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 |flashback| I'll be there for you. [Lloyd]

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MessageSujet: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Dim 16 Oct - 20:29

I'll be there for you.


C'est avec un soupir que je referme mon casier. Il est 7h23 à ma montre. La nuit a été plus longue que prévue, on a fini sur une intervention difficile. Un accident de la voie publique. Un jeune, en état d'ébriété. Il était dans un sale état quand on l'a déposé à l'hôpital. Trauma crânien, fracture ouverte de la clavicule. La chance qu'il a eu, dans son malheur, c'est de perdre connaissance rapidement : au moins il n'a pas trop souffert de ses blessures. J'irai prendre de ses nouvelles dans la journée mais uniquement quand j'aurai dormi parce que là... Je suis épuisé. Vraiment épuisé. Mon coéquipier aussi. D'ailleurs, c'est lui qui me dit que je dois sans aucun doute être en train de rêver de mon lit. Je confirme en hochant la tête en ajoutant qu'il est capable de lire dans mes pensées. Nous partons d'un petit éclat de rire qui nous fait du bien quand il affirme qu'effectivement, il m'a caché cette étrange capacité et qu'il peut lire tout le temps dans mes pensées même s'il ne préférerait pas. Puis, la voix du chef m'interpelle. Notre rire s'estompe et je me retourne vers le chef.

« Tito, faut que je te parle.
- Ah... Est-ce que ça peut attendre cet après-midi ? Je suis crevé chef...
- Non. Maintenant s'il te plaît. »

Froncement de sourcils. Mon collègue souffle à mon oreille que j'ai dû faire une connerie dont je ne me souviens pas et je le fais taire d'un petit coup de coude non sans esquisser un petit sourire. Sourire qui s'efface quand je reporte mon attention sur le chef qui a une mine bizarre. Je le suis donc dans son bureau et je tenterais bien de détendre l'atmosphère mais l'envie me passe très vite parce que s'il fait une tête pareille... L'inquiétude s'empare rapidement de moi et ma première pensée est pour Emilio : il lui est arrivé quelque chose. Il lui est arrivé quelque chose en Syrie et on a prévenu mon supérieur qui a son tour va me prévenir. Ma gorge se noue tout comme mon estomac et quand le chef ouvre la bouche, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais mais ce n'est pas mieux. Il me parle de Lloyd. Mon cœur manque un battement, j'écarquille les yeux. Il précise, en voyant ma tête, que c'est sa fille. Mes yeux s'écarquillent davantage encore : il est arrivé quelque chose à Merrin ? Je pâlis. Je sais que je pâlis. Il termine par m'expliquer la situation. Je l'écoute me donner des explications sur l'accident, sur ce qui est arrivé à Merrin et j'ai peur : et si elle ne s'en sortait pas ? Elle était consciente quand les secours l'ont emmenée à l'hôpital mais elle est tombée. Elle est tombée de sa table à langer et s'est blessée la tête... Le chef, connaissant parfaitement mon lien étroit et fort avec Lloyd, m'annonce qu'il me donne ma journée, que je n'aurai pas à travailler ce soir et que Lloyd attend mon appel puisqu'on l'a prévenu qu'on allait me prévenir dès mon retour. Je remercie le chef, sort mon téléphone portable et appelle Lloyd qui répond à la première sonnerie. La voix de mon ami me brise le cœur mais je tiens : je tiens toujours. En tout cas je fais du mieux que je peux. Je lui demande ce dont il a besoin et après qu'il m'ait expliqué, je fonce jusque chez sa mère pour récupérer les affaires de Merrin. Et pendant ce temps, je pense à Merrin : Lloyd m'a dit qu'il attendait les médecins pour savoir et du coup je n'en sais pas plus. Je sais qu'elle est consciente mais c'est tout.

C'est tout.

Je fonce ensuite jusqu'à l'hôpital, lieu que je connais que trop bien mais cette fois, je ne viens pas un patient : je viens pour mon meilleur ami, pour la fille de mon meilleur ami. Je vais jusqu'aux urgences pédiatriques mais on me refuse l'entrée car je ne suis « pas de la famille » et que de toutes les façons les visites sont interdites le matin. Je jure en espagnol et si l'infirmière me connaissait, elle saurait que ce n'est pas bon signe. J'envoie alors un message à Lloyd pour le prévenir qu'on me bloque l'entrée et je m'assois pour l'attendre. J'attends. J'attends. J'attends. Quand je vois enfin la silhouette de mon ami apparaître, je me redresse et récupère le grand sac dans lequel j'ai mis toutes les affaires nécessaires.

« Elle va bien ? Tu as vu le médecin entre temps ? » je lui demande en m'approchant de lui, alors que l'infirmière capitule quand elle comprend que je suis là à la demande de mon ami.

D'ailleurs, mon ami, je le prends dans mes bras et le serre contre moi. Je veux lui faire comprendre que je suis là pour lui et pour elle.

Pour eux deux.



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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Mar 18 Oct - 20:30

i'll be there for you

Lloyd & Tito

 
Passer la nuit en compagnie de Maura lui a permis de relativiser un peu la situation et de se détendre. Lloyd s'est pourtant pris la tête à un moment avec l'urgentiste et les reproches ont fusés mais, l'un dans l'autre, ça a tout de même fait du bien au jeune père angoissé. Lloyd a même l'impression d'avoir gagné un peu en maturité durant cette nuit de garde, bien plus éprouvante que toutes celles que le pompier a pu passer à la caserne. Parce que cette nuit, c'est sa petite fille qu'il a été amené à veiller. La chair de sa chair. Et il a véritablement eu l'impression que c'est aussi à lui que l'on faisait subir toute une flopée d'examens médicaux parfois assez invasifs. Il a serré les dents chaque fois que le pédiatre est venu examiner Merrin, partageant les inquiétudes et la douleur de sa fille qu'il se révélait souvent incapable de consoler... D'ailleurs l'infirmière a finit par lui faire comprendre qu'il transmettait son stress à la petite et a pris le relai pendant une prise de sang pour qu'il aille évacuer la pression un bon coup. Il l'a fait en versant quelques larmes dans les toilettes, se maudissant d'être un infâme boulet et le pire père du monde. Mais c'était au-dessus de ses forces. Voir Merrin souffrir, l'entendre hurler... C'était tout simplement insupportable pour Lloyd. Pourtant des trucs horribles il en a vu au cours de sa carrière et de sa vie. Mais rien n'égale cette sensation d'être impuissant face à la détresse de sa propre enfant.
Maintenant, il se sent un peu mieux. Il est épuisé bien sûr, n'a pas l'esprit tranquille (et va sûrement continuer à surveiller l'état de Merrin pendant des jours) mais il se sent quand même mieux. Et il le doit sans doute à Maura qui a su faire preuve de patience mais également de fermeté.
Au début, Lloyd a fortement regretté de ne pas avoir Tito à ses côtés (surtout quand la jeune femme s'en est prise à lui) mais c'était peut-être un mal pour un bien finalement. D'abord parce que ça lui a permis de se recadrer et de voir les choses sous un autre angle. Ensuite parce que, même si le secouriste est sans conteste son meilleur ami : il est émotif comme pas possible et n'aurait peut-être pas pu soutenir Lloyd comme il en aurait eu besoin. Le pompiers reste cependant un peu fâché contre Abraham Levitt, son Chef, qui n'a pas voulu le prévenir avant la fin de son service... Mais mieux vaut tard que jamais et maintenant qu'il sait que son ami est sur le chemin pour le rejoindre, Lloyd est soulagé. Le plus dur est derrière eux maintenant et Merrin va aussi bien que possible malgré les circonstances.

Le jeune père étouffe un bâillement derrière sa main, son regard éteint dirigé sur sa fille qui dort paisiblement. Il continue de surveiller sa respiration et son état de conscience avec attention. Toutes les demi-heures plutôt que toutes les heures comme on le lui a conseillé. C'est plus fort que lui, il a peur de passer à côté de quelque chose. L'idée de perdre Merrin n'est même pas concevable pour Lloyd. Il ne peut pas imaginer qu'elle disparaisse de sa vie. Il en mourrait, c'est certain. Il étend sa main jusqu'au corps minuscule et vulnérable de sa petite puce et la fait délicatement passer sur son visage détendu.
Son portable vibre tout à coup sur la table de chevet, le faisant sursauter. Merrin aussi réagit, grimaçant dans son sommeil. Lloyd se charge de l'apaiser avant de lire le message que lui envoie Tito.
"Ils ne veulent pas me laisser passer. Je suis à l'accueil."
Poussant un soupir contrarié, Lloyd se lève. Il hésite quelques instants sur la marche à suivre, ne sachant pas trop s'il peut se permettre de quitter Merrin du regard ne serait-ce que quelques secondes. S'il lui arrive quoi que ce soit pendant son absence, s'il manque quelque chose  d'important, il ne pourra pas se le pardonner et ne pourra peut-être pas non plus le pardonner à son ami... Et si elle se réveille, tout simplement et découvre qu'elle est seule ? Est-ce qu'elle va penser qu'il l'a abandonnée comme sa foutue grand-mère l'a fait ?
Mais Lloyd parvient à se raisonner et après avoir déposer un baiser sur le front de sa fille de 10mois et l'avoir prévenu de son retour imminent, Lloyd quitte enfin le box où il vient de passer sa nuit. Il rejoint rapidement l'accueil et quand il aperçoit la silhouette de son ami au travers du hublot qui le sépare de la réception des urgences pédiatriques, il sent tout son courage l'abandonner. L'inquiétude le gagne de nouveau et il sent ses jambes devenir flageolantes sous lui. Il pousse la porte en serrant les dents et tombe dans les bras de son ami qui l'étreint avec force en le questionnant sur l'état de santé de sa fille. Dans un premier temps, le pompier ne se sent pas la force de répondre. Les larmes ne sont pas loin et il sait que s'il se laisse aller, il va communiquer sa peine à son éponge de meilleur ami...
Lloyd serre les dents, lutte contre lui-même pour ne pas se laisser aller, profitant d'être contre Tito pour lui dissimuler l'expression crispée de son visage.

