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 Popcorn ft Milo

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MessageSujet: Popcorn ft Milo Mar 15 Nov - 23:15

Popcorn
Ayleen & Milo

Le cinéma est un mélange parfait de vérité et de spectacle.

Le son volette au gré du vent qui s'engouffre par la fenêtre colorée ; il effleure le bois rose de cette haute maisonnée qui fait tâche au milieu de la rue, qui se dresse comme un immense bonbon pastel au centre de toutes ces habitations classiques aux couleurs beaucoup plus traditionnelles, aux allures plus naturelles que ce bloc excentrique à l'extérieur et pire encore à l'intérieur. Le son passe, il englobe les briques et les volets, les portes d'entrées et les trottoirs ou les passants ne sont pas nombreux pour ce début de soirée. Il part, s'éloigne de sa source pour s'amenuiser un peu plus à chaque centimètre qu'il parcours. Il reste surtout dans la chambre de la jeune femme qui le créé, qui lui donne vie du bout de ses doigts fins et délicats. La musique tourbillonne, carillonne doucement tout en se mêlant à l'air ambiant, tout en faisant tourbillonner le voilage des rideaux légers qui, d'ordinaire, se baladent nonchalamment le long des murs chatoyants et fleuris de grosses pivoines peintes à la façon des salons de l'ère victorienne, à la façon de ces papier-peints infâmes britanniques qui mêlent le baroque et le rococo pour vous étouffer l’œil à leur simple vue. La ritournelle joue ses dernières notes de musique, elle laisse sa plainte joyeuse se faire encore quelques instants en même temps que le disque noir éreinte sa platine contre la fine pointe métallique du carré de bois qui le fait tourner sur lui même ; qui fait en sorte que la lumière du jour trace une ligne parfaite sur sa surface, une ligne qui rebondie à chacun de ses mouvements. Le piano claque ses petits marteaux au rythme de la pointe des pieds nus encadrés d'une longue robe épaisse de saison. Ayleen ferme les yeux, inspire dans un sifflement reconnaissable les senteurs du dehors, ce froid mêlé à la chaleur fictive des cheminées que l'on rallume après de longs mois oubliées, ce sucré nostalgique des marrons et des pistaches que l'on brûle dans un plein de sucre roux afin de se faire quelques dollars, ces feuilles qui pourrissent en une palette de marrons variés.

Aujourd'hui est un bon jour. La jeune femme n'a nullement besoin de son ami Billy qui se dresse fièrement à l'entrée de sa chambre sur ses deux roulettes pleines de terre dans l'attente d'effectuer son devoir, son travail de super-héro fournisseur d'oxygène à une adulte en devenir. Aujourd'hui est un jour avec, ce genre de journée où le bon pied se pose sur le parquet verni au réveil lors du petit matin, où la tartine beurrée comme jamais tombe du bon côté et en plus sur un sol lavé la veille au soir ; une journée où le courrier arrive à l'heure, où le temps de saison n'impose pas non plus un froid glacial ou bien une fichue pluie torrentielle sur le coin du museau qui vous ferait choper un bon gros rhume mais une immense pneumonie chez elle. Le soleil est plus d'humeur à s'élever paisiblement, à ne laisser aucun nuage entraver sa magnificence dorée parsemée ça et là de cette pulpe aux nuances rougeâtres de sirop glucosé qui s'écoule dans un jus d'orange fraîchement pressé dans ce ciel dégagé. Le bruits rauque de ses deux poumons fragiles passe en un simple crachat qui met un terme définitif à la musique qu'elle jouait jusqu'à présent. Ses bras, eux, se tendent d'abord vers sa bouche comme pour filtrer ce flot de microbes invisibles avant de s'étendre, ensuite, vers le tourne-disque et de couper cette leçon vieille de plusieurs décennies qui se répétait depuis plusieurs heures déjà dans une lenteur agréable. Elle n'est pas franchement fan d'internet pour apprendre d'elle même, les vieilles choses ont parfois du bon, elles nécessitent plus de temps, plus de patience, plus de goût aussi, un peu comme les hommes peut-être ? Elle n'en sait rien, et cette pensée lui arrache un léger rire alors qu'elle se lève de son fauteuil afin d'enfiler une paire de collant et de chaussure.

Et puis les pas dévalent les escaliers dans un gros fracas de lourdeurs peu graciles pour une femme de son gabarie. Une fois en bas, essoufflée, manquant à peine de tomber ; elle attrape d'un geste désinvolte son manteau d'hiver maculé de fausse fourrure se trouvant accroché juste au coin de ce colimaçon de marches. Elle se grouille après avoir vue l'heure un peu trop avancée pour la matinée. Elle se dépêche, se magne, se précipite au travers des deux salons bourrés de bouquins et d'objets bizarres manquant presque de faire tomber un hiboux empaillé au passage. Les pièces sont sombres, chargées, étouffantes pour quelqu'un dont les poumons ont déjà du mal avec le grand air mais elle les traverse comme une biche se réfugie dans une grotte. Au bout, une cuisine, aussi étrange que le reste où se trouve un homme qui a vraiment la tête à vivre dans un tel endroit. « J'y vais Papa, je ne devrais pas rentrer trop tard, on va juste voir un film et j'ai mon téléphone » Le blond d'une cinquantaine d'années passée relève sa tête surplombée par des lunettes rondes très kitsh « Fais attention à toi, tu devrais prendre ta bouteille au cas où... » « Non c'est bon ! Ça va aujourd'hui » Elle le coupe, dépose un baiser aussi fugace qu'un bruissement d'aile et sort de la maison aussi vite qu'elle l'a traversée.
Là, dehors, les petits talons quittent le carrelage pour venir claquer sur le bitume sec. Elle va d'abord au pas de course avant de déverser quelques quintes de toux, dans le caniveau, qui lui font ralentir la cadence. De toutes façons il sait ce qu'elle se trimbale, il comprendra ce léger retard de cinq misérables minutes. Elle avance, droit, son petit sourire logé au coin de sa fine bouche pourpre, évitant soigneusement de s'attarder sur le paysage alentour, sur les bruits de luette de ce vieillard assis sur un banc, tapotant le bois sale, provoquant alors un tac tac rythmique coïncidant parfaitement avec la musique salsa qui remonte d'une voiture de taxi garée en double file. Le moteur est coupé, bien entendu, monsieur moustache refuse de relâcher du Co2 dans la couche d'ozone et surtout de payer plus d'essence qu'il ne faudrait à l’exécution de son précieux travail.  Elle est essoufflée, fatiguée mais a encore de la ressource, une réserve incommensurable basée sur ses petits nerfs solides pour atteindre son but sans monter dans ce transport facile, pratique, désirable aux yeux d'un corps qui se fatigue aussi rapidement qu'il faudrait à cet homme pour mettre le contact de sa voiture. Elle avance, le cinéma n'est qu'à quelques rues de toutes façons, c'est jouable, ce n'est pas si grave si cinq minutes se transforment en dix après tout.
Un regard rapide au téléphone pour lui envoyer un « J'arrive. : ) » suivi d'un « Au fait, c'est Ayleen au cas où tu aurais encore oublié. Lol. Rendez-vous pour quel film ?» Elle termine son chemin, resserrant son tissus matelassé écru autour de sa taille frêle et fourrant son téléphone dans sa poche. Pas de Milo en vue. Alors elle attend, zyeutant de son œil mutin la machine à pop-corn sagement logée à l'intérieur du hall.
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Dernière édition par Ayleen McKinney le Mar 6 Déc - 18:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Sam 19 Nov - 10:57


 
ayleen & milo
popcorn

 

Journée chargée aujourd'hui. Ça me plait bien et en même temps, je sais que ça va m'angoisser. Parce que j'aime prendre mon temps, j'aime improviser, mais les plannings millimétrés ne permettent pas beaucoup de liberté. J'ai un rendez-vous chez le tatoueur prévu en début d'après-midi et un ciné à faire avec Ayleen ce matin. Je suis aussi censé passer voir Ellie parce que, je cite : "il faut qu'on parle". Je suis supposé faire le ménage de l'appartement et parce que je suis un crétin fini, j'ai joué les fanfarons et décrété à Taylor que j'allais même nous faire la cuisine ce soir tant que j'y étais, pour qu'elle soit fière de moi ! Pff...
Mais je ne me laisse pas abattre, ce n'est pas mon genre. Pendant que je coulais un bronze, j'ai même pensé à un moyen de régler une bonne partie de mes problèmes !
J'ai donc proposé à ma jumelle de passer à l'appartement pour manger avec nous ce soir, en sachant qu'elle ne viendra pas les mains vides. J'aurai donc déjà un dessert de prêt  et un aller-retour en moins à faire. Quand elle verra que le frigo est vide, elle me passera un savon et puis me proposera que nous allions faire des courses. J'accepterai, tout en m'assurant de grimacer de douleur et d’avoir l’air à l’agonie. Quand elle me demandera ce qui m'arrive, je lui expliquerai que je sors du tatoueur où j'ai du me rendre, sur mon seul jour de congé de la semaine afin de faire retoucher mes tatouages abîmés récemment. Elle se souviendra du drame de la nuit d'Halloween, me prendra en pitié et ira sans moi. Simple comme bonjour ! Quant au ménage... Eh bien ma sœur a toujours aimé balayer et récurer les chiottes pour se calmer et, puisqu'elle vient parce qu'il "faut qu'on parle" elle va sûrement être sur les nerfs... C'est brillant et machiavélique. Je suis un génie du mal. Je m'aime.
Si tout se passe bien, je vais donc aller au cinéma, me faire tatouer (ce que j'adore faire) et pouvoir dévorer un bon repas en compagnie de ma sœur chérie et de ma meilleure pote ! ...D'ailleurs, il faudrait peut-être que je prévienne Taylor que nous allons avoir Ellie à l'appartement ce soir... Bah ! Plus tard ! En tout cas, mon planning relou a l’air en bonne voie pour s’améliorer.  

