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 let me in, little pig

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MessageSujet: let me in, little pig Lun 19 Déc - 8:47





let me in, little piggy
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Kurtis frotte ses yeux brûlants d'une main, gardant l'autre sur le guidon de son vélo. Après cette livraison, il aura terminé sa tournée et n'aura plus qu'à rentrer au bercail déposer le deux roues que lui confie sa boite pour la journée. Il espère que ça ira vite, mais rien n'est moins sur... Parce que le client a demandé à avoir à faire à lui, spécifiquement. Ça arrive de temps en temps. Chaque coursier se voit attribuer un secteur bien particulier de la ville et quand il se révèle efficace, les clients exigent parfois que le type en question lui soit attribué et livre chaque paquet personnellement. C'est généralement synonyme d'un bon pourboire... Jusqu'à récemment, Kurtis n'avait jamais eu droit à ce genre de choses et ça l'arrangeait bien. Si être un livreur exclusif est synonyme d'un pourboire plutôt coquet, ça signifie également que le coursier doit se montrer flexible sur les horaires de temps en temps... Très peu pour lui. Mais ces derniers temps, à cause de son passage éclair devant les caméras de la ville lors de l'incident d'Halloween, il a été reconnu par plusieurs personnes qui l'ont choisi pour devenir leur livreur perso. La poisse. Aujourd'hui, il doit donc se coltiner une dernière course pour un client "spécial". Ce qu'il trouve bizarre, c'est qu'il n'a jamais livré à cette adresse... Mais il a d'autres choses en tête et ne s'est pas posé beaucoup de questions à ce sujet.
À tort.  

Baillant à s'en décrocher la mâchoire, il arrive dans un quartier peu fréquenté de son secteur et repère la baraque qui l'intéresse. Les volets sont clos. Curieux. Mais Kurt est pressé de terminer sa journée et a laissé sa paranoïa au placard. Il pense à ce qu'il fera une fois sa journée terminée. Max lui a demandé de passer et il espère qu'il ne lui demandera pas de bosser au club cette nuit... Mais y a de fortes chances que ce soit le cas.
Le prospect descend de sa selle, appuie son vélo contre le muret qui délimite la propriétée silencieuse et grimpe les trois marches du perron. Il frappe à la porte et s'annonce.
« JamPony, madame. J'ai un paquet pour vous. »
Et puis il attend, tournant et retournant le paquet entre ses mains. Une voix féminine l'invite à entrer et il s'exécute, pénétrant dans le hall plongé dans l'obscurité. Il annonce à nouveau la raison de sa présence ici et la voix tremblante de la femme s'élève depuis la seule pièce éclairée.
« Par ici. »
Kurtis s'avance donc, pressé d'en finir. Son regard se pose sur le décor et il se fige. Parce qu'en réalité, il n'y a pas de décor. Juste un carton posé dans un coin, une chaise sur laquelle est posé un cadre photo et un halogène. Et pas de fille. Il s'avance encore, intrigué, se demandant où il est tombé. Lorsqu'il arrive devant la photographie encadrée et reconnait les deux femmes y apparaissant, son sang ne fait qu'un tour et il est parcouru d'un frisson.
« Tu la reconnais ? »
Il sursaute et fait volte-face, se retrouvant pratiquement nez à nez avec le canon d'un flingue braqué sur lui. De l'autre côté, se tient la fille qu'il vient de voir sur la photo. Celle qui se trouvait à la soirée d'Halloween.
Kurt avale péniblement sa salive et prend sur lui pour ne trahir aucune émotion. Il ne faut pas qu'il ait l'air impressionné. Face au danger, il y a deux options : fuir ou faire face. Et Kurtis n'est pas du genre à détaler...
« Qu'est-ce que tu glandes avec ça ? T'vas blesser quelqu'un Maggie. »
« Je t'ai posée une question ! » s'emporte la brune, les yeux embués de larmes et exorbités de peur. Elle tremble. De rage ? De peur ?
« Bien sûr que j'la reconnais. T'crois que j'pourrai l'oublier ? »
« Tu l'as laissé mourir ! Ils te traitent en héros alors que tu l'as laissé mourir ! »
« J'ai fait c'que j'pouvais ! J'suis désolé qu'ça ait pas été assez, mais c'est comme ça ! » Il pourrait utiliser le même argument que Mia ce soir là, lui rappeler que son amie a ingéré la drogue toute seule, comme une grande. Mais ce serait remuer le couteau dans la plaie et il n'en a pas envie. « Pose ce flingue maintenant » s'agace Kurtis en désignant l'arme du menton.
« J'allais lui avouer ce soir là tu sais... Si elle n'avait trouvé personne pour rentrer je lui aurai avoué. J'ai rien pris ce soir là pour être en pleine possession de mes moyens... »
Kurtis ne réagit pas. Qu'est-ce qu'il pourrait bien dire de toute façon ? La fille est morte et rien de ce qu'il pourra dire ne la soulagera maintenant.
« On aurait été heureuses. Et toi et ton club de merde, vous avez tout gâché ! Vous l'avez tuée ! »
« C'est pas not' faute. »
« Alors c'est la faute de qui hein ? La sienne ? La mienne pour l'avoir amenée à être stupide fête ? Dis-moi qui est responsable ? »
« J'en sais rien ! Ces connards de serbes ! »
« Je veux des noms ! »
« J'en ai pas ! Maintenant pose ce truc ! »
« Alors je vais me servir du seul nom que j'ai... » réponds la jeune femme en attrapant son arme à deux mains, arborant une expression résignée.
« Tu crois qu'tu peux m'tirer d'sus ? Tu crois qu'i' suffit d'appuyer sur la gâchette ? Tu crois qu'c'est aussi facile que ça ? »
« La ferme ! Ferme ta putain de gueule ! Elle est morte et t'as rien fait ! T'as laissé ta copine me frapper ! Tu vas payer ! »
Kurtis serre les dents. Il ne croit pas qu'elle tirera. Il ne croit pas qu'elle osera appuyer sur la détente. Elle tremble comme une feuille, est blanche comme un linge et il voit plus de désespoir que de colère froide ou d'envie de vengeance dans son regard humide. Il ne croit pas mais il n'en est pas certain. Alors il agit.

Ce qu'il va très vite regretter. Il lance son paquet en direction de la fille qui pousse un cri et lève ses bras pour se protéger. Kurtis, lui, s'élance en avant pour profiter de l'effet de surprise. Mais Maggie tient bon et quand il essaie de lui arracher l'arme des mains, le coup part.
D'abord il ne ressent rien. Rien d'autre qu'une pression sur sa cuisse. Sans doute à cause de l'adrénaline. Peu importe. Maggie lâche son arme et se recule de quelques pas, les yeux exorbités de terreur, ses deux mains portées à sa bouche. C'est au moment où le prospect veut se baisser pour ramasser le flingue qu'il ressent une douleur cuisante qui lui électrise toute la jambe. Cette conne lui a tiré dessus. Il ravale un juron et regarde, médusé, le trou dans son jean quasi neuf. Il porte une main à l'arrière de cette même cuisse et sent quelques chose de chaud et mouiller imbiber son pantalon. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre qu'il s'agit de son sang.
« J'suis désolée ! J'voulais pas ! Je... C'est toi qui m'a fait peur ! »
Kurtis lui assène une gifle magistrale. C'est parti tout seul. L'empreinte rougeâtre qu'il laisse sur la joue blafarde de la jeune femme ressemble à une peinture de guerre grotesque.
« Tu m'as frappée ! »
« Estime-toi heureuse que j'te bute pas ! Tu m'as tiré d'sus putain ! » se défend le coursier en se tordant le cou pour essayer de voir à quoi ressemble l'impact de sortie...
« Faut...faut que tu ailles à l'hôpital...»
« Très bonne idée ouais ! » ironise le prospect entre ses mâchoires serrées. « Comme ça j'vais avoir droit à un interrogatoire et toi à un séjour en prison. »
« Peut-être que c'est ce que je mérite. Après tout ce que j'ai fait... »
« Dis pas d'conneries... »
« J'avais prévu de te tuer, Kurtis. J'ai passé des jours à y penser en fixant la carte de visite que tu m'as donnée à l'hôpital. Des jours à préparer mon plan et à te haïr ! Tu devrais me haïr aussi ! »
« Ouais bah j'te hais pas alors arrête de jouer les dramaqueen. Putain j'croirai entendre ma sœur...»
Les genoux de Maggie se dérobent sous elle et la jeune femme se retrouve au sol, hébétée. Kurtis fronce les sourcils et la regarde faire, levant les yeux lorsqu'elle lui souffle quelque chose comme : Je n'ai même pas pensé que tu pouvais avoir une famille toi aussi...
Il se désintéresse de la fille pour se concentrer sur sa blessure. Ça pisse le sang et il sait que dans les films, c'est jamais bon quand un type se fait tirer dans la cuisse. Y a genre une grosse veine ou quoi. Il entreprend donc de défaire sa ceinture pour se faire un garrot. Sauf qu'elle est trop grande et que ses mains maladroites habituellement tremblent lamentablement et ne lui facilitent pas la tâche.
« Putain d'merde ! »
Faut qu'il fasse un truc. Faut qu'il agisse avant de se vider connement de son sang dans cette baraque abandonnée. D'ailleurs...le coup de feu à du s'entendre. Le quartier a l'air désert mais on ne sait jamais.
« Attends. Je vais t'aider. Ce sera plus simple avec mon écharpe » lui lance Maggie d'une petite voix qui donne l'impression qu'elle sort à peine d'un profond sommeil.
Elle se relève pour aller chercher quelque chose dans une pièce adjacente, pendant que Kurtis sautille en direction de la chaise. Il prend le cadre dans ses mains, observe le visage de Maggie et son amie défunte et prend la décision de ne pas chercher à se venger.

