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 I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]

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MessageSujet: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Jeu 2 Aoû - 18:44

I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you.



Il s'est décidé. Il s'est finalement décidé et pourtant, il subsiste l'ombre d'une hésitation. Alors qu'il observe les médaillons, il subsiste une réelle hésitation. Est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce qu'il peut faire ce pas en avant auprès de Leo ? Des mois qu'ils sont achetés, des mois qu'ils sont cachés avec précaution, des mois qu'il repousse cette demande. Il l'a fait par respect pour la mémoire de Claudia, il l'a fait par respect pour Leo également, pour ne pas que ce dernier s'imagine que cette demande était là pour essayer de le consoler car non, même en se liant de cette façon la peine ne sera pas moindre pour autant. Peut-être qu'il pourra être un peu apaisé, un peu, en s'accrochant à ce qui est beau, à ce qui perdure, à cet amour qui les lie mais une demande en mariage n'est pas un remède miracle pour soulager un deuil non. Il va devoir continuer à se battre de la même façon que Daniel s'est battu et continue de se battre encore, la mort de Claudia ayant fait remonté de vieux démons de leurs abysses. Les démons n'ont cependant pas remporté la bataille et pour le moment, Daniel garde le dessus, pas sans mal, mais il garde le dessus. L'envie de noyer tout ça dans l'alcool revient de temps en temps, puissante, violente, mais il ne se laisse pas emporter non. Il garde le contrôle. Il gère. Parfois avec des difficultés mais il gère. Par contre, cette demande en mariage, va-t-il être capable de la gérer ? Il ne sait pas. Il en est encore au stade où il ne sait pas. Il a demandé conseil auprès de Josef qui a su trouver les mots pour calmer ses inquiétudes mais ça n'a pas été suffisant pour que Daniel parvienne à trouver assez de sérénité pour se lancer. Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi s'y risquer alors qu'il n'est toujours pas certain que ce soit le bon moment ? Parce qu'il ne veut plus attendre. Parce qu'il veut que Leo sache. Parce que la vie est trop souvent infecte pour qu'on ne profite pas du bonheur quand il est à portée de main et ça, il l'a appris à la dure Daniel, tout comme Leo finalement. Même si Daniel aurait voulu justement épargner Leo, le protéger de toute douleur à jamais. A défaut de pouvoir le protéger, il veut essayer de le rendre heureux.

Cela, il le peut.

C'est finalement auprès de Jess qu'il est allé chercher quelques derniers conseils, conseils qu'il a eu du mal à obtenir sans sa fille était extatique au téléphone. Il a d'abord fallu qu'elle se calme pour pouvoir parler avec son père de son désir de demander Leo en mariage. On pourrait se dire que c'est totalement fou qu'un père demande des conseils à sa propre fille en la matière mais il ne le regrette pas de l'avoir fait car finalement Jess a été de bons conseils. Elle a surtout donné un conseil à son père : qu'il reste lui-même. Parce que Daniel n'est pas homme à en faire des tonnes. Parce que s'il est capable d'être un minimum romantique, ces choses-là ne sont pas véritablement sa tasse de thé. Et Leo l'aime tel qu'il est. C'est aussi ce que Jess lui a répété à plusieurs reprises quand Daniel a finalement fait également par de ses quelques doutes : Leo l'aime, il l'a prouvé à maintes reprises. Il l'aime tel qu'il est, avec ses qualités et ses défauts, avec les démons qui lui collent à la peau... Il l'accepte et l'aime. Oui, c'est vrai. Mais même cela n'a pas été suffisant parce qu'est venu le moment où Daniel a parlé de Claudia. Parce qu'il craint vraiment que demander Leo en mariage maintenant soit prématuré et là encore Jess a su le rassurer. Certes, tout cela est encore très vif et douloureux car récent mais elle a su lui dire et lui répéter, encore et encore, que la vie devait continuer et que cette demande en mariage n'était jamais qu'un manière de vivre plus encore cet amour. De vivre tout court. Il s'est imprégné des mots de sa fille Daniel mais voilà qu'il est encore là, face à la petite boîte dans laquelle trônent les médaillons, à hésiter. Pourtant, il a quand même préparé une demande, ou en tout cas, il a préparé un repas pour accompagner la demande. Lui qui n'est pas très bon en cuisine  a tenté une recette et il lui a fallu s'y reprendre à trois fois avant d'arriver au bon résultat. Le tout est au frais, attend d'être réchauffé. Ce n'est pas grand chose mais voilà, s'il doit rester lui-même, il ne va pas faire davantage. Parce qu'après tout, c'est bien celui qu'il est, cette simplicité dont il est capable de se contenter qui fait que Leo l'aime, non ? Leo... Leo dont la voix lui parvient alors qu'il vient de refermer la porte d'entrée. Et finalement, il ne faut que ça pour décider Daniel. Juste la voix de Leo qui lance un « Dani ? Tu es déjà rentré ? » parce que non, Daniel n'est pas censé être là. Il a osé demandé sa journée pour préparer le repas pour le coup et ça lui a été accordé. Le fait qu'il ne compte pas ses heures, surtout depuis l'arrivée du FBI, lui a sans aucun doute permis de pouvoir faire cette demande et que cela lui soit accordé.

