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  Behind every door is a fall - Kurtis

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MessageSujet: Behind every door is a fall - Kurtis Lun 27 Fév - 13:32





Behind every door is a fall
Kurtis & Taylor


8 Février

J’ouvre un œil, puis l’autre. Enfin, j’essaie. J’ai l’impression que mes paupières sont collés de fatigue, que je ne réussirais jamais à les relever. Pas avant des heures en tout cas.
Pourtant, une légère lumière filtre au travers, rien d’aveuglant mais qui me trou le cerveau de douleur quand même.
Bouge pâteuse, mal de crâne en vie, mes souvenirs qui se ramollissent d’un coup et qui ne réussissent pas à s’imbriquer les uns aux autres… Putain, ça sent la très lourde gueule de bois.  
Je me redresse difficilement, essaie de me réveiller avec la grande tentation de me dire « fuck, j’me rendors » et tchao bye monde cruel de la réalité. Mais un élément m’interpelle. Plusieurs même.
Tout d’abord, l’environnement.
Rangé – si on n’compte pas des fringues un peu éparses partout -, lumineux… spacieux. Rien à voir avec MA chambre.
Ensuite, ma tenue. C’est-à-dire : A poil. Rien sur le corps, nue comme un verre, dans des draps bleus. Je me retourne et contemple le dos d’une inconnue. Peau caramel. Cheveux courts.
Les souvenirs me reviennent, uns à uns. La dispute avec Milo, les quelques jours écoulés et le besoin viscérale de se prendre une bonne cuite. D’oublier, de me perdre dans l’alcool mais aussi dans des draps. Peu importe lesquels. Parce que ma vie est entrain de prendre un tournant qui ne me plait pas, qui m’angoisse et me plonge dans une merde noire. Et enfin, son prénom me revient : Yaëlle.

Je me souviens à peine de cette soirée, seulement ma rencontre, les quelques mots échangés. J’aperçois quelques échanges qui n’ont rien eu de prude, dans les chiottes du bar, puis dans sa bagnole pour finir dans son pieu. Un vague sourire étire mes lèvres. Je ne sais même pas quelle heure il est et ça fait du bien de vivre hors du temps, sans se poser plus de questions, sans se demander ce que j’ai à foutre dans la journée. Jours de repos et je compte bien en profiter. A la seconde où je m’apprête à m’affaisser de nouveau dans ce matelas ultra confortable, une poussée d’intuition se manifeste. Le genre de geste que vous faite comme si un signe venu d’on ne sait où, vous pousserait à le faire. Au cas où. C’est pas une habitude mais une sécurité.
Je plonge la main dans mon sac qui est juste à côté du lit et regarde mon portable. Pas de nouveau message, juste des alertes des réseaux sociaux.
Puis le second. Un cellulaire noire, rectangulaire et épais.

Et là, ça n’est pas la même chanson.
Deux nouveaux messages.
Un pour me donner RDV. Un pour me rappeler que ce dernier sera en avance et que j’ai intérêt à l’être aussi.
Mon sang se glace, j’ai brutalement la tête qui tourne et le cœur qui bat à tout rompre. Mais quand je vois l’heure du premier message et du dernier, c’est la mort que je sens s’inviter sous les draps.
Il ne me reste qu’une heure, à peine, pour partir d’ici, cavaler jusqu’à chez moi pour récupérer l’argent et arriver à l’heure au point de rendez-vous.
60 minutes où va se jouer ma vie, mon existence. 60 putain de petites minutes qui me donne aussitôt la gerbe.
C’était pas prévue, pas pour aujourd’hui, ce connard a au moins trois jours d’avance.
Ou pas ? J’ai pas de calendrier sous la main, j’sais même plus quel jour on est et avec tout ce qu’il s’est passé ces derniers temps, j’serais pas surprise de voir que je suis complètement décalé.

Je saute du lit, réveille peut-être Yaëlle mais avec l’angoisse qui m’oppresse, j’en ai rien à foutre. J’enfile mon jean, mon tee-shirt, mes baskets en un temps records, omettant même mon soutif, mes chaussettes et mon boxer qui traine encore quelque part dans la chambre. Pas le temps de chercher, chaque secondes écoulés sont des secondes en moins pour arriver dans les temps.

- Tu t’en vas déjà ?

Sa voix me parvient, je l’écoute à peine. Le sang bat à mes tempes.

- Ouais, désolée.

Elle réplique quelque chose, je ne la regarde même pas. Comme une sale conne que je peux être en cet instant. Je chope ma veste, mon sac et cours directement vers la sortie, me cognant la hanche contre le bord d’une table. Je jure, je serre les dents, larmes aux yeux et dévale les escaliers trois par trois.
Quelle heure il est ? 16 heures ? 17 ? J’ai dormis autant ?
Il caille bordel de merde. Je glisse sur une plaque de gel, me rattrape au poteau et cavale jusqu’à la bouche de métro. Je subis le temps qui défile et le véhicule qui stagne. Le trajet qui est censé duré 10minutes, devient une torture de 20.
Dix minutes en moins.
South Side, trois étages, appartement.
Je déboule dans ma chambre comme une furie, déboite le double fond de mon armoire et en sort un petit sac de sport.
Et je fais rapidement le compte. A défaut d’être bordélique dans ma piaule, je prends toujours soin d’être organisé pour les affaires importantes.
Et CA, s’en est une. Je sais que toutes les liasses comportent 50 billets de 20$ pour chaque.
Mais quand j’fais le calcule et que je vois tout ce qu’il manque par rapport à la dernière fois… Il va tout simplement me tuer. Ou tuer mon frère. Ou les deux.

- Merde !

Je gueule, tape du poing sur le matelas et remballe le tout. J’ai ni le temps de chialer, ni le temps de vomir. Parce que ce temps perdu, va me coûter bien plus cher que ces billets en moins.
Je repars dans une cavale monstrueuse où j’ai la sensation que mes poumons ne sont plus capable d’emmagasiner la moindre goutte d’air tant ils sont oppressés par mes efforts. J’ai peur, j’angoisse bien trop et je divague entre survie et lâcher prise.
Dans le pire des cas, qu’est-ce qu’il peut se passer ? Il va faire quoi, me planter ? C’est à se demander si c’est pas la meilleure solution avec toute cette merde que je traine avec moi ces derniers temps.
Et à côté de ça, j’ai peut-être pas envie de crever maintenant.

