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 the one minute | cameron

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MessageSujet: the one minute | cameron   Dim 16 Sep - 16:18



The one minute. One minute of
everything at once. And anything before is
nothing. Everything after, nothing. Nothing in
comparison to one minute.
EXORDIUM.

« Rentrez chez vous. » Ça fait des heures qu'ils sont à deux dans la salle, lorgnant sur quelques dossiers, sur quelques cadavres fraîchement arrivés. Des heures qu'aucun mot n'a été échangé. Il a refusé le moindre bruit, le moindre son dans l'enceinte de cette pièce. Le besoin de réfléchir, de comprendre, de tout ressentir ; pour finalement tout perdre lorsqu'elle s'est mise à bailler, le plus silencieusement du monde, certes, mais pas assez. Il a le cœur qui s'emballe, la pression artérielle qui menace encore d'augmenter, l'agacement au fond de ses prunelles qui se trahie dans qu'il n'en vienne à s'en cacher. Car ses grands yeux ronds et bleus se sont posés sur Taylor à ses côtés, soutenant son regard tout juste accroché. « Rentrez. Demain, même heure. Assurez-vous même d'être là en avance, je veux mes rapports sur toutes ces conneries. » Et il s'anime, la laisse respirer, se défaire de sa présence parfois imposée. Celle qui déstabilise parce qu'elle peine à cesser. Ce sont ses habitudes qui ne disparaissent pas, ces habitudes tenaces qui font qu'on préfère l'éviter quand on en possède le choix. Et avant que la porte ne claque, il soutenait toute la pression qui continue de pomper et son sang, et son énergie. Puis, plus rien. Plus rien si ce n'est ce silence des plus intenses, ce silence prenant et envoûtant, salvateur pour l'âme qui reste en cet instant. L'azur qui se voile de ses paupières, un souffle long vient braver le calme de la morgue tandis qu'il se laisse glisser le long du mur, rapidement au sol. Rituel, habitude, peu importe. Il s'offre quelques secondes, rien que quelques secondes pour pouvoir s'éteindre, perdre ses traits fins entre ses mains. Et la voix de Euros semble résonner, se perdre dans les couloirs invisibles de son esprit pour se faire entendre ; ses mises en garde, ses pensées, toutes ses choses qu'ils continuent de souhaiter, puis le sujet de cette enfant sur lequel ils ne s'entendront jamais. Cette enfant qu'ils ne côtoieront jamais. Ils ne seront pas cette famille imaginée, ils ne seront pas cette idée qu'il s'est surprit parfois à espérer. Ils ne le peuvent pas, condamnés à s'aimer dans l'ombre d'une convention sociale des plus ridicules et arriérées, cachés à l'abri des regards indiscrets. Pas de vie heureuse, de portraits accrochés. Pas de soirées heureuses pour se faire envier, pas de démonstrations quant à cet amour parfait. Il a le cœur qui se serre, les souvenirs qui remontent. Encore et encore. Ils ne sont que secrets. Que secrets et mensonges. Rien que cela dans les ténèbres d'un monde qui ne comprendrait pas. « Putain de merde... » Ce n'est qu'un murmure tandis qu'il s'en relève, délaissant le sol qu'il n'a que trop connu durant toute sa vie pour se redresser à hauteur de ses volontés, de ses envies. Un énième soupire avant qu'il ne récupère son manteau, ses dossiers, tout ce qu'il doit encore éclaircir pour ceux qui viendront les récupérer. Un coup d’œil sur sa montre, une simple indication qui viendrait établir un bilan simple et direct de cette journée : ça fait douze heures. « Douze putain d'heures, encore. Putain. » Putain.

