AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 get the fuck out of my way

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Profil
crédits : ... (avatar) Myuu.BANG (code signature)
Messages : 912
quartier : une petite maison à West Side, achetée avec l'héritage de son paternel
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: get the fuck out of my way Sam 11 Fév - 16:26





get the fuck outta my way
or i'll make you
#kurtis
#judith
C’est un sale tic qu’il a adopté, mais ça l’aide. Plus ou moins. Ce soir, il espère que ça va lui servir, sinon…il ne répondra plus de rien. Il essaie de prendre sur lui, comme à chaque fois et espère que ça sera suffisant une petite fois encore. Appuyé au bar, Kurtis observe la scène. Il a reposé son verre, par sécurité. Il lui est déjà arrivé d’en éclater un entre ses mains, à force de l’enserrer… Il pensait que ça n’arrivait que dans les films, mais non. Ca lui est arrivé il y a moins d’un mois maintenant. Dans des circonstances similaires d’ailleurs. Trop similaires… Ca devient une habitude. Une mauvaise habitude. Comme celles d’entamer la peau de ses paumes avec ses ongles à force de serrer les poings. Il sait que c’est ridicule et que ça agace Mia chaque fois qu’elle constate ses stigmates en fin de soirée, mais mieux vaut ça que l’alternative. L’alternative consisterait à approcher la bande de hyènes débiles qui beuglent en matant SA copine onduler sur la scène du Crashdown.
Un enterrement de vie de garçon. Il déteste ces soirées. Ce sont les plus éprouvantes pour lui… Celles qu’il a méchamment envie de terminer en enterrements tout court. Ces connards de trou du cul d’enfant de putain qui se permettent de siffler Mia, de glisser leur argent dans ses vêtements, d’effleurer sa peau satinée…
Putain d’bordel de merde…
Ca le rend complètement dingue. Mia lui a déjà dit de ne pas rester dans ces cas là, d’aller faire un tour, se rendre utile dans un autre coin du bâtiment, mais c’est plus facile à dire qu’à faire. La vérité, c’est que Kurt veut les surveiller. Il veut s’assurer qu’ils ne vont pas trop loin. Qu’elle ne va pas trop loin non plus. A chaque fois, il s’en veut et ne peut s’empêcher de le faire payer à Mia, mais il répète cette erreur encore et encore, soir après soir. C’est plus fort que lui. Le Prospect veut assister à chacune des prestations de sa petite amie… Une véritable torture.

Il peine à contrôler sa respiration, à présent saccadée. Un des types vient de recevoir le soutien gorge de Mia et le brandi fièrement au-dessus de sa tête. Et que fait Mia ? Elle sourit. Elle lui adresse un putain de sourire ! Ca le bute, putain ! Elle le fait exprès ou quoi ?
Le Prospect tente de se raisonner. Il sait qu’aucun type ne paie pour voir une stripteaseuse tirer la gueule. S’ils veulent voir une mégère, ils restent chez eux, c’est aussi simple que ça. Mia le lui a répété des centaines de fois, lui a bien expliqué que pour elle non plus ce n’était pas simple, mais ça ne s’imprime pas. Il a toujours un doute. Et si cette fois elle ne faisait pas semblent ? Si cette fois elle trouvait réellement le type attirant ? Plus attirant que lui en tout cas…
Ce connard et entouré de ses potes débiles est certainement mieux monté que lui… Peut-être plus performant aussi. Plus friqué probablement… Plus classe. Et si c’est ce qu’elle recherchait en fin de compte ? Et si elle commençait à se lasser de ses crises de jalousie ?
Il faut qu’il arrête de regarder. Il faut qu’il avale un verre ou dix. Il a besoin d’une clope. Mais impossible de se détourner pour boire ou s’en griller une. Il ne peut rien rater du show. Kurtis doit garder les deux yeux ouverts. Il en doit rien manquer. Ce soir, il va exiger que Mia lui fasse un numéro perso et elle aura plutôt intérêt à lui sourire au moins autant qu’elle sourit à ce tas de merde !
Une des serveuses lui parle mais il n’écoute pas. Il lui grogne même carrément dessus, agitant sa main dans sa direction pour lui faire comprendre qu’elle le dérange. Elle n’insiste pas. Heureusement pour elle, sinon elle en aurait pris pour son grade… Kurtis a les nerfs à vif. Ca doit se lire sur son visage tendu, son regard acéré braqué sur la scène où Mia continue de s’effeuiller pour le plaisir de ces macaques en costard, complètement ivres.
Il pourrait les tuer. Il en est presque certain…

Kurt est précisément en train de se dire ça lorsque le futur marié se fait hisser sur la scène par ses camardes hilares et particulièrement fiers de leur connerie. C’est formellement interdit. Mais Mia est dans son truc et elle ne doit pas décevoir le client. Elle ne doit pas frustré ce petit fils de pute qui commence à essayer de l’attirer contre lui pour danser.
Kurtis se met en mouvement immédiatement. Ca y est, il tient sa chance. Il va pouvoir ruiner la face de rat de ce merdeux d’enculé ! Et quand ce sera fait, il pourra prendre Mia à témoin, lui faire réaliser à quel point de job est à chier ! Il arrivera à la convaincre de laisser tomber cette carrière de merde !
Mais il a pas mal de mètres à parcourir et un autre vigile est déjà intervenu et fait descendre le futur marié qui râle. Ses copains merdeux bougonnent aussi, déçus de s’être fait tapoter sur les doigts. J’vais tous te les péter tes doigts… Kurtis continue d’avancer. Le vigile propose aux gars de leur offrir un verre pendant que Mia s’éloigne pour calmer les ardeurs de ces messieurs. Ce genre d’incidents arrivent pratiquement tous les soirs et ces connards sont pratiquement récompensés pour avoir enfreint les règles… Parce que le client est un putain de pacha au Crashdown. Surtout depuis la fusillade de Noël…  
Mais pas ce soir. Kurtis ne peut plus s’arrêter. Son regard reste obstinément braqué sur le visage rougeaud du futur marié complètement déchiré qui vient de toucher sa copine. Il ne va pas le laisser s’en tirer à si bon compte. Au putain non ! Il va lui briser les doigts, un par un, lui faire avaler ses dents pour qu’il arrête de sourire comme un connard en tripotant le soutif que Mia lui a envoyé.
Il va le tuer.

Mais alors qu’il n’est plus qu’à quelques mètres du fils à papa, alors que leurs regards se rencontrent, les plans de Kurtis sont contrariés. La serveuse de tout à l’heure et de retour et lui bloque le passage.
« Casse-toi » lui grogne-t-il alors que le type fronce les sourcils, conscient que quelque chose se trame.


Code made by Wanderlust

_________________


Sick of those wounds that never heal

Yeah, I've been dancing with the devil, I love that he pretends to care
Oh, all the time that I have wasted, chasing rabbits down a hole when I was born to be the tortoise
I was born to walk alone


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ava+gifs me
Messages : 487
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Dim 12 Fév - 0:24



GET THE FUCK OUT OF MY WAY
ft. KURTIS

« Hey ! Salut.
— Salut Camila. Ça va ?
— Ça roule, tranquillement. Et toi ?
— Comme sur des roulettes. On s’échange un sourire tandis que je suis déjà en train de foutre sur mes fesses mon attirail de petite parfaite serveuse du Crashdown. Sublime petit short lamé or, débardeur noir échancré, bref, heureusement qu’il fait chaud par ici.

