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 Where are you now? Ft Josef [-18]

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MessageSujet: Where are you now? Ft Josef [-18] Dim 23 Oct - 23:09

Where are you now?

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Δ Josef & Daya


Ca lui était bien étrange de se retrouver là, dans cet appartement qui avait un jour quasiment été le sien. Debout dans l’entrée, sa veste encore sur le dos, elle jeta un coup d’œil tout autour, peu de choses avaient changé et pourtant tout semblait différent. Il y avait toujours les mêmes cadres au mur même si les photos qu’ils contenaient n’étaient plus les mêmes, toujours cette odeur de bouffe chinoise en arrière-plan avec les compliments du restaurant qui logeait en bas de l’immeuble, les meubles étaient à leur place et chaque objet y étaient encore indéfiniment alignés, il ne manquait que quelques bibelots, une ou deux paires de chaussures et son manteau pendu dans l’entrée, toutes ces choses qui ornaient désormais son propre appartement. Elle déposa les clés sur la console près du canapé et jeta sa veste sur l’accoudoir, elle n’était là que pour récupérer quelques affaires pour Josef et au vu de l’état de l’appartement, elle allait aussi devoir y remettre un peu d’ordre, histoire que le pompier ne soit pas obligé de se coltiner du ménage à peine rentré chez lui. Cela faisait deux semaines qu’il était à l’hôpital, deux longues semaines dont plusieurs jours entièrement plongé dans un coma profond, coma qui avait contribué à alimenter les cernes, atténués par le fond de teint qu’elle portait sous les yeux. Elle avait passée plus de temps à l’hôpital que chez elle ces derniers temps et elle ne savait plus vraiment bien pourquoi, après tout, il n’avait fallu que quelques jours pour que les parents et amis du pompier ne commencent à défiler dans les couloirs froids et stériles du Chicago Medical center et ils étaient tous certainement mieux placé qu’elle pour veiller le jeune homme, mais elle n’avait tout simplement pas réussi à rester chez elle, alors elle avait continué à lui rendre visite dès que son emploi du temps professionnel le lui avait permis, et cela pour le plus grand plaisir des parents de Josef qui semblaient, on ne peut plus, ravie de la revoir (enfin tous était un bien grand mot), ce qui était clairement réciproque. Daya s’était toujours très bien entendue avec ses beaux-parents, surtout son beau-père à dire vrai, la mère de Josef elle, l’avait sans doute bien plus apprécié après leur rupture que pendant leur relation où elle avait très souvent eu à redire sur tout et n’importe quoi, mais l’Indienne avait toujours tâché de contenir ses remarques après tout, elle restait toujours mieux reçu chez les Miller que Josef chez elle.

La jeune femme attrapa le sac de sport qu’elle avait amené avec elle et se dirigea vers la chambre pour attraper quelques fringues dans les tiroirs de la commode, puis vers la salle de bains, quitte à devoir rester encore un peu à l’hosto autant qu’il puisse au moins avoir des trucs à lui, elle jeta le bouquin qui reposait encore sur la table de chevet sur la pile de vêtements et commença à farfouiller dans les tiroirs du salon, la mère du pompier lui avait demander de ramener quelques trucs qui pourraient lui tirer des souvenirs enfouis, à ce stade tout le monde était près à donner de sa petite histoire pour voir Josef ressurgir du néant dans lequel il était enfermé. Elle dénicha quelques albums photo qu’elle ne put s’empêcher de feuilleter, des photos d’enfances un peu abimés ornait les pages, les visages souriants parsemaient les albums, Alexis encore bébé trônant sur les genoux de son frère, Josef entouré de ses parents devant un monument qu’elle n’identifiait pas bien, lui encore, mais adolescent cette fois avec Natalia et un autre gamins, tout ses souvenirs du passé qui avait quitté sa mémoire mais qui avait heureusement été immortalisé par un appareil. On ne se rendait jamais vraiment compte en dehors de ce genre de situation à quel point les souvenirs étaient une chose précieuse et versatile, un sourire un peu triste se tendit sur ses lèvres tandis qu’elle refermait le cahier et en saisissait un autre au hasard, dans celui-ci, c’était leur histoire qui se racontait et elle n’eut le cœur de faire défiler que quelque pages avant de le refermer et de le reposer à sa place, hésitant un instant à le glisser lui aussi dans le sac…mais elle n’en fit rien, cette histoire-là, elle la lui raconterait elle-même quand le moment s’y prêterait, il n’était pas non plus nécessaire de l’abreuver d’un trop-plein d’information.

Une demi-heure plus tard, elle avait remis de l’ordre dans l’appartement, arrosé les deux trois plantes qui se tenaient encore et aérer la pièce, elle récupéra donc les affaires qu’elle avait rassemblées et referma la porte sur l’appartement de Josef dans lequel elle avait l’impression profonde qu’elle ne remettrait pas les pieds de sitôt.
__________________


Lorsqu’elle se pointa à l’hôpital, le père de Josef et sa sœur étaient dans le couloir, ils étaient toujours là, au rendez-vous, jour après jour, Daya leur adressa un sourire en se dirigeant vers eux, Alexis lui sauta littéralement dessus pour venir coller un baiser sur sa joue. « Daya t’a vu ma robe, elle est belle. » La jeune femme repoussa une mèche de cheveux derrière l’épaule de la jeune fille et lui sourit. « Très jolie ! tu vas faire craquer tous les garçons si tu continues. » Elle lui fit un clin d’œil et la gamine pouffa de rire, les joues empourprés avant de se tourner vers son père. « Papa y a Daya. » Le père de famille lui indiqua qu’il avait bien vu et vint donner l’accolade à son ancienne belle-fille. « Je suis venu apporter les affaires de Jo que Zohra m’a demandé de récupérer, elle est dans le coin ? » Ian lui répondit que non, que sa femme était au travail mais qu’elle n’avait cas les lui donner elle-même, le tout avec un sourire entendu. « Je ne sais pas, elle avait l’air de tenir à le faire. » Il balaya d’une main l’idée et haussa les épaules. « Ne t’en fait donc pas Daya, Josef sera surement content de te voir. » sûrement s'il se souvenait d’elle ne put-elle s’empêcher de penser, mais elle garda sa réflexion pour elle, cela devait être déjà suffisamment difficile pour le patriarche de voir son garçon dans un état comme le sien. « Bon, nous, on va y aller, c’est un peu long pour Alexis ! Je te laisse t’occuper de mon fils ! » La famille Miller prit ainsi congé de la jeune femme et disparut au détour du couloir, la laissant seul devant la chambre. Ce n’était pas vraiment chose facile que de franchir la porte sachant pertinemment ce qu’elle allait y trouver, mais elle compensait en se disant que c’était de toute évidence bien plus compliqué pour le jeune homme de voir défiler toutes ces personnes, tous ces visages familiers qui n’en étaient plus et qui en savait plus que lui sur sa propre personne. Elle cessa rapidement ses réflexions qui pouvaient continuer de la sorte pendant probablement des heures et frappa trois coups à la porte avant de passer sa tête dans l’interstice. « Hey ! t’es pas en train de fricoter avec une infirmière, c’est bon ? je peux entrer ? » elle lui adressa un sourire amusé et pénétra dans la chambre trop blanche, trop stérile et définitivement trop déprimante. « Je t’ai ramené quelques trucs de chez-toi, des fringues, des bouquins et des photos, le kit de survie de l’amnésique quoi ! » Elle avait tendance à essayer de dédramatiser la situation, elle connaissait suffisamment le jeune homme pour savoir que les regards larmoyants et les grandes tapes dans le dos c’était pas vraiment son truc, enfin peut-être que ca l’était maintenant, elle n’en savait trop rien, mais c’était difficile de savoir ce qui était encore valable ou non. Elle avait déposé le sac sur les draps et s’était assise sur le fauteuil près du lit. « Alors quoi de neuf ? »
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Dernière édition par Daya Laghari le Ven 10 Fév - 22:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Dim 6 Nov - 11:33





Where are you now ?
Daya & Josef


Assit au fond de sa salle de bain, dans le noir, porte fermée, il se répète inlassablement une série de mots qui lui font écho.

- Suspension indépendante, support hydraulique, support électrique, jauge de réservoir, valve de déchargement arrière…

Il continue, encore. Se refait la liste détailler de la carcasse d’un camion de pompier puisque c’est la seule chose dont il se souvient dans le vide intersidérale de ses pensées, de ses souvenirs. Il transpire à grosse goutte, se cogne en rythme la tête contre le mur carrelé. Ni trop fort, ni trop peu, comme si ça pouvait l’aider à retrouver UN souvenir. Juste UN. Pour ne plus avoir cette sensation de vide, de n’être rien, ni personne. Pour ne plus avoir l’impression que le monde autour de vous vous agresse, vous est complètement inconnu, pour que des visages vous reviennent, vous rappelle quelque chose. Une sensation, une odeur, une couleur, un bruit, peut lui importe.
Une série de visage flashe devant ses yeux qu’il frotte brutalement. Des visages qu’il est censé connaître et reconnaître. Celui de cette jeune fille handicapé mentale censée être sa sœur, celui de ce vielle homme et de cette femme qui sont apparemment ses parents. Il revoit aussi deux de ses meilleurs amis. Et d’autres encore. Des collègues, des amis.
Puis Natalia. Le seul et unique visage qui lui inspire quelque chose, une couleur, une odeur, un semblant de souvenir qui n’en est peut-être pas un mais ce sont les seuls traits qui le rassure en cas de « crise ». Alors il pense à elle, se plonge dans ce cocon de sécurité pour éloigner l’angoisse profonde qui le ronge.
Josef essuie ses larmes de rages et de panique d’une main tremblante, se sentant plus misérable que jamais.
Qu’est-ce qu’il va devenir ? Rien ? Une pauvre merde sans identité ? Sans souvenir ? Sans RIEN ?

Il s’agrippe les cheveux, pense furtivement aussi à cette femme qui vient souvent le voir et dont il ne sait presque rien. Une amie, apparemment. Vu les airs inquiets qu’elle emprunte quand il se sent mal ou moins bien que la veille. Proche ? Certainement. C’est ce que lui ont sous-entendus ses « parents » dont il n’arrive pas à se souvenir le prénom présentement.
La nausée soulève brutalement son estomac et il a tout juste le temps d’ouvrir la cuvette des chiottes pour dégueuler le contenu de son petit déjeuner. Ca lui arrive parfois, le choc, la douleur de ses membres encore endoloris, de ses deux côtes fêlées, la panique de n’avoir qu’un vide profond à la place de ses souvenirs. Le genre de chose qui parfois, le rend dingue à vouloir hurler et à criser contre son oreiller contre lequel il hurle.

¥

Allongé sur le lit, il porte un nom à chaque objet de la pièce. Lit, table, fenêtre, vitre, chaise, chaussure … Ces choses là lui reviennent tout seul. Aucun souvenir précis, juste une évidence. Les médecins lui ont expliqué plusieurs fois que sa mémoire a principalement oublié ses souvenirs et que les personnes physiques ne lui reviendront peut-être jamais en mémoire. Qu’il fallait les réapprendre.
Quel putain de merdier. La frustration lui noue l’estomac mais aujourd’hui est un bon jour. Il a vu sa sœur, Alexis. Elle a discutée avec lui, il l’a principalement écouté, la laissant conter des souvenirs qui ne lui parlaient pas mais d’instinct, l’affection qu’il éprouve pour elle est réelle, sincère. En revanche pour ses parents : Rien. Pas pour l’instant en tout cas. C’est pas si évident de ressentir de l’amour pour un type que vous n’connaissez pas.
Ils viennent de partir et Josef retrouve un peu de silence entre ces allés et venus de visites qui n’en finissent parfois pas. Il comprend l’effort de tout ce petit monde et leur inquiétude et quelque part, ça le touche. Mais parfois, il étouffe purement et simplement devant la frustration de tous ces visages qui lui sont inconnus.

