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 Tell me that i'm dreaming [Matthew]

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MessageSujet: Tell me that i'm dreaming [Matthew] Lun 6 Mar - 23:04

    « Come and sing a simple song of freedom,
    Sing it like you've never sung before
    Let it fill the air … »


    La voix mielleuse de Bobby Darin s'élevait doucement alors que les premiers rayons du soleil caressait le visage endormi de Summer, qui machinalement remonta le drap sur sa tête ... La scène aurait pu avoir un côté touchant si notre protagoniste n'avait pas ensuite explosé son réveil ) l'aide d'une bouteille de bière vide, faisant voler au passage un cendrier dont le contenu se rependit un peu partout sur le sol de la chambre. « Like presidents and ministers and kings » Tandis que Boddy semblait ne pas vouloir s'arrêter de chanter Summer, elle, se relevait. Cigarette déjà clouée aux lèvres elle fût secouée d'une rocailleuse alors que la première bouffée s'engouffrait déjà dans ses poumons – sexy n'est-cepas ? D'un coups d'oeil elle regarda le bordel qu'elle venait de créer et l'état de sa chambre … Elle ne put s'empêcher de rire, c'était presque pathétique. Un cendrier renversé, une bouteille de bière brisée, le cul d'un joint négligemment écrasé sur une réclame, même la fumée enveloppant le tout était là, elle aurait pu se croire dans un épisode de la vie d'Hank Moody. Doucement elle ramassa son téléphone et s'en alla disparaître dans la salle de bain.

    C'est près d'une heure plus tard que nous retrouvons Summer négligemment appuyé contre une crown victoria en face du commissariat du district. Tout en lâchant un long soupir elle écrasait le mégot de sa clope et s'avança doucement vers le hall. Le léger mal de tête qui la traversait ne la gênait plus. Totalement consciente d'avoir la tête d'une insomniaque elle sourit à quelque collègues la « félicitant » pour son retour. Sa réintégration dans son ancienne unité ... En vérité elle était partagée entre deux sentiments contradictoires. D'un côté elle était absolument ravie de n'avoir plus à jouer les desk sergeant pour le bureau des patrouilles, et s'emmerder du matin au soir avec des bleues geignards ou des civils prenant le CPD pour l'USSS. De l'autre côté par contre elle n'était pas vraiment ravie d'avoir à suivre la procédure, de s'enfermer dans un bureau avec un Lieutenant tout aussi embêté qu'elle d'avoir à remplir la paperasse. Mais bon elle relativisait en se disant qu'au moins ce n'était pas à elle qui se retrouvait de l'autre côté du bureau. Enfin passons …

    Le desk sergeant en poste ce matin ne semblait pas vraiment disposé à l'aider. Le visage bouffie et à moitié couvert par une moustache difforme il se contentait de répondre par des grommellements. Croyez-nous Summer faisait un énorme sur elle-même pour ne pas rentrer, littéralement, dans le lard de cet affreux personnage. Mais bon elle n'allait pas commencer son retour dans ce district comme ça, et puis la patience l'aiderait forcément à avoir sa réponse. C'est finalement une dizaine de minutes plus tard que l'homme lui répondit en disant que le lieutenant de garde aujourd'hui était un Lieutenant Goodwin et où elle pourrait le trouver. Moins d'une minute plus tard elle était devant la porte impersonnelle d'un bureau à laquelle elle donna trois coups. Sur l'invitation de l'occupant des lieux elle pénétra dans le bureau et referma la porte derrière elle. « Sergent Mulligan. » Se présenta-t-elle brièvement. « Désolé de vous déranger Lieutenant je viens vous voir pour ... » La fin de sa phrase s'évanouit à jamais dans les airs quand elle croisa le regard de l'homme qui se tenait en face d'elle. Ces yeux bleus, ces traits hautains venu d'un autre âge, Summer n'avait pas oublié ce visage … « Dites-moi que je rêve ! » laissa-t-elle échapper alors que sa main gauche se mettait imperceptiblement à trembler face aux souvenirs remontant d'une époque qu'elle voulait oublier. Le Lieutenant Goodwin n'était pas un inconnu, elle l'avait croisé une fois lorsqu'elle était en infiltration. L'homme qui se tenait en face d'elle était celui qui avait pratiqué un joli abus de pouvoir en l'arrêtant pensant pouvoir tirer des informations de la « poule défoncée »...
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MessageSujet: Re: Tell me that i'm dreaming [Matthew] Sam 11 Mar - 21:46



