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 Doomsday ▬ Elijah Haynes

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MessageSujet: Doomsday ▬ Elijah Haynes Jeu 3 Nov - 0:31


ELIJAH HAYNES

« When people see good, they expect good. And I don't want to have to live up to anyone's expectations. »



Âge ■ Quarante et un ans. Lieu de naissance ■ New-York, réfugié à Chicago par nécessité plus que par envie. Parfois, on ne choisit pas le chemin que les tempêtes désignent. Nationalité ■ Américain, bien qu'au sang irlandais. Lieu de résidence ■ West Side. Occupation/métier ■ Il a été mercenaire, mais le silence est d'or et la discrétion de mise. Il détient un pub, offert par l'une des seules qui aient été présente assez longtemps pour contempler sa folie. Situation amoureuse ■ Il aime, plus que de raison et se meurt sans cela. Groupe ■ Citizen. Avatar ■ Andrew Lincoln, bitch. ||►

# Caractère ■
Il a voulu être la lumière des horizons, cette clarté si luminescente qu'on ne se risque à en détourner le regard par peur de la perdre, une première et dernière fois. Il a voulu être cet aube nouveau, ce levé de soleil qui ébloui et qui donne cet espoir si coriace à ces âmes qui ne font qu'aller et venir, encore et encore comme une éternelle danse dont les gestes ne se défont plus. Mais il est l'obscurité qui persiste, ces ténèbres qui prennent et gangrènent. Il est cette ombre qui suit et terrorise, ce fantôme qu'on croit apercevoir ici, là, n'importe où parce qu'on craint ce qu'il représente, on craint ce chemin choisi, les sentiers sinueux qui se sont imposés face à cette route autrefois dégagée mais pas assez convoitée. Il est de ces volcans qui ne dorment jamais réellement, qui attendent et qui bouillonnent, chaque jour un peu plus pour ne plus rien laisser derrière soi que des cendres, une traînée de regrets, peut-être, et d'un tas d'autres choses qu'il n'est plus réellement en mesure de reconnaître. Les années ont poussés l'Homme à rejoindre des tranchées qu'il espérait ne jamais connaître, des profondeurs plus attrayantes finalement que les justices qu'on tente d'instaurer, qu'on tente vainement d'élever. Il a su voir un nouveau jour, une nouvelle vérité, une lueur flamboyante dans ce que d'autres appellent opacité. Il s'est fait au mal, lui qui – autrefois – n'aspirait qu'au bien, qu'à cette possibilité de faire le bien autour de lui, ce vers quoi il s'est risqué bien que d'une manière des plus horribles, soit. Il s'est risqué dans une voie qui finalement lui convient parce qu'il n'en demeure pas moins instable, des plus colériques. Une immensité de haine et d'agressivité qui ne se défont pas, qui persistent et s'ancrent en lui depuis trop longtemps, depuis maintenant bien des années. Et Elijah s'est fait à cette nature, il n'a fait qu'entretenir le loup plus que l'Homme, se renfermant, laissant cet attrait solitaire de sa personne s'imposer plus que de raison. Il est le silence et ce faux-calme, cette constante alerte qui se maintient est n'offre aux yeux des autres qu'une machine. Il est une arme, à lui seul. Un garçon transformé en atrocité sans qu'il ne comprenne réellement pourquoi, jusqu'alors. Il s'est créé une carapace, une barrière des plus épaisses qui puissent être. C'est comme se défaire de tout ce qu'on peut être, éteindre la dernière étincelle d'humanité qui puisse rester dans un for intérieur des plus brisés. Il n'y a aucune bonté, aucune générosité, aucun amour. Seulement un monstre. Seulement de l'égoïsme, de la cruauté, une soif de vengeance qui ne s'assouvit pas malgré le sang versé bien qu'encadré. C'est la raison pour laquelle cette folie persiste encore, Elijah n'a fait que suivre des règles, fou à lier mais pas encore tout à fait incontrôlable, une légère once de conscience subsiste, matérialisé en un nom féminin. Parce qu'il est capable d'aimer autant qu'il déteste. Non, tout n'est pas encore perdu. Pas encore.