Quoi qu’il en soit, je déboule comme une furie au lieu de rendez-vous… un vieil entrepôt où les grilles sont cadenassées. Je regarde à droite, à gauche, personne. Pas étonnant, ce lieu est paumé. Rien de tel pour vous faire imaginer les pires scénarios. Le type pourra me faire tout ce qu’il veut que personne n’entendra, ni ne verra.
Charmant. Putain.

Sans difficulté, je passe par-dessus les grilles, sac en bandoulière avant de trottiner vers le lieu de rendez-vous. « A koté de l’entrepo, là ou y a les arbre et la bagnole cassé »
L’orthographe, on en parle ou pas ?
J’savais pas qu’ils étaient le cliché des bikers illettrés. Sincèrement, j’ai même pas envie de savoir s’ils sont tous comme ça ou non.

Et il est là. Le type j’veux dire. Je regarde aussitôt ma montre, j’suis pas en retard. Mais lui est en avance… donc j’suppose que dans leur putain de logique, si, j’suis à la bourre.

- Désolée, j’ai fait au plus vite.

Mais il doit en avoir rien à foutre. Tout comme de savoir pourquoi j’ai mis « tout ce temps ». Je me défais aussitôt de mon sac en bandoulière et lui tend, profitant de ce court instant pour le dévisager.
J’le connais, enfin, je l’ai déjà vu. Généralement, c’est lui qui s’occupe de ce que je leur dois, qui me donne rendez-vous. Et quoi qu’on dise, il m’fout la trouille et ça, c’est l’effet du cuir et de ses sales paroles qui claquent comme un fouet autour de nous.
Je glisse mes mains glacées dans mes poches, déglutissant discrètement, la peur au ventre. J’ai une chance sur deux.
Soit il se casse sans regarder et j’suis tranquille pour les deux prochaines semaines. Soit il prend le temps de compter et j’peux être certaine qu’il va m’en foutre plein la gueule.
Et entre me faire défoncer la tronche maintenant ou dans 15 jours, je n’sais pas ce que je préfère, là tout de suite.
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MessageSujet: Re: Behind every door is a fall - Kurtis Mer 1 Mar - 12:29





behind every door is a fall - Kurtis
#taylor
#kurtis

Ca l’emmerde profondément d’être ici. Mais MadMax lui a confié une mission et il ne peut pas se permettre le moindre faux pas. Après l’incident stupide des ukrainiennes de l’autre fois. Il faut qu’il redore un peu son blason et s’il faut en passer par aller faire chier Taylor, alors c’est ce qu’il va faire. Il n’a rien contre cette fille. Elle est réglo, ne le regarde pas de haut et il est même parfois flatté de voir qu’il l’intimide un peu. Bien qu’il n’en joue pas habituellement plus que ça. Bon, en même temps, ce n’est pas sa pote non plus et il ne lui doit rien. N’empêche qu’il espère ne pas avoir à en arriver à la malmener pour lui soutirer des informations qui pourraient s’avérer précieuses pour le club…
Il gare sa bécane dans une ruelle près du lieu de rendez-vous qu’il a fixé à la petite brunette et place sa béquille. Il a repris la moto il y a quelques jours seulement et n’en peut plus de bonheur. Évidemment, il se montre prudent et évite les acrobaties, mais d’avoir les mains sur son guidon, le cul sur sa selle et le vent en poupe ça vaut tous les sacrifices du monde. C’est presque mieux qu’une partie de jambes en l’air. En tout cas, c’est clairement mieux qu’une séance de branle en solitaire. De toute façon, il n'a plus d'autre alternative de conduite puisque la bagnole de feu son père l'a lâché pour de bon. Paix à son âme...
Le Prospect s’éloigne de son engin en s’allumant une cigarette et se rapproche de l’entrepôt, cherchant un bon spot pour voir la fille arriver, assurer ses arrières et ne pas être vu par les passants. Il est en avance par rapport à l’heure fixée et prend le temps de faire le tour du bâtiment avant de sortir un brurner pour envoyer un message à Taylor.
"A koté de l’entrepo, là ou y a les arbre et la bagnole cassé"
Il termine sa clope, fourre son portable dans la poche de son veston de cuir et s’adosse à la carcasse de la voiture qu’il vient d’évoquer dans son message. Il est protégé du vent frai qui souffle avec force ce soir par les quelques arbres et le mur du vieux bâtiment, plongé dans l’obscurité.

Il prend son mal en patience, laisse ses pensées dériver. Il pense à Meghan. Meghan qui recommence seulement à répondre à ses SMS mais refuse encore de prendre ses appels. Baby steps, comme ils disent… Elle n’a pas bien vécu de découvrir plusieurs semaines après les faits qu’il se soit fait tirer dessus. Il peut comprendre. Il détesterait qu’elle lui cache des choses. Des choses aussi importantes qui plus est. Si quelqu’un avait fait le moindre mal à sa jumelle, il se serait assuré que cette personne paie au centuple… Il n’aurait plus été capable de dormir avant d’avoir mis la main sur le responsable pour le massacrer.
Il sort son propre cellulaire cette fois et décide d’envoyer un texto à sa sœur, histoire de lui demander ce qu’elle fait ce soir. Elle est au Texas en ce moment, pour un défilé de lingerie. Ca le fait chier qu’elle soit si loin. SI elle vivait à deux pas, il ne lui aurait pas laissé le choix et ce serait pointé sur le pas de sa porte jusqu’à ce qu’elle lui ouvre pour qu’ils puissent s’expliquer et renouer. Il déteste qu’elle lui fasse la tête. Il ne supporte pas de la savoir en colère contre lui…  

