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 nothing is ever forgotten | josef

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MessageSujet: nothing is ever forgotten | josef Mar 3 Jan - 22:05




nothing is ever forgotten ft. josef
   

Elle sent son cœur battre, il vient frapper sa poitrine comme pour lui faire comprendre que la peur est là, bien inscrite, comme pour lui faire entendre qu'elle est bien présente et s'est immiscée jusqu'à sa conscience qui semble faiblir. Elle n'arrive pas à lever les yeux, elle n'arrive pas à poser ses prunelles sur le désastre devant elle, sur ce chaos innommable qui vient s'imposer à elle de manière brutale, sûrement même un peu trop car l'air lui manque, ses poumons se bloquent presque. C'est son sanctuaire qu'on est venu violer, sa sûreté qu'on est venu ébranler. Lou ferme un instant les yeux, ce léger vent pourtant déjà bien glacial venant s'abattre contre sa nuque dans l'espoir de la maintenir alerte, finalement un peu trop. Parce qu'elle manque de s'évanouir au moindre bruit, au moindre son qui lui parvient depuis la petite maison qu'elle vient de rejoindre et qui s'est vue accueillir des visiteurs indésirables. Il ne reste plus rien, plus rien qui soit à sa place initiale. Tout est dérangé, tous les souvenirs qu'elle tentait de garder comme tels se sont envolés aussi certainement que quelques feuilles dans le séjour vers lequel elle se dirige, essayant de marcher, essayant de ne pas rejoindre ce sol qui la menace de plus en plus. Lou sent cette migraine se faire dangereuse, plus qu'elles n'ont pu l'être depuis son absence, depuis que ses heures d'existence à lui se passe dans un lit d’hôpital. Elle inspire, expire, elle essaie de reprendre ses esprits, de remettre ses idées à leur place à défaut de parvenir à faire quoi que ce soit d'autre que regarder, observer, détailler chaque recoin de sa demeure pour n'y voir plus que des spectres brisés, effacés, errant dans les pièces qu'elle parcoure à la recherche des repères qu'elle avait jusqu'alors gardé au mieux. Quelques larmes terminent par s'installer contre ses joues, un torrent qui se fait abondant et qui, pourtant, se coupe lorsque son pied se pose sur du verre brisé, sur des éclats qui sont venus joncher la chambre de la jeune femme sur tout le devant du lit. La photographie qui se trouvait au mur jusque-là est arrachée, piétinée, abîmée et irrécupérable. C'est sur cette dernière qu'elle s'arrête, sur ce cliché dont l'une des parties est encore en bon état, ou presque. Elle le voit ce sourire, ce regard qu'elle aimait à sentir sur elle, cette présence qui manque ici à sa vie, cette sécurité qui n'est pas là pour lui faire entendre que tout ira bien, que ce n'est rien. Cette fois, la panique prend l'avantage sur son calme, ça vient frapper dans sa tête, ça vient soulever sa cage thoracique avec violence et rapidité. Sa tête commence à tourner, l'équilibre lui manque autant que l'oxygène qu'elle peinait déjà à recevoir.

Il lui faut finalement quelques instants pour se remettre de sa torpeur, pour quitter les ombres qui n'en finissent plus de s'abattre au-dessus de sa tête, elle les contemple s'installer dans sa vie et gagner en opacité, en ampleur aussi, surtout. Lou commence à comprendre qu'elle dépérit, ça sans même s'en rendre compte et c'est un nouveau déclic qui vient se faire, une nouvelle claque qui vient s'abattre. Elle n'a pas à rester ainsi, elle sait qu'elle se doit de relever la pente dévalée, cette longue chute entreprise alors que son pilier, son repère s'effondrait aussi sûrement que sa misérable petite vie, en fin de compte. Plus aucune peinture ne s'est faite, plus aucun pinceau n'est venu armé sa main. Plus aucune inspiration ne s'est manifestée et elle comprend maintenant, elle sait que sa volonté brisée est la cause de cette descente. Elle le comprend et l’aperçoit réellement ici, frôlant à nouveau le cataclysme de son séjour, foulant les morceaux de cadres qui ornent son parquet. Et elle s’assoit finalement sur son canapé, balayant du regard tout ce qui manque, à savoir tout l’électronique, tous ses bijoux jusqu'à ceux qu'il lui avait offert hormis peut-être une petite pièce qui scintille sous un meuble, une petite chose rescapée de cette horreur, un petit réconfort qui l'amène à se lever pour s'en saisir, pour constater que sa bague – à lui – n'a pas disparue. Un triste sourire s'inscrit sur ses lèvres tandis qu'elle la serre, autant que possible, au creux de sa main, continuant son analyse un peu lassée, triste ; en réalité dévastée bien que ses émotions aient décidé de se taire, la jeune femme déjà à bout de force, exténuée par une fatigue qu'elle ne parvient plus à combler de par son absence mais par bien des faits, bien des catastrophes qui arrivent, autant à elle qu'à ceux qui lui sont proches. Et c'est en pensant à ces âmes-ci qu'elle s’aperçoit que son chargeur de téléphone est toujours à sa place, quant à lui. Il attend sagement, ayant esquivé à la tornade sournoise de quelques personnes malveillantes entrées ici sans réfléchir, sans même penser – ne serait-ce qu'une seconde – aux conséquences que pourront avoir ces actes entrepris. Elle soupire et vient s’asseoir à même le sol finalement, branchant l'appareil jusqu'alors silencieux dans sa poche qui, désormais, sommeille un peu entre ses doigts. Elle hésite, elle cherche. Lou n'arrive même pas à réfléchir, cherchant comment faire, quoi faire pour parvenir à se relever ; si tant est qu'elle le puisse malgré tout ça. C'est beaucoup trop pour la faible étincelle de force qui persiste à lutter en son for intérieur. Elle en vient à lever la tête, à en perdre bien des songes, bien des pensées pourtant nécessaire parce qu'elle ne prévient pas de suite les forces de l'ordre, parce qu'elle en oublie les amis qu'elle possède aux côtés de la justice de part cet homme qu'elle aime et qu'elle attend, de plus en plus tristement. Elle en oublie ses proches, ceux qui se sont toujours tenus à ses côtés, ceux pour qui elle a souvent tout donné et qui ont la possibilité de lui rendre la pareille, davantage cette fois-ci.