Et trois coups sont frappés à sa porte.

- Hey ! t’es pas en train de fricoter avec une infirmière, c’est bon ? je peux entrer ?

Cette voix, il la reconnaît. Un peu comme celle d’un ange gardien, comme celle de Natalia. Il esquisse un sourire fatigué.

- T’inquiète, c’est déjà fait tu peux entrer.

Da… Daya. Ouais, c’est ça. Court et pas très compliqué comme prénom. Jeune femme souriante, plaisante (dans tous les sens du terme), agréable, qui n’en loupe pas une pour lui lancer ce genre de plaisanterie.
Il est toujours heureux de la voir, de l’écouter parler et de la regarder sourire. Elle l’apaise sans même le savoir ou le vouloir.

- Je t’ai ramené quelques trucs de chez-toi, des fringues, des bouquins et des photos, le kit de survie de l’amnésique quoi !
- Super, merci. J’espère que t’en as profiter pour voler quelques trucs, j’me souviens tellement de rien que j’vais absolument rien remarquer en rentrant.

Il tend le bras sous une grimace pour récupérer le verre d’eau plein qu’il vide d’une traite, afin d’étancher cette sécheresse subite au fond de sa gorge.
Daya s’assoit sur le fauteuil à côté du lit tout en déposant le sac sur le drap qu’il ramène déjà sur ses genoux pour jeter un œil à l’intérieur.

- Alors quoi de neuf ?

Il s’arrête dans son geste, emprunte un regard vide avant de lâcher…

- Hum… J’m’en souviens pas.

Il ricane face à sa propre connerie.

- Pas grand chose, a part des visages que j’reconnais pas et des noms que j’arrive pas à retenir… Il hausse les épaules légèrement avant d’ouvrir le sac. Du coup, je les renomme moi-même, histoire de rendre tout ce processus plus ludique. Surtout pour ceux que j’aime pas en fait, j’me demande quel genre de type j’étais pour trainer avec des cons pareils. C’est à s’demander s’ils savent ce que font deux plus deux.

Il repense à une collègue en particulier et un autre type, qui selon lui, était l’un de ses meilleurs amis. Putain, si c’était sa ses fréquentations, peut-être que d’avoir tout oublié n’était pas si mal finalement.

- Civil War… J’suis un amateur de bande dessiné ou je sais juste pas lire autre chose ?  

Nouvelle blague à laquelle il rit, portant son regard vers la jeune femme.

- Et toi quoi de neuf ? A part venir te faire chier à discuter avec un mec qui se souvient de rien.  

Et son sourire ne le quitte pas.
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Jeu 10 Nov - 20:11

Where are you now?

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Elle ne s’est pas encore assise qu’il plaisante en lui demandant si elle n’en avait pas profité pour subtiliser quelques trucs à l’appart, la réflexion est judicieuse évidemment qu’il ne s’en rendrait pas compte. La jeune femme laissa échapper un rire amusé et s’installe dans le sommaire fauteuil qui borde le lit. « Tu crois quand même pas que je vais me trahir si facilement. Je vais d’ailleurs peut-être y repasser, après tout, j’ai toujours les clés. » Elle arqua les sourcils avec un sourire en coin. Quelque part, c’était tout de même bien triste de se dire que cet appartement qu’il aimait temps et dans lequel il vivait depuis tant d’années n’aurait plus pour lui cette image rassurante de foyer, ceci dit en regardant du bon côté des choses, il aurait le plaisir de le redécouvrir comme bien d’autres choses d’ailleurs et ce n’était pas donné à tout le monde, c’était un peu comme pouvoir recommencer son bouquin préféré, le redécouvrir pour la première fois, le visualiser dans un imaginaire tout neuf, qui n’en avait pas eu l’envie au moins une fois ?

L’Indienne lui demande des nouvelles, tandis qu’il farfouille dans le sac qu’elle a négligemment posé sur les draps immaculés de l’hôpital, elle n’a jamais été très fan de ce genre d’endroit, malgré elle, elle n’arrive pas à en défaire l’association que son esprit fait automatiquement avec la mort de son père, elle n’y avait passé que deux jours avant que les machines ne soient plus d’une grande aide et qu’il s’éteigne enfin, quarante-huit très longues heures qui l’avaient laissé elle et sa famille profondément marquée. Elle fait une moue un peu surprise avant de la laisser disparaitre, ce ne devait pas être évident pour lui de devoir réapprendre chaque prénom, chaque lien, elle s’imaginait soudainement être laissé au beau milieu d’une pièce entouré de cinquante personnes qu’elle était censé connaître, amusez-vous à réapprendre chaque détail de chaque personne, toutes ces choses que vous aviez mis des années à amasser dans un coin de votre mémoire et qui était jusqu'à présent un tas d’informations en libre accès et pour lesquels vous n’aviez même pas besoin de réfléchir ne serait-ce qu’un instant. « Pour info mon nom à moi c’est Daya au cas où tu ait déjà oublié ! et t’as pas intérêt à m’avoir affublé d’un surnom débile sinon…Elle leva un doigt menaçant dans sa direction. Fait attention à tes arrières, amnésiques ou pas ! » Elle ponctua sa phrase d’un sourire

Elle ne peut bien évidemment pas s’empêcher de se demander qui a bien pu lui faire une si mauvaise impression, peut-être Lloyd, ce qui ne ferait pas vraiment de mal à cette petite biatch de service, qu’il redescendre d’un étage rendrait sans doute le monde un peu meilleur. La voix de Josef la ramène au moment présent et la sort soudainement de ses interrogations et suppositions. Hein ? Elle se met à rire quand la question fait son chemin jusqu’à son esprit. « Hum. Elle le laisse un peu mijoté avant de finalement replacer la vérité. Non, tu ne lis pas que ca mais t’es pas non plus ce qu’on appellerait un rat de bibliothèque, t’es plutôt du genre sport et console si tu veux tout savoir. »

Enfin, elle croit qu’il est comme ca, mais peut-être que ce n’est plus le cas, elle n’est pas vraiment la mieux placer pour le savoir en réalité, ils ne se sont pas réellement côtoyés depuis plus de trois ans et elle-même est plutôt bien placé pour savoir que c’est un intervalle suffisant pour apposer les plus drastiques changements parfois. Peut-être était-il temps de lui dire qu’ils n’étaient que fraîchement de nouveau ami et que par conséquences, il était là des questions qu’il ferait mieux de poser à d’autres. Elle est cependant prise de court, car il alimente la conversation, lui retournant la question en essayant de savoir pourquoi elle s’applique à venir de façon régulière. Il venait peut-être de lui donner le moment parfait pour lui dire ce qui venait de lui traverser l’esprit.

« Ba écoute pas grand chose, je suis un peu une droguée du travail alors il ne me reste pas beaucoup de temps à côté enfin une fois que j’ai fini de m’occuper de mes dix chats. Il y a Marcel, Edgar, Maggy, Patrick… Elle les comptait sur le bout de ses doigts d’un air concentré avant de lever son regard vers Josef pour le voir se fermer un peu et ses yeux s’agrandirent et elle se retint de rire. Je plaisante Josef. » Et elle se met à rire très franchement, ce n’est pas très gentil de profiter de son amnésie, mais c’est tellement facile qu’elle peine vraiment à s’en empêcher. Oh ca va je sais c’est pas cool mais si tu te souvenais, je suis sûre que tu trouverais ca très drôle ! Promis, j’arrête de te faire marcher. » Elle essayait de reprendre son sérieux. Pour être tout à fait honnête, je ne suis en plus pas forcément la personne la mieux placé pour répondre à tes questions, avant il y a quelques mois, on ne s’était pas parlé depuis près de trois ans alors je ne connais vraiment que ton ancien ancien toi et je ne suis pas vraiment sûr qu’il était le même que le toi d’avant l’accident. Elle s’arrêta quelques secondes. Cette conversation n’a aucun sens. Elle lui adressa un sourire de nouveau, trop de sourires, trop naturellement, pour peu, on se serait cru dans une putain de telenovela. Tout ca pour dire que je me décharge de toute responsabilité pour les erreurs d’informations que je pourrais te donner, capish ? » Elle attendit qu’il acquiesce avant de l’inviter à lui poser d’autres questions s'il le souhaitait tout de même, ce qu’il et elle n’en doutait pas une seconde n’hésiterait pas à faire et à juste titre, il devait bien ressentir le besoin vitale de combler les trous dans ses souvenirs d’une manière ou d’une autre.
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Dernière édition par Daya Laghari le Sam 28 Jan - 21:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Sam 19 Nov - 23:53





Where are you now ?
Daya & Josef


Elle le menace, il sourit. Josef aime bien l’écouter parler, la jeune femme a une chaleur dans la voix qui le rassure, lui fait du bien. Changement drastique comparé à sa crise de nerfs ce matin où il ne sentait que le froid des murs de la salle de bain et la folie qui le gagnait seconde par seconde.

- Non, tu ne lis pas que ca mais t’es pas non plus ce qu’on appellerait un rat de bibliothèque, t’es plutôt du genre sport et console si tu veux tout savoir.

Sport. Console. Loin d’être un intellect donc ? L’un n’empêche pas l’autre ceci dit mais pour l’instant il n’en prend pas tellement conscience, écoutant Daya parlé de cet homme qu’il ne connait pas mais qui n’est autre que lui.
Josef lui demande comment elle-même va, se souciant sincèrement de sa vie, son existence, son quotidien. Il est devenu un puit de curiosité et est avide d’en connaitre plus sur cette jeune femme mystérieuse qui prend tant de soin à venir lui rendre visite.

- Ba écoute pas grand chose, je suis un peu une droguée du travail alors il ne me reste pas beaucoup de temps à côté enfin une fois que j’ai fini de m’occuper de mes dix chats. Il y a Marcel, Edgar, Maggy, Patrick…

Il arque un sourcil, surprit.
Dix chats ? Putain, ça en fait une marmaille. Et elle les loge où toutes ces bestioles ? C’est que ça en prend de la place, ça fout des poils partout et putain, soyons honnête, ça pue atrocement lorsqu’ils partent chier dans leur caisse.
C’est foutrement frustrant de se souvenir de ce genre de détail lorsque vous avez oublié l’existence de votre propre famille.

- Je plaisante Josef.

- Ah.

Son rire est contagieux et il la suit.

- Oh ca va je sais c’est pas cool mais si tu te souvenais, je suis sûre que tu trouverais ca très drôle ! Promis, j’arrête de te faire marcher.
- J’allais te dire que t’étais vraiment mauvaise pour donner des noms et que tu manquais d’originalité.

Sourire en biais, il apprécie particulièrement la taquinerie avec elle.
Et il trouvait ça drôle… pour peur qu’elle ne se joue pas de lui constamment. Il revoit ses potes revenir lui sortir des anecdotes, se demandant si toutes ces histoires existaient réellement ou si on se foutait allègrement de sa gueule. Option à ne pas exclure selon lui, se doutant que certains étaient simplement là pour se faire bien voir.

