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 APPEL DU DEVOIR #1

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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Mar 25 Avr - 14:55


 Le souffle court, elle fusille l’homme du regard. Saoirse ne sait plus sur qui faire porter sa haine. Sur le braqueur bien sûr, mais le flic ne l’a-t-il pas mise en danger ? Ne l’a-t-il pas traitée avec un certain mépris aussi ? Quant aux deux autres, qu’est-ce qu’ils ont foutus ? Pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas empêchés tout ça ? Pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas fait leur travail en temps et en heure ? Elle s’est faite braquer, tripoter et aurait pu y rester ! Et ils sont là, à la dévisager comme si c’était elle la menace ! HA ! La bonne blague !
Sauf que l’interne en médecine n’a absolument aucune envie de rire. Elle est furieuse. Elle est terrifiée et elle a une furieuse envie de pleurer. Saoirse ne sait pas trop quoi faire de tous ces sentiments qui l’assaillent. Elle pense que décharger tout ça sur le braqueur l’aidera, mais on l’en empêche. Une fois de plus, Saoirse se retrouve impuissante. C’est injuste. C’est même carrément écœurant.  
Et les propos de l’homme qu’elle vient de gifler ne l’aide pas à se sentir mieux. S’en sortir ? Lui permettre de rééquilibrer la balance permettrait à ce fils de chienne de s’en sortir ? C’est le monde à l’envers ! …et en même temps, ça n’a rien d’étonnant. Son monde est déjà complètement bouleversé à cette heure et la jeune femme a perdu tous ses repères.

Les autres s’éloignent, entrainant l’homme menotté avec eux. Il continue de brailler, de clamer qu’il veut son avocat et qu’ils n’ont pas le droit de le traiter de cette manière parce qu’il est gravement blessé. Mais curieusement, Saoirse ne lui accorde plus tout à fait son attention. Son regard reste braqué sur la silhouette de l’homme qui a négocié avec le braqueur et dont elle ignore le nom. S’est-il présenté en entrant dans l’épicerie ? Si c’est le cas, elle ne s’en souvient pas…  
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE
Un autre homme, en uniforme de secouriste s’approche pour s’occuper de l’épicier, toujours inconscient. De lui non plus elle ne s’occupe pas et ne remarque même pas vraiment que le policier lui fait signe de patienter un peu, de garder ses distances. Par respect pour elle ou pour éviter qu’elle ne s’en prenne à lui ? Peut-être les deux.
« Respirez maintenant, c'est bon » lui conseille l’homme, avant de lui proposer qu’ils sortent de l’épicerie.  
Saoirse ne réagit pas tout de suite. Ses poings sont contractés avec force et tracent des sillons sanglants dans ses paumes. Mais elle n’en a même pas conscience. Pas plus qu’elle n’a conscience de l’expression de son visage. Une expression animale, menaçante.    
« Dîtes-moi votre nom, ça facilitera les choses. »
Mais elle est incapable de parler. Pour ça, il faudrait qu’elle décoince ses mâchoires et si elle le fait, elle craint de se mettre à hurler. Mais sortir, elle aimerait bien. Sortir, partir très loin d’ici, ne jamais remettre un pied dans cet endroit sordide, quitter ce décor pour toujours et oublier tout ce qui vient de se passer. Alors elle esquisse un pas vers l’homme.
Et c’est à ce moment que ses forces l’abandonnent tout à coup. Sa vue se brouille subitement et elle perd le contrôle.

Lorsqu’elle rouvre les yeux, confuse, l’homme la soutien et lui parle pour l’inciter à garder conscience. Il la conduit vers l’extérieur, comme promis et Saoirse sent bientôt un courant d’air balayer son visage, agissant comme un baume. Elle ne comprend pas encore tout à fait ce qu’il lui dit et s’en moque à vrai dire. Dans ses bras, elle se sent enfin en sécurité et des larmes de soulagement commencent à glisser sur ses joues d’une pâleur inquiétantes. Alors qu’elle commence à sangloter contre sa poitrine, sa prise se raffermie autour des épaules du policier.
   

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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Mar 2 Mai - 23:12