Quelques tapes fraternelles dans le dos plus tard, de nouveau maître de lui, le grand blond s'écarte en poussant un lourd soupir.
« Ça va. Elle dort pour l'instant » le renseigne-t-il en passant une main dans sa tignasse crasseuse. Il n'a pas eu l'occasion de prendre une douche et porte encore les vêtements qu'il avait sur lui au moment d'éteindre l'incendie d'appartement dans le Loop. Son uniforme donc. Il s'est tout de même débarrassé dans la voiture de sa lourde veste et de son pantalon à bretelles ignifugé. « Le pédiatre a dit qu'elle devrait pouvoir sortir ce matin. Elle n'a pas eu de vomissements ou de perte de conscience. Là elle dort mais j'en sais rien, ils n'ont même pas fait de scanner ! » recommence à se plaindre Lloyd. Il voit la femme de l'accueil lever les yeux au ciel et lui jette un regard mauvais. Il est venu leur réclamer de voir le médecin pour qu'il procède à l'examen au moins trois fois durant la nuit... Et Maura aussi a tenté de le convaincre que le scan n'était pas nécessaire, mais il continue de s'inquiéter et de rabâcher la même chose. « Elle a eu deux points de sutures. Ils disent qu'elle aura peut-être une petite cicatrice. »
Nouveau soupir. Les mains sur les hanches, il jette un coup d'œil derrière lui puis fait signe à Tito de le suivre. Il veut retourner auprès de sa fille.
« Elle dort » se répète Lloyd sans y faire attention. « T'as pris ses doudous ? Ses vêtements ? » demande-t-il en désignant le gros sac que trimballe le secouriste.
Il lui a fait une petite liste par téléphone, sachant que Tito a un double des clés de son appartement.
Il se racle nerveusement la gorge devant le box où se trouve Merrin et, après avoir jeté un coup d'œil dans sa direction - et s'être assuré qu'elle respire et dort toujours - reprend la parole.
« Tu as croisé ma mère ou pas ? »
Son ton est tranchant, froid, son visage, contracté, exprime du ressentiment.


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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Dim 27 Nov - 18:43

I'll be there for you.


Il doit me dire qu'elle va bien. Je refuse d'imaginer le contraire ou ne serait-ce qu'y penser. « Merrin va bien ». Il va me le dire. Allez, il va me le dire car il est hors de question que mon frère perde sa fille, il est hors de question qu'il arrive quelque chose de grave à ce petit ange et que lui la perde. Hors de question. Je le serre fort contre moi, je prie intérieurement pour qu'il ait de bonnes nouvelles. Lui ne me serre pas contre lui mais je ne m'en offusque pas. Je suis parfois, souvent même trop démonstratif et je n'attends pas de tout le monde la même chose. Lloyd terminer par se reculer en soupirant. Mon cœur bat vite d'inquiétude et quand il me dit que ça va et que la petite dort pour le moment, je laisse échapper un profond soupir. Je sens tout à coup le poids qu'il y avait sur mes épaules se retirer. Merrin va bien. J'ai un bref regard vers le ciel, remercie Dieu intérieurement d'avoir épargné la vie de Merrin avant de reporter mon regard sur Lloyd qui poursuit en me donnant davantage d'informations. Il m'explique que le pédiatre est confiant, qu'elle n'a pas eu de vomissements, qu'elle n'a perdu connaissance, que de bons signes alors il est normal que le pédiatre soit confiant. Cependant, Lloyd n'est pas rassuré. Chaque parent réagit différemment mais Lloyd et moi sommes de ces parents qui s'inquiètent sans doute un peu trop. Lloyd jette soudain un regard mauvais à la femme de l'accueil et je ne saisis pas bien le pourquoi mais qu'importe. La petite va bien. Que Lloyd s'inquiète est normal. On a beau lui dire que ça va... Il a eu tellement peur que c'est compréhensif. Il termine par me dire que Merrin a eu deux points de sutures et qu'elle aura peut-être une petite cicatrice. Cela me fait penser à Emilio, à la chute qu'il avait fait à vélo et qui lui avait valu plusieurs points de sutures au niveau du coude : il la porte fièrement sa cicatrice, encore aujourd'hui. J'esquisse l'ombre un sourire à la pensée de mon fils et de ce souvenir : j'avais été autant inquiet que Lloyd ce jour-là mais au moins il ne s'était pas cogné la tête. Mon sourire se fane cependant très vite quand je pense à l'endroit où se trouve Emilio au moment où nous parlons.

Je balaye la pensée rapidement car je sais que si je me focalise dessus, je ne vais plus être capable de penser à autre chose. Quand ça me prend comme ça...

Je reporte toute mon attention sur Lloyd qui me fait signe de le suivre. Je récupère le gros sac et m'exécute. Lloyd me répète qu'elle dort avant de me demander si j'ai bien tout pris. Je hoche la tête en esquissant un sourire qui je l'espère lui fera un peu de bien. Nous arrivons devant le box où se trouve Merrin et je pose mon regard sur l'enfant. Elle dort effectivement paisiblement. Je laisse échapper un nouveau soupir de soulagement : savoir qu'elle va bien est une chose, voir qu'elle va bien en est une autre toute autre. Je me mets à fixer la petite comme si c'était la première fois que je la voyais. La voix de Lloyd qui me demande si j'ai croisé sa mère me sort de ma contemplation. Je tourne mon regard vers lui et fronce un peu les sourcils, interpellé par le ton sur lequel il parle de sa mère. Son visage va de paire avec le ton : il est froid, contracté. Il est... En colère ? Visiblement.

« Oui, j'ai croisé ta mère. » je lui réponds en m'adossant au mur. « Elle était vraiment très inquiète. »

Je fixe Lloyd avec insistance. Je n'aime pas du tout la façon dont il est soudain crispé. Je n'aime pas ce qu'il dégage. Je n'aime pas ce que cela sous-entend.

« Ce n'est pas de sa faute Lloyd. Tu sais que ce n'est pas de sa faute. Il suffit d'une seconde d'inattention... Il ne faut pas la blâmer pour ça. Tu sais que ça peut arriver à n'importe qui. »

Je prends la défense de sa mère parce qu'elle m'a fait mal au cœur quand je l'ai vue, parce que la façon dont Lloyd agit en l'évoquant me fait mal au cœur mais surtout parce qu'aucun parent ou grand-parent n'est parfait. Personne ne l'est. Et il le sait. Il est pompier. Il en a vu tout un tas de choses, des accidents domestiques bien plus graves encore que ce qui est arrivé à Merrin et il a vu la détresse des parents présents au moment de l'incident. Il sait leur détresse et j'espère qu'il va s'en souvenir. J'espère qu'il va se souvenir que dans ces cas-là, on ne blâme jamais les personnes qui ont eu cette foutue seconde d'inattention. J'espère vraiment qu'il va s'en souvenir et l'appliquer pour sa mère car elle ne mérite pas d'être traitée comme si elle était coupable : elle n'a de toutes les façons pas besoin de Lloyd pour se sentir coupable. D'ailleurs, il me semble important de le préciser à mon ami.

« Elle s'en veut beaucoup, inutile d'en rajouter, d'accord ? »

Il faut qu'il se calme, qu'il se pose, qu'il prenne un peu de recul même si j'ai conscience qu'en cet instant ça doit être difficile mais il faut qu'il fasse un petit effort.


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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Lun 28 Nov - 17:55

i'll be there for you

Lloyd & Tito

 
Lloyd regrette immédiatement d'avoir posé sa question à propos de sa mère. Il devine comment les choses vont tourner sitôt qu'il croise l'expression de Tito qui a cessé d'observer Merrin. Son ami va tenter d'apaiser les tensions. Et c'est exactement ce que Lloyd ne souhaite pas l'entendre faire. Il veut que le secouriste soit de son côté à 100%, que ce soit juste ou pas, raisonnable ou non. Il ne veut pas que qui que ce soit prenne la défense de sa génitrice, et encore moins que lui s'en charge. Ça ne loupe pas. Tito commence par lui dire qu'en effet, il l'a croisée et qu'elle lui a parut très inquiète. Lloyd lève les bras et les yeux au ciel, le visage crispé dans une expression de colère mal contenue. Le pompier s'agace et en vient à croiser ses bras sur son torse, adoptant une posture défensive. Parce que c'est bel et bien comme une attaque qu'il reçoit les paroles du secouriste ; s'il n'est pas de son avis, c'est qu'il est donc contre lui, n'est-ce pas ?
« Ce n'est pas de sa faute Lloyd. Tu sais que ce n'est pas de sa faute. Il suffit d'une seconde d'inattention... Il ne faut pas la blâmer pour ça. Tu sais que ça peut arriver à n'importe qui. »
Les sourcils de Lloyd se froncent d'incompréhension. Il pense que c'est pour ÇA qu'il est si remonté contre sa mère ? Pour quel genre de connard le prend-t-il très exactement ? Il sait parfaitement que des accidents de ce genre arrivent tous les jours et à n'importe qui. Combien de fois a-t-il réalisé qu'il venait de laisser la petite seule sur la table de lange, le temps de se retourner pour attraper du linge dans le meuble juste à côté ? Des dizaines. Il lui est arrivé de s'assoupir quelques instants en laissant la petite vadrouiller hors de son parc une fois ou deux et il s'en ait voulu, même si rien ne s'était passé. Non. Ce n'est pas à cause des quelques secondes d'inattention dont Maureen a fait preuve qu'il est furieux et lui en veut : c'est pour ce qui a suivi, pour sa manière de gérer les choses.
Il ne lui vient même pas à l'esprit qu'il n'a peut-être pas donné toutes les informations à ce sujet à Tito. Lloyd est trop en colère pour y penser. Mais de toute manière, ça ne changerait strictement rien. Il voulait entendre son ami pester en chœur avec lui, ce n'est pas ce qu'il fait et il veut le lui faire payer.