Le Prospect est arraché à ses pensées par des bruits de pas. Les mains de nouveaux enfoncées dans les poches de son veston, il tourne la tête pour apercevoir Taylor arriver d’un pas pressé. Il devine à sa respiration qu’elle a essayé de se presser. Ca lui plait. Ca flatte son égo souvent malmené par les Kings, son patron et sa propre famille… Mais Kurtis relativise assez vite. Ce n’est pas lui qu’elle craint vraiment, c’est le club qu’il est là pour représenter.
« Désolée, j’ai fait au plus vite » lui lance-t-elle en guise de salutation.
Il ne répond rien. Kurtis ne bouge pas d’un poil. Il se contente de la regarder, conscient que ça la mettra mal à l’aise. C’est cruel, il en a conscience, mais en même temps, c’est un peu jouissif. Pour une foi qu’il est en position de force… En même temps c’est ridicule, elle doit faire la moitié de sa taille et 45 KG toute mouillée. Bref.
Il tend la main pour qu’elle lui remette le sac qu’elle transporte et qui contient l’argent qu’elle doit au club. Enfin son frangin. Kurtis comprend pas trop pourquoi ce n’est pas lui qui gère mais c’est pas son souci. Il est juste là pour récupérer le bien des Kings et fermer sa gueule. Le Prospect renifle et fait doucement glisser la fermeture éclaire du sac pour observer son contenu et le compter.
Du coin de l’œil, il voit la file se tendre et puis commencer à passer nerveusement d’un pied à l’autre. Kurtis n’est pas très bon en calcule mais, il devine à son attitude que le compte n’y est pas. Il sort une liasse et fait défiler les billets distraitement, jetant quelques coups d’œil à Taylor qu’il surprend plusieurs fois à ouvrir la bouche pour finalement la refermer. Elle veut se justifier, c’est clair.
Alors finalement, il s’interrompt, soupir et plonge son regard clair et apathique dans le sien.
« I’ manque combien ? » lui demande-t-il de but en blanc. « Et j’veux pas savoir pourquoi il en manque. J’te demande juste de combien t’es short, OK ? »





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MessageSujet: Re: Behind every door is a fall - Kurtis Mer 29 Mar - 10:43





Behind every door is a fall
Kurtis & Taylor


Il ne me répond rien et je ne m’attendais de toute façon à rien. Mais même en ayant conscience de ça, je me fais clairement dessus. Mon cœur palpite, tambourine violemment et je l’entends battre à mes tempes. C’est à se demander s’il ne résonne pas dans tout l’entrepôt. Je suis sur le qui-vive, craignant bien trop à ce qui prenne le temps de compter minutieusement ce qu’il pense être le compte. Le type prend son temps, me fout cruellement mal à l’aise mais j’essaie de garder bonne figure, d’avoir l’air détendu.
Mon cul, j’ai l’air de rien d’autre qu’une nana qui pense que sa dernière heure est venue ce soir. Cette nuit, près d’un entrepôt dégueulasse et dont on découvrira le corps dans seulement deux semaines.

Parce qu’il ouvre la putain de fermeture éclair. Il ouvre et il regarde à l’intérieur, juge le contenue du sac.
Je suis dans la merde, je ne me dis pas qu’il vérifie juste qu’il y a bien les billets mais me dit ausstôt qu’il va sentir qu’il y a une couille quelque part. Je serres les dents, prend sur moi, garde les mains fermement dans mes poches alors que je serre les poings à blanc.

Il prend une liasse de billet, je m’apprête à me vendre comme une petite merde, à m’excuser, que je ramènerai le double la prochaine fois mais je referme brutalement les lèvres. Il fait défiler rapidement les billets devant son nez, je m’arrête de respirer.
Putain, j’lui dis ou pas ? Est-ce que j’lui balance la vérité ?
J’me dis que ça serait le mieux plutôt qu’il devine l’embrouille tout seul. J’me dis que si je ne le fais pas de moi-même il va me le faire payer au centuple.
Illettré, certes, mais foutrement dangereux. Je sais très bien que j’pourrais jamais négocier un concours de dictée pour qu’il me laisse la vie sauve.
Je danse d’un pied sur l’autre, le plus discrètement possible, essayant d’avoir l’air naturel… Mon cul.

Il s’interrompt brutalement pour soupirer.
C’est bon ? C’est passé ?

- I’ manque combien ?

Sa phrase résonne comme une bonne vieille gifle dans mes tympans.
Je suis dans une merde noire. L’impression qu’un gouffre s’ouvre brutalement sous mes pieds et que je vais terminer le cul direct en enfer.
Connerie, puisque j’y suis déjà. Et un des sbires du Diable se trouve en face de moi, certainement prêt à m’éclater la gueule en dix.

- Et j’veux pas savoir pourquoi il en manque. J’te demande juste de combien t’es short, OK ?

Je déglutis, baisse le regard avant de le planter dans le sien, non sans ressentir un long frisson d’effroi. Au fond de moi, c’est comme si j’étais préparé à accepter ce qui allait suivre, à accepter la balle dans la tête qui m’attend. Et d’un autre côté, non, je ne suis absolument pas prête à crever ce soir. La mort, je la côtoie pourtant tous les jours à la morgue aux côtés de Fuller. Je la vois passer sous différentes formes, des pires aux plus douces et pourtant, ce soir, je la crains comme jamais je n’ai craint personne.

Je tousse dans le creux de mon poing avant de lâcher d’une voix enrouée :

- Quatre liasse, donc, quatre mille.

Quatre mille dollars en moins que d’habitude.
Quatre mille raisons de plus de me buter dans la seconde.

Mais j’enchaine, j’essaie de me donner un peu plus de temps ou peut-être simplement de le convaincre.

- Je sais, j’ai merdé mais vous aurez le double au prochain rendez-vous.

Une bien belle grosse connerie que je lui débine là alors que je ne suis même pas certaine de mon coup mais peu importe. Je mettrais les bouchées doubles, quittes à me caler dans ces putains de rues dégueulasses et humides tous les soirs pour vendre plus que je ne le fais d’habitude. Il en va de la vie de mon frère, de la mienne.
J’emprunte un visage résolu certainement teinté d’une pointe d’angoisse, ne serait-ce que dans la voix.

- Je dois voir deux gros clients cette semaine.

