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 we're the ones who live | kean

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Elijah Haynes


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quartier : west side, l'appartement au-dessus du Penitent ; possède une maison isolée aux abords de Chicago légalement grâce à sa fausse identité (David Castle), retapée entièrement par ses soins
physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

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MessageSujet: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyLun 17 Sep - 15:56



we're the ones who live
EXORDIUM.
Les sombres secondes s'écoulent lentement, silencieusement. Au loin ne subsiste que le bruissement de quelques lattes de plancher endommagées, le chant du vent contre l'une des fenêtres brisées. Des mois de travail pour pouvoir lui offrir ce dont elle pouvait peut-être rêver, ce havre de paix qu'il pensait sécurisé. Pas un son, pas un cri, pas un rire. Rien, rien si ce n'est la lueur qui s'éternise au bout de l'un des couloirs et le sang, le sang qui orne les murs jusqu'à tenter de lui arracher le moindre espoir. Il a le cœur qui se serre, le cœur qui s'enserre, les poumons qui manquent d'air. Pourtant il ose, avance, s'y essaie sous la lourdeur de ses pas qui hésitent à se risquer sur cette voie. La porte entrouverte sous son regard qui s'éclaircit, ses prunelles qui s'humidifient. En une fraction de seconde, son arme vient briser le silence retrouvé, s'abattre à même le sol poussiéreux de ces pièces qu'ils n'ont pas assez foulé. Plus aucune arme, plus aucune défense, l'impression même que rien ne puisse l'aider à s'animer, au-devant de cette vérité cacher l'aider à s'élancer. Il craint les ombres, les ténèbres. Il craint les conséquences de ses actes, de ces décisions prises lorsque rien ne semblait réel. Il craint la mort et ses cadeaux, le poison glacial qui s'immisce jusque contre ses os. Et ces perles salées qui s'abandonnent, il ressent contre ses joues ces sillons dessinés au fur et à mesure que la vérité résonne. Par delà la porte légèrement fermée, il croit percevoir le glas silencieux d'un fait qu'il n'a pas su éviter. C'est cette idée qui l'empêche d'aller plus avant, balayant la barrière de bois verni qu'il avait construit quant à ce projet d'enfant. Et il songe, il songe à quel aurait été son émerveillement devant cette réponse qu'elle attendait tant. Il y songe assez pour s'y résigner, la main qui se lève dans un mouvement lent pour découvrir la vérité, la cause de tout ce sang. Et ce qu'il perçoit parvient à mettre un terme à tout ce qu'il ressent, venant défaire toute la force qu'il parvenait à faire perdurer, les genoux embrassant le sol dans une chute qu'il n'a pas cherché à éviter. Il a, sur son corps mutilé, son regard qui ne parvient pas à s'en détacher, la conscience qui lui rappelle l'origine de ce qu'il n'a pas su empêcher : sa Belle au cœur arraché, les yeux vers lui tournés. Parce qu'il est celui à blâmer, l'unique assassin de cette vie bousillée ; vérité trahie par la larme qu'il croit voir couler, là, au coin de ce regard attristé, l'une de ses mains vers lui tendue. Et, l'espace d'une seconde, Elijah peine à savoir si elle accuse ou le supplie de l'aider. L'espace d'une seconde, oui, Elijah croit être celui qui l'a tué. Lui ou tout ce qu'il vient engendrer, tout ce qu'il essaie de monter, là, récupérant cette place dont on l'avait exilé. Aucun souffle ne parvient à franchir la barrière de ses lèvres, de sa gorge enflammée. Rien ne subsiste le long de ses traits si ce n'est ces larmes qui ne cessent de perler, là, mêlées à l'eau salée qui s'écoule encore de ses boucles trempées. Détaché, immuable... vide.

Et il n'aura fallu que d'un soupire pour revenir, des cauchemars s'élever, pleinement en partir. Il a senti la lame s'enfoncer dans son dos avant qu'il ne revienne, l'hypothèse silencieuse de tout ce qui pourrait découler de leur échec. Ils ne sont pas assez nombreux. Il souffle entre ses lèvres à peine ouvertes, venant défaire son front de la sueur accumulée, ses joues des larmes qui s'y étaient installées. Il ose un bref coup d’œil sur celle qui dort paisiblement à ses côtés, dans une respiration à peine perceptible, il se doute que ses rêves sont un peu plus clairs que celui qu'il vient de traverser. Et ça lui suffit à essayer de s'en relever, il devra tout tenter ; tout ce qui est en son pouvoir pour s'assurer qu'elle soit épargnée, quoi qu'il puisse arriver. Et il sait, au fond de lui, que pour ça, il leur faudra davantage de bras. C'est ce qu'il se met en tête de quérir, aujourd'hui même pour s'éviter le pire, il se souvient de cette âme délaissée malgré les années de prison dont on l'a enfin laissé sortir. Il soupire, une fois préparé, déposant un baiser contre le front de sa Belle par nécessité pour finalement s'y risquer, braver l'aube tremblant de Chicago jusqu'à cette maison qu'il a déjà surveillé. Les quelques rayons froids d'un soleil matinal se lèvent lorsqu'il parvient jusque sous le porche, prenant place sur les marches qui mènent à la rue, s'allumant une cigarette dans la foulée ; qu'importe qu'il soit vu. Le temps est compté, il n'a en tête plus que cette idée.  