Cinq minute plus tard, sa cuisse est saucissonnée dans l'écharpe de Maggie et elle a rassemblée leurs affaires. Elle l'aide à se remettre debout et à quitter la baraque qui appartenait d'après elle à son oncle qui l'a vendue récemment à une entreprise qui prévoit de tout raser prochainement pour construire un centre commercial ou une connerie du genre. Kurtis a tenté de joindre un des membres du club mais tous sont absents. En tant que simple prospect, Il n'a pas été convié au meeting qui va se tenir un peu à l'écart de la ville et rassemblera plusieurs groupuscules KOS. Il a hésité à joindre sa mère, infirmière militaire, et puis a renoncé pour ne pas l'inquiéter. Pareil pour Mia. Du coup, il ne lui reste plus beaucoup d'options...
Et il finit par en choisir une. Le pari est risqué mais il n'a pas vraiment le choix et doit parer au plus pressé. Le docteur Fuller ne vit pas très loin d'ici et avec de la chance (beaucoup) il la trouvera chez elle. Si ce n'est pas le cas, il se rendra au salon de tatouages de Reese, mais ça l'ennuie de mêler son meilleur à tout ça...
Il surveille Maggie pendant qu'elle charge son vélo dans le coffre de sa voiture puis s'installer derrière le volant. Il lui donne l'adresse de là légiste et la jeune femme démarre après avoir réglé son GPS. Temps estimé : 17 minutes. Kurtis les passe à serrer les dents et espérer se la rouquine sera chez elle...
Ce que sa voiture, garée devant son habitation semble laisser penser. Kurt pousse un soupir de soulagement et attrape le sac à dos de Maggie pour y prendre le flingue.
« Qu'est-ce que tu comptes faire avec ça ? Je croyais que vous étiez amis toi et ce médecin. »
« J'ai pas dis ça. J'ai dit qu'elle me d'vait bien ça. »
Elle ne sera cependant sûrement pas du même avis... Peu importe. Kurtis ouvre sa portière et doit s'y appuyer pour réussir à se lever. Il a la tête qui tourne et marque une pause avant de glisser le flingue à l'arrière de son jean, avant de le dissimuler sous sa veste.
Il envoie ensuite Maggie frapper à la porte. Si le Doc le voit, elle n'ouvrira pas. En revanche, si elle voit une pauvre fille avec du sang sur la joue et les yeux plein de larmes la supplier de lui ouvrir...y a moyen que ça marche. Il se dissimule donc stratégiquement près de la porte, de façon à pouvoir forcer son passage dans l'habitation une fois celle-ci ouverte... Et puis il attend.


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Dernière édition par Kurtis Hawkins le Mar 20 Déc - 12:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: let me in, little pig Mar 20 Déc - 3:53

Let me in, little pig
Kurtis & Savannah
We are force to live in silence eating dust and breathing violence keeping all the suffering within. Let me be the one to hold you, trying hard, remaining hopeful. Making sure your heart is free of sin

L’eau chaude coulait le long de sa colonne vertébrale, imbibe et assombrit ses cheveux, rougit sa peau. Elle accueillit sa brûlure à bras ouvert. La journée avait été longue, entre la réunion interminable sur des sujets qui ne la regardaient pas réellement, sur les coupures budgétaires, sur le nouveau système de radiographies, sur la stérilisation des instruments chirurgicaux, tous ses sujets qui auraient pu être abordés par courriel plutôt que de s’éterniser dans une salle surchauffée. Puis, les cadavres avaient afflué, plus nombreux, une histoire de pêche sur glace ayant mal terminée, la police désirant savoir si les jeunes gens avaient de l’alcool ou autres substances illicites dans le sang. Elle sentait la tension dans ses épaules et sa nuque, résultat d’heures passées penchées sur des corps sans vie et brûlés par l’eau froide. Elle y avait passé tant de temps qu’elle avait oublié de grignoter un morceau entre deux autopsies, ne prenant qu’une pause pour envoyer rapidement un message à Daniel lui signalant qu’elle devait annuler leur sortie de ce soir. Message se terminant par un petit mot doux avant de retourner à sa tâche.   Elle ne se plaignait donc pas de l’eau trop chaude qui relaxait ses muscles, ni de l’odeur de floral qui flottait dans l’air et lui chatouillait les narines. Elle coupa l’eau après avoir chassé toute trace de shampoing de ses cheveux et s’enroula dans une serviette épaisse afin de se sécher. L’eau coupée, le silence qui régnait dans sa demeure lui pesa, bien différent des dernières semaines où Daniel avait passé plusieurs nuits entre ces murs remplis de souvenirs douloureux comme joyeux. Si elle lui avait proposé d’emménager, cela se faisait lentement, mais sûrement. La preuve était la brosse à dents supplémentaire et les effets masculins près du deuxième évier de la salle de bain, c’était aussi visible dans la chambre où les vêtements du policier côtoyaient les siens ou encore dans le salon, ou partout, on pouvait voir des traces de sa présence. Jusqu’aux morceaux de viande sur la tablette inférieure du frigo.

La légiste sortie de la pièce remplie de buée, vêtue d’un pyjama gris représentant des pingouins faisant du patin à glace et un t-shirt des Yankees ayant vu des jours meilleurs. Elle se dirigea vers la cuisine, se prépara un thé sucré de miel accompagné d’une tartelette aux cassis avant de s’installer devant le téléviseur, regardant avec un certain ennui le téléfilm de Noël que diffusait la première chaîne qu’elle trouva. Ce genre de film qui repasse chaque année et qui devait bien dater des années 1980, celui avec le petit garçon que ses parents oublient chez lui pendant les vacances et qui doit faire face à des voleurs tout seul comme si c’était plausible. Savannah n’était plus une grande fanatique de Noël depuis longtemps maintenant, habituée à passer ces festivités seules, réfutant les invitations de son ex-mari qui semblait mal à l’aise de la savoir seul ce jour-là, comme il avait l’habitude de l’invité aux anniversaires de ses nouveaux enfants ou de lui téléphoner à son anniversaire et à celui de Nolan, souvenir douloureux et brûlant d’une vie passée ensemble et maintenant révolue. Depuis le décès du petit, elle avait pris l’habitude d’invité Daya, l’une des rares amies qui lui restait encore, ainsi qu’Elijah, lorsqu’il le pouvait. Mais jamais ça ne ressemblait au vrai truc. Ceux que l’on vit, enfant. Il n’y avait plus de magie, plus d’appréhension. Ça avait disparu avec les yeux brillants de son fils. Noël lui laissait un goût amer dans la bouche, désagréable. Cette année, elle avait l’impression que ce serait différent. Une nouvelle dynamique s’installait peu à peu, changeant des aspects de sa vie qu’elle croyait coulée dans le béton depuis longtemps, annihilant sa solitude à grand renfort de tendresse et de douceur. C’était rafraîchissant. Ça pansait les blessures qui peinaient encore à cicatriser malgré les années qui s’écoulaient avec une lenteur déconcertante.

La rouquine somnolait depuis un moment devant le téléviseur lorsqu’on toqua à sa porte avec une certaine insistance qui ne concordait pas avec l’heure qui se faisait tardive. S’extirpant de la couverture qui l’avait tenue au chaud, elle se dirigea sans bruit vers la porte, ses pieds nus heurtant sans bruit le parquet froid de l’entrée. Déverrouillant la porte, elle l’ouvrir pour faire face à une jeune inconnue qui avait un air paniqué sur le visage. Probablement une gamine qui avait fait une crevaison avec sa voiture et qui devait passer un coup de fil, quelque chose comme ça.  « Que puis-je pour... » Savannah n’eut pas le temps de terminer sa phrase dont la jeune femme la coupa, le ton trop haut perché témoignant une nervosité massive, le regard fuyant comme une enfant venant de faire une grosse bêtise. « Il a dit que vous êtes médecin. Vous devez l’aider. Il saigne et… et…» Que…quoi? Avant qu’elle n’ait le temps de réagir, un gamin était dans sa cuisine, laissant une trace ensanglantée sur le sol, soutenu tant bien que mal par la jeune fille dont la pâleur s’apparentait avec celle de la neige fraîchement tombée. Elle le laissa tomber sur une chaise, sans grande cérémonie, maugréant un truc comme quoi il était lourd avant de se tourner vers elle, le visage bariolé de sang et de larmes. « S’vous plaît. Z’aller pas le laisser crever dans votre cuisine, quand même !» Les prunelles claires de la légiste tombèrent sur le visage de Kurtis pour la première fois et elle se renfrogna légèrement. Ce n’était pas la personne qu’elle préférait en ce bas monde, c’était si peu dire. Son regard glissa vers la cuisse d’où s’échappait le sang avec froideur. « Il y a des hôpitaux pour ce genre de choses, beaucoup plus adaptées que ma cuisine. » C’était le cas de le dire. Il voulait quoi exactement, qu’elle lui soigne avec des fines herbes comme le ferait des tribus africaines ancestrales ?

« On ne peut pas. Ils vont nous poser des questions, nous mettre en garde à vue, j’ne peux pas…» Chiala la gamine en pleurant de plus belle, essuyant ses larmes du revers de la main, étendant un peu plus de sang sur sa joue. La légiste se demandait bien ce qui avait pu se passer, pour quoi ne pas avoir fait le trajet jusqu'à l’hôpital le plus près plutôt que de venir ici, chez elle, à une heure aussi avancé de la soirée. Elle était persuadée que Kurtis n’était pas le crayon le plus aiguisé de la boîte, le gamin manquait un peu de jugement, c’était certain, mais avait-il pensé qu’elle aurait pu ne pas être là ? Que quelqu’un – en l’occurrence Daniel – aurait pu être présent chez elle ce soir, rendant sa situation encore plus compliquée ? Préférant ignorer la gamine qui semblait être en état de choc, elle planta son regard dans celui du prospect, les bras croisés sur sa poitrine. « Je suis légiste, Monsieur Hawkins, pas traumatologue. Tant que vous respirez, vous n’êtes pas de mon ressort. » Non qu’elle ne sût pas soigner les vivants, justes que ce n’était pas le truc avec lequel elle était le plus à l’aise. « T’avais dit qu’elle était médecin, Kurtis !» s’exclama l’autre prise d’une nouvelle vague de panique. Savannah haussa un sourcil, interloquée. Était-elle sérieuse ? Les mots et les vivants avaient la même physionomie, ce n’était pas si différent. Elle préféra ne pas relever cependant, espérant les voir déguerpir au plus vite.


