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 we're the ones who live | kean

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Elijah Haynes


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quartier : west side, l'appartement au-dessus du Penitent ; possède une maison isolée aux abords de Chicago légalement grâce à sa fausse identité (David Castle), retapée entièrement par ses soins
physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: we're the ones who live | kean   Lun 17 Sep - 15:56



we're the ones who live
EXORDIUM.
Les sombres secondes s'écoulent lentement, silencieusement. Au loin ne subsiste que le bruissement de quelques lattes de plancher endommagées, le chant du vent contre l'une des fenêtres brisées. Des mois de travail pour pouvoir lui offrir ce dont elle pouvait peut-être rêver, ce havre de paix qu'il pensait sécurisé. Pas un son, pas un cri, pas un rire. Rien, rien si ce n'est la lueur qui s'éternise au bout de l'un des couloirs et le sang, le sang qui orne les murs jusqu'à tenter de lui arracher le moindre espoir. Il a le cœur qui se serre, le cœur qui s'enserre, les poumons qui manquent d'air. Pourtant il ose, avance, s'y essaie sous la lourdeur de ses pas qui hésitent à se risquer sur cette voie. La porte entrouverte sous son regard qui s'éclaircit, ses prunelles qui s'humidifient. En une fraction de seconde, son arme vient briser le silence retrouvé, s'abattre à même le sol poussiéreux de ces pièces qu'ils n'ont pas assez foulé. Plus aucune arme, plus aucune défense, l'impression même que rien ne puisse l'aider à s'animer, au-devant de cette vérité cacher l'aider à s'élancer. Il craint les ombres, les ténèbres. Il craint les conséquences de ses actes, de ces décisions prises lorsque rien ne semblait réel. Il craint la mort et ses cadeaux, le poison glacial qui s'immisce jusque contre ses os. Et ces perles salées qui s'abandonnent, il ressent contre ses joues ces sillons dessinés au fur et à mesure que la vérité résonne. Par delà la porte légèrement fermée, il croit percevoir le glas silencieux d'un fait qu'il n'a pas su éviter. C'est cette idée qui l'empêche d'aller plus avant, balayant la barrière de bois verni qu'il avait construit quant à ce projet d'enfant. Et il songe, il songe à quel aurait été son émerveillement devant cette réponse qu'elle attendait tant. Il y songe assez pour s'y résigner, la main qui se lève dans un mouvement lent pour découvrir la vérité, la cause de tout ce sang. Et ce qu'il perçoit parvient à mettre un terme à tout ce qu'il ressent, venant défaire toute la force qu'il parvenait à faire perdurer, les genoux embrassant le sol dans une chute qu'il n'a pas cherché à éviter. Il a, sur son corps mutilé, son regard qui ne parvient pas à s'en détacher, la conscience qui lui rappelle l'origine de ce qu'il n'a pas su empêcher : sa Belle au cœur arraché, les yeux vers lui tournés. Parce qu'il est celui à blâmer, l'unique assassin de cette vie bousillée ; vérité trahie par la larme qu'il croit voir couler, là, au coin de ce regard attristé, l'une de ses mains vers lui tendue. Et, l'espace d'une seconde, Elijah peine à savoir si elle accuse ou le supplie de l'aider. L'espace d'une seconde, oui, Elijah croit être celui qui l'a tué. Lui ou tout ce qu'il vient engendrer, tout ce qu'il essaie de monter, là, récupérant cette place dont on l'avait exilé. Aucun souffle ne parvient à franchir la barrière de ses lèvres, de sa gorge enflammée. Rien ne subsiste le long de ses traits si ce n'est ces larmes qui ne cessent de perler, là, mêlées à l'eau salée qui s'écoule encore de ses boucles trempées. Détaché, immuable... vide.

Et il n'aura fallu que d'un soupire pour revenir, des cauchemars s'élever, pleinement en partir. Il a senti la lame s'enfoncer dans son dos avant qu'il ne revienne, l'hypothèse silencieuse de tout ce qui pourrait découler de leur échec. Ils ne sont pas assez nombreux. Il souffle entre ses lèvres à peine ouvertes, venant défaire son front de la sueur accumulée, ses joues des larmes qui s'y étaient installées. Il ose un bref coup d’œil sur celle qui dort paisiblement à ses côtés, dans une respiration à peine perceptible, il se doute que ses rêves sont un peu plus clairs que celui qu'il vient de traverser. Et ça lui suffit à essayer de s'en relever, il devra tout tenter ; tout ce qui est en son pouvoir pour s'assurer qu'elle soit épargnée, quoi qu'il puisse arriver. Et il sait, au fond de lui, que pour ça, il leur faudra davantage de bras. C'est ce qu'il se met en tête de quérir, aujourd'hui même pour s'éviter le pire, il se souvient de cette âme délaissée malgré les années de prison dont on l'a enfin laissé sortir. Il soupire, une fois préparé, déposant un baiser contre le front de sa Belle par nécessité pour finalement s'y risquer, braver l'aube tremblant de Chicago jusqu'à cette maison qu'il a déjà surveillé. Les quelques rayons froids d'un soleil matinal se lèvent lorsqu'il parvient jusque sous le porche, prenant place sur les marches qui mènent à la rue, s'allumant une cigarette dans la foulée ; qu'importe qu'il soit vu. Le temps est compté, il n'a en tête plus que cette idée.  