L’ancienne me glisse un clin d’œil et s’éclipse. De mon côté je range mes affaires et me sort des vestiaires pour me mettre au boulot dans l’immédiat. Je suis venue avec un peu d’avance sans raison autre que je m’ennuyais et qu’il était pas loin de l’heure de mon départ pour le taff.
Camila est cool. Je m’entends relativement bien avec le reste du staff, y’a juste une nana, une des danseuses, que je peux pas piffrer. Mais dans ces cas-là, grand sourire, silence le reste du temps et basta. Je veux pas me faire d’ennemis, pas d’amis forcément non plus, je m’en fous. Y’a juste Camila avec laquelle j’ai pas pu m’empêcher de sympathiser. J’ai l’impression qu’elle est dans les petits papiers du gérant.

D’ailleurs en parlant du gérant. Ça fait pas longtemps que je suis là, mais j’ai déjà posé les questions que je voulais poser — notamment à Camila. Je voulais savoir ce qu’était les Kings, qui était Max (Madmax comme j’ai entendu qu’on l’appelait aussi) et les autres qui débarquaient souvent ici avec le même cuir sur le dos et la journée surtout. Camila a été assez gentille pour m’expliquer le fonctionnement de tout ça. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un film, un peu, un groupe de biker qui se réunit ici, dont max fait partie bien sur et puis le rôle des nanas, aussi. Poules, old lady, tout ça. Camila m’a fait une sorte de topo assez général mais suffisamment précis pour que je comprenne l’essentiel. Quand je repense à mon entretien je me dis que tout ça est une double bonne raison pour ne pas flirter ni avec mon boss ni avec n’importe quel autre type portant le même cuir. J’ai décidé de ne pas être une poule, le nouvel épisode de c’est mon choix sur la 6 à 13h45 le dimanche aprèm.

Le service commence à l’ouverture des portes et je suis pas trop de mauvaise humeur aujourd’hui. C’est pas si terrible que ça pour l’instant, on est plutôt tranquilles. On m’a expliqué aussi que l’on ne m’embêterait pas trop, finalement Max se révèle être assez protecteur avec ses employées. Et puis on peut se faire ramener aussi. Personnellement je rentre généralement à pieds, le type qui est aux petits soins avec les filles du crash, sous les ordres de Max (si j’ai bien compris), se tape assez d’aller-retour à la fin du service comme ça. Moi j’habite pas si loin que ça alors ça va. Je peux prendre ma vieille bagnole toute pourrie quand j’ai vraiment pas envie quoi.

Enfin bref, le temps passe à toute vitesse, la musique jouée assez forte pour me filer la migraine s’enchaîne, j’ai vu Max faire un tour, comme une sorte d’habitude j’ai bien l’impression, bref, une soirée normale pour une serveuse de nightclub. En l’occurrence, je suis plutôt fière de moi jusque-là je n’ai rien pété. A croire que mes petits exercices à la maison portent leurs fruits.  

La soirée bat son plein, je m’attendais à ce que personne ne vienne au Crash après ce qu’il s’est passé à Noël mais le club est plutôt bien fréquenté, ce soir en tout cas. Kurtis, le chauffeur de fin de soirée précité et mec au cuir toujours collé aux basques du gérant, est là depuis un moment. Je ne le connais pas beaucoup, on s’est à peine parlés, il n’a jamais été désagréable avec moi. Tout ce que je sais pour le plus gros c’est ce que j’ai observé, voilà la conséquence de mon introversion : je regarde le monde autour de moi et tisse mes propres idées. Je ne suis pas trop nulle à ce jeu là. Du coup j’ai pu constater, comme je le disais, qu’il est très souvent avec Max, qu’il ne s’entend pas spécialement bien avec le blond en écharpe (James, je ne sais plus son nom) et aussi, le truc inratable, c’est que lui et la danseuse qui est actuellement sur scène doivent certainement entretenir une relation qu’ils ne veulent pas afficher. En tout cas ça donne cette impression, ils ne se parlent que très peu, s’évitent, s’observent seulement et pourtant ça se voit comme le nez au milieu de la figure, il y a quelque chose entre eux. Je n’ai jamais posé de questions, ce n’est absolument pas mon problème je n’aime pas m’immiscer dans la vie des autres. Je ne fais juste que constater.

Je nettoyais ces verres depuis un certain temps quand j’ai commencé à me dire que son attitude était chelou. Plus les minutes passent et plus son visage devient rouge. Je tourne la tête pour constater qu’il est directement en train de zieuter en direction de Mia, ladite danseuse. Il est bizarre. Complètement fixé sur la scène. Je fais le tour du bar, récupère des verres, prend une commande d’un type complètement bourré au passage et revient vers mon point de départ. Kurtis quant à lui n’a pas bougé, peut-être son poing s’est davantage serré, comme sa mâchoire, mais il est toujours immobile. Je peux sentir de là où je suis la tension qui émane de son corps. J’ai la vilaine impression qu’il va sauter sur les types là-bas qui font la fête autour de Mia pour les bouffer. Je décide de garder un œil sur lui, on sait jamais ce qu’il peut se passer et je doute que Max apprécie une baston entre son collègue-assistant-je ne sais quoi avec des clients même si ceux-là sont plutôt entreprenants.

« Hey, ça va pas ? »

Je fais mine de m’intéresser alors que je sers le verre que le type bourré m’a demandé. Tout ce que je reçois en réponse c’est un grognement. Je hausse les sourcils, l’air de dire « ça va j’te dérange pas » mais bien évidemment, il est occupé à mater la scène. Je jette un œil sur le côté et me rend compte que les types sont entreprenants. Ici, on regarde mais on ne touche pas, je le sais bien. Mais ce ce que je sais aussi c’est que les vigiles sont là à la moindre occasion, efficaces, rapides et discrets. Je les cherche du regard, leur adresse un geste de la main pour leur montrer la scène et ils réagissent. Je tourne mon regard vers Kurtis… mais celui-ci a disparu.

« Hé ! »

Il est là ce con, tout à fait en marche bien déterminé à aller leur casser la gueule visiblement, déjà à quelques mètres du bar mais plus loin encore des types. Je jure entre mes dents, dépose le verre que j’ai entre les mains et quitte le comptoir pour essayer de le rattraper avant qu’il ne fasse une connerie. Il va vite cet abruti. Je ne peux m’empêcher de jeter un œil autour de moi, en marchant, checkant que son, que dis-je, notre boss n’est pas là. M’étonnerait qu’il kiffe la scène.

J’arrive enfin à la hauteur de Kurtis, presse le pas et fait volte-face pour lui barrer le passage.

« Kurtis, arrête.
— Casse-toi.
— J’ai dis stop ! »

Je le repousse en posant ma main sur mon épaule et parle plus fort.

« Déjà tu m’parles pas comme ça et ensuite tu vas te calmer. »

Je hausse le ton, juste assez pour qu’il m’entende. Il est furax, je le retiens, le force à faire deux pas en arrière histoire d’entamer son retour en arrière.