« Ne pas en rajouter ? Tu te fous de ma gueule ? » lui crache donc le pompier, haussant un peu le ton et oubliant que sa fille est assoupie juste à côté. « Elle s'en veut beaucoup ? C'est le putain de minimum Tito ! »
Son ami porte son doigt à ses lèvres avant de désigner Merrin, lui intimant l'ordre silencieux de se faire plus discret. Mais son interlocuteur n'est pas réceptif. Il a pris sur lui toute la nuit et a besoin de craquer. C'est plus fort que lui toute manière, Lloyd n'est plus capable de moduler son ton.
« Me dit pas d'me taire ! Et me dit surtout pas de quelle manière je suis censé réagir ! J'ai toutes les raisons du monde d'être furieux contre elle ! Et pas parce qu'elle l'a laisser tomber, espèce de connard ! Pour qui tu m'prends ? » continue de s'emporter le grand blond. Dans son dos, Merrin commence à grimacer et à s'agiter dans son sommeil. « Je sais que les accidents ça arrive, c'est pas ça le souci Tito ! Le souci c'est qu'elle l'a refilée comme un paquet de linge sale aux secouristes ! Le souci c'est qu'elle l'a abandonnée à de parfaits inconnus ! Des gars qui n'étaient même pas de chez nous ! »
Cette fois, Lloyd crie, la voix enrouée par l'émotion. Un mélange de chagrin, de rancoeur. Il évacue la pression. Merrin se réveille dans son dos et commence à gémir, mais son père ne l'entend pas tout de suite. « Me dis pas d'me taire parce que tu serais dans le même état que moi si c'était arrivé à un de tes gosses ! Elle avait mal, elle était terrifiée et elle l'a laissée toute seule ! »
La voix du pompier se brise et les larmes lui montent aux yeux. Il réalise seulement maintenant que sa colère a eu raison du sommeil de sa fille. Furieux, honteux, il se soustraire au regard de Tito pour se rapprocher d'elle. Il caresse délicatement sa tête, faisant bien attention d'éviter la zone où elle s'est blessée, puis déposé une série de baisers sur ses joues rebondies. Quelques unes de ses larmes tombent sur le visage de sa fille et il les essuie tendrement, avant de tamponner ses yeux humides dans le bas de son teeshirt. Il renifle discrètement puis chuchote des paroles d'excuses à Merrin.

Une infirmière apparaît alors, leur demandant de baisser d'un ton et Tito se charge de s'excuser pour eux. Le temps qu'elle reparte (non sans un dernier regard réprobateur en direction de Lloyd) Merrin s'est un peu apaisée. Le pompier renifle une dernière fois puis se tourne vers son ami.  
« Tu peux m'passer son doudou ? » demande-t-il en désignant le sac que le secouriste est allé récupérer. Et quand son ami le lui tend et que leurs regards se croisent, Lloyd laissé échapper un lourd soupir fatigué. « Excuse-moi vieux... J'suis juste... Enfin tu sais. »
Il tend sa peluche colorée à sa fille (offerte par Tito il y a quelques mois) et elle la porte à son visage et la frotte sur ses yeux rougis par les larmes. Lloyd la regarde faire un instant, puis se tourne vers son aîné.
« Je pensais vraiment... Enfin j'veux dire... Si elle ne sort pas pour ça, si accompagner son unique petite fille à l'hôpital n'est pas possible... Alors elle ne sortira plus jamais. »
Et ce constat lui fait mal. Cette impuissance à aider sa mère lui fait mal, le rend affreusement coupable. Il sait à présent que sa mère est plus malade encore qu'il le pensait. Ce n'est pas d'une leçon de moral qu'elle a besoin, mais d'aide.
Une aide qu'il n'est pas en mesure de lui apporter. De toute façon, même s'il sait que c'est injuste, pour le moment, il est trop remonté pour lui apporter quoi que ce soit.
« Je peux pas lui pardonner de l'avoir laissée. Je peux pas Tito. Tu te rends compte à quel point ça a dû être terrifiant pour elle ? »
Et comme pour confirmer, Merrin se met à babiller puis se retourne sur son lit en s'agrippant à son père, afin de lui faire comprendre qu'elle veut être prise dans ses bras. Précautionneusement, Lloyd s'exécute et la laisse venir blottir son visage contre son cou. Elle ne s'y love pas très longtemps cependant et fini par se redresser pour lui parler de son doudou et essayer d'enfoncer ses doigts potelés dans son nez et sa bouche en gloussant de plaisir quand il fait mine de vouloir lui dévorer les doigts.

« Tu veux bien rester ? » finit par demander le pompier à son ami, espérant que son coup de sang ne l'ait pas découragé à lui tenir compagnie. Bien entendu, son ami lui confirme qu'il va rester et propose de le raccompagner chez lui en voiture.
« Bon. Super. Merci... J'peux te la confier une seconde ? Faut vraiment que j'aille aux toilettes et vu comme elle est là, elle se rendormira pas » confie Lloyd avant de transférer Merrin dans les bras de Tito.
Elle pinaille un peu, s'accroche au teeshirt de son père, mais au moment où il s'apprête à renoncer, elle le libère et s'intéresse de plus près à la moustache de tonton Tito...


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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Lun 5 Déc - 19:28

I'll be there for you.


J'ai sans doute dit les mots de trop. La façon dont Lloyd me regarde, la façon dont il me toise. Je ne crois pas l'avoir jamais vu me regarder de cette façon et je ne peux nier être blessé par son regard. Je ne veux pas me disputer avec lui mais je ne peux pas non plus lui dire ce qu'il veut entendre juste pour lui faire plaisir. Je suis son ami, c'est vrai, je le considère comme mon frère, c'est vrai, mais c'est justement pour ça que je ne peux pas et ne veux pas être hypocrite avec lui. Je lui dis comme je le pense, comme je le ressens et ça ne lui plaît pas. Pas du tout. Lorsque Lloyd prend la parole, son ton est mauvais, agressif et il hausse le ton. Il le hausse beaucoup trop, il risque même de réveiller Merrin. Alors, quand il continue, quand les mots sortent de sa bouche avec trop de véhémence, avec trop de puissance, je porte mon doigt à mes lèvres avant de lui désigner la petite. Qu'il soit en colère car je ne vais pas dans son sens je peux comprendre mais ce n'est pas le lieu pour me cracher sa colère en pleine figure. Il risque de réveiller Merrin alors qu'elle a besoin de tout le repos possible. Le problème est que ce geste ne fait qu'amplifier la colère de Lloyd qui ne cesse de grimper dans les tours. J'ouvre la bouche mais la referme. J'aimerais lui dire que ce n'est pas ce que j'ai dit, que je ne permettrais jamais de lui dire de réagir de telle ou telle façon, je lui ai simplement fait remarquer que sa mère se sent déjà très mal et que ce serait mieux de ne pas en rajouter. Pourquoi faut-il qu'il déforme mes propos de cette façon ? J'aimerais bien lui dire mais je ne le fais pas, je me contente d'encaisser sans rien répondre parce que j'ai peur de l'énerver davantage si j'ouvre la bouche. Et puis, quand il m'insulte, cela ne fait que confirmer qu'il vaut mieux que je me taise. Oh il a déjà utilisé des mots vulgaires pour s'adresser à moi et moi aussi pour m'adresser à lui, mais c'était pour rire, c'était sur un ton léger. Là, son « connard » n'a rien à voir.

Rien à voir...

Je rentre les épaules, jette un coup d'oeil en biais à Merrin quand je la vois s'agiter derrière Lloyd alors qu'il continue de s'emporter. Ceci dit, son emportement a au moins le mérite de m'apporter des explications. Je n'ai en fait pas saisi les raisons de sa rancoeur, de sa colère. J'ai pensé que c'était par rapport à l'accident, à tort. Lloyd me balance tout ce qu'il a à me balancer, tout ce qu'il a besoin de me balancer et du coup, les choses prennent davantage forme dans mon esprit et je comprends mieux. Je le comprends, lui, mieux. Sa colère est liée au fait que sa mère ait laissé Merrin seule avec les secouristes. Plus les mots sortent de sa bouche, et plus je sais l'ampleur de ce qu'il peut ressentir. Imaginer sa petite seule avec les secouristes alors que sa mère aurait pu, non, aurait dû l'accompagner... Si j'étais à sa place... Bien sûr, bien sûr que je réagirais de la même façon et d'ailleurs, c'est parce que je réagirais de la même façon que je termine par détourner le regard quand je vois que des larmes apparaissent dans les yeux de Lloyd. Je n'ai pas compris. J'ai parlé sans savoir et j'ai fait un beau dégât... Je me sens très con, très honteux aussi. Je vois la silhouette de Lloyd s'approcher de Merrin et je reporte alors mon attention sur lui et sur elle qui s'est presque totalement réveillée maintenant. Je le regarde embrasser sa fille, je le regarde la couvrir de baisers et les larmes me montent aux yeux. Je les ravale avec beaucoup de difficultés, en particulier quand je vois Lloyd essuyer ses propres larmes. C'est l'apparition soudaine d'une infirmière qui me fait détourner le regard de mon ami et de sa fille. Elle me demande assez sèchement de faire moins de bruit et je m'excuse en lui assurant que nous allons être plus discrets. Je le vois son regard mauvais en direction de Lloyd mais elle juge sans savoir, comme moi j'ai jugé sans savoir. La voix de Lloyd dans mon dos me fait me retourner vers lui. Je hoche la tête quand il me demande le doudou de Merrin et m'empresse d'aller le récupérer avant de le lui donner, sans un mot. Je croise le regard de Lloyd et me sens encore plus mal, et c'est pire quand Lloyd s'excuse.