 
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Il s'est perdu dans les dossiers, dans les rapports qu'il se doit de faire avant une certaine date ; limite dont il ne se rappelle même plus, possible raison pour laquelle il se tient encore ici, seul, comme un idiot. Mais un idiot assidu, toujours. C'est en tout cas l'idée qu'il se fait de cet instant-même, presque surpris qu'on vienne finalement frapper à sa porte. Ça le sort de ses songes, ça l'oblige à poser les yeux sur la montre qu'il porte, sur le cadran qui vient lui démontrer que de nombreuses heures ont passé, en vérité. Il y a passé la nuit, perdu dans des écrits. Matthew en soupire tandis qu'il essaie de se redresser, de retrouver toute sa hauteur en constatant que son dos n'est pas du même avis ; chose qu'il ne comprend qu'à moitié, loin des bienfaits qu'apportent parfois la douleur. Chanceux soit-il. Finalement, sa voix se fait entendre entre les murs dans lesquels il s'est laissé pourrir sans même s'en rendre compte, ressentant enfin cette pointe de fatigue, celle qui vient lui prouver que ces choses ne sont plus forcément de son âge ; façon de parler. « Sergent Mulligan. » Et quand bien même il ne se souvient d'aucune visite de ce matin, ce nom lui rappelle vaguement quelque-chose, un bref souvenir sur lequel il ne s'est pas attardé, datant de ce matin, ou d'un tout autre moment. En vérité, il pensait l'avoir rêvé, cette visite courte d'un officier. Force est de constater que non et, qu'une fois encore, les nombreuses âmes de l'autre côté de ses vitres de bureaux auront de quoi jaser lorsqu'il décidera d'aller prendre l'air ; si tant est qu'il puisse s'y risquer au vu de la personne qui vient de se présenter à lui. Il lui faut quelques secondes pour remettre ces traits un peu plus en forme, cette silhouette qu'il a abordé, un soir, quand il s'essayait encore à forcer le destin, à se faire plus rapide qu'il ne peut vraiment l'être. Il comprend, se souvient et n'en détourne pas le regard, pas une seule seconde. Elle sait beaucoup de choses, elle doit en savoir beaucoup. Cette idée n'a jamais quitté son esprit et s'ancre ici davantage. « Désolé de vous déranger Lieutenant je viens vous voir pour... » La phrase se coupe et le silence retrouve ses droits sur le bureau de Goodwin dans lequel, enfin, une tension des plus merveilleuses s'installe. « Pour beaucoup de choses, j'imagine. » Elle ne relève pas, il s'en contente. « Dites-moi que je rêve ! » Un sourire amusé, un froncement de sourcils. « Non, je vous assure. » Il sait qu'il agace mais n'arrive pas forcément à s'en empêcher, agissant comme bon lui semble, usant de sa voix même quand la situation ne s'y prête pas ; l'avantage de se croire seul et au-dessus des autres, rien n'est hésitation et rien ne paraît si déplacé.