« T’as envie de perdre ton taff ou quoi ! Calme-toi la. »

Il insiste, pas assez pour me bousculer mais je le retiens. J’ai l’impression qu’il commence à m’écouter. Moi personnellement j’ai pas non plus à trop forcer pour l’empêcher d’avancer et ça me va. Je regarde en arrière pour constater que le type complètement bourré est visiblement intrigué par l’attitude de Kurtis. Les vigiles commencent à s’éloigner et le futur marié alpague ses potes. Je sais très bien comment ça commence ce genre de truc, même pas la peine d’y penser.

Je finis par réussir à ramener Kurtis près du bar et le pousse contre un tabouret pour qu’il y pose son cul.

« Tu bouges pas d’là. » Je me dis qu’il faudrait que j’aille voir le petit groupe pour faire redescendre le truc, focaliser leur attention sur autre chose, leur demander ce qu’ils veulent boire, bref, et j’irais dans deux minutes, d’abord je contourne le bar, récupère le verre de Kurtis que je nettoie, puis attire son attention en tapant son épaule. Lui aussi faut le focaliser.

« Tu bois quoi ? »


EXORDIUM.

_________________


don't need permission, made my decision to test my limits
cause it's my business, god as my witness, start what I finished
don't need no hold up, taking control of this kind of moment.
i'm locked and loaded, completely focused, my mind is open
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ... (avatar) Myuu.BANG (code signature)
Messages : 912
quartier : une petite maison à West Side, achetée avec l'héritage de son paternel
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Dim 12 Fév - 11:51





get the fuck outta my way
or i'll make you
#kurtis
#judith
Il ne lève jamais la main sur les filles mais si elle persiste à se mettre entre elle et le fils de pute aux mains baladeuses, ça pourrait bien changer. Il ne sait plus comment elle s’appelle et il s’en contrefout. Tout ce que Kurtis veut, c’est qu’elle vire de là. Sauf qu’elle n’est pas décidée à l’écouter. Putain de salope ! Le Prospect la fusille du regard alors qu’elle applique sa main sur son épaule pour l’inciter à reculer et mettre le plus de distance possible entre lui et son but. Il se dégage de son étreinte, les mâchoires crispées, ses doigts se contractant avec un peu plus de force.  
« Déjà tu m’parles pas comme ça et ensuite tu vas te calmer. »
« Va chier ! Mêle-toi d’ton cul » riposte-t-il, tremblant de rage.
Elle n’a pas l’air ravie de se faire traiter ainsi non plus et, sans se soucier qu’il puisse tout à coup décider de l’écarter de son chemin par la force, elle applique cette fois ses deux mains sur son torse pour le contraindre à reculer de deux pas. Kurtis continue de prendre sur lui pour ne pas craquer et l’envoyer valser contre une table. Il n’a pas conscience d’attirer les regards des autres clients sur lui. Tout ce qui l’intéresse, c’est l’attitude du connard face à lui qui ne le quitte pas des yeux et commence à s’agiter. Il vient d’interpeler un de ses potes et lui désigne Kurtis qui lève le menton, le défiant du regard.
« T’as envie de perdre ton taff ou quoi ! Calme-toi la. »
La remarque de la jeune femme fait enfin écho en lui. Ca ne lui fait pas l’effet d’une douche froide, ça ne calme pas ses ardeurs, mais ça lui permet d’être un peu plus attentif et à voir plus loin que le bout de son nez. Voir plus loin que la face de con à quelques mètres de là…
S’il provoque un esclandre, MadMax va lui faire la peau. Le club s’échine à redorer son image depuis la fusillade de Noël et même si les affaires ont repris, la tension est encore palpable. Le Crashdown tourne bien parce que le business du cul fonctionne toujours, mais les clients sont devenus plus exigeants et pensent pouvoir tout négocier. MadMax a été obligé de faire des concessions et ça le met dans un état de tensions dangereux pour son Prospect. Si Kurtis casse la gueule de ce trou du cul au sein de la boite – même s’il le mérite à son sens – ce fils de pute exigera des dédommagements et au final, le Prospect devra se trainer devant lui en plus de devoir faire amende honorable face à son boss. Il n’aura pas gain de cause.

Alors, la mort dans l’âme, Kurtis ravale si fierté bafouée et se laisse entrainer par la serveuse jusqu’au bar qu’il venait de quitter. Ca le tue putain. Il en a ras le bol de constamment devoir prendre sur lui pour ne pas s’attirer les foudres de MadMax. Ras le bol de toujours devoir encaisser sans rien pouvoir dire ou faire. Il se fait l’impression d’être un putain de clébard museler. Et ça commence à faire un peu trop longtemps que c’est le cas. Plus d’un an bordel ! Plus d’une putain d’année entière qu’il prend sur lui pour satisfaire les uns et les autres ! C’est pas humain ! C’est pas supportable !
Ses jambes buttent contre un des tabourets et la serveuse l’invite à s’installer, avant de contourner le bar pour lui servir quelque chose. Elle lui intime l’ordre de ne pas bouger et il lui jette un regard noir. Même les putains de poules du club lui donne des ordres ! Et il n’a rien le droit de dire ! Il passe pour un trou du cul ! Et Kurt commence à en avoir sa claque. A une époque, personne ne pouvait l’obliger à faire quoi que ce soit qui lui déplaisait. Maintenant, il a l’impression de ne plus rien faire de ce qui lui plait. Il est passé d’un extrême à l’autre et c’est aussi frustrant qu’épuisant. Juste une fois, UNE putain de fois, il aimerait laisser libre court à ses envies, céder à ses pulsions et se soulager. Il va finir avec un putain d’ulcère à force !
Et ces connards de gosses de riche qui ne le lâche pas des yeux. Se relever le démange. Sa peau a fini par céder et il peut sentir son propre sang entacher ses paumes. Ca ne l’empêche pas de continuer à se malmener pour dévier sa rage. Essayer du moins.
« Tu bois quoi ? » le relance la serveuse, après lui avoir tapoté sur l’épaule pour s’assurer d’accaparer son attention.
« N’importe quoi. J’m’en branle » lui crache-t-il avec hargne, sa voix vibrante de colère mal contenue.
Elle lui sert un fond de whisky qu’il fait disparaître en une seconde, avant de reposer son verre tâché de sang sur la table et lui faire signe de remettre ça. Et quand il voit qu’elle lésine, il tique et lui arrache la bouteille des mains pour se servir lui-même. Elle proteste mais il est bien décidé à ne pas la laisser obtenir gain de cause cette fois.
Il rempli donc son verre et en avale la moitié avant de le reposer sur le comptoir, tournant enfin le dos aux clients qui décident de lâcher l’affaire pour l’instant.

Kurtis tente de se concentrer sur sa respiration. La tension le fait trembler violemment et quand il reprend son verre pour le terminer, il voit le liquide s’agiter en tout sens. Le passage brûlant de l’alcool le calme un peu. Juste un peu. La fille reste face à lui. Pour l’instant elle ferme sa gueule et c’est très bien comme ça. Il ne veut rien entendre. Il ne sait pas comment il pourrait réagir si elle commence à essayer de se mêler de ses affaires et de lui faire la leçon. C’est la dernière chose dont il a besoin.
Mais c’est sans doute trop demander… Et ça ne loupe pas. Après une poignée de secondes, elle reprend la parole, sa voix passant au-dessus la musique tonitruante du club.