Il n'a pas à s'excuser.

Je secoue doucement la tête et esquisse un sourire chaleureux et compréhensif à mon ami. Je ne dis rien mais mon sourire lui dit « Aucun souci, ne t'en fais pas pour ça. ». Lloyd observe la petite puce un instant alors qu'elle frotte son petit visage à son doudou avant de se retourner. Je l'observe en silence alors qu'il poursuit, plus calmement. Mon cœur se serre parce que je vois qu'il est mal, qu'il a mal de réaliser que sa mère est véritablement incapable de sortir de chez elle. Il termine par m'avouer qu'il ne peut pas pardonner à sa mère d'avoir laissé Merrin car la petite a dû être terrifiée de se retrouver avec des étrangers. Je détourne mon regard de Lloyd pour le reporter sur Merrin quand elle s'agite de nouveau. Elle s'agrippe à Lloyd qui termine par la prendre dans ses bras. Sans que ce soit contrôlable, j'esquisse un sourire en voyant la petite avec lui. Elle a l'air d'aller tout de suite mieux dans les bras de son père. C'est là que Lloyd me demande si je veux bien rester avec eux.

« Bien sûr. » je lui réponds sans aucune hésitation. « Je peux vous raccompagner en voiture si tu veux. »

Puisque de toute façon je ne vais pas les lâcher, autant le ramener, ce sera plus simple pour lui. Lloyd me demande soudain de prendre Merrin puisqu'il a besoin d'aller aux toilettes et qu'elle ne se rendormira pas et ni une ni deux, il me glisse la puce dans les bras avant de s'éclipser. Je cale Merrin dans mes bras pour qu'elle y soit bien installée et dès que c'est le cas, la puce commence à jouer avec ma moustache ce qui a le mérite de me faire rire. Et en réponse j'ai droit à un large sourire de la part de Merrin qui continue à tortiller ses petits doigts autour de ma moustache. Je la berce doucement tout en faisant quelques pas dans la chambre.

« Tu sais, j'aurais bien aimé avoir une petite fille. » je raconte à la puce qui finalement délaisse ma moustache pour s'intéresser de près à son doudou qu'elle plaque contre son visage. « Les garçons se seraient bien occupés d'une petite sœur. » Petit sourire teinté d'une soudaine tristesse pour ma part : je n'aurai jamais de fille. Les garçons n'auront jamais de petite sœur. « Mais c'est comme ça et toi, tu ne dois plus nous faire de genre de frayeur hein... Plus jamais. » je lui dis alors qu'elle vient de reporter ses jolies prunelles vers moi. Je me penche pour déposer un petit bisou sur le bout de son nez et le rire qu'elle laisse échapper me refait sourire : la moustache la chatouille à chaque fois, ça ne loupe pas. Lloyd réapparaît à ce moment-là. Je me tourne vers lui et m'approche rapidement de lui pour qu'il récupère Merrin. « Je vais prendre les affaires. »

Et je m'exécute. Quelques minutes plus tard, après avoir réglé tout le côté administratif pour la sortie de Merrin et après avoir écouté les recommandations du médecin (j'ai bien cru que Lloyd allait lui dire qu'il ne devrait pas y avoir besoin de recommandations puisqu'il n'y a pas eu besoin de scanner), nous nous mettons donc en route. Lloyd grimpe à l'arrière pour être avec Merrin et je les ramène donc jusque chez lui. C'est une fois ne bas de chez lui que je passe un rapide coup de téléphone à la baby-sitter pour lui expliquer qu'elle risque de devoir gérer les garçons plus longtemps aujourd'hui. Comme d'habitude, elle me dit qu'il n'y a aucun problème et comme d'habitude, je me sens con à l'autre bout du fil parce que son ton doucereux, chaleureux, me fait toujours douter : j'ai l'impression qu'elle flirte mais je ne sais pas. Bref. Je raccroche, récupère les sacs et emboîte le pas de Lloyd pour aller jusqu'à l'appartement. Merrin s'est rendormie, la voiture a eu cet effet soporifique sur elle. Je reste silencieux, Lloyd aussi, l'idée est de ne pas la réveiller pour pouvoir la coucher dès notre arrivée mais nous n'avons pas le temps d'arriver. Pas vraiment. Une porte s'ouvre à la volée alors que nous arrivons près de l'appartement. En fait, c'est la porte de l'appartement voisin qui s'ouvre : la porte d l'appartement de la mère de Lloyd et c'est elle qui se tient devant nous. Je tourne aussitôt mon regard vers Lloyd. Je crains l'explosion. Je sais que j'ai raison de craindre l'explosion vu l'expression qu'il affiche soudain.

« Tu veux que je la prenne ? » je lui souffle tout bas.

C'est peut-être mieux que je récupère la puce.
Ou peut-être que s'il la garde dans les bras ça lui permettra de ne pas trop s'emporter.
Allez savoir...


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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Sam 17 Déc - 18:23

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Lloyd & Tito

 
La tension retombe, lentement mais sûrement entre les deux amis. Lloyd préfère tout de même s’éloigner un peu. D’abord parce qu’il a réellement besoin de vider sa vessie et ensuite parce qu’il se doute que quelques minutes de séparations leur permettra à lui, comme à Tito de souffler un peu, d’évacuer la pression. Et le pompier ne s’est pas trompé. Le temps de retourner à la chambre, il se sent un rien plus serein. Les infirmières et le médecin ont eu beau lui répéter que Merrin était hors de danger, il n’arrive à réellement l’envisager qu’à présent que son meilleur ami est dans les parages, à ses côtés. Le grand blond reste chagriné par toute l’affaire (la chute de sa fille, les risques, le fait que sa mère ne l’ait pas accompagnée à l’hôpital) mais il sait que Tito l’aidera à faire face à tout ça, à relativiser ce qu’il aura besoin de relativiser et à se montrer à la hauteur.
C’est donc plus confiant qu’il réapparait dans le box où lui et sa fille ont passé une nuit plutôt agitée. Il le fait au moment où son meilleur ami dépose un bécot sur le nez de sa princesse, qui éclate d’un rire communicatif, qui agit toujours sur lui comme un véritable baume sur le cœur. Lloyd se fend d’un sourire et se rapproche, se faisant ainsi remarquer de son ami. Et de Merrin qui réclame aussitôt à être prise dans ses bras. Lloyd ne se fait pas prier, la récupère, et la câline à son tour.
Tito lui a proposé de se charger des affaires de sa fille et Lloyd le laisse donc faire. Il prend le temps de changer sa fille et fait appel à une infirmière pour récupérer le biberon qu’elle lui avait promis pour sa fille une fois qu’elle se serait réveillée. Elle le tête goulument pendant que le médecin s’entretient avec le pompier et lui fait quelques dernières recommandations d’usage. S’il avait été seul, Lloyd aurait sans doute recommencé à paniquer, mais il est avec Tito et se montre bien plus docile et raisonnable. Il prend même la peine de s’excuser pour son comportement auprès de toute l’équipe soignante qui semble apprécier l’attention. Il a même droit à un sourire encourageant et une petite main dans le dos de la part de l’infirmière qui a supporté ses sautes d’humeur toute la nuit… Ca et un numéro de téléphone.

Lloyd s’est contenté de le glisser dans sa poche et oublie jusqu’à son existence dès qu’ils franchissent les portes de l’hôpital. Merrin, emmitouflée dans l’énorme manteau que Tito a été récupérer chez lui avant de passer, proteste un peu d’être ainsi ballotée, mais s’apaise sitôt qu’elle retrouve le confort de son siège auto. Lloyd grimpe à l’arrière avec elle et profite du trajet pour jouer avec elle et la cajoler, sans accorder beaucoup d’attention au secouriste derrière le volant. Un autre que Tito aurait pu se vexer de ce manque d’attention, l’interpréter comme de l’ingratitude, mais Tito le connaît bien. Il sait surtout ce qu’être père signifie et à quel point le pompier s’est inquiété et s’inquiète encore pour sa petite fille…  
Lorsqu’ils arrivent devant l’immeuble où Lloyd réside, le pompier sent son ventre se nouer un peu. Il se doute que sa mère va l’attendre de pied ferme. Il l’imagine sans mal, faire les cents pas dans son hall d’entrée, s’approcher du judas au moindre bruit de pas ou de clé, guetter son retour et celui de son unique petite-fille. Lloyd redoute cette confrontation et en même temps, il ressent le besoin de faire face à sa mère… Il ignore encore exactement de quelle manière il pourrait réagir, et ça l’intimide un peu. Est-ce qu’il va se défouler sur elle et se laisser une fois de plus submerger par la rancœur ? Est-ce qu’il va au contraire fondre en larmes dans ses bras et troquer son statut de père pour retrouver celui de fils ? Est-ce qu’il arrivera seulement à lui parler ? Est-ce que la colère ne va pas le rendre muet ? Est-ce que les larmes de sa mère auront raison de lui ou ne feront que l’agacer encore davantage ? Lloyd n’en a aucune idée.
Il réfléchit à tout ça pendant que Tito prévient sa baby-sitter qu’il va s’éterniser encore un peu. Il patiente aux côtés de son amie, Merrin à nouveau somnolente dans les bras. Il s’excuse de retenir le secouriste, plus pour la forme qu’autre chose. Comme Lloyd s’y attendait, son ami lui fait tout de suite savoir que ça ne le dérange pas le moins du monde et qu’il sait que, si la situation inverse s’était présentée, Lloyd aurait été présent pour lui sans hésiter une seule seconde.  