# Le métier que vous exercez est :
■ Jocker

C'est fuir le sang, fuir l'horreur, la cruauté, fuir cette constante impression que le monde se replie et étouffe. C'est fuir l'instabilité, cette vérité qui court dans sa tête comme pour ne jamais l'en défaire. Elijah a craqué, Elijah s'est risqué au-delà du code, au-delà des règles. Les contrats n'auront pas suffit à satisfaire son besoin de violence, ce besoin d'atrocité. Tout n'aura été fait qu'en vain et... Jade n'aura pas su convenablement enchaîné le monstre tapis dans les ombres de sa misérable personne. Le loup s'est montré, affamé, blessé, menacé et il a agit comme n'importe qui l'aurait fait ; bien qu'à sa manière. Les faits auront été trop loin, sa névrose davantage. Les mains pleines de sang, un avis de recherche des plus conséquents. Il a du fuir et se reconstruire, trouver la bonne brèche, pourrir dans une impasse en attendant que les choses ne se calment, en attendant que tout ne se tasse. C'en était fini de cette stabilité durement retrouvée, de cet espoir pitoyable d'une place aux côtés d'une âme qu'il ne mérite pas, qu'il n'a jamais vraiment mérité. Plus maintenant. Alors il a fuit, une cavale qui dure depuis une année, depuis un temps trop long qu'il ne prend même plus en compte. Elijah a retrouvé ce silence, cette distance avec le monde bien que présent, pour certains. Fuir la Grosse Pomme pour rejoindre sa petite sœur, des contrées grisâtres et sales, des ruelles malfamées comme il avait pour habitude de fréquenter. Il aura survécu à sa folie durant des mois avant qu'une petite aide ne s'impose, avant qu'on ne vienne lui offrir une alternative, la possibilité d'un renouveau confus et mais sûr à la fois. Une alternative à cette solidité perdue à la frontière New-yorkaise, peinant à s'imposer dans les nouvelles habitudes de cet ancien mercenaire. Passer de tueur à propriétaire de bar, trop peu l'aurait fait, trop peu aurait tenu et jusqu'alors, Elijah y était parvenu, en quête d'une volonté qui le dépasse, preux à s'imaginer l'esprit tranquille, le cœur moins lourd, la conscience sereine. Il s'est trompé mais choisi de jouer l'aveugle, préférant l'occupation à ces voix qui murmurent derrière les murs, à ces images qui s'invitent et reviennent, encore et encore jusqu'à faire céder les remparts levées au contour de son esprit. Il a besoin de cette place, il a besoin de cet endroit. Il a besoin de ce que représente ce pub en sachant qu'il ne possède rien d'autre que cela. Parce qu'il craint d'en revenir à cette abomination, parce qu'il craint les conséquences que bien de ses actes pourraient avoir. Elijah se doit de se taire, Elijah se doit ce profil bas. Au moins pour lui, pour sa sécurité, pour détourner ce qui l'a finalement mené jusqu'ici. Mais les habitudes sont tenaces, les envies restent et hantent. Elles demeurent là, devant lui, à dissimuler des rêves incorruptibles, des secrets dont seul lui en reste le détendeur. Jouer n'est pas changer.




LILY

Âge ■ 21ans. Comment as-tu connu C911 ? ■ Abonnée. Toujours abonnée. Toujours là. Présence ■ Always, du mieux que je peux, en tout cas. Un commentaire ? ■  What a Face
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« My mercy prevailed over my wrath. »
They took everything from us. Then they call me a monster? The moment I sign that pardon, I proclaim the world that they were right. This ends when I grant them my forgiveness.


Dernière édition par Elijah Haynes le Sam 5 Nov - 15:15, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Doomsday ▬ Elijah Haynes Jeu 3 Nov - 0:31




WHO WILL SAVE YOU NOW ?



