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 new friendship smells like coffee

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Lloyd Hatfield


ADMIN ٩(◍•ᴗ•◍)۶❤
crédits : avatar : avenginchains / codage sig : frimelda
messages : 1236
quartier : un appartement dans le Loop, Downtown, sur le même pallier que celui de sa mère, atteinte d'agoraphobie sévère et cloitrée depuis des années maintenant
physique : depuis son accident, survenu le 31/10/16, la main droite de Lloyd, piétinée durant un mouvement de foule, présente des cicatrices dues aux opérations subies pour la réparer

MessageSujet: new friendship smells like coffee    Mar 25 Déc - 9:30

new friendship sometimes smells like coffee

Eleesha & Lloyd

Il soutient le regard du médecin qui a terminé de l’examiner et rempli un peu de paperasse pour le libérer. Lloyd s’en tire bien. Il a été placé un petit moment sous oxygène, va avoir droit à quelques jours de repos et peu quitter le C.M.C. dès qu’il aura signé sa décharge.
« Vous êtes paré Monsieur Hatfield » lui lance finalement le médecin, avant de lui serrer la main et de s’éloigner déjà. Entre les fusillades de la veille et l’incendie qui a fait de nombreux blessés – et au moins deux morts, pas vrai ? – le personnel soignant n’est pas prêt d’avoir droit au repos dont lui-même va bénéficier… Ils sont sur le pied de guerre et ont tous l’air mortifiés, épuisés, blasés. Lloyd repense à la fusillade qui a éclaté au sein même de l’hôpital il y a plusieurs mois de cela et, si lui est en mesure d’y penser alors qu’il ne l’a pas vécue, il se doute que c’est le cas des médecins, infirmiers et autres employés ici…
Il se demande quand lui et les habitants de Chicago auront droit à un véritable répit. La réponse est évidente : jamais. Ca n’arrivera jamais…

Quelques coups sont frappés contre la porte ouverte de la salle d’examen où il a été installé. Ils auraient pu le traiter dans un couloir (comme c’est le cas de certains patients qu’il a croisé en chemin) mais son statut de pompier lui vaut quelques privilèges auquel il ne peut pas se soustraire. Il lève les yeux et remarque Eleesha qui l’a attendu à l’extérieur, poliment. Il lui adresse un sourire, saute à bas de la table d’examen (qui sera vite utilisée de nouveau) et la rejoint en attrapant sa veste.
« J’ai terminé » devance-t-il toute éventuelle question, avant d’agiter le petit feuillet que le médecin lui a remis devant les yeux de sa camarade. Tout comme lui, elle porte encore les stigmates des récents évènements. Des yeux cernés, les traits tendus, les yeux rougis par les fumées, la peau et les cheveux poussiéreux et puis… Il y a l’odeur bien sûr.
« Toujours partante pour un café ? » s’assure Lloyd en enfilant la veste que son supérieur lui a déposée quelques heures plus tôt, après qu’il en ait eu terminé avec la gestion de l’incendie. C’est à ce moment qui lui a glissé que lui et la recrue Lewis avaient terminé leur service et qu’il modifierait leur planning pour qu’ils aient droit à deux jours plein de repos.  
Il n’en voudra pas à Eleesha si elle refuse de l’accompagner prendre un café. Après tout, ils viennent de vivre une garde difficile, qui a fait suite à une soirée on en peut plus mouvementée aux abords du Maureen’s Tavern… Sans compter les trois heures passées au C.M.C., à attendre d’être pris en charge. Il est tôt maintenant et elle préfèrera peut-être profiter des dernières heures de la nuit pour se reposer.  
Mais elle accepte son offre.

Lloyd lui répond par un simple sourire, puis passe un rapide main dans son dos afin de l’orienter vers la bonne direction à prendre pour rejoindre la cafétéria de l’hôpital. Il plaisante sur le fait qu’il va faire les choses bien et que… « comme tu as été particulièrement sage et poli avec le gentil docteur, je t’offre un café qui ne sort pas d’une machine gérée par des Oompa Loompas. On peut pas faire confiance à ces gars-là de toute façon » plaisante Lloyd qui est possiblement plus euphorique qu’il ne le devrait à cause de l’oxygène pure qu’il a reçue pendant un moment… « Et comme je suis vraiment un gars bien, je t’offre la petite viennoiserie qui va avec ! »
Quelques instants plus tard, ils arrivent aux abords de la cafétéria et sont contraints de faire la queue. Il y a pas mal de monde. Des familles des blessés principalement et peu de personnel soignant. Eux sont occupés à trimer à l’étage.
« J’ai eu des nouvelles de Tito au fait. J’sais pas si…ça t’intéresse. Tu ne l’as pas connu très longtemps, il partait quand tu arrivais. »
Elle lui fait savoir que si, ça l’intéresse, et du coup il lui parle de l’opération qu’il a subie et s’est bien déroulée. Il lui confie que ce n’est pas la première fois que son ami est blessé à la jambe et qu’il doit être maudit ou quelque chose comme ça. Mais ça ne le fait pas tellement rire finalement…
Leur tour vient finalement et ils se servent avant de se dégoter un bout de table dans un coin de la grande salle. Lloyd découvre son gobelet pour lui permettre de refroidir un peu, y ajoute du sucre et touille.
« C’était une sacré intervention hein ? » demande-t-il simplement, lui offrant l’opportunité d’en parler plus amplement si elle le désir. Car s’il n’en est pas à son coup d’essai, Eleesha n’est pas à la caserne depuis si longtemps que ça et elle est peut-être plus secouée qu’elle ne le laisse paraître…  