Comme pour justifier ce que je suis entrain de lui raconter.
Comme s’il en avait quelque chose à foutre. Et pourtant, comme il me l’a demandé, je ne me justifie pas, je n’essaie pas de défendre ma cause en lui racontant toutes les merdes qui me sont tombées sur la gueule puisqu’il n’écoutera pas, n’en aurait rien à carrer. Je ne cherche pas sa part d’humanité, je me contente simplement de faire face à cette démence qui doit habiter tous ces bikers de merde pour se croire au-dessus des lois, au-dessus de nous tous en nous imposant leur guerre à la con entre les gangs, en nous imposant leurs façons de voir les choses.
La haine enflamme mes veines, aussitôt refroidit par la peur lorsque je croise de nouveau le regard du tatoué.
Ma vie se joue sur ces quelques micros secondes où mon cœur cesse de battre.  
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MessageSujet: Re: Behind every door is a fall - Kurtis Dim 2 Avr - 18:04





behind every door is a fall - Kurtis
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Des bourdes, il en fait tous les quatre matins, depuis qu’il est tout gosse. Il sait parfaitement décrypter l’expression d’une personne qui n’est pas tranquille et qui a chié dans la colle. Et puisque le but de cette rencontre (du moins d’après la gamine) c’est de lui filer du blé, il se doute que le souci, c’est qu’il y a pas suffisamment de blé. CQFD. Quoi que ça veuille dire cette saloperie d’acronyme. Bref, Kurtis préfère ne pas perdre de temps et lui demander de combien elle est short. C’est une bonne chose. Pas pour elle, mais pour lui. Et donc pour le club par extension. L’argent, elle le leur fournira et il va lui demander des intérêts pour la forme… A moins qu’il décide de la rendre plus redevable encore et de lui en faire cadeau. Pas des quatre milles boules, faut pas abuser, mais des intérêts pour retard de paiement. Bref ! Elle lui sera redevable et c’est exactement ce qu’il lui faut…
Kurtis n’a pas du tout envie qu’elle comprenne que c’est lui qui est en demande, lui qui a besoin de son aide ce soir. L’argent n’est qu’un prétexte pour la rencontrer. Le fait qu’elle ne soit pas parvenu à rassemblé la somme réclamée par le club tombe à pic. Et ce n’est pas pour se vanter, mais le Prospect prévoyait que les choses tourneraient exactement de cette façon. En revanche, il n’imaginait pas que Taylor soit aussi short que ça.
« Je sais, j’ai merdé mais vous aurez le double au prochain rendez-vous » lui promet-elle, avant de lui glisser qu’elle doit voir deux gros clients cette semaine.
Mais Kurt continue de la dévisager avec un scepticisme évident. Finalement, il pousse un autre soupir et referme sèchement le sac.
« Ça va pas l’faire… »
Il laisse tomber le sac sur le sol, entre eux et toise la petite brune qui se tasse sur elle-même. Du moins c’est l’impression qu’elle donne… Et c’est pas peu dire vu qu’elle est déjà minuscule par rapport au Prospect. Il se sentirait presque mal de lui faire un coup pareil. Presque… Parce que s’il n’assure pas, MadMax va lui tomber sur le coin de la gueule et il préfère que ça n’arrive pas. Dommage pour elle…

« J’sais bien qu’les rendez-vous sont un peu aléatoires et s’il t’avais manqué 400$ j’aurai pu comprendre et t’laisser un délai. Mais 4 000  boules ? T’as sacrément merdé ouais » reprend-t-il en attrapant une clope, plaçant l’autre à l’arrière de son pantalon.
Justement là où il pourrait planquer une arme… Ce que n’est pas sans savoir la brune qu’il voit pâlir. Ça lui rappelle un peu la fois où il a tenté de braquer Savannah (une autre médecin tiens !) à l’aide d’un simple téléphone portable planqué dans sa poche… Y a plus qu’à espérer qu’il obtienne plus de résultat avec sa manœuvre de ce soir.  
« T’sais c’que ça laisse penser ? » Mais c’est une question rhétorique et Kurt attend de voir sa bouche s’ouvrir pour lui couper l’herbe sous le pied et répondre à sa place. « Ça laisse penser qu’tu nous prends pas tellement au sérieux… Cherche pas à t’défendre. I’ t’manque 4 000$, petite. Ça veut dire qu’tu t’es pas pressée. Ça veut dire qu’tu penses qu’tu peux faire ton business comme tu l’sens et qu’t’estimes pas avoir de compte à rendre. »
Il attend une réaction de sa part avant d’enchainer, la clope au bec.
« Non mais t’vois un peu l’image qu’ça donne ? » la questionne encore le motard, soufflant sa fumée en direction de son visage. « C’pas une image qui nous plait ça… Mais c’p’t-être not’ faute. P’t-être qu’on a pas été assez clair dès l’début. Tu crois qu’on n’a pas été assez clair Taylor ? T’as b’soin qu’j’t’aide à réaliser à quel point c’est sérieux ? C’pas un souci pour moi. J’ai toute ma soirée. T’es p’t-être du genre à qui faut expliquer longtemps…et bien insister pour que ça s’imprime dans ta grosse tête… »
Et là-dessus, il baisse les yeux sur ses mains lourdement baguées. Pas besoin de poing américain pour lui, il est équipé. Le message doit être parfaitement clair maintenant. Pour s’en assurer, il relève ses yeux clair vers Taylor, dans l’attente d’une réponse.  



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MessageSujet: Re: Behind every door is a fall - Kurtis Mer 5 Avr - 3:00





Behind every door is a fall  
Kurtis & Taylor


- Ca va pas l’faire…

Mon cœur me tombe dans l’estomac avec la même lourdeur que le sac qu’il lâche sur le sol.
C’est foutu, je suis foutue. Instinctivement, je me tasse sur moi-même, cherche une échappatoire. J’pourrais courir, piquer un sprint. J’suis pas la meilleure des sportives mais je peux tout miser sur la peur, l’angoisse de mourir et l’adrénaline que cette simple idée me provoquera.
Quand il s’agit de survie, nous sommes capables de prouesses incroyables…

- J’sais bien qu’les rendez-vous sont un peu aléatoires et s’il t’avais manqué 400$ j’aurai pu comprendre et t’laisser un délai. Mais 4 000 boules ? T’as sacrément merdé ouais

Je recule instinctivement d’un pas lorsque sa main va chercher quelque chose à l’arrière de son jean. Un flingue. Un couteau. Une arme, pour me crever.
Mon cœur bat à toute vitesse, me donnant un violent vertige qui n’est constitué que d’angoisse. Je dois agir, courir. Profiter de l’effet de surprise pour lui asséner un bon coup de pieds dans les parties et me tirer d’ici.
Reculer pour mieux mourir ensuite.

