Partagez | 
 

 moving on | natalia

Aller en bas 
avatar


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : pandamalin | tumblr | we♥it
messages : 580
quartier : south side

MessageSujet: moving on | natalia   Jeu 6 Sep - 15:10



- So good luck on fixin' me, and what
we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for having loving you. -
EXORDIUM.

Petit vent à peine, il est déjà en bas à attendre qu'elle n'arrive dans son quartier. Parce qu'il n'est pas le mieux famé, parce qu'il craint presque autant qu'il y a quelques années. C'est ce qu'il retient, la raison de cette pointe de culpabilité de la faire venir jusqu'en ces contrées. Il n'a rien d'un gentleman, ce matin. Rien de ce qu'il aurait pu prétendre à être pour celle qu'il a longtemps pleuré. Petite parenthèse qu'il essaie de faire taire, petite parenthèse qu'il met de côté en osant finalement quelques pas jusqu'au parking à côté. Instinctivement, il a les mains qui fouillent dans sa veste jusqu'à entendre le tintement des clés de sa voiture, de son appartement, du peu qu'il lui reste encore jusqu'à ce qu'on ne le dégage ; loyer impayé. Il n'en a pas parlé, pas même à Rose qui n'en pourrait plus de s'inquiéter. Et à Emy de le rappeler à la réalité, de revenir en trompe jusqu'à lui après avoir retrouvé la branche qu'il avait pu lui lancer. « Hé mon cœur, viens-là. Viens-là. » De la terre, de la poussière, elle a été trop loin et il tique un peu en dégageant son poil, en essayant de la rendre un peu plus présentable. « Essaie d'être belle pour cette fois, j'sais que Rose s'en tamponne mais là c'est autre chose. Ok ? » La main qui tient le museau de la chienne qui le regarde, qui semble guetter ses traits avant de lui lécher la tronche et sans ménagement. Un sourire, un, enfin. Ça vient se perdre le long de ses lèvres tandis qu'il s'en redresse, raccrochant la laisse au collier de son bébé ; cherchant dans la foulée une cigarette pour immédiatement l'allumer. C'est qu'il commence à se dire qu'elle pourrait finalement ne pas venir, elle pourrait peut-être le fuir, ou l'autre l'aurait empêché de venir. S'il savait, s'il savait où elle allait, aurait-il accepté qu'elle ne s'y risque finalement au vu de leur passé ? Il a ces questions qui reviennent, qui s'ancrent dans sa tête sans qu'il ne puisse y parer et finalement, c'est sur l'écran de son téléphone qu'il vient tenter de s'apaiser. Mais rien. Rien, aucune nouvelle de Natalia qu'il n'a pas vu depuis un temps qu'il ne compte même pas. « Tu penses que c'était une mauvaise idée, toi? » Il s'adresse à Emy qui s'est assise à côté de lui, le dos de Ronnie venant retrouver le mur de l'immeuble dont il est sorti. Il en soupire, jetant un nouveau coup d’œil sur son téléphone pour se renseigner de l'heure, essayer de se convaincre que la route ne soit pas aisée à traverser, que tout Chicago soit bouchée jusqu'en son cœur. Il a le palpitant qui commence à s'emballer, les poumons qui s'encrassent de la cigarette qu'il met deux minutes à peine à consumer. Bordel qu'il est stressé, stressé de lui imposer quelque-chose qu'elle n'a peut-être finalement pas souhaité. Et il hésite, Ronnie, il hésite à lui envoyer un message pour lui dire de laisser tomber, s'excuser d'avoir insisté.

Téléphone en main, les doigts qui pianotent avant qu'on ne vienne se garer juste devant chez lui, juste devant lui, là où tombent les marches sur lesquelles il s'est assit. Le rouge aux joues, Emy qui s'emballe et qu'il peine à retenir, il s'en redresse, retrouvant sa hauteur pour pleinement la maîtriser, lui ordonner de s'asseoir et de ne pas tirer. Il a le regard caché derrière ses lunettes de soleil, la casquette tournée vers l'arrière pour dissimuler la tignasse rousse qu'il n'a pas réussi à dompter, le téléphone qui s’enfourne dans l'une des poches de sa veste avant qu'il n'ose s'avancer. Pour sûr, à l'instant où il parvient à l'apercevoir, il prend conscience qu'il fait tâche au moins à ses côtés, la Belle très très loin d'être aussi négligée qu'il n'ose se présenter ; la honte venant se trahir sur ses traits. « J'suis désolé, j'aurais dû faire un effort, c'est vrai. » Ce sont ses premiers mots en face à face, les premiers depuis des années et c'est ridicule à souhait. Il n'a pas vraiment la moindre idée de ce qu'il doit faire, comment l'accueillir, quoi dire d'autre que ce qu'il vient de timidement lui offrir. C'est un gosse devant celle qu'il craignait de revoir, celle pour qui les souvenirs ont toujours été bien rangés dans un tiroir. Mais le temps a passé et les choses ont changé, tout comme la vie qu'ils sont tous deux en train de mener ; chacun de leur côté. « T'as l'air en forme. » Et il aurait pu l'enlacer mais n'a pas osé, il tient à faire bonne figure finalement au lieu de tout casser. « Comment ça s'est passé la route ? Tu veux monter te poser un peu ou ? » Les questions fusent, la volonté de bien faire prenant le dessus, les mains qui tiennent encore fermement la laisse de sa Belle qui n'en peut plus d'être tenue à l'écart, réclamant l'attention de Natalia tout juste arrivée, quémandant ne serait-ce qu'une caresse pour être saluée. Ronnie, quant à lui, se fait un peu paumé, ne sachant pas encore trop bien comment se comporter. C'était plus facile par message.    

_________________


i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 518
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Lun 10 Sep - 4:36

Moving on
EXORDIUM.
« Babe, t'as pas vu les clés de ma bécane ? Natalia se retourne avec un sourire et dépose les dinosaures de son fils dans une caisse en plastique qu'elle dépose sur la table du salon. James avait la tête ailleurs ces derniers temps et elle se doutait bien que ce n'était pas juste dû à la fatigue amener par les préparatifs pour le bébé et les travaux restants dans la maison, ça devait avoir quelque chose à voir avec le club, mais sur ce sujet elle était dans le flou total, principalement parce que ces derniers temps, elle n'avait pas franchement eu l'envie de poser plus de questions que ça, elle avait déjà beaucoup trop de choses à gérer. –T’as regarder dans les poches de ton jean, dans la chambre ?  Elle l'entend monter les escaliers quatre à quatre et entreprend elle-même de jeter un coup d'oeil dans le salon et la cuisine voir s'il ne les y avaient pas laissé la veille en rentrant, tard soit dit en passant. Elle jette un coup d'oeil sur le comptoir de la cuisine lorsque son mari revient et vient passer ses bras autour d'elle. - Comme d'habitude t'avais raison. La jeune femme se retourne et vient poser ses lèvres sur celles de son mari. - C'est parce que je suis parfaite, chéri tu le sais bien.  Un sourire vient marquer les lèvres du motard et il lève un sourcil avant de déposer un autre baiser sur ses lèvres. - Absolument parfaite! Aller, je file je suis déjà à la bourre. Il dépose un baiser sur son front, passe une main sur le ventre rebondit de son épouse et va pour attraper sa veste. – Tu rentres tard ? James secoue la tête alors qu’il enfile son cuir aux couleurs du club sur son dos. – Nan je devrais être là avant que le petit aille au lit, je vais essayer de rentrer pour le diner, mais je suis vraiment pas sûr alors ne m’attendez pas ok ? Elle hoche la tête, elle n’attendait plus vraiment désormais de toute façon et reprend la direction du canapé où elle a laissé les jouets de son fils en plan. – Fait attention à toi, à ce soir. » La voix de son mari parvient jusqu'à elle, mais elle n'entend ceci dit pas les mots qu'il lui lance avant que la porte d'entrée ne vienne à claquer, elle se remets donc dans son idée de rangement avant d'entreprendre d'aller se préparer pour retrouver Ronnie avec qui elle a rendez-vous à onze heures trente. Il lui faut un peu de temps pour se préparer ou plutôt pour trouver quelque chose dans laquelle elle rentre, mais qui ne soit pas trop serrée, ce qui en soit, commence à devenir compliqué, il faut dire que si jusqu'ici sa grossesse avait été facilement dissimulable, ce n'était plus vraiment le cas depuis que son ventre avait décidé de s'étendre de façon exponentielle en à peine quinze jours de temps. Elle pousse un soupir alors qu'elle enlève un pull noir qu'elle avait l'habitude de porter, mais qui a présent remontait beaucoup trop haut. En désespoir de cause et parce que de toute façon elle n'avait pas vraiment plus de temps que ça, elle finit par opter pour un gilet de grosses mailles noires qu'elle enfile sur une blouse un peu large qui lui va encore. Un regard dans le miroir et elle hausse les épaules. Espérons qu'elle ne croisera pas son patron habillé comme ça, sinon pas la peine pour elle de revenir au Maureen's demain si ce n'est pour chercher son chèque...situation qui clairement ne tardera maintenant plus à arriver.

