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 jealousy ø natalia

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James W. Manning



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MessageSujet: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyMar 30 Oct - 21:50


jealousy
ft. natalia

« T’as regarder dans les poches de ton jean, dans la chambre ? » L’idée lui paraît lumineuse alors qu’il se retourne d’un geste sec pour aller courir plus que monter tranquillement les escaliers. Il doit aller au Homewrecker, passer par le club ensuite, causer un moment avec Thomas ; tout un tas de trucs à faire et il prend du retard à force de perdre le fil de ses idées. Ça lui arrive de plus en plus souvent, débarquer dans une pièce sans se souvenir pourquoi il est là en premier lieu, déposer des trucs et ne jamais les retrouver ; lui qui vit par le crédo « chaque chose à sa place, chaque place a sa chose » perd les places et les choses. Ça le frustre d’être aussi étourdi, lui qui n’oublie rien, lui qui a la mémoire vive des gens rancuniers.

Il monte donc les marches quatre à quatre, débarque dans la pièce et jette un œil à son jean plié sous le t-shirt, lui aussi plié ; monsieur a des réflexes de maniaco-taré. Le motard fouille donc dans sa poche pour trouver les clefs de sa moto comme prédit par son épouse, ça le fait sourire, même lâcher une petite expression amusée alors qu’il prend la direction inverse et redescend les escaliers plus tranquillement. Il interrompt son épouse pour glisser ses bras autour d’elle et l’enfermer dans une étreinte amoureuse, puis lui dire les quelques mots magiques :

« Comme d'habitude t'avais raison.
— C'est parce que je suis parfaite, chéri tu le sais bien. » Ça le fait sourire, il aime son arrogance, ce n’est pas comme s’ils en manquaient à deux. Il dépose un baiser sur ses lèvres, respire son parfum, la garde encore un peu contre lui avant de lui répondre et s’adonner à leur rituel. Un baiser sur les lèvres, un sur le front ; et maintenant, une main affectueuse passée sur l’arrondi de son ventre. Ça le remplit de joie et fierté chaque fois.

« Tu rentres tard ?
— Nan je devrais être là avant que le petit aille au lit, je vais essayer de rentrer pour le diner, mais je suis vraiment pas sûr alors ne m’attendez pas ok ?
— Fait attention à toi, à ce soir. Il a déjà récupéré sa veste en cuir, serre ses gents contre les gants de la même matière contre la paume de sa main.
— Comme toujours, à ce soir ! » Et sur ce il ferme la porte de la maison. Sa maison, la leur. Son chien arrive d’ailleurs à sa rencontre, fichu dehors par l’un des deux Manning encore derrière la porte. Il s’arrête une seconde pour glisser sa main dans la fourrure de l’animal qui grandit et se calme, obéit de mieux en mieux, de jour en jour.
Un coup d’œil à sa montre et il se force à se redresser, jette un œil à son téléphone pourri qu’il doit changer à l’occasion et répond à un message de Thomas, toujours aussi délicat.

ø

« C’est ça, t’es aussi prêt de régler mon problème de sécurité que trouver une bourgeoise avec laquelle te caler pour filer le parfait amour. »

James est calé derrière son meilleur ami, appuyé contre le mur et joue à balancer son téléphone d’une main à l’autre alors qu’il observe l’écran plein de données de son ordi, balayé par le regard de Thomas. Il ne comprend rien à ce qui se joue sur l’écran. « Ce serait juste bien d’éviter que la flicaille puisse infiltrer ce truc. Franchement je vois pas pourquoi tu me refourgues un ordi.
— On est en 2018, Manning, va falloir que tu songes à passer au-delà du pigeon voyageur et des archives au monastère. Le trésorier laisse échapper un soupir. Bon, voilà. Pour que tu saches, j’ai instauré le même système d’auto-défense que les autres bécanes du club
— Ok alors admettons que je connaisse rien à ton merdier, tu m’expliques la suite dans un langage simple ? »

Les deux KOS échangent un moment, passent de la sécurité informatique à la pluie et au beau temps, aux gonzesses de Thomas, à la famille de James. Un peu comme avant quand il ne lui semblait n’y avoir aucun problème. Quand il n’avait pas la tête prise dans un étau, fatigué, la présidence lui pesant sur les épaules. Ils s’échappent peut-être une heure, ou deux, jusqu’à ce qu’il se rappelle qu’il doit aussi bosser et que cumuler la trésorerie et la gérance de la maison close n’est pas chose aisée.

« Passe taleur je serais…
— Laisse-moi deviner : au Crash. »

ø

« Allez salut,
— Salut bouclettes ! » Le trésorier des KOS fait un signe de la main en direction de Madmax posté à côté de Thomas alors qu’il s’en va rejoindre son épouse et laisse son meilleur ami entre les mains plus graciles des danseuses du Crashdown et que la journée commence pour la montagne de muscles du club. Chacun ses talents dira-t-on, certains ont le cerveau d’autres ont des muscles… Il se marre tout seul en grimpant sur sa bécane et se dit qu’il fera bien à nouveau la remarque au concerné, James ne se lasse jamais de l’emmerder sur leur différence de gabarit et les subtiles comparaisons qui vont avec.

Il ne met pas trop longtemps à rentrer : d’abord parce que l’heure de pointe est passée, ensuite parce qu’il roule assez vite et entre les files, enfin parce que toute sa vie tourne autour du West side maintenant qu’ils se sont installés dans la maison du paternel.

« BOUH !
— Aaah ! aaaaahhhh ! Le blond porte une main à son cœur alors qu’il tombe à genoux dans l’entrée, « surpris » par l’arrivée tout à fait subtile de son fils en pyjama combinaison vert avec des petites pattes de chien orange comme motif ; le petit  d’ailleurs se gausse avant de lui sauter dessus et enrouler ses petits bras autour de son cou. Tu vas casser le cœur de ton vieux père si tu continues à lui faire peur. C’est pas encore la saison d’Halloween j’te rappelle… Le petit dépose un baiser sur la joue de son père.
— Tu piques encore.
— Je sais mais maman aime bien. » Il passe un bras autour des jambes de son fils et le soulève en se relevant, enlève ses chaussures d’un geste habitué à se retrouver dans cette situation. Père et fils entament une discussion tournant autour de la journée du plus jeune Manning (pour l’instant). « Ce soir on mange des frites j’ai demandé.
— Ouh des frites de maman, trop bien, tu gères fiston ! Le trésorier tend son poing fermé à son fils qui vient y apposer le sien, et puis l’éloigne dans un bruit d’explosion qu’ils font à l’unisson. Bonsoir maman ! Le motard arrive, son fils toujours calé sur la hanche et attrape celle de son épouse de sa main libre pour venir déposer un baiser sur ses lèvres. Comment elle va maman ?
— Attends papa je dois te ramener un truc un texte, j’arrive à lire en entier !
— Okkk… attends attends, doucement ! »

James libère l’enfant de l’étreinte puisque visiblement il est si pressé tout à coup et se retrouve en moins deux seul avec Natalia.

« Et bien, y’en a un qui va pas dormir tout de suite… Alors, ça va ? » Le blond se défait enfin de sa veste en cuir alors qu’il se retrouve en pleine possession de ses moyens.

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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyDim 4 Nov - 5:59


James & Natalia

Jealousy

Natalia se tient là, debout devant l'entrée de l'école et réfléchie à tout ce qui a été dit aujourd'hui. Elle processe encore un peu ses retrouvailles ou plutôt cette mise au point qui avait attendu de bien trop nombreuses années. Ça l'avait laissé mélancolique, elle devait bien le reconnaître, pas de cette relation bien sûr, mais de ce qui en avait découler. « Oh Natalia. Dis-donc c'est que tu te portes bien ! Elle n'a pas besoin de se retourner pour reconnaître cette voix nasillarde. Un sourire entièrement faux collé aux lèvres et elle le fait pourtant. – Helen ! Ça fait un moment. La mère du petit Joshua se rapproche et vient poser une main amicale sur son bras. Tu sais que mon fils n'arrête pas de me dire à quel point Eliott à de la chance d'avoir une petite sœur en prévision ! Elle laisse échapper un éclat de rire qui ne sonne pas si sincère que ça. Tu me donnes du fil à retordre ! Continue-t-elle en secouant un doigt accusateur devant elle. Comment va ton mari d'ailleurs ?? Ahh voilà, on y était, son sujet préféré. – Tu m'en vois désolée Helen, mais tu sais l'avantage c'est que maintenant on peut faire des enfants tard..à son tour elle pose une main sur son bras. T'as encore un peu de temps. Un sourire aussi faux que le sien et elle répond finalement à sa dernière question. Et mon mari va très bien, je te remercie. Et comme un coup de pouce dû à un karma bien trop souvent érodé, la sonnerie retentie finalement et les têtes blondes commencent à sortir et s’agiter dans tous les sens dans un vacarme suffisamment sonore pour interrompre cette conversation qu’elle n’a franchement pas envie d’avoir. Très vite elle reperd celle de son petit garçon qui est définitivement, sans conteste et le plus objectivement du monde le plus craquant de tous. Un large sourire s’affiche sur les lèvres du petit garçon et il abandonne son meilleur copain (le petit Joshua donc) pour se mettre à courir dans la direction de sa mère. – Coucou maman !!! La jeune femme se baisse (comme elle le peut) et vient passer ses bras autour de l’enfant avant de coller un baiser sur le sommet de son crâne. – Ca a été ta journée mon coeur ?  Il hoche la tête alors qu’elle se redresse. – Ouaip c’était cool, on a un texte sur les planètes du sylstème solaire à lire et c’est grave cool surtout saturne parce qu’elle a des anneaux.  Natalia lui sourit, adresse un sourire à Joshua qui a les yeux fixés sur son ventre et finit par saluer sa mère qu’elle est bien contente de quitter. – J’ai hâte d’en savoir plus dis-donc ça à l’air drôlement intéressant. Par contre on dit sys-tème mon coeur. » Il répète, elle l’entend, le mot une ou deux fois à voix basse alors qu’il grimpe dans la voiture.

