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 APPEL DU DEVOIR #1

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MessageSujet: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 5 Fév - 16:04




APPEL DU DEVOIR #1

POLICE DEPARTMENT


1 ■ Synopsis
09:17 pm ; ÉPICERIE
C'est l'anniversaire d'une collègue de Saoirse et elle est chargée de courir dans l'épicerie en face de l'hôpital pour aller acheter quelques bières pour fêter l'évènement. Alors qu'elle traine du côté des boissons, le gérant de l'épicerie se fait braquer. La jeune femme s'empresse de s'accroupir dans un coin et de dégainer son portable pour prévenir les secours de la situation... Malheureusement pour elle, le braqueur l'entend et vient la chercher. Paniqué, il fait fermer la porte de l'établissement à clé et prend le gérant et Saoirse en otage.

Matthew, qui rentrait chez lui après une interminable journée de travaille passée majoritairement derrière son bureau, est prévenu du braquage par sa CB et décide d'intervenir. Il rejoint une unité de patrouille déjà présente sur les lieux et qui s'apprêtait à établir un contact avec le braqueur.      

2 ■ Participants
# Matthew Goodwin
# Saoirse Fuller

3 ■ Règles à suivre pour cette intrigue
# 600 mots maximum par réponse
# pas d'ordre de passage défini  
# des joueurs sont susceptibles de rejoindre le sujet à tout moment    

■ le staff de C911
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Sam 11 Fév - 0:26



 
appel du devoir #1
ft. Saoirse


C'est d'une routine des plus déprimantes pour un soir aussi frais que celui-ci. Il n'aspirait qu'à son café, aussi noir que possible, il ne songeait qu'à la chaleur de cet appartement miteux qu'il partage désormais avec une ombre ; lui semble-t-il, il n'en est pas sûr. Ou peut-être que ce surnom lui revient de droit, il en ignore encore toutes les formalités, les plis à prendre, il en ignore encore les conventions qu'il se devrait de suivre, rien que pour le bon sens de l'aide qu'on lui a offert, sur un plateau d'argent, matérialisé en une femme brisée... De ce qu'il pense avoir compris, en tout cas, de ce qu'il croit avoir entendu au cours d'une discussion peu attrayante. Alors oui, cette fois, il regrette son canapé, ce silence pesant qu'il aime à côtoyer, cette compagnie des plus tristes, salvatrice pour l'âme du quadragénaire finalement. C'est un soupire qui, au final, franchi la barrière de ses lèvres, une marque de lassitude, un sentiment lourd qui vient peser sur ses épaules tandis qu'il rendosse ce rôle qu'il prend tout de même à cœur, cette fierté qui fait son image, le peu de bien qu'on puisse décrire de sa personne, de cet homme exécrable qu'il peut être à longueur de journée, par habitude, par force de caractère aussi, les années passées seul forge l'âme ; ou la brise, presque autant que l'humanité qui tente vainement de persister. Il est le paradoxe parfait, le sujet de bien des conversations parce qu'il défie une certaine logique, après tout, le sociopathe aux services du peuple, prêt à tout pour autrui. Pour faire valoir sa justice aussi, surtout, sa parole. Égoïste qui plus est, égocentrique par la même occasion ; la raison pour laquelle il en vient à commander, déjà, allant et venant, se renseignant sur la situation.
Il essaie de réfléchir à la conversation qu'il va devoir tenir, qu'il va devoir faire tenir en tout cas s'il choisit de faire son téméraire. Parce qu'il perd du temps sur sa soirée et, contrairement à toutes ces autres fois, ça l'agace. Il cherche alors, il essaie de faire au mieux si tant est que ce soit possible. « Combien sont là-dedans ? » La question se pose tandis que ses perles claires sont posées sur l'épicerie du coin de la rue, cet endroit d'ordinaire si calme quand ce genre de personnes ne s'ennuient pas au point d'en arriver à ces stupidités. « On ne sait pas très bien, il y a en minimum deux. » « C'est pas assez. » « Pardon ? » Il sent que les regards se posent à nouveau sur lui, il sent tous ces jugements lui arriver en pleine figure, tout ce méprit s'abattre sur sa personne comme pour lui rappeler sa condition première de connard, celle qu'il n'a pas oublié, pas le moindre du monde. « J'ai dit : c'est pas assez. Pas assez pour rester planter là comme des cons. » Souffle-t-il, agacé par celui qui a cherché à lui tenir tête et dont le nom lui échappe toujours d'ailleurs. « Qu'est-ce qu'il veut ? On a un contact visuel ? Un contact tout court ou vous attendez qu'il sorte de lui-même pour aller chercher un paquet de cigarettes ? » Le ton est sec, rapide, comme souvent de sa part, comme toujours en vérité. C'est du grand Matthew Goodwin, un spectacle qu'on oublie pas de sitôt. « Les personnes qui sont avec lui, on peut avoir un contact ? » continue-t-il dans sa foulée, essayant de les faire bouger ne serait-ce qu'un minimum ; boucler la rue ne suffit pas.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Sam 18 Fév - 8:33