- T’sais c’que ça laisse penser ?

J’ouvre la bouche pour lui répondre que oui, je sais, que j’suis vraiment désolée, que j’vais rattraper le coche quo iqu’il se passe. Peut importe ce que je dois faire derrière, rien n’a plus grande importance en cette seconde.

- Ça laisse penser qu’tu nous prends pas tellement au sérieux… Cherche pas à t’défendre. I’ t’manque 4 000$, petite. Ça veut dire qu’tu t’es pas pressée. Ça veut dire qu’tu penses qu’tu peux faire ton business comme tu l’sens et qu’t’estimes pas avoir de compte à rendre.

L’air me manque, la vie me manque et je n’suis pas capable de bouger tant la terreur me prend à la gorge. Il a tors, putain. S’il y a bien une chose pour laquelle je suis pressée d’en finir, c’est bien cette dette pour ne plus avoir ce poids sur les épaules, sur la conscience. Pour ne plus avoir la peur au ventre de crever au détour d’une rue pour ne pas être assez rapide dans mes actions, dans cette dette à rembourser.
Je n’ai même pas remarqué qu’entre temps, il a allumé sa clope, comme s’il s’octroyait un petit plaisir avant de devoir me refaire la tronche.

- Non mais t’vois un peu l’image qu’ça donne ? C’pas une image qui nous plait ça… Mais c’p’t-être not’ faute. P’t-être qu’on a pas été assez clair dès l’début. Tu crois qu’on n’a pas été assez clair Taylor ? T’as b’soin qu’j’t’aide à réaliser à quel point c’est sérieux ? C’pas un souci pour moi. J’ai toute ma soirée. T’es p’t-être du genre à qui faut expliquer longtemps…et bien insister pour que ça s’imprime dans ta grosse tête…


Mon regard se baisse vers ses poings qu’il présente, lourdement bagué et j’me dis que seulement trois coups bien placés de sa part suffiront à me dévisser le crâne et à me le fracasser trois mètres plus loin.

- Putain, non s’il vous plait.

J’suis plus une interne en médecine de 26 ans, sûre d’elle. Je me dis aussi que j’ai deux options qui s’offrent à moi : Un bon gros tabassage de gueule histoire de me rappeler à quel point ils « sont sérieux » ou la mort. Pourtant, cette deuxième option ne me parait pas possible pour l’instant. Pas tant que je ne leur aurait pas rembourser ce que mon frère doit… En cette seconde, ça devient pour moi une sorte de gage de survie, une sécurité, une assurance. Maigre, certes, mais dans cette situation je prendrais à peu près tout ce qui me sera accessible.
J’ai froid, j’ai chaud, je tremble et sens les sueurs froides se profiler le long de ma colonne vertébrale.

Je recule précipitamment, tendant une main devant moi comme si ça pouvait arrêter quoi que ce soit.

- Faites pas ça, j’vous dis que j’vous redonnerais le double dans une semaine ! Ajouter des intérêts si vous voulez mais laissez-moi au moins une chance pour me rattraper.

La peur s’entend dans le tremblement de ma voix et je ne me suis jamais trouvée aussi pitoyable qu’en cette seconde où je me vois supplier pour ma vie, pour ma survie. Où je me vois ravaler ma grande gueule, mon égo et mon assurance pour ne pas me prendre trois droites dans la gueule et avoir les marques des bagues pour les prochaines semaines à venir.

- J’ai toujours été à l’heure dans les paiements, toujours donné les montants demandés alors s’il vous plait, juste UNE chance, une seule fois.

Et cette chance, je la tente. Malgré le visage impassible de mon vis-à-vis, malgré la peur au ventre.

- Dites-moi ce que vous voulez.

Et j’le ferais. Plus rien n’a d’importance que ma survie et je le sais plus que jamais en cet instant.
 
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MessageSujet: Re: Behind every door is a fall - Kurtis Dim 16 Avr - 11:02





behind every door is a fall - Kurtis
#taylor
#kurtis

« Putain, non s’il vous plait » s’empresse de lui répondre Taylor, après avoir jeté un œil sur les poings qu’il a volontairement fermés pour feindre d’être sur le poing de mettre sa menace à exécution.
Une fois encore, le Prospect est partagé entre deux sentiments. La satisfaction d’en imposer à quelqu’un, et la honte de le faire sur une personne de ce type. Une personne qui lui est littéralement inférieure et qui dépend de son bon vouloir. Il ne devrait tirer aucune fierté de s’en prendre à plus petit que lui, mais c’est quand même le cas. Un peu. Parce que toute sa vie, c’est lui qu’on a rabaissé, qu’on a considéré comme une sous-merde, un moins que rien, un insecte juste bon à écraser.
Ça a commencé avec ses frères qui prenaient un malin plaisir à le torturer d’un tas de manière, en l’enfermant dans des réduits, en se moquant de sa façon de parler, de s’habiller, de ses hobbies ou de son absence de hobbies… Tout était prétexte à le tourner en ridicule. Même sa sœur, sans doute sans en avoir conscience, l’a toujours un peu rabaissé. Pas vraiment pour s’élever au-dessus de lui, mais pour s’assurer que Kurtis reste près d’elle, dans son sillage, qu’il dépende d’elle.
Ses employeurs ne lui ont jamais fait confiance. Pas plus que ses professeurs ne l’ont fait durant sa scolarité. Ils l’ont tous poussés à bout, poussé vers la porte de sortie. Et quand il s’est enfin résigné à suivre la voie qu’on lui désignait depuis des années, son père est mort.
Et puis aujourd’hui bien sûr, il y a les Kings of Speed. Il y a MadMax qui passe son temps à lui aboyer des ordres et à le malmener. Il y a Caleb qui feint de ne pas avoir conscience de son existence et l’ignore ouvertement. Et puis il y a James qui le regarde toujours avec un mélange de mépris et d’écœurement.
Les personnes qui le respectent vraiment, Kurtis peut les compter sur les doigts d’une seule main. Il y a sa mère, il y a Reese, Petey et Eliott. Mais ces deux derniers sont des enfants alors il n’est pas certain que ça compte vraiment. En tout cas pas pour longtemps. Quand ils grandiront et comprendront quel loser il est, ils perdront cet éclat d’admiration qui brille parfois dans le fond de leurs grands yeux… Cette perspective ne l’enchante pas beaucoup.
A cet instant, c’est un éclat différent qu’il voit dans les yeux de l’étudiante en médecine. C’est de la peur qu’il voit. Mais ça compte quand même un peu… Il doit s’en contenter en tout cas.