Elle est un peu en retard évidemment, c'est que la circulation à cette heure contrairement à ce que l'on pourrait penser n'est pas géniale. Elle finit cependant par arriver à en croire la voix de son GPS à destination. Ca lui fait un peu bizarre d'être de retour dans ce quartier qu'elle a longtemps arpenter et dans lequel elle a élevée son fils, mais pas autant que de voir le visage de celui avec qui elle a partagé quelques années de sa vie et laisser disparaître sans un mot il y a deux ans parce que c'était plus facile, bien que ce ne fût pas forcément très juste envers lui. Elle descend de la voiture, remonte ses lunettes de soleil sur sa tête et vient sourire aux lèvres à sa rencontre. « J'suis désolé, j'aurais dû faire un effort, c'est vrai. Elle lève les mains devant elle et laisse échapper un rire amusé.  - Relax Ron ! À moins que t’ai prévu de m’emmener au Ritz dans ce cas peut-être que tu devrais laisser tomber la casquette ! Elle lui adresse un clin d’œil avant de franchir les derniers pas qui les sépare. - T'as l'air en forme. Elle vient passer une main machinale sur son ventre. Pour pas dire énorme ! Elle se met à rire avant de reprendre un peu de sérieux. Merci, ça va j’ai retrouvé un peu de mon énergie ça fait du bien, t’as l’air en forme toi aussi ! Elle vient poser sa main sur son bras avant de l’ôter pour venir la poser sur la tête de la chienne qui est aussi surexcitée que son maître ne semble un peu figé.  - Comment ça s'est passé la route ? Tu veux monter te poser un peu ou ? Il profite qu’elle soit un peu distraite par la chienne pour venir à lui poser cette question, elle se redresse alors un peu. Ca a été, un peu bouché d’où mon retard, désolée de t’avoir fait attendre d’ailleurs ! Une légère grimace vient marquer ses traits avant qu’elle ne continue. On peut marcher un peu ? Le temps est pas trop dégueu aujourd’hui autant en profiter non ? Je sais pas où tu veux aller manger, c’est dans le coin où il faut qu’on prenne la voiture ? » L’ambiance est un peu tendue et elle s’y était en quelque sorte attendue, mais si Ronnie était plus dans le silence, elle avait tendance à vouloir malencontreusement meublé les silences, elle espérait juste qu’ils retrouveraient rapidement le naturel qui avait pu les caractériser auparavant.

_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : pandamalin | tumblr | we♥it
messages : 580
quartier : south side

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Lun 10 Sep - 23:18



- So good luck on fixin' me, and what
we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for having loving you. -
EXORDIUM.

Il a la sensation que ses traits n'ont pas changé, éternellement inscrits sur ce faciès qui continue de sourire. Il s'en souvient encore, de ce dernier, de la manière dont il essayait de l'inscrire avant de se le faire voler. C'était il y a quelques années et pourtant, pourtant tout semble lui remonter instinctivement. Il peine même à s'y perdre, sur son regard, se souvenir deviendrait presque douloureux. Il avait tant misé sur sa personne, sur ce qu'il pensait pouvoir construire autour d'elle. Il aurait tant donné pour qu'elle ne daigne rester. Mais les choses sont ainsi, irrattrapables, davantage quand il vient descendre l'azur de ses prunelles sur le ventre arrondi qu'elle caresse du bout des doigts. Maigre sourire, quelque-chose de gêné. Finalement, elle avait bien fait de ne pas rester. De tous les hommes, il était celui qu'il ne fallait pas aimer. Une vérité qu'il se doit encore d'accepter, même malgré les années passées ; une vérité qui revient le hanter, songeant à Rose et l'amour qu'il commence sérieusement à lui porter. Un bref soupire avant que les paroles de Natalia ne lui revienne, la voix aussi douce que dans ses souvenirs. « Ça a été, un peu bouché d’où mon retard, désolée de t’avoir fait attendre d’ailleurs ! Il ose un signe de tête pour lui faire comprendre que ce n'est rien, d'où sa proposition à aller se poser, au moins prendre le temps de respirer. On peut marcher un peu ? Le temps est pas trop dégueu aujourd’hui autant en profiter non ? Je sais pas où tu veux aller manger, c’est dans le coin ou il faut qu’on prenne la voiture ? » Proposition rejetée pour en offrir une autre, Ronnie un peu prit de court, ayant clairement l'impression d'avoir été déplacé en se risquant à l'inviter. Il a cette espèce de honte qui remonte, cette gêne qui se trahi dans la manière dont il se tient, donc la laisse de Emy s'entortille le long de ses doigts tatoués. Il réfléchie un instant, s'essaie à se remettre de cette impression désagréable de ne pas être des plus doués avant d'y revenir, de pleinement lui faire face pour au mieux se raviver. « C'est pas trop loin, y'a un restau sympa, pas trop cher et les mecs connaissent Emy. » Dans un geste de bras, il annonce la direction à prendre, laissant sa chienne prendre les devants avant d'inviter Natalia à suivre ses pas, quittant la ruelle dans laquelle ils venaient à peine de se retrouver. Un bref silence, pesant. Un bref silence parce que tout est désormais différent. C'était il y a longtemps, si longtemps ; si loin avant que son mari ne revienne briser clairement leurs maigres instants, le peu de nouvelles qu'ils pouvaient se donner de temps en temps. Parce que Ronnie n'en demeure pas moins dégoûté, haineux à l'idée qu'un homme de cette trempe ait pu la séduire et se l'approprier. Il en entend chaque jour sur ces personnes, se berçant des histoires qui résonnent. Il sait les horreurs passées, s'imagine parfois tout ce qui pourrait lui arriver à elle et ses enfants dont elle lui avait déjà parlé, celui qu'elle porte rien qu'en cette journée.

« Alors, comment ça se passe là-bas ? Mieux qu'ici ? » Il essaie de se défaire des songes qui traversent son esprit, il essaie de revenir au sujet de sa petite vie. Parce qu'elle s'en sort mieux qu'il ne l'aurait tout de même imaginé, semblant gâtée malgré tout ce qu'on pourrait avoir à leur reprocher à ces mecs-là, un peu attardés. Dans la discussion, il vient laisser du lest à Emy qui en profite, venant se défouler parfois devant, parfois à leurs côtés. « Il s'occupe bien de toi ? » Il n'a pas pu s'en empêcher, la question venant brûler ses lèvres dans la foulée. Dieu qu'il aimerait qu'elle puisse rencontrer quelqu'un de bien plus acceptable qu'un de ces enfoirés. Il aspirait à mieux pour celle qui a accepté son invitation, ne misant pas sur lui mais sur quelqu'un à qui il aurait pu ne pas faire attention. Parce qu'il est de ces personnes bercées aux histoires inventées, de ceux qui croient les médias qu'on aime à faire entendre à la télé. Elle vient de là, son inquiétude à son sujet, la peur qu'elle puisse manquer de tout et surtout du confort qu'il lui songe mériter. Elle avait toujours été cette part de candeur qu'il avait eu du mal à oublier, cette douceur qu'il avait tant aimé. Non, jamais il n'aurait pu lui souhaiter le moindre mal ; pas même après tout ce qui s'était passé. Pas même malgré ça.    

_________________


i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 518
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Jeu 13 Sep - 22:26

Moving on
EXORDIUM.
C'est un peu étrange, pas forcément instinctif et naïvement elle s'était attendue à ce que ça soit au moins un peu comme avant. Elle essayait de se rappeler s'il y avait eu cet instant de latence, cette période de réadaptation lorsqu'ils s'étaient revus il y a un peu plus de trois ans, lorsqu'ils avaient renoués après sept longues années de silence complet…elle ignorait toujours pourquoi il était venu quand de nulle part elle l'avait contacté, en réalité si elle le savait, parce que Ronnie avait toujours été un type loyal et bienveillant et qu'ils avaient partagés une vraie histoire ensemble…mais cette fois-là encore elle l'avait laissé tomber pas de la même façon certes, mais la finalité était la même, elle l'avait laissé s'effacer au profit de James…C'est pour ça qu'elle était là, parce qu'elle lui devait de l'être, de le soutenir et d'être l'amie qu'il était venu chercher et parce que si leur couple n'avait pas su tenir la distance, elle avait vraiment envie que l'amitié qu'ils avaient sur reconstruire quelques années auparavant puisse exister.

La Serbe ne manque pas de remarquer l’air tendu que prend Ronnie alors qu’elle lui propose plutôt de marcher un peu et elle choisit donc de se taire, elle n’avait pas l’intention de le vexer, mais aussi indépendante soit-elle, elle n’a pas pour autant l’intention de faire l’affront de se rendre chez son ex à son mari. Elle imagine déjà sans mal la tempête que ce simple déjeuner va provoquer plus tard. « C'est pas trop loin, y'a un restau sympa, pas trop cher et les mecs connaissent Emy. Finit-il par dire, tendant le bras en direction de la grande avenue, à peine a-t-il fait un pas que la chienne s'élance quelques mètres devant eux et elle lui emboîte donc machinalement le pas. Elle ne répond rien sur l'instant parce qu'elle cherche quelque chose d'intelligent ou même juste de censé, à dire, elle se dit que peut-être qu'elle devrait commencer par les excuses qu'elle n'avait jamais formulées, mais elle ignore si poser ce sujet si vite n'était pas franchement risqué…ce n'est pas tant l'idée pour ces retrouvailles. Les secondes s'écoulent et c'est finalement Ronnie qui se lance avant qu'elle n'ait ne serait-ce que trouver comment détendre une atmosphère un peu surchargé par un trop lourd passé et ça la fait finalement sourire, au moins l'espace d'un instant. - Alors, comment ça se passe là-bas ? Mieux qu'ici ?  Son regard dérive vers lui et le sourire qu’elle lui tend s’agrandit un peu, un coup d’œil à sa chienne qui les gratifie d’aller-retour enjoué et la question se pose, finalement bien rapidement pour quelqu’un qui avait expressément demandé à ne pas entendre parler de celui qu’elle avait épousé. – Mieux ouai c’est un euphémisme, ca change la vie de ne pas avoir à se préoccuper que les murs ne s’effondrent sur toi ou à prier pour que le chauffage central de l’immeuble tienne le coup tout l’hiver… Elle laisse échapper un rire amusé, mais néanmoins pas sans vérité, il le savait, il avait vu cet appartement loin d’être parfait, dans laquelle elle avait élevé son fils. Et puis c’est…rassurant de se dire que cette maison est à nous et à personne d’autres. Un sourire délicat vient se perdre juste un instant sur ses lèvres avant qu’elle ne poursuivre. Puis Eliott à de la place, un jardin pour jouer…il lui en faut pas plus pour être le plus heureux du monde t’imagines bien ! Un silence, court, mais nécessaire il lui semble, juste un hochement de tête continue avant qu’elle ne vienne remettre une mèche de ses cheveux derrières son oreille. Il s’occupe bien de moi. Elle vient chercher son regard du sien, Natalia apprécie l'intérêt de Ronnie et l'affection que démontre cette question aussi simple puisse-t-elle paraître. Beaucoup de choses ont changées depuis…elle se racle la gorge, ce n'est jamais un souvenir très agréable. qu'il est sorti. Pas bien sûr que ça n'est pas été le cas avant qu'il y soit envoyé, mais tout avait été à apprendre à commencer par être une famille. C'est un père génial et un bon mari…Il me rend vraiment heureuse. La jeune femme se sent un peu mal à l'aise de parler de James, parce qu'elle sait ce qu'il pense de lui, au même titre que bien des gens qui ne faisaient plus partis de son entourage désormais et elle réalise que la question ne demandait sûrement pas plus de développement, il l'avait sans doute posé dans une démonstration de bonne volonté. Alors, elle ne s'étend pas davantage, n’à pas envie de lui imposer plus que ca ou de lui donner l'impression de lui jeter son couple, sa famille au visage. Ça n'allait pas être si facile que ca au final. Enfin…et toi alors ? Raconte-moi ? Elle s'appelle comment ? » Comme pour le taquiner, l'épaule de Natalia vient rencontrer le bras de Ronnie à défaut d'être assez haute pour atteindre la sienne.