- Pour être tout à fait honnête, je ne suis en plus pas forcément la personne la mieux placé pour répondre à tes questions, avant il y a quelques mois, on ne s’était pas parlé depuis près de trois ans alors je ne connais vraiment que ton ancien ancien toi et je ne suis pas vraiment sûr qu’il était le même que le toi d’avant l’accident.

Il fronce les sourcils, pas sûr de comprendre ce qu’elle lui raconte.

- Cette conversation n’a aucun sens.
- Pour moi, si.

Sauf que pour lui, justement, elle en a. Ou il a besoin à ce qu’elle en est puisque Josef se retrouve aussitôt plongé dans une profonde confusion.

- Tout ca pour dire que je me décharge de toute responsabilité pour les erreurs d’informations que je pourrais te donner, capish ?

Il acquiesce presque machinalement, son cerveau « neuf » s’étant attardé sur un détail qui le travail.
Connait-il réellement la jeune femme depuis si longtemps que ça ? Son récent accident fausse pour l’instant tous ses codes sociaux, il a du mal à percevoir le trouble de Daya mais s’attarde malgré tout sur son visage, la détaillant sans forcément de pudeur.
Sa curiosité vient de prendre un nouveau tournant, prenant une ampleur qu’il n’avait pas vu venir. Qui est-elle réellement ? Pourquoi ne se parlaient-ils plus depuis si longtemps ? Par pure logique, le pompier se dit qu’ils ne devaient pas tant se détester que ça, auquel cas Daya ne prendrait pas autant de peine à venir le voir. Alors quoi ? Une ancienne amie ? Collègue ? Amante ?

- On ne se parlait plus parce que tu avais peur de tomber amoureuse de moi ou parce que j’étais le dernier des connards ?

Il détourne ça en plaisanterie, camouflant la panique flottante d’entendre qu’il n’a été qu’un putain d’enfoiré avec elle, une véritable ordure. C’est une peur qu’il commence à connaitre à force de rencontrer toutes ces têtes inconnues venues lui parler d’un type qu’il ne connait pas. Chaque discussion lui fout la pression d’entendre quel genre de gars il était. Avant.

- Plus sérieusement, qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est à cause de moi ? Un truc que je t’ai fait ?

Et si son ancien lui était un homme violent ? Un vieux stalker en carton-pâte qui l’avait harcelé avant de venir s’excuser ? Pas sûr qu’il veuille la vérité mais elle lui semble nécessaire, histoire de rassurer sa conscience et de satisfaire sa curiosité.

- Trois ans, c'est long donc j’me dis qu’il a vraiment fallu qu’il se passe un sacré truc pour qu’on coupe aussi longtemps les ponts.

Il s’est redressé, se passant une main sur la nuque qui lui tire légèrement. Trop de fatigue et de questions, mais celles-ci, il veut les résoudre.

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ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit " je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit ", comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts, c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.

   
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Lun 21 Nov - 0:00

Where are you now?

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Δ Josef & Daya


Bien évidemment, il ne marche pas, il court et elle observe amuser son expression changée et son visage devenir interrogateur. Finalement lorsqu’elle lui révèle la supercherie, et cela, sans doute bien plus tôt qu’elle ne l’aurait fait en temps normal, il ne semble pas lui en tenir rigueur et s’en amuse également. « Ah parce que tu es plus innovant que moi pour les petits surnoms que tu donnes à ton entourage peut-être ? Elle hausse les sourcils avec un petit air provocateur. Aller balance ! » Daya croise les bras sur sa poitrine, patientant avec un sourire en coin. Si ses souvenirs étaient bons, il n’avait jamais été le plus créatif du monde, pas très bon en blagues et encore moins pour raconter des histoires, non, c’était définitivement elle la plus inventive dans leur couple sur ce genre de chose, mais qui sait, peut-être qu’il s’était amélioré depuis et puis il se rattrapait sur bien d’autres choses sur lesquelles il était particulièrement innovant. Si elle a hésité à jeter une pierre dans la mare aussi rapidement et alors qu’il n’était pas encore rentré chez lui, la vérité était sortie sans qu’elle n’en pèse vraiment l’impact, puis elle avait essayé de rebondir pour atténuer l’importance de cette révélation et les questions que cela allait avec la plus grande évidence amener pas plus tard que maintenant. Il fronce les sourcils un peu confus et elle détourne le regard en attendant que le couperet tombe, ce qui ne tarde pas et la façon dont il amène les choses qui dans un cas comme dans l’autre n’est pas si loin de la vérité la fait rire, enfin pas rire au sens strict du terme, plutôt sourire, elle a visiblement suffisamment de recul désormais pour pouvoir le faire bien qu’il soit particulièrement cocasse et absurde de devoir non pas seulement parler de ces choses-là avec lui, mais de les lui expliquer, de les lui faire découvrir comme s'ils ne les avaient pas vécus, comme si elle lui racontait une histoire qu’elle inventait au fur et à mesure que les mots s’échappaient de ses lèvres. Comment poser les faits sans faire preuve de partialité ? Comment être objective quand la seule version des faits qu’elle possède est la sienne, quand celle de Josef à disparu derrière un voile d’incertitude et de néant. Il parle, ne lui laissant guère le temps de répondre avant de surenchérir dans son questionnement et les scénarios qui se créer dans son esprit sur ce qui a bien plus non seulement les liés mais aussi les désunir de façon aussi définitive. « Et si tu me laissais répondre ? » Elle se para d’un sourire censé adoucir la situation ou tout du moins la rendre bien moins dramatique qu’il ne le laisse entendre même si en réalité, il n’est pas bien loin de la vérité. Finalement, il s’arrête et passe une main sur sa nuque, geste nerveux ou machinal, elle ne le sait guère et elle a beau être une experte pour analyser les gens, dans ce contexte c’est un petit peu compliqué.

« Alors pour répondre à ta première question, ce n’était pas parce que j’avais peur de tomber amoureuse de toi parce que figure toi que c’était déjà le cas…enfin tout du moins jusqu'à ce que tu deviennes justement le dernier des connards. » Ses yeux sont planté dans les siens et l’air qu’elle affiche est parfaitement sérieux, en tout les cas durant quelques secondes avant qu’elle se détende et ne lui adresse un sourire amicale. « J’exagère peut-être un peu, je te l’accorde, disons qu’au moment de notre rupture, c’est comme ca que je préférais te voir parce que ca rendait les choses sans doute nettement plus facile pour moi. La jeune femme se rendait bien compte qu’elle n’éclairait pas tant que ca la lanterne du pompier qui affichait un air plus que perplexe. Laisse-moi te remettre en contexte, j’ai tendance à oublier que tu n’as pas le moindre souvenir de tout ca, donc pour te la faire courte parce qu’on va éviter de remplir trop vite ta petite tête, on a été ensemble pendant quatre ans avant de se séparer comme tout les couples de ce monde, c’est-à-dire dans les cris et la vaisselle cassée. Elle haussa les épaules. Puis silence radio pendant trois bonnes années, point sur lequel nous avons été plus que performant, je doit bien le dire, puis on s’est revu il y a un an ce qui m’a valu le délicieux titre de garce de l’année lui lança-t-elle avec un sourire amusé. avant qu’on ne renoue il y a quelques mois de cela et que curieusement, on arrive plutôt bien à être amis. Fin de l’histoire et j’espère que ca ne surchauffe pas trop la haut » dit-elle en tapotant son index contre sa tempe.

Ils auraient bien le temps de faire le tour des anecdotes, des souvenirs, qu’ils soient bons ou mauvais, ici, il ne s’agissait que de mettre les bases, le contexte passé, parce qu’elle ne voulait pas qu’ils reconstruisent leur amitié sur des bases faussées. « Quand tu auras digéré tout ca, je te raconterais peut-être notre premier rendez-vous qui il faut le dire est plein de rebondissement ! Et juste pour ton information, parce que je suis une copine super cool, je vais te donner un tuyau des fois que tu aies en tête de jouer les don juan auprès de tes jolies infirmières, garde tes mains dans tes poches parce que tu es d’une prodigieuse maladresse. » Elle se mit à rire avant de se lever. « Je vais aller me chercher un soda au distributeur, tu veux quelque chose ? » Elle attendit sa réponse et disparue derrière la porte quelques instants.

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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Dim 4 Déc - 22:09





Where are you now ?
Daya & Josef


Plus innovent qu’elle, il ne sait pas, mais une chose est sûre : Il n’hésite jamais à leur affubler un surnom moche, ridicule, humiliant ou même stupide. Au gré de ses humeurs en fait.

- Il y a en a un que j’appelle Mickey… Il hausse les épaules. Il ne sait visiblement pas ce moucher correctement.

Oui, ce souvenir de ce genre de détail à la con est d’une putain de frustration quand nous n’arrivons même pas à ce souvenir du prénom et du visage de son propre père.
Il a aussi oublié à quel point l’être humain pouvait passer d’un sujet agréable à quelque chose de plus tendu, qui vous fait basculer la balance sans voir arriver le truc. Un profond malaise s’installe au creux de son ventre alors qu’il attend plus de réponse concernant son « passif ». Il l’a écouté et ce qu’il entend/comprend, ne lui plait pas. Ou plutôt, lui file la trouille de n’avoir été qu’un enculé parmi tant d’autres sauf qu’il ne le sait pas. Josef ne sait pas ce qui est le mieux : Continuer d’ignorer l’homme qu’il était avant ou entendre la vérité pour essayer d’en améliorer les traits.

- Et si tu me laissais répondre ?

Il acquiesce, s’excusant d’un regard pour ses questions trop précipitées, avide d’en apprendre un peu plus mais surtout, inquiet de ce qu’il pourrait entendre de la bouche de la jeune femme.

- Alors pour répondre à ta première question, ce n’était pas parce que j’avais peur de tomber amoureuse de toi parce que figure toi que c’était déjà le cas…enfin tout du moins jusqu'à ce que tu deviennes justement le dernier des connards.

Il se redresse, piqué au vif, au bord même de l’humiliation.
Le dernier des connards ? Génial. Il pouvait pas être un type bien sous tous rapport, non. Être le dernier des connards semblait plus appropriés pour l’homme qu’il était.
Josef est partager entre cette chaleur d’entendre que Daya et lui étaient ensemble, amoureux et la froideur qui s’insinue dans le creux de ses veines d’entendre que, finalement, le pompier a tout fait foiré, il ne sait comment.
Donc cette beauté indienne était ta nana et t’as tout fait pour que sa merde.
T’es visiblement un champion mon vieux.
Il croise le sourire de la jeune femme et ne sait plus si cette dernière dit finalement la vérité ou si elle le fait un peu mariné. Encore une fois.
Simple vengeance pour un acte odieux qu’il lui aurait fait ?

- J’exagère peut-être un peu, je te l’accorde, disons qu’au moment de notre rupture, c’est comme ca que je préférais te voir parce que ca rendait les choses sans doute nettement plus facile pour moi.

De véritables montagnes russes émotionnels.
Il ne comprend plus très bien ce qu’elle essaie de lui raconter alors que Josef se peignait déjà un caractère digne des plus grands enfoirés de l’histoire. Tromperie, violence, brutalité, foutage de gueule ? Et il en passe.
Mais est-ce que Daya serait-elle vraiment là, à se soucier de son cas s’il avait été aussi con ?