Puis, l'obscurité se dissipe, légèrement. Elle vient se défaire de ses cieux déjà assombris par les événements, elle vient s'estomper pour n'offrir qu'une issue, qu'une pensée claire à la jeune femme qui termine de taper contre l'écran de son portable, le levant jusqu'à son oreille dans un soupire des plus fatigués, des plus éprouvés. Elle se risque au seul qui lui soit toujours venu en aide, elle se risque vers cet homme qu'elle connaît depuis assez longtemps pour savoir sa gentillesse loin d'être insensible aux maux qui pourraient la toucher, de loin comme de près ; ça même malgré les derniers accidents de ce dernier. Elle n'arrive pas encore à faire face à la réalité des faits, elle n'arrive pas encore à se dire qu'elle est comme une inconnue pour cet ami autrefois si cher et présent pour sa petite personne. C'est d'ailleurs ce pourquoi c'est vers lui qu'elle se tourne, pensant les choses tout à fait normales, en oubliant ce précipice qui les sépare encore, oubliant qu'il est ce même être bien que la mémoire abîmée. Lou n'y pense pas, pas encore, parce qu'elle se risque à l'appeler, à laisser ce message de détresse, ce besoin d'aide qu'elle laisse supposer par sa voix et les mots, ces phrases qu'elle laisse se faire au fur et à mesure qu'elle s’exprime, loin d'être tout à fait capable de réfléchir, loin des efforts qu'elle aurait pu faire en temps normal. Parce qu'elle ne donne pas l'image de cette femme pleine de vie, de cette enfant enthousiasme à l'idée de vivre, à l'idée de continuer ce chemin autrefois si coloré, aujourd'hui si insipide. « Juste, je t'en supplie, me laisse pas toute seule ici... » Termine-t-elle par dire avant de raccrocher, de réfléchir et de pleurer, une nouvelle fois, loin d'une retenue qu'elle aurait tenté de faire gagner, loin des remparts qu'elle peut être en mesure de dresser dès que des regards se posent sur elle, dès qu'une présence accompagne la sienne. Elle n'a pas encore le réflexe d'appeler la police, elle n'a pas encore ce réflexe normal de faire les choses convenablement parce qu'elle ne sait pas vraiment les faire, habituée à  vivre dans son monde, dirigée par cet homme qui, là, manque vraiment à l'appel. Elle en rigole presque de tristesse, s'essayant à retrouver toute sa hauteur pour entreprendre quelques pas jusqu'à cette pièce dans lesquelles elle s'était enfermée trop longtemps maintenant qu'elle y songe, cette pièce non épargnée par la tornade de mauvais goût. Quelques unes de ses toiles sont arrachées, de la peinture orne les murs et le sol qu'elle sait comme irrécupérable désormais. Lou n'arrive même plus à s'en soucier, presque mentalement préparée finalement depuis cette porte rejointe. Aussi, elle choisit d'aller se perdre dans son salon, elle choisit de se laisser tomber un instant dans le sofa encore joncher de bouts de verre auxquels elle ne fait même pas attention, dans lesquels elle s'affale sans pour autant s'y blesser ; chose à laquelle elle ne pense même pas, perdue dans les limbes de son esprit abasourdi par autant d'inhumanité. Elle attend et s'y perd, plongée dans un monde qui n'appartient qu'à elle et au cœur duquel, pourtant, il ne se passe rien. Lou est fatiguée, Lou baisse les bras, abandonnant cette envie de retrouver sa splendeur, abandonnant tout espoir quant à un instant de répit, quant à un lever de soleil miraculeux sur les ténèbres que sont devenus ces derniers mois. Des profondeurs desquelles la sorte son téléphone qui vient vibrer devant elle. Ça lui revient maintenant, Josef. Josef et son amnésie, un retour au réel qui l'amène à se précipiter sur l'appel qu'elle reçoit.

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Elle a essayé d'oublier son rire, son visage. Elle a essayé de se souvenir de son absence mais en vain, corruption dans un cœur trop faible.
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MessageSujet: Re: nothing is ever forgotten | josef Lun 16 Jan - 20:47





nothing is ever forgotten
Lou & Josef


- Tiens je t’ai ramené des livres de ma bibliothèque !
- Merci Alexie.

Josef les range dans son sac à dos qu’il glisse presque aussitôt sur ses épaules, zippant son manteau de moto.

- Tu voudras que je t’en prenne d’autres ?
- Non, déjà trois suffiront. C’est juste pour avoir de quoi m’occuper un peu le soir.
- J’espère que t’aimera.
- J’te fais confiance pour ça. Dis-toi que maintenant tu me connais mieux que j’me connais moi.

Josef sourit, Alexie beaucoup moins. L’amnésie de son frère lui pèse sur les épaules, l’ombre d’une tristesse au fin fond de son regard bridé, l’un des multiples signes physiques de sa trisomie 21. Aussi horrible que ça puisse paraitre, le pompier a eu du mal à encaisser la nouvelle de voir cette jeune femme être sa sœur, croyant même que cet abruti de Lloyd lui avait fait une blague de mauvais goût en la lui envoyant. Jusqu’à ce qu’il réalise qu’Alexie était véritablement sa chair et son sang et qu’elle éprouvait un amour inconditionnel pour ce grand-frère qui ne la reconnaissait plus. S’en est suivi des jours de culpabilité, de remord d’avoir pu oser penser que non, il n’était pas prêt d’assumer une sœur… différente.
Mais ça n’a duré qu’une journée, à peine. Il se revoit la regarder alors qu’elle trottine vers lui, trop en joie de le voir encore là, bien en vie mais essayant et luttant contre son impatience pour ne pas lui sauter dessus et le serrer contre elle. Mais comme pour ses propres parents, Josef a dû réapprendre à les connaitre, à les aimer mais il faut croire que les liens du sang aident à ressentir une certaine vibration, une certaine communion.
Josef revient à la discussion, au présent, face à sa sœur qui ne semble pas tellement d’accord avec lui.

- Non ?
- J’sais pas. T’es différent d’avant alors… j’sais pas.

Ses épaules s’affaissent et celles de Josef réajustent le sac à dos alors qu’il s’approche d’elle.

- Mais non, allez. Il pose une main sur son bras. Le plus important qui n’ait pas changé c’est que je t’aime, non ?

Elle dodeline de la tête, esquisse un sourire et se jette à son cou. Josef a encore du mal devant ses gestes spontanés et parfois brusques mais il la laisse faire, prend sur lui pour lutter contre ce besoin de ne sentir aucun contact physique et démonstratif d’amour. Que ça soit avec n’importe qui de ce monde qui était un tant soit peu proche de lui avant. Même les étreintes de sa mère semblent parfois l’étouffer.
Ses bras encerclent Alexie et il ferme les yeux, lui laissant le temps de s’abreuver de cet amour qu’elle puise en lui. Quand elle le relâche, Josef inspire et balance, sur le ton de l’humour.

- Si jamais j’deviens trop con, t’aura le droit de m’en coller une.
- P’t’être que t’étais déjà trop con avant hein.