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MessageSujet: Re: let me in, little pig Mer 21 Déc - 10:58





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Et Kurtis n’a pas besoin de patienter bien longtemps. Lui qui retenait son souffle, laisse échapper un discret soupir de soulagement ne entendant le verrou tourner et la poignée faire de même. Il a vu la voiture de la légiste dans son allée et s’est figuré qu’elle était présente, mais en avoir le cœur net est plutôt rassurant… Reste à savoir à présent si elle est seule. C’est une autre putain de paire de manches. S’il a un avantage certain avec son flingue et la présence de Maggie qui lui est redevable, son état de faiblesse vient aisément le contrebalancer. Le garrot que sa partenaire de crime a posé il y a quelques temps a permis de ralentir l’afflux de sang, mais il continue de saigner et il sent surtout sa jambe s’engourdir dangereusement. Le Prospect a parfaitement conscience qu’elle pourrait lui faire défaut à tout moment et le faire chuter. Sans parler du fait qu’il commence à avoir des étourdissements et pourrait bien s’évanouir à tout moment. Quelle garantie aura-t-il dans ces cas là que Fuller ou la personne hypothétiquement à son domicile n’appelle pas les flics et que Maggie ne décampe pas en l’abandonnant à son sort ? Aucune. Voilà la réponse. Mais il faut qu’il tente le coup. Il n’arrive plus à réfléchir à une autre alternative. Il n’en a surtout plus le temps.
La porte s’ouvre donc et, s’il ne voit pas qui s’en charge, il ne tarde pas à reconnaître la voix de la rouquine. Elle n’a même pas le temps de demander à Maggie en quoi elle peut l’aider que celle-ci l’interrompt déjà et…dévie du plan initial. AU lieu de faire croire qu’elle vient d’être victime d’un accident pour que la rousse la laisse passer et que Kurt puisse rapidement lui emboiter le pas et avoir déjà un allié à l’intérieur : elle lui parle de lui.
Putain d’chierie de merde !
Kurtis ne se laisse pourtant pas déstabiliser et il met son plan à exécution. Et finalement, ça fonctionne quand même. Savannah est tellement surprise de le voir apparaître dans son champ de vision qu’elle ne résiste pas lorsqu’il la bouscule un peu pour pénétrer dans son chez-elle. Maggie lui a immédiatement emboité le pas, passant une main dans son dos pour assurer ses arrières et lui permettre de ne pas chuter pendant qu’il boitille tant bien que mal. La jeune femme l’aide à s’asseoir sur une chaise et, une fois assuré qu’il tient le coup – malgré la pâleur inquiétante de son teint – elle fait volteface pour recommencer à plaider leur cause à la médecin légiste éberluée.
Kurtis reprend son souffle, le simple effort qu’il vient de fournir pour aller se laisser tomber sur la chaise lui ayant obscurci le champ de vision et ayant réveillé la douleur dans sa cuisse. Le coursier soutient le regard soudain coléreux de la rouquine qui remet sa tête. Il essaie de garder un air menaçant et assuré. La vérité, c’est qu’il a envie de se pencher en avant pour gerber un bon coup… Mais s’il se laisse aller, elle va le dévorer tout cru…

« Il y a des hôpitaux pour ce genre de choses, beaucoup plus adaptées que ma cuisine » finit-elle par lâcher, du bout de ses lèvres pincées par la rancœur.
Maggie reprend la parole et Kurt lui en est reconnaissant. Il est encore trop abruti par la fatigue pour le faire et ne veut pas trahir son état de faiblesse. Surtout que cette grande salope accoutrée comme une plouc ne le quitte pas des yeux une seconde…
« Je suis légiste, Monsieur Hawkins, pas traumatologue. Tant que vous respirez, vous n’êtes pas de mon ressort. »
« T’avais dit qu’elle était médecin, Kurtis ! »
« Elle est médecin » grogne-t-il en continuant de soutenir le regard noir de la propriétaire des lieux. « Et elle va arrêter d’jouer les grosses malignes tout d’suite. Cette fois j’suis pas v’nu avec un téléphone ma belle » lui glisse-t-il en attrapant le flingue à l’arrière de son pantalon pour le braquer dans sa direction, appuyant son bras sur la table pour ne pas avoir à trop se fatiguer. Il ne se sent pas capable de garder le bras en l’air dix plombes.
« Kurt ! Tu m’as jamais dis… »
« Maggie ? » l’interrompt-il en se permettant un furtif coup d’œil dans sa direction, pour être certain de capter son attention. « J’crois qu’il faut qu’tu fermes ta grande gueule maintenant. »
Elle ouvre la bouche puis la referme, résignée, puis baisse les yeux, coupable, en triturant nerveusement ses doigts poisseux du sang de Kurtis. Elle n’ose plus regarder l’homme sur qui elle vient de tirer ou la femme qu’elle vient de mettre en danger en essayant de réparer son erreur.  
Satisfait de ne plus avoir à l’entendre, le Prospect pousse un soupir et redonne sa pleine attention à Savannah Fuller.
« T’as prêté serment. T’es obligée d'm’aider » reprend Kurt avec conviction. « Tu peux pas m’l’aisser m’vider d’mon sang. Qu’on s’aime ou pas, ça rentre pas en ligne de compte… Alors pose ton cul ici et dit à Maggie où s’trouve ce dont tu vas avoir besoin. Et m’fait pas croire que t’as pas d’matos ici. Ma mère a arrêté d’exercer y a plus dix ans et elle pourrait encore soigner tout un bataillon… » la prévient-il en agitant un peu son arme, histoire qu’elle se souvienne de qui a l’avantage pour l’instant. « Alors ? »  


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MessageSujet: Re: let me in, little pig Jeu 22 Déc - 19:33

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Le canon de l’arme à feu se braqua sur elle, menaçant, loin du téléphone qu’il avait voulu faire passer pour une réellement menace jadis dans le stationnement de l’hôpital. La rouquine sentit la boule d’angoisse se former dans sa poitrine, lui rappelant le danger potentiel que pouvait représenter Kurtis et sa petite amie qui, visiblement, n’était pas non plus une lumière. Elle ne bougea pas cependant, bien campée à sa place, les bras croisés sur sa poitrine. Elle écouta distraitement la conversation entre les deux jeunes gens, incertaine de ce qui se passait entre eux, mais ils n’avaient pas l’air de vivre l’amour fou. La légiste n’avait pas songé à passer sa soirée ainsi, à recoudre des plaies ouvertes dans sa cuisine plutôt que de se retrouver blottis contre son fiancé sous la couette. Si elle devait choisir, cette option-ci ne serait pas son premier choix. Non qu’elle n’aimât pas Kurtis, mais… elle n’aimait pas Kurtis. « Et tu comptes faire quoi exactement ? Faire feu sur la seule personne dans la pièce qui a les capacités nécessaires pour t’empêcher de te vider de ton sang ? Je ne te saurais d’aucune utilité avec un trou entre les deux yeux. » S’il n’y avait pas songé lui-même, ça ne voulait que dire qu’il n’était pas, en effet, le crayon le plus aiguiser de la boîte. Elle devait quand même reconnaître qu’il avait un certain culot de venir ici, de la menacer dans sa propre maison à une heure pareille sans craindre qu’elle puisse être accompagnée de quelqu’un qui pourrait être une menace pour lui. Pas nécessairement Daniel, mais Daya ou Elijah également. Bien que ce dernier ne fût plus ce qu’il était, il n’aurait probablement pas laissé le jeune homme la menacer comme ça. Du moins, elle le croyait.

Elle avait l’obligation de l’aider, lui rappelle-t-il, lui rappelant le serment qu’elle a prêté pendant ses années de médecines, agitant un peu plus son arme sous son nez pour la faire réagir. Elle ne prononça pas un mot pendant un moment, l’observant attentivement. Quelle quantité de sang avait-il perdue exactement ? Il était plus que pâle, tirant sur la couleur qu’avaient les morts quand ils arrivaient à la morgue, mais elle se garda bien de faire cette remarque, ce ne serait pas très encourageant. « Nous ne sommes pas dans un épisode de Grey’s anatomy…» Néanmoins, elle bougea, s’approchant de lui de quelques pas avant de s’agenouiller devant lui pour observer la plaie circulaire avant de lever les yeux vers la fille qui pleurait toujours dans un coin de sa cuisine, juste plus silencieusement maintenant que Kurtis lui avait dit de se la fermer. « La chambre du fond, sur la tablette du haut, dans l’armoire. » La fille disparut et elle releva les yeux vers Kurtis. L’idée même que quelqu’un puisse entrer dans la chambre de Nolan la révulsait, mais elle n’avait pas réellement le choix, n’est-ce pas ? Et elle se doutait que la petite trousse de premiers soins qui était dans la salle de bain serait réellement efficace dans un cas comme celui-ci. On ne guérit pas des blessures par balles avec des band-aids. « Je peux recoudre la plaie, minimiser les risques d’infections, mais tu dois savoir que sans radiographie ou scan, je n’ai aucun moyen de savoir s’il y a des dommages faits aux nerfs ou à l’os, qui pourrait résulté en des complications à long terme, perde de sensibilité, incapacité à bouger les orteils correctement, boitement…tu comprends ?» Il allait probablement lui faire une menace quelconque comme quoi s’il ne pouvait pas avoir parfaitement guérison de sa jambe, il allait lui tirer dessus, mais bref.

La dénommée Maggie revient vers eux, traînant la valise sur roulettes d’une taille impressionnante et la déposant aux pieds de la légiste qui farfouilla dedans après l’avoir ouvert. Si elle n’avait plus la panoplie d’antidouleurs qui avait jadis accompagné la trousse, celle-ci était massive, remplie de trucs sans noms et sans utilités depuis la mort de son fils. « Y’a un gamin Kurtis ! Tu ne m’avais pas dit qu’il y avait un gamin ? Et s’il débarque, hein ? Tu vas faire quoi ?» Savannah se raidit légèrement, enfilant une paire de gants sans oser lever les yeux vers les deux tourtereaux en pleine crise. Elle n’allait quand même pas leur dire la vérité, elle préférait se taire et de loin. Ses doigts se refermèrent autour d’une paire de ciseaux alors que son autre main attrapa le pantalon du prospect. « J’espère que ce n’était pas ton morceau favori de toute ta garde-robe. » lui lança-t-elle alors qu’elle découpait le tissu pour exposer la plaie, c’était ça où elle lui demandait de le retirer, ce qui n’était ni une bonne idée, ni quelque chose dont elle avait envie. Sa tache terminée, elle entreprit de désinfecter la plaie du mieux qu’elle le pût avec de l’eau saline et des tampons de gaze, le sentant se raidir sous ses doigts ou inspirer douloureusement alors qu’elle tâtait la plaie. « Tu ferais mieux de braqué ce truc ailleurs. Si tu penses que ça, ça fait mal, tu n’es pas au bout de tes peines et je ne crois pas que se serait plaisant pour nous deux que tu me tires dessus accidentellement. » Elle lui lança un regard noir attendant qu’il dépose l’arme ou qu’il la passe à sa copine, ce qui n’était pas plus rassurant en fait, avant de poursuivre, maintenant une pression sur sa cuisse afin de contrôler le saignement. Elle ne pourrait pas faire grand-chose tant et aussi longtemps que le sang s’échapperait en aussi grande quantité de sa cuisse, mais elle préférait ne pas lui dire, pas maintenant. « Ça fait beaucoup d’sang qu’il perd, j’crois, Doc… vous en avez ici ?» Savannah leva les yeux vers Maggie, à ne sachant si elle était surprise par sa question ou pas sa stupidité. « Non. D’un parce que c’est illégal et de deux parce que ça ne se conserve pas au frigo comme du lait. » Non, mais…vraiment ?