XX

« Bonsoir maman ! Affairé dans la cuisine, Natalia jette un coup d’œil par-dessus son épaule et adresse un sourire à son mari, contente de le voir rentrer avant le diner, mais pas surprise de le voir arriver dans la pièce dans la mesure où leur fils a fait de son entrée un instant relativement notable. Le motard s’approche et vient déposer une main sur sa hanche, puis un baiser sur ses lèvres. Comment elle va maman ? Natalia s’apprête à répondre quand le petit garçon s’agite et essaye de s’échapper des bras de son père pour lui ramener, bien évidemment, le texte sur les planètes, qu’ils avaient lues ensemble un peu plus tôt dans la soirée. Et bien, y’en a un qui va pas dormir tout de suite… Alors, ça va ? Elle lève un sourcil qui vient approuver les dire de James, effectivement le gamin est surexcité aujourd’hui, contrairement à sa mère qui elle est relativement fatiguée. – Maman va bien ! Elle pose le couteau sur le plan de travail. Tu m’en diras tant…je le tiens plus depuis que je l’ai récupéré, je l’ai fait jouer avec le chien dehors pendant presque une heure, mais… et elle tend une main vers l'entrée où se trouve l'escalier menant à l'étage. Comme tu peux le voir ça n'a pas été super efficace ! Un soupir vient ponctuer sa phrase alors qu'elle attrape un chiffon pour essuyer ses mains. Et c'est pas le seul ! La petite est super agitée aussi, je crois que j'ai mangé trop épicé…et on sait tous les deux ce que ça lui fait ! Sa bouche se tort dans une grimace un peu fautive, c'était toujours le problème, c'est tout ce qu'elle avait envie de manger, mais ça rendait toujours le bébé intenable…il n'y avait pas franchement de solution idéale dans son cas. Elle vient finalement s'approcher de son époux et glisse ses mains sur ses bras. Et toi dis-moi ca a été ta journée ? » Elle ne lui laisse pas le temps de répondre et vient glisser ses lèvres sur les siennes avant de les lui rendre avec un air tendre.


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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptySam 24 Nov - 13:28


jealousy
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« – Maman va bien !
— Ah ! Comme à son habitude et dans un réflexe tranquille, le blond se cale dos contre le plan de travail et croise ses bras sur sa poitrine, encore couvert par les deux couches de cuir qu’il a l’habitude de porter.
— Tu m’en diras tant…je le tiens plus depuis que je l’ai récupéré, je l’ai fait jouer avec le chien dehors pendant presque une heure, mais… Il suit le geste de son épouse du regard, bien conscient de ce qu’elle va lui répondre. Eliott est surexcité, et quelque chose lui dit qu’il ne sera pas simple de le mettre au lit. Heureusement les parents connaissent l’énergie du petit et trouvent chaque jour des techniques différentes pour arriver à leurs fins. Comme tu peux le voir ça n'a pas été super efficace !
— J’vois ça oui. Il lâche un petit rire alors que son épouse soupire, et il lui redonne son attention,
— Et c'est pas le seul ! La petite est super agitée aussi, je crois que j'ai mangé trop épicé…et on sait tous les deux ce que ça lui fait ! » Le sourire du trésorier s’agrandit alors qu’il acquiesce longuement avec un air tout à fait convaincu. Il sait que ce n’est que ce qu’elle mange mais il sait aussi que cela réveille le petit être qui grandit. Natalia s’approche et il délasse ses bras croisés, prêt à l’accueillir contre lui.

« Et toi dis-moi ca a été ta journée ? » Il va pour ouvrir la bouche mais son épouse le fais taire, dépose un baiser sur ses lèvres. D’un geste tranquille il entoure son épouse de ses bras et la garde contre lui un moment, même lorsque le baiser s’éteint, il dépose ses lèvres sur le front de son épouse et profite d’un moment de silence qu’il sait bien rare au cœur de la maison habitée par un jeune Manning. Sa main glisse le long de la colonne vertébrale, pousse un soupir tranquille.

« Hm… J’ai fais mon travail de matheux toute la journée… Thomas est passé me refiler un ordi, mettre ses trucs de nerd dedans. On a passé un peu de temps ensemble. En gros une journée au club étrangement, très étrangement calme. Il lui laisse enfin de l’espace pour respirer, glisse une main sur sa joue. Ma manager est malade depuis un moment je me demande si elle est pas en train d’essayer de m’avoir. Le trésorier affiche un air songeur. J’vais envoyer Jakob checker tout ça. Il s’adresse aussi bien à son épouse qu’à lui-même, statue sur cette idée. Y’a Alma qu’est passée me voir aussi elle avait l’air agitée… Il semble réfléchir un moment, jette son regard à l’extérieur et puis redonne son attention à son épouse. Enfin ! Voilà rien de transcendant, et toi alors dans quelles aventures tu t’es embarquée aujourd’hui ? »


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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyLun 26 Nov - 4:55


James & Natalia

Jealousy


Ils restent là un instant avant que James ne se décide finalement à venir répondre à la question qu'elle vient de lui poser et avec laquelle elle gagne un peu de temps elle en a conscience. Parce qu'elle n'est pas du genre vérité cachée ou mensonge et elle ne compte pas dissimuler à son mari ses activités de la journée ou plutôt dans le cas présent avec qui elle s'y est adonné et la jeune femme n'a vraiment pas besoin de boule de cristal pour savoir que ce ne sera pas très bien reçu. En attendant le moment fatidique elle écoute le motard lui exposer son planning de la journée somme toute, bien remplie, enfin la partie en compagnie de Thomas n'a pas dû être franchement un calvaire elle s'en doute bien. Un léger sourire vient marquer ses lèvres et elle acquiesce d'une expression un tant soit peu moqueuse. Il se recule un peu plus et la Serbe en fait de même récupérant un peu d'espace pour héberger sa circonférence de baleine échouée.  « Ma manager est malade depuis un moment je me demande si elle est pas en train d’essayer de m’avoir. Les sourcils froncés, elle observe l’air absent de son mari qui semble définitivement perdu dans cette pensée qu’il solutionne rapidement en décidant d’envoyer un des nouveaux prospects. Elle a déjà entendu son nom et deux ou trois histoires, mais il fait partie de ceux qu’elle n’a pas vraiment eu l’occasion de croiser jusqu’ici, il faut dire que les derniers mois n’ont pas été marqués par les réunions de famille impromptues, James et sa fratrie ayant eu plus qu’il ne leur en fallait pour s’occuper. Y’a Alma qu’est passée me voir aussi elle avait l’air agitée… C’était une idée plutôt dérangeante et de nouveau elle fronce les sourcils, offre au blond un regard interrogateur avant de finalement se remettre en mouvement et venir essayer de terminer le rangement de la cuisine dans laquelle elle avait mis un sacré désordre en préparant le repas du soir.  Enfin ! Voilà rien de transcendant, et toi alors dans quelles aventures tu t’es embarquée aujourd’hui ? »

Elle fait glisser l’éponge sur le plan de travail et vient jeter dans l’évier les résidus de nourriture qui s’y trouvait alors qu’à son tour elle prend la parole, espérant que leur fils ne retrouverait pas tout de suite le chemin de la cuisine. - C’est déjà bien plus que moi. Qu’est-ce qui se passe avec ta manager ? Je croyais qu’elle s’était montrée fiable jusqu’ici ? Tu penses que tu vas devoir la remplacer ? Natalia s’essuie les mains et vient jeter le torchon un peu plus loin. Elle sait que dans le genre de business que possède son mari le recrutement n’est franchement pas une partie de plaisir dans la mesure où il y a une différence notable entre la façade de l’établissement et ce qui s’y passe vraiment…ce n’est pas vraiment le genre d’information à mettre dans n’importe quelles mains. Et qu’est-ce qu’il lui arrive à Alma ? C’est par rapport au club ? Pas qu'elle s'inquiète, mais la matriarche des Kings of Speed était plutôt du genre pondérée et imperturbable alors…si, au final ça la déstabilisait un peu. Dos à son mari, Natalia s'affaire à présent à sortir des placards la vaisselle qui finira sur la table familiale. Quant à moi, pas grand-chose, je suis allée déjeuner avec Ronnie, ensuite je suis allée chercher les deux-trois trucs qu'il nous manquait pour la nurserie et puis je suis partie récupérer ton fils à l'école et j'ai ensuite eu le droit à un cours sur le système solaire. » Elle se retourne vers lui et lui adresse un sourire amusé…mais, de façade bien entendu parce qu'elle sait qu'il n'a surement retenu qu'une seule information au milieu de tout ça.