Elle rigole et le pousse. Elle retrouve le sourire, un peu branlant, mais c’est toujours ça. C’est ce qu’il se dit du moins.
Josef lui dépose un bisou sur le front, s’estimant chanceux d’être entouré d’une famille comme celle-ci et non pas d’une compagnie d’enculé qui n’en aurait rien à foutre de sa gueule. S’il a bien une chose dont il n’a pas à se plaindre, c’est bien cet entourage qui semble être au taquet pour lui venir en aide.
A cheval sur sa moto, Josef s’apprête à enfiler son casque mais le vibreur de son téléphone au creux de sa veste l’arrête dans son geste. Il hésite une fraction de seconde à répondre maintenant, à attendre d’être rentré chez lui pour voir qui la appelé… mais il finit par plonger la main dans la veste pour en ressortir le mobile.
Lou.
Le prénom lui parle et il remet aussitôt un visage sur ce dernier. Un sentiment furtif d’allégresse le gagne de réussir à se rappeler quelque chose. Lou lui évoque une certaine douceur et candeur, une blondeur comme les blés, comme une pureté. Il se souvient des dires de la jeune femme où elle lui rappelait qu’ils y étaient l’uns pour l’autre, leurs rencontrent et il n’a pas été si compliqué que ça de renouer avec leur lien d’amitié « d’avant ». Le caractère de la jeune femme aidant, Josef n’a eu aucun mal à apprécier sa présence.
Mais ses souvenirs chauds se givrent dès lors qu’il entend sa voix tremblante, mal assurée. Voix qui lui explique un appartement cambriolé, ravagé, son incertitude, sa peur. Pourquoi l’appelle-t-elle lui ?

- Juste, je t'en supplie, me laisse pas toute seule ici...

Ces quelques mots lui suffisent pour lui dire que non, ça n’arrivera pas et qu’il sera là très rapidement, au plus vite. Il y a un tel désespoir dans cette voix que Josef se demande si elle n’a pas été elle-même agressée, violentée, blessée. L’urgence l’anime et il ne tarde pas à enfiler son casque et à démarrer en trombe.
Jusqu’à ce qu’il prenne conscience que comme un con, il est perdu. Bah ouais, c’est beaucoup moins facile de retrouver un chemin oublier, surtout quand nous partons d’un différent point.

- Putain.

Il peste dans son casque, essaie de se souvenir au moins de l’adresse que Lou lui a certainement déjà donné avant qu’il ne perde la mémoire et malgré l’évidence de la situation, Josef refuse de céder et continue de fouiller sa mémoire tout en arpentant les rues du West Side. Seul détail dont il se souvient pour avoir entendu Lou récemment en parler.
Il creuse, force s’énerve, essaie de repérer des détails qui lui inspireraient quelque chose mais rien ne lui vient, rien qu’un vide intersidéral. Au bout de dix minutes, peut-être plus, il finit par renoncer, dents serrer. Josef gare sa moto sur le côté, ravalant sa frustration explosive et appelle de nouveau Lou qui ne tarde pas à décrocher.

- Ouais, c’est moi…
Moment de flottement alors qu’il se pince l’arête du nez entre le pouce et l’index. Désolé, j’me suis précipité trop vite mais j’ai plus ton adresse en tête, tu peux m’la redonner s’il te plait ?

Pour un type volant au secours de sa pote, c’est moyen mais c’est pas comme si il y était pour quelque chose.
La voix éraillée de Lou la lui dicte et Josef le lui fait répété une deuxième fois, histoire d’être sûr de bien l’avoir dans le crâne sans oublier de lui demander les codes, l’étage et tout le reste qui pourrait lui servir mais rien de tout ça ne sera utile puisque la jeune femme dans une petite maison qu’elle se charge de décrire à Josef. Histoire qu’il se repère.

- J’suis pas loin, j’arrive.

Pote en carton.
Il hèle une nana qui passe, lui demande de lui indiquer le chemin et s’empresse de démarrer de nouveau. Dix minutes plus tard, il est devant la porte contre laquelle il toque, casque sous le bras.
Dès que la tête blonde de Lou apparait, il entre, sans grande délicatesse, il le conçoit. Un coup d’œil rapide aux alentours où il constate l’étendue des dégâts mais pour l’instant, ça n’est pas ce qui l’intéresse. Josef braque son regard vers une Lou tremblante, blanche, comme au bord des larmes.
Si elle n’a pas déjà vidée son sac depuis déjà un moment.

- T’es pas blessé, t’as rien ? Il pose une main sur son bras et l’inspecte d’un œil aiguisé, entrainé, cherchant la proie à ce malaise autre que cette maison violée par la présence d’un autre. Tu as vu quelqu’un en entrant ici ?

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ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit " je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit ", comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts, c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.

   
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MessageSujet: Re: nothing is ever forgotten | josef Dim 22 Jan - 14:09




nothing is ever forgotten ft. josef
   

Elle se sent idiote, plus qu'elle ne l'a jamais été. Lou regarde partout autour d'elle, essayant de reprendre ses esprits, de retrouver toute sa prestance parce qu'elle n'a pas à se laisser aller de la sorte, pas envers un homme qui avait vécu bien pire et ça l’écœure de sa propre personne ; assez pour la faire douter, pour l'amener à hésiter tout de même devant son téléphone qui n'en finit plus de vibrer. Et plus les secondes passent, plus elle voit le prénom de son ami s'inscrire sur son écran, plus la jeune femme essaie de se raisonner. Elle n'aurait pas dû se faire aussi faible, aussi fragile. Lou, petit à petit, en revient à la réalité des choses et les priorités qui se doivent d'être prises en compte. Aussi, elle répond, la voix hésitante tandis que celle du jeune homme, contre toute attente, vient tout de même rassurer le cœur de la belle qui s'affole depuis son entré dans les ruines laissées de son appartement. « Désolé, j’me suis précipité trop vite mais j’ai plus ton adresse en tête, tu peux m’la redonner s’il te plait ? » Elle manque un sourire, un petit rire qui s'échappe d'entre ses lèvres tandis que son visage retrouve les néants du creux de ses mains, honteuse. Lou hésite, Lou se retient de lui faire entendre que ce n'est rien, elle peut se débrouiller, elle peut faire les démarches seules ; bien que ce soit entièrement faux. Et c'est vérité lui revient, douloureuse. Les faits viennent s'imposer à elle bêtement, elle sombre et sa solitude parvient à la ronger, à la corrompre. Lou s'éloigne de tout ce qu'elle avait pu posséder fut un temps et elle le comprend enfin, se souvenant peu de la dernière fois qu'elle était allée voir Josef, justement, elle qui aurait pu passer des journées entières à ses côtés dans l'espoir de pouvoir arranger les choses. Ça l’écœure, ça la dégoûte plus que n'importe quoi d'autre. Elle s'en veut et c'est ce qui bloque sa voix dans sa gorge durant un petit moment, quelques fractions de secondes qui paraissent être une éternité dans la tête de la blonde qui revient à elle, difficilement mais tout de même, assez pour qu'elle ne parvienne à faire entendre son adresse à celui qui s'en fait pour elle de l'autre côté du téléphone. Elle n'a pas le droit de lui imposer telle frayeur pour ensuite lui faire entendre que ce n'est rien, c'est aussi ce qu'elle se dit, une vérité qui parvient à la raisonner un peu plus. « J’suis pas loin, j’arrive. » Elle acquiesce seulement silencieusement avant de raccrocher, avant de se laisser retomber contre son canapé pour parvenir à réfléchir, en vain.