Mon portable émet un petit bip familier alors que je skate en direction du cinéma. Je ralentis mon allure puis m’arrête, faisant sauter ma planche dans mes main pour la caler sous mon bras. Je suis bientôt arrivé de toute manière. Enfin j’crois.
Tirant le portable de ma sacoche, je vois apparaître un message d'Ayleen qui, apparemment, est bien arrivée. Cool ! Alors que je viens de ranger l'appareil à sa place - sans avoir pris la peine de lui répondre - j'entends encore la sonnerie m'annoncer que j'ai reçu un texto. Je ressors donc mon portable pour découvrir un second message de la jeune femme. Je manque de percuter quelqu'un en le lisant et secoue la tête avec désapprobation, même si un petit rire amusé s'échappe de mes lèvres. Cette fois, je décide de lui répondre.
"Je me souviens vaguement de toi oui ! Tu es une grande black tatouée et unijambiste, c'est bien ça ? On verra sur place quel film nous tente ! Tant qu'il y a du popcorn, des bretzels et des cinnamon rolls, tout me va ! Smile "
J'envoie le message, range le portable pour de bon...et réalise que j'ai omis de lui dire que j'allais sûrement avoir un peu de retard. Ce n'est pas tout à fait de ma faute cependant. C'est la faute de mon organisme qui réclame énormément de sommeil. Et puis j'ai mis du temps à trouver un plan qui tienne la route pour éviter mes corvées du jour. De toute façon, à tout casser, je devrai avoir autour de quinze minutes de retard sur l'horaire convenu. Me connaissant, franchement, ça reste très raisonnable.

Et d’ailleurs, quand elle me voit finalement arriver devant le cinéma, Ayleen n’a pas l’air de faire la tronche. C’est pour ça que je l’apprécie autant. Elle a toujours le sourire. Et un beau pour ne rien gâcher ! Le lui rendant, je lui adresse un grand signe de la main. Merde, je voulais lui faire une blague débile et l’approcher l’air de rien pour lui demander si elle n’avait pas vue une grande afro-américaine unijambiste dans le coin… Tant pis.    
J’arrive à sa hauteur et constate qu’elle a perdu encore un peu de poids depuis la dernière fois que je l’ai vue. Ca remonte à combien de temps maintenant ? Des mois. Une année entière. Plus que cela en fait… Mais peu importe. Ce qui compte, c’est qu’elle a l’air en forme malgré tout ! Et elle ne trimballe pas sa bouteille d’oxygène avec elle, ce qui est bon signe. Est-ce qu’elle va avoir une bonne nouvelle à m’annoncer ? Est-ce qu’il est possible qu’elle ait eu droit à son opération pendant mon absence ? Ce serait absolument génial !
Arrivé à sa hauteur, j’ouvre un bras (l’autre me servant à maintenir mon skate en place) et l’attire contre ma veste en cuir cloutée bordeaux pour un petit moment câlin. C’est un peu bizarre parce qu’elle ne fait même pas 1m60 et que j’avoisine le mètre quatre-vingt-quinze… Mais ça non plus, ça n’a aucune importance.
« Ca m’fait trop plaisir de t’voir ! » je lui lance en gardant mon bras sur son épaule, l’observant de haut en bas. « T’es toujours aussi bonne en tout cas ! Tu vas bien ? »
Je pourrai m’excuser pour l’attente, mais non. Si je devais m’excuser chaque fois que je suis en retard, trop envahissant, trop bavard, trop direct, je passerai ma vie à m’excuser. J’ai mieux à faire de mon temps.
« T’as repéré un film qui te plait déjà ? » je lui demande en jetant un œil sur toutes les affiches placardées sur la devanture du cinéma dans lequel nous n’avons pas encore pénétré. Mais ça ne saurait tarder. D’autant que la machine à popcorn et l’étalage des bonbons juste de l’aitre côté de la vitre me fait de l’œil…  

 
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Dernière édition par Milo Lawson le Jeu 20 Avr - 15:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Sam 7 Jan - 0:29

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Le cinéma est un mélange parfait de vérité et de spectacle.

Elle précise qui elle est dans son message parce que - connaissant Milo - il a certainement oublié à qui appartenait ce numéro s'affichant probablement à cet instant même sur son téléphone. Il l'a peut être supprimé durant son long voyage, ou bien alors parce qu'il ne l'a jamais véritablement enregistré le jour où elle lui a filé il y a de ça un peu plus de deux ans ; ou bien encore parce qu'il a tout bonnement dû perdre son téléphone par inadvertance en le faisant tomber au skatepark, en le laissant dans les toilettes d'une boite de nuit ou en l'ayant fait tomber dedans même pourquoi pas...en étant un peu trop pompette pour se souvenir de la disparition de ce gadget indispensable. C'est d'ailleurs un miracle qu'il ait pu prendre contact avec elle subitement hier soir, qu'il ait retrouvé son profil dans les limbes de Facebook Il est comme ça Milo, imprévisible, j'en-foutiste et elle le sait. Même sans le pratiquer depuis un certain temps il est aisé, au vu du personnage qu'il représente, de comprendre à qui on a à faire, il est aisé pour le commun des mortels qui les entourent de le cerner rapidement, d'ailleurs tout le monde le regarde en permanence.
Milo ça fait des années qu'elle le connaît maintenant, des années d'adolescence difficile passée dans les couloirs du service pédiatrique de l’hôpital à se tourner les pouces en attendant qu'on se remue pour leur infliger leur traitement respectif ; lui le diabète, elle la kiné respiratoire. Deux grands dans une salle bourrée d'enfants, deux grands qui attendaient impatiemment d'être adultes pour rejoindre leur service respectif plutôt que de devoir moisir durant des heures dans une pièce rose bonbon, une pièce en apparence joyeuse mais aux jouets livides par les désinfections, aux dessins d'enfants terni par le temps qui passe d'une manière lente et monotone ; une pièce ennuyeuse à mourir, surtout quand ceux de leur âge jouaient les grands malades incurables pour des bobos bien plus minimes que les leurs.
Aujourd'hui c'est la toute première fois qu'ils se voient en dehors de l’hôpital. C'est même la toute première fois qu'ils se voient depuis presque deux années entières. Elle appréhende un peu même si les derniers échanges lui ont laissé une douce impression. Cette impression que le temps ne s'est finalement jamais arrêté pour eux, qu'il n'a rien creusé, qu'il n'a rien brisé de leur complicité. Cette impression que la majorité n'a en rien joué sur leur candeur, sur leur bonne humeur. Elle voudrait que le sablier ait juste stoppé sa course pour désormais la reprendre sans encombre.
En rangeant son téléphone elle espère ne pas apercevoir une grande dame noire unijambiste se trouvant dans les parages. Elle espère ne pas voir une grande dame noire tout court qui pourrait cacher sous son jean une prothèse en plastique ou tout du moins une jambe normale mais qui donnerait des idées de phrases à Milo à son encontre et qui leur attirerait sans aucun doute un tas de problèmes avec la file d'attente du cinéma bien plus dense que leur maigre duo. Son ambre se braque un peu à droite à gauche avec cette légère appréhension mais rien à signaler, pas de dame répondant à cette description ouf !; seul au loin cette grande silhouette décharnée renforcée par un énorme cuir qui s'avance vers elle. Elle n'aura pas eut à se poser sagement dans un coin à regarder l'horizon durant des heures finalement. Elle n'aura pas eut à se terrer contre un mur, à se refermer sur elle même dans l'espoir qu'on ne la capte pas, qu'on ne remarque pas qu'elle était stupidement entrain de se transformer en lampadaire pour la toute première fois de sa vie à attendre quelqu'un. C'est vrai ça d'ailleurs, c'est toujours elle qui arrive en retard ; pas les autres !
Il s'avance vers elle, ce sourire toujours fixé à ses fines lèvres qui lui donne irrémédiablement envie de faire de même en l'apercevant avant qu'elle ne soit plaquée sans ménagement -aucun- contre son torse immense. Elle en a le cou totalement désarticulé vers l'arrière mais ça n'est pas très grave, elle préfère rougir et rire de ses compliments plutôt que de dénigrer cette accolade chaleureuse dont elle avait bien besoin après avoir passé un bout bon de temps seule. « C'est pas bien compliqué d'être plus bonne que d'habitude et tu le sais très bien ! Tu m'as toujours vu livide à presque vomir après mes séances de kiné' gros bêta ! » C'est sûr que ce n'est pas difficile de faire mieux. Ça n'est pas bien compliqué de remplacer des cernes cadavériques, ces crevasses d'un violet profond, parcourues de stries bleutées tirants sur un turquoise verdâtre intense augmentant au fur et à mesure des heures de sommeils entrecoupées de quintes de toux infâmes. Ça n'est pas bien compliqué de remplacer un teint blafard octroyés par des néons et des murs gris par un maquillage léger et approprier ou tout simplement par la lumière diurne de cet hiver débutant. Elle le frappe dans l'épaule en riant de bon cœur avant de se retourner vers les affiches qui les surplombent. «  Je ne sais pas vraiment quoi choisir, je ne suis pas très fan des films qui font kaboom badaboom à répétition tu sais là ces trucs écris pour les singes par les singes... » Le genre de chose qu'il aime sûrement vu son style, ce qui l'amène à vite enchaîner « ...quoi que ça peut être bien hein ça peut me changer de d'habitude mais ils ne commencent que dans une heure...on aurait dût prévoir à l'avance tout ça plutôt qu'hier soir je crois... » Elle termine sa réflexion par une petite moue boudeuse, songeuse de ce qu'ils auraient pu faire de mieux pour se retrouver. « Tu veux pas plutôt que je t'invite à manger en attendant ? T'as déjeuné ? » Il commence à ouvrir la bouche mais rien qu'à sa tête elle devine que non et renchaîne donc par une frappe dans l'épaule en levant les yeux au ciel. « Évidemment ! Pourquoi je demande ? » Elle l'attire par le bras un peu plus loin en dehors de l'entrée du cinéma où quelques personnes s’agglutinent pour voir la dernière comédie romantique en vogue. Elle a horreur de gêner le passage. « Bon ! Deux solutions : On peut aller dans un café dans lequel je bosse des fois pour avoir des trucs pas cher ou alors si tu veux on peut rentrer chez moi et je te cuisine deux trois trucs ? Tout ce que tu voudras promis...sauf japonais je sais pas faire japonais...Ah ! Et mexicain aussi ça je ne sais pas non plus. » Elle attend son avis mais lève la main avant qu'il n'ouvre encore la bouche. « Congolais non plus avant que tu demandes...maintenant tu peux parler ! » Un petit sourire pour clôturer le tout et déjà ses méninges se perdent dans ce qu'elle pourra bien préparer avec le contenu de sa cuisine.
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Dim 8 Jan - 12:07