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Birds are silent for the night, cows turned in as daylight dies. But one soul lies anxious wide awake, fearing no manner of ghouls, hags and wraiths. My dear, shut your eyes. Lie still, lie silent, utter no cries. As the witcher, brave and bold, paid in coin of gold. He'll chop and slice you. Cut and dice you, eat you up whole. Eat you whole.
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Kean Devaney


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physique : S'il possède quelques cicatrices ça et là, restes de combats pourtant remportés, il est surtout tatoué à divers endroits (croix entre les omoplates, corbeau sur l'intérieur de son avant-bras gauche, illustration d'une Claddagh sur le torse, les prénoms de ses trois enfants sur l'intérieur de son avant-bras droit).

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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyDim 23 Déc - 19:56

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Un billet glissé dans la paume de l’irlandais. Un petit sourire et une tape amicale sur l’épaule du vieil homme qui vient de lui donner le billet. Il n’était pas obligé, Kean s’est proposé comme il se propose bien souvent depuis qu’il est sorti de prison. Un peu d’aide pour une porte à réparer, un évier à déboucher, des courses à porter. Des broutilles diraient certains, des petits gestes qui ne sont pas pour lui diraient d’autres, mais pour Kean ça compte. De se rendre utile, ça compte. Qu’on lui offre parfois un billet ou une bière c’est un plus, ça fait toujours plaisir et on ne crache pas sur la moindre reconnaissance mais il le fait parce qu’il y tient, parce qu’il ne veut plus tourner en rond, parce qu’il a besoin de faire quelque chose. D’être là. Pour les gens de sa communauté. Il avait cette oreille attentive et toujours une bière à offrir quand il était gérant du Maureen’s. Puis il a passé onze ans en taule et quand il est revenu, si certains l’ont reconnu, pour d’autres, il n’était qu’un étranger. Il aurait aimé pouvoir reprendre la gérance du Maureen’s mais avant même qu’il ait pu en discuter avec les siens, ils ont subi une attaque de plein de fouet de la part des serbes, ces raclures avec lesquels les siens avaient accepté une alliance pendant qu’il était en prison. Résultat ? Des blessés, des morts, un procès, le Maureen’s fermé, de l’argent qui se fait désirer. Il y a eu de la vengeance et elle a fait du bien. Après tout, Kean s’est pris une balle dans l’épaule et aurait bien pu y laisser sa peau alors oui, ça lui a fait du bien de pouvoir prendre part à cette vengeance mais ça n’a pas été suffisant. Parce que l’après a été compliqué. Il l’est encore. L’idée qui a germé dans son esprit, il l’a proposée aux siens et bien qu’intéressante, le manque d’argent, encore une fois, a été le principal obstacle. Alors non. Rien. Pas d’ouverture d’épicerie dans le quartier. Et il a tourné en rond Kean. Beaucoup trop pour son propre bien mental ou pour le bien de son épouse qui a commencé à avoir peur de lui. Il étant trop tendu, trop sur les nerfs, trop limite à craquer. Et puis il a finalement rendu service une fois et il a décidé de continuer. Après, même si les choses sont restées compliquées, parce qu’il enrage d’en être là où il en est, qu’il enrage vraiment Kean, il a réussi à se calmer un peu. En aidant. A force de bouche à oreille, il est devenu celui qu’on appelle pour la moindre broutille mais ça lui convient. Pour le moment, d’être cet homme-là, ça lui convient. Au moins il est utile. Au moins il ne reste pas entre les quatre mus de sa maison toute la maudite journée.

