-sûr. Et il acquiesce, Daniel, simplement. Il acquiesce pour y répondre, lui laisser le temps d'encaisser la demande. L'espace de quelques secondes, d'un maigre temps, elle disparaît la douleur. Elle disparaît, s'estompe aussi certainement qu'il l'oublie. Plus rien, plus rien ne vient déranger ses songes qui, ce soir, ne s'en tournent plus que vers lui ; lui cet homme qu'il avait pu sauver, une nuit, loin d'imaginer qu'il viendrait à son tour sauver sa vie. « Oui. » Elle est claire, la réponse, énoncée à voix haute et audible ; du mieux qu'il le peut en tout cas. Chacune des couleurs jusqu'alors disparues semblent réapparaître dans la pièce, cette chaleur qu'il aimait à y ressentir lui parvient, s’immisçant en lui comme un poison des plus salvateurs. Il s'en berce, tout le long de cet instant, il s'en berce parce qu'on vient lui donner de quoi s'accrocher, vers la surface de ses eaux troubles se repérer. Il vient finalement se perdre dans ses bras, luttant contre ses larmes, luttant contre toute cette pression qui semble redescendre, se perdre dans les méandres de son existence. Défaites, oubliées, enterrées, elles se perdent aussitôt sans qu'il ne vienne les rattraper. Les doutes s'effacent, lentement, soignés par la voix de son lieutenant et tout ce qu'elle est venue faire jouer. « Je t'aime tellement... » Murmure glissé à son oreille, murmure délaissé contre sa peau parce qu'en ces syllabes résident toute la vérité. Jamais il n'aurait pensé, ce soir-là, dans ce bar-là, qu'en ces heures sombres il trouverait celui qui saurait réparer son être, son piteux état. Il gonfle les poumons finalement, s'enivrant de tout l'air dont il avait pu se priver auparavant. Un souffle d'humanité qui lui revient, aussi certainement qu'il en vient à l'embrasser, contre lui se presser. Il le cherche, le réclame, le quémande avec une telle force qu'il en paraîtrait presque ridicule. Ridicule mais nécessaire. Il l'embrasse, se perd à son cou. Il l'embrasse à en devenir fou.

••••

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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Dim 30 Sep - 20:24

I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you.


En apnée. Daniel est littéralement en apnée. S'il doute ? Bien sûr car on ne peut jamais être certain de la réponse de l'être aimé dans cette situation. Il aime Leo. Leo aime Daniel. C'est acquis. C'est certain. Au point de se marier ? Daniel oui. Mais Leo ? C'est la question sous-entendue puisque pas véritablement posée. Les médaillons sont là, accompagnés par les mots du lieutenant qui s'est surpris à pouvoir justement trouver les mots si facilement. Mais plus aucun mot maintenant. Plus rien. Le silence règne. Leo fixe les médaillons, ne dit rien, ne bouge plus. Daniel non plus. Il est figé. Figé dans l'appréhension car plus les secondes passent, et il plus il commence à craindre un refus. Que fera-t-il alors ? Eh bien il attendra. Il aime Leo et il attendra le temps qu'il faudra. Il attendra qu'il soit prêt. Bien sûr que ça lui fera mal mais il attendra oui. C'est à ce point-là qu'il l'aime. A ce point-là. Puis enfin quelques mots. « Est-ce... » Daniel ne bouge toujours pas. Ne dit toujours rien. « Est-ce que tu tu ?... » Est-ce qu'il le demande en mariage ? « Oui... » que Daniel finit par souffler tout bas. Oui, il ne lui a pas posé la question mais c'est bien de cela dont il s'agit : il veut l'épouser, il veut devenir son mari, il veut passer sa vie à ses côtés et pourquoi pas ?... Pourquoi pas envisager la folie ultime d'agrandir la famille ? Oui, l'idée est là, dans un coin de la tête de Daniel mais il n'en est pas là. Là, il demande à Leo de devenir son mari. Leo qui ne répond toujours rien. Puis un mot. Un seul. Le mot qui permet à Daniel de respirer de nouveau. Le mot qui fait gonfler son cœur de joie. Ce « Oui. » clair, net, sans détour aucun. Oui. Oui. Oui. Le mot se répète dans l'esprit du lieutenant dont les yeux se remplissent de larmes et qu'il est doux de goûter enfin à des larmes de joie. Qu'il est bon de goûter au bonheur. Qu'il est bon de réussir à éclaircir ne serait-ce qu'un peu toute cette noirceur qui les entoure. Qu'il est bon de voir des couleurs réapparaître soudain sur le visage habituellement si pâle de Leo. De son Leo. Son Leo qui murmure un « Je t'aime tellement... » à l'oreille de Daniel qui s'en berce. De ses mots. Du ton employés. De sa présence. De lui. Leo prend une profonde inspiration et c'est comme si tous les deux se remettaient à respirer. Comme s'ils n'avaient respiré qu'à moitié durant ces derniers mois en réalité. Le baiser soudain donné, Daniel l’accueille, l'échange, le partage, s'en délecte plus que de raison alors que sa main s'accroche au boîtier qui contient les médaillons. Le bras entour Leo sans lâcher le boîtier. Leo qui se se rapproche, se presse, et Daniel qui se presse aussi contre son compagnon, son amant, son futur époux.

