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 la la land | jade

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MessageSujet: la la land | jade Jeu 23 Fév - 22:21



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Il réajuste sa cravate, cherchant comment s'y prendre : il lui a fallu du temps pour trouver les bons mots à utiliser, ceux qu'il pourrait lui faire entendre alors qu'il reviendrait, l'air aussi bête qu'il ne l'a toujours eu à son égard après que ses erreurs ne l'aient blessé. Aussi, en y songeant, en sentant cette culpabilité se faire violente, rongeant chaque parcelle de sa misérable personne, il en vient à hésiter sur ce qu'il tient entre ses doigts abîmés, tremblant sur le prénom qui s'affiche sur l'écran de son téléphone. Pourtant, il parviendra à se lancer, animé par ce qui sommeille en lui depuis qu'elle s'est imposée dans sa vie, depuis qu'elle s'est offerte à lui malgré sa noirceur, la profondeur de ses abysses aisément répulsive et pourtant peu attrayante à l'écart de la jeune femme qui perdure à ses côtés, éprise de tout ce qu'il peut être... jusqu'à ce monstre stupide. Il en sourit presque, bêtement, la tête baissée, alourdie par la honte qui y règne en maître. Davantage quand il sait que quelques secondes, encore, le maintienne loin d'elle. Il sait d'ors et déjà qu'il aura l'air bête, il sait d'ors et déjà que rien ne sera aisé, que rien ne sera donné et pourtant, il n'en baisse pas les bras. Car ce qui est venu se faire plus fort que sa gêne, ce soir, permet au mercenaire de croire en ce qu'il a retrouvé quand elle s'est imposée dans son exil. Aussi, il soupire, relevant les épaules, retrouvant cette prestance qui lui va si bien, celle qui a manqué à sa personne durant des semaines, des mois, un an et demi comme elle aime à lui rappeler avec presque autant de hargne que de haine à l'égard de sa décision des plus égoïstes, avouons-le.
Et pourtant, lui qui pensait devoir disparaître à nouveau, obéissant à un nouvel instinct sans l'avoir entièrement étudié, prend conscience qu'il fait une erreur. Parce qu'il n'existe qu'à moitié, parce qu'il n'a jamais existé que par celle qu'il est venu chercher pour cette soirée. Il a choisi de faire abstraction de bien des messages reçus, il a choisi de laisser toute cette rage dans un recoin de sa tête, prenant sur lui pour ne céder à aucune des ondes négatives qui viennent et torturent, qui errent comme dans l'espoir que les remparts ne lâchent. Mais rien, rien n'y fait, le quadragénaire de plus en plus confiant, plus en forme qu'il ne l'a jamais été jusqu'alors, depuis son départ de la Grosse Pomme, depuis son arrivée dans des ombres qui lui sont méconnues, plus opaques que celles qu'il avait pu connaître, guidé par une solitude à laquelle il décide de mettre fin. Parce qu'elle ne mérite pas de subir ce genre de choix, parce qu'il estime lui avoir fait bien assez de mal pour continuer sur sa lancée ; malgré lui, évidemment, malgré lui. Une nouvelle brise, la faible lueur d'un soleil désormais endormi venant se perdre sur les épaules levés du mercenaire, ce dernier venant relevé la tête pour – enfin – poser son regard sur ce qu'il a laissé malgré l'amour qu'il peut y porter. Un pas, un deuxième sans pour autant se risquer plus loin dans sa lancée, peu sûr de ce qui pourrait désormais advenir. Aussi, il tente un sourire, un petit signe tandis qu'il s'en crispe de honte, les places de cinéma serrées entre ses doigts, le cœur plus lourd à porter que le costume choisi pour l'occasion. « J'avais peur que tu n'acceptes pas étant donné que tu étais... avec ton ami. » Il ne se risquera pas au prénom d'Andrew, il n'osera pas titiller la rancœur qu'il peut porter quant à cette nouvelle, désireux de faire les choses au mieux, comme il se doit : comme Elle le mérite, en vérité.

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MessageSujet: Re: la la land | jade Lun 27 Fév - 0:36

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Il est là. Devant elle. Enfin. Après presque deux mois il se tient là, être de chaire, d'os et de sang, fantôme matériel de tous ses songes, sans exceptions. Elle l'a imaginé avec des airs de conquérant, impertinent soldat ayant finalement abattu les balles de son fusil contre le camp ennemi pour lequel il a osé la laisser. Elle l'a imaginé vainqueur mais il est là, prisonnier en sursis, en permission pour une nuit, l’œil morne d'un pêcheur ici plus pour demander pardon que pour signer son armistice. Elle fait claquer les talons aiguilles dans sa direction, survivante de son champ de bataille, vestige bousillé par les bombes de ses actes, dont les fondations tiennent encore dans la seule attente de la fin de cette guerre permanente qu'il s'inflige à lui même. Ils se jaugent quelques instants, un sourire pour l'un, un rictus de façade pour l'autre, armure de combat pour cette soirée, alliée d'une colère qui se veut amusée, stratège et qui s'exprime dans des mimiques d'assurance à toutes épreuves. « Justement c'est qu'un ami, c'est pas avec lui que j'dois passer la fin d'cette soirée il m'semble. J'me trompe ?» Elle se rapproche un peu plus, défiante, le trait de son regard de biche semblant s'étirer dans la malice. « Et puis...comment refuser quand c'est moi qui fait le premier pas? J'ai envoyé tellement d'invitations...» Un soupire s'extirpe de la fente de ses deux lèvres charnues habillées d'un rouge tout aussi provoquant que sa robe taillée pourtant dans la coupe la plus sage ; soulignant les clavicules, masquant le haut des genoux. Les doigts volent de façon gracile jusqu'à se déposer délicatement sur le nœud coulant d'une cravate d'encre. Il semble avoir mis toute sa force pour serrer cet artifice à revers de son style de mercenaire, qui encense le couple simpliste mais ô combien efficace du jean et de la chemise. Ça ne lui ôte en rien de son charme brut, de cette aura animale qui lui tourne autour et contre laquelle elle peine régulièrement à lutter. Les ongles s'attardent, s’immiscent dans le minuscule interstice pour desserrer l'étau qui emprisonne le cou avant de replacer le col blanc, le lisser et puis de glisser contre et de descendre quelques centimètres le long d'un thorax qui se crispe. Elle cesse, fait juste un pas en arrière, pour garder d'apparence une distance entre son corps et le sien qu'elle sent frémir sous son touché volontairement lent. La tête basse, le regard dissimulé sous des cils longs comme des éventails, le mystère de ses expressions s'étend avant qu'elle ne relève son azur sur l'irlandais dans une petite moue satisfaite de toute cette parade de gestes affectueux. En vérité elle ne sait pas quoi faire, tiraillée au plus profond de son enveloppe charnelle, tentant de poser un voile sur sa colère, sur sa rage qui se dilue dans le contact avec ce torse. Les souvenirs remontent toujours dans ces instants, la sommant d'en faire d'avantage pour s'en créer d'autres. Elle ne continue pourtant pas, attrapant fermement sa langue de vipère planquée vicieusement dans un fourré. Elle ne peut pourtant pas vider le sac de rancœur qui l'anime, pas d'un coup, pas même dans une gifle sèche et nette histoire d'en finir une bonne fois pour toutes. Il commence déjà à payer, ne soit pas trop dure Jade. « Tu es vraiment...pas mal tu sais. » Un rictus trahie la nostalgie, la tristesse qui l'anime sous le masque et qu'elle cache immédiatement en déposant un baiser fugace entre la commissure de ses lèvres et la barbe drue qui agresse avec plaisir sa bouche. « J'ai pas mangé. La séance commence à quelle heure ? »