_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : pandamalin | tumblr | we♥it
messages : 580
quartier : south side

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Jeu 20 Sep - 13:00



- So good luck on fixin' me, and what
we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for having loving you. -
EXORDIUM.

« Mieux ouais c’est un euphémisme, ça change la vie de ne pas avoir à se préoccuper que les murs ne s’effondrent sur toi ou à prier pour que le chauffage central de l’immeuble tienne le coup tout l’hiver… ; un regard vers elle qui en dit long, il ose un sourire parce qu'il vit encore cette situation, parce qu'il se souvient s'être levé plus d'une fois en sursaut avec l'idée qu'un mur puisse s'écrouler sur sa chienne ; tout si ce n'est elle, c'est tout ce qu'il demande. Aussi, il ne peut qu'acquiescer, tout sera mieux qu'ici en soit. Et puis c’est… rassurant de se dire que cette maison est à nous et à personne d’autre. Puis Eliott à de la place, un jardin pour jouer… il lui en faut pas plus pour être le plus heureux du monde t’imagines bien ! Il en garde ce maigre sourire d'installer sur ses lèvres, imaginant ce gosse élevé par cette femme-là ; il ne pouvait n'être qu'heureux, c'est un fait qu'on ne lui enlèvera pas. S'il est une douceur personnifiée dans ce monde, il parierait sur celle qui lui fait l'honneur de sa présence en cet instant précis. Et, finalement, avant même qu'il n'ait pu avoir le loisir de répondre, elle revient sur sa dernière question. Elle revient sur ce qu'il souhaitait s'épargner, première question pourtant posée. Il s’occupe bien de moi. Beaucoup de choses ont changées depuis… qu'il est sorti. Oui, il est sorti, c'est déjà le mieux qu'il pouvait faire cet abruti. Songe qu'il garde pour lui, silencieusement, caché dans sa tête tandis qu'il vient perdre son regard sur la jeune femme qui cherchait jusqu'alors le sien. C'est un père génial et un bon mari… Il me rend vraiment heureuse. Contrairement à lui pour qu'elle ne décide de s'enfuir, sans un mot, sans vraiment un regard pour savoir ce qui pourrait advenir. Nah, il fait le choix de ne pas y penser, de ne plus s'y concentrer. Les choses ont changé pour lui aussi, il doit se faire à l'idée que tous les chemins ne vont pas forcément du même côté. Et à y réfléchir, il se dit que les choses – quoi qu'il advienne – auraient été ainsi. Parce qu'ils ne sont pas du même monde, parce qu'ils n'ont pas forcément les mêmes volontés, les mêmes souhaits. C'était de cette manière qu'il était parvenu à lui pardonner, à se réjouir dans cette famille bâtie finalement bien qu'à son avis trop rapidement. Si lui n'était qu'un déchet, James restait à ses yeux qu'un gros con. Mais aucun mot n'était à dire, aucun jugement ne lui était demandé. Il respecte, au mieux, mais s'y adonne avec autant d'efforts qu'il est capable de donner. Enfin… et toi alors ? Raconte-moi ? Elle s'appelle comment ? » Puis la discussion s'inverse, le regard de Natalia vient se perdre de nouveau sur lui, guetter possiblement ses réactions. Un maigre coup d'épaule comme pour l’inciter à parler, à se confier. Il savait que cet instant viendrait et si parler de Rose ne l'avait jamais embêté, ici tout devient un peu compliqué.

Il soupire un peu, essayant de dissimuler ce sourire qui longe ses traits malgré tout. Il est content de pouvoir en parler, donner une autre impression de lui que celui qui lève tout ce qui semble bouger dans un pub. Il est loin de ça, trop loin désormais. Elle est parvenue à beaucoup en changer. « Elle s'appelle Rose. J'l'ai rencontré en sortant d'un bar, un mec la faisait chier en fait et je sais pas, j'avais pas les idées super claires tu vois ? Du coup, bourré à mort et courageux comme pas deux bah j'y suis allé ; il marque une pause, laisse le suspens se faire et l'occasion à Natalia de se foutre de sa tronche. Parce qu'il sait que cette histoire est ridicule, parce qu'il sait aussi que la fin est encore pire. Sauf qu'il m'a foutu la tôlée de ma vie et c'est elle qui m'a épargné de me faire tabasser la gueule. Romantique hein ? » Qu'il vient faire entendre, le rouge montant aux joues comme honteux de ce qu'il vient d'annoncer. Et il l'est, en soit. Non pas qu'il regrette, sans ça il ne l'aurait pas, mais il aurait préféré une toute autre romance à raconter. « Enfin bref, elle m'a raccompagné, elle m'a rafistolé aussi vu la mandale que je me suis pris et elle est restée la nuit. Je te passe les détails blabla, moi je m'attendais à ce qu'elle soit barrée quand je me lèverais mais même pas. Elle était juste en train de faire le petit-déj’, avec Emy, et elle est restée un peu ensuite. Bref voilà ! » Il prend conscience de l'absurdité de son récit mais ne trouve pas d'autres mots plus directs que ceux-là, reflétant la vérité de ces instants-là. Et maintenant qu'il y songe un peu plus, il se dit avoir eu de la chance de ne pas l'effrayer ; autant par l'état de son appartement que par ses vices loin d'être cachés. « Si tu cherches les avantages que je tire de cette nouvelle situation, je peux te dire que j'ai recommencé à composer de la musique. »      

_________________


i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 518
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Dim 30 Sep - 22:20

Moving on
EXORDIUM.
Son soupir tout comme le regard qu'il lui lance est suffisamment parlant, il sait de quoi elle parle, lui aussi vie dans un taudis du south side et bien qu'elle n'y ait jamais mis les pieds à proprement parlé, il n'est pas franchement difficile de l'imaginer, après tout tous les immeubles du coin sont aussi vieux que le monde et pas franchement au top de la sécurité, mais c'est le prix à payer pour un loyer abordable. Le ton qu'elle emploie et le sourire discret qui vient s'établir sur ses lèvres alors qu'elle explique en quoi cette maison change tout ne sort pas de nulle part, elle aime vraiment cet endroit malgré l'histoire qu'il renferme et les douleurs qu'il peut encore amener dans le regard de son mari, elle sait que c'est provisoire, elle en est intimement convaincue, les souvenirs qu'ils créeront dans cette maison ne pourront qu'effacer ceux qui ont forger le passé de James.