Elles perlent et s'écrasent, abandonnées sur un sol aussi sale que ses mains, désormais ; plus que d'ordinaire. La conscience ne parvient pas à revenir, pas encore alors qu'il attend, là, devant ce qui reste de celui qui aura causé sa perte, et si ce n'était que cela. Un léger souffle s'engouffre dans la vieille battisse qu'ils animent tous désormais de quelques soupirs dérangés, exténués ; choqués aussi, surtout. Parce qu'il reste à genoux, la brise presque transformée en rafale venant frapper son dos qu'une violence qu'il ne ressent pourtant pas. Elijah s'est éteint, durant un court instant, la conscience à choisi de revenir pour lui faire voir l'ampleur de sa folie, l'étendue de ses névroses. Il ne reste rien, rien de ce qui aurait pu prouver qu'un Homme subsistait en ce for intérieur. Pas après telle horreur, pas après avoir offert tel spectacle, un ouragan de rage, de haine, de colère, d'acharnement. Les mains pourpres, le regard vide. Plus rien ne lui parvient tandis que ses prunelles contemplent l’œuvre qu'il vient enfin de lâcher, essoufflé, fatigué par autant de peur, autant de crainte. Il s'était risqué sur ce qui s'avérait plus cher que sa propre vie, on s'en était pris à ce soleil, à cette lueur éclatante jusqu'alors si belle malgré l'opacité de ses ténèbres. On avait voulu brisé cette passerelle entre un bien fragile et un mal corruptible, faire taire le peu d'humanité qui puisse rester au fond de lui, conséquence d'actes qu'il n'avait pas réellement mesuré ; ou pas de cette manière. Et il en ferme les yeux, rien qu'un instant, une fraction de seconde, assez pour revenir pleinement à la réalité des choses, à ce vent glacial qui recommence à se lever, à cette tempête silencieuse qui se prépare ; autant pour lui que pour Dexter, que pour Jade dont les voix ne l'atteignent pas encore, si tant est qu'elles soient audibles. Il n'en sait rien, n'ose pas y penser, pas après s'être dévoilé de la sorte, un cœur arraché à la seule force des mains parce qu'on avait voulu le prendre par ce même organe, le coincé à la source de son instabilité. Chose faite, réussie, non sans risque. Parce qu'il vient de tout perdre, parce qu'il vient de sacrifier tout ce qu'il aurait pu construire dans la survie de celle qui aurait dû lui offrir cet avenir. Il vient de rompre les derniers liens d'un espoir définitivement vain. Et ça vient s'inscrire dans son esprit, ça vient s'ancrer brutalement au fond de lui comme pour ne pas lui permettre autre alternative que celle-ci, que d'accepter d'avoir voulu voir l'étincelle de son regard perdurer. Une belle action pour un Homme dont les années se sont faites misérables, un règne de terreur achevé en faveur d'un halo terni par l'horreur et les maux. Alors il a fuit, aussi loin que possible. Il a fuit dans l'espoir de rendre les choses plus simples, d'offrir ce qu'il pensait n'avoir jamais donné à la jeune femme ; un répit, une sécurité plus tangible, moins bancale. Une vie comme ce qu'il avait espéré pour elle, avant que son égoïsme ne s'en mêle.

Il lui aura fallu une semaine pour préparer ses affaires, retrouver son chien et faire le choix de l'emmener, faire profil bas, attendre que les rues ne désengorgent de ces uniformes. Ils ont cherché, presque pillé chaque pub, chaque recoin, chaque ruelle dans l'espoir de pouvoir mettre la main sur lui, sur cet homme-là, celui qu'on cite dans bien des gros titres : Nathan Shaw assassiné par un monstre. Un monstre, c'est tout ce qu'on retient de ses pas jusqu'au cœur de cette maison, tout ce qu'on retient de ce qui l'a poussé à agir, tout ce qu'on choisit de voir en ignorant le pourquoi du comment. Mais il l'accepte, sait que ce titre est juste et à endosser. Elijah sait qu'il n'a pas sa place auprès d'autant d'émotions, auprès de tant de failles. Il n'y a plus rien pour lui dans les entrailles de la Grosse Pomme, plus maintenant. Ce à quoi il pense, appuyé contre sa voiture, guettant la faible lumière d'une chambre parmi tant d'autres. L’hôpital reste animé malgré le calme ambiant de la ville qui ne dort jamais, contrairement à Elle. Elle qu'il aimerait apercevoir, rien qu'un court moment, silhouette entraînée au gré d'un vent capricieux mais pas assez fort pour l'inciter Elle à se lever. Non, rien. Rien ne vient, rien ne s'invite au bout des quelques mètres qui le sépare du double vitrage. Rien si ce n'est des ombres blafardes et un silence qui se brise au fur et à mesure que son père s'avance, les traits graves, comme souvent ; davantage depuis qu'il sait, qu'il connaît ce qui grogne au fond de lui. Et il choisit de tenir le regard, Haynes n'en baisse pas les yeux, pas un seul instant. Il n'est pas responsable de ce départ, il n'est pas la cause de ces décisions ; du moins, il n'est pas la première raison. Et son père sait cette pensée, il la connaît, c'est un regard qui ne trompe plus et certainement pas un homme ayant eu le même, des années aujourd'hui passées. C'est sûrement la raison du soupire qu'il laisse échapper, cette lassitude quant à l'attitude d'Elijah qui, finalement, trahi bien des rêves qui n'auraient pu être. L'illusion d'un bien dans un univers recouvert uniquement de cendres, de souillures, de pluies amères et rouillées. « Vous pensiez vieillir tous ensemble, réunis à table le dimanche soir, heureux pour la vie, mais non. Ça ne marche pas comme ça, Lijah. Plus maintenant. » Et l'azur du mercenaire se perd sur la fenêtre qu'il guettait jusqu'alors, une image fatiguée par le temps venant reprendre ses droits dans la tête du quadragénaire, saturée, comme elle aussi ternie par l'obscurité de ses songes. Bien-sûr que ça ne fonctionne pas comme ça, ça n'aurait jamais pu. C'est une vérité qu'il a toujours su mais qu'il avait tenté d'ignorer, le plus possible, autant qu'il sera amené à le faire à l'avenir. Autant qu'il devrait le faire à l'égard de son imagination à laquelle, doucement, il met fin ; ça avant d'en retourner à son véhicule, blessé mais déterminé. Car, malgré ça, le temps continue de filer, d'aller, encore et encore, sans que sa course ne ralentisse, sans que rien ne prenne fin si ce n'est cette luminescence qui, jusqu'à ces paroles, s'était battue pour survivre.