 
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J’suis content qu’elle ne se braque pas quand je la complimente sur son physique. Y a des nanas qui n’aiment pas du tout ce terme et me prennent immédiatement pour un gros obsédé. Mais Ayleen se contente de rougir un peu, apparemment flattée. C’est qu’elle me connaît depuis le temps et sait comment je m’exprime. A savoir : un peu n’importe comment, j’avoue… En revanche, elle me fait remarquer que ce n’est pas bien difficile pour elle de paraître fraiche comme la rose puisqu’ils se sont toujours rencontrés dans des couloirs d’hôpital. Il tente de se souvenir d’une fois où ils se seraient vus ailleurs que dans ce décor peu flatteur pour le teint, mais rien ne lui vient. C’est con quand même qu’ils ne s’y mettent que maintenant ! Mais bon, mieux vaut tard que jamais après tout.
« J’suis l’genre de gars qui voit au-delà de la pâleur cadavérique d’une fille » je plaisante en lui adressant un clin d’œil entendu.
Et puis quand on s’est rencontré pour la toute première fois en service pédiatrique, je n’étais pas non plus au sommet de ma gloire. Moi qui n’ai jamais été bien épais, je venais de perdre près de 9KG et sortais tout juste d’un coma hypoglycémique provoqué par mon diabète. Je n’avais que la peau sur les os, des cernes épouvantables et je dormais les trois quarts du temps. Quand je revois des photos de cette époque et je repense à mon comportement à ce moment, je me demande comment mon entourage et moi-même avons pu passer à côté de ça et ne pas nous inquiéter plus tôt. Mes parents continuent d’ailleurs de s’en faire le reproche, même des années plus tard… C’est sans doute pour ça qu’ils sont bien plus coulants avec moi qu’avec le reste de ma fratrie. Bref ! Tout ça pour dire qu’Ayleen est bonne et que je suis content de la voir dans une telle forme.

«  Je ne sais pas vraiment quoi choisir, je ne suis pas très fan des films qui font kaboom badaboom à répétition... » m’explique-t-elle quand je lui demande si elle a envie de voir quelque chose en particulier.
Je ne me défais pas de mon sourire en l’entendant essayer de sauver les meubles, suite aux propos qu’elle vient de tenir par rapport aux films d’actions  et autres blockbusters. En fait, ça m’amuse même beaucoup de la voir galérer (qui n’aime pas ça de toute façon ?). Il en faudrait bien plus que ça pour me vexer. J’assume tous mes choix et je n’ai pas honte d’apprécier un bon mauvais film de temps en temps. En fait, je préfère effectivement ceux-là aux films d’auteurs chelous, plein de gros plans et où les temps de silence sont plus nombreux que ceux où les acteurs se donnent la réplique. La plupart du temps, pour être honnête, j’y comprends que dalle et je me fait juste chier. Inutile de préciser que c’est en revanche tout à fait le genre de films que ma jumelle apprécie…
Je reste donc silencieux, pendant qu’elle se raccroche aux branches et me fait savoir que, de toute manière, nous allons devoir attendre un moment avant de pouvoir nous glisser dans une salle obscure. Sûrement à cause de mon retard, mais elle ne me le fait pas savoir directement. Elle est un peu trop polie pour ça, même si elle a son petit caractère et pas toujours sa langue dans sa poche.
« Tu veux pas plutôt que je t'invite à manger en attendant ? T'as déjeuné ? »
J’ouvre la bouche pour lui répondre que je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire mais que je compte bien avaler mon équivalent en poids de popcorn, quand elle me coupe l’herbe sous le pied. C’est rare que je trouve quelqu’un de plus volubile que moi quand même ! C’est sans doute aussi pour ça que j’apprécie Ayleen. Et plus elle est stressée, plus elle se transforme en moulin à parole.

Sans broncher, toujours souriant, je la laisse m’entrainer un peu plus loin et m’exposer son plan. Ça tombe bien, je suis plus du genre suiveur que meneur. Je réfléchis aux options qu’elle me propose, et jette un coup d’œil en direction des popcorn qui continuent de me faire de l’œil. Aller prendre un café me tente bien, mais aller chez elle me paraît une option très plaisante aussi ! Je suis curieux de voir à quoi ressemble sa piaule, très honnêtement. Cette fille a une personnalité que j’apprécie beaucoup, un univers bien à elle et je suis très tenté de voir ce qu’elle a fait de son antre…
« J’suis pas bien difficile, t’sais. Tout ce qui ne ressemble pas à des légumes verts a droit d’entrer dans mon organisme ! Puis j’pourrais te préparer des trucs moi aussi ! J’reviens d’un petit tour d’Europe et j’ai appris plein d’recettes trop cool ! …Enfin non, en vrai, je les ai pas appris par cœur et tout ça mais avec mon ami Google, j’pourrai faire des trucs cool ! » je lui assure en changeant mon skate de bras. « Mais j’t’avoue qu’j’avais trop envie de popcorn… Et si on rentre manger chez toi, c’est sur que c’est mort pour le ciné… Mais j’ai quand même bien envie d’aller voir où tu crèches ! T’habites toujours avec ton paternel ? »
J’adore son père. Il est trop génial. Hyper ouvert d’esprit en prime et il m’a toujours témoigné de l’affection. Bon, bien sûr, avec ma dégaine, il s’est d’abord un peu méfié, se demandant si je n’allais pas exercer une mauvaise influence sur sa fragile petite princesse, mais il a vite changé d’opinion. Peut-être à tort remarque…
Dès qu’elle me fait savoir qu’effectivement, elle vit toujours avec son père : ma décision est prise.
« OK alors va pour un tour chez toi ! Par contre, avant d’partir, je m’achète du popcorn. On les mangera sur le chemin » je lui fais savoir avant d’attraper sa main pour l’entrainer vers la queue du stand et récupérer mes petits maïs soufflés. « Tu préfères salés ou sucré ? Et t’inquiète pas, ça me coupera pas l’appétit. J’suis un gouffre, j’t’assure ! »
Bon, par contre, étaler mon repas sur un moment risque de faire faire des montagnes russes à ma glycémie mais je m’en accommoderai. Je commence à prendre le pli avec le temps.
« Tu bosses dans un café pas loin alors ? » je la questionne pendant que nous attendons notre tour.  

 
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Dim 12 Fév - 21:08

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Elle n'est pas du genre à parler autant de base. A vrai dire elle n'est pas du genre à parler tout court généralement. La parole est un bien trop précieux qu'elle laisse volontiers aux autres ; un bien qu'elle laisse à ceux qui savent lui faire honneur, qui savent la manier, s'en servir sans la blesser, sans desservir leur propre image en l'utilisant ; en bref sans passer pour des cons. Ayleen, elle ne s'autorise pas à écorcher les syllabes, à ternir les mots, à ne pas finir les phrases par conscience soudaine du miroir honteux qui s'ouvre sur un reflet grandiose de sa pensée éparse, fouillis, touffue telle une forêt vierge trop pleine d’oxygène qui lui coupe paradoxalement l'air durant ce flot interminable, fondation de ses monologues. La parole c'est quelque chose qu'elle donne sans hésiter dans chaque contact humain, c'est le premier qui dira qui aura raison, c'est d'ailleurs toujours l'autre qui sera le premier à dire, à éveiller la conversation, à la mettre au monde parce que, quand elle se fait mère de celle-ci, elle s'emporte. Elle sait qu'elle est pire qu'un moulin, qu'elle n'est qu'une succession de pales portées par le vent des idées qui s'écrasent sur le mur de sa bouche, qui les libère sans interférer, sans y mettre ce filtre si nécessaire devant l'humain - aussi peu susceptible soit-il. Dans le cas de Milo les choses sont un peu différentes. La raison ne lui dicte pas de se taire, de clore cette petite fente qu'offre deux lèvres charnues mais petites. Ayleen possède un curieux mélange de sentiments qui l'envahissent ; elle se remémore un tas de souvenirs tous plus insignifiants les uns que les autres quand elle est en compagnie de ce jeune homme ; ce genre de détails ennuyeux à mourir pour n'importe qui, mais qu'elle a tout de même noté et qu'elle se surprend à revoir derrière l'ambre de ses prunelles. Elle se souvient de tout, comme de la couleur d'une paire de vans qu'il aurait pu porter à l’hôpital et sur laquelle ils auraient plaisanté, comme le goût insipide d'une canette de soda chapardée au réfectoire...Elle a une sorte de bien-être doucereux qui lui prend aux tripes, agréable et troublant à la fois. Une curieuse sensation venue du passé de toutes ces secondes mises bout à bout et qui forment les bases solides d'un lien fort, nostalgique. Un lien qu'elle définie à peine par les années passées, par ces absences répétées, par le fait que finalement ils ne se connaissent pas plus que ça mais...Milo est son premier véritable ami. A y réfléchir, il est un des piliers fondateur de son être. Alors avec lui, elle est à l'aise. elle est elle même. Alors elle parle. Beaucoup.
Pas de contrôle particulier, pas de retenue, pas de calcule. Une expression aussi pure qu'elle puisse exister, dans les gestes, dans la voix, dans les mimiques se trahissant en des actes simples : des rires et des sourires. « Tour en Europe hein...ce fameux tour de magie pour disparaître durant plus d'un an sans donner de nouvelles n'est-ce pas ? » Une petite frappe dans son bras pour marquer un froncement de sourcil surjoué faisant mine de vraiment lui en vouloir alors qu'elle ne voit qu'en cette annonce l'exaltation de la découverte. « Oh aller...Il fallait bien que je te manifeste un peu de mécontentement comme tout le monde non ? A moins que ça ne soit qu'à moi que tu n'ais pas donné de nouvelles? » Après tout c'est une possibilité qu'elle garde dans un couloir de sa caboche. Elle est peut être juste Ayleen, la pauvre fille du couloir pédiatrique délaissée il y a un peu plus de quatre années maintenant sans ménagement, aucun ; juste avec le calme du temps qui passe. Trop vite. « Oui oui je suis toujours avec mon père, on ne change pas une équipe qui gagne haha ! » Vaut mieux rire dans ce genre de cas là, dans ces moments où la réalité se fait fiction et supposition de ce que les gens peuvent penser. «Tu as ce qu'il faut au moins pour jouer au gouffre sans fond d'ailleurs ?  Pas que je te sous-estime Milo mais bon...enfin laisse je vais limiter le sucre...tu me diras les quantités j'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose à cause de moi... » Il l'écoute à peine, entrant dans le cinéma à ses côtés pour se prendre une énorme boite de pop-corn qu'il commence déjà à grignoter et qu'il aura certainement terminé avant qu'ils n'arrivent chez elle – un peu comme ces personnes qui mangent tout durant les pubs au début des films.
« Tu bosses dans un café pas loin alors ? » Elle zyeute les grains de maïs boursouflés avec une envie quelque peu mitigée, se sentant nauséeuse par rapport à la nourriture en ce moment, alternant un peu trop rapidement entre la boulimie et le dégoût complet du aux crachats qui se font de moins en moins rare. « Oui...à vrai dire je bosse dans un peu tous les cafés du quartier et de la ville limite...y'a personne qui veut me donner de vrai contrat, de vrai job à part entière. » Elle fait la moue, contemplant toujours les grandes pelletés que la serveuse donne dans la réserve aux vitres transparentes afin de remplir les petits pots de carton. «  On me téléphone en renfort quand quelqu'un est absent à la condition que je ne sois pas dans un mauvais jour avec Billy, enfin ça dépend du gérant mais ils n'aiment pas trop que je sois avec en général parce que ça ne fait pas très vendeur, ça ne fait pas la gentille jeune femme serviable quand on a des tubes qui sortent du nez apparemment alors qu'en soit ma tête est toujours la même hein...enfin bref... » Elle le laisse commander avant de déposer rapidement un billet à sa place sur le comptoir pour lui éviter de chercher dans les poches étriquées de son jean troué. « C'est bon discute pas ça me fait plaisir...Sinon je fais du baby-sitting, de l'aide aux devoirs pour les enfants des voisins et puis je garde même la petite fille du procureur de la ville ! Ça en jette n'est ce pas ?» Ils sortent enfin du lieu, elle se cramponnant à son bras pour la route tandis qu'il déguste – non sans encore rouspéter de son petit geste – les fameux popcorn. Elle lui a chopé le skate et le chemin se ponctue seulement de bruits de mastication et de craquements avant qu'ils n'arrivent devant chez elle, plus rapidement que lorsqu'elle en était partie. « Viens mon père est parti à la librairie je pense » Sans appréhender le moins du monde – et pour la première fois qu'elle a un invité d'ailleurs - la réaction de son ami face à la décoration, Ayleen lui ouvre sans aucune gêne les portes de sa demeure. « Tu dois juste enlever tes chaussures pour la moquette mais sinon t'es libre de faire ce que tu veux ! ...On pourra peut être regarder un film dans le salon après avoir cuisiné comme ça on fera ce qu'on avait prévu quand même.»
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Mar 14 Fév - 18:01