C'est la raison pour laquelle il continue de la guetter, du coin de l’œil, cherchant les papiers qu'on a pu lui donner concernant cette jeune femme, celle sur qui il ne s'était pas attardé professionnellement ; si on oublie la soirée un peu musclée qu'ils avaient pu passer, par sa faute, il ne l'avouera pas. « Vous semblez un peu plus en forme que la dernière fois, toujours. » Il n'arrive pas à s'en empêcher, c'est plus fort que lui tant ça semble si normal dans sa tête. Les banalités lui échappent, le respect également tant que son contraire ne vient pas s'abattre contre l'ego surdimensionné qu'il ne peine pas à porter, contrairement à certains. « Sergent, donc ? » Une approbation d'un geste de tête qui se perd dans le mouvement qu'il entreprend en se redressant, continuant à chercher dans les dossiers qu'il a éparpillé ici et là, de part et d'autre du bureau. « Asseyez-vous, je vous en prie. » Laisse-t-il se perdre entre les murs qu'ils animent désormais tous deux, Matthew laissant un petit paquet de paperasse se poser de manière bien nonchalante sur ce qu'il était en train de faire, laissant très clairement à la priorité à cette dernière plutôt qu'à ce qu'il aurait aimé finir ; peut-être plus tard désormais. « Alors, ce retour parmi nous? » Demande-t-il tout de même, parce qu'il doit en savoir plus, parce qu'il veut en savoir plus en vérité. C'est son côté curieux, ce besoin irrépressible d'avoir la main sur tout ce qui se passe, tout ce qui peut arriver, tout ce qui touche de prêt comme de loin à ceux qu'il pourchasse sans relâche, bien que planqué dans des ombres plus opaques qu'elles n'auraient pu l'être au départ. Et elle a été une étape à franchir, un point à explorer, il se souvient de cette nuit, de ces questions, de tout ce qui est passé entre ses doigts parce qu'elle a été loin, beaucoup trop loin dans ce qu'elle aurait pu faire pour s'attirer leur sympathie, leur confiance ; à ses yeux, en tout cas, peu conscient des choses à faire ou non. Peu conscient des définitions même de confiance et d'infiltration d'ailleurs, loin des conventions simples des choses. Il est du genre à s'être créé ses propres règles, ses propres limites, son propre monde, fermé à l'extérieur, fermé à ce qu'il côtoie sans pour autant pleinement y faire attention. Néanmoins, il se doit d'en revenir à l'instant présent, à ce bureau des plus froids et cette fois-ci animé. Il se doit d'en revenir à ce qu'il doit faire plutôt qu'à cette enquête officieuse qu'il mène sans relâche dans l'espoir de pouvoir se délier les mains. « Thé ? » Propose-t-il enfin, se souvenant que le sien patiente toujours, après quelques heures à s'être fait délaissé. Froid, évidement. Ça lui arrache une grimace de mécontentement avant que son attention ne revienne s'attarder sur la jeune femme, la blonde qu'il dirait méconnaissable si ses prunelles ne l'avaient pas autant étudiée ce soir-là. « Je propose, on dirait que vous avez vu un revenant. » Non, le tact, ce n'est pas son fort.
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Dernière édition par Matthew Goodwin le Mar 18 Avr - 0:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tell me that i'm dreaming [Matthew] Sam 1 Avr - 0:21

Résumons voulez-vous … Summer se trouvait dans le bureau d'un lieutenant pour sa réaffectation, l'étau du whisky lui martyrisait les tempes et son esprit lui était partie loin, loin à la recherche d'un passé trouble. Alors qu'une irrépressible envie de cigarette et de bourbon se faisait sentir elle se voyait repartir plusieurs mois en arrière. L'espace d'un instant elle n'était plus dans ce bureau, elle était à l'arrière d'un entrepôt, amaigri par l'alcool et la drogue, crachant sur les chaussures luisantes d'un flic qui essayait de lui tirer les vers du nez... « Non je vous assure. » Ces mots tirèrent notre sergent de ses pensées. « J'aurais préféré ! » répondit-elle sèchement pendant que ses yeux faisaient doucement le point sur son interlocuteur qui s'affairer à chercher quelque-chose dans ses papiers. Le ton du Lieutenant l'agaçait déjà et elle n'avait qu'une envie : se tirer d'ici. Ce qu'elle s'apprêtait à faire lorsqu'une nouvelle phrase parvint à ses oreilles « Vous semblez un peu plus en forme que la dernière fois, toujours. » Sans contenir une moue agacée elle avança de quelques pas dans le bureau « Vous en revanche vous êtes toujours aussi antipathique. » lança-t-elle échapper. Et puis mince, supérieur ou non, elle n'allait pas se contenter d'opiner du chef bêtement face à un homme aussi irritant. « Sergent, donc ? » Laissant quelque seconde s'écouler elle le dévisagea avant de répondre « C'est effectivement ce qu'il y a écrit sur ma plaque. » Le ton n'était pas à agréable, mais elle essayez de rester dans la limite du respect qu'elle devait au grade de son désagréable interlocuteur. En vérité elle voulait lui rentrer dedans, mais une petite part de raison lui conseiller d'éviter de s'en prendre à un Lieutenant le jour de sa réintégration.

