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 it is what it is | jade

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quartier : west side, l'appartement au-dessus du Penitent ; possède une maison isolée aux abords de Chicago légalement grâce à sa fausse identité (David Castle), retapée entièrement par ses soins
physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: it is what it is | jade   Mar 31 Jan - 1:15




it is what it is ft. jade
   

Il y a le néant, cette perte de contrôle, ce voile posé lentement sur ce regard qu'il veut faire tenir, malgré tout. Parce qu'il lutte, il vient nager contre les torrents des eaux sombres de son subconscient, de tous ces songes qui veulent l'affaiblir, le détruire. Il bataille contre les ombres de sa misérable personne, contre tout ce qu'il avait si longtemps laissé le submerger plutôt que de vaincre cette souffrance lancinante depuis désormais trop longtemps ancrée contre un cœur à bout de force. L'air lui manque presque autant que sa volonté. Tout lui semble si loin, si inatteignable. Tout lui semble hors d'atteinte et ça, pour la première fois depuis des années. Les remparts se sont détruites, toutes les barrières de son âme se sont écrasées sous le poids de la douleur et de la perte, sous le poids de la culpabilité qui ronge, encore et encore, conséquence d'une erreur d'antan qui ne s'efface pas, sentiment abjecte qui l'aura conduit jusqu'ici, jusqu'à se maudire pour des méfaits qui, dans le fond, lui sont très certainement pardonnés. Il endure le résultat de ses faits, bien que le cœur qu'il se soit surpris à aimer soit le seul réceptacle de ces maux. Parce qu'il n'offre pas la possibilité de l'atteindre, parce qu'il reste ce fantôme, ce spectre immatériel, légende funèbre des ruelles d'un New-York qu'il regrette enfin. Tout lui semble si loin, oui, à chaque seconde davantage un peu plus. Il prend conscience de la route sinueuse empruntée, il prend conscience de faux pas entrepris. Il aurait dû rester, se battre. Il aurait dû suivre son cœur plutôt que ces évidences en lesquelles il n'a jamais cru. Partir, perdre cet instinct, s'abandonner au calme... tout lui revient brutalement en pleine tête comme pour accentuer la douleur, comme pour – finalement – lui rappeler la pression de l'instant. Aussi, il ouvre à nouveau les yeux, il en revient à l'instant présent plutôt qu'à ce qu'il aurait dû faire, plutôt qu'à ces « si » qui, fut un temps, aurait pu transformer son monde. Il n'existe aucune parade à ses erreurs de parcours, aucune issue à la douleur qui s'immisce jusque dans les profondeurs brisées de son être. Un râle de douleur, une nouvelle pression contre la plaie qu'il sent toujours saigner sous ce qu'il reste de son t-shirt, le seul lien qui puisse le tenir dans la réalité des choses. Ça lui permet de se souvenir qu'il est encore là, qu'il vit malgré cette impression de ne pas l'avoir été depuis si longtemps, trop longtemps. Alors, il n'en vient à se concentrer que là-dessus, il ne veut focaliser ses pensées que sur cette idée... plutôt que sur cette voix qui lui revient, affolée, ce rappel de tout ce qu'il a très certainement perdu ; peut-être. L'heure est grave mais l'univers de lui a trop souvent rappeler que tout est voué à changer. Il est parti, il l'a abandonné parce qu'il pensait cette porte sûre et appropriée. La culpabilité, la revoilà, cette garce si commune à sa conscience.