 
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« Tour en Europe hein...ce fameux tour de magie pour disparaître durant plus d'un an sans donner de nouvelles n'est-ce pas ? »
Je me force à rire. Généralement, ça passe très bien et les gens n’y voient que du feu. En vérité, j’en ai un peu marre que tout le monde me rappelle à quel point j’ai été un vilain garçon... Je n’ai pas pensé à prévenir, c’est tout. Est-ce qu’elle m’appelait chaque fois qu’elle sortait de chez elle avant ? Non. C’est pas comme si on était engagé d’une quelconque manière… C’est vrai pour elle mais c’est vrai pour tous els autres qui me traitent de faux frère.
J’ai voulu bouger, j’ai eu l’occasion de le faire et j’ai saisi ma chance, c’est tout ! Comment j’étais supposé deviner que mon téléphone portable ne fonctionnerait pas une fois là-bas ? On est censé être la plus grande puissance du monde et nos portables fonctionnent pas dès qu’on change de continent ? Tss ! Bon y avait toujours les réseaux sociaux et moyen de payer pour utiliser un ordinateur, sauf que c’est trucs là m’intéressent pas et que j’ai jamais trop appris à m’en servir.
Roh puis couilles !, j’ai pas pensé à prévenir tout le monde, c’est tout ! Sans compter qu’il y avait le décalage horaire… Les gens se plaignent mais si je les avais contacté au milieu de la nuit pour leur dire que je mangeais des crêpes en France, j’suis certain qu’ils auraient fait la gueule aussi ! Les gens sont jamais contents, c’est tout, c’est comme ça. Mais je ne vais pas me décharger sur Ayleen, la pauvre. Alors je fais semblant de trouver sa remarque très drôle et encaisse son coup bravement, avant de frotter mon épaule comme si elle m’avait fait mal, avec sa force de poulet mayo.
« J’ai pas donné de nouvelles à grand monde » je lui confirme quand elle s’adoucit un peu.

Et puis j’oublie l’incident. Parce qu’au fond, on s’en branle de tout ça non ? J’suis là, elle est là, on est là et on est beaux. Que demande le peuple ! Donc je relaie tout ça dans un coin de ma cervelle. Le coin qui sera balayé ce soir pendant mon sommeil, HOP ! Elle m’avoue habiter encore chez son père et j’opte donc pour l’option consistant à retourner chez elle pour dévorer une concoction de son cru.
C’est là qu’elle aborde le second sujet qui me fâche. Ca commence à faire beaucoup de sujets fâcheux pour une si petite bonne femme ! Je roule des yeux, ne cherchant pas cette fois à cacher mon agacement.
« Oui maman » je lui balance vite fait, avant de m’extasier devant la machine à popcorn qui me fait de l’œil. J’opte pour un paquet de salés et patiente presque sagement, faisant la conversation à mon amie pour ne pas trop languir.
« Oui...à vrai dire je bosse dans un peu tous les cafés du quartier et de la ville limite...y'a personne qui veut me donner de vrai contrat, de vrai job à part entière. »
Je me tourne vers elle, les sourcils froncés. Pendant un instant, je ne comprends vraiment pas ce qui cloche dans le monde. Un fille aussi bonnasse ? Pas engagée dans des cafés ? Les gens sont soit fous, soit complètement cons ! …Et puis je percute tout à coup. Ce n’est pas Ayleen le problème. Le problème, c’est qu’elle n’est pas en pleine possession de sa vie à cause de ses connards de poumons fainéants… Alors je comprends mieux. Enfin non, je ne comprends pas parce que, moi, je la sais capable de beaucoup, mais…bref !
« C’est un peu débile… En plus les gens aiment bien les histoires larmoyantes, ils te fileraient des pourboires énormes ! J’pense qu’ils sont juste jaloux » je lui assure en déposant un baiser sur sa joue, alors que le type fait ENFIN glisser mon pot de maïs soufflé sur le comptoir.
Avant que j’ai eu l’occasion de mettre ma main au portefeuille, Ayleen a déjà dégainé le sien et réglé pour moi. Cette fille est décidément adorable.
« C’est trop la classe ! » je confirme en embarquant mon popcorn, qu’elle manque de faire tomber en s’accrochant tout à coup à moi. « Heeey, bite » je proteste, la bouche déjà pleine, galérant à tout gérer puisque j’ai encore mon skateboard sous le bras.

Je ne le garde ceci dit pas très longtemps. Ayleen m’en décharge pendant notre trajet jusqu’à sa baraque. Je l’imagine dans un grand truc victorien un peu glauque en fait. Avec un décor poussiéreux, beaucoup de tapisseries, de tapis… Quoi que non. Les tapis, ça attire la poussière et avec ses poumons… N’empêche, je l’imagine quand même là-dedans, installée sur un vieux vieux canapé déglingué, entourée de bouquins, une tasse de thé à portée de la main et un plaid sur les épaules.
Et je suis totalement à côté de la plaque. A trois kilomètres au moins ! Sa baraque est hyper haute et…rose. « Wow… » je laisse échapper, enfournant les derniers popcorn qu’il me reste. « Génial ! »
Ayleen m’invite à pénétrer chez elle, me demandant juste de me débarrasser de mes gros écrase merde. Je ne lui réponds pas que ma mère m’a de toute façon appris à me déchausser partout où je vais. Sans doute parce que je n’ai jamais suivi ce conseil en fait… Hm… Bref ! Je me débarrasse de mes chaussures et me défait de ma veste cloutée que j’abandonne sur un porte-manteaux.  
Je m’enfonce alors dans le foyer de mon amie, admirant les tapisseries hautes en couleur, un sourire béat aux lèvres.
« C’est presque pile poil ce que j’imaginais ! » je glousse en tournant sur moi même pour observer le décor, avant de buter dans un petit meuble. « Oops… »
Ayleen me fait comprendre que ce n’est pas grave et je lui demande de m’orienter vers sa chambre. Nous commençons donc par là et, une fois à l’étage, je remarque dès mon entrée dans la pièce que Billy est toujours là. Et parce que je suis poli, je viens lui serer la poignée.
« Hey vieux ! Ça fait une paye ! …Ah me fait pas chier hein ! J’avais besoin d’prendre l’air ! Tu peux comprendre ça, toi qu’en distribue hein… »

Une fois les politesses échangées, je relève la tête et m’intéresse au décor, souriant toujours. Je me permets de toucher à tout. Si ça plait pas, les gens ont qu’à me le faire savoir. Ca ne semble pas déranger Ayleen qui commence par suivre ma progression pour me donner quelques anecdotes intéressantes, avant de me laisser explorer moi-même son univers.  Je fais courir mes doigts sur les étagères chargées, fouine dans les disques de la jeune femme en lui parlant des morceaux que j’apprécie particulièrement. De son côté, elle est allé s’asseoir sur son propre lit et se contente de m’accompagner de son regard chocolat.
Finalement, je choisi un vinyle et vais l’installer sur le tourne-disque. Je savoure le petit craquement émit par l’appareil puis viens me tomber aux côtés de mon amie pendant que la musique commence à s’élever. Les bras en croix, je contemple le plafond, lui aussi décoré.
« Elle est cool ta piaule. Pas aussi cool que la mienne mais ça va » je la taquine en tirant sur le tissu épais de sa robe pour l’inciter à venir s’étendre à mes côtés. Sans trop y réfléchir, sans arrières pensées, j’attrape sa main et commence à jouer avec. « Tu as une idée pour le film ? Et pour la bouffe ? J’voudrai pas t’influencer mais moi j’adore les tartes au citron meringuée…et les crêpes française avec beaucoup de sucre glace et de chocolat ! J’aime aussi la pizza ceci dit. Tu vois, j’suis pas un gars bien difficile. »  

