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 thrill of the chase | faith

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quartier : west side, l'appartement au-dessus du Penitent ; possède une maison isolée aux abords de Chicago légalement grâce à sa fausse identité (David Castle), retapée entièrement par ses soins
physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: thrill of the chase | faith   Mer 5 Sep - 21:13



« You have missed this. Admit it. The thrill of the
chase. The blood pumping through your veins. »
EXORDIUM.

Il y a un semblant de déjà-vu, l'impression que le passé revient. Il revient, s'immisce jusque dans ses poumons dans l'air lourd de l'usine désaffectée. C'est nauséabond, ça porte au cœur, ça vient rendre l'esprit moins docile, plus abrupt. Ils ont à faire, ils ont à faire et vite. Et ça s'active, comme avant. Oui, comme quelques années auparavant. Et, dans un soupçon d'absence, en une fraction de seconde à peine, il croit ressentir ce sang orner ses mains, les os craquer sous ses doigts. Il s'entend encore grogner, chercher, fouiller la dépouille pour en extirper ce qu'on avait failli lui briser et le bruit métallique des menottes. Le bruit froid d'un glas auquel il a échappé au prix le plus fort, arraché à ses bras. La Belle sauvée mais délaissée. Il tique, Elijah. Dans la pénombre d'un recoin, il attend, laisse les choses se faire. Il attend, laisse les hommes qui s'affairent. Ils n'ont besoin de lui que pour la sécurité, que pour s'assurer que rien ne puisse leur échapper. Ils ont à faire et vite. Vite. Il se souvient de cette pression artérielle qui manquait à son exil, il se souvient de cet état d'esprit bien plus aisé à adopter, bien plus facile. Parce qu'en cet instant réside tout ce qu'il a toujours été, ce cœur noir qui n'aspire qu'à une légère once de clarté. Maigre sourire, quelque-chose qui se perd dans les ombres lancinantes avec lesquelles il flirte toujours. Il sent les regards l'atteindre, parfois. Il sent cette méfiance qui règne à son égard au vu des âmes arrachées à défaut de son trépas. La méfiance, celle qu'il leur porte tout autant ; là n'était pas son souhait, finalement. Il avait voulu se ranger, il avait voulu arrêter, disparaître, jouer au jeu de la normalité. Et malgré cette volonté, il sait au fond de lui même qu'il n'aurait pas su continuer. Ce chemin trop dégagé aurait terminé par l'ennuyer, par l'assoiffer. Parce qu'il se serait souvenu de cette odeur, parce qu'il se serait souvenu de cette soif de sang que réclame son cœur. Le palpitant pourri à défaut de l'esprit, la culpabilité pour lui rappeler les erreurs de sa vie. Toutes, sans exception. Maigre soupire, les images qui reviennent quand il inspire. Il a le passé insistant, revenant lui rappeler le parfum exquis que peut avoir le sang. Il doit taire tout ça, s'en sevrer parce que céder à la folie, il ne le peut pas. Pas ici, pas comme ça. Pas en sachant tout ce qui tient encore entre ses bras, des promesses faites pour celle qui partage à nouveau son toit. La seule qui soit à même d'accepter l'homme et ce Loup-là. Alors il vient, Elijah. Il vient, franchie les quelques mètres qui le sépare de la table où tout se joue, la table sur laquelle repose plus de poudre qu'il n'aurait pu espérer en voir ce soir. Ils sont là pour négocier, possiblement tout acheter ; puis partir, finalement s'enrichir. Ils en sont là, tous autant qu'ils sont, lui n'y manquant pas. Il a l'argent qui vient de plus en plus lui brûler les doigts, chose qu'il n'admettra pas, trop fier de prétendre silencieusement à son futur titre de Roi.