C’est bien sa veine, tiens… D’abord Saoirse perd à la courte paille (enfin coure sonde d’intubation endotrachéale) et se retrouve de corvée pour aller chercher de quoi ravitailler tout un bataillon d’internes/infirmiers/médecins en rut et maintenant, elle se retrouve au beau milieu d’une prise d’otage ! Ca craint… Si elle avait su que sa vie serait aussi pleine de rebondissements en quittant son Irlande natale… Bon, d’accord, elle aurait certainement tenté sa chance malgré tout. D’autant qu’en fin de compte, il n’est pas plus sûr de vivre dans sa partie du monde. Elle aime son île mais ce n’est pas exactement un havre de paix.
C’est à son île et à sa famille qu’elle pense alors que l’homme se rapproche dangereusement de l’endroit où elle se trouve. Il lui a déjà ordonné de sortir de sa planque, sauf qu’elle en est incapable. Saoirse a trop peur pour ça. C’est généralement l’effet que produit un homme masqué et armé sur les autres… Enfin à condition qu’il soit sain d’esprit ! Faut être malade pour aller au-devant d’un type qui peut vous faire cesser d’exister d’une simple pression de l’index ! Fou ou bien flic.  
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE

« Sors de là ! » réitère le braqueur en continuant de s’avancer. Elle le voit dans le petit miroir suspendu et qui l’a certainement trahie. Il est placé là pour permettre au caissier de surveiller les mouvements des clients et éviter les vols… EN l’occurrence là, il va peut-être gâcher sa vie.
« J’y arrive pas ! Vous m’fichez la trouille ! » parvient finalement à répondre la jeune femme, toujours assise au sol, essayant de dissimuler tant bien que mal son portable dans les étagères auxquelles elle s’appuie. Elle espère que le gars n’a pas eu le temps de la voir porter l’appareil à sa joue précédemment… Elle a rabaissé le bras dès qu’elle l’a vu (dans le miroir donc) tourner la tête dans sa direction et la repérer à cause de sa voix qui a porté un peu trop fort. L’opérateur du 911 lui avait pourtant dit de rester calme, mais ça a été peine perdue.
« Montre-moi tes mains ! »
Espérant avoir suffisamment caché son cellulaire mais pourvoir toujours être entendue de l’opérateur, Saoirse s’exécute donc et lève ses mains, restant au sol. Elle entend le braqueur donner un ordre menaçant au caissier puis le voit accélérer son allure pour la rejoindre.
« A qui tu parlais ? » l’agresse-t-il en arrivant à sa hauteur, braquant son flingue sur elle.
« Personne… Je… C’est un peu gênant. »
« Réponds où j’te tire une balle dans l’genou ! »
« Je priai ! » explose-t-elle, peinant à soutenir le regard intimidant au possible du braqueur dans son masque de nonne… Qui pour le coup est parfait et l’a en réalité bien inspirée. Finalement, elle n’est pas si mauvaise sous la pression…
« Je suis désolé monsieur...déguisé en bonne soeur. Moi et le caissier on fera tout ce que vous nous direz de faire. J'm'appelle Saoirse, je travaille à l'hôpital juste en face, je... »    
« Fais pas la maligne et rejoints le paki derrière le comptoir. En vitesse ! »

Elle ne sait pas si son prénom peut aider, mais connaitre le nombre précis d'otages, sans doute ? A condition bien sûr que son téléphone capte quoi que ce soit. Si c'est le cas, les flics ont quelques infos à présent. Et ils savent où vont être rassembler les trois protagonistes.  


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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 19 Fév - 0:27