Six mois se sont écoulés. Son horizon s'est assombris, sa volonté s'est décroit. Il a cédé il y a déjà bien des jours, sûrement des semaines depuis son arrivée ici. Chicago, un océan d'inconnus, une tempête de visages qui dissimulent le sien ; quand il se risque au dehors, quand il daigne sortir malgré son laissé aller, son désarroi des plus visibles. Il ne reste plus rien depuis peu, rien si ce n'est ces ombres dansantes, invitées aux abords d'une fenêtre mal fermées, des silhouettes venant flirter avec sa mémoire, le peu qui puisse en rester. Elles rampent et se hissent à hauteur de son regard, là, caressant silencieusement les clichés qu'il a gardé et contemplé, encore et encore jusqu'à ce que la douleur ne soit plus qu'une habitude, un rappel quant à ce qui a été. Et qui n'est plus. Une nouvelle larme bien qu'il n'en soit plus à pleurer. Son corps essaie de réagir quand son esprit s'éteint. Elijah attend depuis un temps infiniment trop long. Il est là depuis des jours, les prunelles accrochées aux traits qu'il avait choisi de chérir, des traits qu'il s'était surpris à aimer. Lui, Lui qui ne pensait pas... cette souffrance possible. Les mains tremblantes, posées sur ses genoux, assis à même le sol, le dos épousant parfaitement le mur contre lequel il s'était glissé, dieu seul sait quand. Il sait une présence récente, une visite des plus inattendues à laquelle, pourtant, il ne porte pas plus d'importance que cela. Son père savait à quoi s'attendre en revenant ici, il savait que son état ne serait pas des plus joviales. Il savait qu'il suivrait certains chemins autrefois connus, bien que plus difficilement. Elijah n'est pas fait pour les émotions, Elijah n'est pas fait pour les sentiments. Parce qu'ils rongent davantage, enveloppant chacune des parcelles de sa conscience qui faiblit, se fragilise rapidement. Trop rapidement. Et son état en témoigne bien assez, fermé dans un monde qui n'appartient qu'à lui et qui se fissure, là, derrière ses prunelles fatiguées, abîmées par ces heures de travail. Il a imprimé chaque photo dans sa mémoire, se souvient de chaque instant. Il a cette impression de l'entendre, voix angélique au-delà des murs de sa folie. Elijah croirait la savoir présente, là, sûrement derrière celui qui semble vouloir s'imposer ; mais pas de la bonne manière. Parce qu'à simplement l'étendre sans même l'écouter, ce sont tous ses mots qui lui reviennent, tous ces instants vécus à ces côtés, tout ce qu'il vient interpréter, et de la mauvaise manière. Il se souvient de tout, n'arrive pas à faire s'abaisser la tempête de souvenirs qui s'élève et écrase chaque résistance de sa part. Elijah tourne mal, là, spectacle triste d'une déchéance effroyable. Il entend chaque mot, tout ce qu'on a pu lui dire sur la retenue dont il avait du faire preuve, sur ces limites imposés en quête d'un contrôle sur l'animal, sur cette nature qu'il n'accepte que peu depuis son départ, bien trop peu. Il l'entend comme si ces mots résonnaient actuellement, en quête d'un déclic de sa part. Et il s'en rend compte, il comprend, doucement. Des barrières d'instaurées pour finalement lui retirer quand tout, tout ce qu'il possédait, commençait à retrouver une certaine sérénité. On l'a conduit dans l'impasse. Il l'a conduit dans l'impasse. Il l'a poussé dans sa chute, l'a défait de tout ce qui aurait pu contenir ses névroses jusqu'à le pousser hors de son confort, loin de ce qui avait pu prouvé l'existence d'une quelconque humanité chez lui, aussi minime soit-elle. Alors l'histoire continue, dans sa tête, résonnant comme un glas qui s'élève et en vient à se faire assourdissant. Tout tourne autour de lui, tout n'est plus que flou, qu'ombre, qu'opacité de plus en plus épaisse. Il craque, complètement tandis qu'elles reviennent, ces même paroles ressassées au cours des derniers mois, un souvenir de plus qui termine la progression du loup jusqu'à sa conscience. 'Vous pensiez vieillir tous ensemble, réunis à table le dimanche soir, heureux pour la vie, mais non. Ça ne marche pas comme ça, Lijah. Plus maintenant.' Il se redresse finalement, son arme en main, levée, fièrement, comme avant. Rien ne semble avoir changé, cette assurance persiste, cette monstruosité également. Elijah le tient en joue, lui, son propre père et toute tristesse semble s'être défaite de ses traits. Il ne reste rien, rien qu'une colère trop longtemps enfouie, injustifiée puisque issue d'interprétations mais exaltante pour le quadragénaire qui l'entretient, chaque seconde un peu plus tandis que son aîné le guette, sachant cette résignation inesquivable. « Tu ne t'offres rien si ce n'est un fardeau de plus. Tu devais partir et j'assume d'avoir été la personne t'ayant poussé à... » Et cet habituel bruit sourd vient briser le silence des lieux. Il regarde simplement le corps s'abattre à même le sol, sans rien dire, sans rien faire. Rien ne vient, rien si ce n'est une torpeur de plus. Elijah attend, quelques secondes, peut-être quelques minutes avant de s'effondrer à nouveau contre le mur qui se dresse dans son dos. Il s'effondre à son tour, perdu dans un néant des plus profonds, à des kilomètres de toute réalité, pas même ramené par Judas qui s'affale à ses côtés, déposant son museau contre l'une de ses jambes. Elijah s'est détruit, définitivement. Il a franchi les limites, s'est risqué au pire.

