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 The axe forgets but the tree remembers. [Euros]

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MessageSujet: The axe forgets but the tree remembers. [Euros]   Mer 5 Sep - 18:46

The axe forgets but the tree remembers.


La cigarette s’écrase au sol, la fumée est soufflée et Kean jette un regard circulaire avant de s’approcher de l’immeuble dans lequel il pénètre avec une certaine nonchalance, comme s’il vivait ici en fait. Il se faufile, se fond dans le décor. C’est qu’il se dirige en direction de l’appartement comme s’il avait l’habitude d’y venir souvent. Il faut dire qu’il est déjà venu, faire de la reconnaissance. C’est qu’il n’est pas stupide Kean, et encore moins imprudent. Avant de la coincer ici, de la mettre devant le fait accompli, il a fait ce qu’il avait à faire : des recherches. Il est sorti de prison depuis quoi, deux semaines ? Oui à peine et pourtant, c’est une des premières choses qu’il a faite : se renseigner sur Euros, voir un peu quelles étaient ses habitudes, où elle habitait, ces petites choses qui ont permis à Kean de se faire une idée de comment venir la trouver. Où. Quand. Comment. Il est donc là, alors qu'elle devrait rentrer chez elle d'ici une heure tout au plus. Tout est millimétré. Prévu. Préparé. Tout comme il a préparé de quoi pénétrer à l'intérieur de son appartement en toute illégalité. Le voilà qui arrive devant la porte du dit appartement et là encore un regard circulaire, oreille tendue, pour s'assurer que personne ne vient. Puis les outils sont sortis, la serrure assez rapidement ouverte et il pénètre à l'intérieur. Il n'oublie pas de refermer derrière lui. Non, rien n'est laissé au hasard. Les mains gantées lui évitent que la moindre empreinte lui appartenant ne soit posée ça et là. La lumière n'est pas allumée, c'est d'une lampe torche qu'il se contente : si l'appartement est allumé et visible de l'extérieur, Euros sur son retour comprendra que quelque chose cloche, que quelqu'un est là. Et il veut la surprendre, pas se retrouver de nouveau derrière les barreaux parce qu'elle aura appelé du renfort. Alors oui, il se faufile à l'intérieur de l'appartement, guidé uniquement par sa petite lampe torche. Sa mâchoire se crispe, ses muscles se tendent quand il voit l'allure du loft. Elle a bien remonté la pente, pour sûr. S'il fouille ? Bien entendu. Mais bien vite il se rend compte que s'il y a quoi que ce soit de compromettant, ce n'est pas ici qu'il le trouvera ou alors, si c'est ici, c'est foutrement bien planqué. Alors il finit un peu bredouille Kean sur ce coup-là. Pas même un papier qui en vaille la peine à se mettre sous la dent.

Et ça le fait enrager Kean.

Le téléphone vibre dans la poche intérieure de sa veste en cuir et il s'en saisit pour voir que c'est Trinity qui l'appelle. Il hésite puis décide de répondre pour éviter qu'elle insiste.

« Oui ?
- Est-ce que tu rentres pour dîner ? »

Parce que parfois il est là, parfois il n'est pas là. Avant son incarcération, il mettait un point d'honneur à être présent à tous les dîners à la maison, il ne les manquait que quand il n'avait vraiment pas le choix. Mais depuis sa sortie c'est différent. Pour le moment, il a trop de choses à régler à l'extérieur, et ce qu'il est en train de faire fait partie de ces choses qu'il a à régler. Alors Trinity appelle, comme à chaque fois qu'il n'est pas encore rentré à cette heure-ci.

« Je ne pense pas non. »

Il est tendu Kean. Très tendu. Et c'est simplement le fait de se trouver dans l'appartement d'Euros en ayant sa femme au téléphone qui le met dans cet état. Il est dans l'appartement de celle qui a été sa maîtresse avant qu'il ne finisse en taule, celle dont sa femme ne veut rien connaître mais dont elle veut entendre parler si... Non, pas de si.

« D'accord. Fais attention à toi. »

Car elle a conscience Trinity que, peu importe ce qu'il est en train de faire, ce n'est pas sans risque.

