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 moving on | natalia

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MessageSujet: moving on | natalia   Jeu 6 Sep - 15:10



- So good luck on fixin' me, and what
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EXORDIUM.

Petit vent à peine, il est déjà en bas à attendre qu'elle n'arrive dans son quartier. Parce qu'il n'est pas le mieux famé, parce qu'il craint presque autant qu'il y a quelques années. C'est ce qu'il retient, la raison de cette pointe de culpabilité de la faire venir jusqu'en ces contrées. Il n'a rien d'un gentleman, ce matin. Rien de ce qu'il aurait pu prétendre à être pour celle qu'il a longtemps pleuré. Petite parenthèse qu'il essaie de faire taire, petite parenthèse qu'il met de côté en osant finalement quelques pas jusqu'au parking à côté. Instinctivement, il a les mains qui fouillent dans sa veste jusqu'à entendre le tintement des clés de sa voiture, de son appartement, du peu qu'il lui reste encore jusqu'à ce qu'on ne le dégage ; loyer impayé. Il n'en a pas parlé, pas même à Rose qui n'en pourrait plus de s'inquiéter. Et à Emy de le rappeler à la réalité, de revenir en trompe jusqu'à lui après avoir retrouvé la branche qu'il avait pu lui lancer. « Hé mon cœur, viens-là. Viens-là. » De la terre, de la poussière, elle a été trop loin et il tique un peu en dégageant son poil, en essayant de la rendre un peu plus présentable. « Essaie d'être belle pour cette fois, j'sais que Rose s'en tamponne mais là c'est autre chose. Ok ? » La main qui tient le museau de la chienne qui le regarde, qui semble guetter ses traits avant de lui lécher la tronche et sans ménagement. Un sourire, un, enfin. Ça vient se perdre le long de ses lèvres tandis qu'il s'en redresse, raccrochant la laisse au collier de son bébé ; cherchant dans la foulée une cigarette pour immédiatement l'allumer. C'est qu'il commence à se dire qu'elle pourrait finalement ne pas venir, elle pourrait peut-être le fuir, ou l'autre l'aurait empêché de venir. S'il savait, s'il savait où elle allait, aurait-il accepté qu'elle ne s'y risque finalement au vu de leur passé ? Il a ces questions qui reviennent, qui s'ancrent dans sa tête sans qu'il ne puisse y parer et finalement, c'est sur l'écran de son téléphone qu'il vient tenter de s'apaiser. Mais rien. Rien, aucune nouvelle de Natalia qu'il n'a pas vu depuis un temps qu'il ne compte même pas. « Tu penses que c'était une mauvaise idée, toi? » Il s'adresse à Emy qui s'est assise à côté de lui, le dos de Ronnie venant retrouver le mur de l'immeuble dont il est sorti. Il en soupire, jetant un nouveau coup d’œil sur son téléphone pour se renseigner de l'heure, essayer de se convaincre que la route ne soit pas aisée à traverser, que tout Chicago soit bouchée jusqu'en son cœur. Il a le palpitant qui commence à s'emballer, les poumons qui s'encrassent de la cigarette qu'il met deux minutes à peine à consumer. Bordel qu'il est stressé, stressé de lui imposer quelque-chose qu'elle n'a peut-être finalement pas souhaité. Et il hésite, Ronnie, il hésite à lui envoyer un message pour lui dire de laisser tomber, s'excuser d'avoir insisté.

Téléphone en main, les doigts qui pianotent avant qu'on ne vienne se garer juste devant chez lui, juste devant lui, là où tombent les marches sur lesquelles il s'est assit. Le rouge aux joues, Emy qui s'emballe et qu'il peine à retenir, il s'en redresse, retrouvant sa hauteur pour pleinement la maîtriser, lui ordonner de s'asseoir et de ne pas tirer. Il a le regard caché derrière ses lunettes de soleil, la casquette tournée vers l'arrière pour dissimuler la tignasse rousse qu'il n'a pas réussi à dompter, le téléphone qui s’enfourne dans l'une des poches de sa veste avant qu'il n'ose s'avancer. Pour sûr, à l'instant où il parvient à l'apercevoir, il prend conscience qu'il fait tâche au moins à ses côtés, la Belle très très loin d'être aussi négligée qu'il n'ose se présenter ; la honte venant se trahir sur ses traits. « J'suis désolé, j'aurais dû faire un effort, c'est vrai. » Ce sont ses premiers mots en face à face, les premiers depuis des années et c'est ridicule à souhait. Il n'a pas vraiment la moindre idée de ce qu'il doit faire, comment l'accueillir, quoi dire d'autre que ce qu'il vient de timidement lui offrir. C'est un gosse devant celle qu'il craignait de revoir, celle pour qui les souvenirs ont toujours été bien rangés dans un tiroir. Mais le temps a passé et les choses ont changé, tout comme la vie qu'ils sont tous deux en train de mener ; chacun de leur côté. « T'as l'air en forme. » Et il aurait pu l'enlacer mais n'a pas osé, il tient à faire bonne figure finalement au lieu de tout casser. « Comment ça s'est passé la route ? Tu veux monter te poser un peu ou ? » Les questions fusent, la volonté de bien faire prenant le dessus, les mains qui tiennent encore fermement la laisse de sa Belle qui n'en peut plus d'être tenue à l'écart, réclamant l'attention de Natalia tout juste arrivée, quémandant ne serait-ce qu'une caresse pour être saluée. Ronnie, quant à lui, se fait un peu paumé, ne sachant pas encore trop bien comment se comporter. C'était plus facile par message.    