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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyVen 7 Déc - 17:23


jealousy
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« C’est déjà bien plus que moi. Qu’est-ce qui se passe avec ta manager ? Je croyais qu’elle s’était montrée fiable jusqu’ici ? Tu penses que tu vas devoir la remplacer ? » James attrape un verre pas encore sec qui traine, lavé, à côté de l’évier et se serre un peu d’eau alors que son épouse se remet à s’agiter pour terminer ce qu’elle a commencé avant qu’il n’intervienne. Il revient poser son dos contre le plan de travail et porte le verre à ses lèvres avant de répondre :
« Ben j’pensais qu’elle l’était j’avais jamais eu de problèmes avec elle jusque-là. Il hausse les épaules, glisse à nouveau le verre entre ses lèvres, pensif. Enfin dans c’business on sait jamais. Il dépose le verre à côté de lui et revient croiser ses bras sur sa poitrine, son regard se déplace le long des meubles, effleure la silhouette de son épouse qui change au fur et à mesure des mois, se laisse tomber sur le plafond. Il réfléchit et l’écoute en même temps, à moitié en train de figurer d’ores et déjà des solutions dans le cas ou ladite manager s’est vraiment fais la malle.
— Et qu’est-ce qu’il lui arrive à Alma ? C’est par rapport au club ?
— Aucun idée. Elle cherchait Thomas, c’est trop bizarre de la voir à côté de ses pompes. M’enfin tu sais si y’a un truc on saura rapidement, j’ai pas l’habitude de la voir la boucler longtemps. » Le blond revient poser son regard dans le dos de son épouse en souriant tout seul alors qu’elle s’affaire à descendre de la vaisselle pour le diner. Si Alma entendait ce qu’il disait il se prendrait certainement une claque derrière la tête, bien mérité, encore une, ce qu’il récoltait à plein temps lorsqu’il était plus jeune et se pensait bien assez malin pour ne pas être repéré par la matriarche. Caleb l’avait prévenu, Gabriel aussi et à peu près tous les autres KOS alors déjà bien conscient de la tempête Lennox. Il regrette les deux KOS Burton, et Felix aussi.

La voix de Natalia revient peupler l’espace cuisine et interrompt son fils de pensée. Il se recentre sur le moment, change sa jambe d’appui et reporte son attention sur son épouse.

« Quant à moi, pas grand-chose, je suis allée déjeuner avec Ronnie, ensuite je suis allée chercher (…) » Ses sourcils se froncent et il se dit qu’il a du mal entendre. Qu’elle n’aurait pas glissé comme ça, comme si elle venait de lui dire qu’elle était allée chercher du pain, une rencontre avec ce pouilleux. Son sang ne fait qu’un tour, entre désapprobation et confusion ; le motard se redresse, pas bien sur de ce qu’il a entendu. Il dépose ses mains sur le bord du plan de travail et l’observe le visage désormais fermé. Sa petite humeur badine s’est éteinte en quelques secondes et alors que Natalia se redresse, un léger sourire sur son visage, James se contente de planter son regard dans le sien.

Un ange passe. Il l’observe, sans ouvrir la bouche encore, la mâchoire qui voudrait se serrer. Dans un geste inconscient il remonte sa main droite et gratte le côté de sa mâchoire, semble peser ses mots avant de décider simplement de la citer : « “Je suis allée déjeuner avec Ronnie“ ? » Il lui adresse un regard perplexe. En réalité, il n’a même pas vraiment écouté le reste de sa phrase, il n’en revient pas d’une telle souplesse de ton face à cette nouvelle qu’elle sait pertinemment être le point de chute immédiat pour la colère qu’il garde à l’intérieur de lui. Le blond se redresse cette fois complètement, se remet en mouvement, croise les bras à nouveau comme s’il ne savait pas quoi en faire alors qu’il bataille avec la première chose qu’il voudrait dire parmi toutes les autres. « J’y crois pas…
— PAPA ! »

Évidemment. Alors qu’il allait entamer la suite d’un discours certainement haute en couleurs, les pas précipités d’Eliott s’annoncent dans les escaliers. L’enfant parcourt le salon à toute vitesse et puis la cuisine. James garde son regard planté dans celui de son épouse.

« Papa, papa, papa, papaaaaa ! Il est désormais devant lui, tire sa veste de sweat et James détache ses yeux du contour de Natalia pour donner son attention à son fils.
— Oui, Eliott.
— J’ai le texte tu veux que j’te le lise, est-ce que tu connais les planètes ? J’vais te le lire.
— Fils, calme-toi.
— Mais…
— Calme-toi. On va le lire, installe-toi. »

Sans plus attendre, James attrape son fils par les hanches et le dépose sur un tabouret haut pour se poser à hauteur de l’ilot central. Alors qu’Eliott se met à lire et à lui montrer les dessins qui vont avec, James se sent divaguer hors de la découverte du système solaire, l’image du redneck, alcoolique et complètement demeuré, qui s’appose par-dessus toutes les autres.

« Et voilà là c’est Pluton et maintenant on peut redire qu’c’est une planète du sylstème solaire
— Système
— Sys-tème. Ah ! Encore une fois.
— C’est super fiston. Tu le reliras avant d’aller te coucher pour bien le connaître ok ? Et maintenant si t’allais jouer dans ta chambre un peu avant le diner ? Alors que le petit garçon ne semble pas tout de suite convaincu, James ne lui laisse pas le temps de rouspéter et s’éloigne pour récupérer une petite cartouche de jeu de sa poche de veste. Thomas m’a donné ça pour toi il a dit que ça te plairait.
— WOAAAAHHH trop bien ! »

Et voilà, l’enfant facilement rendu dans sa chambre. James, main posée contre le dossier d’une chaise, pousse un long soupir. Il attend que l’enfant monte les marches. « Tu liras les instructions là-haut, qu’est-ce que je t’ai déjà dis dans les escaliers, Eliott ! » Les pas se pressent, la porte se claque et sitôt que le bruit retentit James revient sur le problème qui lui gangrène le fil de pensée.

« Un truc à me dire peut-être ? Entre ta baguette et ton café ? »

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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyMar 18 Déc - 6:12


James & Natalia

Jealousy

James s'active lui aussi dans son coin suspendant ainsi sa réponse dans ses mouvements instinctifs, Natalia ne s'en formalise guère et continue simplement à réarranger un peu la cuisine qui avait pris des allures de champ de bataille, il faut dire qu'elle n'était pas toujours dotée d'une impeccable organisation lorsqu'il s'agissait de la préparation des repas, ajouté à cela un petit garçon vivace et passionnée pour l'interrompre toutes les cinq minutes et…vous obtiendrez un étalage parfaitement désordonné. « Ben j’pensais qu’elle l’était j’avais jamais eu de problèmes avec elle jusque-là. Enfin dans c’business on sait jamais. Elle se contente tout d’abord d’acquiescer d’un signe de tête, c’est un business de base compliqué pour bien des raisons et l’illégalité en est un de poids. – Je suis sûre que tu trouveras vite à la remplacer, Max peut peut-être te dépanner il doit connaître pas mal de nanas plus que capables non ? Une épaule qui se lève au hasard et elle enchaîne sur le sujet suivant, celui qu’il avait lui-même amener au cours du récit de sa journée, celui d’Alma dont les écarts ne font pas foi et sont relativement rares, aussi elle doit bien l’avouer elle est curieuse. — Aucun idée. Elle cherchait Thomas, c’est trop bizarre de la voir à côté de ses pompes. M’enfin tu sais si y’a un truc on saura rapidement, j’ai pas l’habitude de la voir la boucler longtemps.  Là aussi elle n'a pas grand-chose à ajouter, de toute évidence si quelque chose à son importance ils le sauront plus tôt que tard. Elle hoche la tête, jetant un regard rapide à son époux qui semble encore pris dans ses pensées internes comme à son habitude. Elle garde ainsi le silence un instant et vient à déposer sur le côté du comptoir la vaisselle qu'elle descend des placards avant de finalement se décider à répondre à cette question, qui elle le sait ne présage pas un très bon moment.

