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 I'm gonna leave my body

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MessageSujet: I'm gonna leave my body Lun 19 Déc - 16:45

i'm gonna leave my body ; i'm gonna lose my mind

Lloyd & Felicity

 
Lloyd ouvre un œil prudent sur le décor. Le soleil semble d’être couché depuis un moment maintenant. Le salon de l’appartement est plongé dans une semi obscurité uniquement rompue par la lueur tamisée de l’halogène situé dans le coin de la pièce. Le père de famille pousse un soupir et porte sa main à ses yeux gonflés de sommeil qu’il frotte distraitement, essayant de rassembler ses souvenirs. Il se sent un peu vaseux et devine qu’une migraine carabinée ne va sans doute pas tarder à venir le torturer. La douleur n’est pas encore sourde mais elle est présente, diffuse. Il émerge lentement, nageant en pleine confusion. Il lutte contre lui-même, contre son cerveau engourdi par le sommeil et parvient à faire remonter quelques souvenirs à la surface. L’anniversaire de Merrin. Tito et Felicity se sont chargés de tout organiser avec sa mère pendant qu’il végétait, comme il a pris l’habitude de le faire depuis la soirée d’Halloween qui a si mal tournée. Les invités sont passés, Merrin a été couverte de cadeau et puis… Et puis il s’est éloigné parce que le bruit commençait à le rendre dingue, parce qu’il était trop fatigué. Tito a congédié tout le monde et il a repointé le bout de son nez pour s’excuser d’être devenu si inutile, d’être devenu un tel fardeau pour tout le monde.
Il s’est installé sur le canapé, épuisé et a joué un peu avec Merrin, sous l’œil vigilant et plus ou moins discret de ses proches. Tito est reparti en taxi avec ses enfants et il s’est retrouvé seul avec Felix et sa mère. Il a fait comprendre à cette dernière qu’il avait envie d’être un peu seul avec sa petite amie et elle s’est éclipsé en emportant avec elle la vaisselle à faire. Felicity l’a alors rejoint sur le sofa sur lequel il se trouvait, Merrin assoupie sur lui. Ils ont discutés un peu et…
Et il s’est vraisemblablement endormi à son tour. De toute façon, Lloyd ne fait pratiquement plus que ça depuis sa sortie de l’hôpital. Il dort, glande devant la télévision sans parvenir à vraiment s’intéresser aux programmes qu’il regarde, mange ce qu’on l’oblige à ingurgité pour ne pas être plus contrariant encore, joue avec Merrin sous la surveillance de sa mère ou de ses amis et dort encore. Le pire étant qu’il continue d’être constamment fatigué… Et les pilules qu’il doit ingurgiter pour palier à la douleur quasi constante dans son bras récemment réopéré n’arrangent rien à son état.

Lloyd se redresse tant bien que mal et pousse un soupir las. Le coude appuyé sur sa cuisse, il masse ses tempes d’une main, les paupières closes. Lorsqu’il les rouvre, il constate que Felicity est dans la pièce et l’observe. Il soupir à nouveau et se laisse aller dans le canapé.
« Désolé. J’me suis encore endormi… »
Elle fait comme si elle ne s’en formalisait pas et Lloyd ravale sa colère. La vérité, c’est qu’il ne comprend pas ce qu’elle fait encore là, à ses côtés. Est-ce qu’elle pense avoir un genre de dette à lui rembourser ? Est-ce qu’elle éprouve de la pitié pour lui ? Pourquoi est-ce qu’elle s’inflige ça, bordel ? Il n’est bon à rien ! Absolument à rien ! Mais ils ont déjà eu cette conversation une fois ou deux et il n’a jamais réussi à avoir gain de cause et à faire reconnaître à la journaliste qu’elle perdait son temps et son énergie avec lui… Pourtant, Lloyd a bien du mal à se voir autrement que comme une cause perdue. Les médecins n’arrêtent pas de lui répéter à quel point il est chanceux, qu’il doit se montrer un peu patient, que sa situation pourrait être pire, mais le pompier ne voit vraiment pas comment sa situation pourrait être pire.
Felicity vient se laisser tomber à ses côtés et attrape son bras gauche, encore valide pour l’enlacer, venant appuyer sa tête sur son épaule. Lloyd aimerait pouvoir résister, la repousser, mais il apprécie trop sa présence… Il sait que c’est une attitude égoïste, mais tant pis. Il va savourer tout ça tant qu’il le pourra. Et quand elle ouvrira enfin les yeux et prendra la fuite, il aura au moins quelque chose à quoi se raccrocher…  
« Merrin est couchée ? » la questionne-t-il après quelques instants de silence.
Elle lui dit que oui et il jette un coup d’œil sur le décor, réalisant que tout a été rangé. Felicity a tout remis en ordre pendant qu’il s’adonnait à son activité préférée : la sieste. Ca le contrarie mais il n’y a rien qu’il puisse faire.
« Merci… T’étais pas obligée de… T’es pas obligée de faire tout ça… »
Mais comme d’habitude, elle lui assure que ça ne la dérange pas. Lloyd serre les dents, se contient de lui rétorquer que, lui, ça le dérange beaucoup. Il n’a pas envie d’une dispute. Il veut qu’elle reste ce soir. Alors à la place, il se tourne vers elle, lève son bras plâtré et broché et caresse son visage du bout des doigts, délicatement. Son regard plongé dans le sien, il l’embrasse avec tout autant de douceur, et puis colle son front au sien quelques secondes.
Après cela, il s’éloigne et entreprend de se remettre debout. Elle le laisse faire et, lorsqu’il est certain qu’aucun vertige ne vient perturber son équilibre, il se retourne vers la journaliste et tend vers elle son bras valide. Elle glisse sa main dans la sienne et le pompier l’attire à lui pour déposer un nouveau baiser sur ses lèvres avant de la guider jusqu’à sa chambre à coucher. Au passage, il jette un rapide coup d’œil dans celle de sa fille, s’assurant qu’elle dort et se porte bien.
Un an. Un an déjà… Mais il ne doit pas penser à ça. Il a eu la journée pour y penser et ne s’en est pas privé. Les prochaines minutes, il va les consacrer entièrement à Felicity.

Il pousse la porte derrière eux et invite sa petite amie à s’installer sur le lit double qu’ils n’ont pas tellement eu l’occasion d’utiliser. D’abord parce qu’elle ne vit pas chez lui et reste rarement dormir, ensuite parce que son état de santé ne lui permet pas toujours d’être…disons apte à pratiquer ce genre d’activité. Et puis peut-être aussi parce que ce lit leur rappel de drôles de souvenirs…
Lloyd ne peut d’ailleurs s’empêcher de sourire alors qu’il s’étend aux côtés de Felicity sur le matelas, au-dessus des couvertures. Ils s’embrassent un moment, dans les bras l’un de l’autre. La journaliste est précautionneuse et s’assure toujours que Lloyd n’ait pas à s’appuyer sur son bras amoché. Ils se caressent, tantôt en douceur, tantôt avec empressement et finissent par se dénuder l’un et l’autre. Lorsqu’ils sont prêts l’un comme l’autre, Felicity s’installe à califourchon sur son petit ami et prend les commandes. Il la laisse dicter son rythme un moment, et puis tente de lui imposer le sien, l’attirant à lui avant de la faire basculer pour se retrouver en position de dominant. Appuyé sur ses coudes, il enchaine les coups de reins, embrassant la peau parfumée et légèrement salée de Felicity dès qu’il en a l’occasion. Cette position le fatiguant vite, il lui fait comprendre qu’il veut qu’elle reprenne sa place et il reparte pour un tour.
Une vingtaine de minutes plus tard, ils sont tous deux étendus sur le lit, essoufflés, une fine pellicule de sueur recouvrant leurs corps dénudés et détendus. Lloyd caresse distraitement le dos de la journaliste, blottie contre lui, sa tête reposant contre son épaule gauche.
Un sourire tranquille étire ses lèvres et illumine son visage pourtant marqué par la fatigue. Il se tord le cou pour pouvoir croiser le regard de la jeune femme qui relève les yeux vers lui.
« Tu sais à quoi je pense ? »
Elle blague à propos d’une énorme crème glacée qu’elle aimerait dévorée et il se laisse aller à rire.
« Presque. Je pensais à un autre genre de gâterie… Tu te souviens la première fois que tu es venue passer la nuit ici ? »
Il sait que oui. Elle ne pourra sans doute jamais oublier cette soirée là. La soirée où elle a découvert l’existence de Merrin. La soirée sa mère les a surpris, lui et elle, en plein ébat…      
 


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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Mar 20 Déc - 19:39