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MessageSujet: Re: moving on | natalia   Lun 10 Sep - 4:36

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« Babe, t'as pas vu les clés de ma bécane ? Natalia se retourne avec un sourire et dépose les dinosaures de son fils dans une caisse en plastique qu'elle dépose sur la table du salon. James avait la tête ailleurs ces derniers temps et elle se doutait bien que ce n'était pas juste dû à la fatigue amener par les préparatifs pour le bébé et les travaux restants dans la maison, ça devait avoir quelque chose à voir avec le club, mais sur ce sujet elle était dans le flou total, principalement parce que ces derniers temps, elle n'avait pas franchement eu l'envie de poser plus de questions que ça, elle avait déjà beaucoup trop de choses à gérer. –T’as regarder dans les poches de ton jean, dans la chambre ?  Elle l'entend monter les escaliers quatre à quatre et entreprend elle-même de jeter un coup d'oeil dans le salon et la cuisine voir s'il ne les y avaient pas laissé la veille en rentrant, tard soit dit en passant. Elle jette un coup d'oeil sur le comptoir de la cuisine lorsque son mari revient et vient passer ses bras autour d'elle. - Comme d'habitude t'avais raison. La jeune femme se retourne et vient poser ses lèvres sur celles de son mari. - C'est parce que je suis parfaite, chéri tu le sais bien.  Un sourire vient marquer les lèvres du motard et il lève un sourcil avant de déposer un autre baiser sur ses lèvres. - Absolument parfaite! Aller, je file je suis déjà à la bourre. Il dépose un baiser sur son front, passe une main sur le ventre rebondit de son épouse et va pour attraper sa veste. – Tu rentres tard ? James secoue la tête alors qu’il enfile son cuir aux couleurs du club sur son dos. – Nan je devrais être là avant que le petit aille au lit, je vais essayer de rentrer pour le diner, mais je suis vraiment pas sûr alors ne m’attendez pas ok ? Elle hoche la tête, elle n’attendait plus vraiment désormais de toute façon et reprend la direction du canapé où elle a laissé les jouets de son fils en plan. – Fait attention à toi, à ce soir. » La voix de son mari parvient jusqu'à elle, mais elle n'entend ceci dit pas les mots qu'il lui lance avant que la porte d'entrée ne vienne à claquer, elle se remets donc dans son idée de rangement avant d'entreprendre d'aller se préparer pour retrouver Ronnie avec qui elle a rendez-vous à onze heures trente. Il lui faut un peu de temps pour se préparer ou plutôt pour trouver quelque chose dans laquelle elle rentre, mais qui ne soit pas trop serrée, ce qui en soit, commence à devenir compliqué, il faut dire que si jusqu'ici sa grossesse avait été facilement dissimulable, ce n'était plus vraiment le cas depuis que son ventre avait décidé de s'étendre de façon exponentielle en à peine quinze jours de temps. Elle pousse un soupir alors qu'elle enlève un pull noir qu'elle avait l'habitude de porter, mais qui a présent remontait beaucoup trop haut. En désespoir de cause et parce que de toute façon elle n'avait pas vraiment plus de temps que ça, elle finit par opter pour un gilet de grosses mailles noires qu'elle enfile sur une blouse un peu large qui lui va encore. Un regard dans le miroir et elle hausse les épaules. Espérons qu'elle ne croisera pas son patron habillé comme ça, sinon pas la peine pour elle de revenir au Maureen's demain si ce n'est pour chercher son chèque...situation qui clairement ne tardera maintenant plus à arriver.