Le temps aura été long avant qu'un semblant de raison ne revienne poser bagage dans le chaos qu'aura été sa tête au cours de bien des semaines. Tapis dans des ombres qui ne se révèlent qu'à lui, Elijah avait attendu, attendu que la souffrance de n'arrête, que ses maux ne s'estompent. Il a attendu que tout ne cesse, que tout ne disparaisse de lui-même jusqu'à la dernière lueur, matérialisé en une cascade blonde qu'il avait pu connaître autrefois et qui, depuis peu, s'invite au cœur de son brouillard, chassant quelques abominations, déterminée à relever la masse qu'il représente, balancé dans des abysses trop profondément creusées. Elle est venue lui offrir un semblant de ce qu'il avait perdu par sa propre faute. Elle est venue tenter lui prouver qu'une once de bien résiste en lui, quelque part, enfoui là où même lui n'ose aller. Et il s'est prêté au jeu, dénué de tout et surtout de but ; conscient, tout de même, que rien ne changera vraiment. La seule qui puisse lui offrir sa stabilité reste loin de là où il se trouve, à des kilomètres de sa détresse mais surtout des risques qu'il représente. Il n'y a plus rien pour lui aux alentours de cette jeune femme qu'il aura brisé, malgré lui. Jade doit reconstruire sa vie, tout comme lui doit tenter de conserver quelques années de plus à la sienne. Survivre, du mieux qu'il peut, accepter le fardeau qu'il s'est créé il y a peu, accepter les conséquences de cet abandon quant à la seule femme qu'il ait jamais aimé. Elijah s'est promis d'endurer cela quelques temps encore, une pénitence loin d'être révolue, portée par besoin, par nécessité. Alors il s'est relevé, de lui-même, acceptant les présents donnés, acceptant cette pseudo chance. Jessie, mère d'une fille dont il ignorait l'existence jusqu'alors, lui a montré qu'une issue peut encore être trouvée, même malgré les enfers qu'il se doit encore de traverser. Elle est venue imposée une sorte de lumière dans les cieux du mercenaire, un horizon à suivre parce qu'il n'en a finalement plus. Elle est devenue cette barrière retirée, cette presque retenue qui parvient à offrir à Elijah une presque sérénité. Parce qu'il a choisi de taire sa nature, cette vérité qui gronde en lui, désormais en silence. Propriétaire de bar, aidant gratuitement au garage du coin. C'est ce qu'elle est venue faire de lui, lui donnant un toit, un appartement, quelque chose qui soit sien, quelque chose à quoi il pourrait se rattacher. Elle s'est faite ange pour ce mal qu'il peut être, famille pour celle qu'il avait perdu ou même tué. Elle s'est faite bonté au moment où il le méritait le moins, et épaule quand tout ne pouvait être porté. Elle a su, entendu. Elle a vu ce qu'il pouvait être et ce qu'il avait pu faire. Ce pourquoi ses pas l'avaient finalement mené ici après s'être décidé à quitter la demeure de son grand-père, ce Michigan chaleureux mais trop précieux pour ce qu'il représente. Elle l'a accepté malgré ça, malgré tout et s'est faite alliée, enclos pour la bête qui, enfin, s'endort lentement. Haynes se risque à cette vie-là, à ce calme qu'il ne connaît que trop peu. Loin des frères qu'il avait pu avoir, loin de la femme qui, malgré son jeu, laisse un trou plus que béant au cœur de sa poitrine, dans son existence même. Il se sait vide, il se sait en train d'abandonner mais Jessie est venue rendre les choses moins précipitées. Il se berce d'illusions, il s'offre quelques mirages avant sa chute définitive. Tout n'est qu'un rêve et, un jour ou l''autre, les rêves prennent fin.