« A tout à l'heure. Je t'aime. »

Et il le pense quand il le dit. Il le pense vraiment. L'amour n'a jamais été le problème, l'amour n'a jamais manqué dans son couple, ni même le plaisir trouvé entre les cuisses de sa femme. Et ça ne l'a pas empêché d'aller voir ailleurs non mais Euros avait ce quelque chose de si différent, de si grisant, de si délicieux... Il balaye la pensée d'un bref mouvement de la tête avant de raccrocher. Son attention est toute reportée à l'intérieur de l'appartement alors qu'il range le téléphone. Un bref coup d'oeil à sa montre éclairée par la lampe torche et puisqu'il a encore du temps devant lui, il retourne sur ses pas pour rouvrir un meuble qui recèle des bouteilles d'alcool qui ont tout de suite attiré son attention. Parce qu'il a conscience que ce qui s'y trouve est de l'excellente qualité et il n'a aucun remord, Kean, à se servir. Il a bien conscience de ce qui peut payer ce genre de bouteilles alors non, aucun remord. Pas alors qu'il a pourri en prison pendant onze ans : il la mérite cette bouteille. Il la mérite et il s'en saisit, récupère un verre et va s'installer sur le canapé. Le verre est rapidement rempli du liquide ambré dont l'odeur chatouille très agréablement les narines de l'irlandais et le goût, quand le liquide se faufile dans sa gorge est aussi agréable que l'est l'odeur. Ce whisky est tout bonnement divin. Les jambes sont croisées, la lampe torche éteinte et il reste ainsi. Assis. Dans le noir. Se remplissant un second verre quand le premier est vide. Il attend.

Il l'attend.



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MessageSujet: Re: The axe forgets but the tree remembers. [Euros]   Sam 13 Oct - 23:00

The axe forgets but the tree remembers
Euros & Kean

Celui-là seul est digne de la liberté, qui sait la conquérir” Ch. Baudelaire.

« Il va finir par venir tu le sais ça ? » Elle lui sourit. Isaiah ne fait que lui dire, que l'avertir. Mais Euros sait déjà très exactement à quoi s'en tenir. Elle s'en doute du moins, se fait une vague idée bien loin de tout véritablement mesurer. Elle lui sourit. Au milieu des hommes qui braillent fort dans leurs habits noirs ; au milieu du bois verni et sale du grand bar, elle lui sourit. Robe blanche droite comme un fourreau de douceur à l'arrivée de l'été, elle est un agneau tendre dans un groupe de hyènes. Une vérité dans un paquet de mensonge ; ou l'inverse. A force on ne sait plus vraiment avec elle. « Tu veux qu'il fasse quoi ? Qu'il me tue ? » Elle rit. Désormais elle rit d'ironie. Soupire discret d'entre ses lèvres pincées, elle se gausse avec une juste fausseté du futur danger. « Je n''avais pas le choix ; je l'ai dis et répété sans arrêt. Sans moi il y a un manque à gagner pour vous. Je sais que je ne représente qu'un infime pourcentage du business tout entier mais je suis relativement porteuse dans votre marché. Ce n'est pas dans son intérêt de mener une vendetta pour quelques années qui ont été bénéfiques au plus grand nombre n'est ce pas ? » Aussi adorable qu'intolérable, la femme fait face au chef des Black Crows qui esquisse un rictus à mi-chemin entre les opposés qu'elle lui inspire. « Et c'est quelque chose que tu lui as dit et répété évidemment Isaiah. » Le whiskey qu'il tient entre ses doigts coule une énième fois. La fumée s'élève des clopes allumées et bientôt la main féminine l'arrête. Euros avorte le coulis brun qu'il se sert pour l'inviter, ou plutôt le forcer à répondre. « J'ai pas eu l'temps de voir avec lui encore. On a fait c'qu'il fallait pour sa femme et ses gosses comme on l'a fait pour tous les gars qui y sont passés mais j'sais juste que ça va pas lui suffire. On a eu beau discuter quand il était là bas, il est encore bloqué sur c'qui s'est passé. » Les agréables petites lèvres ne font que s'étirer sous le ravissement feint et sans fin qu'elle porte à l'égard de la situation. « Et tu n'as pas l'intention d'intervenir si il est décidé à aller trop loin ? » L'homme hausse les épaules. Il fait rouler les plis de sa chemise par dessus les muscles secs de ses bras accoudés contre le comptoir. « C'est pas vraiment mon problème ma jolie. » Il sort un long cigare de sa poche, s’affaire à en couper le bout à l'aide d'un accessoire d'or à la lame aiguisée. Une allumette craque, son quasi imperceptible dans le brouhaha ambiant du Maureen's Tavern. « Il va se dire que c'est c'qu'il doit faire, il va essayer et puis se raviser. Il a encore sa femme et ses marmots qui l'ont attendu, c'est suffisant pour pas retourner au trou une seconde fois crois moi. Il va se raisonner tout seul ; tu devrais juste faire gaffe avant qu'il le fasse c'est tout. J'ai une machine à faire tourner, si tu m'fournis pas j'vais d'voir attendre un moment avant d'retrouver de quoi carburer et j'ai clairement pas l'temps pour ça. » Là, il se retourne, se décale volontairement d'un tabouret avant de liquider un autre verre. Des flics sont entrés derrière eux. C'est soir de match il paraît. « J'ai 80 kilos qui peuvent sortir d'ici mercredi prochain. Cocaïne, pure, saisie par mes amis de la douane dans un conteneur qui n'a, bien sur, pas été déclaré, ni réclamé. » Elle lui tourne le dos, fait un signe de tête et lève sa boisson en direction de ses collègues sans arrêter la conversation. « 930 si j'me fis au prix du marché. » Évidemment, ici, derrière les 900 se trouvent trois autres zéros. « Tu m'fais économiser que 300 environs ma belle, va falloir arrondir ton prix. » Il se lève, commence à s'éloigner de là où elle se trouve pour serrer la main à trois habitués non loin de là. Et puis il revient brièvement sur ses pas pour l'écouter. « J'ai 3 équipes à payer pour que le conteneur te soit livré en même temps que tes importations. Je baisse à 900 c'est tout. Tu rappellera quand tu seras intéressé. »