Elle est un peu en retard évidemment, c'est que la circulation à cette heure contrairement à ce que l'on pourrait penser n'est pas géniale. Elle finit cependant par arriver à en croire la voix de son GPS à destination. Ca lui fait un peu bizarre d'être de retour dans ce quartier qu'elle a longtemps arpenter et dans lequel elle a élevée son fils, mais pas autant que de voir le visage de celui avec qui elle a partagé quelques années de sa vie et laisser disparaître sans un mot il y a deux ans parce que c'était plus facile, bien que ce ne fût pas forcément très juste envers lui. Elle descend de la voiture, remonte ses lunettes de soleil sur sa tête et vient sourire aux lèvres à sa rencontre. « J'suis désolé, j'aurais dû faire un effort, c'est vrai. Elle lève les mains devant elle et laisse échapper un rire amusé.  - Relax Ron ! À moins que t’ai prévu de m’emmener au Ritz dans ce cas peut-être que tu devrais laisser tomber la casquette ! Elle lui adresse un clin d’œil avant de franchir les derniers pas qui les sépare. - T'as l'air en forme. Elle vient passer une main machinale sur son ventre. Pour pas dire énorme ! Elle se met à rire avant de reprendre un peu de sérieux. Merci, ça va j’ai retrouvé un peu de mon énergie ça fait du bien, t’as l’air en forme toi aussi ! Elle vient poser sa main sur son bras avant de l’ôter pour venir la poser sur la tête de la chienne qui est aussi surexcitée que son maître ne semble un peu figé.  - Comment ça s'est passé la route ? Tu veux monter te poser un peu ou ? Il profite qu’elle soit un peu distraite par la chienne pour venir à lui poser cette question, elle se redresse alors un peu. Ca a été, un peu bouché d’où mon retard, désolée de t’avoir fait attendre d’ailleurs ! Une légère grimace vient marquer ses traits avant qu’elle ne continue. On peut marcher un peu ? Le temps est pas trop dégueu aujourd’hui autant en profiter non ? Je sais pas où tu veux aller manger, c’est dans le coin où il faut qu’on prenne la voiture ? » L’ambiance est un peu tendue et elle s’y était en quelque sorte attendue, mais si Ronnie était plus dans le silence, elle avait tendance à vouloir malencontreusement meublé les silences, elle espérait juste qu’ils retrouveraient rapidement le naturel qui avait pu les caractériser auparavant.

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MessageSujet: Re: moving on | natalia   Lun 10 Sep - 23:18



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Il a la sensation que ses traits n'ont pas changé, éternellement inscrits sur ce faciès qui continue de sourire. Il s'en souvient encore, de ce dernier, de la manière dont il essayait de l'inscrire avant de se le faire voler. C'était il y a quelques années et pourtant, pourtant tout semble lui remonter instinctivement. Il peine même à s'y perdre, sur son regard, se souvenir deviendrait presque douloureux. Il avait tant misé sur sa personne, sur ce qu'il pensait pouvoir construire autour d'elle. Il aurait tant donné pour qu'elle ne daigne rester. Mais les choses sont ainsi, irrattrapables, davantage quand il vient descendre l'azur de ses prunelles sur le ventre arrondi qu'elle caresse du bout des doigts. Maigre sourire, quelque-chose de gêné. Finalement, elle avait bien fait de ne pas rester. De tous les hommes, il était celui qu'il ne fallait pas aimer. Une vérité qu'il se doit encore d'accepter, même malgré les années passées ; une vérité qui revient le hanter, songeant à Rose et l'amour qu'il commence sérieusement à lui porter. Un bref soupire avant que les paroles de Natalia ne lui revienne, la voix aussi douce que dans ses souvenirs. « Ça a été, un peu bouché d’où mon retard, désolée de t’avoir fait attendre d’ailleurs ! Il ose un signe de tête pour lui faire comprendre que ce n'est rien, d'où sa proposition à aller se poser, au moins prendre le temps de respirer. On peut marcher un peu ? Le temps est pas trop dégueu aujourd’hui autant en profiter non ? Je sais pas où tu veux aller manger, c’est dans le coin ou il faut qu’on prenne la voiture ? » Proposition rejetée pour en offrir une autre, Ronnie un peu prit de court, ayant clairement l'impression d'avoir été déplacé en se risquant à l'inviter. Il a cette espèce de honte qui remonte, cette gêne qui se trahi dans la manière dont il se tient, donc la laisse de Emy s'entortille le long de ses doigts tatoués. Il réfléchie un instant, s'essaie à se remettre de cette impression désagréable de ne pas être des plus doués avant d'y revenir, de pleinement lui faire face pour au mieux se raviver. « C'est pas trop loin, y'a un restau sympa, pas trop cher et les mecs connaissent Emy. » Dans un geste de bras, il annonce la direction à prendre, laissant sa chienne prendre les devants avant d'inviter Natalia à suivre ses pas, quittant la ruelle dans laquelle ils venaient à peine de se retrouver. Un bref silence, pesant. Un bref silence parce que tout est désormais différent. C'était il y a longtemps, si longtemps ; si loin avant que son mari ne revienne briser clairement leurs maigres instants, le peu de nouvelles qu'ils pouvaient se donner de temps en temps. Parce que Ronnie n'en demeure pas moins dégoûté, haineux à l'idée qu'un homme de cette trempe ait pu la séduire et se l'approprier. Il en entend chaque jour sur ces personnes, se berçant des histoires qui résonnent. Il sait les horreurs passées, s'imagine parfois tout ce qui pourrait lui arriver à elle et ses enfants dont elle lui avait déjà parlé, celui qu'elle porte rien qu'en cette journée.