appel du devoir #1
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Il aimerait pouvoir faire davantage mais quelque chose commence à se frayer un chemin jusqu'au cœur des prunelles féminines et c'est cette lueur qu'il guette désormais, c'est cet éclat des plus pâles qu'il suit progressivement tandis que sa voix se perd dans le silence brutal de l'épicerie, le brouhaha du dehors comme retenu par les légères vitres qui les coupent encore de l'extérieur. Matthew s'y perd, un court instant, Matthew s'y bloque comme dans l'espoir de pouvoir prévoir les choses avant qu'elles ne s'imposent d'elles-même mais en vain. Parce qu'elle tente un pas dans la direction proposée, parce qu'elle essaie de se sortir de cet halo de douleur pour finalement chuter ; banalité des plus déconcertantes pour le lieutenant qui, pourtant, s'active dans sa direction. C'est un réflexe encore rare à sa personne, une petite étincelle d'humanité qui persiste dans les entrailles de sa personne ; aussi perfide soit-elle. Goodwin la rattrape, Goodwin s'en empare pour lui offrir la chaleur de ses bras et un confort autre que le carrelage froid des lieux. Ça en laissant ses directives parvenir jusqu'aux secouristes qui s'étaient invités en panique. « C'est bon, je la tiens. C'est bon ! » Parce qu'il doit arranger ce qu'il a engendré, dans le fond, c'est aussi ça son métier. Rattraper ses écarts, réparer les fissures causées. Il n'est pas intervenu à temps, il n'a pas épargné l'âme de la Belle en l'éloignant des horribles instants qu'elle vivra encore, parfois, lors de ses sommeils légers ; malgré lui, il l'avoue. C'est cette petite étincelle-ci, oui, qui le pousse à la garder contre lui jusqu'à retrouver les quelques rafales fraîches des rues voisines, l'écartant au mieux de l'activité qui – d'ailleurs – commence à s'estomper. Ça, tout en continuant de jouer de sa voix, tout en continuant d'essayer de la garder avec lui, aussi peu consciente puisse-t-elle déjà être lorsqu'il tente un nouveau contact visuel avec elle. « C'est bon, tout va bien. » Il se répète mais il tient à arranger les choses, il tient à lui faire entendre qu'elle ne craint rien, qu'elle ne craint plus rien, vraiment. « Je suis désolé que ça vous soit arrivé mais il va falloir être plus forte. » Laisse-t-il entendre tandis qu'il s'essaie à quelques petites tapes contre ses joues plus blanches qu'elles n'auraient pu l'être dans un premier temps. Puis, il sent les bras de la jeune femme se faire plus pressants, plus durs, chose à laquelle il réagit aussitôt de la seule manière qui lui soit possible d'user ; à savoir faire de même, osant tout de même hésitant avant de s'essayer à cela comme pour lui faire comprendre, physiquement, qu'elle est en sécurité. Car c'est ce qu'il doit apporter, de la sécurité. C'est ce qu'il était censé faire régner avant que l'enthousiasme quant à un peu d'action ne prenne le pas sur les préoccupations qu'aurait eu n'importe qui d'autre. Mais, la pauvre n'est pas tombé sur l'une de ces âmes altruistes bien qu'elle soit – malgré ça – l'un des meilleurs éléments. « Respirez calmement, voilà. » Il la dirige, il tente de canaliser toutes les émotions qui semblent la submerger ; tout ce que lui, d'ailleurs, ne connaît pas plus que ça. Mais tenter d'y remédier pour autrui est déjà un bon pas en avant pour une personne de son genre, bien que le métier soit maître de ses actes et de ses mots plutôt que l'envie.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Sam 6 Mai - 16:43


Ses vêtements la démangent. Tout son corps fourmille désagréablement et elle aimerait s’en extirper, se débarrasser de cette peau qu’elle n’arrive pas à reconnaître comme la sienne. Elle peut encore sentir les mains crasseuses (il portait des gants mais elle ne peut plus s’empêcher d’imager ses paluches comme démesurément grandes, moites, chaudes) parcourir son entrejambe. Saoirse ferme les yeux encore un peu plus fort, essayant de chasser cette impression sans y parvenir. Elle se blotti un peu plus contre l’enveloppe protectrice qui l’a prise en charge. Elle se sent sale. Sale et stupide. Stupide de s’être pensée en sécurité. Stupide d’avoir cru qu’elle serait capable de parcourir cette existence sans subir de dommages, sans subir quelque chose de ce genre. La jeune femme se sent vexée, trahie, coupable. Elle a manqué de vigilance, manqué de jugement. Elle n’aurait jamais dû accepter de partir acheter ces cochonneries pour ses collègues ! Elle aurait dû rester entre les murs sécurisants de l’hôpital et alors rien de tout cela ne serait arrivé.
Elle pleure discrètement, le visage dissimulé contre la chemise de l’homme qui lui a très probablement sauvé la vie ce soir et la soutient encore, lui parle. Elle sent l’odeur de son aftershave, celle de la sueur que ce petit contre temps a généré. Il doit la trouver stupide. Il doit se dire qu’elle a manqué de prudence, qu’elle s’est bêtement exposée au danger. Bien qu’il soit à ses côtés et l’aide, maintenant qu’elle a repris un peu ses esprits, elle se souvient ses répliques, à propos de son manque de force, sous entendu d’endurance…
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE
Il se dit sûrement qu’il se trouve là à cause d’elle, alors qu’il aurait pu profiter de sa soirée à faire autre chose. Après tout, en intervenant, en se plaçant en première ligne, il a pris un risque… Un risque mortel pour une idiote avec une grande gueule qui a commencé par lui aboyer dessus, le gifler avant de bêtement s’évanouir dans ses bras.
« Respirez calmement, voilà » continue-t-il de lui conseiller en lui montrant comment faire.
Et peu à peu, Saoirse relâche sa prise et, son regard embué de larmes planté dans le sien, elle l’imite et tente de réguler sa respiration, hachée par les sanglots qu’elle tente de refouler.

Il lui faut quelques minutes pour tout à fait se reprendre et être capable de réfléchir posément. Quelques minutes qui lui semblent être une éternité et pendant lesquelles elle a le temps de se rejouer la scène de l’épicerie des dizaines et des dizaines de fois. Finalement, assise au bord du trottoir, le policier à ses côtés, elle ferme les yeux et prend son visage entre ses mains.
« Je suis désolée » finit-elle par se manifester, d’une voix qui lui semble appartenir à quelqu’un d’autre. Quelqu’un de faible. Une victime… « Ce…ce n’est pas moi. Je ne suis pas…comme ça. Je…je vois des choses…je gère des situations d’urgence tous les jours. Je bosse sous la pression, dans l’urgence, constamment mais…mais ça n’a rien à voir, pas vrai ? » lui demande Saoirse, relevant son regard las et suppliant vers l’officier dont elle a oublié le nom.
Elle veut qu’il la rassure, qu’il lui assure que c’est normal d’avoir craqué sous la pression, de s’être laissé aller sous al pression comme elle l’a fait. Mais quelque chose lui dit que cet homme n’est pas le genre d’homme à brosser les autres dans le sens du poil… Il lui donnera une réponse honnête. Peut-être pas celle qu’elle souhaite entendre ceci dit.  