Il lui faut quelques secondes pour retrouver le strict minimum de sa lucidité, prenant sur lui pour canaliser sa respiration ; ou du moins essayer d'y parvenir. Car son sang bouillonne au cœur de ses veines tremblantes, sollicitées pour un flux qui dépasse l'entendement. Il en vient à vouloir s'accrocher au visage qui se penche délicatement sur lui, il vient imprimer à nouveau ses traits, il les imagine aussi, surtout, ce même sourire qui s'était invité dans bon nombre de ses rêves. Il s'en souvient et la douleur s'invite avec hargne, permettant à quelques larmes de s'immiscer jusqu'à l'azur de ses prunelles tandis qu'il ose une main vers sa joue, tandis qu'il l'imagine, ce même aura d'argent que lorsqu'elle le sauvait des limbes de sa perdition. La folie, il s'en berce, s'en imprègne. La folie, il laisse son venin se répandre jusqu'au-delà de sa lucidité pour ne plus rien laisser que cette illusion, cette image salvatrice qui lui avait permit de tenir, de se relever bien que la chute n'ait jamais été aussi violente. Car tout s'est brisé aussi certainement que la balle s'est logée dans ses chairs, tout a basculé aussi rapidement qu'il ne s'était fait à ce sentiment de sécurité. Plus rien ne lui semble sûr, plus rien n'a réellement de sens, en vérité. Tout lui échappe... jusqu'à sa propre vie qu'il lutte à faire perdurer, ses paupières lourdes et les poumons fatigués, ses mains tremblantes et ce contact trop intense. Le misérable organe qui erre sous sa cage thoracique s'emballe et vient lui arracher un nouveau grognement, quelque chose qui vient faire perdre à la vue qu'il s'offrait tout son éclat angélique pour ne laisser qu'une quiétude insoutenable derrière laquelle se dresse un soupçon de méprit. Et les larmes, de nouveau, quelque chose qui lui échappe sans qu'il ne puisse en décider autrement. Elijah n'est plus maître de l'enveloppe fracassée qui l'emprisonne, ce sarcophage de torture qui use de ses derniers stratagèmes pour évaluer son degrés de résistance. Ça vient endommager l'humanité qui tente de faire valoir ses droits, ça vient fissurer cette détermination qu'il tentait de maintenir. Il lui faut se remettre, se battre. Il lui faut du repos. Parce qu'il tombe, parce qu'on l'achève finalement. Il laisse les profondeurs le prendre, le noyer dans un néant des plus opaques et Elijah, malgré la pression qu'il avait pu faire contre la joue de la jeune femme, n'a pas su vaincre. Pas cette fois. Car les maux sont crus, car le déchirement est cinglant et suffit à tout éteindre, à perdre le quadragénaire dans des ombres plus cruelles que celles déjà côtoyer au cours de sa vie. Il a lâché prise, regarder l'horizon se perdre, la surface s'éloigner. Il se sent perdre et couler, encore et encore, tandis que son épaule saigne, tandis que toute cette scène lui revient, tandis que l'instinct s'en réveille, le Loup levé de son tapis aux lueurs pourpres. Revenir, agir, s'accrocher à cette chaîne fiable qu'Elle a toujours été pour sombrer, plus encore, plus profondément, plus furieusement ; malgré lui, pantin des vengeances, pantin de violence.

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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physique : tatouée ("elijah" sur la tranche de la main droite, colt python à l'aine, haut du bras gauche recouvert par des roses) / dos lacéré profondément suite à un règlement de comptes, cicatrisé, qui limite ses mouvements - cicatrice à la poitrine causée par un couteau - traces de brûlures au niveau des poignets par rapport à ses pratiques sexuelles - vient de retirer un plâtre de sa jambe droite suite à l'effondrement du Magnificent Mile: marche avec une béquille

MessageSujet: Re: it is what it is | jade   Sam 4 Fév - 0:35

It Is What It Is
Elijah & Jade

Emotional Context. It destroys you everytime.

Faire une liste. Écrire quelque chose, dresser une colonne des actions à faire, de touts ces trucs à ne surtout pas oublier. Faire une liste, fictive, imaginaire, un bout de papier parfaitement blanc virevoltant derrière sa vision, derrière l'azur de ses yeux fixés dans une expression de tristesse sur le couple qui emporte avec eux le petit être aux cheveux de geai pleurant à chaude larmes. Faire une liste. Tourner la page souillée par le rouge du sang sur la neige, arrachée par les cadavres qui viennent lui tabasser et lui tirailler la rétine de leurs bras paradoxalement inertes ; ces bras qui veulent l'attraper elle toute entière dans l'espoir de l’entraîner avec eux par vengeance de son inaction, de l’égoïsme qui l'a corrompue alors qu'elle pouvait les sauver eux aussi avec son savoir faire, avec ce robotisme qui l'animait et qui pouvait encore lui faire attraper pour eux les lianes de vie qu'ils lâchaient tous par incapacité de les retenir, blessés, inconscients ; ces cadavres qui veulent sa chute, ou qui veulent tout du moins extirper de la boule tortueuse et sinueuse de sa mémoire, les brides de souvenirs de leurs camarades morts avant eux, de ces victimes tombées sous le bleu impuissant de sa mer froide et agitée. Tourner la page, la déchirer momentanément pour ne plus se souvenir de ceux qui se sont envolés sous son regard encore plus inanimé qu'eux ; ne pas imaginer sa main à la place de ceux qui ont tiré, ne surtout pas se culpabiliser, ne pas imaginer la robe d'une fillette rongée par une lame reflétant les vitraux d'une église, ne pas se rappeler de la chemise blanche se teintant et se déchirant sous les coups de tranchoir jusqu'à accueillir le cœur de son propriétaire. Non. Assez. Pas maintenant. Garder son sang froid absolument. Ne pas craquer, pas maintenant alors qu'il reste toute cette liste à écrire, à dresser et à accomplir. Secouer la tête, chasser les images, dégager par les battements de paupières les flashs qui s'imposent à ses yeux en même temps que la lumière vive des gyrophares tournant dans la rue qu'elle décidera de rejoindre quand ses pieds voudront bouger. Faire la liste en même temps que de peindre un contrôle sur elle même. Prendre un pinceau transparent derrière ses paupières, se peindre un corps de béton, une prison à cet esprit qui s'ébruite encore, qui fourmille jusqu'à faire perler des gouttes de sueurs au niveau de ses tempes cachées par sa tignasse emmêlée qui se plaque par des paumes qui couvrent viollement les oreilles. Trop de bruit, trop de voix éparses qui partent dans tous les sens au sein de sa boite crânienne d'une taille bien trop petite pour contenir un tel vacarme. Peindre et vite. Se peindre des membres de marbre pour se redresser, lui enserrant le cœur qui semble s'écraser sur lui même de plus en plus. Respirer, doucement après avoir hurler d'un coup, comme une énième détonation dans cette nuit macabre. Déglutir. Déglutir pour humecter cette gorge desséchée, désertée totalement par la parole désormais qui se mure au fond d'elle pour ne lui dicter que des choses disloquées dans l'arrière cours de son tympan. Courir. Elijah. Partir d'ici et s'occuper d'Elijah. La liste est dressée.