« Alors, comment ça se passe là-bas ? Mieux qu'ici ? » Il essaie de se défaire des songes qui traversent son esprit, il essaie de revenir au sujet de sa petite vie. Parce qu'elle s'en sort mieux qu'il ne l'aurait tout de même imaginé, semblant gâtée malgré tout ce qu'on pourrait avoir à leur reprocher à ces mecs-là, un peu attardés. Dans la discussion, il vient laisser du lest à Emy qui en profite, venant se défouler parfois devant, parfois à leurs côtés. « Il s'occupe bien de toi ? » Il n'a pas pu s'en empêcher, la question venant brûler ses lèvres dans la foulée. Dieu qu'il aimerait qu'elle puisse rencontrer quelqu'un de bien plus acceptable qu'un de ces enfoirés. Il aspirait à mieux pour celle qui a accepté son invitation, ne misant pas sur lui mais sur quelqu'un à qui il aurait pu ne pas faire attention. Parce qu'il est de ces personnes bercées aux histoires inventées, de ceux qui croient les médias qu'on aime à faire entendre à la télé. Elle vient de là, son inquiétude à son sujet, la peur qu'elle puisse manquer de tout et surtout du confort qu'il lui songe mériter. Elle avait toujours été cette part de candeur qu'il avait eu du mal à oublier, cette douceur qu'il avait tant aimé. Non, jamais il n'aurait pu lui souhaiter le moindre mal ; pas même après tout ce qui s'était passé. Pas même malgré ça.    

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MessageSujet: Re: moving on | natalia   Jeu 13 Sep - 22:26

Moving on
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C'est un peu étrange, pas forcément instinctif et naïvement elle s'était attendue à ce que ça soit au moins un peu comme avant. Elle essayait de se rappeler s'il y avait eu cet instant de latence, cette période de réadaptation lorsqu'ils s'étaient revus il y a un peu plus de trois ans, lorsqu'ils avaient renoués après sept longues années de silence complet…elle ignorait toujours pourquoi il était venu quand de nulle part elle l'avait contacté, en réalité si elle le savait, parce que Ronnie avait toujours été un type loyal et bienveillant et qu'ils avaient partagés une vraie histoire ensemble…mais cette fois-là encore elle l'avait laissé tomber pas de la même façon certes, mais la finalité était la même, elle l'avait laissé s'effacer au profit de James…C'est pour ça qu'elle était là, parce qu'elle lui devait de l'être, de le soutenir et d'être l'amie qu'il était venu chercher et parce que si leur couple n'avait pas su tenir la distance, elle avait vraiment envie que l'amitié qu'ils avaient sur reconstruire quelques années auparavant puisse exister.