A mesure qu’il gravissent les marches et montent dans les étages, Lloyd sent sa gorge se nouer encore davantage. Et lorsqu’ils atteignent enfin le bon pallier et que sa mère fait brusquement irruption hors de son appartement, il a la réponse à ses précédentes interrogations… Il est furieux. Lloyd ne pardonne pas.
« Tu veux que je la prenne ? » propose Tito, faisant référence à la petite, assoupie.
Lloyd ne prend pas la peine de formuler sa réponse. Il se contente d’un hochement de tête négatif. De toute façon, les bras de Tito sont déjà pleins avec les affaires qu’il transporte pour lui.
« Est-ce qu’elle va bien ? » les questionne Maureen d’une voix vibrante d’émotion, ses yeux clairs, rougis par les larmes qui menacent toujours de s’écouler.
« Non » articule froidement Lloyd, essayant de contrôler sa rancœur, qui se teinte un peu de honte. Parce qu’il n’a plus l’habitude de tenir tête à sa mère. Parce qu’il l’a toujours respectée. Parce que depuis le décès de son frère, il se sent trop minable pour la contredire… Mais aujourd’hui, il a l’impression qu’il n’a plus à le faire. Lloyd a presque l’impression qu’ils sont quittes.
Sa mère encaisse la réponse, triturant nerveusement les pans de son gilet. Lloyd remarque le mouchoir dans sa main droite, un chapelet dans l’autre, mais il essaie de ne pas se laisser émouvoir.
« Je suis désolée… »
« T’es désolée ? Et tu crois que ça va suffire ? Tu crois que ça change quoi que ce soit à la situation ? »  
« J’ai essayé de sortir mais… »
« Conneries ! » la coupe-t-il dans un éclat de rire mauvais. « T’essayes pas. Tu fais semblant. C’est ce que tu sais faire de mieux. Tu te complets dans ton malheur depuis des années et c’est pas prêt de changer. Je le sais et tu le sais. T’es une cause perdue, maman… »
« Non, c’est…c’est faux Lloyd. J’essaie vraiment… Je voulais venir. Tu ne crois pas que je voulais venir avec elle ? »    
« J’en ai rien à foutre. Ce que je sais, c’est que tu l’as pas fait et qu’elle était seule. Donc maintenant, tu as perdu ton droit de poser la moindre question. Tu n’as pas le droit de demander comment elle va. »
« Lloyd… »
« Non ! Y a pas de Lloyd qui tienne ! » s’emporte le pompier en essayant de moduler sa voix pour ne pas perturber le sommeil de Merrin. « Tu n’veux pas faire d’efforts ? Je ne vais plus en faire non plus ! Si tu veux la voir maintenant, tu devras sortir de ton putain de trou pour le faire ! Tu ne la garderas plus ! »
« Ne dis pas de b^tises, allons, tu… »
« J’suis sérieux ! Je préfère engager une inconnue pour s’occuper d’elle plutôt que toi ! C’est terminé ! Je te l’ai confiée et je la récupère à l’hôpital ! »
« Toi au moins tu l’as récupérée ! Moi je t’ai confié mon fils et tu me l’a rendu en pièces détachées dans une boite ! » lui répond soudain Maureen, le visage déformé par une grimace haineuse. Et puis, lorsqu’elle réalise ce qu’elle vient de dire, lorsqu’elle lit l’effroi sur le visage de son garçon, elle change d’attitude. Elle laisse échapper un petit couinement plaintif et plaque sa main sur sa bouche, ses yeux devenant larmoyants.
« Je suis désolée mon chéri, ce n’est pas… »
« C’est exactement c’que tu voulais dire. Et c’est dégueulasse » lui répond honteusement Lloyd en arrachant les clés des mains de Tito pour ouvrir lui-même sa porte d’entrée et fuir le couloir, fuir sa mère et sa douleur.
Maureen essaie de le rattraper, de s’excuser, elle commence à pleurer, mais Lloyd reste muet à ses supplications. Dès que la porte s’ouvre, il s’engouffre à l’intérieur, bien décidé à mettre le plus de distance possible entre lui et sa mère. Le pompier dirige ses pas pressés vers le fond de l’appartement et la chambre de Merrin. Il espère que Tito ne laissera pas Maureen le suivre, qu’il l’éloignera et la convaincra d’attendre que les choses se tassent.

Il les entend d’ailleurs parler un peu plus loin, sans parvenir à comprendre la nature précise de leur échange. Il profite d’être seul pour déshabiller précautionneusement Merrin et la mettre dans son lit. Mais ce n’est pas facile. Les propos de sa mère l’ont sacrément remué…    



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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Mar 17 Jan - 11:25

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Il refuse. Il ne dit rien mais il hoche la tête de droite à gauche me signifiant ainsi que non, il ne veut pas que je prenne Merrin dans mes bras. Bon. Très bien. S’il estime qu’il vaut mieux qu’il la garde… En fait, en y réfléchissant, peut-être que de la garder dans les bras va lui éviter d’exploser complètement et peut-être qu’il veut justement éviter cette explosion. Je n’en sais rien. Je replace un peu les sacs que je porte et attends, mal à l’aise. Vraiment, vraiment mal à l’aise car je crains franchement la tempête qui risque de suivre. Je jette un regard en biais à Maureen quand elle demande si la petite va bien : elle a clairement beaucoup pleuré. Elle doit vraiment s’en vouloir… Et je sais que Lloyd ne va rien arranger à ce propos, je le sais. Je ne vais même pas essayer de l’empêcher de dire quoi que ce soit car je suis son ami, je veux être là pour lui. J’ai mal au cœur pour sa mère mais j’ai davantage mal au cœur pour lui… Elle triture son gilet et je reporte mon attention sur Lloyd quand elle s’excuse et, comme je le crains, l’explosion ne manque pas. Il a beau ne pas crier, les mots crient pour lui. Je ferme les yeux et détourne finalement le regard d’eux quand Maureen essaye de s’expliquer et que Lloyd la coupe. Je ne vais pas partir parce que je ne veux pas laisser mon ami mais j’ai horriblement l’impression de ne pas être à ma place. Cela me gêne d’être là, de les voir se déchirer de cette façon. Et si c’est dur à entendre pour moi, j’imagine à quel point ça doit être dur pour Maureen. Il est impitoyable mais il a le droit de l’être, ce qui s’est passé est trop grave. Elle est malade, c’est vrai, mais laisser sa petite fille… J’ai beau ne pas être totalement d’accord avec la façon dont Lloyd la traite, je pense sincèrement que je réagirais de la même façon si j’étais à sa place. La colère passera mais pour le moment…

Pour le moment, Maureen va devoir faire avec.

Mais elle réplique soudain et elle réplique de la pire des façons qui soit. Je me retourne vers eux, écarquille les yeux d’horreur et ma bouche s’ouvre sous le choc quand elle prononce ces mots absolument terribles et infâmes. J’en ai les larmes qui me montent aux yeux tellement j’ai mal pour Lloyd en cet instant. Comment ose-t-elle ?... Alors qu’il a eu la peur de sa vie ? Alors qu’il a imaginé le pire ? Alors qu’il a déjà sur ses épaules le poids de la perte de son frère ? Elle ose ?... Une boule d’écœurement naît dans ma gorge si bien que j’en ai la nausée. C’est monstrueux. Je tourne mon regard brillant de larmes vers mon ami qui affiche une mine… Il n’y a pas de mots pour décrire son visage en cet instant. J’ouvre la bouche mais la referme quand Maureen s’excuse. Lloyd la coupe très rapidement, m’arrache les clefs des mains et s’éloigne sans un mot. Je reste là sans bouger, je vois Maureen me dépasser pour essayer de rattraper Lloyd en se confondant en excuses mais il ne s’arrête pas. Elle pose sa main sur la porte pour l’ouvrir en grand et entrer à l’intérieur de l’appartement de Lloyd. C’est là que je m’avance et que je referme avec force ma main autour de son poignet. Elle relève son regard rempli de larmes vers moi, visiblement surprise de mon geste. Choquée peut-être ? Je m’en fiche.

« Non. Laissez-le tranquille. » je lui dis en la repoussant doucement mais avec assez de fermeté cependant. Je me positionne devant la porte et la foudroie du regard.  « Vous n’entrez pas. Vous ne frappez même pas quand cette porte sera fermée. Vous ne vous approchez pas de lui. »

Ses mains tremblent nerveusement.

« Non… Je ne voulais pas… C’était… Il faut qu’il m’écoute…
- Non ! Vous vous rendez compte de ce que vous venez de lui dire ? Vous vous rendez compte de ce que vous venez de lui faire ?
- Je sais… Je…
- Alors stop. Vous rentrez chez vous, et vous les laisser tranquilles. »

Elle me regarde d’un air désespéré. Je prends sur moi pour ne pas lui hurler dessus en fait là.

« Vous savez, je vous ai défendu à l’hôpital. J’ai dis à Lloyd qu’il ne fallait pas qu’il soit trop dur avec vous mais… » Je lui adresse un regard écoeuré. « Il a raison d’être dur avec vous. Vous ne le méritez pas… Vous ne méritez pas Merrin non plus. » Je secoue la tête. « Vous devriez sérieusement réfléchir à une manière de vous remettre en question parce qu’à ce rythme, vous allez le perdre. Définitivement. Et vous n’avez plus que lui mais ça… Vous venez justement de le lui rappeler de la pire manière qui soit. »

C’est dur mais il faut que je sois dur.

