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 APPEL DU DEVOIR #1

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physique : une mèche de ses cheveux a viré au blanc suite à un grave accident qui a failli lui être fatal, depuis la jeune femme fait des couleurs et adore une chevelure peroxydée / elle a reçu une balle en pleine poitrine le 30/11/17 et porte depuis les cicatrices d'une opération à coeur ouvert

MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1   Jeu 22 Juin - 12:15


Un écrasant sentiment de solitude s’abat sur elle au moment où l’inspecteur la quitte pour retourner à l’intérieur de l’épicerie. L’espace d’une seconde, elle est tentée d’affronter ses peurs et de lui emboiter le pas pour ne pas être seule… Mais Saoirse y renonce finalement. Elle n’en est tout bonnement pas capable, c’est trop tôt. Alors elle est bien obligée de prendre son mal en patience, se mordant la lèvre inférieure presque jusqu’au sang en luttant contre l’envie oppressante qu’elle a tout à coup d’hurler. Hurler à l’aide ; hurler pour évacuer ce sentiment de frustration qui commence à la ronger ; hurler pour décharger un peu de ce trop plein d’émotions qui l’assaille depuis la fin de l’agression dont elle vient d’être victime. Elle se concentre sur sa respiration pour essayer de se détendre, inspirant et expirant par la bouche pour s’éviter de l’hyperventilation et un nouveau malaise. Parce qu’elle continue de se sentir faible dans tous les sens du terme et a pleinement conscience de ne pas être à l’abri d’une défaillance.
Elle lutte contre elle-même, contre ce corps tremblant dans lequel elle ne se sent plus vraiment à sa place. Il a été souillé, il n’est plus comme avant et c’est une sensation étrange, désagréable au possible. Saoirse se sent impuissante, exactement comme le jour de son accident… Sauf que ça lui paraît pire encore. Soit parce qu’en fin de compte elle ne se souvient plus assez nettement de ce qu’elle avait ressenti ce jour-là, soit parce que…eh bien c’est réellement pire. Personne n’est mort cette nuit, contrairement à l’autre fois, mais elle a été impactée bien plus directement cette fois. Certes, elle avait été blessée dans le crash, mais ça avait été différent…
appel radio #1
FT. MATTHEW & SAOIRSE
Elle se remémore de pénibles souvenirs au moment où Matthew Goodwin fait sa réapparition à ses côtés. Une fois de plus, l’interne doit prendre sur elle pour ne pas se ruer sur lui pour lui sauter au cou ou le gifler… Elle est partagée entre le plaisir de le retrouver, de ne plus être seule, et la colère d’avoir été ainsi abandonnée. Ces contradictions dans ses émotions sont une véritable torture. Saoirse sait que c’est tout à fait normal, qu’elle est simplement sous le choc, mais ça ne l’aide pas à se calmer pour autant. Ca ne fait que la déposséder davantage de son sentiment de contrôle.
L’homme s’approche et lui tend son téléphone. Mais alors qu’elle l’imite pour s’en saisir, son vis-à-vis se rétracte et reprend la parole pour poser une condition à la restitution de son bien.
Saoirse voit rouge. Elle croise ses bras sur sa poitrine et observe son interlocuteur, l’air de dire : Vous êtes sérieux ? Mais rien ne sert de parlementer, la jeune femme s’en rend très vite compte et exprime sa résignation par un soupir las.
« D’accord » capitule Saoirse en lui dictant donc son numéro de téléphone…avant de réaliser que ce n’est pas le bon qu’elle lui donne. Ce qu’il a lui-même réalisé, les numéros irlandais n’ayant rien à voir avec ceux des USA. « Désolée, c’est celui…de ma mère » s’excuse-t-elle en se sentant rougir. « Je ne sais pas pourquoi… Enfin si, je suppose que je sais pourquoi c’est celui-ci qui m’est venu en premier. »
Elle est prise d’un petit rire nerveux dont la sonorité un peu trop proche de l’hystérie à son goût lui fait peur, et doit prendre une grande inspiration pour parvenir à se calmer.  Lorsque c’est fait, elle donne son numéro à l’inspecteur (le bon cette fois) et frictionne ses épaules, en proie à un frisson.

Le numéro convenablement enregistré dans son répertoire, il lui rend enfin son appareil qu’elle garde en main, recroisant nerveusement ses bras. Un silence un peu pesant s’installe, qu’elle finit par rompre.
« Merci… Et désolée pour les sautes d’humeur… Je suppose que soigner un patient victime d’agression et devenir la victime d’une agression est tout à fait différent. Je ne pensais pas réagir de cette manière… Enfin bref. Je vous ai assez fait perdre votre temps » abrège-t-elle, ne souhaitant pas l’entendre lui répondre quoi que ce soit. « Vous pourriez…juste me raccompagner jusqu’à l’entrée des Urgences ? »
Elle sait que c’est beaucoup lui demander. Surtout pour quelqu’un qui vient de s’excuser d’avoir abusé de son temps… Mais Saoirse sait qu’elle va avoir besoin d’une présence pour oser traverser la rue. Et cette idée n’est pas facile à s’avouer pour une fille comme elle, qui s’est toujours pensée forte et indépendante.  
   