Code made by Wanderlust

_________________


Sick of those wounds that never heal

Yeah, I've been dancing with the devil, I love that he pretends to care
Oh, all the time that I have wasted, chasing rabbits down a hole when I was born to be the tortoise
I was born to walk alone


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ava+gifs me
Messages : 487
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Mar 14 Fév - 12:41



GET THE FUCK OUT OF MY WAY
ft. KURTIS

« N’importe quoi. J’m’en branle »

Wow. Génial, quel échange sympathique. Je hausse les sourcils, désabusée, mais me concentre sur ma tâche, à savoir : lui servir un verre. Lui servir de l'alcool sera c'est peut-être pas la meilleure idée, c'est quitte ou double. Soit ça va le faire monter dans les tours deux fois plus vite soit ça va lui permettre de redescendre un peu. Je mise sur la deuxième option histoire de me rassurer. Puis de toutes façons si je dois lui en coller une pour qu'il relâche un peu la pression qui lui parcourt très visiblement le corps, je le ferais. Ça m'fait pas peur. Je lâche un soupir et chope une bouteille de whisky. Ça fait toujours bien un peu de whisky, du coup je lui sers un fond. Faudrait peut-être pas déconner.

Ok… Il vide le verre d'un trait et me le rebalance comme un connard en me faisant signe de le resservir. J'obtempère assez vite néanmoins et lui ressert la même dose. Ce qui n'est visiblement pas à son goût parce qu'il m'arrache la bouteille des mains et se sert une dose assez conséquente.

“ Hey, easy ! “

Il n'écoute pas mais moi ça commence à m'agacer faut peut-être pas déconner je suis pas un putain de clébard. Je fronce les sourcils, le laisse faire et dès que j'en ai l'occasion, je récupère vivement la bouteille que je dépose derrière moi. S'il veut encore m'arracher cette bouteille des mains je lui crève l'oeil, ça va quand même !

Les poings sur les hanches, je l'observe, bien droite, vider la moitié de son verre d'une traite.

“ A ce stade là tu vas rouler de travers pour ramener les filles. “

Je peste intérieurement, je veux bien être gentille, je lui rends service parce que s'il déclenche une putain de baston à cet endroit précis à mon avis le big boss va pas être ravi. Si déjà il me paraît grognon en étant calme j'ai pas trop envie de savoir ce qu'il peut donner sous l'effet de la colère. Je déteste me mêler des affaires des autres mais il m'y contraint, je ne peux pas rester témoin d'une situation qui va dégénérer sans rien faire. Parce que sinon moi aussi je vais subir le courroux du patron.

Je reprends mon nettoyage de verre et jette un oeil à la bande de demeurés plus loin. C'est vrai qu'ils n'ont pas l'air très futés, mais chacun reste à sa place. Mia à la barre, les vigiles pas très loin, je suis derrière mon comptoir et les types le cul sur les banquettes. Kurtis lui se doit de rester là et veiller à ce que tout se déroule pour le mieux. Pour l'instant il ne fait que fixer la scène, immobile. Je lève les yeux au ciel. Sérieusement, s'il se tapeuse strip-teaseuse à quoi il s'attend le soir quand elle taffe ? Je pousse un soupir et essaie à nouveau d'attirer son attention.

“ Hep. Salut Kurtis, sinon moi c'est Judith, tu te rappelles ? Ça va ? Oui moi aussi merci. “ Je continue de sécher mes verres et prépare un autre plateau en lui parlant. “ Charmante conversation. “

Plateau vide en main je quitte le comptoir, me rapproche de lui et interfère dans son champ de vision.

“ Deuxième fois, tu bouges pas et tu ferais mieux de regarder ailleurs. “

Sur ces mots je m'éloigne, m'arme de mon plus beau sourire et approche la bande des bourrés.

“ Est-ce que messieurs désire quelque chose d'autre à boire ? Oui ? Je vous écoute !
— Euuuh vodka, 1… 3… 5 vodkas, il beugle ce con.
— Très bien j'vais vous chercher ça.
— Non attendez sinon ma jolie, on va prendre une bouteille ça ira plus vite !
— Tout de suite messieurs ! “

Grand sourire, je me retourne. Quoi de mieux pour leur détourner l'attention de Kurtis que parler d'alcool et les laisser me mater en repartant. Je commence à avoir l'habitude, pas que je sois plus ou moins jolie qu'une autre, c'est juste comme ça ici.
Je reviens au bar, chope une bouteille de vodka fraîche dans les placards réfrigérés en dessous et leur ramène, encaisse et reviens sur mes pas. Charmante petite chorégraphie.

“ Tu devrais y aller mollo. “ Je m'adresse à Kurtis en revenant au comptoir et lui montre d'un geste de tête son verre d'alcool qui descend dangereusement. Il va surement me dire une nouvelle fois de fermer ma gueule ou d'aller me faire foutre mais peu importe. “ Et rester un poil plus discret si tu veux que votre secret - je mime des guillemets - en reste un. “

Je sais pas s'il est aveugle ou bêta, mais leur petit manège n'échappe pas à grand monde.
En tout cas pour l'instant je me contente de récupérer un torchon propre et l'imbibe un peu de flotte puis reviens vers lui, glisse le tissu sur ses phalanges. C'est qu'il est nerveux dis donc ! Il veut pas vraiment de mon aide mais j'ai de la poigne et lui plante mes ongles dans la main. Tant qu'à faire tiens, comme ça il bougera pas.

“ T'as pas autre chose de plus intéressant à foutre de ta soirée ? “



EXORDIUM.

_________________


don't need permission, made my decision to test my limits
cause it's my business, god as my witness, start what I finished
don't need no hold up, taking control of this kind of moment.
i'm locked and loaded, completely focused, my mind is open
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ... (avatar) Myuu.BANG (code signature)
Messages : 912
quartier : une petite maison à West Side, achetée avec l'héritage de son paternel
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Mer 15 Fév - 18:51





get the fuck outta my way
or i'll make you
#kurtis
#judith
« Hep. Salut Kurtis, sinon moi c'est Judith, tu te rappelles ? Ça va ? Oui moi aussi merci. »
Il répond par un grognement menaçant (qu’elle ne doit pas entendre à cause de la musique) puis pousse un lourd soupir agacé qui gonfle ses joues. Ca l’agace qu’elle fasse sa maligne. Si elle continue, il pourrait bien décider de reporter toute sa frustration sur sa gueule et ça ne serait pas beau à voir. Bon, OK, ça n’arrivera pas. Il a renoncé à frapper le fils de pute qui tripotait sa meuf, ce n’est pas pour aller défoncer la charmante gueule de Judith qui – une part de lui le sait parfaitement – vient d’agir dans son intérêt. Et c’est suffisamment rare pour que ça le touche. Enfin vite fait. Quand il aura décoléré, sans doute se montrera-t-il un rien plus reconnaissant…
Parce qu’elle n’a pas menti, il aurait pu perdre son job s’il s’en était pris à ce client. Il aurait pu perdre bien plus que ça et ils le savent tous les deux. Encore que le Prospect ignore si elle est très au fait de ce qui se passe ici. C’est une nouvelle et la première règle à mettre en pratique ici st de ne pas se mêler des affaires des membres du club.
La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club. Alors que cette réplique culte du film non moins culte lui vient, Judith lui fait comprendre qu’elle revient et qu’il a intérêt à se tenir à carreaux. Ce qu’il compte faire.
Comme elle lui a recommandé, il évite de se retourner et de la suivre du regard. Il croit savoir vers quelle table elle se dirige et ça l’emmerde copieusement par avance. Et puis à quoi bon ? La chanson de Mia touche à sa fin (il la connaît par cœur) et de toute façon, les vigiles sont à présent sur le pied de guerre… N’empêche que ça le démange. A la place, il se concentre sur son verre de whisky.