Les pas qui résonnent dans l'escalier menant au parking. Il a l'esprit ailleurs, loin, trop loin pour pleinement penser, faire attention, s'attarder sur les regards qui le guettent, le toisent ; sur ces brefs mots qu'il croit percevoir, à moins que ce ne soit son esprit qui ne joue encore. Encore, encore et encore. Comme trop souvent, trop souvent quand le sommeil commence à manquer, quand les paquets de cigarettes ne se font plus suffisants. Et à s'y attarder, Dieu qu'il pourrait s'en fumer un en entier. C'est la dernière réflexion simple qui viendra courir dans les sentiers froids de son âme, la dernière qui s'imposera à sa conscience avant que l'azur clair et glacial de ses prunelles ne vienne se perdre sur la silhouette qui patiente, là, de dos, à côté de sa voiture. Il ose s'arrêter, prendre quelques secondes pour secouer la tête, essayer de se raisonner. Mais elle demeure, claire, nette, précise sous son regard qui tient, levé sur tout ce qu'il vient imaginer. Il l'a souvent vu, l'a assez retenu. Il se souvient de cette prestance, de cette tenue ; aussi fière et droite que sa mère, aussi impassible et immobile que son père : ils ne pourraient la renier. Brona. Et pourtant, jusqu'alors, jamais il n'est allé se présenter ; plus depuis bien des années. Il avait tiré un trait sur cette idée, s'était conforté dans une seule et même idée, la même que Euros s'évertuait à lui ancrer : il n'existe rien qui puisse convenir pour cette gamine à leurs côtés. C'est la raison pour laquelle il croit percevoir les battements de son propre cœur sous sa peau, frappant à s'en faire mal contre la cage thoracique déjà trop sollicitée par la cigarette et la manière dont il peut parfois en tousser. Ce qui commence à manquer, ce qui commence grandement à être silencieusement réclamé. « Et puis merde. » Alors il s'y résout, Eamonn. Il ose, franchissant les derniers mètres qui le coupent de son véhicule, réajustant son masque terne et froid, celui qui éloigne plus qu'il n'attire. Ils n'ont jamais été aussi près, jamais.      

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MessageSujet: Re: the one minute | cameron   Mer 19 Sep - 21:55

The One Minute
EXORDIUM.
C’est ce que l’on appelle le destin. Un cadeau du ciel. A mesure que ses doigts parcourent habilement le clavier de son téléphone, la jeune femme a le sourire qui ne se décroche pas, qui refuse de fuir face à ce cadeau du ciel que de pouvoir retrouver celle qui a fait chavirer son cœur pour de bon. Qui lui a ouvert les portes des plaisirs insoupçonnés, qu’elle pensait inexistants.
Sadie. Cette petite merveille. Cette incroyable opportunité. Cette putain qui finira par tapiner sous un pont pour quelques grammes de coke, comme sa mère. De ça, elle s’en fait la promesse. Mais pour le moment, elle prend plaisir à retrouver son sujet d’expérience, à lui faire savoir que le destin les a réunis de nouveau malgré quelques mois de séparation.

Et ce destin porte un nom. Il en porte même deux. Cameron elle-même en est l’enfant et c’est certainement ce qui fait d’elle l’être incroyable qu’elle est aujourd’hui.
Habile, rapide, elle recompte minutieusement et soigneusement les billets verts qu’elle glisse dans une enveloppe aux recoins parfaits. Rien n’est abîmé, rien ne l’est jamais. Sauf lorsqu’elle le décide. Un coup de langue humide et elle scelle le loyer qu’elle doit à ce jeune fonctionnaire qui ne s’en sort pas, qui se retrouve obligé de sous-louer son appartement pendant qu’il crèche chez ses parents, croulant sous les dettes d’elle ne sait quoi. Ça ne la regarde pas, elle s’en fout, tant qu’elle peut se louer ce petit studio jusqu’à ce qu’elle puisse avoir son propre chez elle. Ce cocon de tranquillité et aseptisé.

Cameron jette un œil sur sa montre dont la vitre relui sans rayures et se décolle de sa chaise pour revêtir sa nudité blafarde d’un jean et d’un chemisier blanc sans l’ombre d’un pli, qu’elle agrémente d’une veste légère. Vans aux pieds, la jeune femme sort de son non-appartement, dépose l’enveloppe dans sa propre boîte aux lettres dont le propriétaire viendra dépouiller de son contenu à 22h pile. Une vieille habite, a-t-il dit, il aime lorsque tout est chronométré et à l’heure. Comme le loyer. Audace incompréhensible de lui faire sous-entendre cela lorsque ce type trempe dans l’illégalité même en lui sous-louant son appartement. Peu lui importe, elle a bien autre chose à foutre que de se soucier de l’inutilité qu’il représente. Ce soir, son esprit est focalisé sur un tout autre but, bien plus intéressant et excitant.
C’est ce qui règne dans ses veines : l’excitation. Peut-être une part d’appréhension aussi. Et c’est loin d’être la peur de la première rencontre qui l’habite mais celle de la déception. Eamonn O’More. Même nom de famille que sa chère et tendre mère qu’elle n’a pas encore eu l’occasion de rencontrer en face à face mais qu’elle a eu tout le plaisir de contempler de loin. Même visage, même regard, elle s’est reconnue avec quelques décennies de plus, à peine. Une merveille, une beauté taillée dans le marbre éternel. La froideur de ses traits, l’assurance dans ses pas, si elle n’était pas sa génitrice, elle brûlerait d’envie de la faire chuter de sa tour d’ivoire en brisant la confiance qu’elle porte si fièrement sur ses épaules de flic.
Mais comme elle l’a souvent entendu dire : On a dit pas les mamans.