- Laisse-moi te remettre en contexte, j’ai tendance à oublier que tu n’as pas le moindre souvenir de tout ca, donc pour te la faire courte parce qu’on va éviter de remplir trop vite ta petite tête, on a été ensemble pendant quatre ans avant de se séparer comme tout les couples de ce monde, c’est-à-dire dans les cris et la vaisselle cassée. Puis silence radio pendant trois bonnes années, point sur lequel nous avons été plus que performant, je doit bien le dire, puis on s’est revu il y a un an ce qui m’a valu le délicieux titre de garce de l’année… avant qu’on ne renoue il y a quelques mois de cela et que curieusement, on arrive plutôt bien à être amis. Fin de l’histoire et j’espère que ca ne surchauffe pas trop la haut

En couple ? Eux deux ?
Josef est presque déçu d’entendre qu’ils ne le sont plus, qu’ils ne partagent plus rien sans vraiment savoir pourquoi. Un sentiment qui l’effleure, virevolte autour de lui sans réussir à poser de vrais mots dessus.
Il ne bouge pas quand elle tapote son index sur sa tempe, se laisser aller à se léger contact doux et agréable bien que furtif.
Que connait-il du contact d’une femme ? De sa douceur ? Sa tendresse ? Quelle texture à la peau de Daya ? Son odeur ?
Il part dans des délires qui lui sont désormais interdits, s’il en croit les dires de la jeune femme.

- Quand tu auras digéré tout ca, je te raconterais peut-être notre premier rendez-vous qui il faut le dire est plein de rebondissement ! Et juste pour ton information, parce que je suis une copine super cool, je vais te donner un tuyau des fois que tu aies en tête de jouer les don juan auprès de tes jolies infirmières, garde tes mains dans tes poches parce que tu es d’une prodigieuse maladresse. Je vais aller me chercher un soda au distributeur, tu veux quelque chose ?

Il la regarde d’une toute autre manière. Daya vient de passer d’une simple jeune femme attendrissante à une ex avec qui Josef est resté 4 années à partager sa vie.
Est-ce dû à sa maladresse qu’il a perdu cette beauté indienne qui se tient devant lui ? Visiblement, tous les scénarios sont permis, s’il en croit Daya ET ses proches, il se rapprochait plus du benêt que du mec sûr de lui.
Josef finit par hausser les épaules.

- Prend ce que tu veux, surprend moi.

Puisqu’il ne se souvient même pas de ce qu’il aime, quels sont ses goûts.
Sa vie va devenir un véritable renouveau, comme un nouveau né tout juste sortie du bide de sa mère. Du grand spectacle.
Daya disparait, le sourire de Josef avec.
A peine est-elle sortie, qu’il prend le sac qu’elle lui a ramené et continue sa fouille pour tomber sur des photos. Il les fait défiler, une à une, sans se souvenir du moindre soupçon de quelque chose. Ni de couleurs, ni de sons, encore moins de sensation. Et parmi tous ces clichés qui défilent sous ses yeux, un seul retient réellement son attention.
Une photo, un polaroïd perdu entre tous, de petite taille mais surtout, avec Josef et Daya dessus, dans leur plus simple appareil, sous un drap bleu marine. C’est visiblement Daya qui tient l’appareil photo, souriante comme jamais, aussi jolie au petit matin -enfin sil déduit que c’est le petit matin- qu’elle ne l’est actuellement. Et Josef, à côté, les yeux plissés de fatigue mais souriant comme jamais.
Tout ce qui ressort de cette photo n’est que bonheur et plénitude.
Alors comment peuvent-ils en être là aujourd’hui ?
Ce sont certainement des choses qui arrivent, quelque chose de « naturel » lorsque deux êtres ne se comprennent plus.
Il continue de contempler les photos, laissant ce souvenir de côté, sur le lit jusqu’à ce que Daya revienne, toujours ce même sourire aux lèvres. Elle lui tend sa boisson et Josef la prend entre ses doigts, savourant cette fraicheur et cette pellicule humide qui se dépose sur le bout de ses phalanges.

- Regarde. Il lui tend le cliché, sourcils froncés. Ça date de quand ?

Josef attend, décapsule sa canette et poursuit.

- On a retenté depuis ? On a l’air heureux sur cette photo.


Il ne lui fait aucun sous-entendu, ne tente rien, il expose juste les faits, ce que tout ça évoque à ses yeux.

- Et maintenant, tu t’es mariée ? Enfants ? Fiancé ?
Il s’arrête quelques secondes. Désolé, encore trop de question qui n’me regarde pas.

Sourire d’excuse, il se gratte l’arrière du crâne.
Mais il veut savoir où Daya en est. Ce qu’elle a fait depuis, quelle personne la conquise.

- Et… moi ? Lloyd arrête pas de m’emmerder en me faisant croire à une copine différente à chaque fois qu’il vient.

Cet enfoiré de s'arrête jamais pour le faire chier un peu plus à chaque fois.
Il a bien envie de savoir pourquoi elle était devenue la garce de l’année du jour au lendemain mais il essaie de réfréner cette curiosité qui lui donne tant mal au crâne en cet instant, se contentant de siroter sa boisson qui n’est pas un grand succès, aux nouvelles exigences de son palais.


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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Mer 21 Déc - 23:02

Where are you now?

Under the bright but faded lights
Δ Josef & Daya


Elle sort de la pièce et se dirige vers le fond du couloir qui s’ouvre sur un large espace aéré ou des dizaines de personnes patiente silencieusement. Les mines sont pour certaines déconfites, des regards sont vidés de toute vie et certains sont assoupis dans une position inconfortable qui ne semble pourtant pas empêcher le repos des braves, elle éprouve un pincement à cette vision, elle n’a que trop de fois été à leur place à son goût et un peu égoïstement dans la mesure où elle n’a pas vraiment envie de se miner le moral, elle détourne son regard du malheur des autres et se dirige vers le distributeur de boissons duquel elle récupère un coca et un Fanta, se souvenant que le pompier préférait le soda à l’orange. Cela lui est étrange de se retrouver physiquement avec lui sans tout le passif qu’ils avaient ensemble, c’était quelque chose de perturbant. Avoir des souvenirs communs qui ne parlaient plus qu’à elle et devoir lui expliquer de quoi leur lien était fait n’était pas quelque chose à laquelle elle était préparée et elle ne savait pas vraiment comme s’y prendre sans faire preuve de trop de maladresse. Elle reprit le chemin inverse en essayant de chasser son questionnement de son esprit évitant avec adresse de s’arrêter sur la détresse qui s’échappait de cet endroit et semblait virevolter tout autour d’elle, ca avait de quoi vous remettre les idées en perspectives pour sûre et c’est sans doute en partie pourquoi elle avait une sainte horreur des hôpitaux, au-delà des mauvais souvenirs, elle était déjà quelqu’un de bien trop cérébrale sans se donner plus de raison de faire preuve d’introspection.

La jeune pénètre dans la chambre avec un demi-sourire et trouve son ami plongé dans un album photo, l’air perplexe et les sourcils froncés. « Si tu continues de froncer les sourcils comme ca, tu va finir avec d’enooooormes rides sur le front » lui lance-t-elle en riant avant de lui tendre sa canette et de reprendre place dans le sommaire fauteuil. Elle remonte ses jambes sur le côté de l’assise, réajuste le bas de son jean et ouvre sa boisson dans un bruit familier, lorsqu’elle replace son regard dans sa direction, celui-ci récupère une photo qu’il l’invite à regarder, lui demandant de dater approximativement le cliché, Daya s’attend très honnêtement à découvrir une scène de famille ou peut-être une soirée avec des amis, mais en lieu et place de cela c’est avec leurs propres visages qu’elle tombe nez à nez. Elle s’en amuse, pour sûr que ca date et à dire vrai, elle ne se rappelait pas exactement du moment dépeint sur le papier glacé, mais elle se souvient plutôt bien de cette soirée-là. « Ca date de…pfiou y a un bail, je pense que ca doit dater de notre premier anniversaire ou quelque chose comme ca ! la suite la surprend un peu et elle lève un regard étonné vers le pompier. Non ! Ca sort un peu vite et peut-être un peu trop brusquement comme si l’idée était tout bonnement inconcevable et elle s’en rend compte bien qu’un peu tard, elle radoucit alors le ton et poursuit. On l’était, on l’a été pendant longtemps honnêtement, mais on était, au final, juste pas fait pour être ensemble, on n'attendait pas les mêmes choses, on n’avait pas la même conception du futur, ce sont des choses qui arrivent, c’est comme ca. » Elle hausse les épaules et lui rend la photo avec un sourire.

« Non, non et noooon, c’est pas grave t’as une excuse de taille lui lance-t-elle en désignant la chambre autour d’eux. Profites-en ! Un clin d’œil plus tard, elle continue. Je n’ai aucune intention de me marier pour commencer, quant aux enfants, je n’en ai pas vraiment le temps et avec mon boulot c’est pas ce qui me semble le plus judicieux honnêtement, je risquerai de me retrouver assigner à la paperasse et c’est pas vraiment mon truc. Elle grimace, marquant l’idée même de se retrouver à faire des basses besognes, quand elle est habituée à être au cœur de l’action, c’est ce qu’elle aime, ce qui la motive et la rend si bonne à ce qu’elle fait. Bien évidemment à terme, un jour arrivera le moment où elle ne pourra plus repousser l’échéance si elle souhaite faire des gamins, mais pour l’instant, elle avait encore de la marge. Et c’est ce même boulot qui me condamne à enchaîner les histoires qui ne fonctionnent pas, un peu compliqué pour quelqu’un de s’engager avec un fantôme, j’imagine ! » Elle se met à rire, les infiltrations n’étaient pas nécessairement d’une grande aide en terme de relation qu’elles soient amoureuses ou amicales d’ailleurs.

« Quant à toi, n’écoute pas ce que te dit cet abruti. Elle pousse un soupir. C’est pas forcément la personne la plus fiable si tu veux mon avis ! Bon d’accord. Elle lève les mains comme pour se défendre. Je suis pas sa plus grande fan de base et je ne vais pas te mentir, c’est un de tes meilleurs amis donc je présume qu’il a des qualités. Elle lève les yeux au ciel, ce qui clairement exagéré, mais elle ne peut s’en empêcher. Mais prend quand même ce qu’il veut bien de dire avec des pincettes, il serait capable de te faire croire ce qu’il veut juste parce qu’il trouve ca drôle et je ne parle pas de te taquiner l’espace de cinq minutes comme je l’ai fait tout à l’heure. Enfin bref ! Je suis de toute façon pas très objective, je crois. Elle rit, se lève et bouscule Josef pour s’asseoir sur le bord du lit. Bon montre moi cet album que je te présente à ta famille ! »

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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Mer 4 Jan - 20:55





Where are you now ?
Daya & Josef


Des énormes rides, il doit déjà en avoir un paquet vu le nombre de fois où il n’a rien pigé à ce qu’on lui racontait et la gueule de perplexe qu’il leur servait. Des froncements de sourcils et des sourires crispés, il y en a eu. Parfois pour faire plaisir, leur faire croire que oui, certains souvenirs lui parlaient alors que ça n’était absolument pas le cas.
Difficile devant la gueule déconfite de ses proches de continuer à leur dire que non, désolée, RIEN ne lui revient. Pas une couleur, pas une odeur qui lui rappellerait quoi que ce soit avec eux, alors parfois il tente de broder, de faire comprendre que oui, peut-être que tout ça lui dit « vaguement » quelque chose.
Il a la sensation étrange qu’avec Daya il n’a pas à jouer ce petit jeu, que la vérité peut transpercer leur discussion sans que l’indienne n’en soit attristée ou choquée.