Le silence vient se faire tout à coup bien pesant et lorsque son regard rencontre celui du motard, ce dernier s’avère tendu et le simple geste qu’il esquisse aussi anodin soit-il aux yeux du monde ne l’est pas vraiment pour elle et elle sait qu’il contient une colère sourde et intense.   “Je suis allée déjeuner avec Ronnie“ ? Le couperet tombe ou en tout cas s’esquisse et les traits de la Serbes à leur tour se tendent. J’y crois pas… Elle pousse un soupir, elle s'y attendait elle ne peut pas franchement prétendre le contraire, mais elle ne pouvait pourtant pas se résoudre à lui mentir. – Je sais que…elle n'a pas vraiment le loisir de terminer sa phrase que la voix enthousiaste de leur petit garçon vient les interrompre. - Papa, papa, papa, papaaaaa ! Le petit garçon tente désespérément d'attirer l'attention de son père qui est pour l'instant inexorablement porté sur Natalia et la révélation qu'elle vient de lui faire. L'échange qui s'en suit lui fait froncer les sourcils, de toute évidence il ne mérite pas la réponse un peu sèche de James, mais elle ne le blâme pas pour autant, elle-même n'est pas vacciné contre le manque de patience dont peut faire preuve leur enfant. Elle les laisse à leur leçon et s'affaire à terminer le repas, redoutant un peu le moment où il lui faudrait poursuivre cette conversation désagréable.

L’excitation et le sourire qui vient s’afficher sur le visage de son bambin lui tire un large sourire et elle le regarde s’éloigner sous les consignes de son père. - Un truc à me dire peut-être ? Entre ta baguette et ton café ? Elle se retourne et vient croiser ses bras au-dessus de son ventre à présent plus que proéminent. – Je sais que tu es en colère et que ça ne te plaît pas et je le comprends James, mais toi aussi essaye de comprendre s'il-te-plait…Elle esquisse un pas vers lui puis s'arrête finalement dans son élan avant d'en reprendre un nouveau et de venir s'approcher de lui pour poser ses mains sur ses bras. Je voulais juste lui parler, l'aider...je lui dois bien ça. Et même si elle doute qu'il veuille bien l'entendre ou pour ce que ça vaut le comprendre, c'est la vérité, ni plus, ni moins. Il l'avait soutenue et aidé quand elle en avait eu le plus besoin et elle estimait lui être redevable dans ce sens-là en tout cas…qui plus est, elle avait de l'affection pour lui quoi que son mari et sa jalousie maladive puisse bien en dire. Finalement et avant qu'il n'ait vraiment le temps de venir contester elle ajoute : Y a aucune raison d'en faire toute une histoire jt'assure. »



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James W. Manning



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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyMer 26 Déc - 14:08


jealousy
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Natalia croise ses bras au-dessus de son ventre bien arrondi et James attend ses explications, tâche de respirer de ne pas laisser la colère envahir ses pensées avant même d’avoir un minimum d’informations. Il se connaît, il sait que la mention seule du prénom de l’ex n’a que pour conséquence de le sortir de ses gonds. Un connard débile alcoolique, instable,… il n’a rien que des jolis mots pour Ronnie, rien que de l’amertume et du mépris. L’ex de Natalia est un abruti fini et jamais il n’aurait mérité d’avoir Natalia dans son sillage.
Mais alors qu’il sait bien ça, alors qu’il connaît son tempérament plus que jaloux et impulsif à ce sujet, James fait un effort indicible pour ne pas simplement sortir de la baraque, enfourcher sa bécane pour aller rouler sur le gros tatoué. Aussi simplement.

« Je sais que tu es en colère et que ça ne te plaît pas et je le comprends James, mais toi aussi essaye de comprendre s'il-te-plait… » De comprendre ? James hausse un sourcil, non, son effort s’arrête à essayer à écouter mais comprendre, ça, il ne pourra jamais. Elle s’approche de lui et fait une tentative plutôt louable et qui marche généralement plutôt bien mais qui n’a malheureusement aucun effet à ce stade de la conversation qui vient pourtant de commencer.

« Je voulais juste lui parler, l'aider...je lui dois bien ça.
— Tu lui dois bien ça ? » Ses yeux s’arrondissent et il articule exagérément. Si c’était ça ce qu’il devait entendre et comprendre, Natalia avait surement surestimé ses capacités d’empathie et de logique. Il lève un regard vers le plafond, retient un soupir alors qu’elle élève à nouveau la voix pour lui demander de « ne pas en faire toute une histoire » mais non ; James est bloqué sur l’argument cité plus tôt.

« Non, non, non mais… Le motard lâche un petit rire qui n’a rien d’amusé. Vexé peut-être, ironique surtout et il se dégage de l’emprise de sa femme, sans violence mais assez sèchement. Il a besoin d’espace pour respirer, et dans sa colère ne voudrait certainement pas faire de geste brusque près d’elle. Il se connaît, comprend la boule de fureur qui grandit au creux de sa poitrine, il sait ce qu’il est capable de faire alors qu’il n’aurait plus toute sa raison. Alors il prend une grande inspiration, pince l’arête de son nez et tâche de fermer les yeux quelques longues secondes.

— Alors vas-y tu lui dois bien quoi ? Il t’a un jour prêté une bouteille de vodka et tu devais lui ramener ? » Il hausse les épaules, affiche une moue perplexe, sarcastique. « Aucune raison d’en faire toute une histoire, tu vas me dire maintenant que c’est évidemment une amitié sans arrière-pensée, qu’il a tourné la page et que toi dans ta grande bonté t’as voulu l’aider mais pourquoi, c’est quoi cette manie de trainer avec tes EXS, Natalia ! » Il parle à toute vitesse, le visage rouge de colère, s’efforce de ne pas crier pour ne pas éveiller les soupçons de l’enfant à l’étage. « Alors vas-y dis moi, l’aider pourquoi ? Rentrer sans tituber ? »


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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyDim 30 Déc - 20:45


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La réaction du motard ne se fait pas vraiment attendre et très rapidement en plus du regard ahuri qu’il adresse à sa femme, il vient répéter ce qu’elle venait tout juste de lui dire en articulant avec excès. De toute évidence cette partie de son discours l’a particulièrement échauffé et la jeune femme a bien conscience que le reste passe sûrement à la trappe. Son comportement clairement exaspéré l’agace, parce qu’elle ne fait rien de mal contrairement à ce qu’il veut bien penser et si elle a l’habitude de la jalousie de James et s’en amuse parfois, aujourd’hui elle n’a pas franchement envie d’en rire et n’a pas non plus envie de le laisser partir dans cette direction quand il est évident qu’il n’y a pas besoin d’en faire toute une histoire comme elle essaye de le lui faire comprendre.  « Non, non, non mais…  Il se met à rire avec une ironie certaine avant de dégager les mains de sa femme de ses bras pour s’éloigner et elle le regarde faire en roulant machinalement des yeux. – James...laisse-t-elle simplement échappé avec une intonation d’ors et déjà fatiguée. — Alors vas-y tu lui dois bien quoi ? Il t’a un jour prêté une bouteille de vodka et tu devais lui ramener ? Là voilà, la mauvaise foi qu’il sait manier avec talent et brio et que Natalia n’aime vraiment pas du tout, c’est une facette de son mari qu’elle n’a jamais particulièrement apprécié et ne lui donne pas particulièrement envie d’être compréhensive. Aucune raison d’en faire toute une histoire, tu vas me dire maintenant que c’est évidemment une amitié sans arrière-pensée, qu’il a tourné la page et que toi dans ta grande bonté t’as voulu l’aider mais pourquoi, c’est quoi cette manie de trainer avec tes EXS, Natalia ! La colère monte et vient teinter son visage aussi sûrement que sa voix qu'il restreint heureusement, elle n'a pas vraiment envie que leur fils n'entende tout ça et encore moins qu'il ne descende et se retrouve à la croisée des feux. Le problème dans ce qu'il dit, c'est que oui aussi insensé que cela puisse lui paraître, c'est exactement ce dont il s'agit et elle a pris sur elle de s'en assurer dès le début de cette conversation qu'elle avait eue avec Ronnie. La fin de sa phrase est franchement un coup qu'il lui porte, en soit il n'a pas complètement tort, en tout cas dans l'idée si effectivement on prend en compte l'affaire Lloyd, mais ce n'était pas la même chose et on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle traînait avec lui, leurs contacts se limitaient à quelques textos de temps en temps pour prendre des nouvelles, ce n'est pas comme si elle avait la mauvaise habitude de sortir avec lui ou quoi que ce soit du genre et le fait qu'il ait bossé au Maureen's n'était vraiment pas de son fait, même si c'est sûrement un détail que le King of Speed se garde bien de reconnaître. Alors vas-y dis moi, l’aider pourquoi ? Rentrer sans tituber ? »

Elle pousse un soupir évident et lui jette un regard qui démontre son irritation. Silencieuse, elle ne sait même pas par où commencer pour lui démontrer à quel point sa réaction est disproportionnée. « Commence pas James…soit pas de mauvaise foi okay ! Déjà j'ai pas l'habitude et elle insiste sur ce mot qu'il lui déplait fortement. De traîner avec mes exs, j'ai pas vue lloyd depuis un bail et encore c'est parce qu'il bossait avec moi, ce qui est quand même pas de ma faute ! Elle vient écarter ses bras avec agacement. Et OUI si tu veux tout savoir y a pas d'arrière pensée et je m'en suis assuré parce que je savais que t'allais réagir comme ça ! Elle porte une main à son front et secoue la tête à la négative avant de reprendre d'un ton un peu posé ou en tout cas elle le souhaite ainsi. Je lui dois parce que c'est en partie ma faute s'il est descendu aussi bas et que malgré ça…il m'a aidée quand t'était pas là alors c'est le moins que je puisse faire ! Elle n'avait pas vraiment voulu lui en parler parce qu'elle savait qu'il culpabilisait encore bien trop de l'avoir laissé seul avec leur fils, mais elle ne voyait pas franchement comment laissé ça de côté au vu de la tournure de la conversation. Tu crois pas que s'il avait voulu tenter quelque chose il l'aurait fait à ce moment-là ? » Des arguments elle en a encore dans les poches, mais elle n'a pas le temps d'en ajouter plus que son mari l'interromps.