 
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Lun 27 Fév - 0:27

Popcorn
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Elle n'a pas vraiment osé parler plus que cela en pénétrant dans la demeure ; surtout après le mécontentement de Milo. Comme un boulet dans son estomac, suspendu aux chaînes de sa gorge nouée, elle s'est traîné ce problème lourd sur la conscience et elle se le traîne encore. Elle qui avait pourtant voulu bien faire ; elle qui avait voulu juste envoyer une boutade, une taquinerie comme on peut lui en faire quotidiennement, comme n'importe qui s'en fait d'ailleurs. Ce n'était qu'une sorte de vanne, un reproche enrobé de gentillesse et de douceur, un bonbon au message cette fois-ci non déguisé, une pilule qui n'avait pas besoin de passer ni même de se diluer dans la flotte des mots. Coutumière du fait, elle n'a rien rajouté, n'a pas cherché à se défendre, à ôter le masque déposé sur ses véritables attentions de peur de dresser de nouveaux murs entre eux, de s'emmêler, de multiplier les bourdes comme des briques de béton, comme une frontière résolument infranchissable entre leur deux êtres. Elle s'est forcée à sourire, à paraître, évacuant un torrent de banalités à mourir sous une joie véritable mais embuée d'arrière les maux. Offusquée, blessée que pouvait-elle dire de toutes façons si ce n'était passer à autre chose ? Elle s'est contentée comme d'habitude de sauter d’un pied à l’autre sans trop savoir où se mettre, avec une gêne violente, la poussant à presque tomber en s'accrochant vainement aux branches des questions de son ami. Cette histoire peut sembler tellement futile à côté de toutes celles dans lesquelles le monde peut bien tremper, et pourtant, à ses yeux, elle est importante. Car c’est une histoire d’amitié, une histoire de liens plus forts que les autres, plus forts que ceux fragiles qui menacent à tout instant de se briser sur la surface plane de l’hypocrisie. Lui, pourtant, semble déjà avoir tout effacé en plongeant sa tête dans la boite de carton vide de pop-corn. Ne marquant aucun poil d'hésitation sur le pas de sa porte, pénétrant comme s'il était chez lui, sans se sentir forcé de quoi que ce soit, il commença une inspection méticuleuse des lieux, n’omettant aucun détail des pièces, les soulignant tous par un sourire amusé, marqué en biais le long de ses joues creuses qui perdurent dans leur étirement jovial.
Le salon n'est pas sa pièce favorite dans cette maison toute en hauteur et elle veut l'abandonner rapidement, optant plus pour sa chambre. Véritable chapiteau urbain. L'ambiance y est close et poussiéreuse. Les murs puent l'encens et le papier imprimé. Les bizarreries se succèdent d'une pièce à l'autre. Deux séjours à la suite chargés d'animaux empaillés, vestiges de safaris qui n'ont jamais eu lieu, de pays qui n'ont jamais été explorés. Des vases chinois, des porcelaines nordistes, des ivoires supportant des sculptures vaudou et contemporaines aux esquisses d'artistes décédés, morts et enterrés depuis des lustres. Et puis des singes, des aigles, des serpents, des lions, à deux têtes à l'arrière train emplumé et aux iris rosés. Tout ce qui existe aussi bien sur terre que dans l'imaginaire comme dans un musée fascinant. Aussi ridicule qu'intriguant. Et puis des bouquins aussi, beaucoup, des livres à n'en plus finir, des vieux, des plus neufs, des antiquités écrites dans des langues que l'on ne parle plus ou dans d'autres qu'on ne parlera jamais ; il y en a partout et seul le plafond retient cette insatiable ascension. Plus au fond il y a une salle à manger, plus lumineuse et moins encombrée, suivie par une cuisine minuscule. En haut, une bibliothèque, deux chambres dont la sienne qui se situe au point culminent, là où le voisinage fait de cet espace un grenier peu reluisant. Ils y montent après la visite du bazar, sous la demande de Milo qui prend la tête de la montée.
Lumière tamisée, les épais rideaux d'un bleu roi dissimulent un peu le dehors, laissant tout de même le regard capter les branches nues de l'hiver se bousculer contre les carreaux avant de s'enfuir portées par le vent. Ici pas de tapisseries à motifs le long des murs, juste une peinture claire azure et des moulures de bois blanches qui encadrent des meubles rangés, dégagés. « T'es bien le premier à apprécier les lieux ! Ça me fait plaisir, tu vas gagner un pass illimité ici si ça continu ! »D'un geste lent, Ayleen referme la porte sous l'impulsion d'une rire cristallin concernant la blague faite à Billy qui patiente sagement depuis son départ. Elle s'approche du lit, de sa démarche sautillante et légère, quelques mèches brunes lui barrant le visage, glissant le long de son front dans la saccade de ses pas posés sur la musique que Milo vient de lancer avant de venir s'étaler dans le plis de la couette qui s'affaisse, se vide de cet air qui était emprisonné et qui donnait à l'ensemble duveteux des allures de marshmallow confortable. « Il est super content de te revoir, tu devrais le taguer avec les marqueurs qu'y a sur mon bureau d'ailleurs pour lui refaire une beauté! Euh sauf si tes tatouages sont payants même pour les portes-bouteilles ? » De ses deux amandes chocolat, elle définit le contours des gestes masculins, brillantes, elles subliment un sourire qui ne se détache pas de l'homme qui vient s'étendre à ses cotés, qui vient l'attirer à lui et contre lequel elle se love sans se poser une seule question ; une sorte de fusion naturelle. « J'ai pas vraiment pensé à la chose je dois avouer, on n'a pas le même style de films mais vu que c'est toi qui est chez moi, qui est donc par conséquent un invité c'est à toi de choisir j'ai envie de dire. » Ses grandes billes contemplent le plafond avant qu'elle ne se retourne, sa joue écrasée contre l'épaule du jeune homme, la pulpe de ses doigts dessinant des traits imaginaires le long de son torse et de l'arrête de son nez. « Dis Milo ? Je suis désolée de t'avoir un peu agacé avec mes questions sur ton voyage tout à l'heure, je sais que c'est pas la peine de revenir dessus mais vraiment, j'aime pas quand t'es un peu en colère, je voulais plaisanter je suis bien la dernière qui t'en voudrais d'avoir quitté cette ville pour découvrir ce qui s'passe ailleurs... » Elle se ressert un peu contre lui, laissant vider ce petit sac accroché à son esprit depuis tout ce temps. « Tu veux bien me raconter comment c'était ? J'aimerai voyager comme toi et puis tu m'as beaucoup manqué en plus. ». Elle a une petite moue, celle qu'ont les enfants quand ils veulent se faire pardonner, chose qui semble bien en voie et qui lui donne envie de sortir les quelques grammes d'hollandaise qu'elle a dans son tiroir. « Calumet de la paix ? »
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Mer 1 Mar - 14:57


 
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Je suis plutôt emballé par la proposition d’Ayleen de me laisser dédicacer sa bouteille d’oxygène. Dessiner, c’est mon truc. Rouler aussi. Faire du skate et bitcher en compagnie de Taylor. En fait, j’ai pas mal de "trucs"… Bref ! Ca me plairait bien de personnaliser son allié. J’ose pas trop m’avancer parce que, si ça se trouve, elle a seulement dit ça pour faire la conversation, pour aborder le sujet de mon boulot de tatoueur ou pour plaisanter. Si ça se trouve, ça lui plairait pas du tout que je touche à son bébé Billy.
« Normalement c’est payant, mais Billy est un ami alors il aura droit à la ristourne Milo ! » je lui lance donc dans un sourire taquin. « Tout ce qu’il aura besoin de faire, c’est accepter d’héberger un jour en son sein une bouteille d’hélium pour que j’puisse enfin réaliser mon rêve de faire un concert Disney avec une voix haut perché ! J’pense que c’est pas cher payé pour bénéficier de mes talents » j’ajoute avec une évidente fausse modestie, avant que nous nous installions Ayleen et moi sur son lit. En toute amitié bien entendu.
D’abord parce qu’elle est mon amie et que je ne voudrai pas prendre le risque de compromettre ça et ensuite et surtout parce que j’ai déjà une copine. Je n’ai pas rencontré Noemi dans les meilleures conditions possibles, mais peu importe. Elle n’est pas trop chiante, elle a de l’humour et ce petit grain de folie qui me plait bien et que je recherche chez mes partenaires. En plus elle est jolie, ce qui ne gâche rien ! Le seul point noir, c’est la l’existence de sa sœur, tout à fait pénible, hypocondriaque et parano à crever… Mais pour le moment, je m’en accommode plutôt bien.  
Tout ça pour dire qu’iln’ y a pas de malaise entre moi et Ayleen. C’est un peu comme entre moi et Tay. Elle est très jolie, elle peut-être piquante comme elle peut être d’une très agréable douceur, mais je ne la sexualise pas. Et elle non plus. Enfin je ne crois pas. Du coup, je la laisse faire glisser ses doigts fins (bien qu’un peu froids) sur mon corps, là où ça la chante. Mon torse, ma mâchoire immobilisée pendant qu’elle prend la parole pour me répondre à propos du film. Tant qu’elle ne me chope pas d’un coup les boules en me demandant de la choper dans tous les sens, c’est bon pour moi !
« Oula, on va jamais s’en sortir » je ricane doucement. « Moi j’ai aucune idée de ce que tu as à proposer et en plus, j’ai v’la le mal pour prendre des décisions. On est encore là demain. Pas que ça me dérange mais j’ai un repas prévu avec ma frangine à l’appartement c’soir et si j’me pointe pas, elle va me refaire le portrait. Contrairement à ton humble serviteur, elle a une patience archi limitée… Parfois, j’me demande comment on peut être sorti du même moule tous les deux ! …Mais j’crois qu’elle se pose la question plus souvent que moi quand même » je réalise avant de secouer la tête pour chasser ces pensées un peu parasites. Si je pense à Ellie maintenant, je risque de gâcher un peu l’ambiance, parce que ça me contrarie tout ça…    
Nous décidons donc rapidement de nous concentrer d’abord sur la bouffe et de voir seulement ensuite pour un film ou un épisode de série à regarder.