Sur ce, sans joie, sans compassion et sans aucun sentiment qui pourrait poindre à l'égard de cet échange et de son interlocuteur, Euros avance ses fines jambes afin de quitter le taudis irlandais. Il se fait tard déjà et la nuit a pointé depuis un bon moment le bout sombre de son nez. D'un pas vif la femme regagne sa berline de location et rejoint rapidement la teneur plus somptueuse des quartiers qui abritent son loft. Dans le hall de la résidence, tout est calme. Le gardien a déserté la réception et le sol lustré réverbère les spots des issues de secours. Elle entre. L’ascenseur bringuebale silencieusement dans les étages avant de l’amener à son point de grâce et de culminance. Clés dans la serrure, elle tourne, ouvre, avance et s'attarde un instant dans la pénombre. Plus loin, le terrarium abritant le serpent rare vient de s'allumer. Il empli soudain la pièce d'une lueur rouge. Étrange. Au loin, une ombre tremble, oscille et fait tinter un verre contre le bois noir de la table basse. Le cœur accroché, l'arrogance en masque de beauté, Euros inspire profondément pour se redonner contenance et décide volontairement de se contenter du mystère qu'offre la pâle lumière primaire. « Bonsoir Kean. » Le néon grésille, dégage sa chaleur sur le reptile comme sur l'homme qui gagne en hauteur à sa rencontre. « Je dois t'avouer que je suis surprise. J'avais pensé que tu mourrais d'envie de me retrouver immédiatement à ta sortie. » Quelques mètres les séparent, exultent la menace, le danger. La séduction. L'iris des yeux se donne un parcours sensible, ostensiblement visible. Euros détaille tous les traits masculins auparavant conquis. Il se tient droit, rêche, sévère, ouvert à toutes les colères, à tous les fracas, à toutes les palabres même les plus douces et amères. « Le temps semble avoir été plus que bénéfique sur toi. » Plus que quelques centimètres désormais, elle s'approche, en a le courage, se souvenant du fait qu'il est bien incapable de la tuer. En théorie. Son bras frêle amorce de dessiner le buste, le torse et les courbures soignées par les années. Il le fait, distant, sans toucher. La brune fait face à un animal indompté, qui grogne en silence et qu'elle a bien envie de caresser. Du bout des doigts, une mèche qu'il a le long de son front est remise en place. La sorcière qui l'a certainement tant hanté s'en remet qu'à un sort, un geste. Léger.
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MessageSujet: Re: The axe forgets but the tree remembers. [Euros]   Mar 16 Oct - 9:24

The axe forgets but the tree remembers.