Ses enfants, son mari c'est un sujet sur lequel elle pourrait sans aucun mal s'étendre, parce qu'au final il n'y a pour elle que ça de vraiment important dans sa vie, il n'y a qu'eux, tout le reste a bien peu d'impact, certains pourraient trouver ça triste voir même pathétique, mais elle s'en fiche, c'était ça son aspiration, fonder sa famille, prendre soin d'eux et c'était là un rôle qu'elle prenait très à coeur. Bien sûr elle n'avait pas forcément pour aspiration de n'être qu'une serveuse et elle s'était surprise à imaginer faire autre chose, trouver une voie qui pourrait peut-être la stimuler personnellement et autrement, mais sa grossesse avait mis ses plans en suspens et puis de toute façon ce n'est pas comme si elle savait ce qui pourrait ne serait-ce que lui convenir et l'intéressé, elle n'avait pas de diplôme, aucune autre expérience que celle de servir des bières et ça ne lui rendait pas vraiment la tâche facile. Alors, oui il y aurait sans doute plus à dire, mais dans l'immédiat elle ne veut pas le noyer sous toutes ces informations qu'elle sait qu'ils ne désirent pas vraiment, après tout il le lui avait lui-même dit, il n'avait pas envie d'entendre parler de son mari…Elle change donc le sujet, l'amène sur celui qui est sien, cette femme qu'il avait mentionnée dans leurs échanges par texto et qui semblait au vu du sourire qui pointe immédiatement sur ses lèvres, être véritablement importante. Ca attise la curiosité de Natalia, de mémoire il ne lui a jamais vraiment parlé d'aucun de ses conquêtes, peut-être volontairement à cause de leur passif, elle n'en sait rien pour être tout à fait honnête. « Elle s'appelle Rose. J'l'ai rencontré en sortant d'un bar, un mec la faisait chier en fait et je sais pas, j'avais pas les idées super claires tu vois ? Du coup, bourré à mort et courageux comme pas deux bah j'y suis allé. Elle l’écoute avec attention, l’observe avec la même application et lui adresse un sourire à la fois amusée et divertie, de toute évidence l’histoire dépasse la simple rencontre autour d’un verre et c’est toujours mieux quand il y a un peu de drama non ? Sauf qu'il m'a foutu la tôlée de ma vie et c'est elle qui m'a épargné de me faire tabasser la gueule. Romantique hein ? Elle laisse échapper un rire très franchement surpris et un chouia moqueur…gentiment bien sûr. Elle ne s’était pas vraiment attendu à ce retournement de situation, après tout au vu de la carrure de Ronnie c’est un peu difficile d’imaginer qu’il puisse être couché par des piliers de bars, ceci dit s’il était si atteint que ça et connaissant son problème avec l’alcool ca explique assez facilement le pourquoi du comment. Le récit s’étend et la suite de l’histoire se dessine progressivement et de façon finalement assez imagée pour qu’elle en saisisse le déroulement, de toute évidence il était tombé sur la bonne nana, une qui en tout cas ne s’était pas laissé impressionné par les travers de ce grand gaillard. Si tu cherches les avantages que je tire de cette nouvelle situation, je peux te dire que j'ai recommencé à composer de la musique. »  La chienne revient vers eux et vient se glisser dans leurs jambes, ne manquant pas de déstabiliser un peu les pas de Natalia qui s’écartent un peu, il ne manquerait plus qu’elle s’étale par terre, dans son état, même pas sûr qu’elle puisse se relever toute seule. « On dirait bien que tu as eu de la chance dans ta petite aventure, elle a sûrement été impressionné par ton courage et…l’intention. La jeune femme lui adresse un regard taquin et ses lèvres s’étirent en un sourire un peu railleur. Et du coup c’est ce qui t’as poussé à essayer de te reprendre en main ? et par la même à me recontacter ? Elle lève un sourcil, elle ne nie pas avoir été surprise par le fait qu'il la contact après tout ce temps. Bien sûr elle ne lui reprochait pas après tout il avait mis les voiles pour lui laisser la possibilité de se retrouver seule avec la situation qui s'imposait à la sortie de son mari et elle tout comme lui savait très bien que James et Ronnie étaient en quelque sorte un mix complètement impossible…ça l'avait toujours été depuis toujours et à juste titre. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à avoir de tes nouvelles après tout ce temps et…les mots ne viennent pas vraiment et c'est plutôt ses mains qui s'agitent en un roulement intermédiaire. Tout ce qui a changé, mais je suis contente que tu l'ai fait, ça me fait vraiment plaisir de voir que tu as trouvé quelqu'un qui t'inspire autant. Le sourire de Natalia est bienveillant et alors que son regard dévit de nouveau devant elle, elle ajoute. T'as intérêt à mettre les bouchés double Monsieur Dawson, visiblement t'en as trouvé une avec suffisamment de corones pour pas se laisser impressionner par tes airs de gros ours mal léché ! »


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : pandamalin | tumblr | we♥it
messages : 580
quartier : south side

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Sam 6 Oct - 23:16



- So good luck on fixin' me, and what
we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for having loving you. -
EXORDIUM.

« On dirait bien que tu as eu de la chance dans ta petite aventure, elle a sûrement été impressionné par ton courage et… l’intention. Elle ose un sourire et il ne fait qu'y répondre. Il le conçoit, toute son histoire est ridicule et pourtant, elle ne manque pas de le rendre fier. Fier d'avoir pu obtenir une femme qui soit à même de lui rappeler que chaque chose n'est pas forcément perdue ; lui qui pensait que rien, jamais, ne viendrait après le départ qui l'accompagne aujourd'hui après déjà quelques années. Et du coup c’est ce qui t’as poussé à essayer de te reprendre en main ? Et par la même à me recontacter ? Les joues qui commencent à rougir et le regard qui s'en défait. Il acquiesce seulement avant de fuir le contact visuel, se sentant un peu stupide. Stupide de ne pas l'avoir fait avant, stupide d'en ressentir parfois encore quelques picotements. C'est qu'il avait beaucoup espéré lorsqu'ils étaient plus que des amis de longues années. Aussi, il ne sait pas vraiment ce qu'il pourrait ajouter, comme par peur de tout gâcher. Parce qu'il pourrait lui faire entendre que le retour de son mari l'aurait gêné, parce qu'il aurait pu énoncer les vérités qui ont mûri en lui ; silencieusement et pendant un certain temps. Il aurait pu mais se contente d'un silence un peu bête, un peu lourd. Un silence qui trahi que l'envie était présente derrière son manquement à le faire, à revenir ; prendre des nouvelles simplement bien qu'il s'en imaginait déjà le pire. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à avoir de tes nouvelles après tout ce temps et… tout ce qui a changé, mais je suis contente que tu l'ai fait, ça me fait vraiment plaisir de voir que tu as trouvé quelqu'un qui t'inspire autant. Quelques mouvements de main pour s'aider à parler, la belle vient le gratifier de toute sa sincérité. Du moins, il le perçoit de cette manière, le petit bout de femme se faisant attentif à son récit, à tout ce qu'il avait pu décrire depuis que la discussion s'était concentrée sur lui. Et finalement. T'as intérêt à mettre les bouchés double Monsieur Dawson, visiblement t'en as trouvé une avec suffisamment de corones pour pas se laisser impressionner par tes airs de gros ours mal léché ! » Un rire franc, quelque-chose de détendu qui s'extirpe de ses lèvres en y songeant. Elle n'a pas tord, Rose est bien la seule à avoir le courage de s'y risquer, demeurer à ses côtés malgré cet air pas toujours aisé à supporter. Il se connaît, sait les écarts qu'il peut faire, les états dans lesquels – souvent – il se terre. Il sait l'énergie qu'il pompe à ceux qui lui sont chers, rien que par les frayeurs qu'il leur impose par ces vices dont il ne parvient pas tellement à se défaire. Natalia aurait été malheureuse, qui sait. Peut-être qu'elle n'aurait pas eu pleinement la force de l'épauler, lui et le cauchemar qu'il peut être depuis ce passé partagé.

« Je sais, j'fais au mieux pour l'instant ; réponse simple, rapide, qui vient briser la maigre absence qui l'avait attiré. Il s'est perdu dans ses songes rien qu'une seconde pour y penser, répéter cette dernière phrase de la part d'une Natalia intéressée. Bien-sûr qu'il devra faire des efforts, autant que possible pour ne serait-ce que la garder, s'offrir une chance de pouvoir survivre à sa stupidité. J'crois que je m'en sors pas trop trop mal. Une pause, le regard qui lui revient avant qu'il n'ose un maigre coup d'épaule – très léger – contre la jeune femme en se souvenant néanmoins de ce qu'elle s'était risquée à dire. Et j'suis pas un ours mal léché. J'aime juste pas les gens chiants et les contraintes. » Il ose un sourire. Les contraintes, celles qui s'essaient à lui faire entendre qu'il va trop loin. Après tout, Ronnie n'est qu'un gamin. « Non mais je vais essayer qu'elle parte pas... Ce sera déjà ça. » Il en baisse la tête en disant ça, convaincu qu'elle pourrait disparaître, à tout instant. Convaincu qu'elle pourrait aisément trouver mieux ; parce qu'il existe mieux, en ce monde. Parce qu'il est des âmes bien plus avenantes que la sienne et Natalia, par le passé, lui avait fait comprendre cela. Un soupire, un maigre sourire, quelque-chose d'un peu défait en y pensant ; s'il pouvait remonter le temps. C'est la tête de Emy qui le rappelle à l'ordre, venant quémander une caresse en choisissant désormais de marcher à ses côtés, sans vraiment plus le quitter ; elle sait où ils se dirigent et commencent déjà à jouer d'un peu de tendresse pour s'assurer quelques passe-droits. « Ça va mieux, tu sais, depuis tout ça. » Il ose, perdant le bout de ses doigts dans le pelage de sa chienne en même temps pour se donner un peu de courage, un peu plus de force qu'il n'en possédait jusqu'alors. Ça, tandis que l'autre s'agite pour essayer d'expliquer vainement ce qu'il sous-entend. Il ose, oui, rien que pour s'assurer qu'elle ne vienne rien se reprocher. Il ne voudrait pas la savoir à se blâmer de ce qui s'était passé, Natalia n'avait fait que prendre la bonne décision pour s'assurer une vie stable, comme elle l'aurait rêvé.       

_________________


i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 518
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Sam 20 Oct - 5:17

Moving on
EXORDIUM.
Ce regard qui se défile et cherche refuge ailleurs, elle le connait, son fils le manie à merveille quand il doit répondre de ses bêtises. En soit elle ne cherche pas à faire culpabiliser Ronnie c'est même à l'opposer de ce qu'elle avait cherchée à susciter en lui disant ça. C'est de façon véritablement innocente qu'elle a laissé échappée cette vérité, parce qu'elle ne lui en veut pas, de quoi exactement ? Il n'avait jamais rien fait qui puisse susciter le moindre reproche, en tout cas pas envers la jeune femme. Il s'était montré présent lorsqu'elle s'était tournée vers lui il y a quelques années alors qu'il aurait eu toutes les raisons du monde de lui faire payer son abandon en lui tournant simplement le dos…il ne l'avait pas fait, jamais et n'avait fini par s'éloigner que pour laisser la place à James, encore une fois. Alors, elle insiste en suivant sur le fait que ça lui fait plaisir de le voir, surtout dans des conditions qui se veulent favorables, les dernières années n'ayant pas été très tendres avec lui elle le sait bien. Quelque part Natalia s'en était toujours voulue, elle savait qu'elle l'avait profondément blessé d'abord en le quittant pour un autre, puis en épousant ce dernier six mois après…un peu comme un énième coup de grâce. Il n'avait pourtant jamais été question de ça, elle n'avait pas cherché ailleurs, n'avais jamais remis son couple en question avant que James ne débarque avec son agaçante assurance, son insistance presque dénuée de sens et son blabla qui l'a tant de fois fait rouler des yeux, mais pourtant…pourtant et malgré tout, elle avait su voir plus en lui et avait fini par s'en éprendre, guetter les regards, attendre qu'il vienne la voir avec une impatience qui en disait long…Ca lui avait pris beaucoup de temps pour faire taire la petite voix dans sa tête qui lui soufflait toute l'ineptie de la situation et le risque inconsidéré que ça représentait et pourtant elle avait finie par faire ce qui lui semblait être juste et pour elle et pour celui qui se tient à ses côtés sur ce bout de trottoir, même si il ne l'avait pas vraiment vu de la même façon.