Josef en revient donc à cette photo qu’il tient toujours dans la main et qu’il tend à Daya, en quête de réponse à toutes ces putains de question qui lui tambourinent le crâne. Ils ont été ensemble certes mais depuis ? Quelque chose ? Une tentative ? Qu’est-elle vraiment pour lui ? Est-ce que son ancien lui était toujours amoureux de Daya ? Tentait-il de le reconquérir ?
Ca sent le mal de crâne carabiné mon vieux.

- Ca date de…pfiou y a un bail, je pense que ca doit dater de notre premier anniversaire ou quelque chose comme ca !

Et parce que les questions sont décidément trop nombreuses pour pouvoir toutes les filtrés, Josef lui demande cash si depuis, les deux exs ont retentés quelque chose…

- Non !

… Et vu la précipitation que la jeune femme a mis dans sa réponse, le pompier en vient à se dire que jamais cette idée n’a traversé l’esprit de Daya. Comme une sorte de rejet, que tout ça lui ait servit de leçon pour ne pas recommencer.
Sourcils froncés, il s’affaisse légèrement sur lui-même. Gêné.
C’était donc à ce point-là.
Etaient-ils au moins heureux dans tout ça ?

- On l’était, on l’a été pendant longtemps honnêtement, mais on était, au final, juste pas fait pour être ensemble, on n'attendait pas les mêmes choses, on n’avait pas la même conception du futur, ce sont des choses qui arrivent, c’est comme ca.
- Probablement.

Sans vraiment être convaincue, sans vraiment savoir quoi penser. Un mal de crâne pointe sous ses yeux qui se posent sur Daya, la jauge, essaie de savoir ce qu’il ressentait pour elle avant de se faire exploser la gueule.
Mais rien. Seulement un vide frustrant et des impressions toutes neuves.
Il tente d’autres questions, pour en savoir plus, pour s’aider lui-même à se souvenir de quelque chose en particulier vis-à-vis de l’indienne.

- Non, non et noooon, c’est pas grave t’as une excuse de taille. Profites-en ! Je n’ai aucune intention de me marier pour commencer, quant aux enfants, je n’en ai pas vraiment le temps et avec mon boulot c’est pas ce qui me semble le plus judicieux honnêtement, je risquerai de me retrouver assigner à la paperasse et c’est pas vraiment mon truc. Et c’est ce même boulot qui me condamne à enchaîner les histoires qui ne fonctionnent pas, un peu compliqué pour quelqu’un de s’engager avec un fantôme, j’imagine !
- Avec un fantôme comme toi, faut vraiment être difficile pour pas tenter sa chance.

Autre chose autre que sa mémoire a disparu, soufflé par l’explosion : Son filtre.
Les mots sortent avec un naturel qui ne déconcerte pas Josef. Il expose simplement un fait qu’il juge être une vérité.
Josef enchaine les questions pour maintenant en savoir un peu plus sur lui-même. Il redécouvre certes Daya mais il aimerait aussi savoir ce qui peuple sa vie, de quoi cette dernière est faite.

- Quant à toi, n’écoute pas ce que te dit cet abruti. C’est pas forcément la personne la plus fiable si tu veux mon avis !
- … C’est pas un peu tard pour m’le dire ça ?
- Bon d’accord.

Elle lève les bras comme une sorte de défense, Josef sourit.

- Je suis pas sa plus grande fan de base et je ne vais pas te mentir, c’est un de tes meilleurs amis donc je présume qu’il a des qualités.
- Il a déjà celle du manipulateur, c’est un bon début.

Meilleur ami. Relation abstraite pour lui mais il est vrai que Lloyd dégage quelque chose de particulier lorsqu’il s’adresse à Josef. Une familiarité propre aux amitiés solides, qui, quelque part, le rassure, le fait sentir moins seul et moins con.
Mais pour l’instant, Josef se demande pourquoi Daya n’aime pas Lloyd. Et inversement peut-être ? Caractères différents ? Un passif trop lourd ?

- Mais prend quand même ce qu’il veut bien de dire avec des pincettes, il serait capable de te faire croire ce qu’il veut juste parce qu’il trouve ca drôle et je ne parle pas de te taquiner l’espace de cinq minutes comme je l’ai fait tout à l’heure. Enfin bref ! Je suis de toute façon pas très objective, je crois.

Le pompier laisse échapper un rire amusé avant de répondre.

- Okok c’est noté. Au point où j’en suis de toute façon, même un gamin pourrait réussir à me faire croire que la terre n’est pas ronde.

Il exagère pour la blague mais au fond, c’est une réelle méfiance qui se profile. Il n’en est pas au point de développer une paranoïa mais c’est à se demander s’il pouvait faire confiance à qui que ce soit venant lui rendre visite. Rien que d’y penser, ça lui fichait mal au crane. Tout le monde pouvait se foutre de sa gueule et lui faire croire n’importe quoi qu’il ne le saura même pas. Même son infirmier pouvait lui mentir.
Daya s’est déjà levé pour le bousculer un peu, non sans faire grimacer Josef de ses dernières blessures et venir s’assoir à côté de lui après que le pompier se soit légèrement décalé sur le côté.

- Bon montre moi cet album que je te présente à ta famille !

Il la laisse faire, la regarde s’agiter et s’emparer des photos qui lui sont présentés.
Josef a l’impression que toute bonne humeur redescend brutalement, une sorte de bipolarité inopiné qui lui donnerait presque envie de se foutre la gueule dans le mur. Comme ce matin. Plus il voit les photos défilées, plus il se demande à quoi sert tout ce petit manège qui ne mènera absolument A RIEN. Il le sait, au plus profond de lui, que RIEN ne lui reviendra. Et puis, avait-il vraiment envie de connaitre toutes ces personnes qu’il ne connaissait plus ?
Et pendant que Daya parle, Josef fixe les photos sans réellement les voir, emmagasinant difficilement les informations données par la jeune femme. Il n’arrive plus à éprouver cette curiosité qui, parfois, lui brûle les veines. Curieux de savoir qui ils sont, qui il était, ce qu’il aimait, ce qu’il n’aimait pas. Mais pas aujourd’hui où il se sent brutalement lourd, étouffé, mélancolique et frustré de ne pouvoir rien faire de plus que d’attendre dans cette putain de chambre que les jours et les visages passent.
Un regard vers Daya et sa colère redouble alors qu’il tente bêtement de forcer sur ses souvenirs. De la douceur de sa peau, par exemple. Ou ne serait-ce que son parfum qu’il sent déjà légèrement mais qui ne lui rappelle rien. Alexis a aussi tenté de cette façon de rappeler à Josef qu’il avait une petite sœur et que c’était bien elle. Il y a eu d’abord les photos, puis les vidéos où il a pu se voir de temps en temps, sourire timide et discret aux lèvres, puis des odeurs qu’Alexie lui tendait : Lessive, des crêpes qu’ils faisaient tous les dimanches quand ils étaient gamins, des dessins, des disques, des livres.
Mais rien que ce vide oppressant de son absence d’identité.

Tous ses visages qu’il voit défilé ne lui disent rien, oncle, tante, son chien, des prénoms donnés par la voix reposante et calme de Daya.
Josef se sent moins confiant, moins bien tout court, prit d’une envie de gerber.
Il arrête la main de la jeune femme qui s’apprêtait à passer à la photo suivante, d’un geste lent, voir tremblant.

- Est-ce qu’on peut laisser tomber ça pour aujourd’hui ? J’crois que j’ai pas envie pour l’instant.

Il déglutit et boit deux longues gorgées de Fanta qui lui picote la gorge et le nez. Josef soupire et se passe une main sur la nuque.

- Lloy passe son temps à essayer de me rappeler des choses avec le même genre de photo mais ça n’sert à rien, rien ne me vient. J’ai l’impression que mon crâne va finir par exploser à voir tous ces visages différents, à retenir leurs prénoms, retenir les anecdotes.

Sa gorge se serre d’il ne sait trop quoi mais il tente de se redresser légèrement sans douleurs.
Tout ça devenait trop compliqué, trop frustrant, oppressant.

- J’commence à avoir mon overdose de voir toutes ces têtes défiler devant moi sans savoir qui ils sont, ni ce que je ressentais pour eux. Si je les aimais ou les détestais. Il prend une photo d’un homme aux côtés d’un autre qu’il reconnait être son père. Il pourrait être la pire des ordures sans que je le sache ou alors un mec que j’adore mais dont j’me souviens même pas.

Oublier sa haine ou son amour restait d’une frustration intenable.

- J’ai l’impression d’être vide, complètement anesthésié par les émotions. J’sais même plus qui j’étais, quel genre de gars j’pouvais être. Si j’aimais le ciné, l’alcool, les gens, la musique. Il se tourne cette fois vers Daya, toujours assise à côté de lui et qu’il regarde, sourcils froncés. Je ne sais même plus si je t’aimais encore avant tout ça, je n’sais absolument pas ce que je dois ressentir pour vous tous ou même pour moi. Et j’sais encore moins c’que je suis censé foutre quand j’vais sortir de ce trou à rat.

L’agacement pointe alors qu’il jette presque la photo sur ce tas de frustrations imagées. Tous ces mots lui sortent sans l’ombre d’une gêne, exposant simplement les faits, cette vérité qui lui fait parfois péter les plombs. Sa sœur lui a balancé hier qu’en cas de coup dur comme celui qu’elle est entrain de vivre, elle se rappelle de bons souvenirs passés avec lui, pour garder le morale… Même ça, Josef ne l’a plus. Rien pour se raccrocher que des regards compatissants, qu’un vide abyssale.
Le pompier finit par soupirer et se passer une main sur le visage, balayant l’air de l’autre.

- Désolée, j’suis juste crevé, j’ai pas à te mêler à tout ça.

Il lui était sincèrement reconnaissant mais il était tout aussi conscient qu’elle n’était même pas obligée de s’infliger le supplice de venir discuter avec l’amnésique qu’il était, à perdre son temps pour lui tenir compagnie ou pour lui rappeler quoi que ce soit. D’après ce qu’il avait compris, ils s’entendaient de nouveau plus ou moins bien mais pas au point de devenir copain comme cochon non plus
Sa présence ici, bien qu’apaisante, restera pour lui un éternel mystère.


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ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit " je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit ", comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts, c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.

   
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Ven 6 Jan - 16:19

Where are you now?