Son futur époux.

Enlacés. Enlacés comme des fous. Les baisers pleuvent. L'amour pleut. Et ce n'est pas grave d'en être inondé. Ce n'est pas grave d'être noyé sous cette pluie-là, cette pluie si délicieuse, si merveilleuse. Comme il est merveilleux, lui.

« Je t'aime Leo. » que Daniel finit par souffler lèvres contre lèvres entre deux baisers. Et ça dure encore quelques instants, cette folie entre eux, ce bonheur qui le englobe soudain de toutes parts. Et si Daniel met fin à ces baisers de manière on ne peut plus douce et délicate, ce n'est pas parce qu'il ne veut plus embrasser Leo : c'est parce qu'il a tellement attendu cet instant qu'il ne peut plus attendre. C'est parce qu'il a tellement craint un « non » que le « oui » le pousse à ne pas attendre une seconde. « Je peux le passer autour de ton cou ? » qu'il demande et cette demande ressemblerait presque à une supplique. Il ne se cache pas Daniel. Il ne se cache plus. Il veut passer le médaillon autour du cou de Leo, il veut que Leo passe l'autre médaillon autour de son propre cou. Il le veut. Alors, quand Leo accepte, le sourire du lieutenant s'élargit et il pourrait trembler d'émotion en contournant Leo après avoir retiré un médaillon et laissé le boîtier dans les mains de Leo. Il pourrait trembler d'émotion en passant ses mains par-dessus la tête de Leo de façon à venir placer le médaillon. Mais il ne tremble pas non. Ses mains sont solides, certaines, tout comme il est certain des sentiments qu'il éprouve pour celui qui lui fait dos. Celui auprès duquel il scelle la promesse d'une union en accrochant le collier autour du cou de Leo. Puis un baiser sur la nuque avant que Leo ne se retourne et c'est à Daniel de faire dos à Leo. A Daniel de laisser Leo accrocher le collier autour de son cou. Et comme le geste lui semble doux. Et comme sa peau se réchauffe en sentant le métal argenté venir s'y poser. Et sa main vient toucher le médaillon qui vient prendre place auprès de celui de Jason. A Daniel de se retourner. A Daniel de faire face à Leo et sa main à lui vient se poser sur les deux médaillons qui trônent à présent autour du cou de Leo. Ils sont identiques en bien des points... Autour de leur cou, le souvenir d'un être cher perdu et la promesse d'un futur retrouvé.

« J'espère que tu as faim... » qu'il murmure cet idiot.

En larmes à présent. En larmes parce que cette promesse d'un futur retrouvé, il ne la pensait pas possible un jour et pourtant.

Pourtant...



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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Dim 7 Oct - 14:51