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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Kean Devaney


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quartier : Une maison plus que confortable dans le West Side.
physique : S'il possède quelques cicatrices ça et là, restes de combats pourtant remportés, il est surtout tatoué à divers endroits (croix entre les omoplates, corbeau sur l'intérieur de son avant-bras gauche, illustration d'une Claddagh sur le torse, les prénoms de ses trois enfants sur l'intérieur de son avant-bras droit).

MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   Dim 23 Déc - 19:56

We're the ones who live.



Un billet glissé dans la paume de l’irlandais. Un petit sourire et une tape amicale sur l’épaule du vieil homme qui vient de lui donner le billet. Il n’était pas obligé, Kean s’est proposé comme il se propose bien souvent depuis qu’il est sorti de prison. Un peu d’aide pour une porte à réparer, un évier à déboucher, des courses à porter. Des broutilles diraient certains, des petits gestes qui ne sont pas pour lui diraient d’autres, mais pour Kean ça compte. De se rendre utile, ça compte. Qu’on lui offre parfois un billet ou une bière c’est un plus, ça fait toujours plaisir et on ne crache pas sur la moindre reconnaissance mais il le fait parce qu’il y tient, parce qu’il ne veut plus tourner en rond, parce qu’il a besoin de faire quelque chose. D’être là. Pour les gens de sa communauté. Il avait cette oreille attentive et toujours une bière à offrir quand il était gérant du Maureen’s. Puis il a passé onze ans en taule et quand il est revenu, si certains l’ont reconnu, pour d’autres, il n’était qu’un étranger. Il aurait aimé pouvoir reprendre la gérance du Maureen’s mais avant même qu’il ait pu en discuter avec les siens, ils ont subi une attaque de plein de fouet de la part des serbes, ces raclures avec lesquels les siens avaient accepté une alliance pendant qu’il était en prison. Résultat ? Des blessés, des morts, un procès, le Maureen’s fermé, de l’argent qui se fait désirer. Il y a eu de la vengeance et elle a fait du bien. Après tout, Kean s’est pris une balle dans l’épaule et aurait bien pu y laisser sa peau alors oui, ça lui a fait du bien de pouvoir prendre part à cette vengeance mais ça n’a pas été suffisant. Parce que l’après a été compliqué. Il l’est encore. L’idée qui a germé dans son esprit, il l’a proposée aux siens et bien qu’intéressante, le manque d’argent, encore une fois, a été le principal obstacle. Alors non. Rien. Pas d’ouverture d’épicerie dans le quartier. Et il a tourné en rond Kean. Beaucoup trop pour son propre bien mental ou pour le bien de son épouse qui a commencé à avoir peur de lui. Il étant trop tendu, trop sur les nerfs, trop limite à craquer. Et puis il a finalement rendu service une fois et il a décidé de continuer. Après, même si les choses sont restées compliquées, parce qu’il enrage d’en être là où il en est, qu’il enrage vraiment Kean, il a réussi à se calmer un peu. En aidant. A force de bouche à oreille, il est devenu celui qu’on appelle pour la moindre broutille mais ça lui convient. Pour le moment, d’être cet homme-là, ça lui convient. Au moins il est utile. Au moins il ne reste pas entre les quatre mus de sa maison toute la maudite journée.

Elle dort encore, son épouse, quand il se lève. Non pas parce qu’il est attendu quelque part mais parce qu’il a pris l’habitude d’aller courir à l’aube naissante, tous les matins. Se vider la tête. Entretenir son corps. Nécessaire tout ça, nécessaire. Il passe silencieusement la tête dans la chambre de son dernier qui dort encore paisiblement. Un petit sourire vient étirer les lèvres du roux alors qu’il observe l’enfant. C’est le plus souvent à son avenir qu’il pense. Il veut pouvoir lui donner plus qu’il n’a pu donner à ses autres enfants de par son absence. Il referme la porte, entreprend de passer par la salle de bain pour s’habiller, tenue sportive oblive. Capuche enfoncée sur les cheveux roux, les clés sont enfoncées dans la serrure et la porte est ouverte. Et Kean se fige en voyant la silhouette assiste sur les marches. Dans la pénombre de la nuit mourante, il lui faut quelques secondes pour reconnaître de qui il s’agit : Elijah. Il referme la porte à clés qu’il enfonce dans sa poche avant de descendre les marches pour venir faire face à l’irlandais. Il lui doit la vie. Cela il en a conscience est il l’a remercié. Une fois. Parce que Kean n’est pas homme à insister et qu’Elijah n’est pas homme à supporter d’éternels remerciements. Le regard incisif est porté sur l’irlandais et Kean est fixe, droit. Suspicieux ? Non. Juste curieux.