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I woke up and I can't get that trumpet out of my head ; And you say you can't stand me when I'm quiet ; and so I shot you in my silence ; I can't get that trumpet out of my head


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MessageSujet: Re: APPEL DU DEVOIR #1   Ven 21 Juil - 21:17



appel du devoir #1
ft. Saoirse


Il n'insiste pas davantage, se contentant désormais de la regarder, de guetter le moindre geste, la moindre réaction, la manière dont ses traits se font et se défont. Il l'apprend, par cœur, en seulement quelques secondes parce qu'il doit le faire, parce qu'il doit s'assurer qu'il ne commet pas  une erreur, une erreur qui pourrait lui être fatal à l'avenir, et pas qu'à lui de ce qu'il comprend du métier qu'elle exerce, de ce qu'il sait des crises qui pourraient revenir faire des leurs dans les tréfonds du petit être qu'il contemple. Mais il en vient à soupirer, sachant pertinemment que revenir sur sa décision ne ferait que provoquer de nouvelles tensions à celle qui devrait s'en tenir éloignée. Celle qui vient reprendre la parole après que son numéro de téléphone fut enregistré, le bon lui semble-t-il, bien plus ordinaire que le premier énoncé, coupé dans la lancée de la Belle qui s'était rendu compte de son erreur ; et il pourrait le comprendre, après tout, chose pour laquelle il n'a rien dit, choisissant de lui faire confiance pour le deuxième, persuadé qu'elle n'irait pas mentir. Pas dans cet état, en tout cas. « Merci… Et désolée pour les sautes d’humeur… Je suppose que soigner un patient victime d’agression et devenir la victime d’une agression est tout à fait différent. Je ne pensais pas réagir de cette manière… Enfin bref. Je vous ai assez fait perdre votre temps. » Il hausse les épaules, essayant de limiter la casse, cherchant à lui faire comprendre que ce n'est rien ; car c'est ce que les gens font, d'ordinaire, hausser les épaules comme pour dire qu'il n'y a rien de grave. Peut-être, il passe rapidement là-dessus, allant pour tourner les talons avant que son attention ne soit de nouveau accaparer et il se surprend même à froncer les sourcils quand ces mots lui parviennent, une nouvelle requête, une nouvelle demande. Demande qu'il ne peut refuser, d'ailleurs, malgré cette volonté de se défaire du monde quand il en croise. « Vous pourriez…juste me raccompagner jusqu’à l’entrée des Urgences ? » Car refuser, et pourquoi ? Lui prouver qu'elle a tord de choisir cette voie, tord de vouloir s'occuper l'esprit plutôt que de rentrer et ruminer sur la manière dont elle aurait préféré que les choses ne se déroulent ? Triste ironie, lui qui réfléchit à la manière dont autrui pourrait songer. Matthew s'en défait aussitôt, rapidement, plus qu'il n'aurait pu le faire ; imaginer n'a jamais été son fort et il préférait que ce ne soit toujours pas le cas, pas quand ça vient s'agir d'une âme qui n'est pas la sienne. Aussi, il acquiesce seulement, l'invitant d'un rapide geste de la main à se mettre en route, ne la poussant pas non plus mais tout de même déterminé, peu désireux d'y passer davantage de sa soirée. Parce qu'en revanche, contrairement au monde de la jeune femme, ses minutes, ses secondes continuent de s'écouler, le séparant toujours un peu plus de ses quartiers et de leur calme ambiant. Il n'aspire qu'à continuer son chemin, rejoindre ce qu'ils appellent quotidien, ce qu'il appelle refuge, ça dans l'espoir que cet élan de générosité ne s'estompe, dans l'espoir que tout ne vienne rentrer à la normale. Il aime son travail pour les choses horribles qu'il y perçoit, cette psychologie qui échappe à beaucoup et qui, à ses yeux, peut beaucoup apprendre. Mais il le regrette pour cet aspect-là, celui qui le pousse à marcher aux côtés de la petite blonde, s'assurant qu'elle ne s'effondre pas une fois encore ; au moins jusqu'au devant du hall des urgences. « Ne réfléchissez pas trop. » Simple conseil, une note qu'il espère qu'elle imprimera, au moins pour son bien.
Codage par Emi Burton

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APPEL DU DEVOIR #1
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