appel du devoir #1
ft. Saoirse


On essaie de lui faire entendre toute la situation et il continue de râler, insultant toute la logique dont ils ont essayé de faire preuve avant son arrivé. Finalement, non, il n'est pas dans son assiette et son appartement commence à lui manquer pour ce soir. Il se fout de savoir ce qui pourrait advenir, il se fout du sort qui menace les personnes de ce braquage, lui ne demandait qu'un retour à sa solitude. Pourtant, il a endossé son manteau de justice, ce foulard de devoir. Matthew termine par se taire tandis qu'on arrive vers lui pour une possible bonne nouvelle, ce qui semble en être une, en tout cas. Le 911, ils ont l'appel et la jeune femme qui s'est risqué à cette témérité est maligne. Ça parvient à faire naître un presque sourire le long de ses lèvres, le quadragénaire en venant à exiger d'être sur cette ligne. Il doit savoir comment les choses évolues, il doit savoir comment agir et, il y parvient. Les choses se font plus abordables qu'elles n'auraient pu l'être dans un premier temps, donnant à Goodwin l'occasion de s'amuser, même si ça n'est que de courte durée.
« Il les mène au comptoir, tenez-vous prêt, avec un peu de chance, ils seront au sol. » Laisse-t-il entendre à ceux qui se tiennent autour de lui, sourcils froncés, quelque peu gênés par le sourire qu'il aborde sans réellement s'en cacher. Non, au final, le danger lui manque, le danger lui plaît et il se proposerait presque comme volontaire pour aller au devant des choses. Néanmoins, il s'abstient, les erreurs ne sont pas de mises au vu de l'impasse dans laquelle il se trouve pour certaines d'entre elles. Ça suffit à lui rappeler l'urgence de l'instant et la pression qui pèse sur ses épaules pour le parcours qu'il doit encore mener jusqu'à retrouver un minimum de propreté sur ses mains. Car, cette place s'avère être tout ce qu'il possède, la seule chose qui ait réellement de la valeur à ses yeux. « Il y a le propriétaire et une femme, Saoirse. La communication tient toujours et il va falloir être attentif. Je veux qu'on tente une communication directe avec lui et ; » Il n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'un fracas vient attirer son regard, le quadragénaire essayant d'y voir le moindre indice au-delà des reflets colorés des gyrophares sur les vitres. Lui qui pensait pouvoir s'amuser se trouve privé de tout plaisir tandis qu'il cède, qu'il rejoint ses hommes pour intervenir, regrettant presque que ce ne soit pas une banque pour davantage de tension. Songe qui s'estompe aussi certainement qu'il pénètre entre les murs négligés de l'échoppe, arme à la main, le bleu de ses yeux venant inscrire chaque information possible dans sa tête tandis que ses collègues, toujours devant, captent son attention ; du moins il l'espère. Il l'espère parce qu'il s'approche, en première ligne, essayant de se repérer pour rejoindre les rayons dans l'espoir d'obtenir un visu sur toute la scène ; chose qu'il parvient à faire, mettant même la main sur le téléphone laissé. Et bien que tout ne semble n'être plus que facilité, Matthew sait désormais qu'il va leur falloir agir vite pour éviter de malheureuses conséquences. Pour ça, il veut faire au mieux, essayant de capter l'attention de la jeune femme en question parce qu'elle reste celle qui lui inspire confiance, peu enclin à donner du crédit au gérant qui tremble comme une feuille morte, assez pour qu'il ne parvienne à le voir depuis sa position.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 26 Fév - 18:11


Saoirse suit les instructions du braqueur à la lettre. La dernière chose dont elle a envie, s’est de se faire bêtement tuer pour quelques malheureux dollars dans un tiroir caisse… Ce serait trop la lose ! Après tout le mal qu’elle s’est donné pour arriver là où elle en est, toutes ces heures gaspiller, le nez plongé dans des bouquins au lieu de savourer de bonnes pintes en compagnie de ses proches et amis. Elle a promis à sa sœur de la rappeler pour lui raconter sa dernière aventure avec un flic, elle ne peut pas emporter cette histoire croustillante à souhait dans la tombe tout de même ! Et puis il y a son demi-frère qu’elle n’a toujours pas rencontré… C’est de sa faute, l’interne le sait bien. Depuis son arrivée sur le sol américain, elle n’a fait absolument aucun effort pour lui mettre la main dessus. A présent qu’un homme déguisé en bonne sœur la braque, elle le regrette amèrement.
S’il vous plait, Seigneur, se récite-t-elle donc tout en remontant les allées, ses mains bien en évidence, si vous me faites sortir de là indemne, j’arrêterai de tout reporter au lendemain, c’est juré. Je serai bonne. J’arrêterai de cracher dans les verres des collègues qui m’agacent et je ferai mes prières tous les soirs… J’irai brûler des cierges et je ferai un don à Votre Eglise Seigneur, c’est promis !
« Assieds-toi là » lui ordonne le preneur d’otage en l’incitant à s’asseoir derrière le comptoir, en compagnie du gérant de l’épicerie.
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE

Encore une fois, la jeune femme s’exécute sans faire d’histoire, espérant que les autorités sont bel et bien prévenues de sa situation et qu’ils seront en mesure de l’aider. Elle n’a plus qu’à espérer.
« Donne-moi ton téléphone. »
« J’en ai pas… »
« Tout le monde a un téléphone, te fiche pas de moi ! »
« Non, je vous jure ! Je travaille à l’hôpital, c’est interdit…à cause des ondes » ment-elle en se sentant rougir comme jamais. Pitié, Seigneur, faites qu’il me croit…
« Relève-toi. Dépêche ! »
Saoirse sursaute et pousse un petit cri de surprise et de peur alors qu’il se penche soudain pour l’obliger à se remettre debout. Elle tente de se défendre mais il est plus fort qu’elle. Beaucoup plus fort. Il lui crie de s’appuyer au comptoir et d’écarter les jambes. C’est à ce moment qu’elle sent toute sa bravoure l’abandonner… Son cœur s’accélère et son souffle se fait plus haletant alors que son estomac se contracte suffisamment violemment pour lui donner la nausée.
« Non, s’il vous plait ! J’ferai tout c’que vous voudrez mais pas ça ! Pas ça ! » insiste-t-elle en sentant la panique l’envahir.
Il va la violer, c’est sûr. Il va la prendre sur le comptoir et le gérant ne fera rien pour empêcher ça, parce que le mec a un flingue. C’est du déjà vu. Ca arrive tous les jours. Des femmes se font molester toutes les heures par dizaines, partout dans le monde. Les larmes commencent à dégringoler sur son visage alors qu’elle continue d’essayer de  luter, en vain.
L’homme la plaque violemment contre le comptoir et lui ordonne d’arrêter de remuer, sans quoi il la tuera. Et à cette seconde, alors qu’elle imagine qu’il va la souiller, Saoirse se dit qu’il vaudrait peut-être mieux qu’elle soit morte…
Elle vient de formuler cette pensée lorsqu’elle remarque du mouvement dans le fond de l’établissement. Un homme cagoulé. Et puis un autre, habillé en civil mais armé. La police. Le Seigneur l’a entendue ! Elle est sauvée ! Relâchant tout à coup la pression, son cerveau perd tout bon sens et elle s’apprête à acclamer ses héros à grand cris, mais fort heureusement, le type en civile – qui a croisé son regard par le biais du miroir – lui fait signe de se taire…  
Saoirse prend alors sur elle et se laisse fouiller par le braqueur qui se montre évidemment très entreprenant. Quelques attouchements pour sa libération. Ca vaut le coup…non ?