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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Mer 10 Mai - 15:23



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Quelques minutes, quelques bourrasques qui semblent apaiser ses songes, tout ce qui s'emmêle dans sa tête ; il le devine au cœur de ses prunelles, il le devine à la manière dont son regard change, petit à petit. Au fur et à mesure que le calme s'impose, un silence des plus salvateurs après tout ce qui s'est produit à quelques mètres de là. Puis, sa voix, faible, tremblante. Elle revient hésitante, laissant quelques mots s'échapper d'entre ses lèvres, des paroles qui l'amènent à froncer les sourcils, pris de court par la surprise parce qu'elles ne sont pas logiques : ces mots n'ont pas leur place ici. « Je suis désolée. » Un rire s'échappe alors du creux de sa gorge, léger, presque silencieux, porté par un vent qui s'abat contre les barrages de béton qui les entoure. « Ce… ce n’est pas moi. Je ne suis pas... comme ça. Je… je vois des choses… je gère des situations d’urgence tous les jours. Je bosse sous la pression, dans l’urgence, constamment mais… mais ça n’a rien à voir, pas vrai ? » Avant que la réponse ne vienne s'imposer d'elle-même, Matthew en vient à porter ses prunelles sur la jeune femme qui tremble encore un peu, celle qu'il vient de sortir des enfers d'une soirée qui, pourtant, s'avérait des plus calmes ; autant pour lui que pour elle, aux premiers abords. Pour la première fois, depuis longtemps, il en vient à hésiter quant aux mots qu'il devrait énoncer ; ça avant d'en revenir à ce qu'il est, ce qu'il a toujours été finalement, depuis trop d'années. La brutalité des choses, la spontanéité dure des vérités. « Évidement que non, ça n'a rien à voir ; une pause, un regard qui se perd un peu plus loin, là où la lueur des sirènes éclaire les ombres. Et vous en verrez d'autres, croyez-moi. Chicago est en train de mal tournée et, pour l'instant, on ne fait que subir avant de pouvoir y faire quoi que ce soit. » Une sincérité qui devrait rester silencieuse, parfois. Pourtant, il ne semble pas regretter la moindre de ses paroles, guettant la réaction de la jeune femme comme pour s'assurer qu'elle comprenne bien les enjeux d'une vie paisible désormais. A chaque seconde que Dieu fait, personne n'est pleinement en sécurité, nul part. Car cette société-là est ainsi faite, il ne le sait que trop par son métier, par ce qu'il traite presque tous les jours, par ce qu'il lit jusqu'à ne plus pouvoir en ressentir la moindre désolation, la moindre sensation. Ça ne lui fait plus rien, bien qu'il lui soit aisé de faire semblant, comme ici alors qu'elle se tient toujours près de lui, alors qu'il se fait barrage contre les démons du monde pour une soirée, rien qu'une seule. C'est une première dans l'histoire de sa carrière, une première qu'il n'expliquera pas : jamais. « Comment vous sentez-vous ? » Et la question est instinctive, une nécessité pour l'esprit du lieutenant afin de savoir combien de temps cette thérapie improvisée pourrait durer, en bon sociopathe qu'il peut être. Pourtant, il sait que les procédures suivantes seront un carnage. Il connaît ces situations, il connaît les conséquences que peuvent avoir l'absence de la personne à qui on confie sa confiance quand quelque chose de terrible nous tombe dessus. Ce soir, cette personne, c'est lui ; qu'il le veuille ou non. « Vous vous sentez prête à affronter les médecins ? Je serai là. » Même si son rôle n'est pas celui-ci, il le fera. Car peu enclin à faire les choses de lui-même, peu enclin à suivre les conventions d'un monde qu'il ne comprend pas mais, pour son métier, pour ce qu'il accompli, il ferait n'importe quoi, jusqu'à supporter la présence d'une personne plutôt que sa solitude tant attendue au cours de la journée.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Jeu 11 Mai - 20:28


« Évidement que non, ça n'a rien à voir » lui répond-t-il après - Saoirse le voit bien - un instant d’hésitation. Ces quelques secondes de réflexions rendent ses propos caduques. Ca et bien sûr, la manière dont le regard de l’homme à ses côtés va se perdre dans le décor, comme pour éviter d’avoir à croiser le sien. Il ment, donc. Il la considère comme une faible. Il estime qu’elle aurait pu faire quelque chose, se tirer de ce mauvais pas, agir. Mais comment ?
Saoirse cesse rapidement de se faire des illusions. Elle aurait û attaquer l’homme, se battre avec lui pour obtenir son arme, mieux se cacher, essayer de fuir. Elle aurait certainement pu faire des dizaines de choses pour s’éviter de se retrouver dans une situation pareille. A sa place, l’officier de police ne se serait pas laissé faire. Les mains du braqueur ne se seraient jamais baladées sur ses vêtements, son arme n’aurait pas effleuré sa peau, son âme n’aurait pas été marquée par ses gestes, son regard ne serait pas hanté par toute la scène. Lui il aurait su comment réagir et faire face efficacement. Sauf qu’elle n’est pas lui, elle n’est qu’elle.
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE
Ce qu’elle vient de vivre n’a rien à voir avec ce qu’elle peut vivre au quotidien dans les couloirs aseptisés du Service des Urgences. Peut-être s’avèrerait-il pitoyable si les rôles étaient inversés, s’il devait faire face à une tripotés de civils impatients, blessés, perdus. Mais ça n’a aucune importance puisque ce n’est pas la situation présente. Il n’a pas besoin de se glisser dans sa peau à elle, de deviner quelles seraient ses réactions. Mais ce soir, elle, a eu une occasion de le faire et s’est révélée inefficace.