I' m gonna leave my body
Lloyd & Felicity
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Elle se laisse choir contre lui, la joue contre son épaule, le souffle court, les joues rosies par l’exercice. Elle se délecte de son odeur rassurante, de sa chaleur alors que leurs corps nus s’entrelacent dans le calme paisible du soir. Elle ne bouge pas, se laissant somnoler doucement, profitant de ce moment si rare depuis l’accident. Les choses n’ont pas été faciles, ce n’est pas le genre de début de relation idéal. Blessé, Lloyd se montre maussade la majorité du temps, les disputes plus fréquentes qu’elle auraient pu le croire. Il ne comprend pas ce qu’elle fait encore là. À vrai dire, Felicity ne sait pas non plus ce qu’elle fait encore là. Ce qu’elle sait, c’est que lorsqu’elle le quitte pour son appartement sans vie, il lui manque. Pas d’une façon douloureuse et violente. Non. Il lui manque petit à petit, alors que le silence se fait oppressant, alors qu’elle se retrouve seule avec les démons qu’elle a ignorés toute la journée et qui reprennent leurs droits la nuit tomber, quand le monde se tait autour d’elle, dès qu’elle ferme les yeux et s’enferme dans ce sommeil agité. Elle ne reste jamais bien longtemps chez lui pourtant, elle y passe rarement la nuit, se sentant coupable d’abandonner le chien aussi longtemps. Elle ne veut pas non plus s’imposer dans cette routine familiale qu’il a su se créer avec sa fille, sachant qu’elle n’est pas réellement à sa place dans cette dynamique. Elle est pourtant là dans des moments comme celui-ci, lorsqu’il sombre dans le sommeil et qu’elle prend soin de Merrin, veillant à ce que sa couche soit propre, qu’elle soit nourrie et en sécurité dans son berceau. Elle n’aurait jamais cru pouvoir avoir un instinct maternel potable, jamais elle n’aurait pu croire qu’elle a un certain potentiel dans le domaine de la maternité. Sans doute parce que jamais l’idée d’avoir des enfants n’a effleuré son esprit. Pas alors qu’elle était dans des pays en guerre, dans une relation violente, dans un moment de sa vie où tout ce qu’elle voulait était le dernier scoop de l’heure. Ses doigts dessinent des arabesques abstraites sur le torse du pompier, plongé dans ses pensées jusqu’à ce que la voix du pompier se fasse entendre. La journaliste se tordit le cou pour planter son regard dans le sien, un léger sourire aux lèvres, hasardant une réponse ridicule à sa question. «Comment oublier ? Je crois que je n’ai jamais aussi honte de toute ma vie. » Elle laisse échapper un léger rire tout en se blottissant un peu plus contre lui, ses souvenirs la ramenant à cette situation fâcheuse.

***

Son anniversaire, il lui avait dit qu’il ne veut pas de fête particulière, pas de gâteau, pas d’invités, pas de cadeau, juste une soirée tranquille. Ce qu’elle lui a préparé est loin de tout ça, sans être tranquille non plus. Ce sera un tête à tête, juste lui et elle. Elle ressert son imperméable autour de sa taille, ses talons crissant sur le parquet humide alors qu’elle s’avance vers la porte de son appartement, son poing heurtant le bois trois fois avant de retomber le long de son flanc. L’invitation à entrer se fait entendre de l’autre côté et Felicity pousse la porte, le cherchant des yeux. Elle s’approche de lui, allant chercher ses lèvres, passant ses bras autour de son cou.   « Joyeux anniversaire! » Elle lui offre son plus beau sourire, celui qui aurait pu faire fondre un glacier au besoin. Il marmonne un vague merci peu enthousiasme, mais elle ne s’en formalise pas trop. Depuis sa sortie d’hôpital, il est comme ça, un peu grincheux, un peu maussade, malgré les efforts qu’elle fait pour lui remonter le moral, pour l’aider, malgré les plats qu’elle lui rapport le plus souvent possible et la quantité monstrueuse de chocolat chaud qu’elle peut lui préparer. Il allait probablement faire du diabète avant de retrouver le sourire et ça l’inquiétait un peu. « J’ai une surprise pour toi. » La réponse qu’il lui donne ne l’étonne pas. Il l’a dit, il ne veut rien pour son anniversaire, il lui a dit combien de fois déjà ? Elle arque un sourcil malgré elle, haussant légèrement les épaules. « Relaxe. Ça va te plaire, je suis certaine. »  Sinon, il y a un problème quelque part. Elle le pousse doucement dans le canapé, ses lèvres s’attardant sur les siennes, sa langue allant chercher la sienne pendant un moment, doucement, sans empressement, sans pression.

Elle se redresse finalement, un léger sourire aux lèvres, détachant les boutons de son imperméable un à un avant de le laisser tomber au sol. Dévoilant sous les yeux un peu plus pétillants de son amant une tenue des plus coquette. L’uniforme blanc et rouge, la jupe trop courte dévoilant le galbe de ses jambes accentué par les talons hauts d’un rouge criard, le décolleté plongeant et révélateur, le fantasme masculin à son meilleur. Elle se souvient de sa gêne lorsqu’elle était entrée dans la boutique érotique en quête du costume, le regard scrutateur du vendeur et ses questions indiscrètes. Elle avait presque cru qu’il lui donnerait son numéro de téléphone ou s’inviterait dans la cabine d’essayage pour donner son avis. Rien de tout cela ne s’était produit, heureusement.  Reportant son attention sur Lloyd, son sourire se fait un peu plus provocateur alors qu’elle se positionne sur ses genoux, ses ongles peints de rouge jouant sur son torse. « Je me disais que ça te plairait bien.» susurre-t-elle alors que la main valide du pompier court déjà sur ses courbes à peine camouflées par le tissu. Les lèvres du blond se posent sur sa jugulaire, l’attirant un peu plus à lui, ses mains se faisant un peu plus insistantes. Elle le laisse faire, l’encourageant de toucher, de soupirs. Puis, elle finit allongée, Lloyd au-dessus d’elle, ses mains caressant sa peau, la débarrassant de son sous-vêtement soudain de trop, ses baisers laissant une trace chaude sur sa peau alors qu’il se frayait un chemin vers ses cuisses, sa langue explorant bientôt son intimité, lui arrachant des gémissements alors que ses doigts glissent dans ses boucles couleurs blés, que sa main libre agrippe le coussin sous elle. La journaliste ferme les yeux, savoure la caresse avant qu’elle ne soit brutalement interrompue.



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Dernière édition par Felicity Blackwells le Jeu 22 Déc - 5:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Mer 21 Déc - 19:26

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Lloyd & Felicity

 
Il aurait dû s’attendre à ce qu’une personne au moins ne respecte pas son désir de passer une journée ordinaire… Il ne voulait voir personne, rester enfermer à ressasser ses erreurs, à déprimer et culpabiliser en le faisant. Lloyd comptait geindre, ruminer sur son sort et détester le monde entier, en commençant par lui-même. Et puis Felicity a débarqué dans son imperméable démodé et lui a sauté au cou pour l’embrasser. Il a réalisé à cet instant seulement qu’en fait, il n’attendait que ça. Il espérait que quelqu’un viendrait contrecarrer ses plans et lui tenir compagnie. Quelqu’un qui ne serait pas sa mère dépressive ou sa fille incapable d’aligner autre chose que deux syllabes…
Parce que déprimer ne lui ressemble pas et que Lloyd a toujours été quelqu’un d’optimiste, de joyeux. Il est celui qu’on invite à chaque fête, avec l’assurance de passer un bon moment. A condition qu’aucune drogue dure, coupée avec de la merde ne se mette à circuler bien sûr…
Bref ! Il est plutôt content de voir la jolie blonde débarquer. D’abord parce qu’il avait cruellement besoin de compagnie et en plus parce que ça lui redonne cette dose d’espoir quant à leur relation dont il avait besoin. Débuter une histoire comme ils sont contraints de le faire n’est pas franchement sans risque, Lloyd en a conscience. Il ne se fréquentait que depuis quelques semaines lorsqu’il a frôlé la mort… Il est resté dans le coma un moment, ignore si ses séquelles seront ou pas définitives et ne sait pas ce que lui réserve l’avenir. A ce stade donc, le bilan n’est pas franchement positif. Pourtant, Felicity est encore ases côtés. Elle lui envoie des messages régulièrement pour prendre de ses nouvelles, l’appel pratiquement tous les soirs et est déjà passée une fois ou deux.
Il s’estime heureux et en même temps, ça lui fiche la pression. Il se demande ce qu’elle peut bien lui trouver, si elle ne reste pas en contact par intérêt quelconque. Qui s’imposerait ça après tout ? Il est sujet aux vertiges, aux pertes d’équilibre, sa main droite est pour le moment inutilisable, sa libido est sérieusement entamée par ses médicaments – ceux là mêmes qui le plongent dans un état léthargique insupportable et l’amène à déprimer – il a parfois des trous de mémoire et perd même de temps à autres l’usage de la parole. Il n’est plus que l’ombre de lui-même et pourtant… Felicity est toujours là, toujours souriante et positive. Elle lui fait un bien fou.
Et en même temps, elle fait naitre une certaine dépendance chez le pompier qui craint de la voir disparaître du jour au lendemain. Alors de son côté, il préfère se montrer distant, être sur ses gardes. Il connaît les risques. Il sait ce que la perdre lui infligerait et n’a pas envie de souffrir.
« J’ai une surprise pour toi. »
« Si c’est encore de la bouffe, j’vais exploser » la prévient-il avant d’ajouter qu’il lui a demandé de ne rien lui acheter.
« Relaxe. Ça va te plaire, je suis certaine » le contredit la journaliste en le faisant basculer sur le canapé près duquel ils se trouvent.

Et elle ne se trompe pas. Malgré les médicaments, la vue imprenable qu’elle lui offre sur son corps très peu couvert lui plait même beaucoup. Il secoue la tête d’un air faussement réprobateur, laissant échapper une exclamation amusée. Il essaie de ravaler son sourire, pour continuer de lui montrer qu’il est maussade et que rien ne va dans sa vie, mais avec une vue pareil, c’est impossible. Et quand elle s’installe à califourchon sur lui, il ne se fait pas prier pour tâter la marchandise…
« Je me disais que ça te plairait bien » le taquine Felicity dans un souffle provocateur.
Lloyd ne prend même pas la peine de lui répondre. Il préfère lui montrer à quel point cette surprise lui plait, au travers de ses caresses et baisers. Il l’invite rapidement à inverser les rôles, l’installant sur le sofa pendant qu’il pousse distraitement la table basse de son pied pour se faire de la place. Le grand blond continue de couvrir sa peau de baisers pendant que sa partenaire s’étend lascivement dans les coussins. Lloyd ne pense plus à rien. Il ne pense plus à son accident, à l’hospitalisation ou même à Merrin dont Felicity ignore l’existence et qui est actuellement en train de prendre son repas chez sa mère… Il ne pense plus qu’à cette jolie journaliste qui a débarqué récemment dans sa vie et qui l’obsède. Même si c’est son anniversaire à lui, il veut la gâter. Il veut la remercier pour tout ce qu’elle fait pour lui, ce que sa simple présence lui apporte.
Alors il s’agenouille et fait glisser sa petite culotte en dentelle le long de ses cuisses qu’il explore tantôt avec ses doigts, tantôt avec sa langue. Il remonte toujours plus, pendant que sa main valide vient masser la poitrine de sa petite amie. Avec l’autre, il fait des va-et-vient sur sa cuisse du bout de ses doigts maintenus en place par les broches qu’on lui a insérées.  Les gémissements de Felicity le guide sur la marche à suivre, lui indiquent quand accélérer ou ralentir ses mouvements.  