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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Jeu 9 Mar - 22:43



appel du devoir #1
ft. Saoirse


Ça vient s'immiscer dans ses veines, ça vient le prendre aux tripes pour finalement n'offrir aucun repos à ce qui s'affole sous sa poitrine. Il en ressent maintenant les bienfaits, cette adrénaline qui lui manque tant lorsqu'il se retrouve coincé dans sa voiture, dans son bureau, partout où les murs deviennent barreaux, où les pièces deviennent cellules. Aussi, il s'en délecte, il s'en imprègne avec autant d'enthousiasme qu'il peut être en mesure d'user au vu de la situation, ça sans paraître pour un taré, chose qu'il fait déjà aisément naturellement. Non, cette fois, Matthew se concentre, analysant chaque recoin de son champ de vision, tout ce qu'il peut être en mesure d'ancrer dans sa tête pour lorsqu'il prendrait le risque de se lever, pour lorsqu'il parviendra à se faire sûr qu'il ne risque rien ; lui avant tout, les otages également, bien-sûr. Et, pour parfaire les choses, c'est un sourire satisfait qui vient se perdre sur ses lèvres tandis qu'il parvient à croiser le regard de la jeune femme qu'on vient de faire lever, paniquée mais hors de danger, il le sait, il se le promet ; en bon flic qu'il peut être dans le fond. C'est ce qui lui donne le courage nécessaire pour en revenir à l'exploration des lieux, s'essayant une rangée, faisant au mieux, s'assurant qu'on vienne le suivre aussi, surtout. Car le hasard est une pourriture sans nom, un attrait belliqueux à l'égard du répit normal des choses. Une vérité qu'il ne doit pas oublier, un fait qu'il doit prendre en compte dans son ascension vers le comptoir, vers ces trois âmes dont l'une loin d'être à sa place. Il lui faudra finalement quelques secondes pour parvenir à faire un geste de tête à l'égard de ses deux collègues restés en retrait, loin d'être aussi téméraires que lui ; chose qui sera très certainement notifié si jamais ils ne l'apprécient pas trop, sachant que peu le supporte. Puis une voix un peu plus claire que la sienne vient percer l'absence de toute vie entre les murs dans lesquels ils se sont invités, quelques paroles qui arrachent de la satisfaction à Matthew qui ne perd pas plus de temps qu'ils ne l'ont déjà fait avant son arrivé, arme braquée, regard fixé et un geste de tête horizontal à l'égard de celui qui le toise désormais, bien décidé à vouloir s'improviser lâche en se servant de la petite blonde en guise de bouclier ; évidemment. Il en soupire de lassitude, de déception aussi ; surtout. C'est sa manière à lui de traduire que l'humanité l'ennuie, en ces instants plus que d'ordinaire. « Il faut vraiment en arriver-là ? » Bien-sûr que oui, car le mal panique et se fait plus idiot qu'il ne l'est déjà. Aussi, il demeure stoïque, ne quittant plus sa place, loin de trembler, ses perles d'un azur tempétueux ayant élu domicile sur la silhouette de cette bonne sœur imitée. Et il se garde bien des commentaires, sa dernière promesse faite résonnant dans sa tête. Aucun blessé, aucun drame. « Laissez-les ma sœur, ça ne fera qu'empirer les choses pour vous et je doute que la foi soit de votre côté une fois les péchés entamés. » Non, vraiment, c'était tentant. « Ça ne vaut pas le coup de ne garder que quelques minutes, si vous voyez ce que je veux dire. » Parce qu'ils n'hésiteront pas à tirer, malheureusement. C'est le côté obscur des choses, le besoin de rendre une certaine justice, le besoin de se faire efficace, crédible aussi, surtout. Autre que la nécessité de racheter des erreurs encore tenues secrètes, ça pour certains. Une légère grimace pour finalement n'en revenir qu'à cet instant, Matthew désormais plus froid qu'il n'avait pu l'être.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 12 Mar - 14:28