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Ca ressemblerait presque à de la drague, mais elle ne le prend pas tant comme cela, ca la fait sourire de voir que même sans ses souvenirs Josef continue de lui trouver quelque chose, c’était un constatation un peu troublante, elle devait bien l’avouer. Elle ne relance cependant pas, n’encourage en rien ses propos, elle n’a pas la moindre envie de jouer à ce petit jeu qu’elle sait bien trop dangereux. Fort heureusement, il ne continue pas sur sa lancée, ne semblant même pas avoir conscience de la franchise de ses mots et continue à l’abreuver de question en tous genre, questions auxquelles elle essaye de répondre comme elle le peux, jusqu'à ce que le sujet de Lloyd ne fasse son apparition et fasse disparaître toute traces de neutralité. Les relations avec le blondinet sont compliquées depuis sa rupture avec Josef, celui-ci ayant voulu jouer sans doute avec une intention qu’il qualifierait d’honorable prendre le partie de son ami, en soit ce n’était pas vraiment le problème, ce qui déplaisait particulièrement à Daya, c’était la façon dont il s’était immiscé dans leur vie privée et dont il l’avait traité, elle aurait sans doute dû le voir venir avec sa tête de connasse fini. Enfin malgré ses mises en garde, elle essaye tant bien que mal de rester correcte et de ne pas trop influencer les pensées de Josef qui était de nouveau des plus innocentes, il aurait bien le temps de se faire sa propre opinion. La conversation se poursuit et l’Indienne tâche d’embrayer sur un sujet qui se veut de base sans doute plus léger et agréable, mais qui ne l’est au final pas tant que ca pour le jeune homme. Elle le bouscule sans trop de force pour s’asseoir à ses côtés et attrape l’album posé sur ses genoux et se met à rire devant les scènes figées qui se déroulent devant ses yeux, elle pointe son doigt sur l’une d’entre elles représentant Josef et sa petite sœur costumés pour un Halloween sans doute. « Regarde-toi un peu, déjà prêt à affronter les flammes, si après ca on ose te dire que pompier n’était pas une vocation, tu pourras toujours ressortir cette photo. » Elle lui adresse un regard amusé qu’elle orne d’un large sourire. Elle tourne et égrène les pages en prenant le temps de laisser échapper quelques noms et quelques anecdotes qu’il avait un jour partagé avec elle sans trop les déformer, mais force est de constater que Josef n’y semble pas particulièrement réceptif, à dire vrai, il finit par retenir sa main qui s’apprête à passer à la page suivante, elle sursaute un peu, surprise de se voir arrêter en pleine action et se fige tout à coup. Le pompier lui demande d’arrêter, lui indiquant qu’il n’a pas vraiment envie, la bonne humeur semble avoir quitté soudainement la pièce qui retrouve son aspect sinistre et froid et fait écho à l’air contrarié qui se peint sur le visage de Josef.

Commence alors une série d’explications et toute la frustration qu’il a accumulées depuis son réveil semble soudainement se déverser non pas contre elle, mais sur elle, elle peut tout à fait le comprendre, ce trop-plein d’information est difficile à gérer et vous rappelle sans doute à chaque instant que la moitié de votre vie est tout simplement partie en fumée, elle ne peut qu’imaginer ce qui se passe à l’intérieur de sa tête, mais si son expérience en infiltration lui avait appris quelque chose, c’était bien qu’il était particulièrement pénible et douloureux de devoir laisser derrière soit sa vie au profit d’une autre, le rejet d’une situation imposée est finalement d’une normalité toute vue, personne ne voudrait se lancer yeux fermé dans un vide certain en sachant qu’il ne pourrait revenir en arrière. Elle se tait. Laisse le brun vider son sac, exprimer ce qui lui pèse, les questions qui le tourmentent, elle tâche de ne pas trop tiquer quand il porte le sujet sur elle et sur les sentiments qu’il pouvait encore avoir à son égard avant l’explosion, elle espère intérieurement que cette question ne reviendra pas de façon plus directe, car noyé au milieu de son discours, elle peut encore choisir de l’ignorer, mais dans son individualité, elle se verrait obliger d’apporter une lumière à Josef et en toute honnêteté, elle n’était pas sûre que la vérité soit bonne à entendre, elle est persuadée que lui dire que oui, il l’aimait toujours ou en tout cas suffisamment pour retenter sa chance dès leur première retrouvaille ne l’aide vraiment, en quelque sorte, elle aurait l’impression de l’influencer et de le mener à un échec certain, car quand bien même et c’était là quelque chose qu’elle n’avait jamais nié, elle éprouvait toujours beaucoup d’affections pour lui, elle ne voulait pas répéter une erreur qui l’avait bien trop blessé par le passé.

Lorsque le silence reprend sa place dans la petite chambre d’hôpital, Daya pose sa main sur le bras perfusé de Josef avec un air amicale. « Je suis désolé, je pensais que ce serait une bonne idée, mais visiblement c’est pas trop le cas. Elle hausse les sourcils et glousse légèrement pour adoucir l’ambiance qui s’était brutalement noircie. C’est pas pour te mettre la pression, je pense qu’aucune des personnes qui font partie de ton entourage ne pense à mal en faisant ca et tu n’a pas à retenir quoi que ce soit, tu auras tout le temps de te faire une toute nouvelle opinion sur tous et chacun. Je me doute que ce n’est pas facile pour toi Jo, mais tes amis et ta famille essayent seulement de t’aider même si c’est de façon maladroite. » La jeune femme referme l’album et le pousse sur les draps blancs avant de ramener ses genoux vers elle et de se tourner légèrement vers son ex petit-ami. « Je te propose un truc, quand tu sortiras de ce trou à rat, pourquoi on n'irait pas en ville, manger un morceau, se noyer dans la foule, faire un tour dans un bar, un tas de trucs du genre, comme ca tu pourras découvrir par toi-même ce que tu aimes ou non ! et en plus, tu pourras profiter de ma charmante compagnie, ce qui n’est quand même pas négligeable non ? » Elle lui adresse un sourire en coin avant de poursuivre. « Mais que les choses soient claires Monsieur Miller, ceci n’est pas un rendez-vous galant ! Capish ? » Un clin d’œil accentue ses propos lancés avec un ton amusé, mais non moins sérieux, si elle s’applique à donner moyens à leur amitié de perdurer, elle n’a pour autant pas envie de voir les sentiments amoureux de Josef ressurgir du néant si c’est pour devoir les piétiner par la suite.
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Sam 7 Jan - 23:49





Where are you now ?
Daya & Josef


Quelque part, ça le soulage de pouvoir cracher tout ça sans avoir peur de vexer qui que ce soit ou d’offenser un supposé ami. Cette situation le dépasse, le rend dingue. Si ses crises se font plus espacées, elles restent malgré tout présente. Ces jours où il a la sensation de tomber fou, ces matins où il se réveille, ne reconnaissant rien autour de lui et ne faisant face qu’à mur de béton contre lequel il se cognait irrémédiablement. C’est une frustration profonde que de ne devoir faire face qu’au néant et aujourd’hui encore, il se confronte à l’impossibilité de ressentir quoi que ce soit face aux photos expliquées par Daya.
Rien. Pas l’once d’un bonheur, d’une colère, d’une nostalgie. Rien. Rien que des questions, des interrogations, des pourquoi, des qui, quand et où. Josef a l’impression de tourner en rond, qu’il n’avancera jamais plus que ce qu’il n’a déjà fait aujourd’hui.

Raison pour laquelle il a stoppé Daya en plein élan. Pas qu’il ne lui ait pas reconnaissant de tout le mal qu’elle se donne malgré leur relation qui en a visiblement vu de toutes les couleurs mais il arrive à saturation, une sorte d’overdose d’explication qu’il n’est plus capable d’entendre. Et il le lui explique, peut-être un peu trop franchement mais il ne s’en formalise pas, n’y prête pas tellement attention dans cette franchise sortie de nulle part, sans savoir que l’ancien Josef n’aurait jamais oser sortir tout ça avec une telle liberté.
La main chaude de Daya sur son bras perfusé lui ramène une certaine douceur sans pour autant balayer ce goût amer au fond de la gorge. Parce qu’en plus de subir cette putain de frustration amnésique, il devait se payer aussi ses heures interminables à être alité, luttant contre l’envie profonde d’aller se dégourdir les jambes et prendre l’air.

- Je suis désolé, je pensais que ce serait une bonne idée, mais visiblement c’est pas trop le cas.

Il balaie les mots d’un geste de la main, pour lui signifier que ça n’est rien.

- T’excuses pas, t’as rien à te reprocher, tu veux bien faire. C’est juste moi.

Qui n’est pas prêt, qui n’a pas envie, qui est tout simplement à bout malgré tout.
Elle lâche un rire qui attendrit Josef sans qu’il ne s’en rende compte, adoucissant les traits du pompier qui se laisse lui aussi à sourire, mi-amusé, mi-épuisé.

- C’est pas pour te mettre la pression, je pense qu’aucune des personnes qui font partie de ton entourage ne pense à mal en faisant ca et tu n’a pas à retenir quoi que ce soit, tu auras tout le temps de te faire une toute nouvelle opinion sur tous et chacun. Je me doute que ce n’est pas facile pour toi Jo, mais tes amis et ta famille essayent seulement de t’aider même si c’est de façon maladroite.

Il l’écoute, acquiesce en silence et perçoit sa sincérité. Josef croit ce qu’elle lui raconte et lui-même a pu constater que tous ses proches se donnaient un mal fou, voir désespérer pour essayer de lui redonner un peu de mémoire, un souvenir, quoi que ce soit qui pourrait lui rappeler quelque chose. Il a bien compris que ses parents essayaient malgré tout de ne pas le brusquer et que sa sœur, malgré elle, se trouvait parfois trop imposante. Mais lorsqu’il voyait son sourire ou ses yeux brillants de larmes lorsqu’il répondait par la négative face à l’évocation d’un souvenir, il ne pouvait s’empêcher d’être attendri.
Mais ça n’était pas toujours le cas. Pas quand la fatigue, l’impatience et l’agacement étaient ses seules compagnes de journée.
Mains croisés sur ses jambes, il regarde Daya repousser l’album photo pour ramener ses genoux vers elle et se tourner vers Josef qui lui laisse un peu plus de place. C’est simple, ça n’est rien, vraiment pas grand-chose mais cette simple proximité et discussion presque complice lui apporte du réconfort.

- Je te propose un truc, quand tu sortiras de ce trou à rat, pourquoi on n'irait pas en ville, manger un morceau, se noyer dans la foule, faire un tour dans un bar, un tas de trucs du genre, comme ca tu pourras découvrir par toi-même ce que tu aimes ou non ! et en plus, tu pourras profiter de ma charmante compagnie, ce qui n’est quand même pas négligeable non ? Mais que les choses soient claires Monsieur Miller, ceci n’est pas un rendez-vous galant ! Capish ?

Il se tourne légèrement vers elle, sourire taquin aux lèvres.

- Tu dis ça parce que t’aimerais que ça soit le cas, avoue ? Je comprends, je suis carrément plus sexy avec des cicatrices et blessures qu’avec mon air d’idiot d’avant. Parait que la barbe de trois jours me va bien.

Josef se laisser aller à rire, la poussant gentiment de l’épaule avant de reprendre sur un ton plus sérieux et surtout reconnaissant.

- Mais oui, d’accord, avec plaisir.

La tension redescend légèrement même si son mal de crâne continue de s’intensifier malgré tout. L’idée d’arpenter les rues, de découvrir et d’apprendre de nouvelles choses l’enchantent autant que ça l’effraie. Il craint de faire un blocage comme il vient de le faire, à être buter et à ne rien apprécier. Pourtant le sourire de Daya et cette douceur nouvelle qu’elle manifeste à s’évertuer de l’aider de la sorte, le touche suffisamment pour se dire que finalement, tout ça vaut peut-être le coup. Lorsqu’il se sera remis sur pied et qu’il sera moins réfractaire à s’ouvrir à ce qui l’entoure.

- Est-ce que ça veut dire que je dois te considérer comme mon bras droit qui me mènera vers la voie de la guérison ?

Un sourire presque triste se peint sur son visage puisqu’il sait que jamais ça n’arrivera. Mais il peut au moins compter sur la présence de Daya pour récupérer quelques normalités d’une vie.
Il se laisse aller contre son oreiller qui n’est d’ailleurs pas très confortable avant de se passer une main sur son visage tiré et fatigué.

- Je suis conscient qu’ils font ça pour « mon bien », qu’ils essaient juste de m’aider et c’est ce qui me rend dingue. Certains jours j’arrive à un tel point de culpabilité que j’ai du mal à gérer tout ça… Il hausse les épaules, s’ébouriffant rapidement les cheveux avant de se saisir de sa canette. Mais je suppose que ce sont le genre de choses qui me passeront, le temps de m’y faire.