Judith en tarde pas à réapparaitre et se saisi d’une bouteille de vodka. Kurtis montre tout le bien qu’il pense de cet alcool de bœuf en laissant échapper une exclamation dédaigneuse, avant de replonger le nez dans son verre.
« Trou d’cul » maugrée-t-il en jetant un œil sur ses paumes lacérées. Il cherche à attraper une serviette pour s’essuyer mais aucune ne traine sur le comptoir. Génial… En revanche, il croise le regard d’un énième connard qui lève son verre dans sa direction. C’est autre chose que lui lève Kurtis. Le message passe très bien et le type se détourne pour continuer de s’enfiler son cocktail à deux balles.
« Tu devrais y aller mollo » lui lance la serveuse nouvellement embauchée, en revenant à ses côtés. Il est prêt à lui présenter son majeur à elle aussi lorsqu’elle reprend la parole et le mouche complètement.
Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ça ? Quel secret ? De quoi elle cause ?
Sauf qu’il sait très bien de quoi elle cause. Des secrets, il n’en a pas trente-six et il sait à quoi elle vient d’assister. Une putain de scène de jalousie ridicule… Si MadMax avait vu ça à sa place… Bordel, Kurt ne préfère même pas y penser ! Il devine déjà que Mia va lui faire une crise lorsqu’elle aura terminé son shift… A moins qu’elle n’ait pas remarqué dans quel état tout ça l’avait mis ? Mais c’est très peu probable. Elle sait qu’il bosse ce soir, sait qu’il la surveille et ce qui l’agace ou pas dans les comportement des clients.
Putain, c’qu’il a été con !

Alors qu’il est en train de se maudire intérieurement, Judith s’éloigne et lui permet de vider son verre d’une traite. Tout ça l’emmerde profondément. Il s’est grillé comme une grosse merde et si jamais la serveuse est du genre pipelette… Putain d’merde !
Elle revient justement et lui attrape soudainement le poignet, le contraignant par la force de ses ongles de merde à ouvrir sa paume. Elle dépose un torchon mouillé dessus et il grimace. Ca pique putain…
« T'as pas autre chose de plus intéressant à foutre de ta soirée ? »
« J’te r’tourne la question » s’agace-t-il en essayant de dégager son bras, en vain. Alors il pousse un soupir irrité, affiche une moue boudeuse et la laisse faire durant une poignée de secondes. Le temps qu’elle relâche sa vigilance.
Dès qu’il sent qu’elle baisse sa garde, il retire sa main et la fait disparaître sous le comptoir.

« Max t’as embauché pour remplir des verres et sourire comme une potiche, pas pour jouer les infirmières. T’as foiré ta vocation » la tacle-t-il, regrettant presque immédiatement ses propos.
Non pas parce qu’elle s’est montrée gentille avec lui (même si c’est le cas) mais parce qu’elle a compris son manège avec Mia et pourrait bien décider de le mettre dans la merde s’il n’arrête pas de la traiter de cette manière… Et elle aurait sans doute raison.
« ‘scuse » lui lâche-t-il avec toute la mauvaise volonté du monde ; soupirant de nouveau avant de masser ses tempes en s’accoudant au bar. La pression a du mal à retomber. L’alcool lui a un peu calmé les nerfs, mais ce n’est pas suffisant. « J’vais m’en griller une. T’es en pause dans combien d’temps ? » lui demande-t-il à tout hasard, espérant qu’elle l’accompagne. Mais sans doute pas pour les raisons qu’elle s’imagine…  



Code made by Wanderlust

_________________


Sick of those wounds that never heal

Yeah, I've been dancing with the devil, I love that he pretends to care
Oh, all the time that I have wasted, chasing rabbits down a hole when I was born to be the tortoise
I was born to walk alone


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ava+gifs me
Messages : 487
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Lun 20 Fév - 10:39



GET THE FUCK OUT OF MY WAY
ft. KURTIS

« J’te r’tourne la question
— T’as raison la prochaine fois je te laisserais foutre la merde au Crash comme ça on aurait perdu tous les deux notre boulot. Abruti. » Je lève les yeux au ciel tandis que lui garde sa moue boudeuse. J’ai l’impression de faire face à un gamin pris la main dans le sac. Mais je m’en fous, je fais ce que j’ai à faire, applique le tissu mouillé sur sa peau et relâche un peu la pression de mes ongles. Il en profite immédiatement pour récupérer sa main. Ça me fait un peu sourire malgré tout alors que je fais demi-tour pour retourner derrière le comptoir.

« Max t’as embauché pour remplir des verres et sourire comme une potiche, pas pour jouer les infirmières. T’as foiré ta vocation » Je me stoppe dans mon élan cette fois, touchée. Sourire comme une potiche. Je n’attends rien de personne en règle générale, je n’attends pas de merci, pas de reconnaissance, je m’en fous. Si je l’ai stoppé c’est aussi pour ne pas perdre mon boulot, c’était pas totalement désintéressé. Mais quand même, je vais pas non plus le laisser m’insulter. Je vais donc pour répondre, mais…

« ‘scuse » Je hausse les sourcils. « Et ben c’t’une première. » Petit regard noir malgré tout, j’esquisse un geste de main dans le vide, lui signifiant que c’est bon. Pas la peine d’en faire des caisses. Je reprends ma trajectoire et retourne derrière le comptoir, reposer mon plateau et reprendre mes petites activités. Le désastre est évité, c’est déjà pas mal. Je respire un peu, faudrait pas que ses petites réflexions me minent le moral pour le reste de la soirée. Dans tous les cas ceci dit j’irais pas me plaindre parce que je suis pas comme ça. J’ai déjà vu des filles aller geindre auprès de Max pour tel ou tel truc. C’est bon, je suis faite d’un métal un peu plus résistant que ça.

« J’vais m’en griller une. T’es en pause dans combien d’temps ? » Je jette un coup d’oeil à ma montre. « T’as de la chance, c’est dans dix minutes. » C’est vrai qu’une petite clope me ferait du bien, m’arrêter un moment dans mes services répétés aussi, c’est pas la soirée la plus calme que j’ai rencontrée au Crashdown depuis ma brillante arrivée. J’imagine qu’il me dit ça pour que je l’accompagne, ça me va, au moins je serais pas seule dans le froid qui règne après minuit derrière le bâtiment du Crash.

Je termine donc mes petites occupations, interpelle le barman pour lui signifier que je vais en pause, jette mon torchon et quitte le comptoir. « C’est bon on peut y aller. » Cette fois je m’adresse à Kurtis que je dépasse sans le regarder et me dirige vers les pièces interdites aux clients pour atterrir à l’extérieur, droit sur un parking. Ma bagnole est toujours là, c’est déjà pas mal.