Ses espoirs d’être sauvée s’effondrent tout à coup. Alors qu’il est en train de faire glisser une main baladeuse sur l’intérieur de sa cuisse, se rapprochant une seconde fois de son entrejambe, le braqueur repère tout à coup les hommes armés qui se sont faufilés dans l’épicerie. Elle sent la tension monter encore d’un cran et, dans la seconde qui suit, le bras de l’homme passe devant son visage et il la tire en arrière, collant son corps contre le sien. Saoirse laisse échapper un petit couinement surpris et se raidit. Elle n’a aucune envie d’être aussi prêt de son agresseur. Elle ne supporte plus son contact. Elle a encore l’impression que ses mains sont partout sur elle, qu’il la caresse. Il lui faudra des semaines pour oublier ça et un bon millier de douches pour ne plus se sentir sale.
Pourquoi est-ce qu’il ne lui ont pas tiré une fichue balle entre les deux yeux pendant qu’elle était appuyée contre le comptoir et qu’il ne les voyait pas ? Mais elle sait très bien pourquoi. Parce que ça en se fait pas dans ce beau pays qu’est l’Amérique. On ne tire pas sur les gens sans vingt-huit sommations au moins au préalable. Et maintenant, elle sert de bouclier humain à cette petite ordure ! Maintenant, elle va sans doute mourir parce que les flics ont voulu respecter la Loi à la lettre et offrir des Droits à ce salaud qui, non seulement veut voler le bien d’autrui mais l’a aussi sexuellement agressée ! Le putain de rêve américain !
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE
« Il faut vraiment en arriver-là ? » lance celui des trois hommes qui est le plus avancé, celui dont la jeune femme a croisé le regard il y a un instant encore. Celui qui était supposé la sauver…mais préfère faire de l’humour.
Inutile de préciser que les plaisanteries de l’homme ne lui arrache pas même l’ébauche d’un sourire. Facile de faire le malin quand on n’est pas en train de se faire étrangler par derrière, qu’on n’a pas une arme pointée sur la tempe et une seconde pointée dans le dos…
Oh Dieu…il est en train de bander ! réalise Saoirse avec effroi, sentant le membre rigide du braqueur dans son dos. Ce contacte termine de l’écœurer et sa peur se transforme en rage.
« Arrêtez de faire l’idiot et sortez moi d’là ! » s’agace-t-elle sur un ton de reproche, fusillant son supposé sauveur du regard.
« La ferme toi ! Fermez la tous les deux ! Vous n’auriez pas dû venir. J’allais partir. Dans deux minutes j’étais dehors et tout l’monde allait pouvoir reprendre tranquillement le cours de sa vie ! Vous avez tout gâché ! …Mais il n’est pas trop tard. Partez. Tirez-vous et laissez-moi m’en aller sans encombre. »
Le con…    
N’empêche, Saoirse aimerait y croire. Elle aimerait croire qu’un tel dénouement soit possible. Elle aimerait voir le flic approuver, reculer avec les deux autres pour laisser le champ libre au braqueur. Elle aimerait rentrer chez elle et pouvoir reprendre le cours de sa vie. Si seulement les choses pouvaient être aussi simples…


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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 12 Mar - 16:48



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« Arrêtez de faire l’idiot et sortez moi d’là ! » L'instant de crise, les secondes qui défilent avec empressement. Il sait qu'il va trop loin et ça vient lui confirmer les choses, on vient lui faire entendre que les limites ont été franchies, une fois encore, pour ne rien changer à ses mauvaises habitudes, à cette manière d'être plus qu’agaçante. Le regard de la jeune femme à son encontre suffit également à rappeler la situation à Goodwin qui n'en sert que plus encore son arme, coupant court à ce bref contact pour en revenir au masque qui lui avait arraché un rictus, à ces yeux qu'il croit percevoir malgré l'ombre qui règne sur l'épicerie. Il essaie de trouver une faille, il essaie de chercher la moindre issue quant à cette situation qui, de plus en plus, se fait pressante, interminable. Il aimerait rentrer, ils aimeraient tous rentrer, c'est un fait mais une volonté qui se devra d'attendre. Puis, si ses songes s'étaient défait de cet instant, ils en reviennent au braqueur, à cet homme qui se fait plus tremblant qu'il n'avait pu l'être au départ, laissant sa voix résonner dans l'enceinte du bâtiment, prière stupide qui permet à ceux qui se tiennent dehors de revoir leur stratégie, leur placement, tout ce qui pourrait se transformer en embuscade à l'égard de celui que Matthew ne quitte plus du regard, alternant entre ce dernier et la jeune femme qu'il détient, un appel au secours aisément compréhensible au cœur de ses prunelles claires. Une complainte silencieuse qui suffit au Lieutenant pour tenter une dernière approche dans l'espoir qu'aucun blessé ne soit fait ; aucun blessé grave, en tout cas, puisque le gérant s'évanouit dans un vacarme des plus lourds. Ils sursautent, tous, menant Matthew à lever la main comme pour interdire toute approche, toute intervention. Pas encore. Et pour parfaire l'instant, il en vient à retirer l'oreillette qu'il portait, s'essayant à un peu de crédibilité quant à ce qu'il s'apprête à faire entendre, sachant l'adrénaline comme étant un piège quand l'instant presse ; elle jouera en sa faveur plutôt qu'à l'égard de celui à qui il en vient à s'adresser. Il compte sur les siens laissés derrière pour faire passer les instructions. « Si j'accepte de vous faire confiance, il va falloir que vous fassiez de même. Je suis le Lieutenant Goodwin, j'ai la main sur les hommes qui sont derrière moi. Dehors, une patrouille vous attend armée si vous sortez par l'avant contrairement à la porte par laquelle nous sommes passés. Je vous laisse une chance de partir, à une condition : vous me confiez cette demoiselle. » Un silence s'installe, comme si plus rien n'existait vraiment autour d'eux, Matthew en venant à présenter sa main après avoir déposé et écarté son arme gisant désormais au sol, à quelques pas de son mètre quatre-vingt-dix, ça dans l'espoir que celle de la Belle puisse s'y accrocher au bon vouloir de celui à qui il laisse une chance ; ironiquement parlant. La chance de se bercer à coup d'espoir. « Ou... ou on échange les places, je prends la sienne et je vous suis. Vous aurez déjà un peu plus de crédibilité, on ne va pas se mentir, les civiles ne nous sont d'aucune importance. » Laisse-t-il entendre le plus naturellement du monde, prenant la situation comme elle est à ses yeux, une vulgaire farce. « Vous n'aurez pas meilleure proposition que celle-ci parce que je ne les laisserai pas faire mon taf à ma place. C'est à prendre ou à laisser, maintenant. » Car le temps presse et il tient à ce qu'il ne soit pas le seul à faire son devoir, sachant les équipes médicales déjà prête à prendre en charge la jeune femme et le vieil homme inconscient.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 19 Mar - 9:05