Il la voit reculer de quelque spas, pour se mettre à distance de lui et éviter la correction qu’il vient plus ou moins de lui promettre. Kurt continue de jouer le jeu, affichant toujours une expression contrariée de circonstance, feignant l’impatience face à toute cette situation.
« Faites pas ça, j’vous dis que j’vous redonnerais le double dans une semaine ! Ajouter des intérêts si vous voulez mais laissez-moi au moins une chance pour me rattraper. »
Elle continue de se justifier, et puis ils en viennent enfin précisément là où il voulait la conduire. Pour une fois, c’est lui qui mène la danse et, très sincèrement : il pourrait s’y faire. Ça fait du bien. Et en même temps, ça lui fiche un peu la pression, parce qu’il en peut pas se permettre de se rater. Pas alors qu’il est en position de force. Ce serait vraiment la honte pour le coup…
Kurtis pousse un lourd soupir. Ça lui permet de se recentrer un peu, mais ça va surtout faire croire à la jeune femme qu’il est prêt à négocier mais que ça l’emmerde profondément. Elle est en sursis, il faut qu’elle l’intègre.
« Bon… » commence-t-il, tirant encore sur sa cigarette, crachant sa fumée en direction de Taylor. Elle se dissipe dans l’air avoir de l’avoir vraiment atteinte cependant, maintenant qu’elle s’est reculée. « C’est vrai qu’jusqu’là t’avais pas trop merdé… T’as pas brillé non plus mais t’a été réglo. Et j’apprécie qu’tu m’causes d’intérêt mais… »
Là-dessus, il laisse planer un silence. Un silence plein de tensions. Taylor est pendue à ses lèvres. Sa lèvre tremble légèrement et elle a perdu des couleurs. La pauvre…
« …mais ça va pas êt’ nécessaire » conclut-il, s’attirant la surprise de la petite brune à n’en pas douter. « J’suis pas un crevard. I’ me faudra les 4 000 sans faute et la livraison habituelle pour la prochaine fois, mais j’sais qu’c’te dette, c’pas la tienne à la base… Ça explique sûrement pourquoi t’es pas si motivée à rassembler l’fric… »
Elle ouvre la bouche, peut-être pour nier, peut-être pour autre chose. Il s’en fiche. Il lève la main pour lui faire comprendre qu’elle doit fermer sa gueule et écouter. Et au cas où ce ne serait pas suffisamment clair, il le formule à haute voix.
« Non. Là t’écoute. Et t’écoute bien s’tu veux pas d’emmerdes » la prévient le Prospect en insistant bien sur ces mots, appuyant son regard pour lui montrer qu’il est on ne peut plus sérieux. Ce dont elle ne doute certainement pas… « J’te laisse une deuxième chance. Mais y en aura pas d’autres. Trompe-moi une fois et toute ces conneries » abrège le coursier en portant une fois de plus sa cigarette à ses lèvres pour encrasser ses poumons.

« C’la dit…y a bien un truc que tu pourrais faire pour moi…en échange d’ma gentillesse. T’écoute toujours ? »
Il attend qu’elle se manifeste avant de reprendre en utilisant un ton détaché. Histoire que les positions ne s’inversent pas et qu’elle ne pense pas avoir l’ascendant sur lui…
« J’suppose qu’t’es au courant qu’t’as pas l’monopole sur le business de la r’vente de médocs. J’sais pas où tu t’fournis et j’m’en branle mais y a quelqu’un qu’a piqué dans les réserves de l’hosto y a pas longtemps. Et ça, ça m’intéresse. Il a piqué un truc bien particulier » s’explique le Prospect en fouinant dans sa poche arrière (provoquant certainement un petit coup de sang à Taylor, sur ses gardes) pour en sortir un petit morceau de papier. Ile le tend à Taylor pour qu’lele y lise le nom du médicament. C’est Thomas qui l’a écrit pour lui puisqu’il en était incapable… Merci la dyslexie.  Il reprend : « C’truc. C’t’un anesthésique de c’que j’en sais. Faut qu’ ch’sache qui s’est servi de c’truc en particulier dans la réserve. J’sais pas comment tu vas t’y prendre et c’pas mon souc, mais la prochaine fois qu’on s’voit : ce s’ra ça tes intérêts. L’nom du type qui a fait sortir ce truc » conclut Kurtis en jetant son mégot aux pieds de Taylor, intentionnellement. « T’penses que tu peux faire ça pour le club ? »




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MessageSujet: Re: Behind every door is a fall - Kurtis Ven 12 Mai - 0:09





Behind every door is a fall  
Kurtis & Taylor


L’angoisse qui ne cesse jamais de croître. L’impression de voir la fin de sa vie à ses pieds, avec l’image de son propre crâne explosé par une balle. Ou pire. Parce que à ce stade, je préfère me prendre une balle entre les deux yeux plutôt que me faire massacrer à coup de bate, de talons ou de tout autre chose.
Je tremble, me chie dessus. Clairement. Je le supplie presque de ne pas me foutre la mort au nez jusqu’à promettre des choses que je ne suis même pas certaine de pouvoir tenir. Mais je ne vois aucune autre solution pour me sortir de cette merde dans laquelle je suis enfoncée jusqu’au cou. C’est la seule chose que je peux tenter, au risque de crever d’ici dix minutes.
Mon regard glisse vers Kurtis que j’ose à peine regarder, trop flipper pour le faire, comme si le moindre geste de ma part pourrait être mal interprété.