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MessageSujet: Re: la la land | jade Lun 6 Mar - 20:44



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Les mots sont durs, lui semblerait-il en tout cas. Parce qu'il baisse la tête, un peu honteux, défait de toute réalité, de toute conscience quant à ce qu'ont laissé ses actes derrière lui, derrière cette nouvelle absence. Il est stupide, idiot de croire qu'il pourrait simplement revenir, la bouche en cœur, places de cinéma en main dans l'attente d'un sourire des plus normaux. Bête, il l'a toujours été, naïf de croire en quelques utopies de ce style. Puis elle s'y risque, à ce contact qu'il n'osait faire naître, elle vient replacer son col, desserrer ce qu'il a mit une bonne heure à mettre au mieux, peu convaincu de son effet ; ça, encore en cet instant tandis que les secondes s'écoulent, plus longues que jamais. Elijah essaie d'imprimer chaque fraction de ce temps qui s'estompe, qui s'envole aussi certainement que l'appréhension qu'il pouvait avoir dès son arrivé jusqu'ici. Elle demeure mais ternie, légèrement au fur et à mesure qu'il laisse ses perles claires se perdre sur ses traits qu'il s'est toujours surpris à aimer plus que de raison, plus qu'il ne l'aurait peut-être dû. Un triste sourire vient s'accrocher à ses lèvres tandis qu'il se défait de sa personne, de la silhouette qui lui échappe, réajustant la distance qui les sépare, ce qui les maintient dans cette atmosphère de reproche qu'il assume, qu'il se doit d'assumer en vérité car il est la cause de cette dernière. Il l'a toujours été depuis son arrivée dans la vie de la Belle, depuis ses griffes plantées dans l'existence qu'elle menait sûrement plus paisiblement. « Tu es vraiment...pas mal tu sais. » Il la remercie d'un léger geste de la tête, gardant ses yeux fixés sur le sol, lui laissant le loisir de percevoir son rictus teinté d'une honte des plus douloureuses pour celui qui aime mais n'a jamais su y faire ; enfant des ténèbres, serviteur d'un mal qui chérit malgré tout ce qu'il pourrait en dire. Même lorsque les lèvres féminines retrouvent le chemin du coin de ses lèvres, une douceur qu'il essaie d'imprimer dans son esprit comme dans l'espoir de pouvoir y rendre justice lorsque les ombres reviendront, compagnes des longues soirées désormais passées. « J'ai pas mangé. La séance commence à quelle heure ? »
Il lui faut quelques instants pour se remettre de ce qu'elle vient de lui laisser, il lui faut un petit temps d'arrêt, un retour rapide à la réalité des choses, de l'instant. Elijah relève le regard, luttant contre la tornade émotionnelle qui s'étend dans son for intérieur et qui ne laisse plus rien si ce n'est cette souffrance lancinante. Un soupire, un triste regard posé sur un horizon qu'il n'est plus sûr de distinguer, finalement. « Elle est dans une heure, je peux t'emmener manger un petit truc avant, si tu veux. Ce... Il a du mal à trouver les mots, à garder cette fierté, cette prestance devant celle qu'il s'était promis de ne jamais abandonner ; pauvre idiot. Cette soirée est la tienne, Jade. On... On fait ce que tu veux avant ou après ce que je t'ai prévu. » Lance-t-il en retrouvant toute sa hauteur, venant ouvrir la porte côté passager de sa voiture, s'essayant à un sourire à son égard, faisant taire tout ce qu'il pourrait avoir à lui dire, les cauchemars, les pertes d'équilibres, tout ce qui le ronge et lui fait comprendre que sans Elle, vraiment, son temps est compté. Chose qu'il laisse se perdre dans les méandres de sa personne, noyée dans les eaux profondes de sa conscience, ça volontairement tandis qu'elle accepte ; pour son plus grand plaisir, pour son plus grand soulagement aussi.