Je n’attends pas Kurtis pour récupérer mon paquet de clope, en sortir une et me l’allumer. La première taffe est salvatrice, le reste qui vient un peu moins mais ça fait quand même du bien de pouvoir se poser cinq minutes. La porte se referme dans mon dos et le type grand et fin se trouve à mes côtés. Je lui tends mon feu mais ce n’est pas nécessaire, le zippo qu’il se traine est déjà dans sa main. Je resserre mon bras contre ma poitrine, m’imaginant que ça pourra me réchauffer.

« Putain il caille. » Des banalités, rien que des banalités; Je partage rien avec ce type, avec pas grand monde en réalité. Je suis devenue assez méfiante avec les années. Mes affaires sont mes affaires et celles des autres ne m’intéressent pas. En l’occurence il m’a un peu foutu son secret sous le nez mais j’irais pas plus loin, j’ai pas besoin de savoir pourquoi et de qui il se cache et si je devais le découvrir ce serait par moi-même. J’ai déjà une petite idée en réalité, je me fais doucement à cette vie et j’observe aussi bien les clients, les filles, que les types qui viennent la journée se réunir au Crashdown, un cuir sur le dos.

Bon c’est toujours mieux de faire une pause à deux ceci dit.

« Ça va mieux ta main ? »


EXORDIUM.

_________________


don't need permission, made my decision to test my limits
cause it's my business, god as my witness, start what I finished
don't need no hold up, taking control of this kind of moment.
i'm locked and loaded, completely focused, my mind is open
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ... (avatar) Myuu.BANG (code signature)
Messages : 912
quartier : une petite maison à West Side, achetée avec l'héritage de son paternel
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Sam 25 Fév - 10:18





get the fuck outta my way
or i'll make you
#kurtis
#judith
« T’as de la chance, c’est dans dix minutes » lui signale-t-elle après avoir jeté un coup d’œil à la montre à son poignet.
Kurtis se contente d’hocher la tête en essayant de paraître le plus détaché possible. Il n’ose plus croiser son regard. Il n’aime pas ce qu’il va devoir faire, mais il n’a pas tellement le choix. Le Prospect doit assurer ses arrières. Maintenant qu’il a commencé à décolérer un peu, ou du moins à reprendre ses esprits (parce qu’il est toujours aussi furieux), le grand brun ne voit pas d’autres alternatives. Il ne peut pas prendre le moindre risque. Maintenant qu’il s’est évité des ennuis sérieux, il réalise que d’autres l’attendent s’il n’agit pas au plus vite.
Les minutes qui s’écoulent ensuite lui paraissent interminables. Kurtis rumine. Il pèse le pour et le contre de ses futures actions. Essaie de prévoir ce qu’il va dire et faire très exactement, de mesure les retombées de ses gestes. Tout ça pourrait se retourner contre lui. Tout ça se retournera très certainement contre lui de toute manière… D’une façon ou d’une autre. Il a manqué de prudence et voilà où il en est. Voilà à quoi il en est réduit.
Il ne se reconnaît plus. Il ne reconnaît pas le type qu’il est devenu. Kurt le trouve méprisable… Peut-être qu’il devrait aller trouver Mia pour lui demander conseils. Sauf qu’il ne peut pas toujours compter sur les autres pour se sortir des guêpiers dans lesquels il met lui-même les pieds. Et puis s’il va la voir et lui parler de la bagarre qu’il a failli déclencher, la stripteaseuse va certainement lui faire une crise le Prospect ne sera pas plus avancé. Mieux vaut la jouer discrète. Aussi discrète que possible…
« C’est bon on peut y aller. »
Kurtis déglutit péniblement et lui emboite le pas, la mort dans l’âme. Il ne sait toujours pas exactement comment il va s’y prendre et a pleinement conscient d’être plutôt nul en improvisation. Enfin non, ce n’est pas exact… En impro il se débrouille, sauf qu’il a déjà trop cogité et c’est ça qui le perdra. Il sait déjà qu’il fait une erreur à ce stade, mais n’est pas capable de faire marche arrière.

La bouche sèche et les mains moites, il retrouve Judith sur le parking et jette un coup d’œil prudent sur les alentours. Les clients sont à l’intérieur et l’endroit est désert. C’est une bonne chose pour le bien de son projet mais…une partie de lui aurait préféré que l’endroit soit plein et qu’il soit dans l’impossibilité d’agir. Ca aurait été une excellente excuse pour se dégonfler et ne pas secouer Judith comme il prévoit de le faire…
Il cale une cigarette entre ses lèvres et sort son Zippo pour l’allumer. Il n’est pas obligé de passer immédiatement à l’action, n’est-ce pas ? Kurtis décide que oui, qu’il a droit de s’accorder quelques bouffées de nicotine. Et puis c’est sans doute plus chrétien de laisser Judith profiter un peu de sa propre cigarette avant de lui pourrir définitivement sa soirée… A moins que ce soit une simple excuse pour repousser l’inévitable ? Sans doute. Bref.
Elle veut lui proposer son feu et il décline en lui présentant son propre briquet, se sentant parfaitement salaud. C’est vrai quoi ! Cette fille lui a évité de perdre son job, possiblement son patch, elle lui a filé à boire, à passer l’éponge sur sa manière détestable de lui parler, lui offre du feu…et lui prévoit de l’agresser. C’est moche. C’est très très moche. Bordel, qu’il se déteste.
Tout ça c’est la faute de Mia ! Pourquoi est-ce qu’il a fallut qu’elle le chauffe, qu’elle se rende indispensable ? Elle savait parfaitement qu’elle allait le mettre dans la merde ! Elle savait parfaitement ce qu’elle faisait…  Mais moi aussi. Arrête de faire le con Kurtis…
Il soupire alors que Judith fait une remarque sur le froid ambiant.
« C’est l’hiver » répond-t-il sur le même ton détaché, se moquant un peu de la vexer en pointant une évidence à ce stade. Vu ce qui l’attend…  