« Dis Milo ? Je suis désolée de t'avoir un peu agacé avec mes questions sur ton voyage tout à l'heure... » enchaine finalement Ayleen, visiblement un peu gênée. Mes sourcils se froncent alors que je tourne la tête dans sa direction, écoutant avec attention ce qu’elle essaie de me dire, sans trop comprendre. Je me suis mis en colère ? Moi ? A quel moment ? je ne m’en souviens même pas… Je sais que ça m’agace un peu quand ce sujet est abordé mais je ne pensais pas avoir véhiculé quelque chose d’assez violent pour qu’elle m’en reparle plus d’une demi-heure plus tard. Je ne pensais pas l’avoir contrariée à ce point. Ca me chagrine un peu parce qu’Ayleen est bien la dernière personne que je veux blesser dans ce bas monde.
« Tu veux bien me raconter comment c'était ? J'aimerai voyager comme toi et puis tu m'as beaucoup manqué en plus. »
« Ben toi aussi tu m’as manqué » je la rassure donc, puisqu’apparemment, elle a besoin de l’être. Pour me faire pardonner, je la rapproche encore un peu de moi et dépose un baiser sur son front alors qu’elle me propose un calumet de la paix.
« Ca dépend… Est-ce que c’est une façon de parler ou est-ce que tu vas vraiment me sortir un calumet de ta Caverne d’Ali Baba ? Non parce que si vraiment tu m’proposes de tâter de la fumette, moi j’vais tomber amoureux de toi direct ! » je fais mine de la prévenir en me redressant sur le lit, pointant un index faussement intimidant dans sa direction.
Et quand elle se dirige vers sa commode pour en sortir un petit sachet d’herbe, je frappe dans mes mains avec enthousiasme, laissant échapper un petit rire démoniaque fort approprié.
« Ayleen Jesaispasquoi McKinney, vous êtes une allumeuse ! » je la réprimande faussement, ouvrant moi-même mon sac pour partager mon herbe avec elle et lui prouver que je ne suis pas un gros sauvage dénué d’éducation. « Une allumeuse mystérieuses et pleine de mystères. J’aime ça ! Fais voir ? » je lui demande en lui faisant signe de me faire le petit sachet contenant la marchandise pour l’examiner avec intérêt. C’est pas que je veuille remette en cause ses goûts mais…pour être honnête, je ne l’imaginais pas toucher à ça et je veux être certain qu’un enfoiré ne l’a pas arnaquée… Mais à vue d’œil et de nez, c’est de la bonne. « Hollandaise ! J’y ai passé presque un mois. Tu sais que j’envisage de retourner là-bas ouvrir mon propre Coffee Shop ? J’y ai passé un super moment ! Et les gens c’est des fous du vélo là-bas… Je roule hein, OK ? Sauf si tu veux m’épater avec tes skills.  J’savais même pas qu’tu fumais pour être honnête… C’est qu’à première vue, on s’dit qu’ça fait pas super bon ménage avec des poumons en carton. »
Il me faut près de dix secondes avant de réaliser l’énormité de mes propos. Je m’arrête dans mes gestes et relève les yeux vers Ayleen, un peu gêné.
« Désolé… Parfois j’oublie qu’c’est grave c’que t’as et tout ça. Ma sœur me dit qu’il faudrait vraiment que j’tourne ma langue dans ma bouche sept fois avant d’l’ouvrir. Mais t’imagine le temps que j’perdrais ? » je tente de plaisanter, espérant ne pas avoir jeté un froid. « Il paraît qu’c’est bon pour le diabète, un peu d’fumette. Mais pour toi… Tu vas pas m’faire un faux plan si on fume ça hein ? »

 
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Lun 17 Avr - 19:04

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« Je sais que j'ai l'air un peu lourde de reparler de ça longtemps après mais j'aime pas avoir ne serait-ce qu'un petit malentendu avec les gens que j'aime beaucoup. Surtout toi mon Milo. » Elle esquisse une légère moue avant de balancer le petit sachet de plastique transparent sur les draps froissés du lit centenaire, sortit tout droit d'une vieille baraque du dix-huit ème siècle paumée dans le passé d'un sud esclavagiste. Il lui sourit. D'un étirement franc et sincère qui rassure l'inquiétude ambulante, personnifiée qu'elle peut être parfois. Il a dans ses yeux un éclat qui illumine toute la pièce de la lumière d'une joie sans faille, pure, innocente et bercée d'humanité. Il doit avoir quelque part, dans un coin bien abrité de leur psychisme cette même envie de danser, de faire tourner les conventions, faire valser les interdits pour profiter un instant de la cadence saccadée de ce que peut offrir de mieux dame Nature à l'aube de ses pays exotiques où un peu plus chaud que le leur tout du moins. Décadence sage de tous les adolescents qu'ils ne sont plus officiellement aux yeux de la loi, Ayleen et Milo se redressent pour comparer leurs marchandises respectives un peu plus en détails. « Nan ne t'inquiète pas, je sais gérer au calme, je suis dans un bon jour en plus là ! Je sens que je peux me le permettre et puis je fume pas plus que ça hein. C'est plus occasionnel quand j'ai besoin de me changer les idées, tu vois, des fois y'a plein de trucs qui tournent trop là dedans ça fait des pfiouuu pffff comme ça et c'est pas gérable pour moi, genre pour dormir par exemple alors j'en prends quelques taffes et roule ma poule ! » Elle sautille un peu sur le matelas qui grince pour coller son dos rond de chat contre les coussins moelleux. Sous sa peau hâlée mais bien pâle si on considère ses origines lointaines, les vertèbres pointent leurs bouts d'os. Un petit chemin qui court sur toute la longueur, comme un amas de plein de petits cailloux en rangée, parfaitement  entortillés dans la position lézardeuse qu'elle prend pendant qu'il fait craquer les lianes herbeuses de la came sèche, prenant garde à recueillir les miettes du sésames dans les creux de son jean limé avant de les amasser dans sa paume pleine de tabac. « Hey mais c'est pas juste ! Tu sais mieux y faire que moi, les miens ressemblent à des chaussettes moisies tout le temps ! » Sa respiration d'une douceur rare s'accompagne d'un soupire de déception minime alors qu'elle se penche vers son tiroir encore ouvert. De là, elle en sort les quelques cadavres de ses exemples ratés « Regarde Milo, c'est tout nul, ça me déprime, mon père les fait vachement mieux mais bon, il fait ça depuis les années 70 et moi je suis pas censée fumer donc j'me vois pas lui demander de m'en faire. J'arrive jamais à les finir d'ailleurs. C'est nul...Dis ? Tu pourras m'en faire trois - quatre d'avance et tu prends la fin de ma réserve en échange tu veux bien ? » Il approuve sa requête en pinçant du bout de ses longs doigts fins le joint parfaitement taillé. Dans des coups de briquets, il fait jaillir des étincelles. Un léger sifflet de gaz s'échappe avant de se clôturer dans une flamme impeccable qui embrase le tube illicite entre ses lèvres qui brasse la fumée. Ayleen, elle, attend son tour, se vautrant de tout son long, ses cheveux bruns s'éparpillant sur le tissus, cachant quelques traits juvéniles de son visage s'agitant pour prendre enfin ses inspirations. Doucement, montant sur son nuage elle contemple rêveuse le plafond coloré de sa chambre, de sa cage à oiseaux personnelle, ivre de liberté.
« Si tu pars là bas pour faire ton business j'irais avec toi je crois... enfin si tu veux de moi hein. Je sais bien faire à manger, je sais servir les gens, mon CV est plein que de ça niveau expérience pro' et puis je suis mignonne et il paraît que je me débrouille pas trop mal au lit si les hollandaises ne sont pas terribles...Je suis la candidate idéale avoue ! Parce que quand même ça doit être sacrément moins pollué qu'ici, les gens doivent être un peu moins...stupides, aigris, fatigués par tout ce qui peut se passer dans un endroit comme le notre. » Elle a une brève pensée pour son paternel, enfin tout du moins pour l'homme qui a mis sa petite graine entre les cuisses d'une putain, ce créateur naturel de sa personne qu'elle ne peut renier ni même oublier. Lui qui, par delà les murs effrités de sa prison sociale de types en cuirs sur des bécanes, évite la prison pénale et en instaure une vitale aux personnes qui le croisent. « Oui je partirai avec toi je crois bien...j'ai jamais pu voyager parce qu'on flippe toujours que je fasse un choc en avion ou que je ne supporte pas le pollen d'une fleur ou l'air d'une rue. Tout ce que j'ai des autres pays ce sont de maigres idées, des images qui sortent d'histoires, de bouquins que j'ai lu ou parce qu'on a un tas d'objets qui viennent d'ailleurs et que depuis petite je pose des questions dessus parce que je suis trop curieuse. J'aimerai bien voyager vraiment en fait, c'est le truc que je veux le plus faire !...Tu m’emmèneras avec toi la prochaine fois que tu pars hein ? » Se relevant en saisissant le bras de son compagnon d'infortune dans un mouvement ample du bras elle plonge son regard terreux dans l'océan de son ami « Tu vois, ce que je veux dire c'est que j'ai pas l'impression que si demain il m'arrive un truc..enfin j'ai pas l'impression d'avoir vu suffisamment, tu comprends ? Moi aussi je veux prendre une photo comme si la Tour Eiffel me piquait le doigt, ou une comme si il fallait que je redresse la Tour de Pise...Ah mince ! Attends Oscar, mon lapinou veut sortir. »
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Jeu 20 Avr - 16:03


 
ayleen & milo
popcorn

 