« On en est où ? » On, un tout, quelque-chose dans lequel il se considère. Le discours à changer, sa vision des choses également. Il est parvenu à accepter, accepter que Jade ait pu jusqu'ici les pousser. Ils font partie intégrante de ces jeux, ne peuvent finalement plus reculer ; même malgré eux. Et il s'en enivre, Elijah. Non, il ne viendra pas l'admettre mais les faits sont là, il s'extasie de cette présence rien qu'en cette transaction-ci ; celle qu'ils auraient pu conclure. Ils auraient fallu qu'ils puissent la conclure, braver le moindre coup dur. Mais les pas, dans les couloirs, il les entendent. Parce qu'on court, on essaie de faire vite. Parce qu'on se risque jusqu'à eux malgré ce qui git, là, sur la table, normalement caché à autrui. Le gamin peine à reprendre son souffle, à se calmer ; il a cet air alarmer qu'ont les gosses quand ils savent qu'ils vont se faire engueuler. « Les flics... ; une pause et les regards qui le trouvent, qui se tournent, qui perdent de cet éclat jusqu'alors tenu. Ils sont là ! » Ils ont à peine le temps d'encaisser la nouvelle que les sacs s'ouvrent, que la poudre est rangée, l'argent récupéré. Ils s'activent, tous, certains fuient même déjà. Quant à eux, eux et Elijah, ils restent un instant pour essayer de tout mettre à plat, tentant ensuite de récupérer ce que les vendeurs n'emportent pas, ce qu'ils oublient sur leurs pas. Il se souvient enfin d'à quel point le temps peut être compter. Il s'en souvient, distingue les portes qu'on vient claquer. Ils sont si près, si près de ce secret qu'il s'est usé à garder. Et s'ils parviennent à s'offrir une issue, lui s'ose un regard en arrière, rien qu'un coup d’œil pour s'assurer de ne pas être vu. En vain, en vain parce qu'ils savaient où chercher, quel étage fouiller pour les trouver. Et le regard qu'il croise, il le connaît. Il s'en souvient, vaguement. Il s'en souvient de ces prunelles qui le toisent. C'est là qu'il revient, le passé. C'est là qu'il s'immisce jusque dans ces recoins d'esprits assombris depuis des années. Il a le palpitant qui manque un tour, les poumons qui se privent d'air comme pour lui faire croire que ses songes lui jouent un tour. Il aurait préféré. Il aurait souhaité que ce ne soit qu'une scène rêvée. Et, avant qu'il ne prenne la fuite de son côté, il semblerait qu'une seconde à peine ne se soit écoulée. Fuir, fuir les échos d'une nuit déjà passée, le souvenir du bruit métallique qu'on refermait. Fuir pour sa liberté, fuir pour pouvoir prétendre à ce qu'il pensait pouvoir s'offrir. Elijah n'a plus que cette idée en tête, parce qu'il se souvient de ce fantôme, il se souvient de ses promesses. Il se souvient qu'en un autre monde, il est la proie plus que la Bête.    

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MessageSujet: Re: thrill of the chase | faith   Mar 18 Sep - 10:56




the thrill of the chase


MARS ft. elijah

Alors que Faith colle le scratch de son gilet pare-balles autour de sa poitrine, l’attention retenue par les préparatifs de son équipe, elle a comme une impression de déjà-vu. Elle se revoit quelques années plus tôt, dans un van noir similaire, plus jeune, moins expérimentée mais toute aussi déterminée. A sa gauche aujourd’hui Darius, anciennement Sanjay. A droite, Norma observe une petite carte entourant l’entrepôt vers lequel ils se dirigent tous les trois. Elle se prépare à donner quelques ordres à l’équipe tactique réunie pour l’occasion.

La tension grimpe à l’arrière du véhicule, Faith se concentre alors qu’ils roulent à une vitesse tranquille, son rituel est simple et méticuleux : elle vérifie son équipement avec précision, nomme chacun des éléments dans sa tête, vérifie les sécurités, la tension des lanières, l’enfoncement des poches de sa veste imprimée des trois lettres jaunes. Darius la connaît et sait qu’il lui faut ce temps pour se recentrer avant de descendre au milieu d’éventuelles racailles.

Faith a pris la décision d’emmener son équipe et quelques agents du SWAT mis à sa disposition. L’info qui lui a été remontée est toute fraîche, elle y va un peu à l’instinct après avoir posté plusieurs types censés suivre des irlandais. Elle n’est pas sure de ce qui l’y attend, presque persuadée qu’elle ne trouvera dans cet entrepôt qu’un tas de vieux trucs, qui lui permettront peut-être de récupérer des éléments intéressants mais elle ne compte pas tomber sur un abruti la main dans le sac. Dans le pire des cas, elle retrouvera quelques preuves qui ne seront peut-être que circonstancielles, dans le meilleur avec une dose de chance à laquelle il lui semble absurde de croire elle tombera sur un ou deux gars qu’elle se permettra d’interroger brièvement. Ce n’est que par acquis de conscience et souci de la sécurité de ses subordonnés que l’agente se retrouve avec une équipe plus conséquente que son idée de départ.