Elle essaye ainsi de détendre un peu ce que sa gestuelle lui laisse interpréter peut-être comme une gêne ou en tout cas un malaise palpable. Ca lui fait plaisir, la soulage un peu aussi elle doit bien le reconnaître de savoir qu'il avait finalement la possibilité de réellement tourner la page sur toutes les difficultés passées qui avaient empiété sur ce que sa vie aurait pu être, elle en était persuadée. « Je sais, j'fais au mieux pour l'instant. Un sourire léger vient s'accrocher aux lèvres de la jeune femme qui tend un regard vers son ex alors que celui-ci reprend. J'crois que je m'en sors pas trop trop mal. Il vient à lui rendre son coup d'épaule, se retenant bien plus qu'elle cela va sans dire après tout, leur différence de carrure n'est plus à présenter. Et j'suis pas un ours mal léché. J'aime juste pas les gens chiants et les contraintes. Natalia se met à rire. – Oh tu veux dire les deux trucs les plus répandus dans le monde ?  Elle n'en dit pas plus détourne son regard pour regarder un minimum où elle met les pieds, surtout avec la chienne dans les pattes, elle n'a jamais été une grande fan des cabots de façon générale, mais force était de constater qu'elle s'était un peu faite à leur présence depuis l'arrivée un peu forcé de Fish dans leur foyer, ceci étant dit ce n'est pas quelque chose qu'elle avouera à son mari, il se réjouirait beaucoup trop de sa victoire. Non mais je vais essayer qu'elle parte pas... Ce sera déjà ça. Le sourire de Natalia s'éteint un peu ou en tout cas s'amoindrit très certainement, on en revient toujours à ce difficile passé. Ça va mieux, tu sais, depuis tout ça. » Ca l'interpelle un peu de l'entendre répondre à ses pensées silencieuses, les mots restent dans sa gorge, laissant libre court à son esprit qui se demande si elle interprète ou si il parle de ça…mais elle sait en vérité, elle sait bien de quoi il parle et elle ne sait pas trop quoi y répondre. Ils s'étaient revus, côtoyer même quelques années en arrière alors que son mari était encore derrière les barreaux, mais jamais ils n'avaient abordé le sujet de leur passé commun, c'était quelque chose qui restait tut comme par instinct de protection, pour éviter les vieilles blessures et les choses qui fâchent comme on dit, mais peut-être qu'il était temps de clore ce chapitre différemment, elle ne le savait pas, mais c'est en tout cas ce qu'elle se dit au milieu de bien d'autres choses alors que le silence s'est réinstallé. Elle prend une inspiration silencieuse marquée d'un silence prolongé. « Tous tes problèmes…d'addiction et tout ça, est-ce que c'est à cause de moi ? Elle laisse la question s'échapper bien qu'elle s'était promise il y a longtemps de ne pas le faire, de ne pas lui imposer de devoir lui tendre une vérité qui n'a rien de très glorieuse. Tu sais j'ai jamais vraiment compris pourquoi t'avais été là il y a quelques années après la façon dont ça c'est terminé, pourquoi tu veux encore me voir aujourd'hui…Elle se tourne un peu vers lui, ignorant pourquoi elle continue sur cette voie-là. Je veux dire t'avais toutes les raisons de pas le faire…Elle se pince les lèvres, pousse un soupir et lui adresse finalement un sourire un peu contrit. Je veux pas te mettre mal à l'aise avec une conversation bourrée de sentimentalisme, je sais que c'est pas ton truc, mais je me demandais…»


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : pandamalin | tumblr | we♥it
messages : 580
quartier : south side

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Sam 27 Oct - 21:34



- So good luck on fixin' me, and what
we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for having loving you. -
EXORDIUM.

« Tous tes problèmes… d'addiction et tout ça, est-ce que c'est à cause de moi ? » Un coup d’œil vers elle pour essayer de comprendre, de voir jusqu'où elle pense à ses dires et, rapidement, il saisit l'ampleur de sa crainte. Elle se trahie dans le regard qu'elle porte, celui qu'elle lui donne dans la foulée, guettant possiblement sa réaction comme pour essayer d'en deviner la réponse, au mieux l'appréhender. Quant à lui, il fronce les sourcils, pas sûr d'être à même d'imaginer qu'elle puisse imaginer cette possibilité. Et pourtant, pourtant c'est exactement ce qu'elle vient lui confirmer dans sa manière de se tenir, de le regarder. Cet aspect un peu timide quant à la personne qu'il est devenu au fil des dernières années. Peut-être regrette-elle finalement tout ce qui s'était passé, d'une manière ou d'une autre. Non, impossible, elle a désormais tout ce qu'elle a toujours souhaité. « Tu sais, j'ai jamais vraiment compris pourquoi t'avais été là il y a quelques années après la façon dont ça c'est terminé, pourquoi tu veux encore me voir aujourd'hui… Il ose un maigre sourire et des paroles se manifestent d'ors et déjà au bout de sa langue sans qu'il n'en possède le courage adéquate pour les énoncer. Non, il tait une réalité qu'il n'a plus le droit de prôner, pas maintenant que Rose est entrée dans sa vie pour pouvoir la changer. Je veux dire, t'avais toutes les raisons de pas le faire… » Le fait est que oui, il possédait toutes les raisons pour s'en tenir loin, aussi loin qu'humainement possible. Parce qu'il se souvient, de manière un peu floue, de cette douleur lancinante qui l'avait tenu, des écarts un peu bêtes, stupides, qu'il s'était permit ; errant en pleine forêt, en lisière du Lac Michigan, bouteille en main histoire que sa déchéance soit palpable, aisément identifiable. Petite chose fragile qu'il avait pu être. Les souvenirs sont douloureux et ses traits le laissent assez rapidement comprendre, le regard de Ronnie venant traîner sur sa boule de poils blonde plutôt que sur la belle ayant accepté de venir se perdre jusqu'en ces misérables contrées du South Side. « Je veux pas te mettre mal à l'aise avec une conversation bourrée de sentimentalisme, je sais que c'est pas ton truc, mais je me demandais… » Une espèce de gêne vient s'immiscer jusqu'au creux de sa gorge, l'empêchant d’enchaîner dans la foulée. Non, au lieu de ça, il prend sur lui, s'essaie à ne rien ressasser. Il y était parvenu, quelques années auparavant, lorsque leurs deux chemins s'étaient à nouveau croisés. Les joues un peu rougies, il hésite à changer de sujet mais, après réflexion, il lui doit bien cette réponse ; réponse qu'il se devra de munir de toute l’honnêteté qu'il soit en mesure d'user. Il devra puiser en lui, faire preuve d'un peu de responsabilité ; assumer que les choses ne puissent être de la faute d'une toute autre personne que lui. Ronnie est l'unique responsable, l'unique cause de cette descente aux enfers chaque soir expérimentée depuis des années et des années.

Un soupire s'extirpe d'entre ses lèvres, faible mais perceptible, assez pour trahir toute la réflexion qui vient de se faire, toutes les idées dont il a tenté de se convaincre derrière des paradoxes dont il ne se rappelle pourtant déjà plus. « Faut pas que tu penses que c'est à cause de toi, Talia. » La voix se fait un peu plus dure, un peu plus défaite. Il prend sur lui, pourtant. Il prend sur lui pour passer au-dessus de tout ce que ça ravive, toutes ces choses dont il s'est souvenu et qu'il n'a jamais su lui dire, tout ce qu'il n'a jamais pu lui dire. Tout ce qu'il ne lui dira finalement jamais. « C'est pas à cause de toi. J'étais déjà un peu con en étant avec toi, c'était évident que ce serait pire ensuite ; que tu sois restée ou non d'ailleurs. » Il s'essaie à un petit sourire, quelque-chose de triste mais d'à la fois réconfortant. Parce qu'il veut qu'elle puisse se convaincre que partir, qu'importe avec qui, ait été la meilleure décision qu'elle ait pu prendre par le passé. Si elle était restée, il sait pertinemment qu'elle n'aurait été que malheureuse et qu'elle aurait, de toute évidence, finit par tout de même lui échapper. Ronnie n'est pas un homme avec qui on puisse espérer quoi que ce soit ; c'est un fait qu'il croit, même malgré la constante présence de Rose dans ses draps, dans ses bras. « Et si j'ai accepté même si t'avais choisi de me laisser, c'est parce que j'sais quand même voir quand ça aurait pu valoir le coup ou non. J'vais pas te blâmer d'avoir choisi le meilleur que t'aurais pu avoir à c't'époque-là. Tu vois c'que je veux dire ? » Un coup d’œil dans sa direction, il ose croiser son regard, se perdre sur sa présence qui – même s'il ne le dira pas – parvient à lui faire un bien fou. Elle reste, malgré tout ça, une âme en laquelle il pourrait placer jusqu'à ses pires secrets. Finalement, Ronnie parvient à passer outre le négatif qui semblait vouloir, aujourd'hui, se faire entendre sur la question de cette relation rapidement tue. « Donc, t'inquiète pas pour tout ça va. » Il ose une légère accolade, son bras passant par dessus ses épaules pour la serrer maigrement contre lui avant de la libérer de son emprise, ne pas en abuser. « Aller, viens, on y est. »       

_________________


i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 518
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Mar 30 Oct - 23:58