Se donner le temps même s’il n’en a pas la grande patience, encore moins aujourd’hui où il atteint certains sommets. Combien de temps encore ici ? A attendre ? Combien de personnes à voir ? A écouter ?
Josef tente de ne plus y penser, de se focaliser sur autre chose que sa petite personne. Daya se donne déjà suffisamment de peine pour l’aider, ça n’est pas pour lui en rajouter une couche. Il plonge son regard dans celui de la jeune femme et la contemple quelques secondes, replongeant la pièce dans un court silence. Les détails de son visage se découvrent un peu plus sous ses yeux et Josef comprend aisément pourquoi il est tombé un jour amoureux de la jeune femme.

- Merci pour tout ça, je sais que tu n’y es pas obligée. Du moins, il en déduit et s’en doute avec le peu qu’il sait. Tu comptes me faire redécouvrir quoi en premier ? Fais-moi un peu rêver. Raconte moi aussi un peu ton job, ta vie et le reste.

Ca sera toujours mieux que cette sensation de vide infini sous ses pieds.

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ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit " je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit ", comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts, c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.

   
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Dim 8 Jan - 16:03

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« Tu crois ca ? Dit-elle en riant un peu. Garde ton baratin pour les infirmières, moi, je connais déjà tes trucs et astuces Miller et oui d’accord très bien. Elle lance sa main en l’air dans un geste théâtrale certes ca te va très bien, mais j’ai jamais trouvé que t’avais l’air idiot. Elle hausse les épaules avec un air amusé. Enfin…. Presque jamais. » Un sourire en coin vient éclairer le visage basané de la jeune femme, des moments ou Josef aurait pu être qualifié d’idiot, elle en avait en stock, mais elle les gardait pour plus tard, après tout, il venait de lui dire clairement que les souvenirs n’étaient pas nécessairement ceux sur quoi il voulait s’attarder dans l’instant et elle pouvait aisément le comprendre. Ca lui faisait de la peine de le voir comme ca, n’être plus que l’ombre de lui-même ou tout du mois de celui qu’il avait toujours été, mais ce qui était le plus étrange, c’est que quelque part, elle n’avait pas l’impression que ce soit si dramatique. Peut-être parce qu’il avait toujours l’air lui-même malgré tout, elle n’avait pas forcément l’impression d’être avec un étranger, elle le reconnaissait dans sa façon de parler, sa façon de passer sa main dans ses cheveux de façon machinale, dans les sourires amusés qu’il pouvait lui lancer. Non, il était toujours Josef, simplement avec des souvenirs en moins et une attitude un peu plus brute et spontanée. « Ohhhhohohh croit moi, tu n’as certainement pas envie de m’avoir comme infirmière de service, j’ai zéro patience, je suis bien trop bavarde, je ne suis jamais disponible et en plus, tu n’aimes pas ma cuisine ! Faudra te contenter de mon soutien alternatif et discontinu mais non moins extraordinaire ! » Et toc, elle venait de brosser le portrait le moins attrayant du monde, mais elle s’en fichait, elle n’était pas là pour faire impression, ni pour prouver quoi que ce soit, au pire des cas Josef lui attribuerait un pseudonyme bizarre et l’éviterait dès qu’il serait sorti de l’hôpital, au mieux il ne s’en formaliserait pas et ils pourraient continuer à reconstruire un semblant d’amitié.

L’attitude du jeune homme ne montre à présent plus vraiment d’enthousiasme et elle sent qu’il tire sans doute un peu trop sur la corde, il avait sans doute déjà trop eu à faire avec la visite de son père et de sa petite sœur avant elle et elle n’y avait guère pensé avant de l’entraîner sur la route des souvenirs. Un rapide coup d’œil à sa montre lui apprend que de toute façon, elle ne tarderait plus à partir, les visites se terminaient dans moins de deux heures et la mère de Josef allait sans doute finir par faire son apparition et elle voulait se donner une chance d’éviter la matriarche autant qu’elle le pouvait. Les deux femmes avaient bien du mal à jouer d’apparences joviales enfin surtout Zohra qui avait visiblement toujours en travers de la gorge le fait que Daya ait brisé le cœur de son petit garçon, sans jamais prendre en compte que leur rupture avait deux extrémités et une responsabilité partagé, enfin, elle ne lui en voulait pas vraiment, de son côté sa mère avait sans doute été bien plus désagréable, et cela, depuis le moment où les deux jeunes gens avaient commencé à se fréquenter. Le pompier s’explique, elle ne le lui demande pas, mais l’écoute cependant exprimée, sa frustration et la culpabilité que le monde veut bien lui faire ressentir, ce qui en soit n’est absolument l'intention de personne qui prend la peine de se déplacer pour le soutenir, mais les sentiments ont souvent la vie plus dures que les réflexions de l’esprits. « Peut-être et je dis bien peut-être, que tu te mets toi-même la pression…Personne n’attend de toi que tu te souviennes de tout d’un coup en un claquement de doigts. Elle alimente son discours de geste et fait prestement claquer ses doigts. Ce sont juste des clés qui te sont tendus parce que les gens ont du mal a rester spectateur, c’est la nature humaine, on y peut rien, essaye de prendre un peu de recul sur tout ca, c’est peut-être bien ce qui te manque pour pouvoir allé mieux et sortir d’ici…Enfin, je ne suis pas encore médecin alors tout est relatif, mais j’ai souvent raison sache le ! » Le tout dit avec un sourire charmant et voilà mesdames et monsieur comment on dédramatise un discours un peu moralisateur, mais qui s’avérait sans doute nécessaire, après tout, il avait déjà bien assez de gens pour le brosser dans le sens du poil et Daya n’avait jamais été capable de se plier à ce genre de comportement très longtemps. Chassez le naturel, il revient au galop n’est-ce pas !

La jeune femme passe une main dans ses cheveux et fait mine de réfléchir. « J’aime pas prévoir. Ou plutôt elle n’arrivait jamais à prévoir et préférait désormais arrêter de promettre des choses qu’elle n’arrivait jamais à tenir. Et puis dans ces circonstances tout l’intérêt est d’y aller à l’instinct non ? et puis tu veux découvrir par toi-même alors on verra où tu nous emmèneras. » Elle lui adresse un clin d’œil. Quant à ma vie, je ne sais pas trop par ou commencer… Certainement pas par les horreurs qu’elle avaient traversé ces derniers mois et qui lui pesait encore sur le cœur, elle savait que ca façon d’y faire face n’était sans doute pas la bonne, elle l’avait vu quand elle travaillait à la crime, des victimes comme elle, qui avait choisi de faire comme si, parce que la réalité était trop difficile à avaler et elle avait vu la douleur ressortir, elle finissait toujours par ressurgir, par devoir être extériorisé, elle le savait et pourtant, elle avait préféré rester dans ce sursit à ses risques et périls. « A part te dire que je bosse à l’antigang de Chicago ma foi, je ne peux pas te dire grand chose de plus sur mon job…sinon je serais obligé de finir le travail. Elle hausse les sourcils d’un air provocateur pour donner une dimension plus dramatique à sa fausse menace. C’est très prenant, je suis souvent obligé de m’absenter et je n’ai absolument aucun horaire et donc pas de vie perso, maaaais j’adore mon travail ! Sinon voyons voir…elle affiche une mine sérieuse et réfléchie, il est toujours difficile de se décrire comme ca, c’est toujours au moment de le faire que rien ne semble vraiment avoir de sens, qu’est-ce qui représente le plus sa personnalité, elle ne saurait le dire, c’est un tout, un ensemble de choses qu’il est particulièrement difficile de fragmenter sur demande. J’aime la peinture, je gribouillais un peu, il fut un temps, mais l’inspiration s’est envolée, je me contente d’apprécier le travail des autres maintenant. Elle dit ca sur un ton particulièrement détaché, ce qui n’avait pas toujours été le cas, il faut bien le dire. Sinon hum, je ne sais pas. Elle se met à rire, c’est très difficile de se définir comme ca ! Finalement les questions précises c’était pas si mal que ca ! Je crois que tu vas devoir te faire une idée sur moi tout seul mon grand ! » Elle laisse planer un court silence avant d’annoncer l’éventualité qu’elle ait à partir prochainement. « Et tu vas pouvoir commencer dès que j’aurai passé cette porte ! Je crois que tu en as assez entendu pour aujourd’hui et ta mère ne va sûrement pas tarder à débarquer et il vaut mieux que je sois déjà partie. Finit-elle par dire sur un ton qui se veut tout de même léger et qu’elle tâche d’alimenter un peu. Elle a surement envie d’être tranquille avec son petit garçon. » Elle ébouriffe les cheveux de Josef comme pour se moquer gentiment avant de finalement se remettre debout.
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MessageSujet: Re: Where are you now? Ft Josef [-18] Dim 22 Jan - 18:17





Where are you now ?
Daya & Josef


Son sourire le charme, quelque part au fond de lui, lui éveille peut-être un émois qu’il ne reconnait pas pour autant. Il est presque étonné d’apprendre qu’ils ne sont plus ensemble depuis si longtemps, à les voir discuter aussi facilement et aussi normalement, s’en est presque frustrant. Josef est bien trop épuisé et troublé par son amnésie pour réussir à se pencher sur la question. Il n’en a pas l’envie, préfère profiter de ce moment de légèreté.
Daya lui propose son aide, Josef la taquine à ce sujet non content d’apprendre qu’il pouvait compter sur une personne de plus pour réussir à se sortir de ce trou noir.

- Ohhhhohohh croit moi, tu n’as certainement pas envie de m’avoir comme infirmière de service, j’ai zéro patience, je suis bien trop bavarde, je ne suis jamais disponible et en plus, tu n’aimes pas ma cuisine ! Faudra te contenter de mon soutien alternatif et discontinu mais non moins extraordinaire !

Le pompier éclate de rire face à toute ses informations qui, pourtant, ne semblent pas lui ressembler.

- Vu que j’ai aussi oublié ce que j’aimai ou non, peut-être qu’on pourrait refaire un test concernant ta cuisine. Et depuis le temps, tu as bien dû t’améliorer un peu non ?

Sourire taquin, œil brillant, Josef n’hésite pas à la taquiner. Ou peut-être n’hésite plus, retrouvant un certain éclat après la crise de ce matin. Un moment hors du temps qui lui fait oublier que d’ici peu, il refera face à cette solitude oppressante qu’est l’absence de souvenirs.  
Avant que tout ne retombe d’un seul coup, en même temps que son corps contre l’oreiller. Une fatigue brutale s’abat sur les épaules et un mal de tête commence à tirailler l’arrière de ses yeux.
Le pompier revient sur leur discussion concernant ses proches, leurs efforts et sa propre fatigue. Essayant de lui expliquer qu’il est bien conscient des efforts même si ces derniers le dépassent parfois complètement, le faisant sentir coupable.

- Peut-être et je dis bien peut-être, que tu te mets toi-même la pression…Personne n’attend de toi que tu te souviennes de tout d’un coup en un claquement de doigts. Ce sont juste des clés qui te sont tendus parce que les gens ont du mal a rester spectateur, c’est la nature humaine, on y peut rien, essaye de prendre un peu de recul sur tout ca, c’est peut-être bien ce qui te manque pour pouvoir allé mieux et sortir d’ici…Enfin, je ne suis pas encore médecin alors tout est relatif, mais j’ai souvent raison sache le !
- Bah tiens.