Alors que Darius s’enquiert de ce à quoi elle pense, Faith se dit qu’elle n’a pas eu tort finalement de réunir une équipe composée d’agents d’interventions, une impression étrange lui pend au nez, accompagne le déjà-vu. Ce n’est pas simplement la formation de l’opération qui lui donne cette sensation, mais autre chose, de plus fort, qui lui grouille dans les entrailles. Cartésienne comme elle est, Faith sait néanmoins se fier à son instinct. Elle s’écoute. C’est ce qui lui a sauvé la mise plusieurs fois.

« Ça va ?
— Oui. Elle vérifie le chargement de son arme, viseur pointé vers le sol et finit par l’enfoncer dans le holster, contre ses côtes protégées par du kevlar. Diaz, combien d’entrées ?
— Officiellement 2 sans compter les rideaux de fer.
— Tactique ?
— On se sépare en deux groupes, je prends trois interventions, vous restez ensemble et en prenez deux, une troisième équipe est derrière nous et sera prête à sortir. Validé ?
— Je préfère que le dernier groupe soit déjà sorti et entoure la partie sud. La blonde décrit une zone au sud de l’entrepôt, son doigt dessine un arc de cercle. Elle fait confiance à Norma mais son instinct lui dit de redoubler de prudence.
— J’en poste deux là en hauteur et le reste au pied de la zone.
— Ok ; briefe l’équipe. Elle pousse un soupir, jette un œil à sa montre. Prudence. »

Le van finit par se garer aux abords de l’entrepôt et à partir du moment où les deux véhicules qui se suivent passent le portail cassé, les équipes se mettent en mouvement. L’agente Halloran passe les portes la première, le silence est de rigueur, la main pas encore glissée autour de la crosse de son arme ; elle se pense simplement là en reconnaissance.

Un pas, puis deux ; une silhouette attire son attention, semble se mettre à courir à quelques mètres d’elle. Un gamin, posté là surement et l’alarme se met en route dans l’esprit de la blonde. Finalement, peut-être que la chance va lui sourire, elle n’est d’ailleurs pas la seule à se mettre en situation offensive alors qu’elle attire l’attention de Norma derrière elle. La tension qui les liait dans le véhicule se transforme en action, et voilà qu’ils n’attendent pas une seconde de plus pour se mettre en route. Les pas se pressent, Diaz donne des ordres à l’équipe d’intervention, informe du changement de plan. D’une simple protection ils passent à un escadron de première ligne et se place plus rapidement que le son de leurs pas devant les trois agents du FBI. Les formations se font, l’équipe se sépare en deux et pénètre dans l’entrepôt.

Il lui suffit de suivre la lumière, de suivre le bruit de pas pressés, en réalité, de cris gaëliques, l’adrénaline fait son chemin alors qu’elle a sorti son arme et s’avance à toute vitesse, son partenaire à ses côtés, précédée par trois agents d’intervention.

La discrétion n’est plus de mise alors qu’Halloran entend Norma hurler à l’étage, le FBI a fait son entrée et est à découvert.

« On bouge, on bouge ! » Faith avance, les portes claquent pour la laisser passer et elle débarque alors dans une pièce qu’elle sent fraîchement quittée par les malfaiteurs ; quelques pièces de vêtements laissées là, une odeur de cigarette qui lui colle au nez. Arme en avant, la blonde lève le nez et croise le regard. Les yeux bleus glacés d’un visage surgi du passé.