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MessageSujet: Re: let me in, little pig Mer 28 Déc - 13:21





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Il sait bien que cette situation est grotesque. Ca l’agace que la Doc le lui face remarquer à tort et à travers. Ce n’est pas comme s’il avait cinquante options non plus, qu’est-ce qu’elle croit ? Il pourrait aller braquer n’importe quel trou du cul à la sortie de l’hosto, mais combien de temps ça prendrait ? Il pourrait se rendre dans une pharmacie, agiter son flingue sous la gueule du type derrière le comptoir pour obtenir son aide. Et alors quoi ? il se ferait choper en moins d’une journée très certainement… Aller à l’hôpital n’est pas une solution envisageable pour Kurt. Le coup est parti tout seul, il sait bien que Maggie n’avait pas vraiment l’intention de lui tirer dessus. Il n’a pas envie qu’elle paie pour ça. Elle en a assez chié comme ça. Il a tenté de joindre ses frères – eux sauraient exactement quoi faire, lui filerai certainement une bonne adresse – mais le coursier n’arrive pas à les joindre. Ils sont tous hors de la ville et ont autre chose à foutre que de répondre à ses appels. Bien sûr, il pourrait aller sonner chez sa mère, mais il ne veut pas l’inquiéter. Elle deviendrait complètement cinglée si elle savait qu’on lui a tiré dessus. Elle le séquestrerait probablement jusqu’à la fin de ses jours à la maison et Kurtis ne veut pas de ça. Et puis il se souvient de ce qu’elle a ressenti quand Samwell s’est fait buter… Non. Hors de question de lui faire revivre un truc pareil.
Alors il ne lui reste que cette reloue moralisatrice de Savannah Fuller. Cette vielle garce qui le prend de haut et s’est visiblement donné pour mission de lui faire réaliser que chaque choix qu’il a fait a été le mauvais… Mais cette salope ne l’a pas balancé pour l’autre fois. Alors le Prospect a décidé de prendre le risque de lui faire confiance. Peut-être à tort, mais de toute façon, il n’a pas trop d’alternative.
Mais tout ça le fait chier. Il sait bien que menacer de lui tirer dessus n’est pas la meilleure solution. Elle a raison et ils le savent tous les trois : s’il lui tire dessus, elle ne lui sera d’aucune utilité. Cela dit, il ne sait pas trop quoi faire de plus. On lui a toujours rabaché qu’on obtenait plus avec un « s’il te plait » et un flingue qu’avec un « s’il te plait » tout seul. Et puis Kurtis n’a pas l’habitude de demander des services aux autres. Il est plutôt du genre à se débrouiller, quitte à se mettre dans la merde. Ce qui arrive la plupart du temps…mais bref !

« Nous ne sommes pas dans un épisode de Grey’s anatomy… » le moque à nouveau la rouquine, obligeant Kurtis à se mordre l’intérieur de la bouche pour ne pas la couvrir d’insultes bien senties. Il est peut-être un peu stupide, mais pas au point de se la mettre tout à fait à dos. Il a besoin d’elle et l’inverse n’est pas vrai. C’est à lui de faire des compromis et de prendre sur lui. Même si ça le fait grandement chier.
Il s’avère qu’il semble (pour une fois) avoir pris la bonne décision puisque Savannah s’accroupie devant lui et examine sa plaie. Elle ne voit certainement pas grand chose avec son pantalon et le sang qui est venu alourdir le tissu de son jean. Mais c’est un premier pas vers lui et la voir agir autrement qu’en l’envoyant chier le soulage un peu. Elle demande à Maggie d’aller lui chercher de quoi le soigner, comme il le lui a demandé et il laisse échapper un soupir. Rien à foutre qu’elle l’entende et lise du soulagement sur ses traits crispés par la douleur. Il sait ce qu’il risque et il n’a aucune envie de crever aussi bêtement.
La légiste reprend la parole et…le sentiment de réconfort qui avait vaguement envahi le Prospect s’évanouit aussi rapidement qu’il est venu. Comment ça ? C’est quoi ce délire ?  
« T’as intérêt d’pas saloper l’boulot » lui rétorque-t-il, un mélange de colère et de peur dans la voix.
Il sait très bien que s’il ne peut pas enfourcher sa moto, il ne pourra pas rejoindre les Kings of Speed. Et ce n’est pas une possibilité acceptable. Hors de question. Il en a trop fait. Il en a trop chié pour se faire mettre à pied à cause d’une putain de balle perdue !
« Si j’dois boiter, j’marrangerai pour qu’ce soit ton cas aussi, tu piges ? » la menace Kurt en désignant les genoux de la jeune femme de sa main libre, l’autre continuant de maintenir l’arme qu’il braque vers elle.

Maggie revient sur ces mots et le cœur de Kurtis s’accélère un peu dans sa poitrine. Un gosse ? Quel gosse putain d’merde !  
« Va chier Maggie ! C’toi qui nous a mis dans c’te situation ! » proteste Kurtis qui commence à regretter sa décision de venir ici… Mais il se ressaisit rapidement. Il n’a pas le choix. Il sera bien emmerdé si un môme se pointe mais qu’est-ce qu’il peut y faire ? Il ne va pas s’excuser et repartir comme il est venu maintenant ! Si le môme débarque, il aura simplement un avantage de plus vis-à-vis de la rouquine.
D’ailleurs, elle réagit plutôt bizarrement… On pourrait s’attendre à ce qu’elle le supplie de ne pas faire de mal à son môme, qu’elle lui promette de se tenir tranquille ou quelque chose du genre. Elle pourrait également leur promettre qu’il ne va pas se ramener, leur parler de son emploi du temps mais rien. Elle ferme sa grande gueule pour une fois et préfère se mettre au travail. Ca intrigue Kurt mais il n’a pas vraiment le temps de se pencher sur la question.
« J’espère que ce n’était pas ton morceau favori de toute ta garde-robe. »
« Ben il est déjà foutu » lui répond-t-il simplement, les sourcils encore un peu froncé par la curiosité.
Sans répondre, la légiste continue de découper dans son pantalon. Kurt serre les dents et la laisse faire, préférant détourner le regard. Il s’arrange pour la garder dans son champ de vision bien sûr et continue de la braquer de son arme. Enfin de celle de Maggie. Il serre l’arme avec force, blanchissant les articulations de ses doigts.
Le jeune homme tâche de prendre sur lui, de ne rien laisser filtrer, mais c’est peine perdue. Il a mal. Un mal de chien. Il doit lutter contre lui-même pour ne pas repousser la Doc et lui faire arrêter ce qu’elle fait. Est-ce qu’elle le torture exprès ? Il a l’impression que oui. Ca doit beaucoup lui plaire de triturer sa jambe et de le voir souffrir… Il la cognerait bien pour lui faire goûter à sa propre médecine mais tient bon.
« Tu ferais mieux de braqué ce truc ailleurs. Si tu penses que ça, ça fait mal, tu n’es pas au bout de tes peines et je ne crois pas que se serait plaisant pour nous deux que tu me tires dessus accidentellement » le sermonne son bourreau.
« Toi tu f’rai mieux d’faire c’que j’t’ai demandé » lui crache-t-il entre ses mâchoires étroitement fermées. Il se contente d’éloigner son doigt de la gâchette mais garde l’arme bien en main.
Kurt sait qu’elle le déteste et que, si elle le pouvait, elle le laisserait se vider de son sang. Il ne peut pas perdre son seul moyen de pression.

Il prend une profonde inspiration et bloque sa respiration, ravalant un cri lorsqu’elle recommence à appuyer sur sa cuisse en feu à l’aide de compresses stériles. Il porte son poing libre à sa bouche, craignant de ne pas être capable de prendre sur lui plus longtemps. Il entend Maggie parler du sang qu’il perd et perd un peu le fil de la conversation qui suit entre elle et la légiste.
Il se concentre. Il essaie d’encaisser la douleur cuisante qui l’assaille par vague et lui file la nausée. Kurtis a l’impression de sentir son sang s’écouler. Il se sent faiblir à chaque seconde qui passe. Et quand il se risque à jeter un œil sur le travail de la légiste, son champ de vision se grise presque immédiatement. Sa tête dodeline dangereusement entre ses deux épaules et il se fait violence pour ne pas sombrer. Il se force à relever la tête et la secoue doucement, papillonnant des paupières et essayant de se reconnecter à la réalité. Ses oreilles le chauffe et tintent désagréablement. Il sait que ça craint.
Il déglutit péniblement et, le souffle court, se tourne vers Maggie, alors que Savannah s’active toujours sur sa cuisse et ne lui accorde pas beaucoup d’attention.
« Approche » ordonne-t-il à la jeune femme qui s’exécute. Il lui tend alors le flingue qui semble peser deux tonnes dans sa main. « Si elle arrête, tu tires. Si elle appelle les flics, tu tires » articule péniblement Kurt, avant de grimacer sous la douleur insupportable qui traverse toute sa jambe.
« Quoi ? Non ! J’peux pas faire ça ! C’était un accident, Kurtis ! Je ne voulais pas te tirer dessus ! Je croyais que je le voulais mais c’était faux ! J’peux pas faire ça ! »
« Tu tiendras pas deux jours en taule… » continue d’argumenter Kurtis qui sent ses forces l’abandonner et se demande si le flingue ne va pas lui échapper des mains. Il est tellement lourd putain… « C’là qu’t’vas aller si e’ prévient les flics… C’pas c’que j’veux pour toi… Et si e’ m’laisse crever, t’arriveras pas à t’pardonner. La laisse pas t’baiser… »
« Pourquoi c’est pas toi qui la braque ? » tente-t-elle encore de négocier, sa main se refermant malgré tout sur l’arme.
« Parce que j’vais m’évanouir dans une minute… Prends c’truc. »
« Non, non ! Tu peux pas t’évanouir Kurt ! »
« Mon téléphone. Poche. MadMax. I’ saura quoi faire… » marmonne-t-il alors que son champ de vision est de nouveau en train de se brouiller.
Il entend encore la voix de Maggie mais ne parvient pas à comprendre ce qu’elle dit. Son corps s’engourdie et il bascule doucement vers elle, emporté par le mouvement qu’il effectuait pour lui tendre l’arme. La jeune femme tente de le retenir, Savannah tente également de faire contrepoids mais c’est peine perdue. Kurtis chute mollement sur le carrelage de la cuisine et perd connaissance quelques secondes plus tard, sa dernière pensée allant à Meghan qui va le tuer si jamais il crève…  


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MessageSujet: Re: let me in, little pig Dim 15 Jan - 20:31