« Rentrez chez vous. »

Sur quoi je pénètre à l’intérieur de l’appartement et ferme la porte au nez de Maureen. Je soupire, m’avance en cherchant Lloyd et je le retrouve finalement en train de déshabiller Merrin ou, plutôt, en train d’essayer. Je vois que ses mains tremblent, que ses gestes sont peu assurés.

« Attends… Je vais le faire. » je lui dis avec douceur en posant les sacs au sol et en venant tranquillement, sans le brusquer, prendre sa place pour m’occuper de Merrin. Pas que je craigne quoi que ce soit pour elle mais plutôt pour lui : il est chamboulé, c’est sûr. Je termine de m’occuper de la petite pour finalement la prendre dans mes bras et la mettre dans son lit, qu’elle est visiblement heureuse de retrouver puisque je la vois qui se blottit dans ses couvertures. Je me penche pour récupérer ses doudous dans le sac que je dispose à côté d’elle. Puis, je me place devant mon ami, cherche son regard du mien. « On va aller se faire un thé, viens… Elle va bien. » j’ajoute avec un petit sourire rassurant. J’entraîne Lloyd avec moi pour que Merrin puisse se reposer, en prenant soin de laisser la porte ouverte pour qu’on puisse l’entendre si jamais elle vient à se réveiller. « Assieds-toi, je vais nous préparer ça. » Parce qu’un café il ne vaut mieux pas et de l’alcool encore moins. Un bon thé ce sera parfait. J’observe Lloyd du coin de l’œil tandis que je prépare le tout, je ne dis rien, je le laisse faire un peu le tri dans ses pensées. Ce n’est que quand je viens le retrouver une fois le plateau prêt, que je reprends la parole. « Je suis désolé… Pour ce qu’elle t’a dit. Est-ce que y’a quoi que ce soit que je puisse faire ? »

Je ne sais pas si je peux lui être d’une quelconque utilité.
Je n’en sais rien…




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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Ven 20 Jan - 21:27

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Lloyd & Tito

 
Ses mains tremblent, ses doigts sont gourds. Il n’arrive pas à se concentrer sur ce qu’il fait, n’arrive pas à débarrasser Merrin de la combinaison dans laquelle il l’a emmitouflée pour rentrer. Elle s’impatiente, agite bras et jambes en protestant mollement. La soirée a été pénible pour elle, son sommeil entrecoupé et elle a possiblement encore mal. Sans compter qu’elle semble doter d’un sixième sens aiguisé lui permettant de deviner l’humeur de son père pour réagir en fonction. Plus il est fatigué, plus elle est irritable, lorsqu’il est de bonne humeur, elle est au comble du ravissement, quand il est triste, Merrin est en inconfort et quand il est énervé, elle hurle sa détresse.
La petite s’agite et plus il tente de l’apaiser, plus elle s’agace. Sa voix tremble autant que ses mains qui tentent désespérément de la débarrasser des boutons. Lloyd se maudit de ne pas avoir pris le modèle équipé d’une fermeture éclair. Ne pas parvenir à l’apaiser lui est difficilement acceptable et plus il perd patience, moins il est efficace.
Mais comment l’être alors qu’il se revoit, adolescent, en train d’attendre que ses parents arrivent dans un couloir d’hôpital ? Comment être en mesure de calmer l’agitation de sa fille alors qu’il entend le hurlement inhumain et déchirant de sa mère à qui l’ont vient d’annoncer la mort de son fils ? Il se revoit courir dans un ralenti cruel pour rejoindre le corps déchiqueté de son frère qui vient de pousser son dernier soupir. Il revoit sa casquette des Bulls sur le goudron fraichement arrosé de sang. Lloyd n’en avait jamais vu autant de toute sa vie avant ce jour. Il n’avait jamais rien vu de mort avant ce jour-là…
« Ca va aller maman… » C’est ce qu’il lui a dit quand elle pleurait en tenant cette même casquette poisseuse de sang qu’elle venait tout juste de lui arracher les mains.
Aujourd’hui, alors qu’il tente de déshabiller sa fille, Lloyd peut encore sentir la morsure du coup que son père lui a envoyé au visage. Ce n’est qu’à ce moment que l’adolescent qu’il était a enfin été capable de prendre la mesure de ce qui venait de se passer. De ce qu’il venait de faire…
Au moment où Tito apparaît à ses côtés, il est sur le point de fondre en larmes, alors qu’il se remémore els dernières paroles qu’il a eues pour son frère. Des paroles dures, stupides. Des paroles d’adolescent révolté complètement ignorant et inutilement cruel.
« Attends… Je vais le faire. »
Lloyd déglutit et s’écarte quand son ami vient prendre le relai. Il s’éloigne de quelques pas et efface les larmes qui ont commencés à couler. Il renifle discrètement, essayant de se reprendre. Il est soulagé que Tito soit intervenu et en même temps, le voir réussir là où lui a échoué le contrarie beaucoup et ajoute à sa culpabilité.

En deux petites minutes, Tito a couché Merrin et se retourne pour l’entrainer à sa suite hors de la chambre. La petite les regarde s’éloigner, curieuse, mais ne dit rien. Lloyd n’a absolument pas envie d’un thé. Il n’a pas envie de grand chose à cet instant en réalité… Pourtant il ne bronche pas et suit docilement son meilleur ami après avoir hoché la tête pour approuver l’idée.
Le pompier se laisse tomber sur son propre divan et se coupe du monde. Il commence à ressasser sa soirée, ses réactions face à l’accident de Merrin et face à sa mère. Il la revoit débouler avec son père à l’hôpital, les yeux exorbités de terreur. Il entend encore son hurlement d’agonie. Le son qu’elle avait poussé alors l’avait bien plus effrayé que la vue du corps en charpie de son frère. Voir sa mère perdre le contrôle avait été une vision terrible, traumatisante. Il se remémore toutes ces nuits passées, assis dans le couloir à l’écouter pleurer dans les bras de son père quand l’un comme l’autre le pensaient endormi.
Lloyd passe une main sur le bas de son visage, sans y penser, à l’endroit où le poing de son père l’a atteint ce jour-là. Ils ne s’étaient jamais vraiment entendus jusque là et, enfant, Lloyd avait toujours eu l’impression étrange que son père le supportait plus qu’il ne l’aimait. Mais ce jour-là, son père s’était mis à le haïr… Aujourd’hui, Lloyd se souvient de ce jour comme de celui où son père a enfin eu un geste sincère envers lui. Avec les années, la haine qu’il semblait éprouver à son égard avait muté en indifférence. Une indifférence que Lloyd avait fini par accepter. Par supporter comme son père le supportait.
Mais sa mère, elle, n’avait jamais cessé de l’aimer malgré l’accident, malgré tout ça…

« Je suis désolé… Pour ce qu’elle t’a dit. Est-ce que y’a quoi que ce soit que je puisse faire ? »
Lloyd sursaute, ne s’étant pas rendu compte que Tito était de nouveau à ses côtés. Il secoue doucement la tête pour chasser ses pensées et se racle nerveusement la gorge.
« Non… ‘fin j’veux dire : t’as pas à t’excuser pour ça. Et puis elle a raison » soupire le pompier qui devine, à l’expression de son meilleur ami qu’il va le contredire. Mais Lloyd n’a pas envie de s’attarder sur le sujet. Il n’a pas envie de parler de tout ça, d’avoir à convaincre Tito de sa culpabilité affligeante. Il n’y arrivera pas. Son ami lui trouvera toujours une excuse et ça l’insupporte d’avance. « Laisse tomber, OK ? J’veux juste… Parlons pas d’ça s’te plait. »
Le jeune père se penche pour attraper la tasse fumante qui vient de lui être servie et occuper ses mains. Il n’a toujours pas envie de boire et de toute façon le liquide est trop chaud, alors il se contente de souffler un peu sur le liquide qui se teinte peu à peu.
« T’as prévenu les garçons que tu étais à l'appart ? » je lui demande, ne sachant plus trop ce qu’il m’a dit à ce propos. « Ils sont avec leur baby-sitter, c’est ça ? Comment elle s’appelle encore ? »  
 



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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Sam 21 Jan - 17:33

I'll be there for you.


C'est terrible de se sentir impuissant face à la détresse d'un ami, et ça l'est encore plus quand cet ami est plus que cela, quand il est comme un frère. Lloyd est un frère mes yeux, il a cette place importante et vitale dans ma vie et dans mon cœur alors je veux être là pour lui, je veux pouvoir l'aider à ne pas être submergé par l'horreur des mots de sa mère, par tout ce que cela implique, par tout ce que cela doit faire irrémédiablement remonter... Je ne peux même pas imaginer ce qu'il ressent en cet instant. Je ne peux pas. J'ai perdu ma femme mais je n'étais même pas présent lorsque cela s'est produit. Lui, il a perdu son frère et il porte encore aujourd'hui la responsabilité de sa mort sur ses épaules et personne n'est capable de porter un tel poids toute son existence sans finir écrasé, personne. Lloyd se racle la gorge et me dit que je n'ai pas à m'excuser. Ce n'était pas vraiment des excuses en fait c'est juste que ça me fait mal qu'elle lui ait fait mal. Et ce qui me fait encore plus mal, c'est quand il dit qu'il a raison. Mes yeux se mettent à briller, je fronce les sourcils et secoue la tête, choqué de l'entendre prononcé de telles paroles : je ne pensais pas être à ce point dans le vrai quand je réfléchissais à sa culpabilité. J'ouvre la bouche, prêt à rétorquer qu'il a tort, qu'il ne peut pas porter ça tout seul sur ses épaules, que c'était un accident mais il me coupe en me demandant de laisser tomber. Il me supplie de ne pas parler de ça et je soupire avant de hocher la tête, ne pouvait refuser d'accéder à la demande de mon ami. Peut-être en reparlerons-nous plus tard, j'essaierai de lui faire dire ce qu'il a sur le cœur mais c'est très frais là et je comprends qu'il ne tienne pas à discuter de ça.