L’agente freeze, un instant, une seconde, clouée par le choc et par cette voix qui lui hurle au creux des oreilles : « je le savais ». Elle le savait.
La colère et la satisfaction se côtoient dangereusement, fichu connard bien debout sur ses pattes. Faith l’avait senti, le corps à la morgue de Chicago ne l’avait pas convaincue. Fuyard, Elijah Haynes, le petit dernier, celui qui lui reste à attraper. Elle sent les fondations de ses théories se bétonner alors qu’elle le voit là, qu’il attrape son regard et ravive son obsession au passage. C’est un de ces connards qui l’a poussée à foutre son frère en taule, elle lui devait bien de l’y pousser avec.

« HAYNES ! »

C’est un cri du fond du cœur qui lui échappe, qui donne l’alerte pour Norma et Darius. Et puis, le fuyard bouge enfin et déclenche la course. Il fait ce qu’il a toujours fait : courir comme un lapin que Faith se chargera d’attraper. Son élan est communiquant et alors qu’Elijah s’échappe par la première porte sous son nez, Halloran se met directement à ses trousses.

Le vieux lui paraît mal en point et pourtant, il est rapide, s’engouffre dans les pièces avec aisance alors que Faith ne connaît pas correctement la configuration des lieux. Les portes claquent derrière lui, qu’elle rouvre avec fracas. La blonde court sans se soucier de la distance qu’elle impose entre elle-même et son équipe, ne réfléchit pas au piège dans lequel Haynes pourrait la mener. Non, elle se dit qu’elle l’a eu par surprise, comme elle ne s’attendait pas à le trouver là. Soudain les preuves dans les pièces fouillées en ce moment même l’importent peu. Elle veut attraper ce connard, mort ou vif sans aucune hésitation.

« ARRÊTES-TOI MAINTENANT ! »

Mais l’homme, la proie, ne s’arrête pas, ne s’arrêtera jamais à moins d’y être contrit, elle le sait et redouble sa vitesse alors. Elle cherche à rattraper la seconde d’avance qu’il a sur elle.

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MessageSujet: Re: thrill of the chase | faith   Ven 21 Sep - 16:19



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Les syllabes de son nom résonnent dans les pièces qu'il foule, rapidement, du mieux qu'il peut. Il a le cœur qui palpite dangereusement, les songes qui se perdent dans la folie qu'elle est venue réveiller, fantôme du passé trop rapidement réintégré. La chasse n'a jamais été terminée. Il le sait maintenant, le perçoit complètement. Et il résonne aussi, le glas de ses pas qui s'approchent les uns après les autres, derrière les fracas des portes qu'il envoie valser sur son passage. Il ne pense qu'à fuir, qu'à s'éviter le pire. Il veut préserver sa liberté, tout ce pourquoi il s'est jusqu'alors caché. Parce qu'il s'était imaginé cet instant, il s'était dit que reviendraient tous ces tourments. Mais pas là, pas maintenant, pas en sachant que rien n'est en son avantage. Les poumons qui brûlent, qui manquent d'air. Les poumons malmenées par cette course qui commence à peser par ses années rongées par un trop plein de cigarettes consumées. Et, l'air libre rattrapé, il sait sa pause pas encore méritée. Il continue, s'évite de justesse l'une des ruelles bloquées pour s'en détourner, suivre les maigres sentiers assombris, privés des lumières qui n'ont jamais fait que l'aveugler. Enfant du vide, enfant des ombres, spectre habitué des ténèbres avec lesquelles il aime à flirter, trop avide. « ARRÊTES-TOI MAINTENANT ! » Non, pas maintenant. Pas maintenant. S'arrêter c'est prendre le risque de tout laisser, de tout perdre. C'est prendre le risque de ne plus jamais pouvoir l'approcher, ne serait-ce que lui parler. C'est prendre le risque de devoir se tuer. Non, pas aujourd'hui, ni même demain. Il ne compte pas s'arrêter, pas en sachant que la chasse ne fait que débuter. Ce jeu ne fait que commencer. Alors il va, court, s'engouffre dans les ruelles les plus sombres, les plus étroites jusqu'à profiter des trois possibilités qui s'offrent à celle qui vient enfin arriver. Il contemple, caché par les poubelles et la sombreur de cette nuit entamée. Il contemple, ose un message rapide à Esras pour le prévenir qu'il est piégé, détaillant ce qu'il parvient à voir, essayant de déterminer la position exacte d'où il se trouve en fonction des chemins choisis, l'adrénaline n'aidant pas forcément à se souvenir de ses choix précis. Il tapote rapidement jusqu'à défaire son renfoncement de la lumière de son écran. Cul de sac. La respiration qui peine à suivre, le cœur qui brûle sous l'effort dont il vient d'user pour pouvoir ne serait-ce que se cacher ; jouer avec le peu de patience qu'elle peut peut-être encore posséder. Pas un bruit, pas un signe. Rien si ce n'est le très léger frottement métallique de son arme contre le cuir de son holster. Il écoute attentivement, sait qu'elle s'est aussi mise à l'abri, à couvert en sachant qu'il ne se risquerait pas à sortir sans le prolongement mortel de son bras. Elle le connaît, peut-être mieux que quiconque, mieux que Jade même si le vice est poussé. Après tout, elle ne semble jamais avoir lâché son idée, cette obsession qui avait par le passé failli payer.