J’espère qu’elle ne va pas me répondre qu’elle n’a jamais fumé et veut tester ça avec moi. Je suis du genre irresponsable, tout le monde le dit, mais peut-être pas à ce point. Pas au point de mettre volontairement la vie d’une amie qui m’est chère en danger. Et faire fumer une fille atteinte de mucoviscidose qui ignore comment elle pourrait réagir ne paraît pas être l’idée du siècle… Même à moi. Bref, du coup je me pose la question et je décide de la lui poser directement à elle, histoire de me rassurer. Et c’est le cas. Si elle me dit que c’est bon pour elle, je lui fais confiance. Je sais gérer ma glycémie depuis le temps et je pense qu’Ayleen n’est pas du genre à faire du tort à ses amis. Me mentir là-dessus serait vraiment salaud et je lui fais assez confiance pour la croire sur parole. Dans un mauvais film d’adolescents, ce serait surement un coup fourré, un piège pour me faire payer mon départ en Europe. Mais comme je ne crois pas lui avoir brisé le cœur ou quoi que ce soit de ce genre, je crois que j’suis tranquille !  
« D’acc ma belle ! » je lui souris donc en me mettant au travail.
Je comprends tout à fait ce qu’elle veut dire. Même les "pfiou", ça me parle. C’est d’ailleurs pour me vider un peu la tête que j’ai commencé à la fumette alors que j’étais assez jeune. Faut dire que dans le quartier où j’ai grandi, il y avait pas mal de fumeurs, et ils ne se limitaient pas au tabac.
« J’vois trop c’que tu veux dire. C’est d’la bonne conso. J’suis fier, si tu savais » je plaisante en venant déposer un baiser rapide sur sa joue délicate, qui a commencé à se réchauffer.
Pendant qu’elle s’installe plus confortablement, je m’occupe de parsemer le tabac pour balancer convenablement le joint que je nous roule. Elle me regarde faire et je commence à chantonner une petite comptine de mon enfance. C’est ma chanson de roulage. Bien sûr, je ne suis pas les paroles exacte et Row, row, row your boat, gently down the Stream ; merrily, merrily, merrily, merrily, life is but a dream se transforme pour l’occasion en roll, roll, roll a joint, twist it at the ends ; light it up and take a puff and pass it to your friends. Je commence à tasser le tout à l’aide d’un crayon que je lui ai emprunté lorsqu’Ayleen reprend la parole.
« Hey mais c'est pas juste ! Tu sais mieux y faire que moi, les miens ressemblent à des chaussettes moisies tout le temps ! » bougonne-t-elle, m’arrachant un petit ricanement attendri. Je la regarde se pencher pour attraper quelque chose dans le tiroir de sa table de chevet, pendant que le bout de ma langue glisse sur le papier fin.
Mes sourcils se froncent quand elle évoque son père. Je ne le prenais pas pour un fumeur. Je l’aime encore plus maintenant !  
« Ouais, carrément. Tes désirs sont des ordres » je lui souris, concluant ma phrase d’un clin d’œil complice. « Mais j’vais pas te dépouiller. Tu peux garder ton herbe, j’ai tout ce qu’il me faut, Miss Chaussettes Moisies. »

Là-dessus, je porte le joint – une véritable œuvre d’art, en réalité je crois que c’est un de mes plus réussis, mais je ne vais pas casser le mythe ; de toute façon c’est toujours mieux que ce qu’elle réalise, effectivement – à mes lèvres, un briquet entre les mains. J’aspire par petits à-coup pendant que la flamme caresse le papier et l’embrase finalement. Une fois satisfait, je me laisse aller à ses côtés, fourrant distraitement le briquet dans ma poche. Je passe un bras sous ma tête et tourne mon regard dans la direction de la jeune femme qui se livre et parle avenir. Ca me plait bien cette idée. Je nous imagine tous les deux, perchés sur un même vélo, près du port. Ses cheveux flottant dans l’air et venant balayer mon visage en même temps que le vent froid. Je l’entends rire. Et puis son souffle est coupé par la vitesse grisante… Elle étouffe de liberté et moi je contemple son bonheur et ne peut m’empêcher de le partager. Je n’ai d’yeux que pour elle et nous vivons d’Amour, d’herbe et d’eau fraiche.
Jusqu’à ce qu’elle étouffe pour de bon, me souffle une petite voix pernicieuse. Et comme de fait exprès, elle me demande pile à ce moment si je pourrais l’emmener avec elle lors de mon prochain voyage. Elle se redresse, on en peut plus sérieuse, son regard chocolat ferrant le mien et en le lâchant plus.
« Tu vois, ce que je veux dire c'est que j'ai pas l'impression que si demain il m'arrive un truc…enfin j'ai pas l'impression d'avoir vu suffisamment, tu comprends ? » me demande-t-elle, m’empêchant de me débiner. « Moi aussi je veux prendre une photo comme si la Tour Eiffel me piquait le doigt, ou une comme si il fallait que je redresse la Tour de Pise...Ah mince ! Attends Oscar, mon lapinou veut sortir. »
Sauvé par le gong. Enfin sauvé par Oscar le lapin du coup…

« Pendant deux secondes, j’ai cru qu’c’était un sous entendu complètement sexuel » je la taquine, trop heureux de pouvoir rebondir sur autre chose.
C’est vrai que c’est lâche mais ça va me déprimer ce genre de sujet et j’en ai pas envie du tout. Fumer un joint, sortir voir un film, OK, mais l’emmener à l’autre bout du monde ? Ca j’en sais rien. Ca, ça a l’air d’être une sacrée responsabilité et j’suis pas très doué pour tenir des promesses. C’est pour ça que j’essaie d’en faire le moins possible et j’ai pas envie de la décevoir, elle. Surtout pas elle.
« J’suis tout excité maintenant, c’est malin » je fais mine de la réprimande pendant qu’elle s’éloigne pour aller libérer le lapin en question. Je me redresse sur mes coudes et tire encore quelques lattes avant de lui tendre le joint sitôt qu’elle revient vers moi. Sauf qu’elle le fait avec sa bête dans les bras… Mon sourire se crispe un peu, se transformant en une grimace de gêne. « Faut que j'te dise Ayleen... J’suis pas hyper fan des lapinou… J’suis pas très fan des animaux en général… » je lui confesse donc. Je vois bien que ça la contrarie alors je m’empresse d’essayer de rattraper le coup : « ‘fin c’est mignon et j’leur veux pas de mal mais juste… Ca perd ses poils, ça peut mordre et ça fait caca et pipi. Puis surtout, ça meurt trop vite. Ma sœur avait un cochon dinde qui s’appelait Ramsès et il me pissait dessus chaque fois qu’elle me le collait sur les jambes et m’a mordu au moins deux fois. Un jour il est tombé malade de je sais pas quoi, il saignait de son museau et tout ça alors mon père l’a achevé au marteau. Mais il m’a pas dit qu’il allait faire ça ! Il m’a demandé de l’aider au garage, à le tenir et là PAF ! Il lui a éclaté la tronche. Mais littéralement ! » je lui raconte en mimant le geste, plusieurs fois, revivant la scène sans aucun mal. « Et après ma sœur qui vient chialer dans mes bras et me dit genre : c’est bon il a pas souffert ? J’étais trop mal ! C’était horrible… Donc j’aime pas les petites bêtes. J’aime pas trop les grosses non plus… Puis j’aime pas qu’on possède un animal. C’est pas à nous. ‘fin j’comprends qu’on veuille en avoir tout ça, mais c’est pas fait pour être dans une cage un lapin… C’est fait pour aller baiser dans des terriers à tout va ! Là il peut pas baiser ton Oscar… J’suis sûr que tu l’aimes très fort mais bon, voilà… »
Tout en diplomatie… Je suis un crétin.
« Désolé. J’voulais pas t’faire de peine ou quoi. J’suis sûr qu’il est très heureux ton Oscar et qu’il mange plein de carottes… Peut-être que dans la nature il aurait été bouffé par un loup en trois jours. »
Brillant rattrapage ! …Non ?      


 
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Dim 14 Mai - 17:45

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Le cinéma est un mélange parfait de vérité et de spectacle.

Les pieds nus sur le parquet grinçant elle se dirige vers un petit renfoncement de la pièce ou se trouve les quelques cages en ferraille d'infortune pour ses compagnons de toujours. Oscar et ses copains rats Papuche, Ten et les deux autres Shakespeare et Abraham se précipitent contre les barreaux blancs, faisant aller l'air qu'ils hument au bout de leur museau gigoteur, cherchant à atteindre le sommet en se hissant difficilement, touchant du mieux qu'ils le peuvent la grandeur de géante qu'elle peut avoir à côté d'eux. « Tu sais quand même que ça fait au moins la troisième fois que tu me fais un sous-entendu sexuel en l'espace d'une seule et même heure Milo? » Un rictus plane délicieusement sur la gueule d'ange qui se retourne sur le corps masculin étendu de tout son long sur le lit aux draps défaits. « Il faut faire attention avec ce genre de phrase parce que je vais finir par vous prendre très au sérieux mon cher monsieur Lawson et ça ne va pas remplir nos estomacs du tout ! » Invitation suprême à la débauche propre à la jeunesse dans des pouffements de rire un peu gras qu'elle ne dissimule guère ; les aises qu'il prend ouvertement avec elle la rassurent. Offert un peu comme ces mannequins-plateaux filiformes sur lesquelles on dépose des sushis, Milo s'étale un peu plus sur le matelas. Bien évidemment elle sait qu'il s'affalerait ainsi presque n'importe où en réalité, ; elle sait qu'il pourrait se laisser couler comme un carré de chocolat en plein soleil sur un chiotte public si l'occasion de fumer de la bonne herbe lui était donnée. Mais au moins, il semble se sentir comme chez lui avec elle et c'est ce qui lui importe. Avec Milo, tout semble limpide. Clair. Il n'y a pas de secrets, pas de tergiversations intérieures pour savoir comment sortir un truc à l'autre, comment lui faire part de ses joies, de ses peines, de ces merdes quotidiennes qui foutent des boules au fond du gosier. Brut, comme la lumière du midi qui vient taper sur leur peau, sur le tissus froissé de leurs vêtements. Il ne ferait pas de gestes hypocrites. Il ne lui ferait pas de sourire d'arnaqueur, de masque élégant vissé sur la gueule de la vérité. Et quand bien même il maquillerait ses traits d'un quelconque malaise, il produirait assez d’électricité dans l'air pour que l'alchimie, qu'ils partagent depuis la puberté, fasse dresser les petits poils qui parcourent sa délicate échine féminine. D'ailleurs, il y a là quelque chose qui traverse subitement son visage. Il n'a même pas besoin d'énoncer clairement son monologue qu'elle capte directement où il veut en venir. Son corps se raidit, il se redresse, débite son histoire pleine d'excuses avec les mains qui partent en avant comme un bouclier ultime à une possible mauvaise humeur qui lui monterait aux narines. Il n'en n'est rien pourtant. Elle n'est pas du genre à fulminer, encore moins à se laisser facilement heurter depuis le temps où on lui claque des phrases désagréables dans le creux de l'oreille. « Hey, hey hey. Stop. Stop. C'est bon, c'est moi Ayleen, tu te rappelles ? La gentille fille. Je ne vais pas me mettre à pleurer parce que tu ne veux pas qu'Oscar te fasse potentiellement pipi dessus. Ne t'inquiète pas je comprends parfaitement Milo. C'est moi qui suis désolée, je me souviens maintenant que tu m'avais déjà raconté cette histoire à l'époque quand on était à l’hôpital. Ça m'était sorti de la tête excuse moi c'était à moi de me rappeler de ça, je fais une hôte pitoyable pour le coup pour t'imposer mes bébêtes. Ne te casse jamais la tête à te justifier autant avec moi veux-tu ? » Son genoux quitte lentement le sol pour laisser les cages bien correctement fermées au plus grand désespoir des petits pensionnaires qui s'agitent dans de légers bruits distinctifs qu'elle tente d'ignorer en rejoignant le lit. Dans un vif mouvement du corps, soudain, elle se précipite sur son ami dans un bond terriblement immature. S'écrasant contre lui, il proteste d'une douleur feinte qu'elle tente de masquer en enchérissant son attaque par d'autres, tentant de le chatouiller et de lui dérober le joint qu'il garde fermement entre ses doigts. « Bon donne le moi, c'est mon tour maintenant, tu as assez pompé comme ça dessus...euh...pardon. » Un éclat rouge colore ses joues avant qu'elle ne le calme dans une taffe qu'il lui cède enfin non sans parvenir à se dépatouiller rapidement de la robe qui s'est entortillée autour de ses jambes.
Le silence retombe doucement sur leur duo qui sent les premiers effets de la substance monter dans leurs veines. Les grands yeux terreux de la jeune femme se teinte un peu de rouge, rapetissant alors leur grandeur enfantine. « Je suis contente que tu m'ai dis les choses, au moins toi tu es sincères avec moi. Et puis bordel c'est vrai ça ! » Elle se retourne d'un coup sur lui, bouche ouverte, surprise, repassant en boucle dans sa petite caboche les phrases qu'il a pu lui dire précédemment. « C'est vrai qu'il ne peut pas baiser et faire sa vie de lapin normal ! Tu as raison Milo ! Tu as même sacrément de bordel de raison ! J'ai pas le droit du tout de le garder en cage comme ça. C'est pas bien, qui je suis moi pour imposer ça à un pauvre animal hein ? Je crois que je vais aller faire un tour en foret demain pour repérer quelques endroits avec d'autres lapins pour qu'il y fasse sa vie tranquillement. Oscar doit avoir le droit de baiser dans la nature, quand il veut où il veut, de faire des Oscarinets dans un terrier ! » Déterminée, elle hoche la tête en signe d'approbation à ses propres dires très sérieux. Et puis elle pince ses joues pour tirer à nouveau sur le bâton bon à rallumer, se perdant encore un peu dans ses songes. Ses rats, eux, vont crever elle le sait. D'ailleurs ça risque de se produire d'ici même pas un an, dans les prochains mois. Parce que c'est un cycle. C'est le leur, un rond de vie autre, différent, qui comme n'importe quel être en ce bas monde commence par une naissance et termine par un décès. Ses éternels protégés par égoïsme humain de ne pas se retrouver seule dans une grande baraque âgée aux objets bizarres, sont juste enfermés dans des cages encore plus triste que Billy lorsqu'elle lui change sa bouteille. « Bon. Je vais descendre faire à manger, en bas les animaux sont juste empaillés ils perdent pas leur poils et ont déjà baisé eux. » Elle laisse chevroter un rire entre ses lèvres tout en prenant appuie sur son compagnon dans l'espoir vain de se relever comme-ci rien n'affectait son comportement. « Tu veux manger quoi du coup ? »
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MessageSujet: Re: Popcorn ft Milo Dim 21 Mai - 9:24