Sur proposition du lieutenant elle prit place dans une chaise particulièrement inconfortable, tandis qu'il commençait à la questionner sur son retour. Avant même d'ouvrir la bouche elle déposa négligemment son dossier sur le bureau. « Difficile. » répondit-elle avec franchise. Summer ne voyait pas l'intérêt de mentir à ce sujet. « Si vous comptez me poser d'autres questions vous trouverez une partie des réponses dans mon dossier. Pour le reste j'ai toute confiance en vos méthodes d'investigations ... » Voilà une référence directe à leur premier entretien, référence qui lui avait totalement échappé. « Thé ? » Il était vraiment entrain de se faire une tasse de thé là ? « Je propose, on dirait que vous avez vu un revenant. » Vraiment ce type était un sale … vous aurez compris. « Je ne bois que du whisky avec les  "revenants" que je croise. » Se contenta-t-elle de répondre pour décliner la proposition du brun Sa jambe droite tremblotante d'impatience elle regardait le lieutenant se faire un thé. Elle voulait juste qu'il signe ce fichu papier pour qu'elle puisse s'en aller. Seulement les choses ne semblaient pas vouloir aller dans ce sens. Une sorte de lueur d'intérêt, de curiosité, sembler briller dans les yeux du Lieutenant et Summer était assez maline pour comprendre que l'entretien n'allait pas se conclure sur ces quelques mots échangé. « J'imagine que vous ne vous contenterez pas de signer mes documents de réaffectation ? » Elle marqua une légère pose en poussant doucement son dossier vers lui « Je vous conseille d'éviter les menottes cette fois si vous voulez des réponses. » Nouvelle remarque en lien avec leur premier « entretien ». Summer se doutait qu'il voudrait en savoir plus sur son infiltration, ou qu'il essayerait d'en savoir plus. Les questions qu'il lui avait posé à l'époque relevaient plus de l'obsession que du simple intérêt. Le genre d'obsession qui ne s'efface pas simplement. Le problème ? C'est que l'intérêt du lieutenant allaient rentrer en confrontation directe les siens. Elle avait besoin de tout sauf de remuer les flous souvenirs de son infiltration, ou de tout ce qui entoure ce sujet d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: Tell me that i'm dreaming [Matthew] Mar 18 Avr - 23:43



 
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« Je ne bois que du whisky avec les "revenants" que je croise. » Il hausse les épaules à sa réponse, préparant ce qu'il vient de proposer, s'enivrant de cette odeur qui – durant des heures maintenant – lui avait manqué. Il jette d'ailleurs un coup d’œil sur l'horloge qui poursuit sa course à même le mur, détaillant l'emplacement des aiguilles, passant par dessus sa fatigue pour parvenir à déchiffrer l'heure qu'il peut être, à nouveau. La journée risque d'être longue et cette entrevue davantage. Il le devine à la manière dont elle le jauge, à la manière dont son dossier tente de s'inviter sous ses yeux ; à la manière dont elle vient trahir son agacement, comme chaque personne devant être à son contact finalement. Sa jambe tremble, davantage au fur et à mesure que les secondes s'écoulent et se perdent dans un temps qu'ils laissent s’effiler, principalement par sa faute. « J'imagine que vous ne vous contenterez pas de signer mes documents de réaffectation ? » Il relève la tête vers elle lorsque sa voix vient à nouveau animer le bureau qu'ils animent tous deux, lui avec un peu moins de force et de conviction, exténué. « En effet, mais ce ne sera pas long. Du moins, je ne pense pas. » Il s'essaie à un sourire, le genre de rictus qui ne lui va pas forcément alors qu'il retrouve le confort de son fauteuil, sa tasse logée entre ses doigts tandis qu'il allait pour reprendre la parole, pas assez rapidement néanmoins ; ça y est, ça l'agace. Sociopathe arrogant. « Je vous conseille d'éviter les menottes cette fois si vous voulez des réponses. » Avant ce rappel bien lancé, elle tente une nouvelle approche de ses papiers à son égard. Il ne s'en occupe pas, fronçant les sourcils en venant contempler les traits fermés de la blonde qui lui fait face, se souvenant enfin pleinement de cette fameuse soirée ; et comment l'oublier, d'ailleurs ? Parce qu'elle aurait pu être une clé importante du puzzle qu'il tentait de résoudre, parce qu'elle possédait – ce soir-là – peut-être bien des informations qui lui auraient épargné toute cette servitude à l'égard de ses âmes qu'il méprise ; tant par leurs activités que par leur stupidité des plus légendaires, à ses yeux toujours. Un soupire d'agacement qu'il fait aussitôt taire, une nouvelle gorgée de l'infusion brûlante qu'il s'est offert pour combattre tendrement ce qui lui rappelle que ses veillées auront, un jour, sûrement raison de lui. Puis, un nouveau regard sur la jeune femme, une contemplation un peu plus approfondi, il se fait son idée, son image. Il cherche déjà les quelques détails qui pourront lui en dire plus sur cette force d'esprit visiblement retrouvée, sur cette détermination teintée sur ses traits tandis qu'elle use de sa patiente pour ne pas le frapper ; il comprend, vraiment, mais n'y remédie pas. Aussi, en une fraction de seconde, il se passe les souvenirs qu'il porte encore de leur première rencontre jusqu'à cet instant, il remet toutes ces trouvailles, ajuste le peu d'informations qu'il était parvenu à lui tirer bien qu'elles n'aient pas été d'une grande aide ; tout ça avant de s'emparer de ses papiers sur lesquels il ne fait que poser ses mains désormais jointes, l'azur de ses prunelles toujours accroché à sa silhouette.