« Et maintenant ?! » La voix qui résonne, qui fausse l'emplacement exact de sa position actuelle. Il laisse ses mots se perdre en écho dans les ruelles voisines jusqu'aux oreilles de celle qu'il sait à ses trousses, là, quelque part, derrière l'un des murs qu'il vient à peine de fouler. Il a les veines qui commencent à s'embraser, la trachée qui menace de se déchirer. Il a le doigt qui flirte avec la gâchette de son colt, l'envie qui revient, qui revient pour pouvoir sauver tout ce qu'il parvenu à réinstaurer dans sa vie. Il craint que cet instant précis ne vienne rattraper tout ça, mettre un terme à tout ce qu'il avait promis, tout ce qu'il s'était juré d'entreprendre pour lui et celle qu'il avait juré de protéger, d'aimer aussi longtemps qu'il lui serait donné d'essayer. Un soupire, dans les profondeurs de son impasse. Un soupire parce qu'il doit essayer de se défaire de ces pensées, de ces presque vérités qui tiennent désormais à se faire entendre. Les secondes commencent à se compter, les secondes et les minutes à suivre, toutes plus volées les unes que les autres en cette nuit noire tombée. « C'est peine perdue, tu sais. » La voix un peu plus basse, un peu plus silencieuse. La voix qui n'ose plus vraiment se faire entendre, il ne prendra pas le risque d'attirer l'attention. De la blondasse à son cul, il pourrait s'en défaire mais d'une équipe, ce ne sera pas la chose la plus aisée qu'il puisse faire. Il n'a plus que deux issues à cette situation, vivre ou périr. Fuir, encore, ou mourir. Il le sait, elle le sait mais aucun ne prendra le risque d'être le premier à tout engendrer. C'est ce qu'il se dit, ne l'imagine pas si stupide que Nathan avait pu l'être en venant s'en prendre à Jade, à la seule pierre précieuse qui subsiste à son être. Il l'imagine plus maligne, celle-ci. Plus maligne et bien trop tenace, finalement.    

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MessageSujet: Re: thrill of the chase | faith   Mer 26 Sep - 12:18




the thrill of the chase


MARS ft. elijah

C’est sans issue.

Les portes claquent, les pas précipités finissent par glisser sur les pavés mouillés, puis s’arrêter, se précipiter, se cacher ; Faith reconnaît le pas de celui qui se retrouve coincé et alors qu’elle débarque à la suite d’Elijah dans la ruelle, elle sourit malgré elle, malgré le professionnalisme qui l’a toujours caractérisée. Ses poumons la brûlent, il faut le dire, même si sa forme physique est quasi-exemplaire, Halloran se fait un devoir presque religieux d’entretenir la carcasse qui protège son cerveau. Elle n’était pas préparée à sprinter, à lui tomber dessus, ce visage surgi du passé et avec lui toutes les années de travail qui lui ont permis de faire tomber les têtes de la mob new-yorkaise. C’est son dernier cadeau présenté presque sur un plateau d’argent alors qu’ils se retrouvent tous les deux, c’est le dernier diner pour le roi. Faith ne repartira pas sans lui.