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MessageSujet: Re: la la land | jade Jeu 9 Mar - 21:44

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Ses deux yeux où sont-il ? Où sont ces deux fentes qui se refusent fermement à la fixer ? Ces deux pierres d'un bleu sans égal qui disparaissent sous la chute de quelques mèches éparses, d'un brun fraîchement apposé contre des racines d'ordinaire grisées par le manque de temps et d'attention. Où est cet océan ; ce regard qui, jadis, pouvait noyer, enfoncer comme sauver ; l'espace d'une seconde, d'une nuance perdue dans cet azur intense. Le visage fermé il est entrain de se planquer derrière la cascade de ses boucles, un sourire distordu accroché à sa mâchoire qu'elle détaille. Elle accroche son ciel cendreux à sa silhouette qu'elle observe, abandonnant son étoffe de tyran, délaissant ses chaussures victorieuses sur ce champ de bataille à sens unique. Il n'est nul besoin d'armer un peu plus le canon des provocations précédentes et pourtant si minimes comparées à celles qu'elle s'était répétées avant de descendre jusqu'ici. L'ennemi est là parce qu'il capitule. Il est ici pour signer l'armistice, pour lui présenter un drapeau blanc qu'elle hésite encore à chiffonner, arracher, déchirer.
Un mois. Un mois et demi plus précisément. Pas une parole, pas un acte et pourtant une torture lancinante, déroutante pire que des coups portés directement à son encontre. La douleur de l’absence remplacée ici par la fureur de la présence. La porte est restée ouverte pourtant, il était libre de venir, de courir le long du couloir et de s'éloigner ensuite dans la nuit noire de ses démons ; mais il ne s'est saisi que de la dernière sortie de secours. Un sms, une bouée crevée lancée dans la mer des messages qu'elle a multiplié comme des échos lui renvoyant inlassablement la mélodie de ses sanglots comme unique réponse. Le son du silence.
Et il est là. Face à elle, il se consume sur place dans l'espoir d'une lumière venant d'elle. Elle est là, pas vraiment entière mais debout. Elle est là et elle sent la fureur quitter ses veines, l'appréhension gonfler ses poumons dans cette atmosphère pesante. Deux lions se jaugeant, affrontant l'autre bête attendant un geste, un mot, ce qu'il faut pour sortir les caresses ou les crocs. Elle déglutie, le voyant bien se débattre avec ses sentiments tandis qu'elle s'englue dans les siens. Contradictoires.
Elle ne reconnaît presque plus l'homme qui l'avait faite vibrer lorsqu'il prend la parole, voulant a tout prix faire ce qu'elle désire. Se soumettant à son bon vouloir comme un martyr à sa croix. « Ce que je veux hm ? Tout ? Tout ce que je veux ? » Elle tente une percée, n'empruntant pas le chemin qu'il ouvre sur sa voiture bien plus impeccable que lui. Jade se plante devant lui, forçant la barrière qu'il impose de ses prunelles, de quelques coup de tête sous son menton afin qu'il s'invoque lui même. Elle tente, par des gestes simples de faire revivre l'impétueux, le provocateur, le connard, le guerrier, le monstre. Les prémisses de ce garçon honteux, triste et faible ne l'intéressent pas. Elle veut sa violence, la terreur qu'il inspire, la lumière ardente de ses yeux bleus déferler la passion qui les unis. Ses doigts attrapent le faciès masculin quelques secondes pour qu'il la rencontre enfin, hésitant encore à poser les questions qui martèlent son esprit mais elle ne lui imposera pas un mal inutile qu'il s'obstine déjà à se faire dans l'intimité de sa boîte crânienne. Elle s'appuie sur le battant de la portière, l'air songeuse, les yeux aux ciel puisque certaine qu'il la regarde désormais. « Je veux un milkshake d'abord... à la banane ! Avec tout c'qui existe en crème et pépites et paillettes de bonbons dessus. Et hm...un tour au japonais qu'y a derrière chez toi avant l'ciné. J' veux un bouquet de fleurs. Il m'faut des nouveaux sous-vêtements aussi parce qu'j'en ai marre de mettre les tiens pour dormir...Et hmm...je veux un orgasme aussi non plutôt deux ou trois en fait ce soir et puis je veux que tu m'cuisine quelque chose chez toi en rentrant et aussi que tu sois toi même et pas un gentleman coincé et en retour j'poserai absolument aucune question sur ce dernier mois, sur ce que tu as pu faire et ce pourquoi tu ne me répondais pas. Deal ? »


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MessageSujet: Re: la la land | jade Dim 12 Mar - 0:06



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Il veut prouver sa bonne foi, il veut parvenir à bien faire parce qu'il lui doit bien plus que ça, parce qu'il lui doit sa présence plutôt que son absence des plus absurdes. Il commence à le comprendre, cet écart, il commence à voir le faussé qui s'est creusé par sa faute. Elijah doit l'admettre et l'assumer, bien qu'encore difficilement. C'est la raison de son silence, de cette gêne qui n'en finit plus de tâcher cette énergie retrouvée, ces traits à nouveau colorés. Le mercenaire a retrouvé toute sa hauteur sans pour autant en user devant la seule dont il devrait désormais s'occuper. Une erreur, un faux pas parmi tant d'autres qui ne seront ô jamais excusable, il en a pleinement conscience, ça ne quitte pas ses songes, ça hante ses nuits pour ne plus rien laisser que les larmes qu'il a pu lui faire verser ; bêtement, égoïstement, lui qui disait ne pas pouvoir l'être à son égard. Menteur. Et, tandis que la torture continue, que les lamentations résonnent, sa voix à Elle lui revient, brillante, salvatrice, havre de paix au beau milieu du chaos existentiel qu'il mène. « Ce que je veux hm ? Tout ? Tout ce que je veux ? » Il lui faut quelques secondes pour répondre, un instant de réflexion pour s'offrir le risque d'acquiescer, ce qu'il vient faire, ce qu'il fait à l'égard de la Belle qui, il en est sûr, ne loupe pas ce mouvement pourtant bref. Parce qu'elle s'avance, lionne qu'elle a toujours été, jusqu'à lui, cherchant son regard, cherchant les ombres qui règnent dans les prunelles fuyardes. Et elle parvient à l'obtenir, son sésame, l'azur tempétueux de ses prunelles perdu définitivement sur la silhouette enjouée de la Belle à qui il pensait rendre justice dans les souvenirs qu'il en garde, cette mémoire dont il use chaque soir et qui, finalement, n'était pas si fidèle à la lueur splendide qu'elle représente. Un triste sourire mais une attention ferme, Elijah n'en démord plus, osant le contact, aussi éphémère soit-il parce qu'elle devient songeuse, maligne, un soupire venant préparer le chemin aux mots qui lui parviennent enfin. Elle sait ce qu'elle veut, elle en joue seulement pour provoquer l'humanité qu'il lui reste, celle qu'elle lui insuffle. « Je veux un milkshake d'abord... à la banane ! Avec tout c'qui existe en crème et pépites et paillettes de bonbons dessus. Et hm...un tour au japonais qu'y a derrière chez toi avant l'ciné. J' veux un bouquet de fleurs. Il m'faut des nouveaux sous-vêtements aussi parce qu'j'en ai marre de mettre les tiens pour dormir...Et hmm...je veux un orgasme aussi non plutôt deux ou trois en fait ce soir et puis je veux que tu m'cuisine quelque chose chez toi en rentrant et aussi que tu sois toi même et pas un gentleman coincé et en retour j'poserai absolument aucune question sur ce dernier mois, sur ce que tu as pu faire et ce pourquoi tu ne me répondais pas. Deal ? »
Sur ça, il l'invite à nouveau à rejoindre l'habitable de la voiture, silencieux comme souvent, comme toujours en vérité bien que, cette fois, ce soit un sourire amusé qui vienne teinter ses traits, une impression de déjà-vu, la possibilité que tout soit en train de revenir, que tout soit en train de s'arranger ; autant en lui qu'entre eux. Il aimerait y croire, sait que de nombreux pas sont encore à faire mais il choisit d'y croire et de s'accrocher à cette possibilité, encore hésitant sur cette nature qu'il peine pourtant à cacher. Mais, ne dit-on pas que chasser le naturel, il revient au galop ?... Un léger rire vient franchir la rempart que sont devenues ses lèvres et ses perles, mesquines, se perdent sur Jade. Sur cette Jade qu'il croit à nouveau entière, le masque qu'elle porte – quant à tout ce qui la travaille sûrement – plus qu'efficace. « Tu n'as donné de repère temporel qu'à certaines choses, j'ai donc le droit de ne pas tout faire ce soir ; ou de les faire dans l'ordre que je souhaite. Après tout, ce sera fait. » C'est ce qu'il vient faire entendre, douce provocation aux allures enfantines, tandis qu'il retrouve la route de sa demeure, la dépassant pour rejoindre le restaurant désiré de madame. « Tu n'as rien précisé, bien-sûr, mais je t'invite pour tout ce qu'on va faire. »