« Oh pardon ! »
Lloyd sursaute en reconnaissant la voix si familière de sa mère. Sa mère…
« Oh merde ! » s’exclame-t-il, mortifié, en se redressant, le visage déjà rouge de gêne. « Maman ! »
« Désolée, désolée ! Je ne savais pas que tu avais de la compagnie » s’excuse sa mère, Merrin dans un bras, son autre main devant son visage pour cacher ses yeux. « Bonjour Mademoiselle. »
« Maman ! » se répète Lloyd alors que Felicity, les jambes croisées, plaque un coussin contre son entrejambe. Elle aussi est en train de virer au cramoisi…
« Oui, pardon. Je voulais juste déposer la petite, elle a bien manger et… »
« Mais reste pas là allons ! » s’indigne Lloyd après avoir frotté sa bouche contre le revers de sa main valide.
« D’accord ! Oui ! Pardon » s’excuse encore Maureen Hatfield, en s’éloignant vers la chambre à coucher de Merrin qui…est en train d’applaudir et de glousser de bonheur. Au moins, ça fait rire quelqu’un…
Lloyd se retourne vers Felicity après avoir entendu la porte claquer. Ce n’est qu’à cet instant qu’il réalise que sa petite amie vient d’être confrontée pour la première fois à la présence de sa fille… Sa fille dont il ne lui a jamais parlé… La situation n’en est que plus gênante encore.  
« Au fait… » finit-il par lâcher, demeurant à genoux face à la journaliste qui est encore sous le choc et n’ose visiblement plus bouger d’un poil. « J’t’ai dis qu’j’avais une fille ? »
     
 


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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Jeu 22 Déc - 6:59

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Dire que ses joues ont pris une teinte rouge serait un euphémisme. Le teint de la journaliste pourrait faire compétition à celui d’un crabe sans grande difficulté tant ses joues brûlent et que sa peau généralement hâlée a tournée aux cramoisies alors qu’elle croise vivement les jambes et pose un coussin sur ses cuisses, les ongles s’enfonçant si vivement dans le tissu qu’on peut l’entendre craquer. Il vient de l’appeler maman ? MAMAN ? À ce moment précis, elle aurait voulu qu’un trou s’ouvre sous ses pieds et l’engloutisse. Elle n’a jamais eu aussi honte de toute sa vie, sérieusement ! Pour être honnête, la burqa qu’elle avait portée pendant des mois en Afghanistan lui manque cruellement à ce moment précis, quand bien même avait-elle rechigné à la porter jadis. La femme la salue, une main devant les yeux, son autre bras occupé à tenir une gamine qui tape des mains joyeusement et qui se dandine. Felicity ne répond rien, elle en est incapable, la bouche soudainement sèche. Elle se contente d’observer silencieusement la discussion entre la mère et son fils sans intervenir. Lloyd finit par faire comprendre à sa génitrice de disparaître et c’est ce que la dame fait alors que le pompier se tourne vers elle pour lui parler. Elle ne comprend pas ses parents au départ, jusqu’à ce que son cerveau se remette en marche jusqu’à ce qu’elle finît par comprendre. « Tu as quoi ?!» s’exclame-t-elle, non dans un cri, mais dans un murmure colérique alors qu’elle bondit sur ses pieds et pour renfiler son sous-vêtement. «Non ça dû t’échapper, tu sais, c’est un détail tellement minime ! » Elle lui assène une claque sur son épaule valide, qui lui fait sans doute plus mal à elle qu’à lui avant de croiser les bras sur sa poitrine un air furieux sur ses traits bien que les joues encore rougies. « Tu attendais quoi pour le dire ? Le jour où tu me demanderais en mariage ? Ou alors ce ne devait être qu’une histoire de sexe sans but et tu ne voulais pas te donner cette peine ?» Elle ne crie pas. Son ton est calme malgré la colère qui tempête dans le fond de ses prunelles couleur acier. Elle allait ajouter quelque chose quand un rire de bébé se fait entendre de la pièce où ont disparu la femme et l’enfant. La blonde secoue la tête et lui tourne le dos pour se diriger vers la chambre du jeune homme.

Elle en sort cinq minutes plus tard, le costume d’infirmière ayant fait place à l’un des t-shirts de Lloyd et l’un de ses pyjamas aux couleurs délavés, mais c’est quand même mieux que le truc dégoté dans une boutique érotique. Felicity retrouve son amant devant une tasse fumante autour de l’îlot de la cuisine, la femme lui faisant face. « Oh, je vous ai préparé une tasse de café, mademoiselle. Ce n’était pas la peine de vous changer, vous savez ? C’était mignon, ce petit costume. » La journaliste ne répond rien, encore un peu sous le choc, ne sachant si c’est le fait d’avoir été surprise dans un moment aussi inopportun ou d’apprendre que Lloyd est papa qui la choquait autant. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle ressent à la fois la brûlure de la honte et celle de la colère. Elle enroule ses doigts autour de la tasse fumante, lançant un regard froid au jeune homme qui tient le bébé dans ses bras, lèvres pincées alors qu’elle s’installe sur le tabouret à son côté. « Faut pas être gêné, petite, c’est rien, vous savez ? J’étais consciente que mon fils avait une vie sexuelle, quand même, j’ne suis pas née de la dernière pluie. » La blondinette relève la tête vers elle, essayant de décortiquer les mots que la femme prononce. L’accent irlandais transperce si fort qu’il lui est difficile de saisir les propos qu’elle lui adresse. «Elle est vraiment jolie, celle-là, Lloyd. Je peux voir c’que tu lui trouves. » Le félicite la dame, comme si elle est une sorte de trophée ou quelque chose comme ça.  Elle reste silencieuse, son pouce allant et venant nerveusement contre les cicatrices qui décorent l’intérieur de son poignet de telle sorte que la peau rougit. C’est le blond qui arrête le mouvement, attrapant délicatement son poignet dans sa main, l’obligeant à relever les yeux vers lui brièvement avant de les reposer sur les marques circulaires.

Elle ne lui a pas dit d’où elles viennent, ces cicatrices, comme il ne lui a pas dit qu’il a une enfant. Elle n’est pas mieux que lui, au final, elle lui cache autant de choses qu’il l’a fait, qu’il le fait toujours, peut-être. Sa main toujours prisonnière de celle du père de famille, elle sent de minuscules doigts explorés sa peau, tirant son index pour l’apporter à sa bouche et la blonde relève les yeux vers le bambin, soudain adouci alors que la petite essaie tant bien que mal de faire de son doigt son prochain jouet de dentition, éparpillant sa salive sur la main de la journaliste. Cette dernière s’échappe de l’emprise du bébé pour caresser délicatement sa joue ronde avec un léger sourire sur les lèvres. Elle chatouille la petite qui s’exclame de joie en s’agitant dans les bras de son père et ça lui arrache un sourire un peu plus franc. «Moi, c’est Maureen. Tu dois bien avoir un nom, mon p’tit ? Et une voix aussi, l’air de rien. » Lance la dame en lui tendant une main que Felicity prend, toujours peu à l’aise en présence de la dame, mais elle se présente tout de même, pour être polie, parce qu’elle n’a pas été élevée par des loups non plus.   «Où est sa mère ?» La question est directement adressée à Lloyd et elle peut sentir le regarde la vieille femme aller et venir entre eux.   Ce sont les premiers mots qu’elle lui adresse depuis un moment et ils sont d’un calme plat, trop calme peut-être. Elle le défie de lui dire qu’elle est l’autre femme, celle avec qui il s’amuse quand sa conjointe n’est pas dans les parages. Ça signerait définitivement la fin de leur relation. Elle a beau être ouverte, jamais elle n’accepterait d’être la maîtresse d’un homme incapable de se satisfaire de sa femme seulement. Les traits de son amant lui dictent cependant que ce n’est pas le cas, que l’histoire est plus complexe que ça, que ce n’est pas une histoire de tromperie pendant que madame est au loin.