Moving on
EXORDIUM.
Le silence qui suit ne laisse que peu d'interrogation quant au fait qu'elle aborde là un sujet fort déplaisant pour Ronnie, mais son instinct lui dit que c'est quelque chose dont ils doivent parler, parce qu'ils ne l'avaient jamais fait, pas une seule fois mentionner et ça n'avait là rien de très sain si vraiment ils voulaient tout deux se donner une chance d'être amis et puis en toute honnêteté Natalia avait aussi besoin de jauger du fait que cette amitié était possible, parce qu'elle savait d'ors et déjà qu'elle devrait la vendre à l'homme qui partageait sa vie et que ce serait-là un challenge pour lequel tout argument était bon à prendre. « Faut pas que tu penses que c'est à cause de toi, Talia. Sa réponse se fait dans un soupir et en un sens elle aimerait lui dire que ce n’est pas plus facile pour elle que pour lui, parce que de bien des façons elle se savait responsable de la tournure qu’avait pris l’existence de celui qui se tenait à ses côtés, quand bien même il venait lui suggérer le contraire. C'est pas à cause de toi. J'étais déjà un peu con en étant avec toi, c'était évident que ce serait pire ensuite ; que tu sois restée ou non d'ailleurs Une légère grimace vient marquer les traits de la jeune femme, elle n'est pas vraiment d'accord et peut-être que c'est l'idée à laquelle il se raccroche, mais ses souvenirs sont loin de raconter la même histoire. À l'époque où elle était avec Ronnie, il n'avait rien de ce qu'il démontrait aujourd'hui, il était bien sûr un peu paumé, mais c'était quelque chose d'inhérent au côté artiste qu'il endossait et puis elle était elle-même un peu plus fantasque et rebelle et c'était à l'époque quelque chose qui lui plaisait bien chez lui, il était libre, indépendant, impulsif ; des éléments en sommes qui plairait à n'importe quelle gamine de seize ans à la recherche du grand frisson…Évidemment elle y avait trouvé bien plus que ça, c'est la raison pour laquelle elle était restée aussi longtemps avec lui, parce que derrière cette attitude et cette dégaine, il s'était aussi révélé romantique, aimant et dévoué et il l'avait littéralement mise sur un piédestal. C'est pour ça qu'elle ne se laisse pas prendre aux mots qui s'échappent de sa bouche, parce qu'elle sait mieux que ça. Le sourire qu'il accroche à ses lèvres ne la convainque pas plus, c'est même tout le contraire et c'est un air un peu contrit qui vient passer sur son visage. Et si j'ai accepté même si t'avais choisi de me laisser, c'est parce que j'sais quand même voir quand ça aurait pu valoir le coup ou non. J'vais pas te blâmer d'avoir choisi le meilleur que t'aurais pu avoir à c't'époque-là. Tu vois c'que je veux dire ? Elle secoue la tête de façon instantanée, là non plus ce n'est pas sa vision des choses, il n'est pas question de meilleur et c'est ce qu'elle aimerait pouvoir lui expliquer parce qu'elle voit bien que de cette rupture finalement trop silencieuse il n'est resté que des assomptions erronés et elle a besoin de lui dire, visiblement autant qu'il a besoin de l'entendre. Elle ne sait pas si ça changera vraiment quelque chose pour lui après tout ce temps et maintenant qu'elle n'est plus dans sa vie, mais il est pourtant important qu'il sache qu'il n'avait jamais été la cause de son départ, elle était partie malgré lui. Donc, t'inquiète pas pour tout ça va. Elle s’en inquiète depuis un bon bout de temps maintenant et rien de ce qu’il vient de dire ou de cette affectueuse accolade n’y changera quoi que ce soit. Elle se laisse pourtant faire et il ne la lâche que pour lui indiquer qu’ils sont arrivés. Il ouvre la porte principale et elle s’y faufile en premier, son ex et la chienne sur les talons. Une serveuse souriante vient à leur rencontre et leur pose deux ou trois questions avant de leur indiquer une table dans un coin où ils seront tranquilles avec le chien précise-t-elle. Natalia s’installe sur la banquette et ôté finalement son manteau et laisse quelques minutes à Ronnie pour en faire de même avant de finalement venir à lui répondre. « Je ne veux pas te contrarier Ron’. Ironique quand on voit l'air un peu triste qui vient recouvrir ses traits. Mais je pense que c'est important qu'on en parle, parce que visiblement c'est nécessaire…elle pousse un soupir contrarié. Je ne sais pas pourquoi tu penses ça, c'est pas le souvenir que j'en ai moi en tout cas…je me souviens d'un gars optimiste et créatif qui se pliait toujours en quatre pour me faire sourire avec trois fois rien. T'étais toujours là…Elle laisse échappe un gloussement amusé. Parfois même trop, mais j'ai toujours pu compter sur toi, t'as jamais été con Ronnie…jaloux ? impulsif ? Oui, mais pas con… Elle lui adresse un sourire bienveillant, elle avait gardée quant à elle de bon souvenirs de leur relation. Elle lève sa main devant lui avant qu'il n'ait vraiment le temps de protester. Laisse-moi juste finir. C'est important pour moi que tu saches que je ne t'ai pas quitté parce que tu n'étais pas assez ou trop ou peu importe ce que tu as bien pu te mettre dans la tête…je sais que ca fait cliché, mais c'était pas toi d'accord…c'est juste arrivé comme ça. J'avais pas prévu de ressentir ça pour lui, j'ai jamais cherché à ce que ca arrive ou à rencontrer quelqu'un d'autre…C'est juste arrivé et…je pouvait pas l'ignorer… »


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : pandamalin | tumblr | we♥it
messages : 580
quartier : south side

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Lun 12 Nov - 1:24



- So good luck on fixin' me, and what
we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for having loving you. -
EXORDIUM.

Quelques notes de guitare résonnent dans le petit café qu'ils viennent de rejoindre. Il y a ce parfum qu'il aime tant, l'impression que le temps et les années n'arriveront jamais à l'enlever. C'est l'odeur de l'habitude, l'odeur des choses qui perdurent et, l'espace d'un instant, il y trouve une coïncidence avec la jeune femme qu'il invite à s'installer une fois la table précisée et rejoint dans la foulée. Il laisse faire, perd son regard un court instant sur les alentours dans l'espoir de ne pas y croiser de traits familiers, pas de suite en tout cas, il aimerait profiter. Profiter de tout, au mieux, avec l'espoir que cette conversation sur le passé ne soit enfin terminée. Parce qu'il en ressent une espèce de gêne, quelque-chose de lourd pesant sur sa présence un peu maladroite. C'est ce qu'il se dit, secouant doucement la tête comme pour se répondre à lui-même qu'il est ridicule, Emy accaparant son attention en prenant place finalement à côté de lui, guettant Natalia d'un regard curieux. Ça l'amuse, en vérité, Ronnie délaissant une main dans sa fourrure ébouriffée. « J'ai essayé de... » Mais il ne continue pas, la voix de la brunette reprenant ses droits sur ce qu'il pensait clôt et loin de cet endroit. Raté. Le masque n'a peut-être pas été bien réajusté. « Je ne veux pas te contrarier Ron’. Mais je pense que c'est important qu'on en parle, parce que visiblement c'est nécessaire… ; il va pour lui faire entendre que non, pas forcément, qu'à nouveau il comprend ses choix de vie mais elle ne lui en laisse pas forcement le temps. Je ne sais pas pourquoi tu penses ça, c'est pas le souvenir que j'en ai moi en tout cas… je me souviens d'un gars optimiste et créatif qui se pliait toujours en quatre pour me faire sourire avec trois fois rien. T'étais toujours là… Un maigre sourire, cette fois, vient teinter ses lèvres. Quelque-chose de triste, de nostalgique. Quelque-chose qui ravive une vieille et légère douleur ; passée depuis le temps mais encore ancrée. Grand cœur émotif qui ne parvient pas à tout oublier. Oui, il avait toujours été là... et ça n'avait pas suffit. Et pour cause. Parfois même trop, mais j'ai toujours pu compter sur toi, t'as jamais été con Ronnie… jaloux ? Impulsif ? Oui, mais pas con… Contrairement au sourire de la jeune femme, le sien devient de suite un peu ironique. Il aimerait lui faire entendre que sur la dernière note, elle devient un peu fausse. Parce qu'il sait qu'il l'est, il ne le sait même que trop pour n'avoir jamais osé ne serait-ce que parler de ce qu'ils viennent rappeler. Laisse-moi juste finir. C'est important pour moi que tu saches que je ne t'ai pas quitté parce que tu n'étais pas assez ou trop ou peu importe ce que tu as bien pu te mettre dans la tête… je sais que ça fait cliché, mais c'était pas toi d'accord… c'est juste arrivé comme ça. J'avais pas prévu de ressentir ça pour lui, j'ai jamais cherché à ce que ça arrive ou à rencontrer quelqu'un d'autre… C'est juste arrivé et… je pouvais pas l'ignorer… » Et, finalement, son regard vient se porter sur Emy plus que sur cette vieille amie.