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MessageSujet: Re: la la land | jade Jeu 23 Mar - 15:25

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Après tout il y a plusieurs manières de combattre. Il y a plusieurs façons de déstabiliser l'ennemi, de lui faire perdre ses repères, ses moyens et de le laisser en plan ; perdant. La force n'est pas l'unique chemin : les cris, les pleurs et les hurlements capricieux d'une gamine pourrie par la rage encore moins face à ce genre de spécimen, ce genre d'animal nocturne se vouant si facilement à n'être qu'éphémère, ne laissant nullement le loisir aux chasseurs de le choper vivant. D'autres voies sont possibles et elle compte bien les emprunter parce qu'une relation avec Jade Lincoln ça ne se provoque pas, ça ne se planifie pas, ça ne s'arrange pas. Une relation avec Jade Lincoln ça se vit en quelques sortes ; ça n'est pas descriptible ni même reproductible ; c'est unique. C'est une expérience destinée à être aux mains d'une seule et même personne et ce pour la durée indéterminée d'une vie. C'est une collision brutale des sens et des corps, avide de sentiments aussi purs que salasses et à ce juste titre Elijah devait s'en prendre plein la gueule pour avoir osé souiller ce précieux don. Ô bien sûr il l'aime, et elle le sait, mais il l'aime un peu comme ce qu'on admire de loin, ce qui ne nous appartient pas et que l'on désir avec la plus grande envie, avec la plus grande hâte qu'il explose dans des mains crasseuses de poudre à canon et d’hémoglobine séchée ; tuant l'évidence silencieuse qu'elle lui appartient déjà, une et entière.« Je n'pense pas qu'ce soit l'moment de jouer sur les mots et d'faire le p'tit malin. JE décide de tout sinon notre accord ne tient plus et je te tape une scène mémorable, je te harcèle de questions devant tout le monde en hurlant tellement fort que tes tympans pisseront le sang et que tu partiras en courant me forçant par cette occasion à ne plus jamais du tout t'adresser la parole. C'est vraiment c'que tu veux ? Hm ? » L'exagération méthodique s'impose, appliquant le principe d'exposer un plus ridicule et hors normes pour avoir le moins véritablement désiré : à savoir un petit rire consentant, écho chaleureux qui redonne de sa superbe à la femme amoureuse, à cette amante éconduite. Art enfantin de la farce qui surprend la nervosité et la colère par un amusement soudain, presque malsain tant par son arrivée rapide que par les causes morbides et inquiètes de celui-ci. Et tandis qu'elle prend place dans la voiture, cette nouvelle ambiance forcée se fixe en un sourire narquois sur ces deux lèvres qu'elle recolore d'un bâton rouge carmin, donnant un nouveau panache à sa bouche desséchée par les coups de dents angoissés.
Un masque motivée par l'amour n'est jamais simple à fixer.
« Et j'espère bien qu'c'est toi qui m'invites ! D'ailleurs, étant donné qu'on n'se voit que ce soir j'espère aussi qu'la liste sera entièrement accomplie sinon...tu sais très bien ce que je suis capable de te faire. » A peine moqueur, l'oiseau – dans un sourire satisfait - passe une main dans sa chevelure, la remettant en place après avoir bouclé sa ceinture. Le moteur démarrant, un grognement interrogatif s'extirpe de la gorge du quadragénaire pour en couvrir le son. D'humeur mesquine, le sourcil arqué, le bras se jette contre l'épaule blessée du mercenaire pour la pincer violemment. « Ça par exemple ! » Éclatant de rire et inspirant à plein poumons l'air qui s'infiltre au travers de l'interstice du carreau légèrement baissé, Jade bourrée de spasmes reste sur ses gardes mains en l'air dans un signe de défense, plaquant son dos à la portière afin d'être hors de portée d'une possible riposte. « Maintenant..tu conduis et on prend à emporter. »


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MessageSujet: Re: la la land | jade Jeu 23 Mar - 16:55