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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Jeu 22 Déc - 9:54

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Lloyd & Felicity

 
Avoir Merrin dans les bras l’aide à se détendre un peu. Et il espère que la vue de sa petite fille permettra également d’apaiser les tensions entre lui et Felicity. Mais de ce qu’il voit, ce n’est pas vraiment gagné… Chaque fois que le regard de la journaliste se pose sur lui, il peut y lire de la rancœur. Mais elle n’a pas mis les voiles et c’est à ce fait que se raccroche désespérément le pompier, pendant que sa mère s’affaire dans sa cuisine pour leur servir un encas. S’il est capable de supporter le regard, même courroucé de Felicity, en revanche, depuis qu’elle l’a surpris avec la langue fourrée dans l’intimité de sa petite amie, Lloyd n’a pas été capable de regarder sa génitrice dans les yeux…  
« Faut pas être gêné, petite, c’est rien, vous savez ? J’étais consciente que mon fils avait une vie sexuelle, quand même, j’ne suis pas née de la dernière pluie. »
« Maman… » gémit Lloyd, indigné, avant d’esquiver une attaque de sa fille qui, prend son visage pour un tambourin. Il tique et la change de position, lui faisant faire face aux autres protagonistes pour avoir un peu de répit.
Pendant que sa mère lui confie qu’elle comprend ce qu’il trouve à la journaliste (gênant, vous avez dit gênant ?), il dépose un baiser sur le crâne échevelé de sa princesse qui essaie de s’attaquer à sa tasse de café. Il la pousse doucement de sa main plâtrée pour le mettre hors de sa portée, puis jette un œil du côté de la jolie fille dont il est question.
Et tout à coup, sa propre gêne lui paraît tout à fait dérisoire. Il se glisse une seconde dans la tête de Felicity et parvient à imaginer à quel point elle doit se sentir humiliée, trompée. Pas seulement parce qu’ils viennent d’être surpris par sa mère en train de batifoler alors qu’elle portait un costume d’infirmière sexy, mais parce qu’elle vient de découvrir qu’il a une fille. Elle vient de découvrir qu’il est un menteur… Oubliant donc ses propres sentiments, Lloyd tente de la soulager un peu du poids qui semble peser sur ses épaules. Il tente surtout de se faire pardonner. Autrement qu’avec des mots parce qu’il ne souhaite pas avoir cette conversation alors que sa mère et sa fille sont présentes. Ce serait encore plus gênant à son sens.  
Délicatement, il saisit son poignet alors qu’il la voit triturer nerveusement les cicatrices qui l’orne. Il ne lui a jamais posé de questions à ce sujet. Il n’a pas vraiment besoin de le faire. Lloyd est pompier après tout et des marques de ce genre, il en a déjà vues des tas malheureusement… Ca le chagrine chaque fois qu’il les aperçoit, chaque fois que ses doigts effleurent la nuque de sa blonde. Ca le révolte. Qui pourrait vouloir lui faire du mal ? Qui pourrait avoir envie d’abimer une peau si douce, un être si spéciale ? Quelqu’un de foncièrement mauvais assurément. Un faible contraint de la rabaisser pour s’élever, pour se sentir exister, se sentir spécial à son tour.
Leurs regards se croisent et il espère qu’elle peut lire à quel point il est désolé. Pour tout.

Et puis Merrin s’en mêle et termine d’apaiser la jeune femme. Elle est douée pour ça. Avec une certaine fierté, Lloyd observe Felicity caresser la joue de sa fille qui semble tirer beaucoup de plaisir de ce contact. Il se laisse aller à sourire à son tour, attendri, un peu rassuré aussi.
« Moi, c’est Maureen. Tu dois bien avoir un nom, mon p’tit ? Et une voix aussi, l’air de rien » la relance tout à coup sa mère, en venant s’installer de l’autre côté du comptoir, une main tendue vers la journaliste pour qu’elle la lui serre.
Mais au lieu de se présenter, c’est vers lui que se tourne Felicity. Et LA question tombe. La question qu’il déteste entendre, qui remue pas mal de choses. La question qu’il déteste aborder en présence de Merrin.
« Elle est en Europe. Elle voulait vivre de son art et élever une gamine ne faisait pas parti de ses projets » grince-t-il, déposant un nouveau baiser sur le crâne de Merrin avant d’attraper sa main pour la caresser tendrement et lui permettre de jouer avec ses doigts.
« Mais nous en parlons pas de cette saleté de bonne femme sous ce toit. Pas vraie ma princesse ? » conclut Maureen d’une voix enfantine, faisant des grimaces à sa petite fille qui éclate de rire. Lloyd adresse un sourire reconnaissant à sa mère et fait sauter Merrin sur ses genoux, pour son plus grand plaisir.  
« On était pas vraiment ensemble quand… Enfin disons que c’était pas prévu » ajoute tout de même Lloyd, pour que Felicity comprenne un peu mieux la situation. Il n’en dira pas vraiment plus. Pas en présence de Merrin qui comprend bine plus de choses qu’on ne pourrait le penser. L’idée que sa mère n’ait pas voulu d’elle le dépasse au moins autant que celle qu’un homme ait pu vouloir faire du mal à Felicity.    
« Mais dites-moi, jeune demoiselle ! L’heure de votre coucher est largement dépassée maintenant. »
« J’vais la coucher dans cinq minutes. »
« Tu sais ce que le médecin a dit Lloyd. Tu n’es pas supposé la porter » lui rappelle sa mère dans un sourire contrit.
Pas la peine de le lui rappeler, il s’en souvient parfaitement. Lloyd a encore souvent des malaises et porter sa fille lorsqu’il est en mouvement lui est fortement déconseillé. Inutile de préciser que le pompier vit très mal la chose, mais il se soumet sans faire d’histoires à cette énième directives pour préserver Merrin du moindre mal. D’autant qu’il n’y a pas si longtemps, elle a fait un tour à l’hôpital à cause d’une mauvaise chute et en a gardé une petite cicatrice sur le front.
« Felicity va m’aider à la coucher » lui répond-t-il, avant de lancer un regard interrogateur à la jeune femme qui prend quelques secondes pour réfléchir avant d’acquiescer.  

Là dessus, Maureen leur souhaite une bonne soirée et embrasse Merrin et son fils avant de se tourner vers Felicity qu’elle enlace avec entrain. Elle lui souffle quelques mots à l’oreille, puis s’éloigne et les laisse en tête à tête. Un silence pesant commence à s’installer, que Lloyd finit par rompre pour présenter ses excuses à la journaliste et engager la conversation avec elle. Ils s’interrompent pour aller coucher Merrin puis retournent au salon pour reprendre leur échange et terminer leurs boissons chaudes. Mais quelques minutes après avoir couché la petite, malgré le café qu’il est en train d’ingérer, Lloyd sent la fatigue le gagner. Une fatigue contre laquelle il ne parvient pas à lutter. Malgré lui, il sombre, sans être certain qu’à son réveille, Felicity fera encore partie de sa vie…


***

Le sourire qui a fugacement étiré ses lèvres à l’évocation de ce souvenir disparaît. Il se laisse peu à peu gagner par le remord. Pas seulement vis-à-vis de Felicity, mais également de Merrin. L’idée de ne pas avoir assumé pleinement sa paternité le rend malade. Il s’en veut terriblement. Pour ça et pour un tas d’autres choses bien sûr. Il ne se sent pas à la hauteur. Ni pour elle, ni pour la journaliste qui est actuellement lovée dans ses bras.
Il vient déposer un baiser sur son front et, après quelques secondes, elle se redresse un peu pour venir embrasser ses lèvres. Il caresse délicatement sa joue, et puis ses doigts se perdent dans sa chevelure et viennent finalement caresser les marques arrondies dans sa nuque. Il sent Felicity se raidir un peu, comme à chaque fois qu’il s’attarde là-dessus ou sur les cicatrices au niveau de ses poignets. Alors il ralenti un peu le rythme de ses baisers, les rendant plus tendres, essayant de l’apaiser.
Finalement, il abandonne ses lèvres et se laisser aller dans les coussins, l’invitant à revenir simplement se blottir contre lui. Sa main est restée dans sa nuque, son regard azuré est plongé dans le sien.
« Tu me fais confiance ? » lui demande-t-il. « Malgré tout ça ? »
Il ne fait pas seulement référence au fait qu’il lui est caché l’existence de sa fille ou au fait qu’il ne soit plus en pleine maitrise de ses capacités depuis son accident. Il pense aussi à ce qu’elle a pu subir par le passé… C’est une invitation à lui parler de ce qui lui est arrivé. Reste à savoir si elle la saisira ou pas. Il ne lui en voudra pas si elle n’est pas capable de lui en parler. Si elle n’est pas encore tout à fait capable de lui faire confiance…  

 


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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Jeu 29 Déc - 6:11

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Le souvenir s’efface et avec lui, cette sensation de malaise qui revient chaque fois qu’elle pose les yeux sur la mère de Lloyd. Les jours se sont écoulés, mais elle ressent encore cette pointe de honte qui la poignarde en plein cœur chaque fois que la dame lui offre un sourire ou qu’elle lui adresse la parole. La seule consolation qu’à encore Felicity, c’est que l’incident n’est venu aux oreilles de personne d’autre, du moins, le croit-elle. Et puis, la mère de Lloyd avait été plus gentille que l’aurait été son propre père dans un cas comme celui-là. L’homme se serait probablement montré odieux avec le jeune homme et lui aurait fait un sermon comme si elle avait encore quinze ans, avec les renseignements sur la pilule contraceptive ou encore le préservatif. Ce qui n’est pas franchement nécessaire. Ce soir, elle n’avait eu d’autre choix que d’être dans la même pièce que la femme en question, répondre aux questions posées, être présenté comme étant la petite amie de Lloyd alors que chaque parcelle de son être rejette cette appellation, mais elle n’a pas eu le cœur de la contredire. Pourquoi l’aurait-elle fait sinon pour devoir expliquer ce qu’elle ignore ? Ce n’était ni le moment ni l’endroit et elle s’était contentée de se cacher derrière Merrin une bonne partie de la soirée. Avoir la fillette dans les bras était l’idéal, les gens s’adressaient à l’enfant plutôt qu’à la femme qui la portait et Felicity devait avouer qu’elle était plus qu’heureuse de l’attention qu’attirait et demandait le bambin. Mais la journée est terminée et elle peut chasser cette sensation de honte loin d’elle en même temps que ce souvenir qui revient la hanter parfois, comme un cauchemar récure. «Encore heureuse que ce soit ta mère qui nous a surpris et non mon père. Tu aurais été mis à la porte, nu comme un vers. » Elle lui sourit, un peu moqueuse, imaginant la scène dans sa tête. Comme ça, c’est drôle, bien qu’elle n’aurait pas ri si ça avait été le cas.