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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyJeu 3 Jan - 13:31


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 « Commence pas James…sois pas de mauvaise foi okay ! » C’est bien trop tard pour ça déjà et le motard se sent déjà sur la brêche. Quelque chose lui dit qu’il n’a pas envie d’entendre les réponses à ses questions, il a juste envie de se contenter de faire ce qu’il aurait fait bien des années plus tôt. Eviter un tel conflit et se charger du problème lui-même. D’ailleurs il s’en mord les doigts, de ne pas avoir résolu ça plus tôt, de ne pas avoir établi davantage de limites. Elle sait très bien que ça le rend fou, que ces types sont des chiens et qu’elle est ce qu’elle est. Parfaite, désirable peu importe les circonstances, peu importe l’arrondi de son ventre. Il ne se fait pas assez menaçant, leur laisse trop d’espace. C’est un KOS bordel, il aurait du agir plus tôt. Le ressentiment éclate, se dirige dans toutes les directions, et les exs de Natalia ne sont pas les seuls destinataires. « Déjà j'ai pas l'habitude de traîner avec mes exs, j'ai pas vu lloyd depuis un bail et encore c'est parce qu'il bossait avec moi, ce qui est quand même pas de ma faute ! » Il lève les yeux au ciel, les épaules soulevées et se recale contre un meuble. Évidemment que ça n’est pas sa faute mais il n’a pas envie d’entendre ça non plus et ce n’est pas ce qu’il a dit. Même s’il doute évidemment de la coïncidence, encore et toujours, se doute que l’abruti de pompier a pris un plaisir évident à évoluer dans l’entourage de sa femme.

« Et OUI si tu veux tout savoir y a pas d'arrière pensée et je m'en suis assuré parce que je savais que t'allais réagir comme ça !
— Bah tiens oui bien sur, et je suis censé croire ça ! Le motard commence à rugir, sa phrase se noie dans les propos suivants de son épouse qui lui coupent le sifflet instantanément :
— Je lui dois parce que c'est en partie ma faute s'il est descendu aussi bas et que malgré ça…il m'a aidée quand t'était pas là alors c'est le moins que je puisse faire ! » Il l’observe, pantois, les poings se serrent et il se sent à deux doigts de coller son poing dans quelque chose, un meuble, n’importe quoi. Ça lui donne envie de vomir, ouvre la porte à toutes ces choses qu’il évite lâchement depuis son retour. Il s’était promis de ne jamais poser un regard en arrière sur cette période maudite, sur la déchéance de son couple, sur les agissements de sa femme qu’il a mis un soin tout particulier à cacher, renier au fin fond de son esprit. Mais elle revient avec ça et sa colère croit à nouveau, se dirige vers elle également. Il déteste ce sentiment d’aigreur qu’il perçoit, là, amer sur le bout de sa langue, dans le rictus qui déforme ses traits. C’est la face de lui qu’il déteste le plus, son cœur s’emballe et il se sent passer « de l’autre côté ». Il s’efforce de retenir les accusations qui lui trottent dans la tête, la plupart motivées par la colère, certaines motivées par la déception de l’avoir vue fuir le club qui lui offrait toute la sécurité qu’elle cherchait pourtant ailleurs. Elle n’avait pas compris ni respecté son choix, et s’était offerte à d’autres, avec son fils dans les bras. Voilà ce qu’elle lui remet sous le nez à cet instant.

« Tu crois pas que s'il avait voulu tenter quelque chose il l'aurait fait à ce moment-là ?
—Un chien reste un putain de chien quelques soient les circonstances. Son ton change, la colère fait vibrer la corde froide d’un timbre qu’il ne laisse jamais échapper au sein de cette maison. Putain t’aurais pas pu… Il laisse échapper un souffle, un murmure, porte une main à son visage, s’arrête dans son idée. Il ne veut pas revenir sur cette période, ne veut pas laisser échapper ce qui le tue doucement. Il se sent contracté, les poings blancs. Est-ce que t’as la moindre IDÉE de ce que ça me fait ? Il brandit un index sec en sa direction. Ce que « je crois » ou ne crois pas n’a strictement rien à voir avec ce qu’il peut se passer. Ce dont j'suis sur, en revanche que t’es aveugle sur les intentions des types qui t’entourent, encore plus quand t’as été avec eux. Oses me dire qu’il n’y a jamais eu aucun, aucun sous-entendu, zéro, nada. » Il l’observe, le regard noir, le sourcil relevé. « Mets-toi un peu dans le crâne de ces connards, putain ! Il relève le ton alors qu’il n’attend pas vraiment de réponses de la part de son épouse. Il se remet à s’agiter, fait un pas en avant. Ô quelle merveilleuse occasion la femme de celui qui m’a piquée ma petite copine revient me demander de l’aide au lieu de se tourner vers la famille du sale type qu’elle a marié ? Quelle chance qu’elle revienne encore alors qu’au bout de six ans de séparations et d’autres enculés et m’apporte de l’attention. Même ce sale… redneck, attardé, trou du cul d’alcoolique y voit la parfaite occasion de se venger. Tu sais SI BIEN lire les intentions des KOS et tu vois rien là ? » Sa colère semble prendre des dimensions mythologiques, il ne contrôle plus les tremblements de ses poings contractés, de sa mâchoire serrée. Sa rancœur ne lui laisse pas beaucoup de chances, à travers cela les blessures qu’il s’efforçait de mettre de côté. « Si jusque là j’ai fais l'effort de pas leur éclater la mâchoire sur le bitume c’est pour toi Natalia. » Il n’a pas besoin de terminer sa phrase pour lui faire comprendre le sens plus profond encore des idées qui lui tournent la tête.

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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyMer 9 Jan - 20:25