« Comment vous sentez-vous ? » la relance l’homme à ses côtés, qu’elle avait finit par occulter, le transformant en simple élément du décor alors qu’elle se perdait dans ses pensées coupables.
Pour toute réponse, Saoirse fronce un peu ses sourcils, bien plus foncés que sa chevelure peroxydée. Comment elle se sent ? Qu’est-ce que c’est que cette question au juste ? Elle est ridicule.
« Vous vous sentez prête à affronter les médecins ? Je serai là. »
« Hein ? Non ! » s’empresse-t-elle de lui répondre, retrouvant subitement ses esprits et sentant l’angoisse la gagner. « Quels médecins ? Je suis médecin ! »
Hors de question que qui que ce soit pose ses mains sur elle pour l’ausculter. Surtout pas un de ses confrères. Elle ne parlera de cette affaire à personne. Personne ne doit être au courant ! C’est déjà suffisamment humiliant comme cela. Elle a du mal à se faire un nom et se faire respecter par ses paires au sein du CMC. Tout en plus, on se souvient d’elle comme de La Cousine De La Légiste, ou La Fille Aux Cheveux Blancs. Mais ça vaut mieux que de devenir La Fille Qui S’est Fait Braquer Alors Qu’Elle Allait Acheter A Bouffer.
« Je ne veux voir personne. Je veux juste… »
Retrouver ma vie là où je l’ai laissée, à l’entrée de cette maudite épicerie, manque-t-elle d’ajouter. Mais elle prend le temps de déglutir, de prendre une inspiration et de se lancer finalement : « …retourner travailler. »
Mais elle n'esquisse pas le moindre geste pour s'exécuter. Ses jambes sont encore cotonneuses et son cœur cogne férocement dans sa poitrine.
   

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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 14 Mai - 13:58



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« Quels médecins ? Je suis médecin ! » Une réaction rapide qui l'amène à lever les bras en signe de reddition quant à ce qu'il vient d'annoncer, de proposer. Pourtant, il le faudra, il faudra qu'elle s'y risque parce qu'ils vont attendre, parce qu'on ne tardera pas à venir le chercher pour lui faire entendre raison quant au déroulement des choses qui diffèrent de d'habitude, de la procédure correcte de ces situations. Un soupire s'extirpe d'entre ses lèvres, venant se perdre dans la ruelle qui se tait, petit à petit, derrière les éclairs bleutés qui, quant à eux, ne s'évanouissent pas. Alors il cherche ses mots, il tente de trouver la bonne manière d'expliquer les faits bien qu'il n'y soit pas habitué, pas très à l'aise en vérité. Ça n'est pas lui, ça n'est pas son devoir, si même son envie en vérité. Et pourtant, pourtant il reste assis là, à la contempler, la voix féminine lui parvenant à nouveau. « Je ne veux voir personne. Je veux juste… » Et même si les conventions sociales ne sont pas son point fort, il n'a pas de mal à deviner ce qui doit suivre ce début de phrase, il n'a pas de même à entendre la Belle le lui dire ces mots tandis qu'ils peinent à arriver, comme coincés au-travers de sa gorge. « …retourner travailler. » Un léger rire, une pointe d'amusement. Il connaît ça, la perdition que devient le travail quand rien ni personne ne peut assurer un instant agréable à la place de cette éternelle occupation. Suite à cela s'installe un silence paisible, quelque chose qui se perd dans l'instant comme pour les défaire du monde. Il le savoure, il l'inspire avant une volonté des plus hargneuses pour parvenir à remettre les choses en ordre, retrouvant alors toute sa hauteur pour présenter sa main à la jeune femme. « Travailler ? Je suis désolé mais ça ne va pas être possible. » Il préfère être honnête avec elle, il préfère lui annoncer les choses directement dans l'espoir de gagner du temps sur cette soirée des plus compliquées pour elle, des plus interminables pour lui. « Par contre, vous allez rentrer chez vous ; sa voix se fait sincère, ses mots clairs et précis. Il n'en démordra pas, contemplant un peu au loin pour percevoir ses collègues qui attendent, impatiemment semblerait-il, ce dont il choisit de ne pas prendre en compte. Parce qu'il décide, parce qu'il agit à sa manière, de la façon dont il le souhaite. Un fait qui ne manque pas de preuve, Matthew passant déjà à autre chose, laissant toute son attention se porter une énième fois sur la petite blonde. Vous allez vous reposer. Pas de médecins étant donné que vous n'en souhaitez pas. Demain, vous ferez ce que vous voulez et quand vous vous en sentirez capable, vous viendrez me voir pour votre témoignage. » Ce n'est pas une demande, pas une question, c'est ce qu'il choisit de mettre en place, la manière dont il avancera pour cette pitoyable soirée, bien qu'il n'ait pas forcément besoin de ses dires pour pouvoir offrir quelques barreaux au braqueur mais sa peine sera plus lourde si la Belle se décide à prendre les devants et son courage à deux mains. Chose qu'il tait pourtant, la laissant faire son choix quand lui, finalement, se contente de faire son travail sans, ce soir, aller trop loin. Ou presque. « Vous voulez qu'on vous ramène ? » Il garde son regard braqué dans le sien, essayant de lui faire comprendre silencieusement qu'elle ne risque plus rien, pas ce soir en tout cas. Parce qu'il doit limiter la casse, lui éviter d'autres crises qu'il sait imprévisibles et, dans le fond, à ce qu'il paraît après ses nombreuses interventions similaires, complètement compréhensibles.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 14 Mai - 14:52