Elle se redresse légèrement sur ses coudes pour embrasser le pompier, ses doigts se perdant dans ses cheveux, sur sa peau. Elle sent le toucher de son amant sur les cicatrices qui décorent sa nuque et malgré elle, elle se raidit dans ses bras, dans un réflexe semblable à celui d’un enfant devant un truc effrayant. Lloyd le sent, visiblement, puisque ses baisers se font plus lents, plus doux, comme s’il essaie de l’apaiser par son toucher, par ses lèvres contre les siennes, mais sa main ne bouge pas des marques circulaires gravées dans sa peau. Il rompt le baiser et elle se laisse aller dans ses bras, trop consciente des doigts qui tracent les stigmates avec douceurs. Ce n’est pas la première fois qu’il le fait. Il lui arrive, par moment, de s’attarder sur les vestiges de cette relation abusive avec une délicatesse douloureuse, comme s’il sait ce que cela signifie. C’est peut-être le cas. Après tout, des cas comme le sien, il devait en avoir vu des tas en tant que pompier. C’est un autre cas quand c’est la femme avec qui tu couches qui en est la victime. La question qui lui pose est légitime, plus que légitime. Elle flotte dans l’air pendant un instant pendant qu’elle médite dessus, qu’elle cherche les mots qui ne vont pas le blesser. Parle-t-il de ses cachotteries ? De ses capacités réduites ? D’autre chose ? Sa main contre sa nuque la pousse à croire qu’il parle de cette violence qu’elle a subie, qui la marque jusqu’au plus profond de son âme. Lui fait-elle confiance ? Elle l’ignore, s’attendant toujours à un coup quand ils ont un désaccord, quand il lève le ton pour une raison ou pour une autre, quand il se renfrogne pour un truc qu’elle a dit sans réfléchir. « J’essaie.» Elle veut lui faire confiance, comme elle veut avoir une véritable vie de couple, mais il y a toujours quelque chose qui la retient, qui la pousse à se méfier. «J’aimerais le faire… » Elle ne se met pas de pression sur le sujet, du moins, essaie de ne pas s’en mettre. Elle sait que ça ne servirait à rien sinon faire augmenter son anxiété.

Elle le sent sombrer dans les bras de Morphée, attrape sa main pour l’éloigner des cicatrices, la déposa sur son épaule. Ce toucher la rend mal à l’aise, elle ne s’y fait pas, qu’importe le nombre de fois qu’il le fait. La respiration de Lloyd se fait plus profonde, plus régulière et elle se contente de l’écoute pendant de longues minutes, les yeux clos. C’est fou à la vitesse à laquelle il peut passer de l’éveil au sommeil. Alors qu’elle peut tourner en rond dans son lit pendant des heures sans arriver à trouver ce repos tant recherché.  Elle finit par sombrer elle aussi, dans un sommeil moins paisible cependant. Il faut moins de deux heures pour que sa nuit paisible dans les bras que l’homme qu’elle aime se change en quelque chose de plus violent dans ses songes. Une cigarette fumante contre sa peau. Des doigts encerclant sa gorge. Des jointures s’écrasant contre sa pommette. Le goût d’hémoglobine sur ses lèvres, la douleur dans ses poumons. Elle bouge, s’agite, se débat contre les couvertures qui la couvre, son poing heurtant parfois l’épaule et le torse de l’homme allongé contre elle, son pied frappant sa cheville sans pitié. Les doigts tirant les boucles blondes. Le pied se logeant dans son abdomen. Une masse immobilisant son corps nu sur la moquette du salon. La brûlure de la moquette contre son dos, le son des hoquets de souffrance se mélangeant à ceux du plaisir, la douleur fugace dans son bas ventre.   C’est un cri qui la tire de son cauchemar, de son souvenir. Un cri échappé de ses propres lèvres, mais elle ne le réalise pas encore. Elle se retrouve entortillée dans les couvertures qui collent à la fine pellicule de sueur qui couvre sa peau, le souffle trop rapide, trop court, une hyperventilation menaçante alors qu’elle se débat contre un monstre imaginaire, une créature intangible.  Elle ne sent pas ses propres ongles heurtant sa peau, la griffant dans sa tentative d’échappé aux mains d’un homme qui n’est pas là.

Des mains attrapent ses poignets, l’empêchent de se faire mal, essaient de la maintenir en place. Elle n’entend pas plus les mots qu’il prononce qu’elle sent les larmes qui roulent sur ses tempes pour s’écraser dans ses cheveux. Les traits de Lloyd se déforment pour prendre ceux de Ruben, de l’homme qui l’a brisé si souvent, si adroitement. Il est comme les sables mouvants, plus elle se débat, plus il resserre son emprise, plus il la contient dans son étreinte. Une étreinte ferme et douce à la fois, des mots chuchotés à son oreille qu’elle ne comprend pas, qu’elle n’entend pas. Puis finalement, lentement, elle percute, s’immobilise, la respiration superficielle et sifflante, le corps secoué de sanglots, les poignets toujours retenus par les mains du pompier. Du pompier… «Lloyd ?» C’est un murmure, à peine audible dans le vacarme de son souffle, sous les battements affolés de son cœur, entre les larmes qui roulent sur sa peau comme des lames tranchantes et chaudes.


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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Jeu 29 Déc - 11:00

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Lloyd guette la réponse de la jeune femme, espérant qu’elle ne se braquera pas. Il sait bien que le sujet ne va être plaisant pour personne mais il estime qu’il est temps de l’aborder. Ou du moins de prouver à Felicity qu’il ne s’en désintéresse pas, est prêt à l’écouter si elle en ressent le besoin. Il ne veut pas jouer les autruches et tout nier en bloc. Il sait à quel point cela peut être nuisible… Sa mère en est le parfait exemple. Il a longtemps fait comme s’il ne remarquait pas qu’elle s’isolait de plus en plus, sortait de l’appartement de moins en moins et voilà où ils en sont aujourd’hui. Ila  laissé le problème s’installer et à présent, il a l’impression qu’il est trop tard et qu’il ne pourra jamais arranger les choses. Lloyd refuse de commettre à nouveau la même erreur avec Felicity.
« J’essaie » finit-elle par lui répondre, avant de nuancer un peu son propos.
Évidemment, il aurait espéré entendre un oui franc, mais ce n’est pas grave. Il connaissait les risques. Alors il se contente de lui sourire, d’embrasser ses doigts, entrelacés dans les siens et puis il décide de ne pas enchainer. Quelque chose lui dit qu’elle n’est pas prête à en dire plus.
Le silence s’étire encore quelques instants, et puis Lloyd commence à sentir la fatigue le gagner. Ça lui tombe dessus brutalement, comme une chape de béton qui vient alourdir tous ses muscles et le paralyse. Lui qui, d’ordinaire a toujours eu du mal à trouver son sommeil sombre à une vitesse alarmante. C’est à cause de l’accident, il le sait. Au moins cette fois, il est étendu dans son lit et pas en train de s’occuper de Merrin, de manger ou de s’adonner à une quelconque activité…
Il aimerait s’excuser auprès de Felicity mais sa bouche refuse de laisser passer le moindre mot. En moins de deux minutes, montre en main, il dort, d’un sommeil de plomb.

C’est un coup porté sur son torse qui le sort brusquement de sa torpeur. Il lui faut cependant quelques instants et un second coup pour qu’il se réveille totalement et comprenne ce qui est en train de se passer. Felicity est en train de le frapper. Elle se débat contre un adversaire invisible, s’entortillant dans les draps.
« Hey » la hèle-t-il d’une voix encore ensommeillée, frottant ses yeux brûlants alors qu’elle continue de s’agiter en gémissant. « Fez. Hey, calme-toi. »
Lloyd essaie d’apposer sa main valide sur son épaule, dans le but de l’apaiser un peu, mais son bras est repoussé par un nouveau coup. Jurant entre ses dents, le pompier se détourne pour actionner l’interrupteur de sa lampe de chevet et y voir plus clair. La lumière pourtant tamisée agresse sa rétine et il frotte à nouveau ses yeux en s’arrachant à ses draps pour adopter une position plus propice et contenir Felicity. Celle-ci continue de donner de grands coups de pieds dans le vide alors que ses mains se referme sur sa gorge qu’elle commence à griffer en hurlant.
Lloyd se jette sur elle sans plus tergiverser. La douceur ne fonctionnera pas. Lorsqu’il voit Merrin s’agiter dans son sommeil, il lui suffit d’apposer délicatement sa main sur son front et de lui souffler quelques paroles réconfortantes à l’oreille, mais ça ne fonctionnera pas ici, il le sait. Son bras blessé l’handicape sérieusement mais il fait du mieux qu’il peut pour l’empêcher de se faire du mal, saisissant ses poignets de sa main valide, essayant d’utiliser tout son corps pour maintenir la jeune femme la plus immobile possible.
« Calme-toi ! Tout va bien Felix, tu es en sécurité » lui répète-t-il inlassablement alors qu’elle continue d’hurler et de se débattre. Ses yeux sont à présent grands ouverts mais elle ne semble pourtant pas le voir. Lloyd ne se décourage pas. Raffermissant sa prise, il finit par réussir à la ramener contre lui pour l’étreindre avec fermeté et bienveillance. « Tu es en sécurité Felicity. Tout va bien. Je suis là. Tout va bien » continue de lui rabâcher le pompier, la sentant peu à peu se détendre dans ses bras.
Des larmes inondent son visage encore crispé de terreur mais son regard se fait moins lointain. Elle est en train de revenir à elle. Elle prononce le prénom du pompier et, comme pour confirmer qu’il est bien celui qu’elle pense, il se risque à déposer un baiser réconfortant sur son front. Il relâche ses poignets doucement pour la serrer un peu plus efficacement contre son torse nu, reprenant sa litanie.    
« Ca va aller. Tu es en sécurité. Respire. Tout va bien Felicity, c’était qu’un cauchemar. Tout va bien » lui chuchote-t-il, ponctuant parfois ses mots de baisers tendres.