Elle ferme les paupières avec force, essayant de se concentrer sur des choses positives. Mais rien ne lui vient dans ce sens. Elle pense bien à sa famille, mais s’imagine surtout ce qu’ils vont ressentir quand ils apprendront qu’elle a bêtement été tuée dans un braquage d’épicerie, à deux pas de l’hôpital… Alors elle se tourne à nouveau vers la prière, son dernier exutoire. Elle tente de négocier avec Jésus, et puis directement avec le Seigneur pour être libérée sans encombre. Elle ne sait pas trop ce qui leur ferait plaisir. Des dons ? Le fait qu’elle prêche à la bonne parole ? …Qu’elle change de train de vie, ralentisse la boisson et les sauteries ? Ce serait sans doute un bon début. Saoirse jure donc d’aller à confesse dès ce soir et de mettre un point final à sa débauche !
Elle vient à peine de formuler cette promesse lorsque le gérant s’effondre dan son dos. Ou du moins c’est ce qu’elle déduit du vacarme qui s’élève tout à coup. Elle n’a aucune liberté de mouvement et dès qu’elle tente de se retourner pour jeter un œil dans cette direction, le braqueur raffermi sa prise et l’en empêche. L’arme revient caresser sa peau et son contact l’électrise.
« Pitié Seigneur… » chuchote-t-elle très vite, refermant les yeux comme pour s’évader de cet endroit.
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE


Pendant qu’elle recommence à supplier, un autre genre de négociations a lieu entre le Lieutenant Goodwin et le braqueur. Il propose que le braqueur lui remette Saoirse en échange de son départ. Les paupières de la jeune femme se rouvrent subitement. C’est une idée géniale ! Lâche-moi et tire-toi enfoiré ! Mais l’interne sent bien, à la façon dont le braqueur la rapproche encore un peu plus d’elle, qu’il ne va pas accepter. Pourquoi le ferait-il ? Ce plan sent l’arnaque à trois kilomètres. Le flic ment comme un arracheur de dents… La proposition d’échanger les places est déjà un peu plus plausible, malheureusement, elle arrive trop tard.
Et la suite des propos du négociateur en carton met la jeune femme dans une colère noire. Les civils n’ont aucune importance ? Alors c’est ça le grand secret ?  
« T’essaies de m’embrouiller mais ça marchera pas » s’agace le braqueur. « Je l’ai et je la garde. Maintenant casse-toi ou je fais un carton. Pour un super flic, t’as été un peu rapide à lâcher ton arme, connard » sourit-il derrière son masque, pointant maintenant le canon de son arme sur le lieutenant de police. « Bouge de là. Et dis à tes p’tits copains de s’éloigner aussi, sinon j’lui éclate la cervelle. »
Là-dessus, alors que Saoirse nourri à présent une haine farouche à l’égard de son supposé sauveur, il se met en mouvement, obligeant le flic à reculer pendant qu’il s’avance vers la porte de derrière en le maintenant toujours contre lui.

C’est à cet instant que Saoirse comprend que si elle veut se sortir de là, il va falloir qu’elle le fasse seule. Visiblement, le Lieutenant Goodwin et ses collègues se fichent de son sort, contrairement à elle-même qui s’en soucie beaucoup, merci. Si elle ne veut pas être le dommage collatéral d’un échange de tirs entre les deux parties, elle va devoir se libérer de l’emprise de la fausse bonne sœur, et vite…
La question est : comment va-t-elle s’y prendre ?        