Elle dort encore, son épouse, quand il se lève. Non pas parce qu’il est attendu quelque part mais parce qu’il a pris l’habitude d’aller courir à l’aube naissante, tous les matins. Se vider la tête. Entretenir son corps. Nécessaire tout ça, nécessaire. Il passe silencieusement la tête dans la chambre de son dernier qui dort encore paisiblement. Un petit sourire vient étirer les lèvres du roux alors qu’il observe l’enfant. C’est le plus souvent à son avenir qu’il pense. Il veut pouvoir lui donner plus qu’il n’a pu donner à ses autres enfants de par son absence. Il referme la porte, entreprend de passer par la salle de bain pour s’habiller, tenue sportive oblive. Capuche enfoncée sur les cheveux roux, les clés sont enfoncées dans la serrure et la porte est ouverte. Et Kean se fige en voyant la silhouette assiste sur les marches. Dans la pénombre de la nuit mourante, il lui faut quelques secondes pour reconnaître de qui il s’agit : Elijah. Il referme la porte à clés qu’il enfonce dans sa poche avant de descendre les marches pour venir faire face à l’irlandais. Il lui doit la vie. Cela il en a conscience est il l’a remercié. Une fois. Parce que Kean n’est pas homme à insister et qu’Elijah n’est pas homme à supporter d’éternels remerciements. Le regard incisif est porté sur l’irlandais et Kean est fixe, droit. Suspicieux ? Non. Juste curieux.

« Dia duit. » qu’il lance à voix mesurée. « Qu’est-ce qui t’amène ? »

Parce que Kean n’est pas homme à tourner autour du pot. Et qu’il est curieux.
Très curieux même.


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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyDim 30 Déc - 22:28



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EXORDIUM.
Le tintement des clés vient retentir jusqu'à lui, forçant l'homme à la barbe à lever la tête. Il laisse l'azur clair de ses prunelles se perdre sur l'horizon qui commence à se colorer, bravant la pénombre pour la détrôner. Et le voile se lève sur sa présence à défaut de la raison qui le pousse à faire cette offense. Le soupire du rouquin lui parvient à son tour, sentant cette paralysie remonter jusqu'à lui ; personne ne s'y attend jamais, à sa silhouette déjà levée malgré le récent coucher de la nuit. Il ravale le petit sourire qui s'était installé, continuant de consumer la cigarette qu'il s'était allumé. Et les pas se rapprochent, lui parviennent ; pas hésitants mais tout de même un peu lent. Il brise la routine, fait taire la sécurité. Il vient rompre tout le schéma que cet homme avait essayé de réinstaurer ; par égoïsme, par nécessité. S'il veut sauver Jade et son avenir, il va avoir besoin d'hommes et ça quoi qui puisse advenir. « Dia duit. » Il acquiesce simplement, laisse l'autre lui faire face sans pour autant bouger, ne serait-ce que se lever. La nuit a été longue, éprouvante. Les ténèbres n'ont fait que régner, sa raison s'en décaler. Il sombre, petit à petit, maintenant qu'il sait être suivi. Faith l'a trouvé avant que les serbes n'y parviennent dans la foulée. L'étau se resserre sans qu'ils ne puissent y parer, combien de temps avant qu'ils ne soient tous à tomber ? Un soupire, de sa part cette fois-ci. Elijah essaie de réfléchir, de songer avec autant de discernement qu'il en mesure d'user. Mais, pour la première fois depuis trop longtemps, ses plans sont bancales presque autant que leur sécurité. Il doit se rendre à l'évidence, Haynes n'est pas venu pour rester muet. « Qu’est-ce qui t’amène ? » Et enfin la question, celle qu'il connaît. Celle qui revient à chaque fois qu'il se poste non très loin d'une porte jamais passée. Ils savent ce qui l'amène même s'ils refusent de l'admettre. Si un fait peut être gérer par son expérience, ce serait déjà terminé. Mais pas là, pas cette fois. Cette fois les choses sont plus compliquées, plus hargneuses qu'il ne l'aurait imaginé. Les tourments restent et les doutes s'installent. Il y a comme un vent lourd qui se porte, rendant un peu plus conséquents les fardeaux qu'il transporte. Il tique avant de répondre, laissant la fumée claire se dissiper. Il a les mots en travers de la gorge, n'a pas la moindre idée de la manière dont il doit commencer la proposition qu'il a – avec lui – apporté. Plusieurs idées s'imposent mais aucune ne lui paraît être encore la bonne, sachant le tempérament de celui qu'il a aujourd'hui devant lui, connaissant tout ce qu'il a enduré, tout ce qu'il est prêt à éviter pour ne pas avoir à y retourner.