Parce que son regard se perd sur ce qui l'entoure, sur tout ce qu'ils s'étaient amusés à décorer, à mettre en place, sur tout ce qui orne désormais le sol, fracassé, preuve d'une tempête tumultueuse et hargneuse. Dans le fond, elle remercie le ciel de ne pas avoir été là, elle remercie un Dieu qu'elle avait pourtant maudit récemment encore, un poids venant se soulever de sur son cœur. Elle respire, lentement mais un peu mieux déjà, continuant l'analyse des lieux, de cette scène tragique qu'elle se doit d'endurer sans réellement savoir quoi faire. Parce qu'elle aimerait arranger les choses, elle aimerait tout remettre en place et sait, malgré ça, qu'elle ne le peut pas. Il va lui falloir appeler les forces de l'ordre, il va lui falloir faire sa déposition quant au bazar qui orne son séjour et toutes les autres pièces de cette maisonnette. Un soupire, un retour dans les ombres de son esprit, perdue dans des songes qui n'appartiennent qu'à elle et qui se nourrissent de cette descente aux enfers, de ce nouvel obstacle laissé dans sa misérable existence. Et l'impression de son rire, de sa voix, de tout ce qu'il avait pu entreprendre entre ces murs lui revient, ça résonne comme des murmures tortionnaires le long des murs de cette triste demeure. Lou l'entend presque, Lou veut se prêter au jeu délicat que peut être la folie quand elle offre ce spectaculaire mais elle en vient à rapporter l'azur clair de ses prunelles sur les ruines de son petit quotidien tranquille. Un rire ironique s'étant sur ses lèvres, quelque chose de triste, de faux tandis qu'elle tente vainement de garder ses larmes pour elle, pour cette longue nuit au cours de laquelle, elle le sait, le sommeil sera absent. Puis la vie reprend, la vie revient, elle frappe à la porte de chez elle dans un bruit simple mais plaintif, impatient ; ce qui l'amène à se lever, à se précipiter presque jusqu'à cette dernière pour pouvoir enfin souffler, retrouver ces traits qui lui ont été si chers fut un temps et qui le demeure davantage malgré ce qui leur arrive, ce qui lui arrive à Lui, surtout. « T’es pas blessé, t’as rien ? » Et elle aurait pu tenir sans le contact qu'il se permet, une main posée sur son bras, simple mais tellement rassurant pour la jeune femme qui craque, enfin, sur la jeune femme qui baisse toutes les remparts levées jusqu'alors. « Tu as vu quelqu’un en entrant ici ? » Un geste de tête et une tentative de calmer les sanglots qui se sont fait plus forts qu'elle. La jeune femme lutte assez pour parvenir à maîtriser ses émotions, légèrement en tout cas.

Elle termine par se défaire de quelques centimètres de Josef, détournant le regard comme pour ne pas aggraver les choses, comme pour ne pas laisser à sa culpabilité la possibilité de s'inviter dans ce désastre intérieur. Parce qu'elle sait qu'elle ne fait pas le poids aux côtés des soucis qu'il endure très certainement de son côté, là où elle n'a pas été ; bien malgré elle désormais, elle s'en rend compte. « Je suis désolée. Je ne savais pas qui appeler et... » Elle n'arrive pas à terminer sa phrase, continuant de faire l'état des lieux, continuant de se faire plus mal qu'elle ne le devrait. « J'ai l'impression de ne plus avoir que toi, excuse-moi. » Souffle-t-elle tandis qu'elle craque définitivement, se laissant retomber dans son grand fauteuil une fois le séjour retrouvé. Elle n'a pas la moindre idée de ce qu'elle devrait faire ou même dire car, en cet instant précis, tout lui échappe jusque sa raison, jusqu'à cette retenue qu'elle s'était promise d'avoir sous les yeux de son ami. Lou cherche pourtant, Lou continue d'arpenter les limbes de sa conscience dans l'espoir de trouver une issue à toute cette misère, à tout ce pathétisme qui continue de gagner en terrain, en ampleur, aisément avec elle. Parce qu'elle est faible et perdue, parce qu'elle n'est plus que le fantôme de ce qu'elle avait pu être, joyau de vie et d'enthousiasme aujourd'hui obscurci. « Qu'est-ce que je dois faire ? » C'est une vraie question, quelque chose qui s'échappe d'entre ses lèvres comme une supplication implicite. C'est à double-sens, concernant la démarche qu'elle doit entreprendre pour pouvoir faire sa déposition quant à ce carnage, mais aussi concernant le travail sur elle-même pour parvenir à retrouver les hauteurs de ses abysses, de ces profondeurs dévalées malgré elle. Toujours malgré elle. « Tu veux bien rester avec moi pour... tout ça ? » Elle essaie de ne pas se concentrer sur le torrent qu'elle sent en train d'immerger son cœur, tout ce qui subsiste faiblement sous sa poitrine. Un soupire, un dernier regard sur tout ce qui a été retourné. « Ils n'ont pas prit grand chose, pratiquement rien. » Lâche-t-elle finalement, fronçant un peu les sourcils, surprise de ce constat finalement alors qu'elle essaie de comprendre, d'y voir clair, sachant pertinemment que ses émotions ne jouent pas en sa faveur pour une pensée nette et précise. « J'ai du mal à concevoir qu'on puisse foutre un bordel monstre chez quelqu'un... pour rien. » Dit-elle tandis que sa main se risque vers l'un des cadres brisés, vers l'une des photos qui n'a pas été endommagée par la chute et les débris, par les pas qui sont allés et venus ici et là à la recherche de quelque chose qui devait manquer. Après tout, elle ne connaît que les cachettes de ses propres affaires, pas celles de Julian et de ce qu'il a sûrement laissé derrière lui. Évidemment, un enquêteur de la crim et bien des âmes énervées contre lui.

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MessageSujet: Re: nothing is ever forgotten | josef Lun 30 Jan - 23:09





nothing is ever forgotten
Lou & Josef


Elle ne lui répond que d’un signe de tête, au bord des larmes mais sans craquer pour autant. Josef jette un œil aux alentours et constate de nouveau ce carnage sans nom. Les mecs ne se sont pas privé pour lui faire la fête mais ce qui l’inquiète le plus en cette seconde est de savoir s’ils s’en sont pris à Lou ou non. Elle est « simplement » en état de choc et ne semble pas avoir été violenté.
Sauf si nous incluons l’aspect psychologique de la chose.
Lou est l’une des personnes avec qui Josef n’a eu aucun mal à se re-lier d’amitié, comme s’ils étaient prédestiner à s’entendre goutte que goutte, raison pour laquelle il n’a pas hésité une seule seconde pour lui venir en aide et débarquer ici, aussi vite qu’il a pu… Malgré son absence de souvenir et donc, d’adresse. Force est de constater que plus les jours passent, plus Josef se sent concerné par son entourage. Daya, Eliott, Nat… Il commence à creuser de nouveau sa place. De manière différente selon les dires de Natalia mais toujours en étant ce Josef qu’ils aiment apparemment tant.

Le pompier garde une main sur son bras, comme pour la rassurer et la jeune femme finit par se détacher de sa présence, mollement, sonnée.