(c) chaotic evil

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Eleesha A. Lewis



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MessageSujet: Re: new friendship smells like coffee    Mar 8 Jan - 10:57

Assise dans le couloir, la tête appuyée contre le mur, Eleesha fixe le plafond, laissant ses pensées vagabonder en désordre pour la première fois de la journée. Elle est perdue, ne sait plus trop quelle heure il est, elle se recalera au moment de se coucher, elle a fini par prendre cette habitude à force de travailler à la caserne. De toute façon, Lloyd et elle ont écopé de deux jours de repos supplémentaires. La pompier avait d’abord pensé à protester, pas seulement par principe mais parce que son ambition, son besoin d’être un excellent pompier est toujours là, niché au fond d’elle. Mais elle s’est contentée d’hocher la tête et d’accepter. Parce qu’assise dans ce couloir elle entend ses muscles crier, elle sent la lassitude s’emparer d’elle. Tout s’est enchaîné si vite, entre la fusillade et l’incendie, elle a l’impression d’être dans un mauvais film où les catastrophes s’enchaînent. Elle est épuisée, elle a l’impression d’avoir fait une garde deux fois plus longues qu’à l’accoutumée ce qui n’est pas complètement faux. Elle a besoin d’un peu de repos aussi et sait qu’elle sera observée pour voir si psychologiquement elle tient le coup. Et elle tiendra, elle s’en fait la promesse.

D’un geste lent, Eleesha finit par se lever de sa chaise pour aller toquer à la porte derrière laquelle Lloyd a disparu pour être examiné. Elle aussi a eu droit à sa petite inspection et elle va bien même si on lui a clairement dit de se reposer. La jeune femme pousse donc la porte et croise le regard de son collègue, qui, sans qu’elle n’ait besoin d’ouvrir la bouche, lui confirme qu’il a terminé son inspection et saute de la table d’examen. Il a encore de l’énergie visiblement, c’est bon signe ! Et il n’a pas oublié le café. Eleesha hoche la tête.

« Oh que oui, il me faut de la caféine sinon je n’aurai même pas la force d’atteindre mon appartement. »

Eleesha affiche un petit sourire avant de s’engager dans les couloirs aux côtés de Lloyd. Ils sont tous les deux salis par l’incendie pourtant leur présence ne choque personne, on les laisse déambuler comme si cet hôpital était aussi un peu le leur. En même temps, la pompier s’y sent à l’aise et n’hésite pas à rire un bon coup en écoutant Lloyd partir dans ses délires de petits lutins.

« T’es sûr que tu n’as pas dépassé la dose d’oxygène ? »

Elle sourit doucement mais apprécie l’initiative, s’asseoir à la cafétaria et prendre le temps de grignoter quelque chose avec son café, c’était plus agréable que de le boire à la sauvette dans les couloirs. Les deux collègues arrivent finalement à destination et s’engagent dans la file. Les mains dans les poches, Eleesha ne s’impatiente pas, elle a tellement l’habitude de faire la queue ici qu’elle n’y prête plus attention. Son collègue lui parle alors d’Hernandez, ancien secouriste qui se trouvait avec eux lors de la fusillade de la veille. La jeune femme lui confirme qu’avoir des nouvelles l’intéresse. Non, elle ne connait pas le bonhomme personnellement mais il faisait partie de la caserne et surtout, elle était sur cette terrasse avec eux alors forcément, elle n’est pas détachée de tout ça. Elle l’écoute attentivement, hochant la tête. La malédiction de la blessure…
Eleesha attrape un croissant et un grand café noir. Elle a besoin de savourer sa boisson. Elle attrape son gobelet et sa viennoiserie et suit Lloyd jusqu’à un coin de table dans la salle. Elle se laisse tomber sur sa chaise en poussant un léger soupir. Ses mains s’enroulent autour de son gobelet, y puisant la chaleur. Comme si elle n’avait pas eu assez chaud dans cette église…

« Dire qu’avant ça, je trouvais la journée presque trop calme… »

Eleesha afficha alors une légère grimace. Une vieille superstition la poussait à s’en vouloir d’avoir pensé cette journée comme trop calme. Comme si elle en était venue à provoquer tout ça… Idiot. Eleesha soupira de nouveau avant de relever le regard vers son collègue.

« Ça va te paraître idiot mais je crois que ce que je crains le plus c’est le journal de demain. Ils vont mettre les portraits des victimes c’est certain. »

Eleesha baissa alors le regard vers son gobelet et fit tourner le café à l’intérieur pour le refroidir un peu. Elle le savait, les gens qu’ils n’avaient pas pu sortir de là resteraient ancrés dans sa mémoire. Sauf que jusque-là, ils étaient encore un peu flous, ils n’étaient que des figures perdues dans la fumée. Mais comment les affronter une fois qu’ils auront un visage ? Une histoire ?


« Ermitage obligatoire pendant une semaine. Je ne vois que ça. »


Eleesha plaisantait bien sûr. Humour noir, ça avait toujours été sa spécialité mais elle se retenait en général, sachant bien que ça ne marchait pas sur tout le monde. Mais là, elle avait besoin d’évacuer un peu la pression et quelque chose lui disait que Lloyd comprendrait.
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