Cameron réajuste son sac à main sur l’épaule lorsqu’elle arrive sur le parking du l’institut médico-légale. Elle n’a aucune idée du temps qu’il lui reste à tuer mais elle a bien à faire en regardant sous toutes les coutures la bagnole de celui qu’elle présume être son oncle. En tout cas, un membre de la famille suffisamment proche pour venir braver les limites de l’interdit dressés par l’adoption. Et cette gueule si atypique, elle ne l’oubliera jamais. Cameron n’oublie jamais rien.
Elle se plante là, près de la carrosserie et le temps défile, flirtant sans abus avec sa patience de fer tandis qu’elle s’imagine avec une sincère curiosité tout ce qu’il peut se passer derrière ses murs si sinistres. Les corps découpés, les organes retirés, pesés. Les cerveaux disséqués. Son attention est capturé par le corps frêle et plus minuscule qu’elle qui trace sa route, tête entre ses épaules, fuyant l’endroit d’un pas rapide mais fatigué. Cameron l’ignore et tourne le dos, jetant son dévolu cette fois sur le décor derrière elle. Elle le scrute, en imprime les moindres détails, comme lorsqu’elle attendait dans le bureau de la directrice après convocation, dans la salle d’attente du médecin pour une banale angine. Elle se perd dans cette contemplation jusqu’à ce qu’un bruit de pas lourd et vif ne la tire de ses pensées.
Son cœur palpite lorsqu’il entre dans son champ de vision, lorsque son visage entre dans le rayon lumineux du lampadaire. Elle doit l’admettre, il est encore plus beau qu’il y a quelques années. Un visage que le temps a marqué de ses épreuves, par l’âge également mais à peine. Mâchoire carrée, regard aussi clair que le sien, presque glacial.
Osseux.
C’est le mot qui lui sert de description pour cet homme qui partage son sang et qui saura certainement lui donner les informations qu’elle souhaite avoir. S’il s’est tant acharné à vouloir la voir et à lui verser tout cet argent durant toutes ces années, ça n’est certainement pas par acquis de conscience, si ?

- Eamonn O’More ?

Bien évidemment que c’est lui mais elle joue les politesses, avec ce parfait masque d’innocence et de candeur. Presque intimidée.

- Désolée de venir vous importunité sur votre lieu de travail et de ne pas vous avoir prévenu de ma venue. Pause. Je sais que vous êtes celui qui est venue durant toutes ces années.

Elle tâte le terrain, palpe les contours pour savoir jusqu’où elle peut s’aventurer. Et pas à un seul moment elle ne détache son regard de lui, ses pupilles résolument ancrées dans les siennes. Une manie qui met mal à l’aise tellement de gens, qui ne savent plus où regarder lorsque cette femme braque ses deux billes claires dans les votre, sans en décrocher.
Cameron se demande s’il s’y attendait qu’un jour elle débarque pour demander des comptes, qu’on l’éclaire sur qui elle est, d’où elle vient. L’impassibilité de l’homme est surprenante ?

- Oncle ? Elle capte l’étincelle dans son regard, c’est ce qu’elle cherche à faire lorsqu’elle se montre si abrupte. C’est ce que j’en ai déduit vu vos noms de famille similaire.

Et avec ça, un sourire. Si tendre.
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MessageSujet: Re: the one minute | cameron   Sam 22 Sep - 15:38