« Ça va mieux ta main ? » s’enquiert-elle finalement, l’agaçant encore un peu plus.
Est-ce qu’elle est OBLIGÉE de se montrer si prévenante avec lui ? Pourquoi est-ce qu’elle ne peut pas simplement être une salope suffisante comme toutes les autres poules qui gravitent au Crashdown ? Pourquoi faut-il que ce soit ELLE qui l’ait surpris en pleine crise de jalousie, alors même qu'il a promis à Max de ne pas faire de scandale, jamais ? A moins que ce soit le cas de tout le monde ici et qu’il soit le seul à ne pas réaliser à quel point lui et Mia sont peu discrets…
Alors pour éviter de renoncer, pour ne pas basculer dans l’affectif, Kurt décide de passer à l’action, sans répondre à la question de la serveuse. D’un geste brusque, il l’attrape à la gorge et vient la plaquer contre la porte de sortie qu’ils viennent de franchir et est réservée au personnel. La pauvre en fait tomber sa clope et l’observe avec des yeux ronds, surprises par la tournure des évènements. Kurtis prend sur lui pour ne rien laisser paraître de son malaise. Il doit se montrer à la hauteur des menaces qu’il s’apprête à proférer. Il doit jouer les durs, ne pas lui laisser voir qu’il ne supporte pas ce qu’il est en train de lui faire subir.
Elle commence à tenter de lui faire lâcher prise et il rapproche son corps du sien pour gêner toute tentative de fuite de sa part, faisant à son tour tomber sa clope pour attraper les mains de Judith et l’empêcher de le frapper.
« Ecoute-moi bien, Mère Thérésa. Si tu parles de c’que tu sais à qui que ce soit… Si tu t’avises d’essayer de parler de moi et Mia à Max pour te faire mousser : j’te ferai la peau… J’ai accès à toute la paperasse d’embauche, j’sais où tu crèches » articule-t-il, son visage collé à celui de la jeune femme. Il sent l’odeur alcoolisée de sa propre haleine qui s’est mêlée à celle du tabac qu’il vient de consommer. « Tu crois p’t-être que tu t’en tireras parce que Max me fera la peau en apprenant ça, mais Mia l’laissera pas faire… Y a rien qu’il sache refuser à sa sœur. Et alors si ça devait arriver, je saurai vers qui me tourner. Je saurai qui a essayé de ruiner ma vie, tu piges ? J’aurai plus rien à perdre…contrairement à toi. »    
Il raffermit sa prise une seconde et puis la libère de son étreinte, restant sur ses gardes au cas où elle tente de se venger.


Code made by Wanderlust

_________________


Sick of those wounds that never heal

Yeah, I've been dancing with the devil, I love that he pretends to care
Oh, all the time that I have wasted, chasing rabbits down a hole when I was born to be the tortoise
I was born to walk alone


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ava+gifs me
Messages : 487
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Lun 27 Fév - 12:47



GET THE FUCK OUT OF MY WAY
ft. KURTIS

Le type est pas très loquace. Il me répond avec froideur, alors que deux secondes avant il s’excusait, un peu chelou. Je le connais pas vraiment, je sais pas ce qui peut se tramer dans sa tête, jusque ce soir je n’avais eu aucun problème avec lui, au contraire. Je l’ai laissé tranquille en plus, je lui ai jamais demandé de me ramener, ou j’ai jamais profité de son statut pour mes intérêts. Je suis une grande fille, je me débrouille toute seule, contrairement à certaines danseuses qui s’amusent à le faire chier à grand coup de caprice ou à le faire tourner en bourrique. Je suis pas aveugle, je vois le manège des nanas qui sont là pour les mecs du club.

Bah, tant pis, pas mon problème s’il veut pas parler, moi je veux juste être sympa. Je lui ai évité pas mal de problèmes tant qu’il m’en cause pas en retour.
Je parle un peu trop vite, ou pense, plutôt, parce qu’avant même que je puisse faire quoi que ce soit, je me retrouver plaquée contre la porte de sortie. La stupeur m’en fait perdre ma cigarette, l’alerte se met en route dans mon cerveau et la flippe se met à filer à la même allure que le sang dans mes veines. C’est immédiat, mon réflexe est de lui attraper le poignet, d’essayer de le forcer à me relâcher. Je connais cette peur, elle remonte à mon enfance, elle me rappelle mon père, j’ai l’impression de faire un bond dans le temps, dans ce passé que j’essaie de garder secret, dont les seules traces sont quelques cicatrices sur ma peau et les séquelles que je garde, enfermées dans une boite de ma mémoire.

Mes mains s’agitent à ma place, prennent le pas, par-dessus la confusion et la peur qui, autrement auraient pu me paralyser et j’essaie de le griffer, mais bien rapidement il se rapproche de moi, me bloque et attrape mes mains de la sienne pour m’empêcher de faire un autre geste défensif.

« Ecoute-moi bien, Mère Thérésa. Si tu parles de c’que tu sais à qui que ce soit… Si tu t’avises d’essayer de parler de moi et Mia à Max pour te faire mousser : j’te ferai la peau… J’ai accès à toute la paperasse d’embauche, j’sais où tu crèches »

Je l’écoute, attentivement, focus sur l’instant, tous mes sens sont décuplés par-delà le choc. Je l’entends parfaitement, chacun de ses mots se gravent dans le marbre de ma mémoire, elles ont un vieux goût d’habitude que je n’avais pas perçu depuis un sacré bout de temps maintenant. Je perçois aussi l’odeur de l’alcool mélangée à celle du parfum de sa peau et du tabac, ça me file la gerbe.

« Tu crois p’t-être que tu t’en tireras parce que Max me fera la peau en apprenant ça, mais Mia l’laissera pas faire… Y a rien qu’il sache refuser à sa sœur. Et alors si ça devait arriver, je saurai vers qui me tourner. Je saurai qui a essayé de ruiner ma vie, tu piges ? J’aurai plus rien à perdre…contrairement à toi. »

Les battements de mon coeur ont augmenté à une vitesse considérable, je me rétracte un peu plus sur moi-même alors qu’il resserre sa prise, mon réflexe est de chercher de l’air… jusqu’à ce qu’il me lâche. Je porte immédiatement mes mains à ma gorge et aspire l’air avec soulagement, la sensation de ses doigts encore collée à ma peau. Je reste là un instant, à essayer de replacer ce qu’il vient de se passer, quand je comprends enfin que ça va, que je vais bien, que le pire est passé… je sens à l’intérieur de moi gronder la colère, pure, essentielle à ma survie.

Ce type vient de m’agresser. Il vient de m’agresser pour une connerie, je lui rends service, je l’aide et il me menace, de la pire des manières. Il croit que je suis née de la dernière pluie ? Il croit que je suis conne ? Pour qui il se prend ? Je serre les poings, ferme les yeux une seconde mais je suis incapable d’entendre quoi que ce soit d’autre que mes battements de coeur précipités.

Je me redresse et le fusille du regard, tente de me contrôler alors qu’il semble sur ses gardes. “j’te ferai la peau…“ Ses mots tournent en boucle, semblent se matérialiser devant mes yeux, la colère me brûle les veines et je finis par faire deux pas en avant, élancer ma main et propulser toute ma force dans ce geste, pour atterrir droit sur sa joue. Je reste là, les dents serrées, le souffle court, bien droite. Qu’il s’avise de relever la main sur moi encore. Personne n’a le droit de faire ça, absolument personne ! J’ai déjà assez vécu ça, vécu dans la violence et le mépris suffisamment longtemps.

« VA TE FAIRE FOUTRE KURTIS, t’es vraiment qu’un gros CON ! ET T’ES AVEUGLE ! » Je voulais me contrôler mais le ton de ma voix m’échappe rapidement pour lui hurler dessus. « Tu pouvais pas JUSTE ME DEMANDER, putain ! T’es qu’un CONNARD ! LÂCHE ! Sérieusement mais tu crois quoi, tu crois que je suis la seule à avoir vu que tu lui bavais dessus ? Tu crois que tu me fais peur ? »

Je lâche un rire sonore, méprisant et ne retiens plus mes gestes, bouge dans tous les sens et le gratifie au passage d’un coup de pied dans la jambe, n’importe laquelle, je m’en fous, je le manque quasiment avec mes talons mais je m’en fous. J’ai pas l’habitude de répondre à la violence par la violence mais là il vient de dépasser les bornes.