« Oui, je suis là. » qu'il lance donc en refermant la boîte qu'il glisse dans la poche arrière de son jean.

Il faut qu'il le fasse. Il veut le faire. Il a assez reculé. Alors il se redresse et sort de leur chambre pour s'en aller jusque dans le salon où Leo est en train de poser ses affaires.

« Bonsoir. » que Daniel dit avec un petit sourire avant de déposer un bref baiser pourtant ampli de tendresse au coin des lèvres de Leo. Il n'est pas coutume que Daniel soit là pour accueillir Leo puisqu'en général, surtout ces derniers temps, il rentre tard. Mais aujourd'hui il est là.

Et ce soir, il veut lui faire la promesse qu'il sera toujours là.





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MessageSujet: Re: I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you. [Leo]   Lun 13 Aoû - 0:14

I hope we die at the same time ft Danyboy

   
I hope we die at the same damn time 'cause I don't wanna be here without you.

   
« Ça fait trois fois cette semaine que tu me fais le coup, mon garçon. » Il acquiesce, Leo. Essoufflé, il vient à nouveau de courir après le bus qui menaçait de s'en aller, sans lui à son bord comme – en effet – plus tôt cette semaine. Il sort en retard, traînant dans les couloirs, essayant de se défaire du rire cristallin qui hante ses songes et ça, chaque soir. Un soupire tandis qu'il prend place, fouillant à son cou le médaillon qu'on lui a donné, l'unique reste qu'il ait pu posséder ; une partie d'elle, avaient-ils dit. Une partie de celle qui, à jamais, restera manquante à sa vie, à sa survie. Aussi, il ferme les yeux le blond, méditant sur ce vieux monde inconnu, sur ces terres dont ils parlaient ; ces terres qu'ils n'auront jamais vu. Il avait souhaité qu'elle revienne, que son univers retrouve ses couleurs, que ce havre de paix qu'il s'était construit soit plein et entier comme l'avait été un jour son misérable cœur. C'est un triste sourire qui s'ancre sur ses lèvres tandis qu'il perd son regard sur l'extérieur, contemplant Chicago et ses ruelles assombries, Chicago et la promesse que passera calmement cette énième nuit. Depuis peu seulement, Leo parvient à dormir ; évitant quelques cauchemars, bien souvent les pires. Les choses semblent se tasser, dans son esprit se banaliser. La douleur devient éphémère, trop présente chaque jour que Dieu fait pour qu'il ne puisse pas la surmonter. Non, il fait avec, parvient à marcher sans risquer de tomber. Leo parvient à se lever sans menacer de se mettre à pleurer, sans donner l'impression qu'une fois la fenêtre ouverte il pourrait s'en jeter. Il l'a vu, le regard de Daniel ; cette peine, cette peur de tapie dans les tréfonds de l'azur de ses prunelles. Il se souvient de la manière dont il veillait, jetant de brefs coups d’œil dans sa direction pour s'assurer qu'il ne baisserait pas les bras, qu'il ne flancherait pas. Il se souvient de cette noirceur installée, de ce silence qui commençait à peser. Et comme souvent, lorsque ses pensées viennent vers cette période dériver, il se met à culpabiliser ; tentant de trouver – bien souvent en vain – un moyen de se racheter. Parce qu'il en a tant fait pour lui, lui dont les songes s'étaient ternis jusqu'à ne plus faire aucun bruit. Allongé dans son lit, la mort dans l'âme et l'impression de l'entendre, de l'entendre encore et encore l'appeler ; lui rappeler qu'il a failli, failli à cette promesse faite, à cette parole qui disait qu'elle rentrerait, qu'elle serait en sûreté, qu'il saurait à jamais la protéger. Cette fois, c'est pour éviter aux larmes de revenir qu'il abaisse ses paupières, qu'il se perd dans ce néant qui n'appartient qu'à lui, dans cette perdition salvatrice bien qu'à la fois dévastatrice. Il s'abandonne rien qu'un instant, rien que quelques secondes. De longues secondes qui s'écoulent et s'écoulent, qui éloignent l'âme de la réalité, qui éloignent ce semblant de paix tout juste retrouvé. Elle s'impose, la sombreur. Elle vient s'en emparer, comme souvent lui rappeler qu'il n'a rien fait. Rien si ce n'est prier, espérer. Dieu qu'il aurait voulu pouvoir en faire autant qu'il y avait pensé.