La Serbe ne manque pas de remarquer l’air tendu que prend Ronnie alors qu’elle lui propose plutôt de marcher un peu et elle choisit donc de se taire, elle n’avait pas l’intention de le vexer, mais aussi indépendante soit-elle, elle n’a pas pour autant l’intention de faire l’affront de se rendre chez son ex à son mari. Elle imagine déjà sans mal la tempête que ce simple déjeuner va provoquer plus tard. « C'est pas trop loin, y'a un restau sympa, pas trop cher et les mecs connaissent Emy. Finit-il par dire, tendant le bras en direction de la grande avenue, à peine a-t-il fait un pas que la chienne s'élance quelques mètres devant eux et elle lui emboîte donc machinalement le pas. Elle ne répond rien sur l'instant parce qu'elle cherche quelque chose d'intelligent ou même juste de censé, à dire, elle se dit que peut-être qu'elle devrait commencer par les excuses qu'elle n'avait jamais formulées, mais elle ignore si poser ce sujet si vite n'était pas franchement risqué…ce n'est pas tant l'idée pour ces retrouvailles. Les secondes s'écoulent et c'est finalement Ronnie qui se lance avant qu'elle n'ait ne serait-ce que trouver comment détendre une atmosphère un peu surchargé par un trop lourd passé et ça la fait finalement sourire, au moins l'espace d'un instant. - Alors, comment ça se passe là-bas ? Mieux qu'ici ?  Son regard dérive vers lui et le sourire qu’elle lui tend s’agrandit un peu, un coup d’œil à sa chienne qui les gratifie d’aller-retour enjoué et la question se pose, finalement bien rapidement pour quelqu’un qui avait expressément demandé à ne pas entendre parler de celui qu’elle avait épousé. – Mieux ouai c’est un euphémisme, ca change la vie de ne pas avoir à se préoccuper que les murs ne s’effondrent sur toi ou à prier pour que le chauffage central de l’immeuble tienne le coup tout l’hiver… Elle laisse échapper un rire amusé, mais néanmoins pas sans vérité, il le savait, il avait vu cet appartement loin d’être parfait, dans laquelle elle avait élevé son fils. Et puis c’est…rassurant de se dire que cette maison est à nous et à personne d’autres. Un sourire délicat vient se perdre juste un instant sur ses lèvres avant qu’elle ne poursuivre. Puis Eliott à de la place, un jardin pour jouer…il lui en faut pas plus pour être le plus heureux du monde t’imagines bien ! Un silence, court, mais nécessaire il lui semble, juste un hochement de tête continue avant qu’elle ne vienne remettre une mèche de ses cheveux derrières son oreille. Il s’occupe bien de moi. Elle vient chercher son regard du sien, Natalia apprécie l'intérêt de Ronnie et l'affection que démontre cette question aussi simple puisse-t-elle paraître. Beaucoup de choses ont changées depuis…elle se racle la gorge, ce n'est jamais un souvenir très agréable. qu'il est sorti. Pas bien sûr que ça n'est pas été le cas avant qu'il y soit envoyé, mais tout avait été à apprendre à commencer par être une famille. C'est un père génial et un bon mari…Il me rend vraiment heureuse. La jeune femme se sent un peu mal à l'aise de parler de James, parce qu'elle sait ce qu'il pense de lui, au même titre que bien des gens qui ne faisaient plus partis de son entourage désormais et elle réalise que la question ne demandait sûrement pas plus de développement, il l'avait sans doute posé dans une démonstration de bonne volonté. Alors, elle ne s'étend pas davantage, n’à pas envie de lui imposer plus que ca ou de lui donner l'impression de lui jeter son couple, sa famille au visage. Ça n'allait pas être si facile que ca au final. Enfin…et toi alors ? Raconte-moi ? Elle s'appelle comment ? » Comme pour le taquiner, l'épaule de Natalia vient rencontrer le bras de Ronnie à défaut d'être assez haute pour atteindre la sienne.



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MessageSujet: Re: moving on | natalia   Jeu 20 Sep - 13:00



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« Mieux ouais c’est un euphémisme, ça change la vie de ne pas avoir à se préoccuper que les murs ne s’effondrent sur toi ou à prier pour que le chauffage central de l’immeuble tienne le coup tout l’hiver… ; un regard vers elle qui en dit long, il ose un sourire parce qu'il vit encore cette situation, parce qu'il se souvient s'être levé plus d'une fois en sursaut avec l'idée qu'un mur puisse s'écrouler sur sa chienne ; tout si ce n'est elle, c'est tout ce qu'il demande. Aussi, il ne peut qu'acquiescer, tout sera mieux qu'ici en soit. Et puis c’est… rassurant de se dire que cette maison est à nous et à personne d’autre. Puis Eliott à de la place, un jardin pour jouer… il lui en faut pas plus pour être le plus heureux du monde t’imagines bien ! Il en garde ce maigre sourire d'installer sur ses lèvres, imaginant ce gosse élevé par cette femme-là ; il ne pouvait n'être qu'heureux, c'est un fait qu'on ne lui enlèvera pas. S'il est une douceur personnifiée dans ce monde, il parierait sur celle qui lui fait l'honneur de sa présence en cet instant précis. Et, finalement, avant même qu'il n'ait pu avoir le loisir de répondre, elle revient sur sa dernière question. Elle revient sur ce qu'il souhaitait s'épargner, première question pourtant posée. Il s’occupe bien de moi. Beaucoup de choses ont changées depuis… qu'il est sorti. Oui, il est sorti, c'est déjà le mieux qu'il pouvait faire cet abruti. Songe qu'il garde pour lui, silencieusement, caché dans sa tête tandis qu'il vient perdre son regard sur la jeune femme qui cherchait jusqu'alors le sien. C'est un père génial et un bon mari… Il me rend vraiment heureuse. Contrairement à lui pour qu'elle ne décide de s'enfuir, sans un mot, sans vraiment un regard pour savoir ce qui pourrait advenir. Nah, il fait le choix de ne pas y penser, de ne plus s'y concentrer. Les choses ont changé pour lui aussi, il doit se faire à l'idée que tous les chemins ne vont pas forcément du même côté. Et à y réfléchir, il se dit que les choses – quoi qu'il advienne – auraient été ainsi. Parce qu'ils ne sont pas du même monde, parce qu'ils n'ont pas forcément les mêmes volontés, les mêmes souhaits. C'était de cette manière qu'il était parvenu à lui pardonner, à se réjouir dans cette famille bâtie finalement bien qu'à son avis trop rapidement. Si lui n'était qu'un déchet, James restait à ses yeux qu'un gros con. Mais aucun mot n'était à dire, aucun jugement ne lui était demandé. Il respecte, au mieux, mais s'y adonne avec autant d'efforts qu'il est capable de donner. Enfin… et toi alors ? Raconte-moi ? Elle s'appelle comment ? » Puis la discussion s'inverse, le regard de Natalia vient se perdre de nouveau sur lui, guetter possiblement ses réactions. Un maigre coup d'épaule comme pour l’inciter à parler, à se confier. Il savait que cet instant viendrait et si parler de Rose ne l'avait jamais embêté, ici tout devient un peu compliqué.