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Il aurait pu s'attendre à tout, en vérité : il s'était déjà tout imaginé parce qu'il pense la connaître, parce qu'il pense pouvoir la déchiffrer et plus aisément qu'il n'y paraît. Pourtant, il se trompe. Il se trompe parce qu'elle reste ce qu'elle a toujours été, à savoir imprévisible, impulsive ; davantage alors qu'elle retrouve la parole, s’immisçant dans la voiture qui commence à grogner, à glisser sur le bitume mal lissé. Elijah savoure le tintement de sa voix, il se perd dans l'espèce de petit sourire qu'elle porte, ce rictus qui – avouons-le – commence à lui manquer plus que de raison. Ça, malgré ce qu'elle vient lui faire entendre, cette pression qu'elle pose le plus naturellement du monde sur ses épaules ; il sait qu'il n'a été à la hauteur et elle le met à l'épreuve une fois encore. Il sait qu'il ne pourra pas tout satisfaire et, déjà, la culpabilité commence à monter, à venir ronger lentement la force qu'il peinait à retrouver. Il ne pourra jamais satisfaire la Belle qu'il s'était promis de protéger avant de devoir l'abandonner, bêtement, il y a un an. Aussi, rapidement, il se défait de sa contemplation, offrant une oreille à ce qu'elle laisse entendre, ce qu'elle exige de sa personne sans pouvoir lui laisser ne serait-ce que la possibilité de pouvoir correctement remplir sa part de leur récent marché, n'offrant enfin qu'un léger grognement quant à ses derniers mots ; non, il ne sait plus vraiment et elle ne rate pas l'occasion de lui rappeler ô combien elle peut être mesquine, aussi fourbe que toujours. « Ça par exemple ! » Sa voix se perd dans l'habitacle de la voiture tandis qu'il freine comme s'il était le seul présent sur cette route, sa main valide rapidement portée jusqu'à son bras qu'elle vient de pincer, faiblement mais assez pour raviver la douleur qui peine à passer ; la faute à l'infection – au vu de la souffrance qui en émane – qu'il croit propagée. Et, tandis qu'on vient klaxonner, hurler, l'insulter en venant le doubler, il ne défait pas son regard de Jade, mains levées comme prête à une quelconque défense. Il n'en dit rien, sourcils froncés, sur ses traits une légère grimace teintée. « Maintenant... tu conduis et on prend à emporter. »
Pourtant, ses pieds ne s'activent pas, sa main ne retrouve pas le volant. Il l'imite seulement, se tournant légèrement pour permettre à son dos de caresser la portière après s'être assurée qu'elles soient toutes les deux fermées ; centralisation comprise, qui plus est. Il passe outre ce qu'elle vient de faire, faisant barrage à la manière dont vient lancer son épaule, il en oublie rapidement le pourquoi du comment pour n'offrir d'attention qu'aux paroles données lorsqu'ils commençaient à partir, toujours en plein milieu de la route, peu réactif à la vie extérieure. « Tu te rends compte que c'est un piège dégueulasse que tu me fais en voulant tout ce soir puisque tu sais déjà qu'il y a des choses qui ne se trouvent pas, surtout à cette heure-là. » Dit-il calmement, sans aucune pointe de colère, une patience légendaire, travaillée durant des mois et des mois, surtout à ses côtés. « Tu veux commencer tes questions pendant qu'on va chercher de quoi manger ? Ça te donne du temps d'en poser plus. » Des mots qui s'extirpent d'entre ses lèvres, des mots sincères qu'il vient assumer parce qu'il n'a pas d'autre choix que celui-ci ; davantage après s'être convaincu que oui, de toute manière, il lui devait bien des réponses. Il lui en devra toujours, après tout, et – parce qu'il l'aime – il saura tant bien que mal y faire face.

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MessageSujet: Re: la la land | jade Jeu 23 Mar - 21:57

La La Land
Elijah & Jade

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« Tu veux commencer tes questions pendant qu'on va chercher de quoi manger ? Ça te donne du temps d'en poser plus. » La brune pousse un immense sifflet d'air et s'effondre contre le dossier de son siège, passant les paumes de ses mains le long des traits subitement tirés de son visage par le cliquetis sonore du verrouillage des portes. Même gentiment exposé la phrase et le geste ont eut l'effet d'un grain de sel désagréable dans ce qu'elle considérait être la candeur sucrée d'un moment de naïveté enfantine. Un cailloux dans la godasse, un cheveux rêche et frisotté au bout de la langue qui ne sait pas vraiment comment se tourner pour formuler quelque chose sur le coup. Des questions ? Des questions... Elle ne sait même pas si elle en a vraiment des questions à son égard. Ce qu'elle a ce sont plus des phrases déjà construites, des perfidies toutes faites rongeant sournoisement son être, ayant alimentées tous ces instants de solitude pour les monter d'abord en rage et finalement les transformer en haine intarissable concernant leur épineux sujet. La colère est une maladie qui lui bouffe encore le fond de la gorge, un poison qui a fait monter un abcès énorme à absolument crever. Parce qu'il appuie, parce qu'il pousse dangereusement le ton de sa voix vers quelque chose d'étranglé, de renfrognée, bourré de hargne. Parce qu'il menace de péter dans une crise d'hystérie incontrôlée faisant voler en éclat le peu de fondations déjà bancales, déjà fissurées qu'il reste à leur relation. « J'suis pas conne j'sais qu'il est sept heures du soir m'enfin...J'ai pas d'questions c'était une menace en l'air pour déconner laisse tomber j'suis désolée c'était une bien belle idée d'merde.  » Les klaxons derrière eux commencent à lui foutre salement les nerfs - qu'elle tente de détendre dans des soupirs bruyants tandis qu'il relance son véhicule dans la circulation, coupant la route à un taxi jaune. « J'avais juste pas envie d'gâcher l'seul moment qu'tu m'accordes enfin alors maintenant est-c'que tu peux déverrouiller ces putains d'portes ? Tu d'vrais savoir que j'supporte plus d'être enfermée aujourd'hui. » La voix s'éteint et s'abaisse dans les graves pour se mêler aux vrombissements du moteur, seul bruit qui vient habiter cet habitacle devenu silencieux pendant une dizaine de minutes avant qu'ils n'arrivent au dit restaurant. « J'ai plus tellement faim alors prends c'que tu veux j't'attends dans la voiture. » Au fond, ça aurait été quelqu'un d'autre, un parfait inconnu, il s'en serait bouffé des tartes à n'en plus finir. Ça aurait été d'une violence extrême, d'une violence physique à en faire valser la morale. Elle l'aurait griffé, mordu tout en déchargeant dans des hurlements animales tout son saoul. Mais voilà, l'homme en question, c'est Elijah. Et ce, pour le meilleur comme pour le pire. Ça change donc beaucoup de choses : par exemple qu'elle soit à deux doigts de fondre en larmes plutôt que de se mette à vider son sac. C'est détourner la tête dans une moue fermée, le visage crispé. C'est ne plus le regarder mais se contenter de l'asphalte qui couvre la rue jusqu'à ce qu'il lui agrippe fermement le poignet. Une aiguille qui veut péter, claquer et refermer la plaie dans le maigre espoir, peut être, qu'ils puissent enfin passer à autre chose. « Quoi ? lâche moi ! Quoi qu'est ce qu'y a ? Oui c'est bon j'en ai des questions genre ça t'coutait quoi un putain d'message ou quelques nuits avec moi si tu considérais qu'on était encore ensemble ? Ça t'coutait quoi d'pas m'laisser toute seule dans cette ville après presque deux ans sans m'voir, après qu'j'sois venue juste pour ta gueule hein ? Est-c'que tu t'es même intéressé à c'que j'pouvais devenir ? A si j'avais un job ? Un toit sur la tête, à bouffer dans mon assiette dans ce motel miteux ? Si j'pouvais combattre l'alc... Non même pas ! Putain t'es grave con Elijah! T'es grave con ! T'pouvais pas t'contenter de déconner nan ?»