Alors que Felicity se calme peu à peu, il capte des pleurs en provenance de la chambre adjacente. Merrin a dû être réveillée par les hurlements de la journaliste. S’il a pour habitude de toujours se précipiter dans la chambre de sa petite, cette fois, il se consacre d’abord à sa petite amie et choisie d’attendre qu’elle se soit un peu apaisée avant d’aller jeter un œil à côté.
« Respire par le nez. Comme ça, voilà. C'est très bien » l’encourage Lloyd en l’amenant à se caler sur sa propre respiration qu’il a volontairement un peu intensifiée. « C’est terminé maintenant. Tu vas bien, d’accord ? »
Lorsqu’il sent qu’elle s’est un peu calmée, il l’amène à se retourner pour pouvoir lui faire face et plonger son regard dans le sien. Il attrape délicatement son visage entre ses mains et examine les plaies qui strient son cou délicat.
« Tu t’es griffée. Je vais aller chercher de quoi m’occuper de ça et aller voir Merrin, d’accord ? Je n’en ai que pour une seconde. »
Mais va-t-elle accepter qu’il s’éloigne ne serait-ce qu’une seconde ?



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Dernière édition par Lloyd Hatfield le Ven 30 Déc - 10:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Ven 30 Déc - 7:52

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Il lui chuchote des mots rassurants à l’oreille, lui promettant une sécurité qu’elle sait pourtant relative, mais elle a envie de le croire, surtout maintenant, alors que ses mains s’encrent autour de sa nuque pour le garder près d’elle, enfouissant son visage dans son cou. Sa respiration est toujours aussi désordonnée, aussi inutile que rapide, alors qu’il lui dicte de respirer, alors qu’il essaie de calmer les larmes et les sanglots que la secoue comme une vulgaire poupée de chiffon. Il la serre contre elle, la berce, la cajole, mais son image ne fait que se superposer à celle de Ruben, à son sourire cruel alors qu’il l’empêche de se débattre, ses baisers se superposent à la douleur vive des brûlures sur ses poignets. Elle essaie de se concentrer sur la douceur dont il fait preuve, d’empêcher son cerveau de se retourner vers ce cauchemar. Elle ignore combien de temps elle reste dans ses bras à sangloter alors qu’il la pousse à se concentrer sur sa respiration, l’encourageant à suivre la sienne, égale et régulière. Elle résiste un moment, sachant que l’hyperventilation mène souvent à la perte de conscience et que cet état ne serait pas si déplaisant que ça. Que mettre son cerveau en arrêt n’est pas une idée si désagréable que ça en a l’air, mais elle finit par obéir, se concentrant sur la respiration de Lloyd pour y calquer la sienne. C’était qu’un cauchemar… Les mots ont beau s’infiltrer en elle, elle n’y croit pas. Ce n’est pas un cauchemar. C’est une partie de son passé, c’est un souvenir vil et violent qui revient trop souvent la hanter. Les cauchemars ne laissent pas de traces sur la peau, sur l’âme. Elle ne le contredit pas, cependant. Certaine qu’elle ne peut prononcer un mot sans s’étouffer dans ses sanglots.

Ce n’est pas la première fois que les cauchemars la hantent. C’est la raison principale pour laquelle elle évite si souvent de passer la nuit chez Lloyd pour retourner dans cet appartement dénué de vie. Entre ces murs, ses cris ne gênent personne, elle ne peut faire mal à personne sinon à elle-même. Et il y a Chucky. La bestiole velue est dressée pour ce genre de chose, pour la calmer dans ses crises, pour la ramener vers la réalité souvent moins glaciale que ses cauchemars. Elle ne lui a pas dit. Elle n’a jamais expliqué les raisons du stress post-traumatique, lui laissant croire que ça vient des mois passés en Syrie ou au Pakistan, préférant le laisser croire que c’était la guerre et les horreurs le problème plutôt que la violence d’un fiancé. Elle ne lui a jamais donné d’explication sur les raisons qui la poussent à aller dormir chez elle plutôt que de rester avec lui jusqu’au petit matin. Maintenant, il sait. En partie. Alors qu’elle se calme dans ses bras, que sa respiration reprend un rythme un peu plus normal, que les larmes diminuent d’intensité sans pour autant s’arrêter, elle se dit qu’elle aurait dû lui en parler, lui dire. Lloyd n’est pas idiot, il sait, quelque part, sans qu’elle ait eu besoin de prononcer les mots fatidiques. Elle le laisse l’éloigner de lui, fixant un point sur son torse sans oser lever les yeux vers lui, alors que ses doigts explorent sa peau meurtrie par ses ongles. Elle n’a pas besoin qu’il lui dise qu’elle sans griffer pour le savoir, elle en a l’habitude, elle a dû lutter contre les mains imaginaires autour de sa gorge. De plus, lorsqu’elle porte une main à son visage pour en éloigner les mèches blondes, elle note les traces de sang sur ses doigts, la peau sous ses ongles.

Les pleurs de Merrin lui parviennent finalement, un coup supplémentaire sur sa conscience menée a mal et elle ne fait que hocher la tête lorsque son amant lui dit qu’il sera de retour sous peu. Elle ne bronche pas lorsqu’il la quitte, observant toujours un point imaginaire devant elle, recroquevillé dans une position fœtale, les poings ramenés contre sa poitrine. L’ongle de son pouce gratte frénétiquement les cicatrices sur son poignet gauche dans son attente, inconsciente de la douleur que ça lui cause. Elle veut simplement les faire disparaître. Elle a déjà l’impression que les plaies sont à vif. Bien que maintenant muettes, les larmes continuent de couler sur ses joues, les tremblements ne se sont pas estompés, son esprit tourne en rond, encore et encore. Revenant sur des souvenirs immondes, sur des cauchemars éveillés, sur une plaie béante qui refuse de se refermer entièrement. Elle ignore combien de temps s’écoule entre le moment où Lloyd disparaît et celui où il revient vers elle, Merrin dans les bras, accompagner d’une trousse de premiers soins. Elle ne réagit pas lorsqu’il reprend sa place dans le lit, déposant le bambin entre eux, attrapant sa main pour l’empêcher de se faire un peu plus mal. Avec une délicatesse approximative, la fillette pose une main sur la joue de la journaliste qui ne peut rien faire sinon se crisper un peu plus sous les doigts du bébé qui penche la tête pour la regarder. Merrin babille quelque chose qui ressemble vaguement à l’une des syllabes qui forment le prénom de la journaliste, le visage levé vers son père, la main toujours sur la joue de la blonde. Cette dernière se serait attendrie d’un tel comportement, une autre fois, à un autre moment. Pour le moment, Felicity se contente de se recroqueviller un peu plus sur elle-même, ses poings ramenés contre sa poitrine, un hoquet passant la barrière de ses lèvres alors qu’elle ferme les yeux, toute tremblante contre les draps. Elle veut lui dire qu’elle est désolée, mais aucun son ne réussit à sortir de sa gorge. Elle aurait aimé enfiler ses vêtements et retourner dans son appartement, mais elle est tétanisée sur place, trop secoué pour le faire. Alors, elle reste là, alors que Merrin bouge sa petite main contre sa joue mouillée.


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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Ven 30 Déc - 11:46

i'm gonna leave my body ; i'm gonna lose my mind

Lloyd & Felicity

 
Felicity lui signale d’un hochement de tête qu’il peut aller s’occuper de ce dont il lui a parlé. Mais Lloyd s’attarde encore quelques secondes, ne sachant pas vraiment s’il vient de prendre la bonne décision. L’idée que Merrin ait été réveillée par les hurlements de sa petite amie et soit effrayée à l’heure actuelle le contrarie beaucoup. Cependant, celle de laisser la journaliste dans cet état, livrée à elle-même, ne l’enchante pas non plus… Il lui suffit d’un nouveau coup d’œil sur le cou pâle et strié de marques auto infligées de la journaliste pour se convaincre que s’éloigner un instant est la meilleure des options. Alors c’est ce qu’il fait.  
Lloyd enfile son boxer aussi vite que possible malgré sa main droite handicapée et se hâte vers la chambre de Merrin où cette dernière l’attend, debout dans son lit, le visage rougi de colère. Dès qu’elle le voit entrer, cramponnée aux barreaux de son lit, elle se met à sautiller dans sa gigoteuse, fermant ses grands yeux de poupées avec force pendant qu’elle recommence à hurler pour lui montrer à quel point le monde peut être cruel avec elle. Lloyd se rapproche et, précautionneusement, la prend dans ses bras, la calant sur son bras plâtré pour caresser son dos de sa main valide en essayant de la rassurer. Il n’aime pas tellement l’idée de la porter comme ça. Le médecin lui a fortement déconseillé de le faire dans son état et c’est pour cette raison que d’ordinaire, sa mère reste à proximité. Mais puisque Felicity est restée dormir, Maureen est rentrée chez elle, la conscience tranquille, se disant que la journaliste se chargerait de sa petite-fille au cas où celle-ci se réveillerait dans la nuit. S’ils avaient su…
Chassant ses inquiétudes, Lloyd emporte sa fille avec lui vers la salle d’eau et y récupère sa trousse de secours avant de rejoindre Felicity dans sa chambre. Heureusement, le trajet se passe sans encombre et il n’est pris ni de vertige, ni de faiblesse. Soulagé, il dépose Merrin dans le lit et cette dernière s’empresse de se rapprocher de la journaliste qui est dans un état plutôt…lamentable.