« Travailler ? Je suis désolé mais ça ne va pas être possible. »
Lui lance l’homme à ses côtés. Saoirse tourne un regard désillusionné sur lui. Elle se doutait que els choses ne seraient pas aussi simples, qu’il faudrait encore qu’elle se batte. Il l’a prévenue après tout… Il lui a fait comprendre qu’il allait falloir qu’elle se blinde, qu’elle subisse. C’est le terme qu’il a utilisé, elle s’en souvient maintenant. Et c’est précisément ce que la jeune femme a fait ce soir. Elle a subi de plein fouet l’assaut du braqueur, subi la pression de ses mains baladeuses sur son corps.
Elle frisonne violemment alors que l’officier de police lui parle de rentrer chez elle. Chez elle ? Toute seule ? Cette idée lui paraît complètement insupportable. Elle n’a aucune envie de faire ça. Elle veut boire un verre, un millier de verres. Saoirse veut oublier tout ça. Elle veut prendre une douche d’une heure et demi, et une centaine d’autres, même si elle sait que ça ne sera jamais suffisant.
Et il ne m’a même pas violée !
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Bon Dieu, si elle se sent comme ça en ayant simplement été tripoté par un homme mal intentionné, que devaient donc ressentir les vraies victimes d’abus sexuelles ? L’interne essaie de se souvenir de la manière dont elle a traité les victimes de viol qui se sont présentées aux Urgences. Elle s’est toujours montrée professionnelle mais…peut-être qu’elle a parfois manqué de tact, de compassion pour elles. Peut-être qu’elle les a fait sentir encore plus mal en minimisant les choses, en les jugeant sans le vouloir d’un coup d’œil critique sur la tenue légère qu’elles portaient au moment des faits…
Elle aurait dû pleurer avec elles, s’énerver, les inviter à tout détruire sur leur passage, à prendre les armes pour aller refaire le portrait du salaud qui avait osé porter la main sur elles ! Voilà ce qu’elle aurait dû faire. Voilà ce qu’elle a envie de faire… Pleurer, hurler, se cacher, fuir, se blottir dans les bras d’une amie, casser la gueule du braqueur, disparaître, effacer tout ça de sa mémoire, parler de tout ça pour l’expulser hors de son corps.
« Vous allez vous reposer. Pas de médecins étant donné que vous n'en souhaitez pas. Demain, vous ferez ce que vous voulez et quand vous vous en sentirez capable, vous viendrez me voir pour votre témoignage » poursuit l’homme à ses côtés, qui ne se doute sans doute pas de la guerre qui se joue dans la tête de Saoirse. « Vous voulez qu'on vous ramène ? »    
« Hm ? » se contente-t-elle de lui répondre, les sourcils froncés, avant que ses mots fassent sens dans son esprit embrouillé. « Non. Oui… Je dois me changer… » lui fait-elle remarquer en désignant son uniforme qu’elle n’avait pas quitté pour rejoindre l’épicerie en face de l’hôpital. « Je dois prévenir mes collègues… J’ai des patients… Je ne peux pas tout laisser en plan juste parce qu’un connard a joué les connards. Si ? » lui demande la jeune femme, réellement curieuse d’avoir une réponse à cette question. Une question qui va au delà de son sens premier.
Elle ne parle pas que de ses activités en cours mais de son existence toute entière.    
   

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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 21 Mai - 15:28



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« Hm ? Non. Oui… Je dois me changer… » Ce à quoi il acquiesce, portant son regard sur elle comme pour donner du sens à ses derniers mots. Parce qu'elle était en service, parce qu'elle s'est retrouvée là par la force des choses ; et, soit dit en passant, pas la meilleure. Ça aurait pu lui arracher un sourire ironique, moqueur à l'idée que ce monde puisse être aussi pourri, mais il s'en abstient, il baisse simplement la tête comme pour se défaire de ce réflexe. Ça tandis qu'elle ne s'anime pas plus que cela, la voix cristalline de la Belle venant briser ce nouveau silence. « Je dois prévenir mes collègues… J’ai des patients… Je ne peux pas tout laisser en plan juste parce qu’un connard a joué les connards. Si ? » Sa question est légitime et plus profonde, à ses yeux, que ce qu'elle aurait pu être aux premiers abords. Néanmoins, aucune réponse ne lui vient encore, aucun mot ne vient se perdre jusqu'au creux de sa gorge. Matthew se contente seulement de la détailler, cherchant une issue à cette situation des plus compliquées tandis que les secondes s'écoulent, lentement, pourtant toujours si régulières qu'autrefois. Un paradoxe qu'il ressent, qu'il laisse s'installer, ses perles claires retrouvant le visuel de la jeune femme sauvée. « J'imagine que non. » C'est tout ce qu'il trouve à dire, tout ce qu'il parvient à faire entendre tandis qu'il revient délicatement vers elle, laissant un soupire s'extirper d'entre ses lèvres, cherchant un moyen de lui faire entendre raison ; bien qu'il soit à même de savoir que ça ne puisse pas toujours être chose aisée. Ce pourquoi il prend le risque d'en revenir à la Belle en venant s'accroupir face à elle, s'essayant à un sourire sympathique bien que ces traits ne lui aillent pas forcément. « Mais libérez-vous de ces choses-là seulement pour ce soir. Vous n'y perdrez rien, et on se contentera de dire à vos collègues que vous êtes seulement malade. » Parce qu'il sait, comprend qu'elle ne veut pas voir cette histoire s'énoncer. Parce qu'il se doute qu'elle ne laissera rien ni personne associer ces faits à sa personne et il le comprend, sûrement mieux que personne, lui qui tente vainement de se défaire de toutes les images par fierté, par arrogance, par besoin de transparence. « J'irai, même, si vous le souhaitez. Pas d'uniforme, pas de malaise, rien qui puisse amener des questions à votre encontre. » C'est tout ce qu'il a à lui proposer, tout ce qu'il peut faire pour limiter la casse des événements de ce soir en sachant que les séquelles psychologiques qu'elle en gardera feront déjà une bonne part du travail. « Ça vous convient, de cette manière ? » Il s'y risque, à cette question. Il ose un pas vers une notion sociale des plus banales, à savoir ne pas prendre les décisions pour autrui, pas ici, pas en sachant le quart d'heure qu'ils viennent de passer et les dangers évités. Alors à nouveau, il attend une réponse, laissant sa main se présenter une nouvelle fois devant la petite blonde dans l'espoir qu'elle ne vienne y poser sa confiance, rien que pour ce soir, le temps de quelques heures. Parce qu'il va falloir qu'elle fasse face à cette retombée d'adrénaline, à cette obscurité qui viendra guetter ses songes dès le calme retrouvé et les lieux dans lesquels elle exerce ne sont pas à prendre à la légère. « Faites-moi confiance, davantage en sachant que je ne peux pas vous laisser partir travailler. J'aimerai vous rendre la tâche plus facile mais, vraiment, ça ne se passe comme ça. »
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 28 Mai - 11:53