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MessageSujet: Re: la la land | jade Jeu 23 Mar - 22:32



la la land
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Les quelques éclats retrouvés se ternissent, ils viennent se briser aussi certainement qu'il perd son regard, braqué contre la rue qui défile dans un silence macabre, un calme des plus intenses qui l'amène à sentir ses épaules devenir lourdes, plus pesantes qu'elles avaient pu l'être fut un temps. Il la perd, à chaque seconde un peu plus et ça, sans même s'en rendre compte : jusqu'alors. Elijah essaie de braver la montagne, les falaises qu'il vient de dévaler bêtement et le ton qu'elle a pu employer avant qu'il ne démarre à nouveau lui laisse aisément le comprendre. Il n'existe plus rien, plus aucune issue à ce qu'il a provoqué, à ce qu'il provoque toujours et ça, depuis maintenant deux ans. Aussi, arrivé, c'est à son tour de poser l'azur brisé de ses prunelles sur les alentours plutôt que sur la cascade brune qui s'anime après quelques secondes, la voix cristalline de celle qu'il est allé récupérer brisant l'absence de son dans l'habitacle de la voiture stationnée. « J'ai plus tellement faim alors prends c'que tu veux j't'attends dans la voiture. » Il ne dit rien, venant se contenter de tourner à nouveau la tête, un léger souffle venant franchir la barrière de ses lèvres en premier signe d'agacement ; parce qu'elle ne lui laisse pas le loisir de faire les choses bien, parce qu'elle refuse de prendre en compte qu'il ne sait plus comment s'y prendre, lui qui s'était imaginé ces instants avec tant d'éclats pour constater qu'il n'est en rien le bonheur qu'il pensait être à ses yeux. Non, il est un enfer, la source même de la douleur morale, psychologique qu'elle porte. C'est l'idée qu'il se fait enfin de lui, l'idée de sa personne à l'égard de Jade qu'il vient ancrer dans sa tête, stupidement, pour ne rien changer finalement. Et, tandis qu'il aurait voulu accrocher naturellement son regard, il provoque ce dernier, laissant sa main se perdre sur le poignet de la Belle qui éclate ; chose à laquelle il aurait dû se préparer, chose qu'il savait inévitable sans pour autant pleinement y penser. Il la connaît, pourtant, il la connaît par cœur.
Puis, le sac s'ouvre, il vient décharger tout ce qu'il contenait jusqu'à maintenant, ces nombreuses interrogations perdues dans les limbes d'une absence douloureuse ; il le devine aux larmes qui perlent sur ses joues, à la manière dont sa voix se brise et l'amène à se sentir honteux, plus que d'ordinaire. Aussi, il en détourne le regard, s'enfonçant dans son siège tandis que les mots viennent heurter le cœur sombre du mercenaire ; meurtri et pourtant – grâce à elle, ce soir – bien en vie. Car ses battements commencent à se faire ressentir, à frapper la cage thoracique qui va et vient, rapidement. Il s'emballe, manque quelques notes avant que le silence ne vienne à nouveau s'abattre, torture sulfureuse pour l'esprit qui panique. Et comme pour parfaire le supplice qu'il tente de vaincre, lorsqu'il ferme les yeux, ce sont tous ces souvenirs si longtemps chéris qui lui reviennent : halo de bonheur perdu par ses fausses routes. « Je suis désolé. » C'est le murmure qui vient se perdre entre eux deux, dans cette atmosphère plus lourde qu'elle n'aurait dû l'être, détruite par sa manière d'être ; oui, il est con. Puis, toujours rien, quelques souffles brisés contre les vitres fermées. Elijah se redresse, légèrement, venant tenter de faire face à la brune qui l'accompagne, tentant à nouveau une main sur les siennes en de maigres caresses fragiles. « Jade... ; son prénom se perd dans l'instant, complainte qui – malgré toutes les excuses qu'il aurait aimé lui faire – se fracasse en un doux sourire à nouveau logé sur ses lèvres bien que son regard soit encore fuyant, ailleurs. Viens au moins prendre un petit menu, ça t'évitera de te noyer dans les pop-corn. »

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MessageSujet: Re: la la land | jade Dim 2 Avr - 23:05

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Are you shining just for me ? There's so much that I can't see.