Je le comprends parfaitement.

Il récupère son thé et je l'imite, souffle un peu sur la tasse avant de porter le liquide chaud à mes lèvres, ce qui me fait du bien. Après la froideur de l'hôpital, la froideur du couloir, la froideur de l'échange entre Lloyd et Maureen, un peu de chaleur fait vraiment du bien oui. Lloyd dévie alors très soudainement de conversation en me demandant si j'ai prévenu les garçons que j'étais à l'appartement avec lui. Il enchaîne en me parlant de la baby-sitter, en me demandant s'ils sont avec elle et en me demandant finalement de lui rappeler son prénom. J'observe mon ami en silence un petit instant avant de lui répondre.

« Rebecca. Elle s'appelle Rebecca. » je lui réponds finalement en esquissant un petit sourire. « Et elle est avec eux oui. Je les ai appelés de l'hôpital et elle restera autant qu'il le faudra. Elle est vraiment géniale pour ça. »

Enfin pas que pour ça en fait. C'est une jeune femme si... Je me surprends à sourire bêtement tout seul de nouveau et jette un petit regard en coin à Lloyd. Allons bon, pourquoi pas ? Depuis le temps que je veux lui en parler... Dans un sens ce n'est pas le moment après tout ce qu'il vient de vivre mais en même temps, c'est justement le moment après tout ce qu'il vient de vivre. Il ne veut pas parler de sa mère, de son frère, et il ne veut sans doute pas penser à tout ça : ni à l'horreur qu'il a vécu quand il a perdu son frère, ni à la frayeur qu'il a eue pour Merrin. Du coup, lui parler du petit béguin que j'ai pour la baby-sitter et de ce flirt qui s'est installé entre elle et moi semble approprié bien qu'inapproprié également.

« En fait... »

Je pose la tasse et m'installe plus confortablement dans le canapé en reportant mon regard sur mon ami. Lloyd me connaît assez pour savoir que quand j'adopte cette attitude, c'est pour parler de quelque chose de personnel.

« On flirte. Rebecca et moi. Des petits regards, des petits sourires, parfois des petits gestes. Avant-hier encore elle a posé sa main sur mon avant-bras mais elle n'avait pas besoin de le faire. Et... » Je me mordille nerveusement la lèvre. « Elle me plaît en fait... »

Je perds doucement mon sourire. C'est la première fois que je parle de ça, la toute première fois et en parler à voix haute me fait réaliser une chose à laquelle je pensais sans trop vouloir y penser.

« Elle me plaît vraiment mais... » Je baisse le regard. « Elle est plus jeune que moi et... Il y a Donna...  » Nouveau soupir tandis que je relève mon regard vers Lloyd. « Je n'ai eu personne depuis... Je veux dire c'est la première fois que je ressens ça pour une autre femme depuis la mort de Donna et je ne sais pas... Est-ce que tu penses que je peux ? Que j'ai le droit ? »

C'est ça le fond du problème en fait : ma femme étant morte depuis deux ans, je me demande tout simplement si j'ai le droit ne serait-ce que de penser à une autre.

Il voulait qu'on change de conversation : il est servi je crois...




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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Dim 22 Jan - 12:04

i'll be there for you

Lloyd & Tito

 
Il espère vraiment que Tito comprendra qu’il n’a vraiment aucune envie de s’attarder sur le sujet, qu’il veut réellement passer à autre chose. Evidemment, il va continuer à ressasser son passé pendant encore un moment. Passer à autre chose et oublier l’échange violent qu’il vient d’avoir avec sa mère ne sera pas aussi facile qu’il le prétend… Mais si son ami y met de la bonne volonté, peut-être que ça fonctionnera.
Lloyd voit bien que le secouriste est secoué par tout ça. Il a vu son regard se mettre à briller davantage et il le connaît par cœur. Tito est un nounours, bien trop empathique pour son propre bien. Il a reçu la réplique de Maureen avec autant de violence que le concerné… Lloyd ignore ce qu’il a bien pu dire à sa mère une fois qu’il s’était éloigné, mais quelque chose lui dit que ça n’avait plus rien à voir avec le discours qu’il pouvait lui tenir à l’hôpital. C’est agréable pour le pompier de savoir qu’il peut compter sur le soutien indéfectible de son ami, mais dans le cas présent, il n’est pas certain que ce soit une bonne chose… Si sa mère en est arrivé à lui balancer une horreur pareille au visage, c’est qu’elle doit être au plus mal et en rajouter une couche n’était sans doute pas la meilleure option. Mais il n’en fera jamais le reproche à Tito.
« Elle s'appelle Rebecca » le renseigne le quarantenaire, avant de lui rappeler ce qu’il savait déjà, comme il l’avait craint. Ils ont déjà eu cette conversation. Lloyd hoche la tête alors que des images désagréables continuent de le hanter.
Il n’ajoute rien et Lloyd s’essaie à avaler une gorgée de son thé. Elle lui picote la langue mais tant pis. Ça parviendra peut-être à le distraire de ses mauvaises pensées, à le faire se concentrer sur autre chose que Kevin, ses regrets et son envie pressante d’aller retrouver Maureen… Sauf qu’il ne sait pas tout à fait s’il veut le faire pour lui demander pardon ou pour l’engueuler à nouveau. Il ne sait pas trop où il en est. La fatigue n’aide pas évidemment. Il est debout depuis près de 36h maintenant et ne se couchera pas avant un moment maintenant. Il sait que Merrin va bien, mais ça ne va pas l’empêcher de retourner s’assurer qu’elle continue d’aller bien toute la journée à venir… Et sans doute dans la nuit également…

« En fait... » reprend tout à coup son ami, en prenant ses aises dans le sofa, déposant sa tasse pour avoir les mains libre. Lloyd connaît bien cette posture. C’est la posture du Tito qui s’apprête à parler avec ses mains et à bafouiller un peu parce qu’il s’apprête à se confier quelque chose de personnel. Alors Lloyd lutte un peu plus fort pour écarter ses propres tracas et être en mesure de lui donner l’attention qu’il mérite et espère obtenir de lui. Gardant sa tasse en main, il se recule à son tour pour caler son dos contre l’accoudoir et mieux faire face à son ami.
« On flirte. Rebecca et moi. »
Celle-là… Lloyd ne l’avait absolument pas venir. Et sa première pensée (coupable) est pour Donna. C’est stupide, il le réalise immédiatement. Il devine aussi que c’est sans doute la première pensée qui a traversé Tito également quand il a réalisé ce qui se tramait entre lui et la baby-sitter de ses garçons… D’ailleurs, il le lui fait rapidement savoir et Lloyd avale une nouvelle gorgée de son thé pour avoir l’occasion de réfléchir un peu avant de prendre la parole.
Il sait bien que son avis comptera beaucoup pour Tito. S’il lui disait de tout arrêter, même si ça lui coûtait, Tito arrêterait de fréquenter la jeune femme et se chercherait une nouvelle baby-sitter dans la journée. Mais ce n’est pas ce que veut dire Lloyd.
« Tu sais… J’aimais vraiment Donna. Peut-être plus que je ne t’aime toi, parce qu’elle ne me battait pas à Call Of » plaisante le pompier, ému par les souvenirs de la femme de son meilleur ami qui remontent et lui nouent un peu la gorge. « Et je crois que je la connaissais suffisamment pour pouvoir t’assurer qu’elle voudrait que tu sois heureux. Et si cette fille te rend heureux Tito… Je ne vois pas quel mal il y aurait à flirter avec elle » lui sourit-il. Un sourire légèrement teinté de tristesse, parce que parler de Donna n’est facile ni pour lui, ni pour son meilleur ami. « Ce n’est pas comme si c’était la gosse de ta voisine et qu’elle avait quatorze ans. Elle est majeure et vaccinée, toi tu es vieux et moche mais peu importe : si vous vous plaisez, foncez. »
 



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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Mer 8 Fév - 20:43

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C'est compliqué. Pour certains ça doit paraître simple mais pour moi c'est compliqué. Évoquer ce flirt avec Rebecca, émettre d'idée d'une potentielle relation... C'est compliqué et c'est parce que c'est compliqué que je cherche l'approbation de mon ami parce que si lui pense que je peux, c'est que je peux, non ? Il connaissait Donna, était proche d'elle, l'adorait alors s'il me dit que je ne fais rien de mal, c'est que je ne fais rien de mal. Je peux lui faire totalement confiance, j'ai besoin de lui faire totalement confiance. J'observe Lloyd en silence alors qu'il boit une nouvelle gorgée de son thé et ses premières paroles sont pour Donna. Il me dit qu'il l'aimait vraiment beaucoup et aussitôt, je sens mon regard se mettre à me piquer. Je suis toujours en plein travail de deuil. Et j'aimerais toujours ma femme à n'en pas douter. Penser à faire éventuellement une place à une autre femme dans ma vie ne remet nullement en cause ce que représentera toujours Donna pour moi, ça c'est certain. Alors oui, des larmes naissantes quand Lloyd me parle d'elle, des larmes auxquelles s'ajoute un petit sourire tendre quand il me dit qu'il l'aimait plus qu'il ne m'aime moi car elle ne le battait pas à Call Of. L'idiot... Un idiot qui me fait sourire. C'est tellement lui, faire ce genre de petite plaisanterie sur un ton léger pour essayer de détendre l'atmosphère... Il poursuit finalement en me disant qu'il pense qu'il la connaissait assez pour m'assurer qu'elle voudrait que je sois heureux. Mon sourire se fane doucement, le doute s'insinuant doucement en moi malgré les paroles réconfortantes de mon ami. Je sais ses mots sincères et il a sans doute raison : Donna voudrait que je sois heureux mais... Ce fichu « mais »... Il ajoute enfin que l'âge ne devrait pas être un problème puisque Rebecca est « majeure et vaccinée ». C'est vrai, mais elle reste si jeune... Et il a raison, moi je suis vieux et moche... Peut-être le dit-il sur le ton de la plaisanterie, sans doute oui, mais moi j'y vois une raison de plus de ne pas chercher plus loin avec Rebecca. Il est certain qu'elle me plaît. Il est certain que je lui plais aussi.