« J'imagine que non » finit par lui répondre l’officier à ses côtés, avant de lui proposer d’oublier ses responsabilités et de passer à autre chose.
Saoirse est déçue par ses propos. En même temps, elle s’attendait à ce genre de discours… Il n’en démordra pas. Il a décidé qu’elle ne pourrait pas retourner travailler et va s’assurer qu’elle ne le fasse pas. Et cette attitude la met en rogne. Une fois de plus, un homme veut lui imposer sa façon de gérer les choses, veut lui imposer un comportement. Tout comme le braqueur l’a fait. Il lui a imposé sa présence, a forcé le contact entre eux et court-circuité ses plans.
Pour la forme, il lui demande si cette option – celle consistant à aller prévenir ses collègues qu’elle est souffrante – lui convient. Evidemment que non. D’autant que ses collègues ne sont pas stupides et que, dès que cette histoire de braquage sera publiée, ce qu’elle ne manquera pas d’être, ils feront le rapprochement. Le policier ne fera donc que repousser l’inévitable.
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE
Pire, en ne la voyant pas revenir, avec ce mensonge proféré, ils s’imagineront probablement le pire… Et elle restera comme elle le craint à jamais la fille qui s’est faite agresser dans l’épicerie en face de l’hôpital… Une victime. Une victime de plus de la terrible Chicago. Pauvre petite campagnarde irlandaise, prise dans la tourmente de la Cité des Vents. Ca l’écœure d’avance.
Lorsqu’elle a eu son accident, celui qui a blanchi l’une de ses mèches de cheveux, elle a été regardée avec pitié par tout le monde et a détesté ça. La voilà reparti pour un tour. Mais là, sa chair n’a même pas été abimée. Les marques indélébiles qui viennent de lui être infligées sont également invisibles. Personne ne comprendra. Ils imagineront le pire lorsqu’elle sera en proie à de brusques changements d’humeur, lorsqu’au moindre contact soudain, elle sursautera…
« J'aimerai vous rendre la tâche plus facile mais, vraiment, ça ne se passe comme ça. »
« Ouais, c’est ça » tique-t-elle en se remettant debout, tournant le dos au grand type qui lui a probablement permis d’éviter de se faire violer en bonne et due forme sur le comptoir, ou de se faire frapper/tuer. Mais ce n’est pas de la reconnaissance qu’elle éprouve à son égard. Peut-être plus tard. Pour le moment, il rejoint le panier des hommes de pouvoirs pensant pouvoir lui imposer une manière de vivre sa vie. « Je n’ai pas besoin de votre pitié, Superman. Je vais me débrouiller. Je vais rentrer chez moi maintenant. Toute seule. A moins que vous vouliez me passer les menottes et me kidnapper ? » minaude-t-elle avec une rage à peine contenue, un sourire fielleux aux lèvres. « Y a une décharge à signer quand on refuse les soins. Moi je refuse votre aide. Je signe où Superman ? » continue-t-elle de le moquer, sentant que les larmes ne sont pas loin et essayant de se maitriser au mieux.  