C'est dans un soupire qu'il termine par se lever, écrasant le filtre de sa cigarette plus que consumée, pratiquement entièrement brûlée. « T'as trois enfants là-dedans en plus de ta femme. » C'est une affirmation plus qu'une question, il commence par là finalement. Il connaît les points faibles, sait où frapper pour être entendu. Il sait profiter des situations tendues. Et il le prouve, levant d'ors et déjà une main dans la direction du roux comme pour limiter la colère qu'il croit voir s'installer le long de ses traits ; et avec justification, soit dit en passant. « Te fatigue pas à sortir ton couteau en plastique volé dans ta piaule là-bas, je les menace pas. Ses prunelles viennent croiser les siennes pour remettre les choses en ordre, les points – comme on dit – sur les i. Je te rappelle seulement ce que tu aurais pu perdre. Ce que tu as encore à perdre, en fait. » Ne pas brusquer l'homme sans pour autant non plus le ménager. Il doit installer ce climat, les prémices de cette tempête pour s'assurer qu'il soit sur ses gardes quant à ce qui peut encore arriver, quant à ce qui se prépare il le sait. La paix, dans leur milieu, n'a toujours été que de courte durée. « Ce qui s'est passé, l'autre soir, c'est rien à côté de ce qui peut encore nous tomber dessus et, deartháir*, je sais que tu es assez intelligent pour l'imaginer. » La main, au final, revient hanter le fond de sa poche à défaut de retenir l'animal qu'il croit avoir perçu en lui. Il connaît ce sentiment, sait comment le raisonner ; ils ne sont pas si différents à bien les observer.



*deartháir = frère.   

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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyDim 17 Mar - 9:07

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Attente. Des explications d'Elijah. De sa présence ici bas, si tôt, si loin de leur antre. Pourquoi ? Qu'est-il venu chercher auprès de Kean ? La question est légitime, elle est posée et elle demande une réponse. Le silence ne dure guère longtemps. Elijah bouge, se lève, écrase le reste de sa cigarette au sol avant de tout faire sauf répondre à la question que Kean a posé. Il se contente d'affirmer des faits. Oui, il a trois enfants et sa femme à l'intérieur de la maison. Oui. Les sourcils se froncent, la tête est secoue doucement de droite à gauche. Il cherche à comprendre Kean, en quoi ses enfants et sa femme ont un rapport avec la présence d'Elijah chez lui. Et il n'aime pas ça, de l'entendre parler de sa famille ainsi. Il n'aime pas ça parce qu'il ne sait pas ce qu'il a derrière la tête, ce qui le pousse à en parler. Il attend toujours sa réponse Kean. La main d'Elijah se lève, incitant l'irlandais à ne pas se laisser emporter par la colère sourde qui vient fraîchement de naître après les mots prononcés. Les yeux se plissent un peu plus quand Elijah poursuit, affirmant qu'il n'a pas à le menacer puisque lui-même ne menace pas sa famille. Donc, s'il ne les menace pas, pourquoi les mentionner ? Et c'est fort regrettable en fait car les mots qui suivent ressemblent pourtant bel et bien à une menace. Oui, il aurait pu les perdre et il pourrait encore les perdre mais pour quoi ? A cause de qui ? Lui ? Que cherche-t-il ? Les poings se serrent, il fait un pas en avant pour s'approcher d'Elijah qui ne cille pourtant pas. Et Kean s'arrête de toutes les façons dans son mouvement quand la suite vient, quand Elijah vient parler de ce qu'il s'est passé au Maureen's, de cette terrible soirée. Son épaule n'est plus douloureuse mais le souvenir de ce qui est arrivé est encore cuisant. Particulièrement cuisant. Et il commence à saisir Kean. Il commence à comprendre, oui, les raisons qui poussent Elijah à être là. Alors il se calme un peu Kean. Le fait qu'il emploie le mot « frère » dans leur dialecte aide aussi à le calmer. Oui, ils sont frères mais... Kean doute. D'Elijah ? Oui, il ne le connaît pas encore beaucoup. Mais les autres surtout... Il a ce terrible sentiment, Kean, d'être un loup dont la meute ne veut plus véritablement ou, plus exactement, d'être un loup trop différent des autres. Peut-il encore les appeler « frères » ?

« Je sais. » qu'il finit par répondre après de longues secondes silencieuses. Il a un regard en arrière pour la porte derrière lui, une pensée pour ceux qui se trouvent à l'intérieur. Il a peur pour eux. Bien sûr qu'il a peur et il comprend mieux les paroles d'Elijah à présent. « Je me serais opposé à ça, à cette alliance. Si j'avais été là... » Mais il n'a pas été là. Il était derrière les barreaux, n'avait aucun pouvoir, aucun mot à dire sur les décisions prises. Il reporte son regard sur Elijah. Moins menaçant, plus concerné, inquiet. « Mais t'as pas répondu Elijah. » qu'il dit finalement en secouant doucement la tête. « Pourquoi t'es venu me voir ? Je crois pas que ce soit juste pour me dire ce que ma famille risque hm ? » Un silence. « T'attends quelque chose de moi ? »

Autant qu'il le dise.