- Bon…

Je bloque ma respiration, comme si ça pouvait me donner un gramme de courage supplémentaire.

- C’est vrai qu’jusqu’là t’avais pas trop merdé… T’as pas brillé non plus mais t’a été réglo. Et j’apprécie qu’tu m’causes d’intérêt mais…

Il y a toujours un putain de « mais ». Toujours.
Le silence, il le laisse planer. Comme un putain de couteau sous ma gorge ou une épée au-dessus de ma tête. Le stress va finir par me faire claquer et c’est toute seule que je vais crever ici.

- mais ça va pas êt’ nécessaire.

Mon cœur tombe à mes pieds.
Non, plonge dix pieds sous terre. Et moi avec.
Qu’est-ce qu’il entend par là ? Que j’vais mourir quand même ?

- J’suis pas un crevard. I’ me faudra les 4 000 sans faute et la livraison habituelle pour la prochaine fois, mais j’sais qu’c’te dette, c’pas la tienne à la base… Ça explique sûrement pourquoi t’es pas si motivée à rassembler l’fric…

Connerie ! Et j’ouvre la bouche pour protester parce que merde, je me décarcasse, risque ma vie et ma carrière pour cette putain de dette.
Mais il me fait comprendre de la fermer, d’un geste de la main. Si en cette seconde, cette soumission totale ne me provoque aucune colère, je sais parfaitement que si je sors vivante de cette discussion, je pourrais à peine me regarder en face. Adieu la Taylor a la grande gueule et qui n’a pas froid aux yeux. Je suis  en cette seconde une véritable merde qui n’arrive pas à garder le contrôle du tremblement de ses mains.

- Non. Là t’écoute. Et t’écoute bien s’tu veux pas d’emmerdes

Je ferme ma gueule, hoche doucement la tête en ravalant la bile qui me guette.

- J’te laisse une deuxième chance. Mais y en aura pas d’autres. Trompe-moi une fois et toute ces conneries

J’ai compris. Aucun doute. J’ai merdé une fois, j’le ferais pas une deuxième fois. Il me fout trop la trouille pour risquer quoi que ce soit. Les gens s’rendent pas compte à quel point ce genre de club peut vous péter la vie en dix morceaux parce que même si je porte plainte contre Kurtis, ce sont tous ces frères de cuirs que je vais me prendre dans la gueule.

-  C’la dit…y a bien un truc que tu pourrais faire pour moi…en échange d’ma gentillesse. T’écoute toujours ?

J’acquiesce, pas foutu de prononcer trois mots de toute façon. Je flippe de savoir ce qu’il va me demander en retour parce qu’il est certain que ça ne sera pas une chasse aux licornes mais plutôt une descente progressive en enfer…

- J’suppose qu’t’es au courant qu’t’as pas l’monopole sur le business de la r’vente de médocs. J’sais pas où tu t’fournis et j’m’en branle mais y a quelqu’un qu’a piqué dans les réserves de l’hosto y a pas longtemps. Et ça, ça m’intéresse. Il a piqué un truc bien particulier

Sous le stress, je réfléchis plus vite. D’autres sont plus lents, moi ce sont les neurones Usan Bolt qui se mettent en route. Oui j’suis au courant. Comment je pourrais ne pas l’être quand, comme à Noël, je me suis occupée des corps avec Fuller ? J’ai entendu cette histoire de drogue, d’overdose et on ne sait trop quoi. Et ce qu’il s’apprête à me demander ne fait que me conforter dans l’idée que j’vais sois me foutre un peu plus dans la merde.
Sois me foutre un peu plus dans la merde.
Parce que j’le sens mal, ça pue à dix kilomètres cette histoire à la con. D’autant plus que ce connard fait grimper brutalement ma tension quand il prend un simple morceau de papier dans sa poche arrière que j’ai pris pour une flingue.

- C’truc. C’t’un anesthésique de c’que j’en sais. Faut qu’ ch’sache qui s’est servi de c’truc en particulier dans la réserve. J’sais pas comment tu vas t’y prendre et c’pas mon souc, mais la prochaine fois qu’on s’voit : ce s’ra ça tes intérêts. L’nom du type qui a fait sortir ce truc

Il jette son mégot à mes pieds mais je n’ai d’yeux que pour ce morceau de papier qu’il me tend et que je prends de mes doigts tremblants.

-  T’penses que tu peux faire ça pour le club ?
- Est-ce que j’ai l’choix de toute façon ?

Les mots sortent seuls et je m’applique à lire le nom du médicament qui me pop dans la tête. J’le connais, aussi bien pour son utilisation que pour la puissance du médoc’. Mais au-delà de ça, j’suis déjà entrain de me demander comment est-ce que j’vais faire pour trouver qui a fait sortir ça de l’hôpital.
Pourquoi ? Parce que si cet ordure est aussi discret que moi, j’ai à peine une chance de trouver le coupable. Je fais moi-même sortir des boites de médocs au nez et à la barbe de mes responsables sans qu’aucun d’eux n’en ait pris conscience pour l’instant. Et ce qui me saute également à la gueule c’est que quelqu’un leur en veut suffisamment pour essayer de foutre la merde au sein du club.

- J’ai qu’une semaine pour faire ça ?

Je lève brièvement les yeux vers lui, déglutissant difficilement avant de m’empresser d’ajouter.

- J’vais l’faire, c’est pas le problème. Le truc c’est que ça risque d’me prendre du temps… Si ce mec est aussi discret que moi, il ne laissera aucune trace, ni aucune preuve…

Je triture le morceau de papier entre mes doigts, la boule au ventre.
Et si j’me trompais et que j’donnais le mauvais nom au club ?
Puis je prends conscience d’une chose qui ne m’avait pas encore sauté aux yeux : Avec cette histoire à la con, Kurtis m’implique directement dans toute cette merde. Mais d’un côté, si ça peut m’éviter des intérêt qui me couteront bientôt la prostitution… Un autre regard vers ce type me réponds sur une chose : J’ai pas le temps de chercher une autre solution, ni de négocier quoi que ce soit. Il voit ça comme une fleur et plongée dans l’angoisse comme je suis, je vois ce geste également comme une opportunité de rester encore en vie quelques semaines supplémentaires.
Mais j’vois que ce que j’lui raconte, ça lui plait pas. Je me redresse, instinctivement, et me crispe, tout comme mes doigts autour du papier.