Il soupire un peu, essayant de dissimuler ce sourire qui longe ses traits malgré tout. Il est content de pouvoir en parler, donner une autre impression de lui que celui qui lève tout ce qui semble bouger dans un pub. Il est loin de ça, trop loin désormais. Elle est parvenue à beaucoup en changer. « Elle s'appelle Rose. J'l'ai rencontré en sortant d'un bar, un mec la faisait chier en fait et je sais pas, j'avais pas les idées super claires tu vois ? Du coup, bourré à mort et courageux comme pas deux bah j'y suis allé ; il marque une pause, laisse le suspens se faire et l'occasion à Natalia de se foutre de sa tronche. Parce qu'il sait que cette histoire est ridicule, parce qu'il sait aussi que la fin est encore pire. Sauf qu'il m'a foutu la tôlée de ma vie et c'est elle qui m'a épargné de me faire tabasser la gueule. Romantique hein ? » Qu'il vient faire entendre, le rouge montant aux joues comme honteux de ce qu'il vient d'annoncer. Et il l'est, en soit. Non pas qu'il regrette, sans ça il ne l'aurait pas, mais il aurait préféré une toute autre romance à raconter. « Enfin bref, elle m'a raccompagné, elle m'a rafistolé aussi vu la mandale que je me suis pris et elle est restée la nuit. Je te passe les détails blabla, moi je m'attendais à ce qu'elle soit barrée quand je me lèverais mais même pas. Elle était juste en train de faire le petit-déj’, avec Emy, et elle est restée un peu ensuite. Bref voilà ! » Il prend conscience de l'absurdité de son récit mais ne trouve pas d'autres mots plus directs que ceux-là, reflétant la vérité de ces instants-là. Et maintenant qu'il y songe un peu plus, il se dit avoir eu de la chance de ne pas l'effrayer ; autant par l'état de son appartement que par ses vices loin d'être cachés. « Si tu cherches les avantages que je tire de cette nouvelle situation, je peux te dire que j'ai recommencé à composer de la musique. »      

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MessageSujet: Re: moving on | natalia   Dim 30 Sep - 22:20

Moving on
EXORDIUM.
Son soupir tout comme le regard qu'il lui lance est suffisamment parlant, il sait de quoi elle parle, lui aussi vie dans un taudis du south side et bien qu'elle n'y ait jamais mis les pieds à proprement parlé, il n'est pas franchement difficile de l'imaginer, après tout tous les immeubles du coin sont aussi vieux que le monde et pas franchement au top de la sécurité, mais c'est le prix à payer pour un loyer abordable. Le ton qu'elle emploie et le sourire discret qui vient s'établir sur ses lèvres alors qu'elle explique en quoi cette maison change tout ne sort pas de nulle part, elle aime vraiment cet endroit malgré l'histoire qu'il renferme et les douleurs qu'il peut encore amener dans le regard de son mari, elle sait que c'est provisoire, elle en est intimement convaincue, les souvenirs qu'ils créeront dans cette maison ne pourront qu'effacer ceux qui ont forger le passé de James.