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Sa réflexion l'agace profondément et Natalia vient à serrer la mâchoire d'un air contrarié. Oui il est censé le croire exactement pour la simple et bonne raison qu'elle le lui dit et qu'il est censé lui faire confiance. Si vraiment la situation était tendancieuse ou risquée pour lui quel serait l'intérêt même dans le fait de lui dire ? Un secret était bien moins contestable que la vérité après tout. Elle se garde bien de venir lui dire cela de toute façon elle est déjà lancée dans ce qu'elle espère finira par le convaincre qu'il n'a pas la moindre raison de se sentir menacer par Ronnie, ça n'avait jamais été une éventualité. Ce qu'elle lui révèle pourtant, elle le sait, à un potentiel plutôt explosif, elle sait que c'est là quelque chose qui lui posera profondément problème, mais ça lui semble étrangement nécessaire pour lui faire comprendre puisque telle est sa question, le pourquoi se trouve là, y réside ancré et immuable et elle ne peut pas se résoudre à détourner le regard sur ce qui lui semble être chose juste. Pas même alors que le visage de son mari revêt ce masque qu'elle lui connaît et qu'elle n'aime pas particulièrement voir pas du tout. La jeune femme déglutit l'espace d'une seconde et se retient de faire le moindre pas dans sa direction, il est agité et en colère et il n'est pas difficile d'imaginer qu'à défaut d'apaiser quoi que ce soit, cela risquait bien de provoquer le contraire et c'est quelque chose qu'elle cherche à éviter. Ce n'est pas une conversation simple, mais elle ne veut pas la voir dégénérer en une bataille en trois volumes. Elle essaye de le raisonner, de présenter les choses de façon à ce qu'il comprenne, peut-être pas la démarche, mais en tout cas les raisons qui la motive, si toutefois il se laissait à au moins écouter au lieu de se faire les films qu'il a l'habitude de se monter sans l'aide de personne. « Un chien reste un putain de chien quelques soient les circonstances. Un soupir sonore s’échappe de la bouche de la jeune femme qui n’a pas vraiment envie de débattre avec lui si c’est de cette façon. Putain t’aurais pas pu… Natalia plante son regard dans le sien, elle ne se laisse pas démonter parce qu’elle sait qu’elle est dans son bon droit et qu’elle ne fait rien de mal. Elle attend, lui adresse une moue interrogatrice, elle n’aurait pas pu quoi ?  Se démerder autrement ? S’adresser à quelqu’un d’autre ? Attendre sagement qu’il ne sorte de prison en laissant le club gérer son existence et celui de leur fils ?  Peut-être, oui, non, ça n’avait pas d’importance c’était fait et personne ne pouvait rien y changer.  Est-ce que t’as la moindre IDÉE de ce que ça me fait ?  Le geste passe en second plan alors que les mots viennent la frapper en plein visage. La Serbe détourne le regard un instant, chagrinée par ce qu’il laisse entendre. Bien sûr qu’elle sait, mais il doit aussi savoir qu’elle ne fait pas ça pour le blesser ou pour le provoquer, c’est même la dernière chose qu’elle veut, mais laisser Ronnie dans cet état et fermer les yeux sur l’aide, peut-être infime c’est vrai, qu’elle pourrait lui apporter lui est difficilement envisageable.   Ce que « je crois » ou ne crois pas n’a strictement rien à voir avec ce qu’il peut se passer. Ce dont j'suis sur, en revanche que t’es aveugle sur les intentions des types qui t’entourent, encore plus quand t’as été avec eux. Oses me dire qu’il n’y a jamais eu aucun, aucun sous-entendu, zéro, nada… Mets-toi un peu dans le crâne de ces connards, putain ! Il est borné, peut-être même plus qu’elle, certainement plus qu’elle en réalité et elle ne sait même plus quoi dire pour lui faire comprendre qu’il se monte la tête et quand bien même elle aurait les meilleurs arguments du monde, apparemment il ne les entendrait probablement pas. –James arrête ! Le ton du motard est monté d'un cran et elle jette un coup d'œil machinale vers l'étage, espérant que leur fils est bien trop occupé avec son nouveau jeu pour vraiment s'intéresser à ce qui se passe sous ses pieds. Il repart sans qu'elle n'ait le loisir de dire plus, il est lancé dans sa rengaine du t'as éloigné le club au profit de n'importe qui, alors que c'était ma façon de vous protéger bla-bla-bla, c'est un sujet sur lequel elle ne voulait pas revenir parce qu'elle avait fait ce qui était le mieux pour elle et Eliott à ce moment-là et son absence ne lui donnait pas vraiment le droit de porter le moindre jugement. Même ce sale… redneck, attardé, trou du cul d’alcoolique y voit la parfaite occasion de se venger. Tu sais SI BIEN lire les intentions des KOS et tu vois rien là ?

Elle croise sèchement les bras sur sa poitrine et reste là sans bouger alors qu’il fait les cent pas et s’excite au milieu de leur cuisine. Oh alors quoi ? Maintenant c’était le moment de refaire une fois de plus son procès ? Elle contre la grande et merveilleuse famille des KOS ? Si le message s’était qu’elle ne gagnerait jamais, c’était bien inutile, elle l’avait déjà bien compris.  Elle pousse un grognement furieux et lui tourne finalement le dos pour venir poser ses deux mains à plat sur le plan de travail. Elle tâche de ne pas s’énerver et de céder à l’envie de se montrer aussi mauvaise que lui et au moins aussi bruyante, ce qui ne lui rendrait pas service, alors elle prend de courte inspiration et essaye de ne pas démarrer au quart de tour et de prendre sur elle, il faut bien qu’un des deux le fasse après tout. Si jusque là j’ai fais l'effort de pas leur éclater la mâchoire sur le bitume c’est pour toi Natalia. Elle ne se laisse même pas le temps de rouler des yeux, qu’elle se retourne finalement brusquement. – Oh arrête un peu James ! Putain, mais il faut que je fasse quoi pour que t’arrête de te sentir en danger tout le temps comme ça ? Je te rappelle que pour qu’il se passe quelque chose il faut être deux et j’ai pas l’intention de te tromper ou de me barrer avec qui que ce soit alors ARRÊTE ! Arrête s’il-te-plait ! Elle pousse un soupir, lève son visage vers le plafond et vient finalement retrouver l’arrondie du visage de son mari. Je veux juste lui rendre la pareille et non y a pas de sous-entendus, mais vu que je suis apparemment idiote et aveugle peut-être que je me trompe et que j'ai mal compris quand je lui ai demandé ! Elle lève ses sourcils, revient sur sa petite remarque gratuite, l’air pincé. Oh je sais il a une meuf peut-être que si ma parole te suffit pas, ca ca te suffira ? et tu peux m’expliquer ce que le club vient foutre là-dedans hein ? C’est quoi ? Le sujet facile à me jeter à la gueule quand ca t’arrange ? Ouhh j’ai osé trahir la belle et grande famille ! Elle agite ses mains devant elle avant de les laisser retomber le long de son corps. Va falloir t’en remettre un jour James ! »



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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyJeu 24 Jan - 21:39


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 « Oh arrête un peu James ! Putain, mais il faut que je fasse quoi pour que t’arrête de te sentir en danger tout le temps comme ça ? Je te rappelle que pour qu’il se passe quelque chose il faut être deux et j’ai pas l’intention de te tromper ou de me barrer avec qui que ce soit alors ARRÊTE ! Arrête s’il-te-plait ! »

Natalia pousse un soupir et lève les yeux au ciel, chose qu’il fait lui aussi de son côté. Qu’il arrête, quoi, il ne sait pas et il ne compte pas lui demander. Pourquoi ce serait à lui d’arrêter d’être rongé par la jalousie, pourquoi ce ne serait pas plutôt elle qui se décide à larguer cet entourage néfaste. Ça le rend dingue, les images se profilent dans son cerveau et semblent vouloir s’imprimer sur sa rétine. Sa jalousie déforme la réalité, donne aux mots de son épouse une toute autre forme, un autre sens que ce qu’elle veut bien lui dire. Certainement. Pour un peu, il n’aurait même pas besoin de l’entendre parler, James est capable de se faire des films tout seul. Dans sa tête, en boucle, sa femme loin de lui et les autres, les hyènes, qui rient.

« Je veux juste lui rendre la pareille et non y a pas de sous-entendus, mais vu que je suis apparemment idiote et aveugle peut-être que je me trompe et que j'ai mal compris quand je lui ai demandé !
— Bah tiens parce qu’il serait pas capable de mentir, allez, c’est vrai c’est un exemple de bonté ce gars,… Une fois de plus, il lève les yeux au ciel. Mais c’est comme si elle ne l’avait pas écouté, parce qu’elle enchaine et cette fois il se retient, un peu plus, tire sur la laisse qui retient le chien enragé qui lui fait office de conscience. Il tire, comme un forcené, pour ne pas laisser déverser sa haine, parce que sa colère prend des proportions déraisonnables. Et qu’il a peur, quelque part, au fond, de cette colère. Son père avait le même travers et les chiens ne font pas des chats.

Ça lui reste difficile, presque impossible de rester tranquille alors qu’elle avance dans ses propos que ses arguments se tournent vers les KOS. C’est lui qui a tendu la perche, mais il ignore ce fait avec une facilité déconcertante. Elle achève sa tirade en laissant retomber le long de son corps, ses bras jusque-là élevés, agités par la colère qu’il a réussit à déclencher chez elle. Elle se défend, défend un type qui donnerait certainement n’importe quoi pour le récupérer, il le sait, et ça le rend dingue. Mais son dernier argument le détourne de la conversation initiale, du but premier de cette colère et ne passe pas, lui reste en travers de la gorge. Ça le rend silencieux, l’espace de longue seconde. Il rumine, sa colère bout, passe un stade supérieur. Il n’y a jamais rien de bon derrière le silence d’un Manning. Ses yeux se voilent, sa fureur n’a plus rien de superficielle et il lui montre la face de lui qu’il déteste le plus, celle qu’il met au service de sa famille, celle qu’il tient de son père. Drôle d’ironie.

« Jamais. » Sa voix est redescendue d’un ton, il ne crie plus mais il s’exprime avec exagération, sa bouche s’étire sous la rage, les syllabes parfaitement découpées par un couteau acéré. Sa respiration est de plus en plus rapide, il se sent partir presque, conscient qu’il n’est rien qu’une machine à lancer et impossible à arrêter ensuite, que la plupart des mots qui sortiront de sa bouche à partir de cet instant ne sera que déformé par ce qui lui court les veines.
Néanmoins, ce “jamais“ lancé comme ça, un fouet dans l’air, clos le sujet qu’il veut éviter à tout prix. Lui rappeler la douleur de la trahison n’est pas une excellente idée, s’en servir comme argument est pire encore. Il ne veut pas glisser sur ce terrain là, et par ses deux syllabes si froidement lâchées il espère qu’elle comprendra qu’il ne passera jamais sur la douleur qu’il a ressenti, ressent encore, alors qu’elle l’a trahit lui. Pas la “belle et grande famille“. Lui.