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« Je t'aime Leo. » Ces mots-là, il les avait rêvé ; depuis des années, en vérité. Il les avait imaginé, devant l'autel ou quelque-part, dans un recoin où les feuilles volent au gré du vent, là où les regards sont éteints, là où rien n'importe si ce n'est ce qu'il pourrait faire sien. Et, dans ces rêves, Leo était loin d'imaginer que la voix qu'il entendrait lui chanter cette vérité serait celle-ci, la même qu'il était parvenu à faire résonner dans les profondeurs d'un bar aux lueurs cassées. Il se souvient de cette sombreur, de tous les dangers qui courent pourtant à cette heure. Il se souvient l'avoir soutenu, épauler, porter jusqu'à l'antre qui finirait par tout changer ; l'ouverture sur un monde qui n'appartiendrait qu'à eux. Et ils y sont, au cœur même de cet empire qu'ils sont parvenus à construire malgré les sièges, malgré les assauts, malgré l'acharnement des maux à leur encontre. Ils tiennent, se soutiennent. Il a cette simple idée qui s'immisce dans sa tête au fur et à mesure qu'il se presse, contre le corps de cet homme demeurant la cause de cette espèce d'ivresse. Il a cette idée qui germe et prend bien de la place, rappelant à Leo qu'il doit vivre pour honorer toutes leurs promesses. S'il en était faite à Claudia, d'autres se sont greffer pour l'homme qu'il était parvenu à courtiser. Et tandis qu'il se perd dans cette douce symphonie que la respiration saccadée de son lieutenant bien-aimé, les baisers se coupent, lentement mais sûrement. Ils viennent se défaire, et aux yeux de l'auxiliaire de vie de se relever, sur Daniel se poser avec un trop plein de questions qu'il ne parvient pas à poser. Pourquoi s'arrêter maintenant qu'ils ont tant à fêter ? « Je peux le passer autour de ton cou ? » Une question simple qui se fait également réponse aux siennes, toujours silencieuses. Elle vient donner une raison à cette coupure progressive quant à la proximité qu'ils étaient parvenus à retrouver, ce lien toujours aussi puissant que de l'avoir contre lui. Il comprend désormais où il est allé puiser la force de s'en séparer, pour davantage les lier. A Leo d'acquiescer, de se laisser mener, guider pour le laisser tout sceller. Le médaillon qui s'accroche, qui vient rejoindre celui de Claudia qu'on lui a arraché. Les promesses à tenir rappeler autour de son cou sans ne plus jamais s'en retirer. Il sourit, Leo, baissant la tête un peu niaisement avant qu'un baiser ne se dépose dans sa nuque, avant que son quadragénaire ne lui revienne pour l'imiter, à son tour de lui tourner le dos pour le laisser y accrocher ce qui vient les unifier. Un regard vers ce qu'ils portent, un regard envers cette promesse silencieuse d'un temps à venir. « J'espère que tu as faim... » Un rire, quelque-chose d'instantané et de sincère qui s'extirpe d'entre ses lèvres, du fond de sa gorge jusqu'alors nouée par la surprise. Prit de court, il l'a été, Daniel est parvenu à néanmoins le faire respirer après des semaines et des semaines d'apnée, le cœur lourd de cette perte à essuyer, à braver.

« Je suis pas sûr de réussir à manger maintenant. » Il continue sur cette lancée, un peu stupide que de répondre aussi précipitamment. Il a les poumons qui manquent encore un peu d'air, la gorge qui lentement se desserre. L'impression de vivre lui revient, brutale, s’immisçant en lui comme le plus doux des poisons ; bien que cette fois, rien ne vienne le précipiter vers les tréfonds. Non, c'est l'inverse, les lueurs claires lui reviennent, plus présentes, plus insistantes. Oui, bien plus présentes. « Tu pouvais pas me dire de pas me mettre en pyjama pour l'occasion... J'ai l'air con là du coup. » Il plaisante, trahi tout de même le fait qu'il est manqué à rendre cet instant plus beau pour les yeux de son compagnon. Mais l'émotion reste, demeure, s'ancrant dans sa tête comme pour raviver l'intégralité de ses sens. Toute cette partie de lui qui s'était éteinte au moment où Claudia quittait ses songes. Un soupire, le besoin de s'asseoir, le corps qui vient se perdre sur la chaise plus tôt visée. « T'es vraiment un fou, tu le sais ça ? » Qu'il ose faire entendre, laissant sa voix se briser dans l'espace qu'ils animent à eux deux. « Tu sais dans quoi tu t'embarques au moins ? J'suis pas le meilleur partie que tu puisses avoir. J'veux dire... tu pourrais avoir bien mieux si tu te laissais le temps. » Contrairement à lui qui n'estime ne pas vraiment pouvoir aimer comme en cet instant ; pas maintenant que tout lui échappe si ce n'est la présence du quadragénaire qui lui revient, prêt à lui faire savoir qu'il ne le laissera pas en dire plus. Non, il le connaît par cœur, tout comme l'inverse. Leo estime avoir prit la bonne décision en ce qui le concerne, convaincu qu'il n'existera pas – jamais – d'âme aussi attrayante que celle du brun qui le rejoint.
 

 ••••

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