- Je suis désolée. Je ne savais pas qui appeler et...
- T’excuse pas, t’as bien fait.

Il suit la jeune femme durant ces quelques pas où leurs regards parcourent le désordre, le carnage immobilier. Comme si une bourrasque s’était brutalement manifester au creux de l’appartement pour tout détruire sans sommation.

- J'ai l'impression de ne plus avoir que toi, excuse-moi.

Josef s’arrête net, surprit par ces quelques paroles. Il ne saurait même pas lui dire si ce qu’elle lui raconte est vrai ou non puisqu’il ne sait pas avec qui la jeune femme est ou était proche. Il la connait un peu maintenant mais pas suffisamment pour dire avec certitude qu’il ne lui reste pas que lui.
D’autant plus qu’elle pleure désormais, avachi dans un fauteuil du séjour, complètement abattue. Josef se doute bien qu’un cambriolage n’a rien de joyeux, au contraire, ça ferait chier n’importe qui sur cette planète… Mais pourquoi est-ce que ça l’affecte à ce point ? Il la sait fragile ces derniers temps, suite à ce qu’elle a dû lui raconter pour la deuxième fois.

- Dis pas des choses comme ça, t’es crevée, c’est normal.

La fatigue, la peur, la lassitude nous font cracher des choses parfois erronées et en cet instant Josef se dit qu’une personne comme Lou ne PEUT pas être seule. Qui voudrait ne pas prêter attention à une personne aussi douce et profondément gentille qu’elle ?
Le pompier pose son casque sur une petite table encore debout et ouvre son manteau de moto avant de glisser les mains sur ses hanches, contemplant pour la énième fois les dégâts. C’est que ça va leur faire un sacré bordel à arranger ça après.

- Qu'est-ce que je dois faire ?

Josef prend quelques secondes pour réfléchir aux démarches à suivre. Il a encore quelques trous de mémoires mais la démarche à suivre lui semble soudainement évidente. Il ouvre la bouche mais Lou le devance pour murmurer ces quelques mots.

- Tu veux bien rester avec moi pour... tout ça ?

Le pompier la sonde un instant avant de se diriger vers et de s’accroupir presque à sa hauteur.

- Eh, bien sûr que j’vais rester avec toi. On va se charger de tout ça ensemble, t’en fais pas. Ok ? Souffle un peu.

D’un geste affectueux, il passe une main sur son genou, puis sur sa joue, tout en lui offrant un sourire confiant et tranquille. Il n’a plus de quoi paniquer désormais, le plus « dur » est passé. Reste maintenant le plus épuisant, faire les démarches, attendre les forces de l’ordre, attendre leur constat, ranger la pièce, remettre tout en ordre… ouais, une longue soirée les attende. Sans aucun doute.

- Il te manque des trucs ?
- Ils n'ont pas prit grand chose, pratiquement rien.
- C’est toujours ça.

Manquerait plus qu’ils lui aient dévalisé la moitié de l’appartement après avoir violé cette intimité.
Toujours accroupit devant elle, Josef jette un œil à sa droite pour voir que certains tiroirs ont été fouillé, mais pas comme s’ils cherchaient quelque chose, mais plutôt comme pour foutre la trouille ou tout simplement par plaisir de foutre un bordel monstrueux après avoir voler un ou deux bijoux.

- J'ai du mal à concevoir qu'on puisse foutre un bordel monstre chez quelqu'un... pour rien.

Josef laisse échapper un ricanement teinté de cynisme.

- Faut pas toujours essayer de comprendre ce genre de connard. Ses deux mains sur les genoux de la jeune femme, il la fixe désormais. T’es sûre que t’avais rien d’important dans l’appartement ? Tu saurais me dire exactement ce qu’il te manque ? Ca sera utile pour les flics.

Puisqu’ils vont très certainement le lui demander et que la jeune femme ne devrai rien omettre si elle veut faire jouer son assurance et se faire rembourser ce qui lui a été prit et détruit.
Josef termine par se relever et par quitter son blouson de moto qu’il accroche à un porte manteau fixé au mur de l’entrée.

- Peut-être qu’ils t’ont pris pour une nana bourrée de fric mais le bordel qu’ils ont foutu laisserait presque pensé qu’ils cherchaient un truc précis.

Comme si Lou dissimulait derrière ses murs quelque chose d’une valeur inestimable ou des informations de la plus haute importance à collecter.
Le pompier retrousse les manches de son pull bleu marine pour revenir ensuite à Lou.

- On va commencer par appeler les flics pour qu’ils viennent constater les dégâts. Surtout, insiste bien pour qu’ils notent sur leur rapport TOUT les dégâts que l’on va noter sur une liste toi et moi. Après il faudra appeler ton assurance pour savoir comment tu dois te débrouiller pour la faire fonctionner dans ce cas là.

Il remarque bien que la jeune femme est débordée par les sentiments, par le choc ou par tout autre chose qui échappe à Josef. Ce dernier se passe une main dans ses cheveux courts pour ensuite la glisser sur la nuque. Il ne la connait plus aussi bien qu’avant mais il commence malgré tout à la cerner un peu plus chaque jours.

- Si tu veux, tu n’auras qu’à dormir à la maison pour cette nuit. Je t’aiderai demain à finir de tout remettre en ordre.
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MessageSujet: Re: nothing is ever forgotten | josef Dim 5 Fév - 20:37




nothing is ever forgotten ft. josef
   

C'est contempler l'ouragan, en entendre son vacarme assourdissant. Lou y verrait presque les images de ces instants qu'elle a loupé à s'absenter, à quitter ce refuge autrefois si précieux, désormais si lugubre. Elle s'en mord les lèvres, essayant de dépasser les torrents d'émotions qui vont et viennent comme pour abîmer plus encore l'âme de la jeune femme qui perd toute confiance en un monde qu'elle avait aimé à sonder et de fond en comble. C'est une passade, une calamité, un obstacle de plus à franchir malgré elle, malgré les nombreuses épreuves déjà assumées. Elle n'est pas en mesure de contenir toutes ses larmes, tout ce qui s'est entassé en elle durant trop de temps, beaucoup trop longtemps oui. Aussi, elle s'était mise à soupirer, à se laisser aller dans des profondeurs presque rassurantes à côté de cette catastrophe-ci ; c'est ce qu'elle en vient à se dire, lassée pour ce bazar et cette malédiction qui persiste à s'abattre sur ses alentours sans qu'elle n'en connaisse ne serait-ce que le quart de la raison. Elle désespère et pourtant, son élan à l'égard de Josef prouve qu'elle n'en est pas à abandonner ; pas encore. Il lui reste une légère force, quelque chose qui scintille dans les tréfonds de son âme, subsistant à la noirceur d'une réalité sans merci. Elle a fait appel au seul qui ne puisse pas réellement pouvoir lui faire se souvenir tant elle avait été d'une férocité par le passé ; comme pour garder son soutien bien qu'en usant d'un travail sur elle. Il est une aide aussi précieuse qu'avant, bien que différente désormais, raison pour laquelle elle parvient à lui accorder davantage d'importance. Il est cette unité à laquelle elle tient, cette épaule sur laquelle se reposer sans posséder cette peur de gêner, ce malaise qui survient – ces temps-ci – dès qu'elle se risque près d'autrui. Lui, lui n'a rien à voir avec les autres et c'est un fait qu'elle a imprimé depuis bien longtemps là où ceux à qui elle tient repose paisiblement, là où une mélodie régulière s'échappe, soulevant une fois sur deux sa poitrine. Et malgré tout ça, oui, la question s'était posée, cette demande de compagnie, ce besoin de présence, ce besoin qu'il soit là, comme avant, comme il l'a toujours été depuis que leur chemin se sont croisés ; aujourd'hui pour le pire. « Eh, bien sûr que j’vais rester avec toi. On va se charger de tout ça ensemble, t’en fais pas. Ok ? Souffle un peu. » Ça a été des mots qui ont su estomper ses sanglots, apaiser les maux. Elle s'est calmée, assez pour parvenir à réfléchir, à enchaîner sur la question douloureuse : qu'est-ce qui manque ? Qu'est-ce qu'on est venu chercher dans cette maisonnette depuis quelques mois délaissés de toute animation marquée ? Elle avait su répondre, essuyant quelques légères chutes, les trémolos émotionnels dont elle a toujours été victime.