Let me in, little pig
Kurtis & Savannah
We are force to live in silence eating dust and breathing violence keeping all the suffering within. Let me be the one to hold you, trying hard, remaining hopeful. Making sure your heart is free of sin

La situation est irréaliste. Elle devait bien se l’avouer, c’était le genre de chose que l’on voyait dans les séries télévisées sur les hôpitaux plutôt que ce qui se passait généralement dans la vraie vie. Quand elle avait pris la décision de faire la faculté de médecine, jamais l’idée qu’une situation comme celle-ci pouvait se produire ne lui avait effleuré l’esprit. Il y avait beaucoup de choses qui ne lui avaient jamais effleuré l’esprit à l’époque. Savannah ignora les menaces de Kurtis du mieux qu’elle le pu, se retenant de lui répliquer qu’elle n’avait pas la vision x-ray de Superman et qu’elle n’était pas équipée d’une banque de sang dans son sous-sol. Ça ne servirait à rien, sinon à envenimer les choses. Et si elle avait la possibilité de le laisser se vider de son sang, c’était lui qui avait une arme à feu pointé sur elle et elle n’était pas certaine qu’il hésiterait à s’en servir au besoin. Restait à savoir ce à quoi ça pourrait bien servir. Dans un quartier comme celui-ci, les voisins appelleraient la police en entendant la détonation, d’autant plus qu’il ne devait pas avoir beaucoup de choix s’il était là, dans sa cuisine. S’il allait à l’hôpital, on lui poserait des questions, la police serait appelée, il y aurait enquête obligatoirement, comme chaque fois qu’il s’agissait d’une plaie par balle. La dénommée Maggie autant que Kurtis seraient dans de beaux draps. Ils ne finiraient pas comprendre que ce dernier n’était pas un enfant de chœur et qui traînait dans des trucs peu légaux, surtout depuis Halloween. Quand elle lui demanda d’éloigner l’arme d’elle en le voyant perdre graduellement ses couleurs, la seule réponse qu’elle eut fut l’ordre de se la fermer et d’obéir. Elle arqua un sourcil, un peu perplexe. « Oui, chef. » Son ton avait tout de moqueur alors qu’elle plantait son regard dans le sien, ses gestes se faisait un peu moins délicats. «Tu tires, tu meurs, tu en es conscient? » Pile, je gagne, face, tu perds. C’était la situation à laquelle il faisait face présentement, mais il ne semblait pas le réaliser. Il devait être moins intelligent qu’elle l’avait cru au départ.

Savannah suspendit son geste quand elle le vit dodeliner dangereusement de la tête, sachant qu’il allait probablement perdre conscience dans les prochaines minutes. Le plat de sa main gantée toujours contre sa cuisse, elle suivit l’échange avec une pointe d’agacement. Elle avait l’impression d’être un otage dans un mauvais film d’action où les deux acteurs principaux étaient aussi nuls l’un que l’autre. Échange d’arme fait, derniers ordres prononcés d’un ton vaseux et la carcasse de Kurtis tomba vers le sol. La légiste tâcha de le retenir, mais sans succès, même avec l’aide de l’inconnue qui tâche également de faire contrepoids. Il était trop mou, trop lourd pour qu’elles puissent l’empêcher de se heurter au carrelage de la cuisine dans un bruit mat. « Il s’est fait mal à la tête, j’crois. Vous d’vriez pas r’garder ça en premier ?»  La rouquine arqua un sourcil en levant les yeux vers elle. « Ouais, bien sûr, et pendant ce temps, il continuera à se vider de son sang. » Elle farfouilla dans la trousse de premiers soins pour essayer de trouver une aiguille et du fil, histoire de refermer la plaie, consciente que si elle ne bougeait pas rapidement, il n’y aurait pas grand-chose à faire pour le gamin. « Je croyais que les blessures à la tête étaient plus importantes…»  Rajouta Maggie en fouillant dans le téléphone pour trouver le numéro demandé par Kurtis avant que celui-ci ne s’effondre. « Vous êtes médecin, peut-être ? » L’autre n’ajouta rien, se contentant de lui faire signe avec l’arme qu’elle avait le contrôle, malgré sa main qui tremblait. Ce n’était pas comme si Kurtis pouvait être plus stupide qu’il ne l’était déjà, quand même. Maggie s’éloigna de quelques pas pour discuter avec le dénommé MadMax – pauvre petit, sa mère ne devait pas l’aimer – alors que la rouquine s’affaira sur la plaie avec des gestes précis et vifs, refermant les plaies petites à petits, épongeant parfois le sang qui s’écoulait et qui nuisait à sa vision. C’était officiel, le pyjama de pingouins serait fichu! Dommage, c’était son favori.

« J’ne voulais pas lui tirer dessus, pas vraiment…»    Savannah ne lui prêta pas grande attention, essayant toujours de recoudre les lambeaux de peau aussi nettement que possible. « Je ne suis pas une criminelle, vous savez, Doc.»    La légiste se redressa légèrement, faisant un signe vague du menton vers l’arme à feu toujours braqué contre elle. « Vous en êtes une maintenant. Vous avez tiré sur un homme, vous menacez la vie de quelqu’un d’autre. Devant les tribunaux, vous seriez coupable de prise d’otage, mademoiselle. » Elle ne s’y attarda pas plus longtemps, préférant se concentrer sur sa tâche pour ne pas avoir un cadavre dans sa cuisine. Ce serait vachement compliqué à expliquer à son fiancé. Ou à qui que ce soit, d’ailleurs. Elle poursuivit sa tâche en silence, ignorant les commentaires de la dénommé Maggie du mieux qu’elle le pouvait, refermant la plaie petit à petit jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’une fine ligne décorée de points de suture minutieusement faits. Elle s’attaqua par la suite à la plaie de sortie de la balle, faisant le même processus alors que le gamin était toujours inconscient contre le carrelage maintenant souillé. Il respirait encore, c’était déjà ça de gagner. Savannah s’arrêtait parfois, prenant le temps de prendre ses signes vitaux afin de voir que rien d’anormal n’avait lieu, qu’il n’allait pas lui glisser entre les doigts pour finalement retourner à la plaie. Elle finalisait le dernier point lorsque la porte d’entrée s’ouvrit à la volée, la rouquine ne se retourna pas, ça ne valait probablement pas la peine, de toute façon, se doutant qu’il s’agissait du fameux Madmax que venait d’appeler à la rescousse Maggie.


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MessageSujet: Re: let me in, little pig Dim 15 Jan - 23:34

Let me in, little pig

Featuring Kurtis & Savannah.


La fin de semaine s’annonce charger. Le meeting annuel des Kings of Speed, pas seulement un petit week-end entre les membres de notre chapter mais entre tous ceux de l’Illinois et croyez-moi ca fait un paquet de bikers au mètre carré. Pour faire court, c’est un peu la réunion des anciens élèves, excepté qu’ils viennent tous avec leurs cuirs sur le dos et débarquent dans un nuage assourdissant de vrombissements. C’est une rencontre importante, c’est le moment de se faire bien voir, le moment de prouver aux autres que vous menez votre barque bien mieux que le voisin, un véritable concours où vous n’avez certainement pas envie de sortie en dernière place. L’aprem s’est pour l’instant déroulé sans encombre et quand je débarque devant ce dinner pourrie, quelqu’un des gars y sont déjà, discutant gaiement dans un nuage de fumée, je descend de ma bécane et retire mon casque non sans adresser un signe au gars, mais avant que j’ai eu le temps de faire trois pas, je sent mon téléphone vibrer dans ma poche. Putain ! si on pouvait me laisser juste une heure pour souffler ce serait quand même pas du luxe…Kurtis, qu’est-ce qu’il veut encore ce petit con, je lui ai pourtant dit de pas me déranger pendant que je profitais de la petite fête à laquelle il n’était pas convié. J’hésite un instant à laisser dans sa merde et puis je sais pas, je suis de bonne humeur, il a de la chance, ce que je ne sais pas, c’est que je vais pas le rester longtemps. « Qu’est-ce que tu comprends pas dans pas dispo pour te donner la becqué prospect Seulement ce n’est pas lui au bout du fil, c’est une gonzesse à moitié en train de chialer qui bredouille un amas incompréhensible de mots. Wowowow va falloir te calmer deux secondes ma jolie, je comprends pas un traître mot de ce que tu baragouines. Le silence, ce fait l’espace de quelques secondes puis elle reprend d’une voix qui se veut dans doute plus assuré, mais qui ne l’est pas le moins du monde, mais elle a le mérite d’être au moins intelligible cette fois. Je comprends bien vite ce qui se passe mon abruti de prospect s’est encore mis dans une merde pas possible, se faire tirer dessus sérieusement ? Je demande à un des gars de me rejoindre d’un signe de la main. Note-moi une adresse stp….ca va, ca va j’ai compris le topo donne moi l’adresse ! » Je répète d’une voix lente l’indication que la gonzesse me donne au travers du combiné et je finis par conclure. « Je serais là d’ici 45 minutes. » Je raccroche d’un geste rageur et pousse un soupir agacé.

« Y s’passe quoi ? »
« Une affaire urgente et surtout imprévue va falloir que j’aille régler ca maintenant, tu peux passer un coup de fil au prez pour lui dire que je serait de retour demain matin ? Je pense pas qu’il ait vraiment un besoin impératif de ma présence, mais bon ! et envoie moi l’adresse sur mon portable. Merci frère ! »
« Pas de problème Max ! »

Je secoue la tête, dire que ca me saoule, c’est un putain d’euphémisme, mais c’est moi qui ai signé le gamin dans nos rangs alors je vais assumer mes responsabilités et ce petit con va m’être redevable un certain temps ca c’est sûre. J’enfile mon casque et démarre direction le North-side de Chicago.

Je frappe pas, je m’annonce pas, je me contente de rentrer dans cette baraque somme toute bourgeoise, je m’avance dans l’entrée, puis dans le salon où je vois cette nénette, les joues rougies et les yeux gonflés et je l’identifie immédiatement comme celle qui chouinait au téléphone. « Il est où ? » Elle s’approche de moi et un instant, j’ai l’impression qu’elle va me sauter dans les bras comme si j’étais venu la sauver de sa propre vie, c’est à ce moment-là que je me rends compte qu’elle tient un flingue dans la main, j’esquisse un pas en arrière et elle se fige, tendant le bras vers la pièce d’à côté sur laquelle est ouvert le salon. « Tu ferais mieux de ranger ca gamine, tu va te blesser. » Elle a l’air aussi à l’aise avec ca entre les mains qu’un gamin de cinq ans.