Le plomb rond du silence qui remplace la détonation des cris hystériques s’immisce entre des dents serrées par les émotions ; crocs qui ont encore un peu envie de mordre, de déchiqueter la chair de marbre qui trône à côté de cette pathétique planque réduite à un siège de cuir, cerclée par les cadenas imposés de cet habitacle à la limite de l'hermétiquement clos. L'angoisse monte encore par la capture, des soubresauts nerveux s'invitent le long de la cage thoracique qui se sent incroyablement comprimée malgré le tissus ample de la robe qui se froisse; ce sont des éclats amers de la conscience de la situation, des sanglots et des rires ironiques comme les ersatzs merdiques d'un désespoir depuis trop longtemps subi et réprimé. Elle s'en rend compte ; elle n'a même plus la force d'exploser comme il le faudrait. Elle n'a même plus les ressources nécessaire afin de caser quelques gifles verbales, quelques phrases acides dans sa gueule impassible qui ne fait que se baisser pour contempler, d'une pupille injustement vide, les enfers dans lesquels ils baignent. Épuisée, elle vient de tout donner, de tout décharger d'un coup comme la jouissance rapide d'un puceau en mal d'amour. Elle qui avait tant à dire pourtant, tant à faire, tant à étaler. Le texte préparé depuis les premières crises de colère solitaires s'est dilapidé dans la panique, il s'est résumé, s'est mal monté et s'est mal coupé comme pondu par un journaleux, oubliant les arguments et toute la structure ordonnée qu'elle avait donné à ses reproches. Ça a pété, l’abcès s'est percé et il laisse désormais une ambiance suintante de regrets. Alors elle chiale. Alors Jade pleure pour sortir tout le pue dégueulasse de remords qui baigne encore en elle. Et il l'attrape, il ne veut pas qu'elle se tire, il ne veut pas qu'elle lui échappe, qu'elle batte de ses ailes un peu trop fort pour s'extirper de cette cage, de cette prison de mains masculines bien à même de la maîtriser et de la retourner là si l'envie le prend. Parce qu'aujourd'hui il a décidé qu'elle était sienne, parce que ce matin il s'est réveillé habité enfin par le souvenir de son existence. Il est sorti de sa routine, de l'odeur des armes et du sang pour sentir la fin de l'hiver et le début des beaux jours, l'appel de la nature, l'agitation des tourtereaux sous les cœurs de carton des enseignes commerciales. Aujourd'hui elle est sienne et ce pour le nombre d'heures nécessaires à ce dont il a besoin avant de repartir ; parce qu'il le lui a dit la dernière fois qu'ils se sont vu : il est un connard et connard il demeure. Égoïste animal qui délaisse la tanière par instinct de chasse ; loup solitaire qui ne s'approche de la meute que dans l'espoir de grailler quelques miettes par faim naturelle de contact avec ses congénères. Il a enfin besoin d'elle au bout de deux mois et il la réclame sans rebondir, feignant d'ignorer ses dires pour la survie vitale de leur espèce.
Parce que dans le fond elle le sait. Qu'elle approuve ou non le résultat demeurera le même ; il repartira après cette saison des amours ; il la laissera à nouveau pour grogner et fendre la nuit, il la laissera à nouveau désemparée, prête à hurler à la pleine lune pour l'appeler. Et elle attendra, pauvre idiote qu'elle est, fausse prédatrice qui menace d'une patte de velours. Le choix est donc simple, il s'impose à son esprit tandis qu'elle lui fait face durant de longues minutes. Subir, subir comme un viol de la conscience, comme un rapt de sa liberté, savoir que la chute est inévitable mais consentir à la vivre de la façon la plus douce possible.
Jade met fin au suspens en acquiesçant avant de renifler et d'essuyer ses larmes. Elle sort de la voiture serrant un peu son manteau autour de son ventre noué, lui emboîtant le pas en faisant claquer maladroitement ses talons avant de s'arrêter pile devant le comptoir fumant où s'activent les serveurs et les cuisiniers, hélant des ordres dans cette langue qui leur est propre. Elle se détache de lui qui prend la commande, tentant de piger quelques chose au système des menus. Elle, elle contemple le vestige rougeoyant de ses yeux, ce maquillage coûteux qui déborde et qu'elle essaie de maîtriser avec ce qui se trouve dans son sac à main. Autant vivre ces instants en lui laissant un souvenir qui le poussera à revenir. « On va prendre le menu A, à emporter merci. » Elle se décide finalement à intervenir en arrachant la carte des mains d'Elijah avant de sortir sans autre phrase pour s'en griller une, tournant le dos au restaurant.
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MessageSujet: Re: la la land | jade Lun 17 Avr - 0:43