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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyJeu 21 Mar - 16:46



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EXORDIUM.
Il est à l'écoute, Kean a cessé de tiquer à ses remarques, aux faits qu'il expose comme une menace. Il aurait dû s'en douter, ses paroles ne sont jamais de bonnes augures pour ceux qui les écoutent ; et pourtant, rien de personnel là-dedans. Il n'a rien à craindre de sa présence si ce n'est d'y voir un peu plus clair sur la manière dont eux, les siens, les leurs – peut-être, se précipitent dans un gouffre qui les dépasse et de très loin. « Je sais. » Il acquiesce, Elijah, guettant les émotions qui semblent vouloir s'imposer, celles que son hôte improvisé n'est pas encore très à même de dévoiler. Il ne le juge pas. Haynes n'est qu'un intrus parmi eux, instaurant d'ors et déjà une seconde loi ; la bonne cette fois. « Je me serais opposé à ça, à cette alliance. Si j'avais été là... » Il tique à son tour, le bouclé. Les « si » n'ont jamais rien changé, il ne s'en est jamais contenté. Pourtant, il tait encore cette remarque, essayant d'instaurer un certain climat d'entente. Rebondir là-dessus, faire entendre qu'il pense que ceux qui se morfondent sur le passé ne sont que des incapables n'aiderait en rien sa démarche d'aujourd'hui. Non, il laisse faire, l'azur clair de ses prunelles jaugeant celles de son interlocuteur. Il sait que le roux peut avoir pas mal de jugeote, plus que n'importe lequel de ceux qu'il a déjà rencontré. Ils suivent, dociles, ne marchent qu'en direction de l'argent ; tout comme lui, d'une certaine manière, sauf que lui tient à son nom, son respect, sa survie. Il ne sera pas le chien de n'importe qui. « Mais t'as pas répondu Elijah. Pourquoi t'es venu me voir ? Je crois pas que ce soit juste pour me dire ce que ma famille risque hm ? » Il ose un maigre sourire pour sa pertinence. Il est loin d'être con, évidemment. Aussi, le barbu retrouve sa hauteur, un soupire bravant les tréfonds de sa gorge pour ne laisser que la suite. Il cherche les mots les plus adéquates pour ce genre de situations, sachant sa place trop récente entre leurs rangs pour pouvoir se permettre cette lancée. Et pourtant, c'est bien la raison qui l'a poussé jusqu'à cette porte-là. Il est le nouveau qui choisit de rendre justice à leur sang parce qu'aucun autre n'a véritablement le courage de le faire. « T'attends quelque chose de moi ? » Et on y est enfin. Pas d'hostilité, une simple demande concernée. C'est ce qu'il attendait, cette simple curiosité qui pourrait tant offrir à ceux qu'il n'est pas allé voir et qu'il n'ira pas voir d'ailleurs. Si sa tête est mise à prix dans un autre état, il ne tient pas à ce qu'ici soit également le cas ; surtout pas par ceux qu'il doit désormais appeler les siens par les tatouages qui prônent sur ses bras.

« J'attends seulement de pouvoir faire bouger les choses. Être le clébard de ces enfoirés ou de qui que ce soit, c'est pas vraiment dans mes cordes. » Ça a le mérite d'être clair et il tient à cette honnêteté, lui comme les autres ne sont pas sans savoir qu'il était mercenaire avant d'être un membre à part entière. Enfin, il hésite silencieusement à en dire davantage. Il aimerait savoir s'il peut lui faire confiance, il aimerait savoir s'il n'est pas à moitié en train de se tirer une balle dans le pied. C'est la raison pour laquelle il s'attarde sur les traits du quadragénaire. C'est la raison pour laquelle il essaie de se faire une idée des mots qu'il pourrait énoncer après avoir comprit ce qui est en train de se jouer. Mais Elijah n'en a que trop vu pour pouvoir se risquer à sa première impression, il n'est pas sans savoir que les apparences peuvent parfois être trompeuses. S'il s'en méfie encore, il se décide à prendre quelques risques. « J'ai parlé à Everett, Esras, Eamonn et quelques autres déjà. Ceux qui n'étaient pas pour cette alliance de base, finalement. » Les mains dans les poches, son mètre quatre-vingt dix détaillant l'homme qui lui fait face, Elijah marque une pause mais se refuse à faire durer le suspens de sa présence plus longtemps. « Tu veux essayer d'arranger les choses ou pas ? »   

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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyDim 14 Avr - 11:28

We're the ones who live.