« Qu’il ait une copine, que tu sois enceinte, qu’il t’ait dis le contraire, que les putain de planètes s’alignent, peu importe, rien, entends-moi bien, rien n’est suffisant pour me faire croire qu’il n’a pas d’arrière-pensée. Qu’ils n’ont pas. » Il se sent incapable de faire un pas en avant, conscient qu’il se mettrait surement à tout balancer. Sa colère dépasse sa pensée la plus rationnelle. Alors il se contente de trembler, de serrer un poing blanchi par la tension dans ses muscles.  « Mais t’es pas naïve pourtant merde, t’es intelligente, tu l’as toujours été à c’que j’sache, ça me rend dingue que tu sois capable de tout voir sauf ça. Est-ce que ça t’amuse de revenir à la baraque me raconter que t’es allé voir tel ou tel connard que tu t’es tapé ? Ça t’fais plaisir, ça t’permets de m’tenir comme ça ? » Ça y’est, il est passé de l’autre côté, de celui qui ne s’arrête jamais de parler et qui raconte à peu près tout sauf la vérité. « Est-ce que tu m’vois aller parler à toutes les gonzesses du club que j’ai sauté ? Ça t’f’rais quoi que j’revienne te dire que j’ai tapé la discute avec toutes celles que j’ignore, qui sont pourtant là, tout le temps, autour de moi. Tout le temps dans nos pattes, j’t’apprends pas la vie au club, tu le sais. Mais moi comme un con, putain… Il essaie de se reprendre mais n’est plus capable. Y’en a un paquet tu voudrais peut-être voir, tester, après tout, elles m’ont rien fait de mal elles sont plutôt même sympas, c’est pas des mauvaises meufs, pas des putes du Home, pas toutes à courir après la bague de la Old lady,… » Il se risque à faire un pas, sur la gauche, semble s’éloigner de son épouse et de la cuisine, comme s’il s’en s’allait ; comme s’il avait peur de la blesser dans les accès de violence qui teintent sa voix. « Ça te semble toujours une bonne idée ? On va p't'être arriver à voir comment ça s'ressent de mon côté nan ? » Il ouvre les bras comme pour appuyer sa théorie fumeuse, sa colère semble lui donner tous les droits.


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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyMar 19 Fév - 0:22


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Jealousy

lus que la colère ou même la jalousie, c'était la mauvaise foi dont James fait preuve, qui la met hors d'elle et lui fait de la peine. C'était vraiment là une facette de son mari qu'elle n'aimait pas du tout et avec laquelle elle avait toujours eu du mal à composer. Il parle de Ronnie comme s' il le connaissait et ça l'agace, parce que ce n'est pas le cas, parce qu'il avait tendance à oublier que dans cette histoire c'est celui qu'il voit comme une menace qui avait été le grand perdant et que pour autant jamais il n'avait agi comme tel. L'intérêt que la jeune femme lui portait n'avait rien de ce que son mari pouvait imaginer, c'était purement amical si ce n'était pour l'aspect peut-être un peu égoïste de guérir ce sentiment de lui être terriblement redevable. Pourtant, et en ce qui semble être un claquement de doigt, l'image même de ce lointain ex disparaît derrière celui du club et si elle s'était un minimum contenu jusque là, elle sent cette fois son sang commence à bouillir, ça la met hors d'elle qu’il ose venir la frapper de ce genre de réflexion, qu'il ait le culot de ramener ça dans une conversation qui ne s'en rapproche même pas, c'est bas et franchement déplorable de jouer sur ce sujet qui reste une ombre particulièrement tenace sur non seulement leur relation, mais aussi leur famille. Alors, elle le lui fait savoir, lui renvoi exactement ce qu'il ne veut pas entendre, exactement ce qu'elle lui a déjà dit auparavant et bêtement, comme à chaque fois elle se trouve doté d'un mince espoir que cette fois peut-être, il comprendra à quel point son comportement est discutable. Mais aujourd'hui ne fait cependant pas exception et pire encore en est la chute…« Jamais.

Ça résonne dans son esprit, la stop complètement et elle se fige, cruellement blessée. Son regard se reporte sur son mari et elle ne répond rien, pour la simple et bonne raison qu'elle ne peut franchement pas y faire quoi que ce soit, au moins tout est à présent clair et elle est persuadée que la colère de son époux aura au moins eu le mérite de répondre à une question sous-jacente. Le visage de la Serbe se remet finalement en mouvement et elle la secoue à la négative, la gorge serrée et le coeur froissé. Là, tout de suite, elle a juste envie de sortir de cette pièce, de le laisser lui et sa colère, lui et sa rancœur et d'aller exorciser sa frustration et la peine qu'il vient de lui infliger, mais elle n'en a pas le temps puisqu'il reprend la parole avant qu'elle n'ait terminé de processer ses derniers mots. Qu’il ait une copine, que tu sois enceinte, qu’il t’ait dis le contraire, que les putain de planètes s’alignent, peu importe, rien, entends-moi bien, rien n’est suffisant pour me faire croire qu’il n’a pas d’arrière-pensée. Qu’ils n’ont pas. Elle n’est honnêtement plus vraiment dans ce sujet et pourtant elle entend, mais ca ne lui semble plus vraiment être le plus important, ceci étant dit le ton et la fermeté dans le ton qu’utilise le motard pour se faire entendre garde son attention braquée sur lui.  Mais t’es pas naïve pourtant merde, t’es intelligente, tu l’as toujours été à c’que j’sache, ça me rend dingue que tu sois capable de tout voir sauf ça. Est-ce que ça t’amuse de revenir à la baraque me raconter que t’es allé voir tel ou tel connard que tu t’es tapé ? Ça t’fais plaisir, ça t’permets de m’tenir comme ça ? Ca prend une tournure complètement ridicule et sa mâchoire se serre alors qu’elle lui jette un regard furibond. Comment peut-il ne serait-ce que penser ça, comment OSE-t-il le lui dire…de toute évidence il cherche à la blesser peut-être autant que ses actions l’ont fait sur lui, la différence étant que c’est de sa part quelque chose de parfaitement volontaire… - Vraiment ?  C’est tout ce qu’elle lui accorde, elle ne compte pas lui donner la primeur d’une réponse, pas quand ce dont il l’accuse est aussi aberrant, elle n’y répondra pas et il pourtant dieu sais que l’égo de la jeune femme lui crie de mettre ce comportement en pratique juste par principe, pour qu’il puisse apprécier la liberté et la compréhension dont elle fait preuve avec cette vie qu’il lui impose. - Est-ce que tu m’vois aller parler à toutes les gonzesses du club que j’ai sauté ? Elle lutte, oh oui elle lutte pour garder son calme, pour ne pas lui dire de dégager de leur maison, pour ne pas, contrairement à lui, laisser ses mots dépasser sa pensée, mais c'est là quelque chose de difficile en l'instant, Natalia n'est pas patiente et encore moins continuellement raisonnable et elle a là, toutes les raisons de ne plus l'être, surtout qu'il surenchérit encore et encore, il cherche et elle ne saurait dire combien de temps s'écoulera avant qu'il ne la trouve finalement. …Y’en a un paquet tu voudrais peut-être voir, tester, après tout, elles m’ont rien fait de mal elles sont plutôt même sympas…Il s’éloigne et quelque part elle espère le voir se diriger vers une autre pièce, juste histoire de laisser retomber un peu de cette tension, mais non ce n’est pas le but, ce n’est que l’image parfaite pour refléter le point qu’il s’essaye à marquer. Ça te semble toujours une bonne idée ? On va p't'être arriver à voir comment ça s'ressent de mon côté nan ? » Ca la fatigue et il n’est même pas question de son état, elle en oublie même le petit garçon à l’étage lorsqu’elle ouvre la bouche et ne gère même plus le ton et surtout le volume sonore qui s’en échappe. – MAIS VAS-Y ! VAS-Y JAMES ! Ses bras s’agitent et elle lui indique la direction de la porte d’entrée. Je t’en prie va ! Discute, baise les, même si tu veux, peut-être que comme ça tu te sentiras mieux, on sera à égalité non ? Parce qu’au final c’est ça le problème ? Elle marque une pause et reprend rapidement de plus belle. C’EST CA ? Elle s’approche brusquement, mais ne termine tout de même qu’à une distance raisonnable de lui. Parce que tu sais quoi si t’as vraiment l’impression que je te « tiens » et elle marque ce mot précis par des guillemets qu’elle mime dans l’espace qui les sépare encore ; comme tu dis, si c’est comme ça que tu vois notre relation alors je t’en pris, la porte est juste là ! Un signe de la tête dans cette direction et ses bras viennent comme pour ponctuer sa véhémente invitation se refermer contre sa poitrine contre laquelle son coeur bat la chamade. Tout ça c’est juste des putains d’excuses, tu sais pertinemment qu’y a rien entre moi et lui, ni aucun autre d’ailleurs, mais si ca te frustre autant de jouer les cons fidèles, t’as cas reprendre ta putain de liberté James ! » Le regard braqué sur lui, la colère au bout des lèvres et le coeur dans l’estomac, elle est à un geste de perdre le peu de contrôle qui lui reste.