Alors quoi ?
Je bloque.

Je détourne le regard te soupire, mes yeux se perdant quelques instants à l'intérieur de ma tasse de thé.

« Je ne sais pas... » je termine par souffler à Lloyd.

Je réfléchis, tente de mettre mes idées correctement en place. De quoi s'agit-il exactement ? Qu'est-ce qui me rend comme ça ? Son âge. Elle est tellement jeune...

« Elle est majeure et vaccinée oui mais elle a vingt-neuf ans Lloyd... C'est... Vraiment très jeune... Douze ans de différence d'âge, tu te rends compte ? Je ne crois pas que Donna approuverait ça... » je lui dis, la voix nouée d'une certaine honte qui m'habite en fait. Je n'arrive pas à croire que j'ose ne serait-ce que penser à elle de cette façon. Douze ans de différence... « Et puis il y a les garçons. » j'ajoute finalement en reportant mon regard sur Lloyd. « J'ai mis du temps à trouver une baby-sitter qu'ils pourraient accepter et ils ont fini par l'adorer. Tu imagines si j'essaye d'aller plus loin et que les choses se passent mal ? Alors que les garçons sont si bien avec elle ? Tu imagines si je fous tout en l'air ? »

Et alors que les mots franchissent mes lèvres, je réalise l'énormité de la chose, je réalise ce que je suis en train de faire. Je fronce les sourcils et soupire.

« Ou alors je suis en train de trouver toutes les excuses possibles pour ne rien faire et laisser les choses en l'état... »

Je secoue la tête et me laisse tomber dans le fond du canapé, comprenant le véritable fond du problème.

« Flirter c'est simple, c'est facile puisque ça n'engage à rien. C'est léger, ça n'implique rien finalement mais faire un pas supplémentaire, en parler ouvertement, tenter ce rapprochement c'est... »

Un sourire triste naît sur mes lèvres et je reporte doucement mon regard sur mon ami.

« Je crois que je ne suis pas prêt pour ça en fait. Je crois que je ne suis pas prêt à... Avancer de cette façon, pas encore, même si Rebecca me plaît beaucoup. » Je penche doucement la tête sur le côté. « Tu crois que je suis un idiot et un lâche de ne pas vouloir faire ce pas en avant ? »

Autant qu'il me le dise. Je préfère savoir ce qu'il en pense. De la même façon que je lui ai parlé du fait que Rebecca et moi flirtions, je veux son avis concernant ce que je ressens, concernant la façon dont je vois les choses à l'heure actuelle. S'il pense que je suis idiot de me mettre un tel frein, j'essaierai de me mettre un coup de pied au derrière et d'aller de l'avant plus rapidement mais s'il pense que je ne suis pas un idiot, alors je continuerai sur ma lancée, je prendrai mon temps, à tort peut-être car les choses peuvent vite changer et on peut passer à côté de certaines choses mais...

Mais j'ai la trouille, voilà tout.


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MessageSujet: Re: |flashback| I'll be there for you. [Lloyd] Jeu 9 Fév - 15:16

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Lloyd & Tito

 
Il voit bien que Tito n’est pas tout à fait convaincu par ses propos. Ce n’est pas très étonnant. Vu l’état émotionnel du pompier, il n’est pas certain d’être vraiment capable de grand chose à l’heure actuelle. Il doit être aussi convainquant qu’un abatteur qui promet un agréable dernier voyage à une vache… Sa nuit à l’hôpital et les remarques blessantes de sa mère l’empêchent de réellement se concentrer sur le souci du secouriste. Pourtant il aimerait être capable de le faire, il aimerait se consacrer à lui à 100%, mais c’est difficile. Il a plein de choses en tête et ses pensées sont malheureusement parasitées.
Comme il s’y attendait donc, son meilleur ami finit par soupirer et lui dire qu’il ne sait pas trop quoi penser de ce qu’il vient de lui dire. Lloyd fronce un peu les sourcils et attend qu’il argumente un peu. La première excuse de Tito est à nouveau la différence d’âge qui existe entre lui et la dénommée Rebecca. C’est vrai que vingt-neuf ans, ce n’est pas bien vieux. Ce petit deux dans l’âge de la jeune femme peut aisément faire peur… Dans quelques temps, il sera remplacé par un trois et alors la différence sera sans doute moins criante. Sans doute. En tout cas, il comprend que, psychologiquement, ce soit dur pour Tito de concevoir de faire plus que flirter avec une fille dans la vingtaine.  
En revanche, il ne voit pas bien ce que Donna vient faire là-dedans. Pourquoi est-ce qu’elle n’approuverait pas ? Ce n’est pas comme si la baby-sitter avait l’âge d’un de leurs garçons ou était plus jeune encore qu’eux. Et pourtant, ce genre de configurations existe. En réalité, c’est même plus courant qu’on ne le pense.
D’ailleurs, les garçons sont le deuxième argument mis en avant par le secouriste pour justifier son envie de renoncer à suivre ses pulsions. Là encore, Lloyd est un peu sceptique. Il ne voit pas vraiment où est le souci. Si les choses devaient mal se passer, il lui suffirait d’expliquer la situation à Saul et Vito qui ne sont plus aussi jeunes qu’il a l’air de le penser et de trouver une autre baby-sitter. Et encore ! Peut-être que tous deux sauront faire preuve de maturité et pourraient se séparer en bons termes, ce qui permettrait à Rebecca de continuer de garder les garçons…
« Ou alors je suis en train de trouver toutes les excuses possibles pour ne rien faire et laisser les choses en l'état... »
« Quelque chose dans ce goût là, oui » lui sourit Lloyd avec patience.

Lloyd ne prend pas la peine de contrer ses répliques pour l’instant. Il préfère laisser à Tito l’occasion de réaliser lui-même ce qui est en train de se passer, ce qui se joue dans son esprit un peu trop torturé.  
« Flirter c'est simple, c'est facile puisque ça n'engage à rien » commence son ainé pendant qu’il avale une nouvelle gorgée de son thé, essayant de se montrer à l’écoute au maximum. « Tu crois que je suis un idiot et un lâche de ne pas vouloir faire ce pas en avant ? »
Lloyd hoche la tête à la négative avant de formuler une réponse claire et précise.
« Non. Sûrement pas. Ce qui serait stupide, ce serait de ne pas t’écouter. Et s’il y a bien une chose que tu n’es pas : c’est un lâche » assure le grand blond en venant déposer sa tasse encore fumante sur la table basse, trouvant plus judicieux de libérer ses mains. Il revient ensuite se caler dans le fond de son canapé, de biais pour mieux faire face à son meilleur ami qui nage en plein doute. « Si t’es pas prêt, alors t’es pas prêt, c’est tout. Y a pas de honte à avoir. Ce que tu as traversé… La mort de Donna… C’était un sacré coup dur et tu t’en tires très bien. Ça ne fait pas de toi quelqu’un d’infaillible et c’est une bonne chose que tu sois attentif à ce que tu ressens… Mais il faut trouver un juste équilibre, tu comprends ? Tu ne peux pas te laisser bouffer par  la culpabilité. Tu ne peux pas te cacher derrière Donna. Elle aurait détesté ça encore plus que de te savoir avec une jeunette… » précise Lloyd, son regard se faisant un rien plus insistant à cette remarque. « Tu ne vas pas finir ta vie avec les garçons. J’suis désolé de te l’apprendre mais un jour, ils t’abandonneront pour vivre leur vie ! Et alors il te restera quoi si tu as toujours mis ton bonheur de côté ? Des baby-sitter, il y en aura toujours, ce n’est pas un souci. Et puis même s’ils sont jeunes, je pense que Vito et Saul sont capables de comprendre… Fais leur confiance. »
Là-dessus, Lloyd marque une courte pause. Parce qu’il y a malgré tout un point du discours de son ami qui fait écho à ce que lui-même est en train de vivre. Il ne fréquente pas Felicity depuis très longtemps mais elle lui plait bien et il se dit qu’un jour, il pourrait bien la présenter à Merrin. Lui aussi a déjà commencé à se demander ce qui se passerait si sa fillette venait à s’attacher à la journaliste et si elle disparaissait tout à coup de leurs vies…  Mais il n’a pas envie de donner du grain à moudre à son ami.

« Je continue de penser que vous êtes deux adultes responsables. Si vous vous plaisez, vous n’avez aucune raison de rester chacun dans votre coin à ronger vos freins… Bon et puis, si ça se trouve, tu te montes la tête tout seul » tente de le dérider un peu Lloyd. « Ça se trouve, elle te trouve hyper lourd et se montre juste gentille ! Ce qui ferait de toi un affreux pervers cliché… Le plus simple, ce serait que j'la rencontre » continue de sourire le pompier. « Je vais sans doute avoir besoin d'une baby-sitter maintenant en prime... »



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