Qu'il soit honnête, c'est tout ce que Kean demande. Parce qu'il peut faire en sorte que les choses se calment, que les affaires tournent de nouveau très bien sans qu'il y ait tous ces conflits et ces bains de sang, s'il peut faire en sorte que les Crows retrouvent tout leur pouvoir, il le fera Kean. A son sens, trop d'erreurs ont été faites en son absence et il enrage encore plus de ne pas avoir été là, de ne pas avoir pu faire entendre sa voix. De ne pas avoir pu faire entendre la raison. Et Elijah ne tarde pas à donner une réponse qui satisfait Kean. Pas pleinement puisqu'il reste assez vague mais oui, il est satisfait des mots prononcés. Il répond un « Moi non plus. » les dents serrées. Non, il n'accepte pas d'être un clébard non plus. S'il n'a pas plié en taule ce n'est pas pour plier à l'extérieur. Ils avaient tout et à présent, Kean a juste l'impression qu'ils travaillent pour d'autres et non plus pour eux-mêmes. Et ça, ça ne passe pas. Faire le sale boulot des autres alors qu'ils ne l'ont pas décidé non, ça ne passe pas. Et ils doivent se venger. C'est pour lui inadmissible que certains des siens aient subi des représailles, même « douces », parce qu'ils ont essayé de défaire ce qui n'aurait jamais dû être fait. Mais y aller de front est difficile et délicat. Alors la présence d'Elijah aujourd'hui ici est une bonne chose. Kean peut trouver en lui un allié, il le sait. Ils sont sur la même longueur d'ondes. D'ailleurs, Elijah ne tarde pas à annoncer à Kean que d'autres sont eux aussi sur la même longueur d'ondes. Il se crispe un peu quand il entend le prénom d'Eamonn mais il fait avec, il fera avec. Il ne laissera pas ses sentiments personnels mettre en danger les siens, c'est certain. Permettre aux Crows de retrouver leur fierté et leurs couleurs est plus important que sa jalousie. Et la question tombe. Sans détour aucun. Elijah le toise de toute sa hauteur et Kean lui rend le même regard. Fierté d'irlandais.

« Bien sûr que je veux arranger les choses. » qu'il répond à son tour sans aucun détour. « On ne devrait pas avoir à nettoyer la merde de ces salopards de serbes. On ne devrait pas devoir leur rendre des comptes. Je ne comprends pas comment... » Il marque un silence et finit par soupirer longuement. « Cette indépendance, qu'on l'ait perdue, je ne le supporte pas. Il faut que ça change et il faut que ceux qui veulent que ça change soient soutenus et certainement pas punis. » Il l'a vraiment en travers ça. Comme il a la fusillade au Mauree'ns en travers. Ses sourcils se froncent un peu plus, la mâchoire se crispe. « Si je ne m'étais pas enfui à temps, je serai déjà retourné derrière les barreaux parce que je venais d'en sortir. J'ai pris onze ans déjà pour les nôtres alors que je n'aurais pas dû. » Rancoeur encore et toujours. « Hors de question que je reprenne de la taule pour des connards auxquels je ne dois rien. » C'est dit. « Alors il faut qu'on bouge. On prévoit de se réunir ? Juste ceux qui sont d'accord pour mettre à plat des idées et voir ce qu'on peut faire ensemble ? »

Il va peut-être trop vite Kean mais maintenant que l'idée est lancée, il a envie que ça avance. Il a envie que les choses changent.


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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyDim 21 Avr - 0:49