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James W. Manning



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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyLun 4 Mar - 19:00


jealousy
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« MAIS VAS-Y ! VAS-Y JAMES ! »

Un rire mauvais s’échappe des lèvres du blond qui n’a plus aucun contrôle sur lui-même. Il laisse retomber se sbras le long de son corps dans un claquement et son visage s’il laisse encore échapper une contrariété profonde ne manque pas de prendre un air narquois. Cette partie de lui qu’il ne s’autorise pourtant pas à l’intérieur de cette maison prend pourtant le dessus sur lui. Ses sourcils sont froncés, son sourire n’a rien de rassurant, l’étincelle qui pétille dans le fond de son regard n’est que pure jalousie et mauvaise foi : pour un peu il prendrait tout cela pour un défi. Pour lui prouver. Quoi, il ne sait pas, il trouvera bien plus tard.

« Je t’en prie va ! Discute, baise les, même si tu veux, peut-être que comme ça tu te sentiras mieux, on sera à égalité non ? Parce qu’au final c’est ça le problème ? C’EST CA ? »

Voilà, il n’aura qu’à lui prouver ça. La colère et la douleur qu’il ressent à chaque fois que les images de son épouse dans les bras d’un autre s’imposent à lui. Si sa jalousie était déjà bien présente à l’époque, James frise la paranoïa aujourd’hui. Alors peut-être qu’elle a raison, peut-être qu’il n’arrive pas à lui faire une totale et pleine confiance, peut-être pas. Il n’a de toutes façons plus envie de s’attarder sur une discussion tranquille et sensée, ce qui l’intéresse et l’attise à cet instant c’est le « défi », l’invitation qui se profile dans les paroles de Natalia. La conversation ne tient plus, le moment a basculé dans l’absurde.

« Parce que tu sais quoi si t’as vraiment l’impression que je te « tiens », comme tu dis, si c’est comme ça que tu vois notre relation alors je t’en pris, la porte est juste là ! » Il aimerait presque la provocation, son sourire s’élargit alors qu’il reste immobile, presque préparé à ce que son épouse vienne le repousser en arrière. Il ne lèvera jamais la main sur elle, il sait que c’est une barrière qu’il ne franchira jamais, il ne sent pas cette menace gronder même dans ses plus bas instincts. Néanmoins, il a envie de voir jusqu’où elle ira.

« Tout ça c’est juste des putains d’excuses, tu sais pertinemment qu’y a rien entre moi et lui, ni aucun autre d’ailleurs, mais si ca te frustre autant de jouer les cons fidèles, t’as cas reprendre ta putain de liberté James ! »

Il observe sa femme un long moment alors qu’elle laisse enfin échapper ses dernières paroles. Son sourire ne semble pas vouloir retomber, ses bras eux remontent le long de sa poitrine pour se croiser. Il la jauge. Sa décision est prise, puisque c’est ainsi, il jouera le sale con jusqu’au bout. Rien ne lui ferait plus plaisir à cet instant.
Elle crie enfin, alors il se décide à baisser le ton, changer de position, il se redresse, soutient toujours son regard.

« Très bien. »

Il relâche ses bras, se recule d’un pas, récupère d’un geste presque nonchalant son cuir qui trône sur une patère. Il ne prend même pas le temps de mettre un autre truc en dessous, il veut mettre son cuir et c’est tout, par-dessus son hoodie gris et jusque là fermé.

« Si ça t’intéresse de tester, on peut faire ça. »

Sa main retombe dans le vide-poche pour y récupérer à la fois ses clefs de maisons et les clefs de sa moto, de l’autre il se baisse pour récupérer son casque. Il ne prend pas la peine de mettre les lunettes qui reposent négligemment sur le meuble de l’entrée. De là où il est il, il la voit encore. Ses gestes paraissent presque mesurés alors que la colère le rendait tremblant quelques minutes plus tôt.

« Après tout c’est monnaie courante chez les KOS. Le trésorier lui adresse un mince sourire. Merci pour l’autorisation d’ailleurs. » Il appuie le terme, adopte un ton presque enjoué qui ressemble plus à du sarcasme qu’autre chose. Ses pieds sont fermement ancrés sur le sol de la pièce d’entrée, il observe la silhouette de son épouse toujours dans la cuisine, laisse toujours son regard planté dans le sien. « Une dernière chose avant de partir ? » La main posée sur la porte d’entrée, il pousse le vice, fait tourner ses clefs autour de son doigt.

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MessageSujet: Re: jealousy ø natalia   jealousy ø natalia EmptyMar 19 Mar - 18:23


James & Natalia

Jealousy

Sa réaction suit le chemin évident de la mauvaise foi et la fausseté dont il s'est tout juste paré et Natalia ne le connaît que trop bien pour se douter que la communication était d'ors et déjà totalement rompue. Pourtant, elle ne se laisse pas démonter, guidé par une colère évidente et une déception qui commence à doucement se forger un cocon d'acier au sein même de son coeur. Il y a bien des choses sur ce qu'ils ont vécus, sur ses propres agissement qu'elle veut bien comprendre, sur lequel elle veut même bien se repentir, mais elle refuse de lui donner raison sur cette affaire, il ne veut juste pas écouter et ne serait-ce qu'essayer de comprendre et converser sur le sujet, mais au-delà de tout cela le véritable problème qui vient de ressurgir et dont elle avait pourtant conscience était le manque de confiance de James à son égard et c'est là quelque chose qui ne peut pas être ignoré plus longtemps, pas alors qu'elle porte son enfant, pas alors qu'ils reconstruisent un foyer et une vie ensemble. Pourtant, alors qu'elle le noie de reproches et de vérités évidentes, il ne fait que sourire, que la gratifier d'un dédain blessant qui lui coupe franchement toute envie de ne serait-ce que de porter son regard sur lui et son air déplacé de coq de basse-cour. « Très bien. »

C’est donc tout ce qu’il a à dire. Très bien oui alors. Elle lève les yeux au ciel, les mâchoires serrés par la frustration qui s’étend toujours un peu plus.  Il n’en dira pas plus visiblement puisqu’il se remet en mouvement pour simplement et dans une attitude tout ce qu’il y a de plus nonchalant, venir récupérer son sacro-saint cuir et s’y glisser en silence. « Si ça t’intéresse de tester, on peut faire ça. » Elle connaît sa prédisposition à la provocation et ne compte absolument pas tomber dans le panneau, aussi sa colère tourne froide, amère et surtout silencieuse. Pas un geste, pas une démonstration de réaction, rien si ce n’est son regard braqué sur lui et son dos qui vient rencontrer la tranche du plan de travail sur lequel elle s’appuie.  Après tout c’est monnaie courante chez les KOS. Clés en main, casque récupéré il est près à partir faire ce qui ne peut-être qualifier autrement que comme une grosse connerie, mais il n'y a pas grand-chose qu'elle puisse y faire, pas quand il est comme ça de toute façon. Merci pour l'autorisation d'ailleurs. Ca lui brise un peu le coeur, elle doit bien l'admettre, en tout cas à elle-même, parce qu'elle ne lui décroche toujours pas le moindre mot. Pourquoi faire ? Il ne cherche qu'à délibérément la blesser et il sait très bien que c'est le cas, il la connaît, peut sans doute le voir et son insistance à enfoncer toujours un peu plus le clou ne fait que la conforté dans cette idée. Une dernière chose avant de partir ? Elle aurait pu juste lui tourner le dos et faire preuve d'autant d'irrévérence que lui, mais le geste qui vient accompagner sa question, est celui de trop, celui qui vient la piquer juste où il faut, qui réveille sa rancune. Elle hoche donc la tête et vient croiser ses bras sur sa poitrine. – Oui deux même. Elle le fixe du regard avant de continuer. La première c'est d'aller expliquer à ton fils pourquoi tu ne seras pas là pour dîner avec lui, parce que pour ma part je ne compte pas lui servir un énième mensonge. Elle fait quelques pas, se force à garder un peu de prestance et à ne pas lui servir son affliction sur un plateau, bien qu'elle ne puisse que transparaître un minimum derrière la rigidité de sa réponse. Une fois un peu plus près, mais toujours a raisonnable distance pour ne pas perdre le peu de contrôle qu'elle pourrait encore avoir l'impression d'avoir, mais qui clairement est inexistant, elle vient lui jeter sur un ton cette fois-ci plus ferme, un doigt autoritaire lever vers lui : Et ne t'avise même pas de venir te coucher dans mon lit quand t'auras fini ton petit manège je te préviens. Son regard se ferme une seconde après qu'elle ne pousse un soupir et que sa tête vient se secouer dans un élan négatif. Ses yeux rivés sur le sol, elle vient finalement rejoindre l'azur de celui de son mari. Fais ça et fout le camp d'ici. » Elle n'en dira pas plus avant de tourner les talons et de retourner s'affairer sur la préparation du repas. Ce n'est que lorsque la porte finira par claquer qu'elle arrêtera finalement de prétendre en tout cas jusqu'à ce que son fils ne finisse par revenir s'agiter autour d'elle.

FIN POUR MOI




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