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Les ombres reviennent, plus dures, plus menaçantes. Elles s'installent, ciel orageux à même l'habitacle qu'ils peinent à quitter après ces dires, après cette nouvelle tempête qui – il le sait – ne se calmera peut-être pas. Parce qu'elle est l'imprévisible, cette source de hasard tellement vivifiante pour les sens, pour l'esprit qui reste aux aguets, dans l'attente d'un signe, d'un seul mouvement – quel qu'il soit – pour pouvoir s'avouer parer à ce qui l'attend. Mais rien, pour l'instant rien ne vient ; par sa faute, en vérité. Car ses perles claires ne prennent pas le risque de rejoindre celles de la jeune femme, parce qu'il craint ses larmes et les conséquences qu'elles peuvent avoir sur son humanité, sur ce qui n'a de cesse de remuer à chaque fois qu'elle se tient là, si près de lui ; et pourtant si loin, ce soir. C'est un faussé qui se créer, qui se creuse malgré l'unique frein à main qui les sépare encore. Alors oui, finalement, il porte son regard sur la silhouette féminine, souvenir bien plus radieux de ses rêves embrumés. Ça lui arracherait presque un sourire, de la satisfaction si l'expression de la Belle ne s’avérait pas aussi dure. Il constate l'impact de ses erreurs, l'intensité des maux infligés par son départ, par ses écarts. Il est stupide et, finalement, il ne le sait que trop bien. Parce qu'il l'a été dès lors sa vie mêlée à la sienne, rongeant chaque parcelle de bonheur, réduisant à néant chaque centimètre d'une possible liberté. Jade est vouée à mourir, là, dans l'attente d'une vie simple aux côtés du seul homme qui n'y parviendra jamais ; c'est ce qu'il imagine, la manière dont il voit les choses, dont il voit les souhaits de l'ancienne rouquine toujours immobile sur le siège passager, ça jusqu'à ce que les tensions ne se fassent trop lourdes. Parce qu'elle quitte cet halo tortionnaire, cette prison de souvenirs et de questions, ce mausolée dénué de toutes réponses pourtant nécessaires mais encore sans voix. Elijah baisse le regard, une fraction de secondes, secouant même la tête, chassant ses démons, toutes ces voix qui vont et viennent, qui hantent et déchirent, cette folie derrière les murs, tapis dans les recoins de son âme comme avide, désireuse du passage du spectre de ses ténèbres. Elijah doit vaincre ce nuage opaque, cette tendance destructrice qui n'a fait que le blesser jusqu'alors. Ouvrir les yeux, c'est ce à quoi il s'initie, rejoignant enfin la jeune femme, pénétrant entre les murs où s'entasse toute une culture dont il n'est pas forcément fan – en bon intolérant qu'il peut être envers ce qui diffère de ses origines ; directes comme appropriées par le temps. Chose que Jade sait, détail qu'elle connaît – sûrement mieux que quiconque – assez pour lui venir en aide, prenant de l'avance sur lui et ses réflexions après quelques minutes, prenant les commandes pour, dans un geste qu'il ne connaît que trop, tourner les talons en direction des légères rafales qui s'invitent encore dans les rues de Chicago, plus légères mais bien présents, cet air froid habituel depuis la tombée de l'hiver désormais plus que tardif et, avouons-le, bien assez tenace. Il prend sur lui en parvenant à hauteur de la nouvelle brune, ravalant cette légère colère qu'il sent monter ; non pas contre elle mais contre sa propre personne, cherchant à faire taire toute cette rancune qu'il se porte quant à ses choix, tous plus stupides les uns que les autres, d'ailleurs. Et malgré cette absence légendaire de sang-froid de sa part, il y parvient, s'essayant à un sourire, cherchant ses cigarettes dans ses poches pour imiter sa bien-aimée. « C'est quoi 'le menu A' ? » Demande-t-il, tentant un accent mal fait de la culture qu'ils viennent de quitter momentanément : le temps de préparation en somme.

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MessageSujet: Re: la la land | jade Sam 6 Mai - 0:12

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Elle écrase le cul de la clope contre l'épaisse couche de rouge à lèvre en excès sur la grande bouche charnue. Elle inspire. Profondément. Elle capture la pollution morbide entre ses poumons, détruit un peu plus encore les alvéoles qu'il leurs reste pour recracher des filets de fumée plus encrassés que les précédents qui se sont déjà évanouie dans l'air ambiant. Elle sent son ventre se gonfler, doucement, pour capter plus d’oxygène qu'elle ne garde que quelques secondes pour l'expulser aussitôt sans ménagement dès que le bâton de nicotine se consume de plusieurs millimètres. Jade regagne un immobilisme que l'homme, caché derrière la façade de la boutique, ne lui connaît pas. Une fixation du corps et de l'esprit dans une pensée tortueuse s’égrainant sous la tignasse sophistiquée. L'hyper active enchaînée, piégée dans ses raisonnements tiraillés, partout, fatigués surtout. La jeune femme rejoint la route de ses yeux. Contemple les blocs de béton devant elle, ce quartier qui ne cesse de vivre malgré ceux qui crèvent de l'intérieur. Elle cligne pour balayer ce qui se planque encore sous sa rétine. Un voile amer de battements de paupières pour planquer tous les problèmes. Faire le ménage dans le bordel que peut être sa tête pour l'instant, prendre la rancœur et l'enfermer à la cave, tirer la paranoïa par le bras pour qu'elle se punisse dans un coin. Ne pas penser au lendemain, dépoussiérer les souvenirs futurs de ces moments de solitude à venir, ces instants capables de provoquer en elle la pire des barbaries. Il faut qu'on parle mais plus tard...plus tard.
La cigarette déverse ses cendres au sol tandis que Jade laisse tomber ses peines. Vide, parée à être reprogrammée pour cette soirée, elle regarde d'un œil envieux un couple qui marche sur le trottoir juste en face. Deux jeunes. Deux cons inconscients qui s'esclaffent à en faire trembler les enseignes des commerces devant eux. Elle a la vingtaine, lui semble un peu plus vieux. Il la bouffe du regard comme un oiseau de proie. Elle, elle l'admire comme une gosse. Ils s'embrassent, se tiennent la main, discutent. Ça paraît simple. Ça paraît con un couple vu de loin comme ça. Mais lui évidemment il a pas envie de tuer des gens, il a pas un truc qui lui gronde dans le bide avec le temps, qui le supplie de choper à la gorge le premier venu pour le mordre jusqu'à plus soif pour finalement vouloir se péter la mâchoire et les crocs de bête parce que submergé par la honte. Elle, elle a pas envie de se faire arracher, brutaliser au pieu, elle a pas envie de se faire mordre à sang pour se sentir vivante, elle s'est pas faite enlever ni séquestrer, elle a pas perdu son gosse...Nan. Eux ils vont se séparer au premier coup de vent, à la première tempête, au moment où il lui dira qu'elle a pris du cul et qu'elle lui dira qu'il bande mou. Ils résistent pas eux.
« C'est quoi 'le menu A' ? » Un accent chinois brisé par les éclats rocailleux d'une voix grave s'élève derrière elle, la tirant de ses songes presque satisfaits à présents. Jade a un mouvement de recul, jugeant du regard la prestation avant de laisser ses joues tirer sur le coin de ses lèvres. Avant de laisser ses lèvres tirer sur sa mâchoire pour qu'elles sortent un éclat de rire franc qui ne veut pas s'arrêter. Une lueur qui se mêlent à des petites tapes dans le bras masculin. « T'es con sérieux. N'importe quoi ! » un bras qui se mélange aux siens, qui accueille la chaleur soudaine de son bassin contre le sien, de ses doigts contre son torse, de sa voix contre son cou. « Tu m'as manqué tu sais... » Ses paumes viennent derrière la chevelure bouclée du mercenaire pour qu'il prenne bien garde à la sincérité de la phrase. « Repars pas comme ça, c'est tout c'que j'te demande. »
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