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« Bien sûr que je veux arranger les choses. » Le contraire l'aurait étonné, finalement. Il esquisse un sourire, acquiesce également aux récents dires. Ils sont sur la même longueur d'onde, Elijah n'a pas fait d'erreur en venant se risquer jusqu'au devant de cette maison. Et, d'ailleurs, ces simples mots lui auraient suffit mais il est venu éveiller quelque-chose en son interlocuteur, une rancœur qui peine à passer – une incompréhension des plus installées. « On ne devrait pas avoir à nettoyer la merde de ces salopards de serbes. On ne devrait pas devoir leur rendre des comptes. Je ne comprends pas comment... » Les paroles du roux se perdent dans l'air encore frais de cette matinée. Il pourrait répondre mais ne le fait pas, taiseux de nature mais encore assez en confiance. Il doit apprendre, imprimer chacune de ses émotions dans sa tête pour en déceler le vrai du faux ; mais s'il est sûr d'une chose, c'est que ses premières impressions sont souvent les bonnes. Kean a perdu énormément de temps à croupir dans une cellule quand les siens ne faisaient que tendre leur cul. S'il est une âme capable de se mouiller pour sortir de ce merdier, c'est bien la sienne – plus que jamais enragée. Après tout, il a failli de nouveau y retrouver. « Cette indépendance, qu'on l'ait perdue, je ne le supporte pas. Il faut que ça change et il faut que ceux qui veulent que ça change soient soutenus et certainement pas punis. » Peut-être qu'il lit dans ses pensées finalement. « Si je ne m'étais pas enfui à temps, je serai déjà retourné derrière les barreaux parce que je venais d'en sortir. J'ai pris onze ans déjà pour les nôtres alors que je n'aurais pas dû. Hors de question que je reprenne de la taule pour des connards auxquels je ne dois rien. » Évidemment. C'est un fait sur lequel il comptait, des mots qu'il pensait entendre bien plus tard mais qui parviennent à lui faciliter la tâche. En cet instant précis, Elijah commence à en voir une bride de réalité quant à tout ce qu'il a pu imaginer. Lui dont l'esprit à toujours été solitaire se fait plus grand que jamais, plus prêt qu'il ne pensait l'être pour ce rôle autoritaire. Ce sont les gênes qui parlent, les souvenirs. Ce sont les habitudes qui changent, le besoin irrépressible d'une certaine sécurité à acquérir. Pour lui, pour eux. Pour Jade et ce futur qu'il veut préserver du mieux qu'il peut. S'il doit s'élever, il le fera sans en chuter. « Alors il faut qu'on bouge. On prévoit de se réunir ? Juste ceux qui sont d'accord pour mettre à plat des idées et voir ce qu'on peut faire ensemble ? » Un maigre sourire, l'appréciation de cet enthousiasme. Mais il laisse un geste négatif s'impose, l'azur clair et perçant de ses prunelles longer les alentours comme par peur des regards indiscrets. Ils ont encore un peu de temps devant eux, la possibilité de ne pas brûler leurs ailes en s'approchant trop rapidement du feu ; chacun instant devenant précieux.

« Pas encore. J'ai quelques têtes à surveiller, d'autres à interpeller là-dessus. Je dois être sûr de ceux que j’entraîne là-dedans. » Il se fait honnête là-dessus, ne lui cache pas qu'il lui faudra un peu de patience quant à tout ça. Cette liberté à laquelle ils aspirent n'est pas encore à portée de bras. « Par contre, j'ai autre chose qui pourrait aussi t'intéresser. » Il laisse l'idée se faire, il y a pensé – les longues discussions avec Esras à son propos l'ont pas mal aiguillé. Il ignore tout de la réponse qui pourrait être donné, ne sait pas vraiment où ça pourrait les mener. Pourtant, il veut essayer, voir jusqu'où son implication pourrait se risquer. Aussi, les mains dans les poches et le regard au loin, Haynes lui revient. Il jauge, essaie à mesurer sa curiosité. Ça l'amuse en soit, sait d'ors et déjà tout ce que cet homme pourrait y gagner à accepter. « J'ai parlé avec Isaiah. Je pense que t'es au courant du pub que je gère. Il attend sa réponse, tient à ce que les choses soient claires. Il doit savoir de quoi il parle avant de balancer cette autre affaire. Esras s'en sort pas trop mal avec tout ce qu'on y fait mais ça commence vraiment à faire parler et on est loin des dizaines de gars qui venaient au départ. Il m'a aussi dit qu'avant d'aller derrière les barreaux, tu tenais le Maureen's. J'peux pas te rendre ton bien mais je peux t'offrir une place ailleurs. Une seconde de pause, peut-être deux. Il guette son attention, s'assure de l'avoir dans son entièreté. C'est un rôle sérieux qu'il s'apprête à lui proposer, une place qu'il espère le voir accepter. Esras va passer trésorier parce qu'il sait y faire comme je t'ai dit mais si on part dans ce sens-là, j'ai plus personne pour gérer les combats et le reste. »   

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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   we're the ones who live | kean EmptyVen 17 Mai - 18:00