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Dernière édition par Elijah Haynes le Sam 5 Nov - 15:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Doomsday ▬ Elijah Haynes Jeu 3 Nov - 18:18

REBIENVENUE AVEC TON GRAND VILAIN :crazy:

J'ai hâte de le retrouver ce salaud hehe

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MessageSujet: Re: Doomsday ▬ Elijah Haynes Jeu 3 Nov - 18:51

Hellcome back :joe:

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MessageSujet: Re: Doomsday ▬ Elijah Haynes Jeu 3 Nov - 20:44

Tient en voilà une tête connue! Re-Bienvenue ! :yeehaa2:

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MessageSujet: Re: Doomsday ▬ Elijah Haynes Jeu 3 Nov - 21:34

Évidemment qu'on ne compte pas. Jamais !
Merci les loulous. ♥

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MessageSujet: Re: Doomsday ▬ Elijah Haynes Sam 5 Nov - 15:31


WELCOME TO CHICAGO !

Félicitations ! Te voilà validée !


Comme toujours, c'est bien beau  :lilheart: Très belle plume, une encre bien noiiiireuh comme d'habitude. Heureuse de retrouver Lijouh et ses ténèbres hehehe  

Congrats ! Tout est allé comme sur des roulettes et te voilà validée ! Tu vas pouvoir t'en payer une tranche !

Quelques petits liens pratiques maintenant que tu as passé la grande porte :
- La gestion du personnage : Tu peux créer ta fiche de liens juste  . N'oublie pas d'aller recenser ton métier ici ainsi que ton logement ici. Tu peux même ouvrir un sujet de téléphone portable ici.
- La gestion globale : Si tu dois t'absenter ce sera par là ! C'est également là-bas que tu pourras dépenser tes points !
- Nos protagonistes : Tu vas pouvoir créer ton scénario dans ce coin-là et pour ce faire, faudra dépenser tes points justement !
- L'appel du devoir : Une petite section propre à Chicago 911 où tu pourras demander des situations RP ! N'hésite pas à aller jeter un œil (n'oublie pas de récupérer ton œil après quand même) !
- Flood et jeux : Tu pourras t'amuser là-bas ! Ne sois pas timide, va donc y faire un tour !
- Enfin, n'oublie pas d'être un membre choupinou et de voter régulièrement sur les top-sites ici ! Plus le forum sera connu, plus on aura de nouveaux membres alors GO GO GO !

Bien sûr, le staff est ta disposition si tu as besoin de quoi que ce soit !

Nous te souhaitons un excellent jeu sur Chicago 911 !

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MessageSujet: Re: Doomsday ▬ Elijah Haynes

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