« Faut pas toujours essayer de comprendre ce genre de connard. » Il s'était baissé à sa hauteur, ses mains rejoignant les jambes de la jeune femme comme pour accentuer les bienfaits de sa présence. Les contacts lui manquent, plus qu'elle n'oserait en vérité l'avouer. Après tout, Josef reste un de ses amis proches, ceux qui se font précieux, nécessaires pour le cœur aussi faible de celle qu'elle peut être, davantage depuis ce qu'elle est devenue. Lou s'est faite rongée par la solitude, par la peur, la crainte d'un abandon plus étendu que restreint à Julian qui manque grandement en cet instant ; la blonde loin de prendre en compte la vérité la plus horrible : elle s'est isolée, bêtement. Finalement, oui, ça parvient à lui offrir un nouveau souffle, quelque chose d'assez conséquent pour permettre à la jeune femme de retrouver un minimum d'air, assez pour parvenir à lui faire face, le visage haut, les prunelles accrochées aux siennes. « T’es sûre que t’avais rien d’important dans l’appartement ? Tu saurais me dire exactement ce qu’il te manque ? Ça sera utile pour les flics. » Elle fronce un instant les sourcils et tente de réfléchir, fouillant sa mémoire à la recherche de la moindre cachette, du moindre aspect anormal des choses qui se tiennent autour d'eux ; bien que loin de leur place habituelle. Puis, elle n'en vient qu'à hausser les épaules, ne parvenant pas vraiment à se concentrer, à se souvenir de ce qui pourrait être important. Finalement, le métier de celui qui vivait avec elle suffit amplement à donner à quiconque l'envie de fouiner, ça ne vient que confirmer cette triste vérité. Lou l'accepte sans sombrer davantage, comme préparée dans le fond, surprise de ne pas avoir eu à vivre ce coup-bas plus tôt aussi, surtout. Réaction qui n'aide pas plus que ça, finalement, laissant la possibilité à Josef de pouvoir se défaire légèrement du sérieux des choses, quittant son blouson qu'il vient déposé au porte-manteau, là où se tiennent encore quelques vestes de la jeune femme, là où devraient attendre ses vêtements à Lui aussi ; la Belle en détourne le regard. « Peut-être qu’ils t’ont pris pour une nana bourrée de fric mais le bordel qu’ils ont foutu laisserait presque pensé qu’ils cherchaient un truc précis. » Elle soupire tandis qu'il en revient à elle, s'essayant à passer à une autre étape, lui parlant d'une liste à faire, à dire, de tout ce qu'elle devra confier à la police bien qu'ils se douteront probablement des issues à explorer. Après tout, Julian en a fait enfermer plus d'un et les représailles, parfois, peuvent être réelles ; autant qu'évidentes en tout cas. C'est l'idée qui vient germer dans sa tête, ce qui se coupe tandis que la voix de Josef la ramène à l'instant présent. « Si tu veux, tu n’auras qu’à dormir à la maison pour cette nuit. Je t’aiderai demain à finir de tout remettre en ordre. »

La jeune femme y songe à deux fois, contemplant sa petite maison en désordre, toute cette torture psychologique qu'il lui faudra elle-même effacer en remettant chaque chose en ordre, chaque élément à sa place. Elle sent déjà que la lutte sera acharnée et sans merci, elle sent que quelque chose la bloquera sans pour autant parvenir à mettre un mot dessus. Aussi, elle en vient à abandonner, se tournant vers Josef pour acquiescer, oser s'en retourner vers lui dans l'espoir d'un contact consolateur ; le souci des gens un peu trop tactile, le souci que Lou peut avoir à ne voir le monde que par sa clarté plutôt que ses ténèbres. Mais, ici, elle le sait : rien ne pourra l'atteindre, pas tant qu'il sera là, comme gardien de son esprit, barrière contre la chute imminente qui menace et intimide, celle qui guette la jeune femme et ses faiblesses. Il bloque cette évidence, il bloque cette catastrophe, elle n'en vient qu'à se remettre à lui, pour l'instant en tout cas, prompt à se souvenir qu'elle peut être collante quand elle s'y met, parfois s'en rendant compte trop tard, mais qu'importe. L'instant n'est pas à la réflexion, surtout pas pour elle qui tente de se donner du courage, une légère force, le strict minimum pour pouvoir tenir jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre, jusqu'à ce répit qu'elle mérite mais qu'elle n'a pas encore le droit d'obtenir. « Merci pour tout ce que tu fais déjà. » Souffle-t-elle à l'égard du brun à qui, enfin, elle parvient à offrir un maigre sourire, quelque chose de rassurant au vu de ses états-d'âmes, de tout ce qui hante ses songes dernièrement et dont elle ne parvient pas encore à complètement se défaire. Il lui faudra du temps mais il parvient à réduire ce dernier, même légèrement. « Tu es sûr, en tout cas ? Je ne voudrais pas déranger et je ne sais pas comment ça va se passer enfin... Si jamais ils bloquent la maison plus que quelques jours, enfin, je veux dire... c'est délicat. Je veux juste pas devenir un fardeau et que tu m'en veuilles de te gâcher tes journées. » Laisse-t-elle entendre dans un flot incontrôlable de mots qui échappent aux remparts de ses lèvres. C'est l'angoisse qui parle, cette peur tapie dans l'ombre de son for intérieur aujourd'hui sous le feu des projecteurs. « Je sais que je peux être un enfer, en fait. » Termine-t-elle ensuite, venant se défaire un peu du jeune homme pour se hisser au sommet de son courage et prendre sa volonté à deux mains ; du moins essayer. Elle contemple son chez-soi, tentant avec détermination de prendre sur elle, d'accepter que tout ne puisse pas être rose ou, du moins, aussi clair qu'elle n'osait le penser depuis tant d'années. Il existe une pointe d'ombre, d'obscurité opaque et elle nage en plein dedans, perdue dans des eaux profondes et sombres, quelque chose qui – malgré tout – n'est pas interminable ; elle le sait. Il y a de la lumière quelque part, il existe un horizon plus attrayant, bondé d'espoir et de vie : Josef en est une preuve plus que scintillante. « Je vais appeler, je sais qui prévenir, comme Julian est l'un des leurs, je pense qu'ils sauront quoi chercher, contrairement à nous. Je ne sais même pas s'il gardait des papiers ici, on ne... Elle soupire, essayant de ne pas craquer, pas encore une fois alors qu'elle semble parvenir à retrouver ce maigre équilibre. On ne parlait pas vraiment de tout ça une fois ici. » Sourit-elle tristement, en venant à accrocher ses cheveux ; le réflexe que toute femme peut avoir lorsqu'elle décide de se mettre au travail. « Enfin, tu sais comment il était. » Non, il ne le sait pas. Et elle prend conscience de ce qu'elle vient de dire, se retournant stupidement vers Josef, cette rougeur venant à nouveau teinter ses joues. « Je suis désolée... »