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Il y a le sourire d’Elijah puis le geste négatif qui intime à Kean de se calmer, de ne pas aller trop vite en somme. Alors le roux se tait, observer Elijah en silence en attendant que ce dernier lui explique tout bonnement quel est son plan du coup. Et ça vient, Elijah poursuit, expliquant qu’il a d’autres hommes à surveiller, d’autres à interpeller de la même façon qu’il est venu tôt ce matin interpeller Kean qui hoche la tête à la positive quand Elijah explique qu’il doit être sûr de ceux qu’il va entraîner là-dedans. Il ne peut qu’être d’accord avec cela parce qu’ils doivent être sûrs de ceux qui seront des leurs sinon ce qu’ils essayent de construire, de sauver, cela risquerait bien de leur exploser en plein visage quand ils ne veulent que le bien des Black Crows. Là-dessus ils sont encore une fois sur la même longueur d’ondes. Attendre donc. Attendre. Il le fera Kean, pour leur bien à tous, il sera patient. Il sait l’être, il l’a été pendant onze années après tout. « Par contre, j’ai autre chose qui pourrait aussi t’intéresser. ». Si Elijah avait déjà toute l’attention de Kean, il l’a bien plus encore après avoir prononcé ces quelques mots que Kean accueille avec un petit froncement de sourcils, curieux. Sincèrement curieux. Qu’a-t-il donc qui pourrait autant intéresser Kean ? Isaiah est bientôt mentionné et Elijah parle soudainement du pub que lui-même gère. Oui, bien sûr qu’il sait, il sait aussi tout ce qui se rapporte à ce bar, les combats illégaux par exemple qui rapportent un sacré paquet de fric d’après ce que Kean a pu comprendre. Il hoche la tête à la positive encore une fois, faisant ainsi savoir silencieusement que oui, il est courant de tout ça. Elijah poursuit alors sur sa lancée et Kean se crispe bien sûr à l’évocation du Maureen’s, de ce qu’il a perdu après avoir été envoyé derrière les barreaux, à ce qu’on a refusé de lui rendre après qu’il ait purgé sa peine pour les siens. Et bientôt, les choses prennent forme et se dessinent de façon bien claire pour l’irlandais. La proposition est là. Le regard de l’homme s’anime bien sûr mais il attend, presque suspendu aux lèvres d’Elijah alors que ce dernier marque une infime pause avant de poursuivre et de terminer en proposant très clairement à Kean de gérer le dit pub. « Les combats et le reste » comme dit si clairement Elijah. Kean bat des paupières, laisse l’information se faire un chemin dans son esprit. Il reste d’abord silencieux parce que songeur. Il pense au Maureen’s, à quel point ce bar a compté pour lui et à quel point il compte toujours. Il pense aussi à cette proposition d’épicerie irlandaise qui a été mise de côté parce que financièrement c’est soit-disant impossible. Il pense à cette place qu’il ne parvient pas à retrouver alors qu’il estime la mériter. Elijah semble le penser aussi d’ailleurs sinon, il ne lui ferait pas cette proposition. On pourrait y voir une négociation ou un moyen de définitivement ralier Kean à sa cause mais il ne s’agit pas de ça. Parce qu’il a conscience, Kean, qu’Elijah ne le mettrait pas à la gérance de son pub juste pour être sûr qu’il soit de son côté : c’est qu’il l’estime capable. C’est pour ça qu’il est venu le voir aujourd’hui. Kean laisse échapper un long souffle entre ses lèvres à peine entrouvertes avant de reporter son regard clair et incisif dans celui tout aussi clair et incisif d’Elijah.

« Fais attention à ce que tu dis. » qu’il dit d’une voix dure. « Parce que ça m’intéresse. » qu’il confesse sans la moindre hésitation. « Mais si tu me fais miroiter une telle opportunité pour finalement me la retirer sous le nez... » Il fait un pas et se rapproche de lui. « On va avoir un problème Elijah. Parce que tu vois… » Un sourire amer étire ses lèvres alors que ses yeux se plissent. Sa voix, elle, vibre un peu plus quand elle s’élève : colère quand tu nous tiens. « J’ai été patient, j’ai accepté beaucoup de choses mais j’accepterai pas qu’on se joue de moi. Tu m’as de ton côté. » qu’il ajoute bien rapidement en hochant la tête. « T’as pas besoin de me promettre quoi que ce soit pour que je sois avec toi sur ce coup-là. » Une pause. « Mais si tu veux promettre quelque chose, assure-toi de pouvoir la tenir la promesse. » Une autre pause et c’est bien l’ombre d’un sourire complice qui se forge sur les lèvres de l’irlandais. « Je serais sincèrement honoré d’avoir cette confiance de ta part mais que les choses soient claires : ne me promets pas ta confiance si au final tu ne penses pas être capable de me la donner. »

Il ne veut plus être pris pour… Pour un putain de pion, tout simplement. Il a passé l’âge.


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