Ses enfants, son mari c'est un sujet sur lequel elle pourrait sans aucun mal s'étendre, parce qu'au final il n'y a pour elle que ça de vraiment important dans sa vie, il n'y a qu'eux, tout le reste a bien peu d'impact, certains pourraient trouver ça triste voir même pathétique, mais elle s'en fiche, c'était ça son aspiration, fonder sa famille, prendre soin d'eux et c'était là un rôle qu'elle prenait très à coeur. Bien sûr elle n'avait pas forcément pour aspiration de n'être qu'une serveuse et elle s'était surprise à imaginer faire autre chose, trouver une voie qui pourrait peut-être la stimuler personnellement et autrement, mais sa grossesse avait mis ses plans en suspens et puis de toute façon ce n'est pas comme si elle savait ce qui pourrait ne serait-ce que lui convenir et l'intéressé, elle n'avait pas de diplôme, aucune autre expérience que celle de servir des bières et ça ne lui rendait pas vraiment la tâche facile. Alors, oui il y aurait sans doute plus à dire, mais dans l'immédiat elle ne veut pas le noyer sous toutes ces informations qu'elle sait qu'ils ne désirent pas vraiment, après tout il le lui avait lui-même dit, il n'avait pas envie d'entendre parler de son mari…Elle change donc le sujet, l'amène sur celui qui est sien, cette femme qu'il avait mentionnée dans leurs échanges par texto et qui semblait au vu du sourire qui pointe immédiatement sur ses lèvres, être véritablement importante. Ca attise la curiosité de Natalia, de mémoire il ne lui a jamais vraiment parlé d'aucun de ses conquêtes, peut-être volontairement à cause de leur passif, elle n'en sait rien pour être tout à fait honnête. « Elle s'appelle Rose. J'l'ai rencontré en sortant d'un bar, un mec la faisait chier en fait et je sais pas, j'avais pas les idées super claires tu vois ? Du coup, bourré à mort et courageux comme pas deux bah j'y suis allé. Elle l’écoute avec attention, l’observe avec la même application et lui adresse un sourire à la fois amusée et divertie, de toute évidence l’histoire dépasse la simple rencontre autour d’un verre et c’est toujours mieux quand il y a un peu de drama non ? Sauf qu'il m'a foutu la tôlée de ma vie et c'est elle qui m'a épargné de me faire tabasser la gueule. Romantique hein ? Elle laisse échapper un rire très franchement surpris et un chouia moqueur…gentiment bien sûr. Elle ne s’était pas vraiment attendu à ce retournement de situation, après tout au vu de la carrure de Ronnie c’est un peu difficile d’imaginer qu’il puisse être couché par des piliers de bars, ceci dit s’il était si atteint que ça et connaissant son problème avec l’alcool ca explique assez facilement le pourquoi du comment. Le récit s’étend et la suite de l’histoire se dessine progressivement et de façon finalement assez imagée pour qu’elle en saisisse le déroulement, de toute évidence il était tombé sur la bonne nana, une qui en tout cas ne s’était pas laissé impressionné par les travers de ce grand gaillard. Si tu cherches les avantages que je tire de cette nouvelle situation, je peux te dire que j'ai recommencé à composer de la musique. »  La chienne revient vers eux et vient se glisser dans leurs jambes, ne manquant pas de déstabiliser un peu les pas de Natalia qui s’écartent un peu, il ne manquerait plus qu’elle s’étale par terre, dans son état, même pas sûr qu’elle puisse se relever toute seule. « On dirait bien que tu as eu de la chance dans ta petite aventure, elle a sûrement été impressionné par ton courage et…l’intention. La jeune femme lui adresse un regard taquin et ses lèvres s’étirent en un sourire un peu railleur. Et du coup c’est ce qui t’as poussé à essayer de te reprendre en main ? et par la même à me recontacter ? Elle lève un sourcil, elle ne nie pas avoir été surprise par le fait qu'il la contact après tout ce temps. Bien sûr elle ne lui reprochait pas après tout il avait mis les voiles pour lui laisser la possibilité de se retrouver seule avec la situation qui s'imposait à la sortie de son mari et elle tout comme lui savait très bien que James et Ronnie étaient en quelque sorte un mix complètement impossible…ça l'avait toujours été depuis toujours et à juste titre. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à avoir de tes nouvelles après tout ce temps et…les mots ne viennent pas vraiment et c'est plutôt ses mains qui s'agitent en un roulement intermédiaire. Tout ce qui a changé, mais je suis contente que tu l'ai fait, ça me fait vraiment plaisir de voir que tu as trouvé quelqu'un qui t'inspire autant. Le sourire de Natalia est bienveillant et alors que son regard dévit de nouveau devant elle, elle ajoute. T'as intérêt à mettre les bouchés double Monsieur Dawson, visiblement t'en as trouvé une avec suffisamment de corones pour pas se laisser impressionner par tes airs de gros ours mal léché ! »


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MessageSujet: Re: moving on | natalia   Sam 6 Oct - 23:16



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we coulda been. You'll always fail
to see, that I'm forever broken.
I hate your guts, and hate his too.
I hate myself for having loving you. -
EXORDIUM.