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MessageSujet: Re: nothing is ever forgotten | josef Sam 11 Fév - 13:53





nothing is ever forgotten
Lou & Josef


Cette proposition se fait naturellement, il ne se voit pas l’aider à remplir papiers assurances et compagnie pour lui dire ensuite : Tchao bye, bon courage. Il se dit qu’elle n’a sûrement pas envie de dormir dans un lieu qui vient d’être violé par quelques connards et qu’une bonne nuit de sommeil dans un appartement neutre l’aidera sûrement à mieux anticiper la suite, à le prendre avec plus de calme et de sérénité.
Et puis, merde, elle a l’air tellement chamboulée qu’il ne se résout pas à la laisser seule.
Finalement, Lou se tourne vers lui après quelques secondes de réflexions et acquiesce en faveur du pompier. Il lui sourit pour toutes réponses, n’osant pas la brusquer. Dingue comme à cet instant elle parait si… fragile.

- Merci pour tout ce que tu fais déjà.
- C’est normal Lou, les potes sont fais pour ça.

Josef lui passe une main affectueuse dans le dos, sourire aux lèvres en réponse à celui qu’elle lui offre, aussi maigre soit-il.

- Tu es sûr, en tout cas ? Je ne voudrais pas déranger et je ne sais pas comment ça va se passer enfin... Si jamais ils bloquent la maison plus que quelques jours, enfin, je veux dire... c'est délicat. Je veux juste pas devenir un fardeau et que tu m'en veuilles de te gâcher tes journées. Je sais que je peux être un enfer, en fait.

Il secoue la tête, presque amusé de la gêne qu’elle manifeste.
Quoi, ça veut dire que c’était un gros lourd associable avant ? Peut-être que c’était le cas, qu’il était le genre de type hyper maniaque qui faisait chier son monde… mais si personne ne lui a parlé de cette facette de sa personnalité, c’est qu’il doit bien y avoir une raison.

- Non, t’en fais pas. Au pire, ils vont la bloqués un jour, deux grands maximums. C’est pas une scène de crime, ça devrait être rapide. Il marque une petite pause avant d’ajouter. Et franchement, j’ai pas l’impression que tu sois la nana la plus chiante de cette planète.

Une nana comme Lou, casse-couille ? Nan, impossible.

- Au pire, si t’es trop chiante j’te donne en pâture à Ischia.

Nouvelle boutade, il ne le pense pas sérieusement. Et Ischia est une chienne tellement douce qu’il se demande si elle serait prête à faire du mal à qui que ce soit. Ceci dit, selon sa mère, le pompier l’aurai éduqué de tel sorte à ce qu’elle puisse bouffer la prochaine personne qui oserait se risquer à pénétrer dans l’appartement de Josef sans y être invité.
En attendant, Lou semble reprendre du poil de la bête…

- Je vais appeler, je sais qui prévenir, comme Julian est l'un des leurs, je pense qu'ils sauront quoi chercher, contrairement à nous. Je ne sais même pas s'il gardait des papiers ici, on ne..

… Avant de frôler l’éclat, une nouvelle fois. Josef a l’impression qu’elle virevolte entre l’angoisse et la sûreté, ne sachant plus trop où foutre les pieds.

- On ne parlait pas vraiment de tout ça une fois ici.
- Je comprends. J’aime pas trop parler de taff à la maison, j’aime bien faire une bonne coupure entre les deux.

Comme si il avait quelqu'un a qui en parler lui tiens...
Pourtant, son métier, il l’adore. Il ne saurait dire s’il l’aime plus ou moins depuis son amnésie mais il détient sans conteste cette passion qui l’anime à chaque fois qu’il doit partir sur le terrain.

- Enfin, tu sais comment il était.

Moment de flottement. Josef lui offre un sourire désolé, pour lui rappeler que non, malheureusement, il ne sait plus.

- Je suis désolée...
- Ehhhhh ça va ! Y a pas mort d’homme.

Il franchit les quelques pas qui les sépare et la prend par les épaules, regard et voix résolus.

- Faut que t’arrête de t’excuser à tout bout d’champ comme ça ma jolie, ok ? Allez reprend toi, on va régler ce problème ensemble en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Arrête de te mordre les doigts comme ça, d’être aussi incertaine.

Il n’est pas dur, juste honnête, gardant malgré tout une pointe de tendresse dans la voix. La jeune femme a besoin d’être légèrement réveillée, sinon elle n’arrivera à passer aucun cap, ni à pouvoir réfléchir sereinement à tout ça. Pour l’y aider, le pompier la prend dans ses bras comme pour lui redonner un semblant de courage avant de l’écarter de nouveau pour la regarder bien en face.

- Maintenant tu respires un bon coup, tu te reprends et on se lance dans toutes la paperasses qui nous attend, ok ? J’te laisse les appeler et après on passe ensemble dans les pièces pour voir ce qu’il te manque ou non, histoire de gagner un peu de temps.

Il attend son approbation avant d’acquiescer sur le ton de « maintenant, on s’y met ». Josef laisse Lou appeler les flics et continue de faire un petit tour du proprio… C’est vrai que ces connards s’en sont donnés à cœur joie. Le pompier se demande même s’ils ne cherchaient pas quelque chose de précis… De vrais voleurs auraient rafler le plus de chose possible. Télé, bijoux, tout ce qui peut avoir une quelconque valeur. MP3, enceinte, quoi qu’il puisse se revendre à un bon prix. Pourtant, l’appartement semble plus dérangé que volé.
Les minutes passent, puis les heures. Les flics font le tour, écoute Lou leur raconter l’histoire, énumérer ce qu’il manque mais Josef ne s’immisce pas dans la conversation, préférant la laisser gérer cette intimité sans trop s’imposer. Il en profite pour discuter un peu avec un flic qu’il connait un peu. Enfin, qu’il réapprend à connaitre parce que ce type fait partie de ces personnes que Josef a oublié.
Ils parlent boulot, vie de famille pour l’un, vie de célibataire pour l’autre jusqu’à ce que Lou revienne vers eux.