Lloyd attrape délicatement sa main pour l’empêcher de continuer à se mutiler. Pendant qu’il ouvre sa trousse de premiers soins, Merrin se rapproche de Felicity, oubliant son propre chagrin pour se concentrer sur celui de la jeune femme. Elle se montre curieuse et babille d’un ton interrogateur, comme si elle cherchait à comprendre de quel mal l’adulte face à elle peut bien souffrir. Lloyd n’a pas vraiment le temps de s’attendrir sur cette scène. Il a terminé de préparer ce dont il aura besoin pour soigner les plaies de Felicity et entreprend de ses mettre au travail.
« Ça risque de piquer un peu » la prévient le pompier en s’appliquant à désinfecter ses plaies.
Felicity se crispe sous ses gestes, ses paupières obstinément fermées, ses traits tendus dans une grimace de souffrance qu’il est difficile à Lloyd de contempler. La douleur des autres, il y est habitué, mais celle de ses proches est évidemment toujours difficile à accepter. Il se montre précautionneux et parle à la jeune femme durant toute la durée des soins qu’il lui prodigue, expliquant tous les gestes qu’il entreprend pour ne pas la brusquer davantage.
Merrin continue de se montrer curieuse et veut toucher à tout ce qui se trouve dans la mallette, ralentissant encore le processus. Il est obligé de la repousser plusieurs fois et d’hausser le ton une fois ou deux. Mais loin de se laisser impressionner, sa fillette lui tient tête et va même jusqu’à essayer de le mordre quand il la repousse doucement.

Cinq minutes après s’être mis au travail, Lloyd en a terminé. Le poignet de Felicity (qu’elle a mis à vif) est bandé et ses autres blessures ont été désinfectées. Il range son matériel et s’étend de son côté du matelas, calant Merrin entre eux. Sa fille – qui ne semble plus avoir sommeil le moins du monde – cherche à se faire la malle mais il la maintient contre lui de son bras plâtré. Son autre main caresse délicatement le visage de sa petite amie qui a enfin rouvert les yeux et le fixe, une détresse évidente dans le regard.
L’expression de son visage le bouleverse, le révolte. Il voudrait mettre la main sur ceux qui lui ont fait du tort et les faire payer. Il voudrait avoir les mots pour la rassurer, pour la réparer…
« Comment tu te sens ? » se contente de lui demander LLoyd, écartant une mèche blonde de son visage plus pâle que d’ordinaire. « Qu’est-ce que je peux faire ? »



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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Jeu 19 Jan - 5:02

I' m gonna leave my body
Lloyd & Felicity
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Elle a remonté la couverture contre elle, cachant ses formes sous le drap blanc qui colle à sa peau moite, dans l’espoir futile que cela peut servir de bouclier entre elle et ses démons qui se montrent de plus en plus insistants. Elle a conscience de ce qui l’entour, du souffle et des babillements de Merrin, de ses petites mains fouillant un peu partout, du matelas s’enfonçant un peu plus sous le poids de Lloyd, de sa voix calme et douce qui perce à peine dans l’épais brouillard dans lequel elle flotte, dans cette détresse qui la pousse un peu plus vers la peur, vers un état qu’elle connaît trop bien. Elle ne prononce pas un mot quand le pompier annonce que les soins ne vont pas être agréables, elle n’émet pas un son, ne bouge pas non plus jusqu’au moment où il effleure sa peau. Les yeux obstinément clos, elle s’enfonce un peu plus contre le matelas, dans l’espoir vain d’échapper à ce toucher désagréable malgré sa douceur. Il murmure des mots tendres, lui explique chacun de ses gestes. Elle veut le repousser, elle veut lui dire qu’elle n’est pas une enfant, qu’il n’a pas à s’occuper d’elle. Elle veut lui hurler au visage qu’elle n’est pas une poupée brisée qu’il doit recoller, morceau par morceau. Elle veut qu’il disparaisse. Non… elle veut disparaître. Comme ça, sans une lettre d’adieu, sans un mot d’au revoir, sans une explication quelconque. Elle désire simplement s’échapper de ce monde qui se referme autour d’elle, qui la laisse vidée de toute énergie et inerte, qui la laisse impuissante face à sa propre imagination. Chaque fois qu’elle croit en mesure de repousser ces mains qui prennent soin de ses plaies, Lloyd se fait plus ferme avec Merrin, haussant la voix, et Felicity se retrouve murée dans son était lamentable, se crispant un peu plus chaque fois.

Quand elle ouvre finalement les yeux, c’est pour le trouvé face à elle, allongé avec Merrin maintenue contre lui. La petite essaie de s’échapper pour retourner explorer, mais ne peut lutter bien longtemps contre la force de son père, bien que ce ne soit pas faute d’essayer. La journaliste ne relève pas les yeux vers lui, cependant, même quand il caresse sa joue mouillée d’un geste empreint d’une douceur excessive. Elle garde obstinément ses orbes azurés sur la fillette qui se tortille toujours. Il s’adresse à elle, posant une question légitime et qui lui semble pourtant idiote. Comment elle se sent ? Comme si elle avait de la lave dans les poumons, comme si on venait d’ouvrir les plaies sur sa peau à l’aide d’un tisonnier. Elle expire longuement, hésitant entre appuyer sa joue un peu plus contre cette main chaude ou rompre tout contact avec lui. Elle ne fait, ni un, ni l’autre au final. « Stupide. » C’est le premier mot qu’elle trouve pour définir la façon qu’elle se sent. Elle s’en veut, elle culpabilise. Elle n’aurait pas dû perdre le contrôle sur ce stress post-traumatique, elle aurait dû être capable de garder bonne figure, encore un peu. « Lamentable.» Sa propre voix sonne étrange à ses oreilles, rouillées, grinçantes. Elle est surtout douloureuse, râpeuse. Elle manqué de cette tonalité douce qui la caractérise généralement, de cette touche de légèreté qu’elle se plaît à dénoté parfois. Elle se risque un regard vers lui, presque timide, sentant ses yeux se mouiller de nouveau. « Je suis tellement désolée... » chuchote-t-elle, baissant de nouveau les yeux vers les draps, ses doigts tremblants allaient se poser sur les cicatrices sur sa nuque, non dans le but de les faire disparaître à coup de griffe cette fois-ci, mais bien dans le but d’en apaiser la douleur fantôme.

La journaliste s’agite un peu, plaquant un peu plus la couverture contre son corps nu et frissonnant, observant Merrin tenter de mettre son pied dans sa bouche avec une flexibilité époustouflante. «Ça ne devait pas se passer comme ça, ce devait être…» Elle ne le regarde toujours pas directement, alors qu’elle lutte un peu plus contre elle-même. Elle ignore encore pourquoi elle lui dit tout cela, pourquoi elle s’apprête à lui faire part de l’histoire qui la hante alors qu’il n’a rien demandé. Elle sait que c’est sa propre culpabilité qui la pousse à le faire. Elle bascule sur le dos, rivant ses yeux au plafond, les fixant sur un point imaginaire, un souvenir figé dans le temps. «Ça devait être l’histoire d’amour standard. Il était photographe, charmeur, amusant, irrésistible. Mes parents l’adoraient, tout le monde l’adorait. Il était ce genre de personne.» Ses lèvres se tordent en un drôle de rictus crispé, ses doigts jouant nerveusement avec ceux de Lloyd sans qu’elle ne s’en rende réellement compte. «Puis on a été muté en Afghanistan. Il a changé. D’abord les mots, toujours plus durs, plus méchants, jusqu’à ce qu’ils ne suffisent plus. J’ai cru que c’était l’environnement, le stress d’un pays en guerre… J’ai été tellement naïve, tellement sotte.» Felicity a toujours été un peu naïve, non sans croire que les gens méritent des chances infinis dans la vie. Elle est également consciente que la majorité des relations abusives se déroulent de la sorte, avec un manipulateur et une victime. Il avait su la manipuler de telles sortes qu’elle avait cru que c’était de sa faute s’il la frappait, s’il la martyrisait. Elle y avait cru, un moment, trop longtemps. «Je ne me souviens pas exactement du premier coup, des circonstances qui l’on entouré. Un excès de colère, j’imagine. C’est toujours la même histoire, n’est-ce pas? » Sa voix est plate, sans émotions, comme si elle racontait une histoire qui ne la touche pas. Ses yeux restent hantés, cependant. Elle ne lui dit pas tout, pas les violences infligées en publique, les os cassés, les plaies. Les nuits où il l’avait prise sans son consentement. Elle glisse un regard vers Lloyd, une trace de culpabilité dans ses océans bleus. « Tu savais, n’est-ce pas? »