Un soupire, un sanglot qui vient à se bloquer dans sa gorge, la peine qui remonte, hante, le surmonte. Elle gagne, cette garce, comme trop souvent. Et c'est ce qu'il constate avant qu'une voix familière ne lui revienne, sortie des ombres lancinantes, se plantant dans les alentours de ses esprits pour l'aider à remonter, sortir la tête hors des eaux troubles de son for intérieur brouillé. « Hé, alors ? Tu descends ou pas ? » Parce qu'il se souvient, le chauffeur. Il se souvient pour lui de là où il doit s'arrêter pour rejoindre une partie un peu plus claire de son existence, cet appartement où Daniel s'acharne à mettre un peu plus de vie. « Oui, pardon. Merci de m'avoir réveillé. » Il acquiesce, l'autre type, soufflant un peu dans sa barbe comme lassé de sa présence chaque soir que Dieu fait ; chaque soir depuis qu'il s'est remit à travailler. Comme si de rien n'était. C'est cette idée qui lui fait le plus mal, le fait que le monde ne se soit pas arrêté de tourner malgré la perte qu'il se doit encore d'encaisser. Il prend conscience d'une chose en y pensant, qu'ils ne sont finalement rien de plus que de passage. Un être éphémère parmi tant d'autres que trop peu iront pleurer. Ils ne sont rien alors qu'à son cœur Claudia était un tout. Son tout. Une partie de son tout, une partie comme celle qu'il devine déjà là, une partie comme celle qu'il croit entendre un peu plus loin dans l'appartement dans lequel il s'enferme d'un maigre coup de bras. Il essuie ses bras, brave la fatigue qui – d'un coup d'un seul – vient s'abattre contre ses épaules. Le sac qui se pose, la voix qui s'élève et s'impose. Il cherche, demande, ne comprend pas vraiment comme il pourrait être déjà là quand, d'ordinaire, il rentre seul et erre durant des heures en attendant ses bras. Mais les doutes se confirment, s'affirment lorsqu'il le voit arriver, ce maigre sourire d'accroché à ces lèvres qui viennent tendrement l'embrasser. Derrière le masque un peu terne qu'il porte à longueur de journée vient se raviver cette espèce d'étincelle qui tient à gagner, celle qui aimerait tant de nouveau l'embraser. Elle lui revient, aussi pimpante qu'elle l'avait été, prête à tout pour gagner ; Daniel l'y a toujours aidé. « Ils ont réussi à te virer parce que tu es un odieux personnage du démon qui flirte et couche avec un homme ou tu n'avais vraiment plus rien à faire ? » Un peu d'humour malgré le cœur lourd. Un peu d'humour tandis qu'il se risque à venir perdre son front contre le haut de son torse, partageant implicitement le fardeau qu'il peine à gérer. Il y tient, à cette proximité. Il y tient, à cette dose de gaieté qu'il a toujours su lui insuffler. « Je suis content que tu sois déjà là. » Des mots qu'il accompagne d'une étreinte, finalement. Des mots qui viennent se briser sur un nouveau baiser, sur les bras de Leo qui viennent, autour du cou du Daniel, se croiser.
   

   ©crack in time

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