Alors que la porte métallique claque dans son dos, l’agente relève son arme. Au creux de cette soirée, elle doit se faire à l’obscurité, tâche de décrire l’environnement. Une longue ruelle qui finit, elle ne voit pas d’autre issue que celle qu’elle garde comme Cerbère garde les Enfers. Ses sens sont exacerbés, la femme chasse, la proie cachée quelque part derrière une benne, un amoncellement des merdes dans lesquels ces rats évoluent, grandissent, pourrissent la ville petit à petit. Chicago un nid à merde, les organisations criminelles fleurissent comme les cafés aux coins des rues. Et Faith, elle qui a la foi, la juste, arrive pour débarrasser la racaille, pour dorer son blason, faire ce qui lui semble être inscrit dans son patrimoine génétique.

« Et maintenant ?! » Halloran braque son arme, reste immobile, seul ses yeux bleus s’agitent sous les cils courbés, les pupilles sont habitués à la luminosité baissée. Il ne fait pas nuit noire, encore, le soleil décline mais c’est bien assez pour perturber sa vision dans la ruelle sombre. La voix rebondit sur les murs de pierre et Faith ne peut pas se fier à l’origine désormais perdue de ce son. La voix, ah, cette voix ne lui avait pas manquée. Ou peut-être que si, elle crevait depuis deux années de l’entendre lui donner ses aveux, se donner simplement. Homme lâche. La blonde retient son souffle, régule sa respiration, les pulsations de son cœur ralentissent et lui permettent de ne plus trop les entendre battre à ses tempes. Il lui faut se concentrer sur tout son environnement, sur ses sens en alerte. « C'est peine perdue, tu sais. »

C’est plus fort qu’elle, elle laisse échapper un petit souffle presque amusé alors qu’elle est la plus sérieuse du monde, fait un premier pas en avant en silence, les bras tendus ; l’arme à hauteur de son œil acéré. Elle le reconnaît bien là, quelque part, il aime faire son spectacle. Il est malin, Halloran le reconnaît, brouille les pistes, car elle n’arrive pas à trouver son emplacement, l’écho brouille la reconnaissance auditive.

« Ça l’est en effet si tu ne te décides pas à prendre la même main que je t’ai tendue quelques années plus tôt, Haynes. »

Un autre pas, l’agente se concentre, perçoit chaque bruit, chaque mouvement, l’effleurement du tissu de son manteau bleu foncé contre celui de son pantalon, la goutte d’eau qui tombe dans la flaque, le bruit métallique de l’arme tendue ou qui va se tendre. Il est à couvert, elle est moins protégée, mais Halloran est maligne, et ne compte pas mourir ce soir, simplement achever ce qu’elle a commencé quelques temps plus tôt. Terminer sa mission.

« Tu peux sortir de cette impasse vivant si tu le souhaites, avec un peu de bonne volonté de notre part à tous les deux. » Faith se fait serpent, murmure les mots doux, commence par des paroles presque douces, prometteuses d’un avenir meilleur. « La mort dans une ruelle dégueulasse ne t’irait pas. »

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MessageSujet: Re: thrill of the chase | faith   Jeu 4 Oct - 17:26



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chase. The blood pumping through your veins. »
EXORDIUM.