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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Sam 21 Jan - 12:25

i'm gonna leave my body ; i'm gonna lose my mind

Lloyd & Felicity

 
« Stupide. Lamentable. »
Les termes sont forts et ils font mal à Lloyd. Voir sa petite amie dans cet état, l’entendre se dénigrer de cette manière lui fait mal. Il se sent impuissant face à sa détresse et, tout ce qu’il peut faire, c’est continuer de caresser son visage en espérant que ses gestes ne lui paraissent pas trop intrusifs. Il serre les dents et ne s’empressent pas de la contredire. Même s’il n’aime pas ce qu’il entend, il veut lui laisser l’occasion de vider son sac et ne pense pas qu’il soit intelligent de sa part de la couper pour lui dire qu’il n’est pas d’accord avec elle. A quoi ça les avancerait ? Il n’arrivera pas à la faire changer d’avis et Felicity risque juste de se sentir incomprise, coupable et/ou bridée.
Il grimace en la voyant commencer à pleurer. Il ne sait pas vraiment comment réagir. Avec Merrin se serait plus simple. Il la prendrait dans ses bras, lui chuchoterait quelques mots doux, chanterait peut-être une des petites comptines irlandaises que sa mère lui a appris en la berçant dans ses bras. Mais il ne peut décemment pas agir de cette manière avec Felix… Il ne sait pas comment agir et est un peu désemparer face à la situation. Pourtant, gérer la détresse humaine fait partie intégrante de son job. S’il était face à un étranger, peut-être qu’il trouverait les mots, mais là, il est parti prenante de cette histoire et ça complique un peu les choses.
En attendant de réfléchir à quelque chose de pertinent à faire ou dire, il se contente d’écouter attentivement la journaliste. Sans la quitter du regard, il se redresse un peu, enfonçant son coude dans son oreiller et appuyant sa joue sur sa paume en gardant la bouche fermée. Et Lloyd s’en félicite quand elle commence à se confier un peu plus et évoque son passé amoureux. Bien sûr, il doit prendre sur lui pour ne pas laisser filtrer la moindre émotion. Ce qu’il entend le met en rage, même si c’est le genre d’histoires qu’il a déjà entendu cent fois et qu’elle n’a rien de très original. Mais il ne veut pas qu’elle pense qu’il la juge d’une manière ou d’une autre, qu’elle interprète mal ses réactions. Elle pourrait penser qu’il estime qu’elle n’a pas agit de la bonne manière, qu’elle s’est laissé faire et a été effectivement stupide et naïve. Ce n’est pas le cas.

« Tu savais, n’est-ce pas ? » finit-elle par lui demander, sur le même ton détaché et de ce fait d’autant plus déchirant qu’elle utilise depuis qu’elle s’est lancée dans des explications.
Lloyd caresse tendrement la joue de sa petite amie avant de répondre d’un hochement de tête. Bien sûr qu’il savait. Enfin plus ou moins... En réalité, pendant un temps, il a envisagé que les marques sur son corps soient dues à une enfance passée auprès de parents abusifs. Cependant, plus il en a appris sur eux moins cette idée lui a parut plausible. Mais il sent qu’elle lui cache quelque chose, qu’il y a une part de cette époque de sa vie qu’elle garde sous silence… Il ne peut pas la blâmer. Il ne lui a jamais parlé de Kevin de son côté ou de sa relation désastreuse avec son propre paternel. Pas plus qu’il ne lui a vraiment expliqué de quel genre de mal souffre sa mère. Il n’avait donc pas totalement repoussé l’idée que son père ou sa mère soient à l’origine de son mal. C’était soit ça, soit un petit ami. A présent, il est fixé. Le responsable des cicatrices visibles et invisibles de Felicity n’est pas un parent mais un ex petit ami violent et manipulateur. Un sombre connard à qui Lloyd aurait deux ou trois choses à dire…  
« Je suis désolé que tu ais croisée la route de ce fils de pute » finit-il par lâcher, incapable de se contrôler. Il n’utilise pas ce genre de vocabulaire en présence de sa fille habituellement, mais ça a été plus fort que lui. « Et je ne crois pas que tu sois une idiote lamentable. Je n’aurai pas fait rentrer une idiote dans ma vie ou celle de ma fille » tente-t-il de la dérider, lui adressant un petit sourire encourageant, alors que Merrin babille entre eux. « Tu es intelligente, belle, talentueuse, drôle et c’est exactement pour ça qu’il t’as fait subir tout ça. Pour t’abaisser à sa hauteur. C’est le seul moyen qu’il a trouvé… Tu dois garder ça en tête. Ça ne veut pas dire que c’est ta faute ou que tu l’as volontairement fait sentir moins que rien. Tu es toi et tu es une belle personne. T’as pas à t’en cacher. Mais certaines personnes ne supportent pas le beau. Ça les fait sentir laides et elles s’écharnent à détruire tout ce qui leur fait de l’ombre… Et tu ferais de l’ombre à n’importe qui… »
Sur ces mots, il essaie de se redresser encore un peu pour passer au-dessus de Merrin et chercher à déposer un baiser sur les lèvres de sa petite amie. Reste à savoir si elle le laissera faire ou pas. Il ne se vexera pas si elle refuse son geste.




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MessageSujet: Re: I'm gonna leave my body Dim 12 Fév - 22:31

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Lloyd & Felicity
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Elle aimerait bien mettre tout ça derrière elle et ne plus jamais y penser. Elle voudrait séparer sa vie présente de sa vie passée, tout en sachant qu’elle ne pourrait jamais oublier complètement. Felicity a du mal à concevoir que cela fait partie de ce qu’elle est aujourd’hui, au même titre que l’éducation qu’elle a reçue. C’est juste difficile à accepter. Comme peut-on se faire à l’idée qu’on a été manipulé, martyrisé à coup de mots et de poings sans jamais avoir eu la force de s’échapper ? Elle a tracé les frontières entre ce qui est acceptable ou inacceptable beaucoup trop tard. Elle s’en veut, terriblement. En même temps, qu’aurait-elle pu faire pour se défaire de son emprise dans un pays où la violence faite aux femmes est monnaie courante et normale? Elle n’avait eu aucune aide, aucun support. Pendant longtemps, elle s’est rattachée à ce fait, à ne savoir que personne dans ce pays n’aurait pu l’aide ou l’aurait fait. Ça ne change rien au final, ça n’apaise pas ses tourments, ne calment pas ses pleurs, ne tarissent pas ses cauchemars. Elle reste marquée qu’importe ce qu’elle essaie de se dire pour se sentir mieux, pour alléger la culpabilité qui pèse sur ses épaules frêles. L’histoire qu’elle lui raconte n’a rien de particulier, rien de rocambolesque. Ce n’est pas une histoire qui sort de l’ordinaire, elle le sait. Ça ne change rien de la douleur qui lui vrille la poitrine à chaque mot qu’elle prononce. Être orphelin non plus, n’est pas quelque chose de merveilleusement original, mais ça ne reste pas moins que ces enfants ont mal, n’est-ce pas ? Lloyd demeure silencieux près d’elle, comme s’il a peur de la brusquer, comme s’il ne sait pas quoi dire. Est-ce qu’il ressent un soudain dégoût pour elle ? Elle ne pourrait lui en vouloir, quand elle y pense.

Le silence plane soudain, lourd et déplaisant, mais elle l’accueille quand même, resserrant les draps contre son corps encore tremblant. Son cerveau tourne en rond, encore et encore, de façon déplaisante. Va-t-il la juger, lui dire qu’elle l’a mérité au fond ? Va il lui demande de partir parce qu’il ne veut pas un exemple aussi faible pour Merrin ? La journaliste ferme les yeux, attend le verdict. Elle se dit qu’elle devrait partir, rentrer chez elle, dans son appartement vide et silencieux avec pour seule compagnie le chien qui ne la jugerait pas. Qui serait heureux de retrouver sa maîtresse. Elle se mordille la lèvre inférieure, inconsciemment, attendant qu’il prenne la parole à son tour, qu’il dise quelque chose, n’importe quoi, pourvu qu’il prononce un mot, une phrase, quelque chose. Elle a soudainement trop conscience de la brûlure des blessures qu’elle s’est faite en se débattant contre un démon inexistant. Ruben ne peut plus lui faire mal, son père y avait veillé, de la seule façon qu’il connaît. Ce n’est pas nécessairement la meilleure, mais Felicity essaie de ne pas y penser la majorité du temps. Elle ne sait pas exactement ce qui s’est passé quand le club de motard on traîné le photographe hors de son appartement. Elle ne veut pas non plus le savoir. Ce sujet est tabou dans sa famille. La journaliste sait que son père ne lui dirait rien, pour ne pas nuire à son innocence. Elle sait que son père ferait tout pour le protéger, comme il fait tout pour essayer de pardonner à son fils unique, tout sauf parfait. Ce que Felicity ne comprend toujours pas. C’était elle que Logan avait voulue tué en assassinant toutes ces filles, c’était elle la cible première, mais aux yeux de ses parents, l’histoire est bien différente.

Lloyd prend finalement la parole, brisant le silence qui plane dans la pièce. La colère dans la voix du pompier la fait sursauter, mais elle n’ose pas tourner la tête vers lui. Ce n’est pas contre elle qui est en colère, mais contre Ruben. Elle tourne la tête vers lui, observe son visage pendant un instant alors qu’il lui parle. Elle sent ses joues devenir rouges sous les traces de sel. Elle est persuadée qu’elle n’est pas aussi spéciale que le dit Lloyd, mais elle n’a pas le courage de lui faire savoir, elle préfère rester silencieuse, grimaçant un léger sourire avant de baisser les yeux vers Merrin qui essaie de mettre la main de son père dans sa bouche, étalant de la salive sur la peau chaude de l’homme en question qui ne semble pas s’en soucier. Elle aussi, a cessé de se soucier de la salive que laisse le bébé sur sa peau et dans ses cheveux lorsqu’elle la prend dans ses bras, ce disant qu’il y a bien pire, développement une affection sans limites pour le poupon. Elle le laisse s’approcher d’elle et déposer un baiser sur ses lèvres. Si elle n’y répond pas avec fougue, elle y répond quand même, presque paresseusement. « Désolée d’avoir réveillé la petite… de t’avoir frappé. » Elle se retourne sur le flanc, se positionnant de telle sorte que sa tête repose dans le cou de Lloyd malgré la petite entre eux, sa main se posant sur l’enfant qui babille. Sa main libre glisse sur les plaies dans son cou. « Les cauchemars sont fréquents… » Elle l’avoue, sans mal. « Comme les crises de panique. Par contre, en général, Chucky m’empêche de me faire mal, il sert à autre chose qu’à mettre de la bave partout… »


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