Il réprime son sourire, il fait taire tout cet empressement qu'il sent naître au fond de lui. Matthew s'est toujours emballé lorsqu'il peut s'agir de son travail parce qu'il ne possède finalement que ça, c'est un jeu, une énigme continue qui n'en finit jamais et dont les indices – pourtant – pleuvent sans réellement de limites. Il se délecte de ses affaires, de tout ce qui dépasse l'entendement, les normes humaines. Tout ce qui diffère du monde de la même manière que lui s'est isolé de cette humanité, persuadé de ne pas y appartenir puisque les songes plus profonds, la réflexion plus dure. Il lui faut des raisons aux conséquences, il veut savoir le pourquoi du comment, toujours, sans imaginer que certains actes ne sont que des banalités pour l'esprit qui, loin de la solitude, se contente de peu. Ce n'est pas son cas, ça ne l'a jamais été et c'est ce qu'il prouve, encore, en venant à ses questions indiscrètes et toutes plus horribles que les autres ; ça, sans même qu'il ne parvienne à voir le mal dans ses propos. Il est différent. Certes arrogant, égoïste, égocentrique et orgueilleux comme tout un tas d'autres choses négatives mais, à cela, il est avant tout différent. Chose qu'il aime à appeler supériorité ; bien qu'il ait tord. « Pourquoi ne pas avoir rendu les armes ? Je veux dire, c'était une façon de parler, pourquoi avoir continué alors que, techniquement, vous étiez en train d'en mourir ? » La question est sincère et la réponse qu'il attend n'est nulle autre que psychologique. C'est son truc, en ce moment, la psychologie d'autrui. Ayleen lui a ouvert les portes des alentours, les entrailles même de cette foule qui fourmille chaque jour que Dieu fait à ses côtés. Il essaie de comprendre, d'ouvrir ses pensées sur quelque chose... qu'il a finalement toujours méprisé. Et qu'il méprise toujours en vérité, songeant à de la faiblesse quant à celle qui lui fait face ici ; bien que, contrairement à d'habitude, silencieux sur cela. Il ne dira rien, laissant la parole ; même malgré cet attrait horrible et agacement de sa personne, il progresse. « Vous auriez pu dire non, refuser de devoir vous impliquer davantage au vu de... ce que vous viviez. » Il fait référence à la manière dont il l'a trouvé, à la façon dont cette déchéance était en train de la ronger. Il fait référence à la négligence qui fut faite quant à un membre de ce qui devait être, par le passé, une équipe ; chose qu'il ne laissera jamais passer. Non pas par sympathie envers ceux qui l'accompagne – très certainement malgré eux aujourd'hui – mais par professionnalisme. Une base qui reste tout de même louable en sachant qu'il ne pardonnera aucun mal à l'égard de ceux qu'il se doit de superviser. « Vous étiez dans un sale état et j'ose espérer que vous vous en souvenez ; sans vouloir être trop rude. Raté, malheureusement. Néanmoins, vous en savez assez pour être nécessaire à ce service. Vous êtes sûre de cette décision, d'ailleurs, malgré tout ça ? » Il semble ne jamais s'arrêter, bloqué sur son temps de parole comme si seule sa voix comptait ; pour ne rien changer à ses habitudes. Mais le questionnaire trouve enfin une pause, Matthew se tait – pour le plus grand plaisir de la blonde, il l'imagine – le regard posé sur la jeune femme comme dans l'espoir qu'elle soit coopérante. Après tout, son dossier et ses papiers résidaient désormais sous les mains du seul – aussi salaud soit-il – qui soit en mesure de lui libérer la voie désirée.
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