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Le regard qui pèse le long de ses épaules, qui guette chacun de ses gestes, de ses pas. Le regard qui pèse sur sa conscience, ce petit bout d'Elle, de Lui, de ce qu'ils avaient été fut un temps, avant que le monde et les âges ne les séparent durant dix ans. Il a le palpitant qui s'anime, qui s'enflamme, il a tous ces souvenirs qui remontent, qui s'embrasent. Et l'azur de ses prunelles qui guette à son tour, qui accroche ce même regard que celui qui perçoit, le matin, dans le miroir. Longues ont été les années avant que sa présence ne vienne jusqu'à lui se risquer ; longues ont été les années avant que ce secret ne vienne le rattraper. « Eamonn O’More ? » Tant pis pour la cigarette, pour ses plans routiniers. Tant pis pour le repos qu'il attendait, ces heures de sommeil bien méritées. Tant pis. Il s'arrête, vient soupeser son âme de l'éclat clair de ses prunelles. Il guette, essaie de deviner. Il guette et veut comprendre ce qui peut bien l'amener. Il n'est rien qui puisse lui être bénéfique dans la vie qu'ils se sont construit, celle qu'ils ont finalement terni par souci de gloire, de grandeur, d'un trop plein d'envies. Il n'y a rien pour elle ici. « Désolée de venir vous importuner sur votre lieu de travail et de ne pas vous avoir prévenu de ma venue. Je sais que vous êtes celui qui est venu durant toutes ces années. » Un flash, une image. Le souvenir de beaux yeux bleus curieux, captant son attention de derrière l'une des seules fenêtres à portée de vue. Il se souvient l'avoir vu, ce jour-là, guettant sa venue et l'habitude de ses pas. Il se souvient qu'elle lui avait souri, qu'elle n'avait pas arrêté. Il se souvient avoir cessé de s'y rendre au risque de céder. Puis, finalement, il attend silencieux, se souvient s'être fait la promesse de ne pas intervenir ; jamais. Et Dieu sait que ça commence à lui peser, lui qui sent toutes ses émotions s'entrechoquer. Raison pour laquelle il garde son regard dans le sien, sale manie que de toiser les gens pour s'assurer de leur attention ; quand bien même, ici, il est celui qui demeure silencieux. « Oncle ? » Il tique, sent les nerfs de son front, de ses tempes s'animer. C'est plus fort que lui, si elle savait. « C’est ce que j’en ai déduit vu vos noms de famille similaire. » Ce qu'elle en déduit, ou ce qu'on est venu lui dire lorsqu'il s'y rendait à l'orée de quelques nuits. Il a son sang qui commence à brûler, cette volonté de répondre qui vient se perdre sur tout le long de sa trachée mais rien. Rien encore ne vient franchir la barrière de ses lèvres. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'il doit énoncer, pas la moindre idée de la manière dont cet instant devrait se passer. C'est hors du temps, hors de ses pensées, hors de toutes ces images qu'il s'était imaginé. Eamonn est bouffé par l'effet de surprise qu'il n'arrive pourtant pas à trahir le long de ses traits. Impassible, immuable, vide.

« C'est ce qu'ils t'ont dit ? » La question résonne dans le parking, la voix abîmée par le temps, la cigarette, l'âge qui s'étend. Il ne cherche pas vraiment à l'en faire douter, il veut savoir, seulement. Savoir ô combien ils sont parvenus à l'évincer, lui et ce titre qui devrait lui revenir. Parce qu'elle est leur, à eux plus qu'à ces deux-là. Mais ils se ravivent, comme à chaque fois que l'une d'Elles hante son esprit et ses parois, ses sentiments. Ils gagnent du terrain, viennent se frayer un nouveau chemin. Il sent leur poison se risquer jusqu'en son cœur, rappelant à son âme silencieuse tous les souhaits qu'il s'était risqué à faire. Et le regard qui ne s'en défait pas, qui patiente silencieusement, qui attend. Oui, il attend de pouvoir les haïr réellement, de pouvoir justifier toutes ces menaces faites lorsqu'il n'était qu'un adolescent. Dieu qu'il pourrait aller les tuer, ceux-là, juste pour avoir touché à son enfant. A leur enfant. « Quelles histoires ils t'ont conté pour que tu trouves le courage de venir jusque-là, Brona ? » C'est instinctif plus que réfléchi, il le sait pourtant ce prénom que sa famille actuelle a tenu à lui donner plutôt que celui qu'ils avaient supposé, Euros et lui, fruit de leur amour caché. Elle n'est pas sa fille, sur les papiers. Elle ne le sera jamais, quand bien même il l'avait par le passé tant souhaité. Ça commence à le ronger, à le perdre que de l'avoir aussi proche et à la fois aussi loin. Des inconnus, c'est ce qu'ils sont devenus, ces deux êtres qui malgré eux l'avaient perdu. Et pourtant, la voilà, plus forte lui semble-t-il que jamais. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Il t'envoie pour voir si j'honore les conditions qui avaient été données ? » Les enculés.

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