Bruit de clés dans la serrure et la main se resserre autour du verre qu'il cesse pendant un instant de porter à ses lèvres. Juste un bref instant puisque bientôt, le verre vient rencontrer les lèvres de l'irlandais et il termine d'en vider le contenu alors que la silhouette apparaît dans la pénombre. Il la devine plus qu'il ne la voit véritablement mais cela suffit. Oui, cela suffit à faire naître des émotions assez contradictoires et chaotiques dans le cœur de l'irlandais. La colère arrive en premier bien entendu. Cette colère sourde et si puissante qui alimente ses veines depuis des années et des années et des années. La rancoeur aussi, vive et tranchante puisqu'il lui en veut. Il lui en veut tellement... Mais le désir également, celui qu'elle a su faire naître en lui alors qu'il n'avait jamais regardé une autre femme que son épouse. Ce désir qui dans le fond ne l'a jamais quitté, même entre les quatre murs de sa cellule glaciale. Soudain une lumière s'allume. Rien de bien aveuglant, au contraire, une lumière sombre, une lumière rougeâtre, une lumière qui est presque comme un signe du Seigneur lui-même  : une lumière qui reflète bien ce que Kean ressent en cet instant. Et il la voit mieux, elle. Elle qui est là, arrogante dans son attitude. Si arrogante. Kean repose le verre sur la table basse. «  Bonsoir Kean.  » qu'elle lance finalement le plus naturellement et le plus simplement du monde. Comme si elle n'avait strictement rien à se reprocher. Comme si elle n'était pas la responsable des onze années que Kean a passées derrière les barreaux. Il se redresse, les muscles tendus. Extrêmement tendus. La lumière vacille un peu mais le néon ne s'éteint pas. Kean et Euros sont baignés de cette lumière qui dans le fond leur va si bien, à tous les deux. Les poings serrés, le visage fermé, et les yeux plus noirs qu'ils ne l'ont jamais été, Kean s'avance vers Euros. Doucement. Il ne dit rien, sa mâchoire est pour le moment bien trop crispée pour cela. Il n'a cependant pas besoin de briser le silence puisque c'est Euros qui s'en charge en osant parler de «  sa sortie  ». En osant parler de ce qu'il pouvait mourir d'envie de faire. Elle n'a pas idée. Non, elle n'a pas idée à quel point le serpent de la vengeance est déjà tout enroulé autour du corps de Kean jusqu'à lui rendre l'existence presque impossible. Non, il n'est pas venue la trouver. «  J'avais autre chose à faire.  » qu'il parvient finalement à siffler entre ses dents serrées en s'arrêtant dans son avancée. Craint-il sa propre attitude s'il venait à trop s'approcher d'elle  ? Il sait qu'il ne peut pas grand chose contre elle. Il sait que lui faire du mal c'est se mettre en danger. Et comme il enrage d'être à ce point-là bloqué mais, bloqué ou pas, oui, il craint ses propres gestes.

Il craint ce qu'il pourrait se passer si la colère l'emportait sur tout le reste avec Euros à portée de main.

«  Le temps semble avoir été plus que bénéfique pour toi.  » qu'elle ajoute finalement en se rapprochant de l'homme qui lui ne bouge plus d'un centimètre, plus tendu encore que quelques secondes auparavant. Elle ose... Oui, elle fait preuve d'une telle audace que cela fait davantage monter la colère encore. Elle lève le bras, le torse de Kean se soulève alors qu'il prend une profonde inspiration. Pour tenter de se contrôler  ? Oui. Mais pour contrôler quoi  ? Sa colère  ? Le désir  ? Les deux vraisemblablement. Les deux. Ses lèvres s'entrouvrent juste assez pour laisser échapper l'air jusque-là situé dans ses poumons. Il essaye de garder son calme. Il essaye véritablement. Et c'est fort difficile avec ce geste d'Euros car, bien qu'elle ne le touche pas, il y a dans son geste une telle sensualité que Kean en ressent quelques frissons sur la nuque. Elle a ce pouvoir sur lui. C'est totalement fou, mais elle a ce pouvoir sur lui. Et elle ose encore plus Euros. Elle ose quand elle vient, du bout des doigts, remettre en place une mèche qu'il a sur le front. Si le bref toucher l'électrise, il est en même temps en proie à un soudain élan de colère. Alors sa main, ferme bien que tremblante se referme sur le poignet d'Euros. Et il serre Kean. Il serre. Sans doute un peu trop mais elle ne bouge pas. Elle ne cille pas.

«  J'ai eu onze ans pour ne m'occuper que de moi.  » qu'il termine par dire dans un souffle vibrant de colère aussi certainement que la poigne autour du poignet d'Euros se fait de plus en plus ferme. «  J'imagine que je dois te remercier pour ça  ?  » qu'il ajoute en se rapprochant un peu d'elle. Et qu'il est dangereux de se rapprocher autant. Qu'il est dangereux... Comme il voudrait la briser tout comme il voudrait encore la posséder et cela le met davantage en colère. «  Merci.  » qu'il crache presque à la figure de la femme. Et il devrait lâcher son poignet à présent mais ne le fait pas. La poigne reste ferme, un brin violente et il abaisse finalement le bras d'Euros. Et il penche doucement son visage vers le sien, le souffle un peu plus rapide, son cœur s'accélérant tant par la colère que par ce qu'une telle proximité fait naître au plus profond de son corps. «  Et toi, tu devrais remercier les miens, ce que ta vie représente pour leurs affaires...  » Un silence. C'est le serpent de la vengeance qui prend la parole. «  Tu serais déjà morte sinon.  »

Mais est-ce vrai  ? Si elle n'avait pas ce poids dans les affaires des Blacks Crows, irait-il jusqu'à la tuer  ? Rien n'est moins sûr. Non, rien n'est moins sûr.

Parce qu'il n'a toujours pas lâché son poignet.



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