Je jette un œil dans cette direction l’air perplexe et m’y dirige, la cuisine, original comme table d’opération, le sol est barbouillé de sang et une jolie rousse à genoux sur le sol termine sa couture sur la cuisse de Kurtis. « Cet imbécile va survivre ou je dois commencer à creuser un trou ? » Je me marre, ouais, c’est plutôt déplacé et je ne m’attend pas à ce que la doc esquisse ne serait-ce qu’un sourire, mais je m’en fout, chacun gère le stress comme il peut et je mentirai si je disait que je suis pas pressé qu’elle me dise qu’il va bien, ouai quand même…
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MessageSujet: Re: let me in, little pig Mar 17 Jan - 22:03





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Comment est-ce qu'elle a pu en arriver là ? Comment s'est-elle retrouvée dans ce genre de situation, elle qui a toujours été une jeune femme respectable selon ses propres critères de jugement ? Elle a été au bout de ses études, n'a pas été une adolescente particulièrement capricieuse ou rebelle, boit avec modération, respecte le code de la route, verse de l'argent à des associations, donne son sang une fois par mois et n'a jamais été du genre enchaîner les conquêtes. Mais ce n'est pas faute d'avoir essayé ceci dit. Elle s'est juste chaque fois rendu compte qu'elle était la femme d'une seule femme... Lorsque sa route a croisée celle de Katie, elle a su qu'elle n'aimerait qu'elle. Elles ont grandis ensemble et elle à supporter tous les mecs de sa meilleure amie en attendant d'être remarquée. Maggie n'a jamais cherché à provoquer de rupture entre Katie et ses amants tous plus stupides et machos les uns que les autres. Elle a attendu son heure. Et elle pensait cette heure enfin arrivée le soir d'Halloween...
Mais Katie a pris cette pilule et elle est morte dans sa robe noire microscopique, dans des toilettes miteuses. Une mort indigne. Une mort complètement stupide. Le monde de Maggie ne s'en est pas moins écroulé et depuis lors, toutes ces décisions ont été dans la même veine que le décès de l'amour de sa vie : stupides.
Comment en est-elle arrivée à la conclusion que Kurtis devait mourir ? À quel moment a-t-elle dérapé ? Dès l'instant où il a arrêté le massage cardiaque ? Quand il l'a abandonnée aux bras du policier alors qu'ils quittaient l'entrepôt ? Quand elle l'a aperçu à la télévision le lendemain ? À moins que sa haine envers lui ait gonflé progressivement, sournoisement...
Et à présent, Maggie tient sa main froide et molle dans la sienne en espérant qu'il vive et en se demandant comment elle en est arrivée là, à genoux dans la cuisine d'une inconnue, un flingue dans son autre main.

La femme l'a qualifiée de criminelle il y a quelques instants et Maggie se sent effectivement comme telle. Elle se sent même pire que ça... Elle ne se reconnaît plus. Elle ne sait plus ce qu'elle est, qui elle est. Depuis que Katie l'a quittée, elle a perdu pied. À présent, elle n'arrive à se définir qu'à travers les termes utilisés par les gens qui l'entoure. Elle et donc une criminelle, une kidnappeuse, peut-être une meurtrière. Si Kurtis meurt, voilà ce qu'elle sera. Et même s'il survit à sa blessure, elle restera cette fille totalement paumée qui lui aura tiré dessus... Maggie n'est pas certaine de pouvoir l'assumer.
Mais elle n'en est pas encore là. Kurt respire encore. Ses yeux s'agitent sous ses paupières closes et de temps en temps elle le sent se raidir sous les assauts de la doc. Un médecin légiste, ça lui paraît être de mauvais augure mais elle ne fait pas de commentaire à ce propos. Chaque fois qu'elle a ouvert la bouche depuis qu'ils sont arrivés ici, elle s'est faite humilier. Pourtant Maggie est loin d'être sotte. Elle est juste sous le choc. Elle est sous Xanax depuis la fête d'Halloween et elle vient de tirer sur un homme... Ce n'est pas rien tout de même.
Dans un geste tendre, elle écarte quelques mèches brunes du front humide de sueur de Kurt. Il est glacé et pourtant, il transpire. Elle se mord la langue pour ne pas poser de questions à ce propos à la rouquine en pyjama qui œuvre sur la cuisse du coursier sur lequel elle a fait feu. Maggie tente d'apaiser sa conscience en se disant que c'était un accident, que le coup est parti tout seul quand Kurtis s'est jeté sur elle, sans quoi ils n'en seraient pas là... Mais ça revient à tout mettre sur le dos de sa victime et elle ne le supporte pas. Elle se dégoûte chaque fois qu'elle tente de se dédouaner de cette manière. Plus elle y réfléchi, plus la jeune femme réalisé que le Prospect s'est toujours montré attentionné à son égard. Et à celui de Katie aussi. Personne d'autre qu'elle n'a remarqué le geste galant qu'il a eu envers son amie. Un geste tout simple, consistant à refermer soigneusement ses jambes pour éviter que le monde entier ne remarque quels sous-vêtements elles portaient, mais qui aurait dû lui faire réaliser qu'il est un type bien...

Elle est sur le point de recommencer à pleurer en silence lorsque la porte de la maison s'ouvre tout à coup. Un homme portant une veste en cuir similaire à celle de Kurtis fait brusquement irruption et Maggie bondit sur ses pieds. Il ne peut s'agir que de MadMax, l'homme qu'elle a eu en ligne il y a une petite heure.
« Il est où ? » la questionne-t-il de but en blanc. Mais quand elle veut répondre, Maggie se rend compte qu'elle a la gorge trop nouée pour s'exprimer. Elle se sent sur le point de fondre en larmes et aimerait entendre une parole réconfortante de la part du nouveau venu, la promesse que tout va aller ou ne serait-ce qu'une touche de douceur ou de compréhension dans son regard. Elle n'a droit à rien de tout cela.
Au lieu de ça, le nouveau venu lui rappelle qu'elle tient une arme et la let en garde. Honteuse, elle s'assure que le canon soit pointé vers le bas et désigné la cuisine à Max de son autre main. Sans perdre davantage de temps avec elle, il s'y dirige d'un bon pas pour s'entretenir avec la doc. La tête basse, Maggie les écoute parler avant de les rejoindre et d'essayer de se faire toute petite.
Max finit par se pencher au-dessus du coursier pour le secouer un peu et le faire revenir à lui. Maggie est à deux doigts d'intervenir. Elle n'aime pas la façon dont se comporte l'ami de Kurtis. Elle n'aime pas son ton détaché et la manière dont il traite le garçon. Mais elle se contient.
De toute façon, la méthode de l'homme s'est avérée efficace et Kurtis pose un regard vitreux autour de lui, émergeant péniblement de l'inconscience.
Les sourcils froncés par la confusion lisible sur ses traits d'une pâleur inquiétante, il fixe le nouveau venu avant de prendre la parole d'une voix qu'il peine à faire porter.
« On est quel jour ? » demande-t-il en essayant de se redresser, sans y parvenir. « J'crois qu'j'ai beaucoup trop bu... »
Ses yeux se referment sur un soupir désabusé. MadMax s'adresse à nouveau à lui, lui explique la situation réelle dans laquelle il se trouve, mais Kurtis ne semble pas l'entendre. Alors son aîné finit par le secouer de nouveau et le coursier rouvre les yeux dans un sursaut et émerge un peu plus. Il commence alors à frissonner et à grimacer alors que sa main, à tâtons, se rapproche de sa cuisse que la médecine légiste s'apprête à bander.
« Vous faites quoi là ? » marmonne Kurt d'un ton irrité, essayant de repousser le type près de lui pour se redresser.



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MessageSujet: Re: let me in, little pig Mar 7 Fév - 17:06

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La gonzesse me jette un œil réprobateur et ne prend même pas la peine de me répondre sur le moment, elle est concentrée sur sa tâche, ce que je peux comprendre, je le serais aussi si j’étais en train de faire du point de croix sur la jambe d’un type louche. À la voir comme ca, elle n'a pas l’air du genre aventureuse ou si vous préférez à traîner dans les pattes des KOS ou tout autre gangs d’ailleurs alors je peux pas m’empêcher de me demander comment il a atterri ici. J’arque un sourcil comme pour me répondre à moi-même c’est surement la gamine du salon qui a ramené son petit copain chez sa mère, ouai non, elle est pas assez vieille pour être sa mère ! Sa sœur peut-être ? À dire vrai ca avait pas tant d’importance tant que l’une et l’autre gardait leurs bouches fermés

Je me baisse et me penche sur le prospect qui est d’une lividité à faire peur, dans quel merde s’est-il encore fourré celui-là. Je lui colle deux-trois claques pas bien méchante histoire de lui faire reprendre conscience. « La sieste est finie blanche-neige ! » Il commence à gigoter et à grogner, ce qui est plutôt bon signe, puis finalement il marmonne dans sa barbe demandant quel jour nous sommes et insinuant qu’il est juste fardé d’une bonne grosse gueule de bois. Ok c’est pas top, mais au moins il a pas l’air trop en souffrance, je m’esclaffe un peu parce que c’est plutôt comique comme situation. « Kiddo, tu crois vraiment que je me serait déplacé juste pour venir te border ? Va falloir y mettre du tien là, si tu regarde…Mais il à déjà refermer les yeux, alors je lui en remet une couche et lui claque un peu la joue (pas trop brusquement cela va sans dire, je suis pas un monstre non plus) Il rouvre les yeux mais ca lui semble relativement pénible. on se réveille Kurtis, va falloir faire un effort et m’expliquer comment tu t’es retrouvé avec une balle dans la cuisse mon grand. C’est qui ? ces connards de serbe ? les mexicains ? où est-ce que t’a été traîner ton cul ? Et nope ! Il est reparti, bon aux grands mots, les grands remèdes, je l’attrape par les épaules et e redresse, appuyant son dos contre un des meubles de la cuisine, heureusement pour moi, il est pas bien épais parce que c’est un véritable poids mort là tout de suite.

La doc geint quand je le déplace, je lui jette un œil et écarte mes mains l’air de dire quoi ? ca va ! Elle suit cependant le mouvement et sort de la gaze pour finir le travail qu’elle a commencé.