 
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« Tu sais quand même que ça fait au moins la troisième fois que tu me fais un sous-entendu sexuel en l'espace d'une seule et même heure Milo? » me fait remarquer mon amie en se tournant vers moi, avant de me glisser de me méfier, sans quoi elle pourrait bien me prendre au mot. Je ricane en même temps qu’elle et adopte une pause faussement lascive, mode "Dessine-moi comme une de tes françaises Jack" !
« Oh mais t’inquiète pas de ça, j’ai ce qu’il faut pour remplir ton petit estomac » je lui lance en faisant glisser ma main libre sur mon menton, papillonnant des cils pour jouer les allumeuses. Ca a l’air de l’amuser alors je poursuis sur ma lancée. « Je te nourrirai de jour comme de nuit, dans des placards ou dans les WC ! J’te prendrai sur la vasque complètement kitch que j’ai aperçu dans ta salle d’eau ou près de ce p’tit coin que j’ai repéré près du grille-pain d’ta cuisine ! Ce sera pas complètement dégueu parce qu’on aura plus besoin de manger pour vivre ! Mon énorme anguille viendra explorer les trésors de ton huitre perlière ma douce ! » je minaude en écartant mes bras autour de ma bouche pour en sortir ma langue percée et l’agiter. « Tu mouilles déjà ou pas ? Non parce que si c’est pas suffisant, sache que je ferai tout ça en ne portant, en tout et pour tout qu’un poncho»  
Elle fait mine de défaillir d’excitation et je hausse les sourcils d’un air libidineux avant de recommencer à rire comme un con et de tirer à nouveau une latte. Et puis elle s’éloigne, pour aller s’occuper de son Oscar.
Avec lequel elle revient alors que je m’apprêtais à lui filer le joint.  

Ayleen s’empresse de me rassurer sur le fait que je n’aurai pas besoin de cajoler sa boule de poils. Ouf putain ! Elle sait pas que c’est rare ce genre de comportement. D’habitude, les gens ne comprennent pas et m’obligent à caresser leur soi-disant adorable animal et tente de me forcer la main, persuadés de la mignosité de leur compagnon de vie. Eh ben non, connard ! J’trouve pas ton chat beau ! J’trouve qu’il pue la pisse et en plus il est gros et ses griffes font mal ! Pareil pour ton chien ! Il pue de la gueule et il est franchement laid !
Ayleen revient donc sur ses pas et renferme sa bestiole, pour mon plus grand soulagement. Elle revient ensuite vers moi et me saute dessus. J’écarte le joint pour éviter de la brûler sans faire exprès et une lutte s’entame entre nous, le mettre hors de sa portée d’elle devenant une sorte de jeu.
« Bon donne le moi, c'est mon tour maintenant, tu as assez pompé comme ça dessus...euh...pardon. »
Je grimace, un sourire toujours étiré sur mes lèvres, ne comprenant pas vraiment la raison de ses excuses ou de la teinte que prennent ses joues. Parce qu’elle a fait un sous-entendu sexuel ? Parce qu’elle a exigé quelque chose de moi ? Plutôt que de la gêner encore un peu plus en lui posant la question, je me contente de lui filer le joint qu’elle a largement mérité (faut dire qu’elle a raison, je me suis bien siffler la moitié) et cale mes mains derrière ma nuque pour profiter pleinement de ses effets. Je fume depuis longtemps et il me faudrait une dose et un produit bien plus puissants pour réellement me faire planer, mais la sensation de calme qui m’envahie malgré tout reste agréable.

Mais mon amie ne tarde pas à rompre le silence apaisant qui est tombé sur sa chambre unique dont j’observais le papier peint. Je me tourne vers elle alors qu’elle commence à s’emballer. Etant une fumeuse occasionnelle – et puisque j’ai un peu chargé le joint quand même pour bénéficier d’un minimum des bienfaits de l’herbe – Ayleen est monté bien plus rapidement que moi. Elle parle de faire un tour en forêt demain, pour rendre sa liberté à son lapin, afin qu’il puisse baiser tout son soule. Je l’écoute patiemment, attendant de pouvoir en caser une.
« Ben tu sais, j’crois qu’c’est pas une si bonne idée qu’ça. ‘fin maintenant il a grandi dans sa p’tite cage, il va être perdu dans une grande forêt. Puis il a pas appris à s’défendre, il se fera sans doute attaquer par d’autres lapins ou d’autres saloperies qui trainent dans les bois. C’est une fausse bonne idée ma belle » je lui souris en venant caresser le bout de son petit nez. « J’aime bien ton nez. C’est une petite selle à fée… »
« Bon. Je vais descendre faire à manger, en bas les animaux sont juste empaillés ils perdent pas leur poils et ont déjà baisé eux » rit-elle en essayant de se redresser, se révélant bien maladroite à cet exercice. « Tu veux manger quoi du coup ? »
« On va voir c’que t’as en stock. Si tu m’fais rêver d’une pizza et qu’t’as rien pour en faire, j’vais être déçu » je lui fais remarquer en me redressant, l’aidant à faire de même. Tentant toujours ses mains dans les miennes, calant le joint fraichement récupéré entre mes lèvres, je la fais tournoyer un peu. Elle manque de perdre l’équilibre mais ma prise est ferme et je commence à fredonner un vieil air d’une chanson issue de la BO des Gardiens de la Galaxie dont les paroles comme le titre m’échappent. Je la fais danser une poignée de secondes encore avant de la faire basculer en arrière me penchant au-dessus d’elle, comme si je m’apprêtais à l’embrasser. Sauf qu’il y a bien sûr le joint entre nos lèvres.

« Oh ! T’as déjà fait un shotgun kiss ? » je lui demande tout à coup. Elle secoue la tête à la négative, visiblement un peu étourdie par ses tours de piste et je l’incite à se redresser. Elle est un peu déstabiliser par sa soudaine remontée et reste accrochée à moi pendant que je porte une main au joint pour le caler entre mes doigts et lui expliquer ce que je compte faire, si elle est partante. « Faut qu’t’essaie ! C’est pas sexuel, t’inquiète. J’vais l’prendre en bouche et tu dois aspirer c’que j’ressors, OK ? C’est génial, tu vas voir ! »
Comme elle a l’air partante, je place le joint entre mes dents, prenant garde de ne pas me brûler la langue et me baisse pour lui permettre d’atteindre ma bouche, l’incitant par mes gestes à se rapprocher et placer sa bouche contre la mienne. Je souffle et de son côté, elle commence à aspirer la fumée qui ressort par l’extrémité finement roulée. Ses lèvres effleurent les miennes.
OK, j’ai menti. C’est complètement sexuel. En tout cas, ça m’échauffe un peu, là, dans le bas du ventre. C’est une sensation délicieuse, je ne vais pas mentir…  
Et puis la magie s’estompe un peu quand elle se redresse, prise d’une quinte de toux. Je me redresse, me débarrasse du joint entre mes lèvres et la surveille, un peu inquiet. Peut-être que c’était un peu prématuré… Pour être honnête, ses histoires de poumons malades m’étaient un peu sorties de la tête.
« Merde, ça va ? J’avais plus pensé. C’est un peu violent si t'as pas l'habitude… »


 
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