« On dirait bien que tu as eu de la chance dans ta petite aventure, elle a sûrement été impressionné par ton courage et… l’intention. Elle ose un sourire et il ne fait qu'y répondre. Il le conçoit, toute son histoire est ridicule et pourtant, elle ne manque pas de le rendre fier. Fier d'avoir pu obtenir une femme qui soit à même de lui rappeler que chaque chose n'est pas forcément perdue ; lui qui pensait que rien, jamais, ne viendrait après le départ qui l'accompagne aujourd'hui après déjà quelques années. Et du coup c’est ce qui t’as poussé à essayer de te reprendre en main ? Et par la même à me recontacter ? Les joues qui commencent à rougir et le regard qui s'en défait. Il acquiesce seulement avant de fuir le contact visuel, se sentant un peu stupide. Stupide de ne pas l'avoir fait avant, stupide d'en ressentir parfois encore quelques picotements. C'est qu'il avait beaucoup espéré lorsqu'ils étaient plus que des amis de longues années. Aussi, il ne sait pas vraiment ce qu'il pourrait ajouter, comme par peur de tout gâcher. Parce qu'il pourrait lui faire entendre que le retour de son mari l'aurait gêné, parce qu'il aurait pu énoncer les vérités qui ont mûri en lui ; silencieusement et pendant un certain temps. Il aurait pu mais se contente d'un silence un peu bête, un peu lourd. Un silence qui trahi que l'envie était présente derrière son manquement à le faire, à revenir ; prendre des nouvelles simplement bien qu'il s'en imaginait déjà le pire. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à avoir de tes nouvelles après tout ce temps et… tout ce qui a changé, mais je suis contente que tu l'ai fait, ça me fait vraiment plaisir de voir que tu as trouvé quelqu'un qui t'inspire autant. Quelques mouvements de main pour s'aider à parler, la belle vient le gratifier de toute sa sincérité. Du moins, il le perçoit de cette manière, le petit bout de femme se faisant attentif à son récit, à tout ce qu'il avait pu décrire depuis que la discussion s'était concentrée sur lui. Et finalement. T'as intérêt à mettre les bouchés double Monsieur Dawson, visiblement t'en as trouvé une avec suffisamment de corones pour pas se laisser impressionner par tes airs de gros ours mal léché ! » Un rire franc, quelque-chose de détendu qui s'extirpe de ses lèvres en y songeant. Elle n'a pas tord, Rose est bien la seule à avoir le courage de s'y risquer, demeurer à ses côtés malgré cet air pas toujours aisé à supporter. Il se connaît, sait les écarts qu'il peut faire, les états dans lesquels – souvent – il se terre. Il sait l'énergie qu'il pompe à ceux qui lui sont chers, rien que par les frayeurs qu'il leur impose par ces vices dont il ne parvient pas tellement à se défaire. Natalia aurait été malheureuse, qui sait. Peut-être qu'elle n'aurait pas eu pleinement la force de l'épauler, lui et le cauchemar qu'il peut être depuis ce passé partagé.

« Je sais, j'fais au mieux pour l'instant ; réponse simple, rapide, qui vient briser la maigre absence qui l'avait attiré. Il s'est perdu dans ses songes rien qu'une seconde pour y penser, répéter cette dernière phrase de la part d'une Natalia intéressée. Bien-sûr qu'il devra faire des efforts, autant que possible pour ne serait-ce que la garder, s'offrir une chance de pouvoir survivre à sa stupidité. J'crois que je m'en sors pas trop trop mal. Une pause, le regard qui lui revient avant qu'il n'ose un maigre coup d'épaule – très léger – contre la jeune femme en se souvenant néanmoins de ce qu'elle s'était risquée à dire. Et j'suis pas un ours mal léché. J'aime juste pas les gens chiants et les contraintes. » Il ose un sourire. Les contraintes, celles qui s'essaient à lui faire entendre qu'il va trop loin. Après tout, Ronnie n'est qu'un gamin. « Non mais je vais essayer qu'elle parte pas... Ce sera déjà ça. » Il en baisse la tête en disant ça, convaincu qu'elle pourrait disparaître, à tout instant. Convaincu qu'elle pourrait aisément trouver mieux ; parce qu'il existe mieux, en ce monde. Parce qu'il est des âmes bien plus avenantes que la sienne et Natalia, par le passé, lui avait fait comprendre cela. Un soupire, un maigre sourire, quelque-chose d'un peu défait en y pensant ; s'il pouvait remonter le temps. C'est la tête de Emy qui le rappelle à l'ordre, venant quémander une caresse en choisissant désormais de marcher à ses côtés, sans vraiment plus le quitter ; elle sait où ils se dirigent et commencent déjà à jouer d'un peu de tendresse pour s'assurer quelques passe-droits. « Ça va mieux, tu sais, depuis tout ça. » Il ose, perdant le bout de ses doigts dans le pelage de sa chienne en même temps pour se donner un peu de courage, un peu plus de force qu'il n'en possédait jusqu'alors. Ça, tandis que l'autre s'agite pour essayer d'expliquer vainement ce qu'il sous-entend. Il ose, oui, rien que pour s'assurer qu'elle ne vienne rien se reprocher. Il ne voudrait pas la savoir à se blâmer de ce qui s'était passé, Natalia n'avait fait que prendre la bonne décision pour s'assurer une vie stable, comme elle l'aurait rêvé.       

_________________


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See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
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