Demi-sourire, il l’entend et acquiesce en silence, parfaitement conscient que même s’il n’est pas certain qu’elle ait toujours raison, cette fois c’est le cas. Josef n’as pas tellement eu l’occasion de prendre du recul pour l’instant, à jongler entre les visites des médecins, des proches, avec l’invitation surprise des crises, mais ça lui viendra. Peut-importe le temps que ça prendra, Josef n’aura pas d’autre choix que de s’y faire.
Il préfère se concentrer sur la suite de la discussion, imaginer ce qu’il va pouvoir faire en sortant d’ici, lorsqu’il pourra de nouveau se déplacer correctement sans grimacer de douleur et sentir la fraicheur de l’air sur son visage fatigué. Voilà l’une des choses qui lui manquaient certainement le plus. Cette liberté qui semblait l’appeler à chaque fois qu’il jetait un œil par la fenêtre.
Son intention se concentre entièrement sur Daya. Parler d’elle lui convient très bien puisqu’il n’est plus au courant de rien, qu’il a tout à réapprendre.

- J’aime pas prévoir. Et puis dans ces circonstances tout l’intérêt est d’y aller à l’instinct non ? et puis tu veux découvrir par toi-même alors on verra où tu nous emmèneras.

Il dodeline légèrement de la tête pour montrer son approbation. La jeune femme n’a pas tort, quitte à lui faire découvrir des trucs un peu au hasard, autant laisser l’instinct faire. Cette perspective l’enchante, voir l’enthousiasme.

- Quant à ma vie, je ne sais pas trop par ou commencer…
- Par le début, ça pourrait m’aider.

Sourire en coin, il se cale pour l’écouter attentivement. Josef la regarde réfléchir un instant, se demandant si elle était soucieuse ou simplement entrain de choisir ce qu’elle lui dira ou non.

- A part te dire que je bosse à l’antigang de Chicago ma foi, je ne peux pas te dire grand chose de plus sur mon job…sinon je serais obligé de finir le travail.
- Rien que ça ?

Il sourit de sa fausse menace, impressionné par le job de son ex. L’antigang. Bah putain, si à la base Daya n’avait pas l’air d’une jeune femme à se laisser faire, il n’osait imaginer qui elle était vraiment pour l’instant. Il a perdu la mémoire des noms, des visages, des souvenirs, mais il remarque en cet instant que les traces de cette société lui sont restés. D’instinct le pompier se dit qu’elle a dû sacrément en baver pour se faire sa place, se faire respecter puisque c’est un milieu considérer comme masculin. Alors il ne doute pas un seul instant des capacités de Daya à s’imposer pour leur faire fermer leur gueule. C’est limite s’il n’aurait pas envie de la voir à l’œuvre.

- C’est très prenant, je suis souvent obligé de m’absenter et je n’ai absolument aucun horaire et donc pas de vie perso, maaaais j’adore mon travail ! Sinon voyons voir… J’aime la peinture, je gribouillais un peu, il fut un temps, mais l’inspiration s’est envolée, je me contente d’apprécier le travail des autres maintenant
- Et t’as jamais retenter depuis ? J’aimerais bien voir…enfin revoir ce que tu faisais avant.

Curieux de voir le talent de la jeune femme sur les toiles, ça lui permettra par la même occasion de renouer avec l’art, se disant que peut-être les peintures lui remémoreront un léger souvenir. Quel qu’il soit.

- Sinon hum, je ne sais pas. C’est très difficile de se définir comme ca ! Finalement les questions précises c’était pas si mal que ca ! Je crois que tu vas devoir te faire une idée sur moi tout seul mon grand !

Un court silence plane autour d’eux alors que Josef la regarde, songeur. Se faire une idée sur elle, il a déjà commencé. Suffit de la voir parler, de l’entendre, de regarder ses gestes, sa démarche, ses réflexions pour se tailler un premier portrait. Et ce qu’il en ressort pour l’instant est une profonde sympathie, un sentiment spontané et naturel. Un peu comme avec Lloyd mais à un degré différent.

- Et tu vas pouvoir commencer dès que j’aurai passé cette porte ! Je crois que tu en as assez entendu pour aujourd’hui et ta mère ne va sûrement pas tarder à débarquer et il vaut mieux que je sois déjà partie.

Cette fois il fronce les sourcils, surprit.

- Comment ça ?
- Elle a surement envie d’être tranquille avec son petit garçon.

Il claque sa langue contre son palais en dégageant doucement sa main qui ébouriffe ses cheveux, sourire en coin.

- Ca va, j’ai pas 4 ans non plus.

Daya est déjà debout mais Josef ne capte toujours pas ce qu’elle entend par cette petite réflexion concernant sa mère. Il n’a pas l’ombre d’un souvenir – sans déconner… - de sa mère disant quoi que ce soit de mal sur une quelconque jeune femme, encore moins sur Daya. Au contraire, jusqu’ici il n’avait vu que des sourires, une bonté profonde et sincère, si bien qu’il a du mal à l’imaginer pouvoir détester qui que ce soit.
Mais il n’insiste pas, entre l’épuisement et la résignation pour aujourd’hui, laissant la jeune femme reprendre sa liberté et surtout, sa vie, loin de l’amnésique qu’il était.
Le pompier se redresse légère sur son lit, retenant un grognement douloureux avant de reporter son attention sur la jeune femme.

- Je t’aurai bien raccompagné à la porte mais tu aurais le temps de faire trois fois le tour de l’hôpital avant que je n’y arrive.

Il hausse les épaules en guise d’excuse.

- Merci d’être passé et merci pour tout ça. Un geste de la main appuie ses mots en montrant le sac même s’il parle aussi de leur discussion qui, quelque part, l’a soulagé. T’as pas intérêt de me faire faux-bond pour me faire redécouvrir tout le reste.

Il se doute bien que ça ne sera pas le cas et qu’elle se décarcasse pas à venir lui rendre visite pour la gloire. Josef échange quelques dernières paroles avec la jeune femme avant de la laisser partir, un sourire flottant sur ses lèvres. Le pompier continue de feuilleter les photos que lui à apporter Daya, profitant du silence et de la solitude qui règnent dans la chambre avant que sa mère n’arrive. Il retrouve des photos de Lloyd et lui, avec un autre type avec une moustache qu’il semblait ne plus être à la mode. Tito, il lui semble. Un très bon ami de Josef à en croire les dire de Lloyd et les photos qu’il a sous les yeux. Il y voit une nouvelle fois Daya qui se cache derrière ses mains, sûrement agacée de se faire prendre en photo… enfin, presque, à en croire le sourire qu’il perçoit sur une moitié de son visage.
Deux coups à la porte le tire de sa contemplation et sa mère fait cette fois son apparition.

- Salut mon bonhomme, je pensais que tu dormirais.
- Bonjour maman.

Cette appellation lui fait toujours aussi bizarre a prononcer, surtout face à une femme qu’il ne reconnait toujours pas mais pour qui, une affection profonde a pris naissance au fur et à mesure.
Après avoir embrassée affectueusement son fils, Zohra glisse son regard sur le sac contenant des bouquins et sur les photos qui règnent, éparse sur le lit.

- Daya est passée à ce que je vois.

Le ton mi-aimable, mi-acide, interpelle Josef.
Visiblement, il a un train entier à rattraper…


¥


ELLIPSE.

Il tourne en rond, se fait royalement chier, coincé dans cet appartement. Enfin, coincé. Plus tellement. Josef est désormais remit de ses blessures, remit de son traumatisme même s’il lui reste encore quelques moments de troubles et de panique surviennent comme une envie de pisser. Aujourd’hui, tout lui semble bien plus contrôlable. Ses parents et Alexis lui reviennent peu à peu en mémoire, par vague de souvenir fugace, très courts, mais présents. Natalia, même chose. Josef s’est surprit à se souvenir spontanément de sa couleur préférée ou de son plat favoris. Comme une évidence, quelque chose qu’il aurait toujours su. Mais seules ses quatre personnes pouvaient aujourd’hui prétendre à lui rappeler un petit quelque chose. D’après le toubib, il devait ça à l’ancienneté de ses relations. Natalia, ses parents et sa sœur sont des proches qu’il connait depuis qu’il est gamin, ils seront donc logiquement les premiers à lui revenir… Quant au reste, ça sera la roulette russe. Cadeau surprise.

Avachit sur son canapé, zappant mollement la télé, Ischia ronfle à ses côtés.

- Tu peux pas faire semblant de te faire chier avec moi ?

Et pour toute réponse, un long soupire blasé. Le pompier secoue la tête, constatant qu’il commençait à avoir les crocs en plus de ça. Il se lève, va dans sa cuisine et avant d’ouvrir le frigo, bloque sur une petite note laisser par Daya il y a un petit moment déjà. Une série de numéro qu’il devait retenir, les plus urgents apparemment.
Une étincelle, comme un coup de jus flirte dans son cerveau et lui étire les lèvres en un sourire taquin. Josef jette un coup d’œil à la pendule, estime que Daya devait avoir fini son service non ? Ca sera quitte ou double et si jamais elle était simplement sur le départ, encore au bureau, Josef avait déjà en tête une raison valable pour la faire débarquer ici.

Il effectue un rapide calcul de « temps » avant de s’emparer de son portable, souriant déjà comme un gamin trop content de son énorme connerie. Il avait prévenu la jeune femme que si l’ancien Josef n’était peut-être pas totalement mort, il fallait s’attendre à l’inattendue venant de lui. Et surtout, il n’avait absolument pas hésité à lui sortir cash que si elle était encore célibataire, ça ne serait probablement plus le cas, bien décidé à la séduire de nouveau. Impossible de savoir d’où lui était venu cette attirance nouvelle. Le temps passé ensemble probablement, où il avait pu redécouvrir la jeune femme sous un autre jour, sous des airs détendus, débarquant chez elle à l’improviste pour l’inviter à manger ou avec déjà de quoi bouffer en main. L’invitant dans des endroits dont il ne révélait jamais l’existence jusqu’à y être. Il a même déjà songé à la trainer sans qu’elle le sache dans un endroit interdit, mais il se garde ses idées pour plus tard.
Une chose à la fois.

Portable en main, le pompier tape rapidement un message de détresse, laissant clairement entrevoir son angoisse, un appel au secours formulé précipitamment. Josef lâche un rire amusé, du genre, bonjour j’ai 5 ans, et appuie sur la touche d’envoi. Elle va sûrement gueuler… non, elle va CERTAINEMENT gueulé, mais peut-importe. Il aime bien la voir s’emporter, pour tout ou pour rien, l’entendre gueuler on ronchonner, ou au contraire, se foutre de sa gueule sur son amnésie.
Il appelle cette fois un livreur de pizza, en commande deux différentes, vérifie qu’il a bien un stock de bière au frigo et se stop en plein élan alors qu’il s’apprête à louer quelques films sur la télé via internet. Il se souvient du dvd que lui avait filé Lloyd. Josef hésite, n’en loue finalement que deux, se disant que ça serait suffisant.
Pour peur qu’elle veuille rester quand elle constatera que le pompier était en pleine forme et non en pleine crise de panique…

Douche rapide, il enfile un tee-shirt noir et un pantalon léger de la même couleur et patiente jusqu’à entendre quelqu'un frapper à sa porte qu'il part ouvrir, un sourire étaler sur son visage.
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ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit " je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit ", comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts, c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.

   
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Where are you now? Ft Josef [-18]

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