- Mais ok, j’vais trouver.

Parce que t’as pas le choix, pauvre conne. C’est ça ou la mort.
Et ça n’est pas pour le club que j’fais ça, mais simplement pour ma survie en jeu.
Je glisse le morceau de papier dans la poche de mon jean avant de regarder aux alentours. Je fais le rapide calcul de la semaine qui m’attends et me dit qu’il me faudrait un putain de miracle pour rassembler la somme nécessaire plus le nom de leur homme.
Homme qu’ils vont certainement buter dès la première occasion.

- Quand ça sera fait, c’est vous que j’dois rappeler ou j’vous laisse me contacter comme les autres fois ?

J’ai bien envie de lui demander ce qu’il se passera si je ne trouve pas le nom du coupable en une semaine … mais un regard sur ses phalanges baguées me rappelle à la raison.

 
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MessageSujet: Re: Behind every door is a fall - Kurtis Dim 14 Mai - 10:51





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Y a plutôt intérêt qu’elle collabore. Pour elle mais aussi pour lui qui compte sur le nom qu’elle pourrait lui filer pour impressionner un peu MadMax. Il a beau se démener, faire tout ce qu’il lui demande au club et à l’extérieur, il n’arrive pas à s’attirer son approbation. Chaque fois qu’il fait un truc bien, ça passe inaperçu, mais dès qu’il foire, son mentor ne manque jamais de le relever et de le faire chier avec ça pendant des jours… S’il arrive à obtenir le nom du connard qui a fait sortir l’anesthésiant des stocks de l’hôpital pour s’en servir pour couper la came distribuée à Halloween, son ainé sera forcé de reconnaître son utilité. Peut-être même qu’il aura droit à cette petite tape dans le dos ou cette lueur d’approbation dans le regard qu’il guette depuis des mois de sa part.
Sauf que tout ça va dépendre de Taylor. Et il n’est pas certain que ce petit brin de bonne femme soit à la hauteur. Elle va se démener, il en est certain. Elle se chie dessus, peut-être littéralement au moment où ils parlent et Kurt ne doute pas qu’elle tente le coup. Mais va-t-elle obtenir des résultats ? C’est pas sûr… Et si jamais il lui avait trop fichu les foies ? Si elle décidait de mettre les voiles pour lui échapper et qu’à cause de lui, le club perdait une source de revenue ? Putain, alors dans ce cas, c’est une grande claque derrière la tête qu’il recevrait de la part de MadMax, et un de ces regards chargés de mépris auxquels il est bien plus habitué…
« T’penses que tu peux faire ça pour le club ? » lui demande donc Kurtis, avec une pointe d’appréhension qu’elle est certainement trop nerveuse pour vraiment percevoir.
« Est-ce que j’ai l’choix de toute façon ? »se risque-t-elle à lui répondre, ayant visiblement oublié de tourner sept fois sa langue dans sa bouche…
Kurt la fusille du regard mais Taylor ne le remarque pas. Pour cause, ses yeux sont baissés vers le morceau de papier qu’il vient de lui transmettre et qu’elle déchiffre. Il peut presque voir les rouages de son cerveau jusque là paralysé par la peur se mettre en branle. L’objectif qu’il vient de lui fixer, cette chance de se racheter qu’il lui offre, semble la détendre un peu. Mais rien qu’un peu…

Car dès qu’elle reprend la parole, il sent le doute et la panique l’envahir à nouveau.
« J’ai qu’une semaine pour faire ça ? »
L’agacement de Kurtis se lit sur les traits de son visage. En réalité, il s’attendait (il espérait) à ce qu’elle se débrouille en quelques jours pour lui obtenir l’info…hors elle a l’air stressée à l’idée de ne disposer que d’une seule petite semaine. Ca craint pour lui. Et ça va craindre pour elle.
Il n’a pas besoin de la menacer, de lui signaler que ce n’est pas son problème et qu’elle n’a qu’à trouver une solution. Elle comprend d’elle-même ce qu’elle a à faire, et dans quels délais elle se doit de le faire…  
« Quand ça sera fait, c’est vous que j’dois rappeler ou j’vous laisse me contacter comme les autres fois ? »
« Tu m’envoies un message dès t’as c’qu’i' faut » lui répond-t-il froidement, son impatience trahie par son intonation. « Mais si j’trouve le temps trop long, j’hésiterai pas à t’relancer. Ou p’t-être que j’viendrai faire un p’tit tour à l’hôsto, histoire d’être sûr qu’tu t’branles pasen attendant qu’la s’maine passe. Tu bosses toujours avec la légiste rousse ? Savannah, c’est ça ? » lui glisse-t-il, histoire de lui faire comprendre qu’il en sait plus sur elle qu’elle ne l’estimait sans doute.
En réalité, il obtenu cette info sans vraiment le vouloir. C’est la Doc qu’il avait à l’œil quand il a réalisé qu’il connaissait sa jeune assistante…
« Bon allez, j’ai aut’ chose à foutre » enchaine-t-il en reniflant, arrachant tout à coup le morceau de papier des mains de la jeune femme. « T’as pas b’soin d’ça. J’suppose qu’t’as d’la mémoire. Moi j’t’oublie pas en tout cas » lui lance-t-il en plongeant son regard entendu dans le sien, avant de se détourner sans plus de cérémonie pour se tirer d’ici en vitesse.  
C’est juste au cas où elle aimerait jouer les malignes et décide d’aller voir les flics. Y a sûrement ses empreintes ou de l’ADN quelconque là-dessus et il a pas envie de tomber pour ce genre de connerie. C’est sûrement de la paranoïa mais il ne veut rien laisser au hasard. Les enjeux sont trop importants pour lui.
S’allumant déjà une nouvelle clope, il s’éloigne d’un bon pas, remontant la capuche de son sweater pour dissimuler son visage et rejoindre sa bécane.



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