Il a la trachée qui commence à brûler, l'impression que l'air commence à lui manquer. Ça vient raviver trop de souvenirs, trop de choses qu'il avait tenté de fuir. Le moment n'est plus opportun à en ressentir encore du chagrin. Merde, ça fait des années déjà, des années et des années qu'ils se sont quittés. Ils n'étaient que des gamins avec encore énormément à découvrir et à perdre sur cette même lignée. Et, finalement, un maigre rire franchie la barrière de ses lèvres, un petit son presque défait ; lui qui pensait pouvoir tenir le coup se rend compte qu'il s'est fourvoyé. « Je me sens comme une merde. Une petite pause, ce sourire qui teint sa bouche qui ne s'estompe pas mais qui trahie l'évidence, les choses l'affectent plus qu'il n'aurait pu le laisser penser. C'est peut-être pire en soit. Ne le prends pas mal hein, mais ça fait vraiment genre n'importe qui aurait pu passé que ça aurait été le cas en soit. C'est en tout cas ce qu'il se dit, ce qu'il comprend maintenant : il n'a pas été assez bien pour lui éviter de ne serait-ce que lui échapper même sans vraiment l'avoir souhaité. Enfin, c'est pas bien grave va. » Et, cette fois, il se force à rendre son sourire plus avenant, plus sympathique, l'arrivée de la jeune femme prête à les servir l'y aidant sûrement. « Je vous sers quoi ? » Emy qui s'agite, qui cherche les caresses en prenant appuie sur un Ronnie qui, quant à lui, ne réfléchie pas après que Natalia ait fait son choix. « Mets-moi une bière pour l'instant, je verrai après, merci Ellen. Ah et ! Attends ! Un peu d'eau pour ma bébé. » Elle acquiesce, rend son sourire à Ronnie et à la jeune femme qui l'accompagne avant de tourner les talons vers le bar et les bouteilles qu'il a de nouveau repéré ; lui qui s'essaie à les oublier à chaque fois qu'il se risque en ces lieux si aimés. Un soupire, l'attention qui revient à Natalia, ce creux au fond de son ventre qui ne s'en défait pas. Tant pis, il paraît qu'il vaut mieux que ce soit dit. « J't'en ai voulu, au début. Une petite pause, l'air un peu plus dur et pourtant si doux. C'est paradoxale, paradoxale pour lui aussi tant ça fait encore mal malgré sa Rose et leur relation un peu bancale. Parce que j'comprenais pas comment toi tu faisais pour continuer comme si j'avais jamais existé en sachant que moi j'arrivais pas vraiment à avancer, tu vois ? J'crois que c'est la question que je me suis encore posé quand on s'est vu la dernière fois. » Des aveux, à demi-mot. Des aveux quant au fait qu'au fond de lui réside encore une trop grande place pour elle. C'est dire à quel point, stupidement, il s'était dit qu'elle resterait.       

_________________


i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 518
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Dim 18 Nov - 23:24

Moving on
EXORDIUM.
Son regard se dérobe et vient se poser sur l'animal à ses pieds et Natalia réalise qu'elle le force dans une discussion dont il ne veut pas et qu'apparemment elle est la seule à véritablement avoir besoin ou en tout cas à estimer nécessaire. C'est égoïste et encore une fois elle lui fait défaut, comme une mauvaise habitude qu'elle vient sans cesse à répéter. Elle se sent soudainement fautive et mal à l'aise, mais il est trop tard pour revenir en arrière, il ne lui reste qu'à se taire et essayer de ramener leur déjeuner sur une voie un peu plus présente et détendue et quelque chose lui dit que ce ne sera vraiment pas quelque chose de facile. Un rire vient briser sa réflexion interne et il ne fait qu'appuyer sa culpabilité. « Je me sens comme une merde. Son visage se tend dans une expression peinée, ce n'était pas son intention, ça n'avais jamais été son intention. Elle ouvre la bouche, la tête qui se secoue déjà à la négative, mais il reprend la parole et elle ravale ses paroles, après tout elle en a peut-être déjà assez dit comme ça. C'est peut-être pire en soit. Ne le prends pas mal hein, mais ça fait vraiment genre n'importe qui aurait pu passé que ça aurait été le cas en soit. Elle ne comprend pas le sens de sa réflexion, la conclusion à laquelle il a confronte, mais il vient à s’expliquer ou en tout cas à lui donner un peu de matière à comprendre ce qu’il ressent et ca lui brise un peu le coeur, parce que ca n’avait là pas de vérité, ce n’était pas ce qui s’était passé, ce n’était pas la réalité de son départ et elle ne savait pas vraiment si elle devait le laisser déprécier de la sorte ce qu’ils avaient ensemble vécus. Mais peut-être que c’était là quelque chose qu’elle devait faire pour d’une certaine façon finalement faire amende honorable. Enfin, c'est pas bien grave va. Elle se tait, ne sais pas quoi répondre à ça, c'est blessant, mais elle avait été la première à porter le coup fatale aussi, elle n'avait décemment pas le droit de venir pleurer sur son sort à présent. La triste évidence était qu'elle n'aurait probablement jamais dû venir. Le sourire qu'il lui tend reste sans réponse, elle vient porter son regard vers l'extérieur un instant et comme une bouée de sauvetage la serveuse vient interrompre ce moment parfaitement navrant. - Je vais commencer avec une eau gazeuse avec du citron s'il vous plait. » La jeune femme ne commande volontairement pas à manger tout de suite, elle n’est en toute franchise pas vraiment sûr de rester suffisamment longtemps pour manger.

« J't'en ai voulu, au début. Et à juste titre, elle n'en attendait pas moins de lui, elle l'avait quitté, il avait tous les droits de lui en vouloir et pourtant il était là à prétendre que ce n'était pas le cas… Parce que j'comprenais pas comment toi tu faisais pour continuer comme si j'avais jamais existé en sachant que moi j'arrivais pas vraiment à avancer, tu vois ? J'crois que c'est la question que je me suis encore posé quand on s'est vu la dernière fois. » Un soupir défait lui échappe. Elle ne sait pas comment lui dire qu'elle n'a jamais remis en question leur relation et ce qu'elle avait été, elle ne l'avait jamais considéré comme inexistante, jamais…elle avait juste choisie une autre voie, un autre que lui et pour ça elle n'avait pas vraiment d'explication, en tout cas aucune qui ne lui serait satisfaisante…ça ne s'expliquait pas, elle avait juste vu quelque chose en James, une évidence qui s'était établie comme jamais auparavant et ce n'était pas de sa faute, ni de la sienne…Une fois de plus elle reste silencieuse, cherche ses mots, une explication bien compliqué à fournir et qu'elle n'est pas bien sûre qu'il saura entendre. « Si c’est grave…T'as tous les droits d'être en colère Ronnie, t'as tous les droits de m'en vouloir et de pas vouloir me voir et c'est quelque chose que je comprend…je t'ai fait souffrir et si c'était pas mon intention, c'est pourtant ce que j'ai fait et je ne vais pas prétendre le contraire…j'ai pas envie de prétendre le contraire…La jeune femme prend une courte inspiration, secoue doucement la tête. Mais me demande pas de ne pas prendre mal ce que tu dis, parce que malgré ce que tu penses, j’ai jamais déprécié ce qu’on a vécus, ca a vraiment compté pour moi et si j’ai coupé les ponts c’est pas pour prétendre que t’avais jamais existé, c’était parce que j’avais pas le droit de t’imposer plus de souffrances…La serbe vient à se pincer les lèvres, ce n’est clairement pas la situation la plus facile du monde. Je suis vraiment désolée. Et pour ce que ca vaut ca n’a pas été une décision si facile que tu le crois…La serveuse revient alors tout sourire et vient déposer les boissons sur la table. – Je reviens avec l’eau pour Emy. Le regard de Natalia qui s’était égaré sur elle revient chercher celui de Ronnie. – Je peux partir si tu veux…c'est apparemment mieux... »


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : pandamalin | tumblr | we♥it
messages : 580
quartier : south side

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Mar 4 Déc - 0:13



- So good luck on fixin' me, and what
we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for loving you. -
EXORDIUM.

Il a le sourire qui se fane et l'impression que l'air devient lourd. Il aurait voulu que cette discussion ne vienne jamais, que les non-dits demeurent ce qu'ils avaient toujours été, des murmures derrière les murs. Un soupire alors qu'il la voit se dérober à son regard, fuir l'inévitable confrontation qu'ils s'imposent ; elle en demandant, lui en répondant. Ils sont stupides, comme lorsqu'ils n'étaient encore que des gosses aux songes branlants. Il veut lui faire entendre que ce n'est rien, finalement, qu'elle n'est pas obligée de dire quoi que ce soit. Oui, il s'en contenterait de son silence, il l'a toujours fait, même lorsqu'ils s'étaient perdus de vue et qu'il sombrait. Ronnie l'a accepté, cette fin de tout. Cette fin de 'eux'. Et tandis qu'il trouve le courage de parler, la belle revient à elle en lui coupant l'herbe sous le pied, le son de sa voix lui revenant, les mots désormais prêts à blesser ; il s'en doute, l'appréhende en vérité. Il aurait voulu ne pas l'écouter. « Si c’est grave… T'as tous les droits d'être en colère Ronnie, t'as tous les droits de m'en vouloir et de pas vouloir me voir et c'est quelque chose que je comprends… je t'ai fait souffrir et si c'était pas mon intention, c'est pourtant ce que j'ai fais et je ne vais pas prétendre le contraire… j'ai pas envie de prétendre le contraire… ; à ces mots là, il secoue légèrement la tête, allant pour répondre, faire entendre sa version des choses. Elle se méprend en énonçant tout ça, il s'est fait souffrir plus qu'elle ne l'a fait. Mais me demande pas de ne pas prendre mal ce que tu dis, parce que malgré ce que tu penses, j’ai jamais déprécié ce qu’on a vécu, ça a vraiment compté pour moi et si j’ai coupé les ponts c’est pas pour prétendre que t’avais jamais existé, c’était parce que j’avais pas le droit de t’imposer plus de souffrances… Je suis vraiment désolée. Et pour ce que ça vaut, ça n’a pas été une décision si facile que tu le crois… » Coupée dans son élan, la jeune femme revient avec les boissons, son éternel sourire accroché le long de ses lèvres. Il s'essaie à lui rendre au mieux, caressant Emy au passage qui réagit à son nom, levant les oreilles et penchant un peu la tête en essayant de saisir ce qui se dit. Ça lui arrache un soupire amusé, Ronnie tentant d'avaler les explications qu'il a longtemps rêvé. Et avant qu'il n'ait pu reprendre, c'est la mélodie cristalline et brisée de sa voix qui lui revient de plein fouet. « Je peux partir si tu veux… c'est apparemment mieux... » Et les mots glissent, se perdent entre eux deux sans qu'il n'ait encore le réflexe d'empêcher cette possibilité. Il a le cœur qui bat, les poumons qui se serrent. Il a cette même douleur que fut un temps. Merde, c'était il y a des années maintenant. Et Rose est là, Rose est avec lui dorénavant. Pleurer une âme aimée et partie n'est pas le choix le plus savant.