Jade quitte l'appartement du bar à toute vitesse. Elle court sans s'arrêter vers son motel. Elle tente de calculer la procédure à suivre pour la blessure de cet homme pour qui elle perd son souffle. Elle a pris la boite de premier secours qui a servit à le recoudre déjà. Il faut qu'elle s'arrache les ongles aussi. Il faut qu'elle se pincer le bout des doigts très fort pour décoller ces objets futiles, inutiles, révélateurs d'une excentricité un peu trop exacerbée, une manière de se faire remarquer pour cacher le fait qu'elle se fait un peu trop oublier de tout et de tout le monde. Et du plus important qui pourtant l'attend. Arracher, s'auto-mutiler dans la précipitation et par habitude aussi avec l'espoir de pouvoir faire quelque chose de ces dix phalanges qui blanchissent sous la crispation des membres au contact du froid et des efforts. Jeter les artifices derrière elle pour ne garder que le naturel, que cet instinct animal qui pousse tout être vivant à se jeter corps et âme à la poursuite de ce qui le maintient en vie. La plante ira vers le soleil, la marée vers la lune, le charognard ira vers le sang, Jade ira vers Elijah.
Arrivée au motel elle embarque avec elle le chariot de la femme de chambre plein de produits et de linges propres. Les roulettes et sa course font un raffut qui ne couvre pourtant pas le son des télévisions toutes branchées sur les chaînes d'information qui retracent les événements de la soirée. La porte est fermée, mais pas verrouillée. Dans un ultime boum Jade dévale dans sa propre chambre. « Elijah... » Le corps masculin est tendue sur le matelas désordonné. La voix caverneuse pousse des complaintes qui font accourir la sylphide aux côtés de son amant. Les mains torturées poussent le torse à se redresser non sans pouvoir s'empêcher d'alerter de leur présence en caressant à plusieurs reprise le front masculin en sueur. « Je vais enlever ça pour regarder bouge pas mon amour s'il te plais... » Hémorragie. Les points de sutures tiennent parfaitement et pourtant du sang suppure dans un filet discontinu au travers de la fente qu'ils referment. « Je vais m'en occuper, ça va aller, j'te promet le plus dur est passé j'te jure » L'océan se plaque contre le saphir qui s'émiette de plus en plus sous la douleur. Jade se relève, sort de son blouson la boite de premiers soins du bar avant de prendre quelques draps du chariot qu'elle déchire violemment. Un aller dans la salle de bain lui fait se laver les mains et enfiler la dernière paires de gants en latex à disposition. Délicatement elle pousse à nouveau l'homme à se redresser, à plaquer son dos contre le mur avant de déposer un baiser au dessus de sa blessure et de commencer à couper les fils qui refermaient la plaie. Les draps propres rejoignent celle-ci dans une compression de quelques minutes jusqu'à ce que le saignement cesse et se calme enfin lui laissant le loisir de désinfecter et refermer les choses proprement.

Made by Neon Demon

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Devil's got a cut Dollar sign snakes I'm all in the damned Godless fearless of the flood Or the blood of the coming spring something is shedding its scales Crying from the heat of the light You say God and I say Satan Open your mouth love Like a gutted church My goat horns are napalm trees And a crown of thorns is hard to swallow You should pray now Is it above or is it below ?
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MessageSujet: Re: it is what it is | jade   Jeu 9 Fév - 21:13




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