   

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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 4 Juin - 16:08



appel du devoir #1
ft. Saoirse


« Ouais, c’est ça. » Il aurait voulu se retenir, il aurait voulu faire preuve de bon sens, de compréhension mais les habitudes reviennent, souvent plus rapidement qu'on ne le pense. Comme ici, comme lorsqu'il se risque à lever les yeux au ciel en voyant que tout ne fera qu'avancer lentement ; bien qu'elle n'y puisse rien, bien qu'elle soit en droit de réagir de la sorte. Après tout, il n'avait pas été à sa place, il n'avait ressenti tout ce qu'on avait pu lui faire subir, il ne pense pas comme elle. Définitivement pas. Chose qui, il l'admet faiblement, handicape assez sévèrement sa situation de ce soir. Parce qu'il n'est pas en mesure de trouver ce qui pourrait apaiser la conscience désastreuse de la jeune femme. Parce qu'il n'est pas en mesure de trouver une issue adéquate à l'image qu'elle aimerait faire perdurer d'elle plutôt que de faire naître celle qui pourrait en ressortir au vu des événements tout juste passés. Et, tandis qu'il en revient à poser ses prunelles claires sur elle, la jeune femme retrouve toute sa hauteur, un élan de force nécessaire et rassurant en fin de compte pour l'esprit professionnel de Goodwin qui se contenterait bien que de cela, rien que ça plutôt que des mots qui viennent accompagner ses mouvements. Des mots qui l'amène à froncer les sourcils tandis qu'il écoute, se retenant de lui faire savoir que de la pitié, à l'égard de qui que ce soit, ne soit pas envisageable chez lui. Puis, il marque une négativité à sa question, se dégageant même finalement de sa route pour lui laisser le loisir de partir comme elle le souhaite, après tout, il n'est pas celui qui pourrait la forcer à quoi que ce soit, plus maintenant en sachant sa volonté de partir et l'heure tardive qui, dans d'autres circonstances, ferait que lui ne soit pas en service. « Y a une décharge à signer quand on refuse les soins. Moi je refuse votre aide. Je signe où Superman ? » La voix tremblante et les gestes incertains, des moqueries qui ne l'atteignent pas. Matthew se contente seulement de ranger ce qui lui appartient, venant s'emparer de cette veste qu'il s'était permis de lui prêter avant qu'elle ne soit abandonnée, mise de côté. Il se fait pour l'instant silencieux, le regard se portant rapidement sur son téléphone qu'il défait de sa poche avant d'en revenir à la blonde qui lui fait face, cet air toujours ironique teinté le long de ses traits bien que mêlé d'autre chose. Il le voit, sans le comprendre, mais tout de même assez pour qu'il n'en réagisse, offrant une dernière issue à celle qu'il sait fragilisée pour la soirée, bien qu'elle ne soit pas dans l'optique de l'admettre. « Personne ne vous retiendra puisque vous ne le souhaitez pas. Faites comme bon vous semble, vous avez juste à nous laisser vos coordonnées et on vous demandera seulement de venir au commissariat plus tard pour déposer votre témoignage. » Lui fait-il savoir en venant faire reposer sa veste contre son épaule, retrouvant lui aussi toute sa hauteur comme désormais sur le départ. « Vous retournez travailler ou je vous ramène ? » Dernière question qui vient se perdre dans la petite ruelle qui anime à eux deux, ou presque, puisque l'un des agents présents ce soir en vient à le rejoindre, détaillant la jeune femme du regard avant d'en revenir au Lieutenant qui ne lui prête pas le moindre regard, pour ne rien changer, chose à laquelle ils se sont tous habitués. « Ils ont emmené le gérant de l'épicerie à l’hôpital et sa famille a été prévenue. Il ne reste plus que deux officiers pour fermer les lieux, vous et mademoiselle. Ils demandent si elle souhaite voir un médecin. » Il fait non de la tête, répondant à la place de la belle dont les volontés ne sont connus que de lui jusqu'alors. « Ça ira pour mademoiselle, elle reviendra nous donner son témoignage, je me charge de ses coordonnées. Vous pouvez y aller, je rentrerai par moi-même. » Ce à quoi on acquiesce avant de disparaître, ne laissant plus que ce silence imposé entre eux deux et l'attente d'une réponse à une question toujours d'actualité.
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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Mar 6 Juin - 18:47


Elle a envie d’en finir au plus vite, de s’éloigner de se bâtiment dans lequel, elle le sait : elle ne pourra plus jamais remettre un pied. En tout cas pour l’heure, cette simple idée la révulse et lui donne la chair de poule. Se débarrassant de la veste sur ses épaules, Saoirse la rend à l’homme qui lui fait face et ne semble absolument pas ébranlé par ses propos… Ca ne l’étonne pas vraiment cependant. Depuis le début, il n’a pas manifesté beaucoup d’intérêt pour elle ou pour ses propos. Non. C’est tout de même un jugement un peu fort. Après tout, il est là, non ? Et il y a une seconde encore, elle était emmitouflée dans son vêtement, dont elle peut encore sentir les effluves de parfum l’entourer.
Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment et elle ne pourra toujours que l’associer aux tristes événements qu’elle vient de subir. Sans compter qu’elle n’oublie pas les propos qu’il a tenus face aux braqueurs, la façon dont il était pratiquement prêt à la sacrifier…
Comme elle pouvait s’y attendre, l’Officier lui répond d’un ton laconique qu’elle n’a qu’à laisser ses coordonnées pour être convoquée au commissariat dans les jours/heures à venir. Saoirse crispe ses mâchoires pour leur éviter de claquer. Elle a de nouveau froid. Elle est glacée… Mais hors de question de redemander sa veste à son interlocuteur. Il lui reste un minimum de fierté malgré tout… Une fierté toute irlandaise.

appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE
Alors qu’il lui demande ce qu’elle veut faire finalement, un de ses collègues s’approche pour leur poser plus ou moins la même question. Souhaite-t-elle voir un médecin ? Sauf qu’elle ne l’a pas vraiment écouté. Elle pense à l’épicier qui a fait un malaise. Saoirse l’avait pratiquement oublié… La mention de sa famille lui arrache un frisson qu’elle réprime en frictionnant ses épaules distraitement.
A-t-il eu une attaque ou a-t-il fait un simple malaise ? Va-t-il s’ne sortir ? Est-ce qu’au lieu de jouer les pimbêches et de sauter au cou de l’Officier, elle n’aurait pas mieux fait de se rendre utile auprès de cet homme, victime lui aussi des actions discutables du braqueur ? Bien sûr que si. C’est exactement ce qu’elle aurait du faire au lieu de pleurnicher, taper du pied et s’évanouir comme une idiote !  
Quand l’homme au parfum musqué se retourne vers elle pour obtenir l’information quant à la suite de son programme, Saoirse sait donc parfaitement quoi répondre.  
« Je retourne travailler » lance-t-elle avec une assurance retrouvée. Encore fragile, mais néanmoins présente. Maintenant qu’elle a un objectif, qu’elle sait pouvoir se rendre utile, elle se sent un peu mieux. Elle va pouvoir oublier un peu ce qui vient de se produire…Et cette idée a l’effet d’un baume sur ses nerfs encore à vif.

« Mon portable est à l’intérieur. Je vais en avoir besoin si vous voulez pouvoir me contacter » ajoute-t-elle en désignant la porte de secours par laquelle ils sont certainement sortis un peu plus tôt – elle était dans le gaz et ne s’en souvient plus vraiment – « Ca vous dérangerait d’aller me le chercher ? Je n’ai pas envie de remettre les pieds là-bas…pour l’instant » ajoute-t-elle, ne souhaitant pas se montrer à nouveau faible. « Il est dans le rayon le plus à l’écart de la caisse. Donc sûrement le plus proche d’ici. Enfin bref, vous allez sans doute vite le trouver. »  
Il accepte et s’éloigne, la laissant seule dans la ruelle. Enfin seule avec ses angoisses…

   

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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1 Dim 18 Juin - 14:10



appel du devoir #1
ft. Saoirse


« Je retourne travailler. » Des mots sur lesquels il ne reviendra pas, se battre n'a jamais été trop son genre, davantage quand on vient se faire aussi tenace que sa propre personne. Aussi, il acquiesce simplement, offrant un signe de tête efficace à la jeune femme afin de ne pas avoir à jouer de sa voix plus encore. La situation commence à se calmer, les tensions s'apaisent bien que loin d'être à même de disparaître. Parce qu'elles reviendront hanter les songes de la petite blonde, il n'en doute pas. Elles reviendront lui rappeler ô combien cette soirée aurait pu être catastrophique, ô combien l'humanité peut être aussi cruelle que le sont certains monstres d'histoires et de contes. Elle en a testé les probabilités ce soir mais, malgré ça, elle vient se relever et – à ses yeux – de la meilleure des manières. Il ne l'empêche pas, s'apprêtant même à retourner sur ses pas, l'invitant à faire de même puisque l’hôpital se trouvant de l'autre côté de la rue. Ça, sans prévoir que la voix féminine lui reviendrait plus rapidement qu'il ne l'imaginait, une petite remarque surprenante et pourtant pleine de sens. « Mon portable est à l’intérieur. Je vais en avoir besoin si vous voulez pouvoir me contacter. » Lui qui pensait avoir fait le tour de cette épicerie se voit contraint d'y retourner ; bien que pour une raison des plus justifiables. Alors il va pour l'accompagner, il va pour ouvrir la porte afin qu'elle ne vienne l'y retrouver. Mais elle ne bouge pas, la Belle s'en tient à sa position tandis que Matthew en détourne le regard dans sa direction. « Ça vous dérangerait d’aller me le chercher ? Je n’ai pas envie de remettre les pieds là-bas…pour l’instant. » Évidemment, loin d'être à même de comprendre et de compatir mais il ne demande rien de plus, il n'ajoute rien. « Il est dans le rayon le plus à l’écart de la caisse. Donc sûrement le plus proche d’ici. Enfin bref, vous allez sans doute vite le trouver. » Un nouveau signe de la tête avant qu'il ne vienne s'engouffrer dans les locaux désormais désertés par son propriétaire et les agents qui s'y trouvaient, tous sauf lui et un petit jeune qui termine de faire le tour et à qui il montre rapidement son badge puisque habillé en civile. « Terminez votre tour et rentrez. » Laisse-t-il entendre avant d'aller vagabonder dans deux rayons pour finalement parvenir jusqu'à ce qu'il était venu chercher ; un appel toujours en cours auquel il met un terme, comme dans l'espoir que cette soirée ne se termine avec lui. Un soupire, une pensée vers ce violon qu'il ne touchera peut-être pas ce soir finalement, lassé du monde et des affres qu'il masque bêtement ; bien que tout bien ait besoin de maux pour survivre. Toute lumière a besoin d'obscurité pour pleinement scintiller. Alors il se défait des ombres de l'épicerie pour en revenir vers celle qui fait de lui lumière ce soir, rien qu'une petite heure parmi tant d'autres passées, peut-être à venir. Il en revient vers la jeune femme vers qui sa main se lève, son portable logé au creux de sa main, destiné à rejoindre la poigne féminine ; ou presque. Parce qu'il se ravise, parce qu'il garde en mémoire à quel point le simple souvenir de cette soirée lui sera difficile. Elle pourrait ne pas leur offrir la déposition dont ils vont avoir besoin, elle pourrait disparaître. Peu confiant à l'égard d'autrui, il prend les devants. « Votre numéro, avant. » Demande-t-il, sortant son propre téléphone puisque dépourvu d'autre chose afin de le noter. « Ce n'est pas contre vous mais j'imagine que les prochains jours vous seront difficiles, je dois m'assurer de pouvoir vous contacter en sachant que je vous laisse partir malgré tout ça. »
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