« Vous faites quoi là ? »
Ok là ca commence à m’inquiéter, soit il a perdu la mémoire, soit il est en plein délire et l’un comme l’autre ca pue sévère. Je me retourne vers la doc pour chercher une réponse et ce n’est que quand j’intercepte son regard que je prends la parole. « Vous lui avez filé quelque chose ou quoi ? il a pas l’air cohérent. » Kurtis commence à essayer de se dégager à le fois de l’emprise de Savannah mais aussi de la mienne et je m’appuis un peu plus sur lui pour l’en empêcher, autant éviter d’aggraver son cas. « Tu bouges pas ! Compris ! Tu respires et tu te calmes, essaye de te souvenir de ce qui s’est passé parce que personne va le faire pour toi ! » Un raclement de gorge attire mon attention et je lève mon regard vers la gamine qui tient toujours le flingue et qui se dandine sur ses pieds comme si elle hésitait à allez de l’avant et à prendre la parole. « C’est quoi ton nom ? » Elle bredouille et finit par me dire qu’elle s’appelle Maggie j’ai l’impression qu’elle est sur le point de se mettre à pleurer et clairement c’est pas le moment. « Tu sait quelque chose sur ce qui s’est passé ? Parce que là ce serait le moment de parler ! T’es sa petite copine ? » Elle secoue vivement la tête comme si l’idée était complétement farfelue, qu’est-ce que j’en sais moi ? c’est pas comme si le prospect venait me raconter ses histoires de cul tout les quatre matins. « Non je….je…je le connaît pas vraiment, c’est que…. » ET BAM les chutes du Niagara, voilà qu’elle se met à sangloter comme une enfant de quatre ans, pitié non j’ai aucune patience pour ce genre de truc. Pourquoi je suis là déjà ? Je la laisse chouiner, j’ai pas envie de l’y encourager et puis la doc va surement la consoler, c’est un truc de gonzesse non ?

« Bon Kurtis va falloir te reprendre gamin là ! »
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MessageSujet: Re: let me in, little pig Dim 19 Fév - 22:41

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L’inconnu qui entra dans sa cuisine sans y être invité l’agace, comme l’agace le corps de Kurtis allongé devant elle, son sang s’étendant sur le carrelage jadis étincelant. Point positif de l’arrivé de l’intrus, c’est qu’il n’y a plus d’arme pointée sur sa nuque tenue de la main d’une gamine tremblante qui avait accidentellement tiré dans la cuisse du prospect. Il fallait avouer qu’il n’y avait rien de très rassurant dans la scène qui s’était déroulée dans cette pièce depuis qu’elle avait ouvert la porte en se disant que c’était probablement des scouts venus vendre du chocolat ou un livreur de pizza un peu perdu dans le quartier. L’homme prit la parole d’un ton quand même surprenant pour quelqu’un qui vient au chevet d’un malade. Savannah ignorait exactement la relation qu’avaient les deux hommes, mais au vu de la réplique, ça ne devait pas être l’amour fou. Elle prit tout son temps pour répondre, ses doigts terminant de refermer les plaies avec minutie. « Il devrait s’en sortir. » Son ton ne portait pas les traces de joie que l’on entend généralement devant ce genre de situation. Elle se contenta de couper le fil, déposer l’aiguille et de bander la plaie à l’aide de gaze et de papier collant qui allait probablement être un véritable cauchemar à retirer, mais ça lui importait peu. Elle ignorait quand elle était devenue si immonde avec ses patients, sans doute depuis que ledit patient l’avait poussé à le soigner avec une arme braquée sur elle, alors qu’elle pensait passer une petite soirée tranquille. Ou alors c’était depuis que ses patients étaient passés de mort à vivant, ça ne l’arrangeait pas vraiment. En guise de petite vengeance personnelle, ou parce qu’elle désirait vraiment  que le bandage tienne en place, elle abusa légèrement du papier collant démoniaque.

La brute refila une claque à Kurtis pour le sortir de son sommeil comateux. Puis une deuxième. Ce n’est qu’à la troisième qu’elle décida d’intervenir, mollement. « Doucement. Il s’est cogné la tête en tombant. Non que ça risque de changer quelque chose à son QI. » Elle suivit le mouvement quand l’homme déplace un Kurtis visiblement perdu et elle grogna, mécontente qu’il bouge son patient. Il prit un air innocent et elle lui lança un regard noir. Qu’il lui refile autant de gifles qu’il voudra, ça ne changera rien. Le gamin continue à avoir un discours décousu, pensant qu’il se réveillait d’une bonne cuite. L’homme s’adressa à elle pendant qu’elle termina sa besogne, retirant ses gants souillés, elle se leva pour les jetés à la poubelle, prenant note mentalement de sortir dehors toute trace de la présence de Kurtis ou de sang lorsqu’ils auraient déguerpis. « Il y a perdu une quantité de sang importante. C’est un miracle qu’il soit capable d’aligner deux mots. Il est probablement en hypothermie et en hypoglycémie. Il aurait besoin d’une transfusion sanguine, de plasma et d’antibiotiques. » Son ton n’avait rien du ton doux qui lui collait à la peau généralement. Il y avait quelqu’un chose d’un peu plus dure, un peu moins doux. Elle se remit sur ses pieds, ouvrant le frigo pour y trouver une bouteille de jus d’orange qu’elle tendit au motard d’un geste vif. « Essayer de lui en faire boire quelques gorgées, avec un peu d’eau. » Elle contourna ensuite la table pour se diriger vers la penderie, lançant un coup d’œil à Maggie qui tremblait encore dans son coin. « Faites attention, il pourrait tout vous vomir dessus. »lança-t-elle du couloir en ouvrant la penderie pour attraper de vieilles couvertures élimées qu’elle pourrait éventuellement jeter par la suite.

Retournant dans la cuisine, elle emmitoufla le prospect avec des gestes vifs et précis pendant que le type essayait toujours de faire dire à Kurtis ce qui s’était passé avant de s’adresser à Maggie qui pleurnichait encore. Lorsqu’elle éclata véritablement en sanglots, Savannah ne put retenir un soupir agacé avant de lever les yeux vers le nouveau venu. « Maggie, ici présente aurait accidentellement tirer dans la cuisse de votre copain, faisant plus de ravage qu’elle ne l’avait prévu, j’imagine. Il semblerait que ce soit un accident. Ce qui arrive souvent quand on manipule des armes à feu sans savoir s’en servir. » Maggie renifla dans son dos, marmonnant quelque chose d’incompréhensible avant de se reprendre. «Ku-kurtis a d-dit qu’elle était mé-médecin et… il ne voulait pas aller à l’hôpi-pital, je-je…» bredouilla l’autre en reniflant de temps à autre. Avec un agacement de plus en plus visible, la légiste fouilla dans la trousse pour y trouver des calmants et les refila dans la main de Maggie avec une bouteille d’eau et la poussant à les prendre d’un geste impérieux. C’était bon maintenant, il saignait plus, ils pouvaient tous partir, non ?


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MessageSujet: Re: let me in, little pig Jeu 23 Fév - 18:37





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Il ne comprend absolument rien de ce qui se trame. Qu’est-ce qu’il fout par terre ? Pourquoi est-ce qu’il n’arrive pas à reconnaître le décor ? Est-ce que les Kings of Speed l’ont encore obligé à boire plus qu’il n’est capable d’encaisser et l’ont laissé pour mort quelque part ? Est-ce qu’ils l’ont drogués ? A moins qu’il ait fait ça tout seul… Mais pourquoi est-ce qu’il irait se mettre dans un état pareil ? Il aime bien boire mais pas au point de se mettre mal. Ca arrive parfois, mais c’est rare. Il connaît sa limite. Il la dépasse de temps en temps (surtout quand il déprime), mais faut qu’il se fasse encourager pour la franchir. Donc c’est forcément la faute de quelqu’un d’autre… Mais qui ?
Pourquoi tout l’monde parle fort. C’est quoi encore c’t’affaire ? Dans quoi est-ce qu’on l’a fourré ? Est-ce que les Kings lui ont joué un sale tour ? Ce serait pas la première fois… C’est vraiment des enfoirés. Faut toujours qu’il le malmène alors qu’il essaie de faire de son mieux ! Putain d’enfoirés de pervers dégueulasse… Est-ce qu’il est habillé au moins ? Oh putain, est-ce qu’ils l’ont foutu à poil ? Il a froid. Alors c’est possible. Oh les salauds…
Kurt sent bien qu’il devrait lutter, qu’il devrait reprendre ce qui lui reste de dignité et faire quelque chose, mais il ne fait rien. Faut dire que même s’il a foutuement froid et claque des dents, il est bien, vautré là. Et puis il se sent engourdi… Et il a foutuement sommeil.
Sauf que le grand malabar face à lui a décidé qu’il n’était pas l’heure de pioncer. Il le secoue comme un gros enfoiré et Kurt reprend un peu plus conscience. Et il n’aime pas qu’on le touche. Il n’a jamais aimé ça. Il n’y a que sa mère et sa sœur qui aient le droit. Bon et Mia aussi. Sinon ce serait pas tellement pratique pour baiser… Elle est où Mia ? Et Meghan ? Elle fait quoi en ce moment ?
Maintenant qu’il se sent un peu plus éveillé, il reçoit un message alarmant. Un message d’urgence. Quelque chose se trame. Quelque chose de grave. Meghan ? Faut qu’il aille voir. Mais on ne le laisse pas faire. Ca le met dans une rage folle. Il veut se relever et le type continue de l’en empêcher et lui gueule dessus.

Il faut une éternité au Prospect pour réaliser qu’il s’agit de Maximilian. Son mentor.
« P’tain d’tortionnaire ouais… » marmonne-t-il, bougon, en essayant d’échapper à la prise de MadMax qui continue de le maintenir au sol.
Il repère une autre fille. Elle a déjà pris la parole plusieurs fois, sans qu’il n’arrive à donner beaucoup de sens à celles-ci. Ca cause de sang, d’hypotruc. Ca a l’air grave, mais ça n’est pas son problème, si ?
Tout ce mouvement l’embrouille. Il a arrêté de repousser Max et se contente à présent d’étudier les lieux, ses deux mains encore refermées sur le blouson en cuir de son ainé. Pas avec beaucoup de poigne cela dit. il se sent faiblard. Ca lui rappelle l’année où il s’est chopé la grippe et est resté cloué au lit pendant plus d’une semaine. Il se sent au moins aussi mal. Il a froid. Foutuement froid… D’ailleurs, il est parcouru d’un long frisson qui réveille tout à coup la douleur dans sa cuisse... Alors il commence à grimacer et à grognon, cherchant à jeter un coup d’œil à cette partie de son anatomie.  
Quand il baisse les yeux de ce côté, il a un haut le cœur. Sa jambe est pansée, c’est pas le souci. Enfin si c’est un souci mais, ce qui le met dans cet état, c’est la vision de tout ce sang sur le carrelage… Y a plein de compresses par terre, imbibées de sang, du fil, une aiguille courbe et une paire de gants qui a été bleue mais est bordeaux à présent au niveau des doigts.
« Oh merde… » s’étrangle-t-il en sentant sa vue se brouiller et le monde virer au gris
Max ne lui permet pas de tourner de l’œil. Il entend sa voix qui vient de très loin. Il n’est pas certain qu’il s’adresse à lui. Ca n’a pas trop d’importance de toute façon. Ce qui a de l’importance, c’est tout ce sang. SON sang, Kurt commence à le comprendre. Et la douleur se fait plus lancinante. Il claque des dents un peu plus fort et commence à trembler.
Une grande rousse qu’il ne remet pas encore tout à fait (mais pour qui il ressent de l’antipathie) tend une brique de jus à son mentor qui a l’air un peu perplexe. Elle lui parle de vomi et ça donne encore plus la gerbe à Kurtis qui ferme les yeux une seconde, luttant contre ses nausées.
« J’me sens pas top » confie-t-il à MadMax avant de pousser un lourd soupir.