Josef la rejoint et la question du regard.

- Alors ? Il te manque beaucoup ?
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MessageSujet: Re: nothing is ever forgotten | josef Dim 26 Fév - 17:19




nothing is ever forgotten ft. josef
   

Il lui aura fallu un temps infiniment long pour parvenir à se remettre, grâce à lui. Parce qu'il a su user de sa force, parce qu'il a su lui partager toute cette richesse qu'il possède en lui, cet élan de bravoure quant aux épreuves qu'ils se doivent de traverser, autant lui qu'elle finalement. Ils ont de la difficulté à surmonter, des obstacles en veux-tu, en voilà. Et c'est ce qu'elle termine par retenir, lui faisant face après qu'il se soit risqué près d'elle, bien décidé à lui faire entendre raison, à lui faire comprendre que les excuses ne changeront rien si elle ne se donne pas les moyens d'agir par la suite. S'en suit une étreinte qui permet à la jeune femme de retrouver son souffle, cet air qui lui manque depuis le départ, depuis qu'elle est revenue dans ce qu'elle nomme 'carnage' par le bazar qu'ils ont pu laisser derrière eux. Évidement, les chocs ne sont pas connus pour pardonner aux victimes, y comprit ici, Lou devrait être bien placée pour le savoir mais elle a tendance à oublier que la douleur fait partie intégrante de son existence depuis l'absence de Julian ; bonne poire, naïve à l'égard du monde et ses noirceurs. Néanmoins, la leçon commence à rentrer, à s'inscrire, s'imprimer dans les allées de ses songes. « Maintenant tu respires un bon coup, tu te reprends et on se lance dans toutes la paperasses qui nous attend, ok ? J’te laisse les appeler et après on passe ensemble dans les pièces pour voir ce qu’il te manque ou non, histoire de gagner un peu de temps. » Elle mettra quelques secondes avant de laisser apercevoir un geste de la tête, la belle venant prendre une grande inspiration en cherchant son téléphone pour y composer le numéro en question, expliquant la situation du mieux qu'elle y parvient, bien décidée à se sortir de l'impasse que représente la maisonnette pour l'instant ; ça, pour la première fois depuis bien longtemps. Finalement, ils n'auront eu que quelques minutes pour parvenir à mettre la main sur ce qui manque ou non, coupés dans l'élan par les forces de l'ordre plus rapide qu'elle ne le pensait possible jusqu'alors. Après tout, les souvenirs qu'elle garde de l'arrivée des uniformes lorsqu'elle en avait eu besoin lui semble être d'une éternité ; ça malgré que le contexte n'ait pas été le même. Mais tout la ramène à cet instant, trop souvent pour qu'elle s'en formalise désormais. Tout jusqu'à ce que ses pensées ne soient occupées, jusqu'à ce qu'elle vienne s'excuser – une nouvelle fois – auprès de Josef qu'elle laisse quelques temps seul pendant qu'on l'accapare, cherchant à trouver ce qui manque, ce qui pourrait éventuellement manquer en tout cas. Ce, durant un temps qu'elle ne compte plus, allant et venant, expliquant, réexpliquant comment, pourquoi, qui devrait vivre avec elle si rien de tous ces cauchemars n'étaient réels. Ça lui aura prit un temps infini avant qu'elle ne revienne enfin à ses côtés, gardant cette force transmise un peu plus tôt parce qu'elle se doit d'en user au mieux, parce qu'elle doit tenir et se relever. « Alors ? Il te manque beaucoup ? »

« Eh bien, à première vue non mais ceux qui fouillent les alentours de la maison ont retrouvé une boite vide, c'était celle que Julian gardait dans l'armoire, en général. J'imagine qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient. » Laisse-t-elle entendre, un sourire tout de même triste d'accrocher à ses lèvres, le regard venant se faire fuyant, pensant en vérité. Elle n'a aucune idée de ce qui se joue, de tout ce qu'elle a pu manquer quant il se tenait encore là, près d'elle, sans secret ; ou presque. Néanmoins, elle secoue rapidement la tête, venant se défaire de ces nombreuses questions, retrouvant la clarté qu'incarne Josef dans son sillage aux yeux de la jeune femme en ce moment, lui offrant avec autant de sincérité qu'elle soit en mesure d'user un sourire des plus forts. « Ils m'ont demandé de ne pas rester ici ce soir, comme prévu, donc ; eh bien, je vais te suivre. » Lance-t-elle, venant s'armer de son manteau pour répondre au projet qu'ils se sont donnés pour ce soir. Elle se donne de la force pour faire les quelques pas qu'elle doit encore entreprendre jusqu'à l'entrée de sa petite maisonnette, un pincement au cœur venant lui rappeler qu'elle quitte ce qui fut, autrefois, un lieu si sûr. Tout lui semble ébranlé et pourtant, malgré ça, malgré tous ces événements, Lou parvient encore à oser quelques pas, à vouloir s'en sortir, au fond d'elle, derrière le chaos innommable que représente son pitoyable quotidien. Elle commence à s'y faire, elle commence à prendre le pli de ces aléas, consciente que ce ne seront pas les derniers d'une longue liste. Un triste sourire d'accroché à ses lèvres, il lui faut se surpasser, vaincre les obstacles, dépasser ce qu'ils nomment inatteignable. Alors la jeune femme puise dans ses dernières forces, celles qui ternissent malgré ses efforts, celles qui demeurent obscurcirent par le temps et l'usure. « Tu veux qu'on aille manger quelque chose avant ? Ou qu'on aille boire un verre ? Se changer les idées quoi... » Propose-t-elle en venant s'enfouir dans les courants d'air de Chicago, là dans la ruelle qui lui semble en cette soirée tellement méconnaissable. Instinctivement, comme dans ses habitudes bien trop tactiles, la belle vient saisir le bras de son ami, s'accrochant à celui-ci pour entamer quelques pas avant de se souvenir qu'il n'est très certainement pas venu à pied. « Je suppose que tu vas devoir me donner assez confiance pour me faire battre ma peur de monter là-dessus. » Plaisante-t-elle à l'égard du brun face à qui elle vient se mettre, cette joie inébranlable toujours présente malgré le cataclysme qu'elle se doit de passer. « Tu n'as encore jamais réussi jusque-là. » Lui rappelle-t-elle aussitôt, la mémoire défaillante quant à la sienne ; ironiquement parlant. « Tu as pas mal insisté mais je trouvais toujours le moyen de contourner la chose. » Et elle chercherait presque un nouveau stratagème dans l'éventualité d'une possible issue mais sans réellement la volonté nécessaire à cela, prête à tout franchir, même si cela vient impliquer les limites qui la sépare de ses craintes, de tout ce qu'elle fuit par simplicité, aimant son cocon douillet, cette routine calme aux premiers abords.

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