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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Jeu 23 Mar - 14:43



appel du devoir #1
ft. Saoirse


Brouiller les esprits, il a toujours su le faire ; il pensait réussir une fois encore malgré la bassesse de celui à qui il fait face. Il pense le comprendre, il pense savoir précisément quels seront ses faits et gestes et pourtant, il fronce les sourcils quand il vient prendre la parole, quand il vient lui faire entendre qu'il ne jouera pas dans la même cours que lui. Matthew recule alors d'un pas en voyant l'arme caresser la tempe de la jeune femme, peu habitué aux échecs bien qu'ils soient l'âme même des grands hommes ; ce qu'il peine à se dire quand il se trouve face à l'un d'eux. Il lui faut admettre qu'il n'a pas main mise sur tout ce qui se présente à lui, il lui faut admettre que le monde qui s'affaire autour de sa personne n'a rien à voir avec celui qu'il croit sien, imaginaire étendu dans les limbes d'un subconscient trop arpenté. Aussi, c'est la raison pour laquelle il se doit de réfléchir davantage, vite, plus rapidement qu'il n'en a toujours été capable. Il ne veut pas avoir à assumer ce genre de catastrophe ce soir, il ne veut pas avoir à fermer les yeux en ayant les mains quelque peu souillées par le plaisir qu'il prend à se frotter au danger ; pas ce soir. Matthew contemple alors chacune des issues, s'essayant à trouver une solution radicale, efficace, loin de tous les risques probables qui se dessinent trop clairement dans sa tête ; mais chacune des portes qu'il perçoit quant à la sortie de cette situation comporte des risques, réalité qu'il n'oublie pas – comment le pourrait-il – tandis qu'il en revient à la jeune femme, au regard furieux et pourtant apeuré qu'elle pose sur lui, sur eux : agir, il doit agir, maintenant car l'arme revient se braquer sur lui tandis que ses mains peinent à se lever, peu enclin à croire au danger pourtant évident qui lui fait face. Matthew met quelques secondes alors à s'animer, ses deux collègues s’avançant déjà derrière lui comme pour tenter de le couvrir bien que ce soit inutile à ce stade, il le sait, pourtant il n'en démord pas, venant accrocher le regard de la jeune femme jusqu'à être sûr qu'elle ne le lâchera pour la mener jusqu'à croiser sa main qui s'agite, délicatement, un bref signe destiné à lui faire comprendre une chose, une seule : il va falloir qu'elle se baisse.
Maintenant.
Les choses se font rapides, plus instinctives qu'elles n'auraient dû l'être en vérité. Parce qu'il imite la jeune femme, parce qu'il laisse le loisir à l'un des deux hommes de tirer quand le braqueur fait de même avant de rencontrer le sol, une balle logée dans l'épaule, une blessure qui permet à ses collègues de le neutraliser quand lui en revient à récupérer son arme en se relevant, allant vers la Belle, prévenant l'extérieur et demandant des médecins pour le gérant comme pour celui dont on découvre enfin le visage ; des traits connus des services de police visiblement. Ça lui arrache presque un sourire tant les choses sont absurdes tandis qu'il s'assure que la petite blonde n'a rien, déposant tout de même sa veste sur ses épaules, sachant le choc à venir plus rafraîchissant que les douches d'après cuite. « Ça va aller, tout va bien, nous n'avez rien, vous ne craignez plus rien. » Vient-il lui faire entendre tout en restant à ses côtés jusqu'à l'arrivé d'un médecin plus compétant désireux de la faire sortir pour la mener hors des souvenirs qu'elle gardera sûrement longtemps de cet endroit, malheureusement.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 16 Avr - 12:50


Ca ne prend que quelques secondes. Un instant elle est à la merci de ces quatre hommes pleins de testostérones et en pleine comparaison de la taille de leurs appareils génitaux, et celui d’après, elle est cramponnée au comptoir, ses oreilles sifflants terriblement. Saoirse a du mal à croire à ce qui est en train de se passer. Bien sûr, elle s’est doutée qu’en se baissant quelque chose allait se passer, mais elle ignorait quoi. Elle aurait pu ne pas y parvenir, être retenue par le braqueur et alors que serait-il arrivé ? Est-ce que le flic l’aurait atteinte elle, à la place de la fausse Bonne Sœur ? Serait-elle en train de se vider de son sang sur le sol crasseux de l’épicerie, une balle logée entre les deux yeux ? Elle ne veut pas y penser. Mais elle y pense quand même, bien sûr. Elle vient de frôler la mort. Seigneur, elle n’est même pas tirée d’affaire ! Et s’il prenait l’envie au type de se venger sur elle ? Saoirse n’ose pas se retourner pour voir ce qu’il fait. Est-ce qu’il tente de ramasser son arme ? Lui a-t-elle seulement échappé des mains ? Tout ce qu’elle sait, c’est qu’il est tombé lourdement dans son dos et a lâché prise. Tout ce que sait l’étudiante en médecine, c’est qu’elle est de nouveau libre de ses mouvements, sauf qu’elle n’arrive pas à bouger. La peur la paralyse. Et elle a envie de faire pipi. Une furieuse envie de laisser sa vessie décharger ce poids en liquide qui lui fait presque mal. Mais ce serait la honte… Alors elle serre les cuisses et attend. Attend qu’on lui tire dans le dos, qu’on la tire par les cheveux, qu’on la sauve, que sa vessie lâche toute seule…
appel radio #1
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Ses doigts sont encore appuyés tels des serres sur le comptoir lorsque quelqu’un dépose quelque chose sur ses épaules et lui arrache un sursaut. Ca la débloque un peu. Elle se tourne vers le type qui, un battement de cils plus tôt, lui faisait signe de s’abaisser. Bien sûr, plus de temps que cela s’est écoulé, mais elle a perdu le fil.
« Ca va aller, tout va bien, nous n'avez rien, vous ne craignez plus rien. »
Sauf que cette idée ne s’imprime pas dans son cerveau. Elle n’arrive pas à se détendre (tant mieux, sinon sa vessie la trahirait sans doute…). Elle fixe le type sans trop comprendre ce qui se passe, se sentant toujours prise au piège. De cette situation et de son propre corps. Il lui parle encore, pour la prévenir que les secours sont en route, et elle est à deux doigts de lui répondre qu’elle est médecin urgentiste, que c’est elle les secours… Mais sa langue est collée à son palais, ses lèvres asséchées refusent de s’ouvrir. Elle a un sale goût dans la bouche. Un goût métallique, à cause de l’adrénaline.
Ca dure encore un moment. Et puis le braqueur l’arrache tout à coup à sa torpeur en commençant à beugler et se tortiller sur le sol. Il réclame un avocat et des soins. Il hurle qu’il a des droits et qu’on l’agresse. Saoirse se souvient tout à coup du contact de ses doigts sur son corps. Partout sur son corps… De la manière dont il l’a penchée sur la caisse pour la fouiller. Alors elle se remet brusquement en mouvement, le temps d’asséner un puissant coup de pied dans l’entrejambe du type.
« CONNARD DE MANGE MERDE ! » lui crie-t-elle en essayant de le frapper à nouveau. Mais le grand type qui a négocié avec le braqueur s’en mêle et l’écarte. Alors le second coup, c’est lui qui le reçoit, sous la forme d’une gifle magistrale. Tellement puissante que la veste sur ses épaules en tombe. « ME TOUCHEZ PAS ! »    