Il se concentre pour ravaler l’ennemi vomi et décroche un peu de ce qui se passe autour de lui. Mais une fois encore, max ne lui laisse pas trop de répit et commence à le faire chier pour qu’il ouvre la bouche et avale il ne sait trop quoi. Le Prospect grogne, détourne la tête, tente de fuir et reçoit une petite tape derrière la tête. Il rouvre les yeux pour fusiller son mentor du regard, alors que la rousse revient à la charge également et l’oblige à se redresser un peu pour couvrir ses épaules d’une couverture. Il aimerait bien lui gueuler dessus parce que ça lui fait mal. Non seulement à la cuisse, mais partout ailleurs. Sa nuque le tiraille, il se sent courbaturer et il a l’impression d’avoir la peau en feu. Encore une fois, ça lui rappelle cette affreuse semaine durant laquelle il a eu la grippe.
Sauf que cette fois, c’est pas la grippe. On  t’a tiré dessus lui souffle la voix familière et réconfortante de Meghan. Sauf que ce qu’elle dit n’est pas hyper réconfortant en fait…
Nouveau frisson. Douloureux.
La rouquine reprend la parole et résume la situation. Cette fois, Kurtis a suffisamment émergé pour comprendre ce qu’elle dit. Et la portée que ça pourrait avoir… Pas pour lui mais pour Maggie. Tout lui revient. La soirée d’Halloween, la petite culotte en dentelle, la livraison, le coup de feu, les pleurs de Maggie, son vélo chargé à la va-vite à l’arrière de sa caisse… Et Savannah Fuller.
«Ku-kurtis a d-dit qu’elle était mé-médecin et… il ne voulait pas aller à l’hôpi-pital, je-je…»
Kurt déglutit, rassemble ses forces pour essayer d’agir. Mais il ne sait pas où puiser. Il se sent trop HS, complètement lessivé. Il n’a pas l’impression qu’on lui a tiré une balle dans la cuisse, il a l’impression de s’être fait rouler dessus par un semi-remorque… Deux fois.
« Elle ment » finit-il par articuler laborieusement. « J’me suis tiré d’ssus t’seul. J’suis trop con. J’voulais nettoyer l’arme et… »
« Non, l’écoutez pas. Je lui ai tiré dessus. C’est ma faute » se reprend Maggie en essuyant son nez morveux d’un revers de sa manche, après avoir avalé les calmants.
Kurtis ne cherche pas à renchérir. A quoi bon ? Il n’arrivera pas à convaincre qui que ce soit. Il n’a pas la force de débattre et détenir tête à qui que ce soit… Mais si Max s’ne prend à elle, alors peut-être qu’il trouvera la motivation nécessaire pour intervenir. Hors de question qu’elle paie pour ça.  
« Vous avez dit que vous n’aviez pas de sang tout à l’heure. Où est-ce qu’on peut trouver ça ? J’peux lui donner mon sang ? C’est possible ça ? Vous pourriez lui faire une transfusion ici, comme dans les films ? J’veux dire…il suffit d’avoir un genre de tuyau, non ? Vous avez plein de matériel ici ! Si on va à l’hôpital je… Ils… Ils vont m’arrêter. Je ne veux pas aller en prison. Je ne tiendrai pas en prison. Je me tuerai ! » menace-t-elle, avant d’être interrompue par le motard.


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MessageSujet: Re: let me in, little pig Mar 28 Fév - 14:01

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« Doucement. Il s’est cogné la tête en tombant. Non que ça risque de changer quelque chose à son QI. »

Doucement doucement, ouai ba si elle préfère, je laisse se taper un somme sur le sol de la cuisine hein, moi personnellement ca me dérange pas plus que ca ! Je suis un peu surpris de ses propos, à dire vrai ca me fait sourire, elle connaît visiblement Kurtis depuis plus de cinq minutes, mais n’a pas l’air de l’apprécier outre mesure, ce qui me fait me demander comment il a atterri sur le carrelage de la rousse. Ok bon j’aurai préféré qu’elle s’arrête à ca, mais là, elle me parle de trucs sur lesquels je vais pas pouvoir faire grand chose, une transfusion ? plasma ? Je tourne mon regard vers elle et fronce les sourcils, oui bon en gros t’es en train de me dire que le gamin doit finir sa course à l’hosto ? C’est pas une éventualité à écarter, mais je peux décemment pas me pointer avec un gars qui a un trou dans la jambe, qui plus est à moitié soigné sans savoir ce qui s’est passé. « P’tain d’tortionnaire ouais… » Je détourne mon attention de la doc pour la reporter sur le prospect qui cause tout seul ou à un ami imaginaire, pour ce que ca change de toute façon…tortionnaire hein ? on en reparlera plus tard !

Sans rien avoir demandé à personne, je me retrouve à jouer les putains d’infirmières pour ce petit con, un verre de jus de fruit à la main. « J’me sens pas top » L’infirmière de fortune me prévient qu’il risque de gerber. Sans rire ? Autant dire qu’il ne vaut mieux pas pour lui, si il veut pas finir la tête dedans. Je claque mes doigts devant sa tronche histoire qu’il focus plus de deux secondes sans quoi je vais bien avoir du mal à lui faire boire quoi que ce soit. « Allez Hawkins, avale ca. » J’approche le verre de ses lèvres, mais il ne se montre pas très conciliant. « Kurtis, tu vas jouer les gamins de cinq ans, bois ca ! ». Il tourne sa tête, pince ses lèvres et tente de se dérober, ce qui m’agace passablement, bon dieu heureusement que j’ai pas de gosses. Ma main, machinalement, vient taper l’arrière de sa tête. Il semble se réveiller enfin tout du moins l’espace d’un instant pour me fusiller du regard. Oh commence pas gamin si y en a un qui à des raisons de souffler et d’être énervé, c’est bien moi. La rousse revient pour envelopper son patient dans des couvertures. J’en profite pour essayer de tirer des infos à la gamine tremblante qui fait les cent pas dans la cuisine de Fuller, mais elle aussi utile que le prospect, pire, elle se met à chialer comme une pisseuse, bon sang, mais c’est quoi ce bordel ? C’est le centre aéré ici ou quoi ? Finalement, c’est la maîtresse de maison qui m’informe et putain, c’est juste une mauvaise blague. Mes yeux s’ouvrent un peu rond et je les reporte sur la gamine qui est en train de nous faire une crise de nerfs, bouh bouh bouh il voulait pas aller à l’hôpital okay mais comment il est arrivé chez l’autre ? Je la regarde se mouvoir et essayer de faire avaler deux trois calmants à la gamine, elle a vraiment pas l’air du genre de nana à faire partie du cercle du prospect….trop classe et trop bourge…À moins que ce soit genre sa cousine, sa sœur ? Elle est définitivement trop jeune et trop remontée pour être sa mère ! « Elle ment. J’me suis tiré d’ssus t’seul. J’suis trop con. J’voulais nettoyer l’arme et… » Ah ca y est, il se décide à revenir parmi nous Allelujah ! M’enfin si c’est pour dire des conneries grosses comme lui, il peut s’abstenir. Je dis rien, en tout cas pour l’instant et me contente de lui jeter un regard qui textuellement dit "Arrête de me prendre pour un con sinon je t’en colle une." Et la gamine de l’interrompre pour confirmer que c’est bien elle la responsable de ce merdier. Je me lève finalement et croise mes bras sur mon torse. « Et tu trimballe souvent avec des flingues dont tu sais pas te servir ? t’es complétement conne ou quoi ? Ah ca tu peux chialer maintenant. » Bon j’aurai peut-être dû m’abstenir puisqu’elle se remet à pleurer de plus belle avant de s’interrompre de but en blanc pour essayer de proposer une solution logique, enfin pour la logique c’est juste dans sa tête parce qu’en plus d’être maladroite, elle n'a pas l’air d’avoir inventé la poudre et ca vient d’un mec qui a pas été longtemps à l’école. « Non mais Marie…Ferme, ta gueule, tu crois qu’on est dans un film peut-être ? Non, là. J’emphase mon propos en écartant les bras pour désigner tour à tour Kurtis, Savannah, moi-même et enfin revenir à elle. C’est la vraie vie. Alors tu peux chialer ce que tu veux en attendant t’as tiré sur quelqu’un, t’es entrée chez…je jette un œil à la rousse dont j’ignore toujours l’identité. Elle probablement par la contrainte, j’imagine. Ouai à en croire sa gueule, je doute qu’elle ait vraiment eu le choix. Et maintenant, tu vas assumer un peu, c’est pas notre problème que tu finisses en prison ou non. Elle m’énerve, en cinq secondes top chrono elle m’avait déjà soûlé de toute façon, y a rien qui m’agace plus que les pleurnicheries. Je secoue la tête à la négative et pousse un profond soupir. Alors si c’est pour sortir des conneries pareilles, justes la ferme ! » Je me rapproche d’elle et elle fait deux pas en arrière. « T’excites pas, prend ca. Je lui tends le verre. Rends-toi utile avec ton petit copain et laisse causer les adultes. » Elle s’exécute sans vraiment chipoter, honnêtement vaux mieux pas et je me reconcentre sur la rousse, putain j’ai bien envie de fumer une clope-là maintenant ! Ca fait un bail ! « Bon doc, je présume que ce qui vous intéresse, c’est de vous débarrasser de ce foutoir, alors on va aller directement au concret. Primo, l’hôpital, c’est vraiment une question de vie ou de mort ? Non parce que je doute de pouvoir expliquer comment il a été rabiboché ! deuzio et si oui, vous connaissez sûrement quelqu’un qui pourrait nous aider discrètement contre un petit billet ? » Bien sûr qu’elle devait connaître quelqu’un et si ce n’était pas le cas, je passerais un coup de fil à Jade, après tout cte nana avait toujours l’air de se faire chier.
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