« Dia duit. » qu’il lance à voix mesurée. « Qu’est-ce qui t’amène ? »

Parce que Kean n’est pas homme à tourner autour du pot. Et qu’il est curieux.
Très curieux même.


(c) sweet.lips

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MessageSujet: Re: we're the ones who live | kean   Dim 30 Déc - 22:28



we're the ones who live
EXORDIUM.
Le tintement des clés vient retentir jusqu'à lui, forçant l'homme à la barbe à lever la tête. Il laisse l'azur clair de ses prunelles se perdre sur l'horizon qui commence à se colorer, bravant la pénombre pour la détrôner. Et le voile se lève sur sa présence à défaut de la raison qui le pousse à faire cette offense. Le soupire du rouquin lui parvient à son tour, sentant cette paralysie remonter jusqu'à lui ; personne ne s'y attend jamais, à sa silhouette déjà levée malgré le récent coucher de la nuit. Il ravale le petit sourire qui s'était installé, continuant de consumer la cigarette qu'il s'était allumé. Et les pas se rapprochent, lui parviennent ; pas hésitants mais tout de même un peu lent. Il brise la routine, fait taire la sécurité. Il vient rompre tout le schéma que cet homme avait essayé de réinstaurer ; par égoïsme, par nécessité. S'il veut sauver Jade et son avenir, il va avoir besoin d'hommes et ça quoi qui puisse advenir. « Dia duit. » Il acquiesce simplement, laisse l'autre lui faire face sans pour autant bouger, ne serait-ce que se lever. La nuit a été longue, éprouvante. Les ténèbres n'ont fait que régner, sa raison s'en décaler. Il sombre, petit à petit, maintenant qu'il sait être suivi. Faith l'a trouvé avant que les serbes n'y parviennent dans la foulée. L'étau se resserre sans qu'ils ne puissent y parer, combien de temps avant qu'ils ne soient tous à tomber ? Un soupire, de sa part cette fois-ci. Elijah essaie de réfléchir, de songer avec autant de discernement qu'il en mesure d'user. Mais, pour la première fois depuis trop longtemps, ses plans sont bancales presque autant que leur sécurité. Il doit se rendre à l'évidence, Haynes n'est pas venu pour rester muet. « Qu’est-ce qui t’amène ? » Et enfin la question, celle qu'il connaît. Celle qui revient à chaque fois qu'il se poste non très loin d'une porte jamais passée. Ils savent ce qui l'amène même s'ils refusent de l'admettre. Si un fait peut être gérer par son expérience, ce serait déjà terminé. Mais pas là, pas cette fois. Cette fois les choses sont plus compliquées, plus hargneuses qu'il ne l'aurait imaginé. Les tourments restent et les doutes s'installent. Il y a comme un vent lourd qui se porte, rendant un peu plus conséquents les fardeaux qu'il transporte. Il tique avant de répondre, laissant la fumée claire se dissiper. Il a les mots en travers de la gorge, n'a pas la moindre idée de la manière dont il doit commencer la proposition qu'il a – avec lui – apporté. Plusieurs idées s'imposent mais aucune ne lui paraît être encore la bonne, sachant le tempérament de celui qu'il a aujourd'hui devant lui, connaissant tout ce qu'il a enduré, tout ce qu'il est prêt à éviter pour ne pas avoir à y retourner.

C'est dans un soupire qu'il termine par se lever, écrasant le filtre de sa cigarette plus que consumée, pratiquement entièrement brûlée. « T'as trois enfants là-dedans en plus de ta femme. » C'est une affirmation plus qu'une question, il commence par là finalement. Il connaît les points faibles, sait où frapper pour être entendu. Il sait profiter des situations tendues. Et il le prouve, levant d'ors et déjà une main dans la direction du roux comme pour limiter la colère qu'il croit voir s'installer le long de ses traits ; et avec justification, soit dit en passant. « Te fatigue pas à sortir ton couteau en plastique volé dans ta piaule là-bas, je les menace pas. Ses prunelles viennent croiser les siennes pour remettre les choses en ordre, les points – comme on dit – sur les i. Je te rappelle seulement ce que tu aurais pu perdre. Ce que tu as encore à perdre, en fait. » Ne pas brusquer l'homme sans pour autant non plus le ménager. Il doit installer ce climat, les prémices de cette tempête pour s'assurer qu'il soit sur ses gardes quant à ce qui peut encore arriver, quant à ce qui se prépare il le sait. La paix, dans leur milieu, n'a toujours été que de courte durée. « Ce qui s'est passé, l'autre soir, c'est rien à côté de ce qui peut encore nous tomber dessus et, deartháir*, je sais que tu es assez intelligent pour l'imaginer. » La main, au final, revient hanter le fond de sa poche à défaut de retenir l'animal qu'il croit avoir perçu en lui. Il connaît ce sentiment, sait comment le raisonner ; ils ne sont pas si différents à bien les observer.



*deartháir = frère.   

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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