Le chat et la souris, le rat qui s'essaie à s'extirper des griffes qui viennent de s'abattre sur lui. Un coup de plus qui vient se porter sur son cœur fatigué. Elle est hargneuse cette envie de survivre, subitement. Elle tambourine contre sa poitrine, soulève sa cage thoracique, comme paradoxalement prête à le trahir en le forçant à respirer plus fort, plus intensément. L'adrénaline, la volonté de vivre. De vivre pour pouvoir encore courir. Il revient, le Loup. Le Loup plus que l'Homme. « Ça l’est en effet si tu ne te décides pas à prendre la même main que je t’ai tendue quelques années plus tôt, Haynes. » Et son nom qui résonne, comme avant, comme quelques années plus tôt, en effet. Un sourire qui se dessine le long de ses lèvres tandis que la sombreur de son manteau se dissimule au mur noirci par la nuit qui s'est installée. Il s'y cale, s'y perd, se fraye une place dans les ombres et les ténèbres comme ce qu'il aurait peut-être dû faire perdurer, une habitude dont il s'est passé et qui pourrait, ici, lui coûter jusqu'à sa précieuse liberté. Il a cette envie d'en rire mais l'angoisse s'en mêle, tous les paradoxes de chacun de ses sentiments lui remontent jusqu'au creux de la gorge. « Tu peux sortir de cette impasse vivant si tu le souhaites, avec un peu de bonne volonté de notre part à tous les deux. » Les mots glissent contre les façades salies par le temps, ils viennent se faire murmure jusqu'aux oreilles tendues du mercenaire qui écoute, qui jonche, qui s'essaie à deviner le moindre de ses gestes. Mais les années ont passé depuis la dernière fois. Elles sont passées, lentes et défaites de tout ce qu'ils avaient pu connaître ; elle sûrement tout autant que lui, survivant de la nuit. Et les voilà à nouveau. Encore et encore, leur chemin se croise sans qu'ils ne puissent y parer et en cet instant plus encore. Le palpitant qui continue de battre la chamade jusqu'à l'en brûler et le souvenir métallique des menottes qui se rappellent sans cesse à son esprit. Il avait failli tout perdre, il ne peut réitérer l'expérience, là n'a jamais été la question de cette cavale jusqu'alors réussie. Il est un abruti. Et, dans sa réflexion, la voix claire lui revient de la blonde qui se rapproche, qui franchie les quelques mètres qui les tiennent encore loin l'un de l'autre. « La mort dans une ruelle dégueulasse ne t’irait pas. » Non, et il n'a pas l'intention de lui faire cette honneur qu'elle tait en cet instant très certainement. Dans un recoin de sa tête, Elijah se serait fait à cette idée si les choses n'avaient pas à ce point évoluées. Peut-être qu'en l'inverse de ces dires tout juste énoncés réside la réalité de ce qu'il mériterait après autant de temps à y avoir échappé ; mais la grandeur gagnée l'empêche de contredire ce qu'elle vient de faire résonner. Non, en effet, il ne terminera pas son apogée dans une ruelle humide et dégueulasse.

Et ce sourire demeure malgré la situation, il reste ancré là, sur ses lèvres à peine ouverte, là où un fin filet d'air parvient à passer. La respiration courte, s'essayant à se calmer. Il écoute, tend l'oreille. Il prend possession de sa cachette pour en tirer tous les avantages qu'il pourrait ; bien qu'ils ne soient pas si nombreux que ça. Mais l'ombre lui permet une longueur d'avance, le manteau de la nuit est un cadeau qu'il ne viendra pas refuser. Aussi, il se tapit autant que possible avec l'espoir de gagner quelques secondes, quelques minutes ; un temps précieux pour le Loup piégé qui tente silencieusement de se trouver une issue, rien qu'une misérable sortie. « Prends plutôt la main que moi je te tends ; une pause, l'écho qui continue sa route dans les ruelles voisines, les impasses qui se sont offertes à lui et les échelles qui le narguent. Il pourrait tenter le coup, tourner le dos à la femme armée qui ne compte pas le lâcher, pas maintenant qu'elle sait. Elle s'est faite à l'idée que le fantôme s'était matérialisé et qu'elle puisse en être si près ne la fera pas reculer. Dieu qu'il connaît cette sensation, ce désir de chasse qui vient comme un poison s'immiscer jusque dans chacune de ses veines. Semblables et pourtant si différents. Pars et je disparaîtrais complètement, ce sera comme si j'avais jamais été là. » Une proposition honnête. Après tout, il est celui qui sait flirter avec le vide, l'absence de tout, le spectre qui se perd là où on ne peut aller. Il est celui qui a toujours su vivre caché. Quelques années de sursis, c'est tout ce qu'il essaie de négocier. Quelques années pour acheter toutes les promesses qu'il s'était fait en plus de celles qu'il doit encore exaucer pour cette âme qui l'a piégé, unique femme capable de le faire plier. Et elle n'est pas celle qui continue de progresser, vers lui se rapprocher. Il sent la brise froide, glaciale, prend possession du recoin dans lequel il attend. Patient et impatient. Confiant et à la fois déconcerté par l'étau qui vient se faire de moins en moins rassurant. « Il n'y a que toi et moi là. T'as personne à impressionner. »

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« My mercy prevailed over my wrath. »
They took everything from us. Then they call me a monster? The moment I sign that pardon, I proclaim the world that they were right. This ends when I grant them my forgiveness.
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