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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Jeu 20 Avr - 21:43



appel du devoir #1
ft. Saoirse


Il aimerait pouvoir lire dans ses pensées, il aimerait pouvoir changer la donne. Car tout semble s'effondrer autour d'elle, car tout lui semble si instable qu'il en oublie l'instant, cette fraction de seconde abandonné dans le regard d'un inconnu dont il imagine, vraiment, les séquelles qu'elle se devra de porter. Parce qu'ils n'ont pas été assez rapides, parce qu'il a fallu qu'il leur bouge le derrière pour parvenir à arrêter cette situation des plus banales pour eux ; très loin de l'être pour celle qui s'anime enfin, bien que trop brusquement. Ce rappel à la réalité, elle le doit à la voix du braqueur qui, en offrande, reçoit le pied de la Belle entre les jambes, un geste qui lui aurait très certainement arraché une grimace s'il n'avait pas eu à intervenir. Parce qu'elle va pour y retourner, parce qu'elle va pour laisser sa vengeance se défaire des limbes de ses songes, matérialisée en des coups qui se perdent ici et là jusqu'à la claque qui vient résonner dans l'épicerie ; celle qui aurait presque pu réveiller le gérant de son inconscience tant elle semble être violente. C'est ce qu'il en déduit en relevant les yeux sur ses collègues qu'il arrête aussitôt. « Non ! Laissez-la ! Laissez-la. » Crache-t-il sèchement, sachant les pulsions et les réflexes plus incontrôlable que la gente féminine elle-même. C'est parce qu'il est venu la bloquer qu'elle s'est permise ce geste qu'il ne retiendra pas, d'abord parce qu'il n'en ressent pas les conséquents et parce qu'il comprend ; aussi paradoxale que ça puisse paraître lorsqu'on connaît son comportement. Matthew se fait attentif aux signaux que renvoient ses gestes, cette manière de se tenir qui se perd entre dégoût et colère. Et, on termine par l'écouter, on se décale de sa personne pour ne laisser plus qu'elle et Goodwin dans l'enceinte du bâtiment, en plus d'un médecin qui – toujours sur ses gardes suite aux ordres du lieutenant – se tient à quelques mètres d'elle. « Je suis désolé, le frapper davantage lui aurait permit de s'en sortir. » Il s’abstient de dire que c'est sûrement déjà le cas et qu'il ne pourra pas la couvrir sur ce point, loin d'être à même de pouvoir s'attirer plus d'ennuis. Mais les âmes présentes en cet instant peuvent être compréhensibles, certains mots pourraient ne pas être énoncés, après tout. Il compte là-dessus, en tout cas, au moins pour rendre la justice nécessaire à celle qu'il toise, toujours les mains levées comme pour lui faire comprendre qu'il ne la touchera plus. « Respirez maintenant, c'est bon. » Dit-il enfin, faisant signe au médecin de laisser tomber son devoir, pour l'instant en tout cas. « Vous voulez qu'on sorte ? Derrière si vous préférez, il n'y a personne. » Lui propose-t-il enfin, désireux de parvenir à faire taire l'euphorie négative qui la submerge, désireux de pouvoir en finir au plus vite aussi, d'ailleurs, avide de retrouver le toucher glacial de ses draps ; bien qu'en vérité, son travail aura toujours plus de crédit que son misérable petit quotidien. « Dîtes-moi votre nom, ça facilitera les choses. »
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