« Tu t’es pris pour qui au juste ?! Si tu reposes ne serait-ce qu’un doigt sur moi Kurtis, t’auras une bonne raison de vouloir me menacer parce que j’aurais ruiné ta vie, la prochaine fois tu te DEMERDES AVEC TES CONNERIES, je laisserais Max te laminer et j’prendrais un grand plaisir à regarder ! »

Je récupère le paquet de clopes que j’ai fais tomber au sol, les mains tremblantes de rage. Il faut que je me calme, j’ai un service à terminer, même si je ne me sens pas du tout capable d’assurer la suite de mon shift.

« Maintenant tu m’excuses mais j’ai autre chose à faire que perdre du temps avec toi et tes conneries, espèce de demeuré ! » Le mépris siffle à travers mes lèvres, je resserre mon gilet par-dessus et commence à faire demi-tour pour retourner au travail. Et surement passer par les toilettes pour me rafraichir un peu les idées.


EXORDIUM.

_________________


don't need permission, made my decision to test my limits
cause it's my business, god as my witness, start what I finished
don't need no hold up, taking control of this kind of moment.
i'm locked and loaded, completely focused, my mind is open
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ... (avatar) Myuu.BANG (code signature)
Messages : 912
quartier : une petite maison à West Side, achetée avec l'héritage de son paternel
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: get the fuck out of my way Mer 1 Mar - 10:20





get the fuck outta my way
or i'll make you
#kurtis
#judith
Il a le souffle au moins aussi court que la jeune femme qu’il vient pourtant d’étrangler. Mais Kurt ne doit rien laisser paraître. Il doit rester de marbre. S’il flanche, elle ne prendra pas ses menaces au sérieux et alors il aura fait tout ça pour rien. Il aura agressé cette femme qui n’a jamais autre chose que sympathique avec lui depuis qu’elle a été embauchée par MadMax. Une part de lui sent déjà qu’il a fait une erreur. Kurtis le sent même depuis que l’idée a germé dans son esprit… Mais il était obligé de le faire. Il était obligé… Pas vrai ? Si son patron venait à apprendre qu'il avait pété les plombs en voyant Mia travailler, il lui aurait arraché son cuir.
Comme il fallait s’y attendre, Judith lui hurle dessus, lui ordonnant d’aller se faire foutre. Il ne cille pas, se contente de rester planté devant elle en cherchant à demeurer le plus impassible possible. Pourtant, ce qu’il entend le fait douter encore davantage. Le Prospect essaie de se convaincre qu’elle ment. Qu’elle ment sur toute la ligne. Demander des trucs, il le fait tout le temps et on lui ri au nez. Il a toujours entendu dire que demander poliment des choses n’apportait pas autant que de demander les choses avec un flingue à la main et un air menaçant. Et puis c’est faux, personne n’a rien remarqué ! Si c’était le cas, MadMax aurait déjà eu vent de tout ça et s’en serait pris à lui. Il doit y croire, s'en convaincre pour ne pas être trop rongé par la culpabilité.
« Tu crois que tu me fais peur ? » se moque-t-elle en éclatant d’un rire proche de l’hystérie.
En a t’elle seulement conscience ? Kurtis n’en sait rien, mais il ne peut certainement pas lui en vouloir. Il ne lui tient pas rigueur non plus pour le coup de pied qu’elle lui donne. Pas plus qu’il n’a réagit lorsqu’elle lui a donné une gifle magistrale sitôt qu’il l’a relâchée. Judith continue de cracher son venin et il l’écoute en silence, recommençant à entamer sa chair. Il va vraiment falloir qu’il se débarrasse de cette mauvaise habitude qu’il est en train de prendre.
« Maintenant tu m’excuses mais j’ai autre chose à faire que perdre du temps avec toi et tes conneries, espèce de demeuré ! » conclut-elle avec dédain, son regard chargé de mépris le détaillant une dernière fois de haut en bas. Il comprend. Il accepte. Elle a raison de le traiter de cette manière. il se méprise pour les gestes qu’il vient d’avoir.
Mais il tient plus à Mia qu’à elle et il est prêt à tout pour la protéger et protéger ce qu’ils construisent. Kurtis a été jusqu’à tuer pour elle après tout…

Le Prospect ne cherche pas à la retenir. Pour quoi faire ? La menacer à nouveau ? Lui répéter qu’il fera de sa vie un véritable enfer si elle parle de ce qu'elle a vu ? C’est bon, le message est passé. S’excuser ? Ce serait encore pire. Ca reviendrait à reconnaître qu’il l’a agressée pour aucune raison. Elle le prend déjà pour une merde à ce stade et il n’a aucune envie de passer pour une lavette en prime.
Alors il la laisse partir et, après un petit moment, se baisse pour ramasser sa clope encore fumante. Il la porte à ses lèvres et encrasse ses poumons, tournant son regard vers le ciel assombri en se demandant une fois encore comment il a pu en arriver là.
Combien de temps supportera-t-il encore de vivre sa relation avec la stripteaseuse dans ces conditions ? Mais le vrai souci n’est même pas celui-ci… Est-ce qu’il supportera encore longtemps qu’elle fasse ce boulot ? Combien de temps pourra-t-il supporter l’idée qu’elle accepte de se déshabiller devant d’autres hommes que lui pour de l’argent ? Elle l’a prévenu qu’elle n’abandonnerait pas sa carrière pour lui, qu’elle aime ce qu’elle fait… Et ça le dépasse. Ca le rend fou. Et ça ne va pas s’arranger avec le temps, Kurtis le devine. Ca ne fait qu’empirer, de jour en jour, de shift en shift.    

Sa cigarette terminée, il écrase son mégot contre le mur et le fourre négligemment dans la poche de son veston. Il frappe des femmes, tue des hommes, mais il ne souille pas le sol américain… Poussant un soupir, il retourne à l’intérieur du Crashdown. Il ne sait toujours pas ce qu’il va faire. Retourner près du bar, près de Judith ? Non. Il vient de lui faire mal, de lui faire peur, et il n’a pas envie de lui imposer sa présence…
Devrait-il aller retrouver Mia ? Retrouver la femme de qui il s’est épris pour se souvenir de pourquoi il fait toutes ces saloperies qu’il fait ? Il n’en a pas vraiment envie. Il sait que ça tournera mal…
Peut-être devrait-il chercher à s’approcher de MadMax, enfermé dans son bureau depuis un moment maintenant, sans doute en train de s’occuper de sa comptabilité. Il sait que son patron déteste être dérangé dans ces moments-là. Avec de la chance, il s’en prendra à lui et se faire malmener lui permettra d’oublier un peu qu’il vient de malmener quelqu’un d’autre, gratuitement. Mais ce serait trop facile.
Alors à la place, évitant de croiser le regard de Judith, il décide d’aller faire ce qu’il déteste le plus : nettoyer les chiottes. Voilà sa petite punition du soir.    


Code made by Wanderlust

_________________


Sick of those wounds that never heal

Yeah, I've been dancing with the devil, I love that he pretends to care
Oh, all the time that I have wasted, chasing rabbits down a hole when I was born to be the tortoise
I was born to walk alone


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
Profil
Secrets
Contact







MessageSujet: Re: get the fuck out of my way

Revenir en haut Aller en bas
 

get the fuck out of my way

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Windy City 911 :: THE WINDY CITY :: West Side :: CRASHDOWN-