Et maintenant qu'il prend conscience de l'ampleur des choses, maintenant qu'il comprend, Ronnie s'anime, se redressant légèrement. Il a le regard qui perd de sa sombreur, les lèvres qui s’entrouvrent avant qu'elle n'ait pu ne serait-ce que s'animer. « Non, pars pas s'il te plaît. » Ça sonne comme un supplice, ça sonne comme une prière de désespoir ; de celles qu'on lance tard le soir malgré la déchéance même de l'espoir. Il ne sait pas ce qu'il ressent, il n'a pas la moindre idée de ce qui se joue en lui malgré sa nouvelle situation et l'importance qu'il a commencé à lui porter. Ronnie est, comme toujours, trop rapidement sonné, prit de court par ce qu'il ne parvient pas à contrôler. Cœur trop grand aux sentiments à jamais installés. « J'sais pas quoi te dire ; il bafouille, la main tendue vers elle jusqu'à parvenir à attraper la sienne. Légèrement, seulement, il n'insiste pas, lui laisse le libre choix de la laisser comme de la retirer, son pouce caressant – en attendant – le dessus de cette dernière. L'effleurer serait plus exact. C'est que ça a tellement compté pour moi, c'qu'on a eut. J'aurais donné tellement pour que ça continue. T'étais parfaite, t'l'es encore et j'étais tellement fier. Il en sourit, ose un petit rire nostalgique. C'est vrai, qui aurait voulu d'un homme comme lui, finalement ? J'étais tellement fier de t'avoir et j't'aimais tellement. Et maintenant que j'y pense, t'as raison, t'as bien fait. J'aurais pas supporté. Il continue sur sa lancée, essayant de ne pas vriller, de ne rien aggraver. Il est loin de savoir ce qu'il fait, loin d'être à même de pouvoir dire que ça arrangera sa conscience tout comme la sienne mais tant pis, tant que les choses sont dites. J'crois que j'ai jamais vraiment arrêté mais hé, c'est du passé. C'est du passé, on s'en fout. Alors pars pas, à défaut d'avoir pu faire attention à l'époque, laisse moi au moins pouvoir m'assurer de temps en temps que tout va bien pour toi. Laisse moi au moins veiller sur toi de cette façon-là. J'te demande que ça, j'ai besoin de ça en fait. » Il ose, vient faire entendre tout ce qu'il porte sur le cœur ; aussi déconstruit que ça puisse être. Et tant pis si ça impacte davantage son âme, tant pis si ça l'amène à devoir prendre davantage sur elle par ses pincements de lèvres. Elle sait au moins qu'il demeure un cœur sur lequel elle puisse compter, des épaules prêtes à la porter quoi qui puisse arriver. « T'veux bien rester, s'il te plaît ? » Trop gentil, il l'a toujours été.

_________________


i am one.
See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 518
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: moving on | natalia   Hier à 0:54

Moving on
EXORDIUM.
Il ne dit rien et curieusement Natalia ne se laisse pas immédiatement embarqué par son impulsivité notoire, non elle reste là, muette et observatrice des pensées silencieuses, de celui qui avait un jour partagé sa vie. Ce n'est pas facile et elle a bien conscience qu'elle s'inflige ça de son propre chef, mais c'est aussi en un sens, une façon pour la jeune femme de finalement poser sur la table les cartes qu'elle avait égoïstement emmener avec elle il y a tant d'années. « Non, pars pas s'il te plaît. Ce serait mentir de dire qu’elle n’est pas surprise, pas forcément par les mots ou l’intention, mais plutôt par l’intensité qui se dégage de cette demande. Son visage se pare presque automatiquement de culpabilité et d’affliction, parce que ça lui fait de la peine cela va sans dire d’assister finalement à ce qu’elle essayait d’ignorer. J'sais pas quoi te dire. Peut-être parce que ce n'est pas lui qui a des choses à dire, des excuses à faire entendre, mais elle a usée de son temps de parole et elle lui laisse à présent l'usage du sien, peu importe tout ce qui peut venir effleurer ses lèvres.

La main de Ronnie vient attraper la sienne et son regard un instant s'y dirige, son esprit étant curieusement immédiatement rappeler à son mari qui condamnerait ce geste aussi innocent puisse-t-il être…mais il n'est pas là et elle ne veut pas interrompre son élan, ce n'est après tout pas bien méchant et elle en est sûre sans arrière-pensée. C'est que ça a tellement compté pour moi, c'qu'on a eut. J'aurais donné tellement pour que ça continue. T'étais parfaite, t'l'es encore et j'étais tellement fier. Son coeur se brise en plusieurs morceaux, elle comprend ce qu’il veut dire, la peine, les regrets, la reconnaissance des souvenirs heureux, le tout curieusement entremêlés, mais la différence c’est qu’elle n’en a conscience que parce qu’elle l'a ressentie pour James dont l’absence l’avait brisé elle aussi et d’une façon finalement très similaire à celle qu’elle avait insinué chez Ronnie. Elle secoue pourtant la tête à la négative, faiblement, tristement…comment pouvait-il encore la voir comme cette petite chose parfaite… J'étais tellement fier de t'avoir et j't'aimais tellement. Et maintenant que j'y pense, t'as raison, t'as bien fait. J'aurais pas supporté. Elle n'a aucune raison de douter de tout ce qu'il dit, il l'avait toujours traité avec plus de dévouement qu'elle n'en avait sûrement mérité et peut-être que quelque part c'est aussi ce qui avait fait pencher la balance en sa défaveur même si sur le papier ça n'avait pas beaucoup de sens. Ce dont il faut se rappeler ceci étant dit est qu'à l'époque Natalia était une gamine qui se sentait enfermée; par ses parents, par son mode de vie, par tout en réalité…elle rêvait d'aventure et de passion et si elle aimait vraiment Ronnie, il la traitait avec beaucoup de précautions, lui aurait tout donné, peut-être trop et elle n'était à cette époque pas prête pour tout ca ou en tout cas pas avec lui….J'crois que j'ai jamais vraiment arrêté mais hé, c'est du passé. C'est du passé, on s'en fout. Alors pars pas, à défaut d'avoir pu faire attention à l'époque, laisse moi au moins pouvoir m'assurer de temps en temps que tout va bien pour toi. Laisse moi au moins veiller sur toi de cette façon-là. J'te demande que ça, j'ai besoin de ça en fait. Le début de sa phrase la fait tiquer, même si elle essaye de ne pas le laisser trop paraître, juste un peu pour être sûre qu'il ne voit pas là un encouragement dans ce sens. Elle est cette fois surprise d'entendre ça, très honnêtement, elle l'imaginait bien au-dessus de tout ça, d'eux et ça depuis longtemps…elle cherche un instant dans sa mémoire, tous ces moments qu'ils avaient partagés lorsque James était derrière les barreaux et rien ne lui laissait croire qu'il avait pu penser comme ça, à moins qu'elle ne se soit collée des œillères monumentales. La suite n'est pas beaucoup mieux parce que c'est un peu facile pour lui de dire qu'ils devraient s'en ficher, ça ne lui paraît pas si facile que ça si vraiment il a encore des sentiments de la sorte pour elle, ce qu'elle ne cessait de démentir face à son mari qui avait finalement raison à son plus grand regret…T'veux bien rester, s'il te plaît ? »

La serveuse revient ce qui soulage un peu Natalia sur l'instant, c'est que et bien qu'elle n'aime pas trop jouer sur sa grossesse, son trop plein d'hormones la rendent beaucoup plus sensible et cela dans bien des sens du terme, colère, joie, stress tout semble toujours amplifié et ce n'est pas toujours chose facile surtout quand on est de base pas franchement du genre expansive. Elle saisie l'occasion pour ôter sa main et venir l'enserrer autour de son verre d'eau, le tout avant que la jeune femme ne s'échappe de nouveau, la chienne à présent occupé sur son bol d'eau. Malgré tout ce que la petite voix dans sa tête vient à lui dire, elle restera, elle n'a pas besoin d'y réfléchir en soit, elle ne peut pas lui faire ça, elle ne peut pas l'abandonner là après ce qu'il vient de lui dire, ce serait à la fois cruel et véritablement injuste. « Ronnie…je…elle laisse un soupir maladroit s’échapper de ses lèvres, fronce ses sourcils et passe une main dans son cou comme à chaque fois qu’elle n’est pas à l’aise. Tu sais que je tiens à toi et que t’auras toujours une place spéciale pour moi, en tout cas j’espère que tu le sais…et c’est aussi important pour moi que tu saches que je suis vraiment désolée et que je m’en veux de t’avoir blessé comme ça et de t’avoir laisser disparaître après tout ce que tu as fait pour moi quand James n’était pas là…rien de ce que j’ai pu faire n’a jamais été avec une mauvaise intention à ton égard, jamais.  Les mains de la Serbe viennent s'entrelacer sur le plat de la table et elle triture machinalement ses doigts. Et je voudrais être là pour toi à mon tour, pouvoir t'aider, te rendre enfin la pareille et qu'on puisse être de nouveau ami, mais…pour ça tu peux pas avoir d'autres sentiments pour moi que de l'affection Ronnie…y a que comme ça que je pourrais rester, j'ai besoin de savoir que t'attendra jamais rien de plus de moi…pour elle avant tout, mais aussi parce que c'est là le seul argument lui permettant de justifier ce lien aux yeux de celui qui partage sa vie, parce qu'elle refuse de lui mentir et ne peut pas lui reprocher le manque évident d'enthousiasme qu'il présentera à cette idée. Est-ce que tu peux me promettre ça ? »



_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: moving on | natalia   

Revenir en haut Aller en bas
 
moving on | natalia
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Milana Natalia Nina Mednikova [M.N.N.M~FINISHED]
» (F) Natalia Dyer (négociable) ϟ lil' sis, pregnant.
» Fanmi Lavalas mete Yvon Neptune deyo
» Kelly Kelly Vs Eve Vs Natalya
» Livres pour l'été

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Windy City 911 :: THE WINDY CITY :: South Side-
Sauter vers: