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 CAP ■ Lloyd Hatfield

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MessageSujet: CAP ■ Lloyd Hatfield Sam 17 Sep - 0:33


LLOYD JASPER HATFIELD

we are the songs of the disturbed # GREEN DAY


Âge ■ trente-trois ans (né le 17 novembre 1982).  Lieu de naissance ■ Chicago, Illinois. Nationalité ■ irlando-américain : son père est américain mais sa mère est irlandaise (elle a transmis son accent à son fils). Lieu de résidence ■ un appartement modeste dans le Loop, à Chicago. Occupation/métier ■ pompier de 1ère classe, spécialisé dans les interventions en milieu aquatique. Situation amoureuse ■ célibataire et père d'une petite fille prénommée Merrin, née le 04 décembre 2015. Groupe ■ FIREFIGHTERS. Avatar ■ Boyd Holbrook.
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# Caractère ■ Lloyd est ce que l'on peut qualifier de bon vivant. Toujours de bonne humeur, souvent taquin, il n'est pas peu fier de mettre l'ambiance à la caserne dès qu'il en a l'occasion. Les épreuves qu'il a dû traverser lui ont forgé le caractère et lui ont surtout appris à relativiser les choses et à prendre du recule. Jusque là en tout cas, il a toujours été capable de faire la part des choses et de laisser son uniforme/ses problèmes personnels au vestiaire.
Croire qu’il n’est qu’amour serait ceci dit une erreur. Il aime plaisanter, certes, mais pas au point de compromettre ses missions : exigeant envers les autres autant qu’envers lui-même, il est méticuleux, professionnel et plutôt intolérant face à l'échec (le sien ou celui des autres)… Inutile de compter sur lui pour défendre vos arrières si vous avez fait une erreur. Chacun sa merde et il ne viendra pas vous demander de lui sauver les fesses s’il merde pendant une opération.
Malgré sa facilité à rompre la glace en pratiquement toutes circonstances et son côté altruiste, Lloyd n’a pas vraiment d’amis. Le souci, c'est qu'avec lui : loin des yeux équivaut à loin du coeur. On lui reproche souvent de ne pas être suffisamment attentif, de ne pas prendre de nouvelles de ses camarades voire même, souvent, de ne pas retenir ce qu'ils lui disent. Ce n'est pas vraiment qu'il ne s'intéresse pas à eux, c'est surtout qu'il vit l'instant présent en se tournant vers l'avenir et tente au mieux de ne jamais regarder en arrière. Sans doute parce qu'il a trop peur d'affronter ses démons...
S'il n'a pas beaucoup d'amis sur qui compter - par sa faute, il le reconnait - c’est en revanche un séducteur invétéré qui peine à s’attacher et se lasse très vite. Mais dernièrement, il a été obligé de calmer un peu le jeu. Il faut dire que draguer avec une petite fille en bas âge à sa charge n'est pas franchement évident. Mais Lloyd s'est rapidement fait une raison. Sa petite Merrin vaut bien ce sacrifice de toute façon. Elle vaut tous les sacrifices du monde et il ne jure plus que par elle. Sa naissance a pourtant réveillée de vieilles blessures et par moment, le pompier se laisse envahir par le doute.  

# Le métier que vous exercez est :
■ Une vocation

Son grand-père était pompier, c’est sans doute aussi simple que cela. Il l’a toujours admiré et dès qu’il a été en âge de faire des dessins ressemblant à autre chose que des gribouillages, il s’est représenté avec un casque sur la tête et une lance à incendie dans les mains. Ses parents ont pensés que cette idée le quitterait mais elle est restée ancrée en lui malgré les années. Au grand dam de sa mère qui est persuadé qu’il mourra jeune et ne supporte pas l’idée d’enterrer un autre de ses hommes...
Lloyd, pour sa part, évite de penser à la mort, même s’il n’est pas naïf et connaît les risques du métier qu’il s’est choisi/qui l’a choisi. Il a juste décidé de faire avec. Après tout, il est parfaitement bien placé pour savoir que n’importe quel boulot comporte des risques et que chaque coin de rue peut être le dernier que vous emprunterez. Le destin a cette capacité à vous dénicher absolument n’importe où pour vous tourmenter...
Ce qu’il refuse cependant d’admettre, c’est qu’une part de lui s’est entêté dans cette voie dans le but de se punir. Quand il échoue et qu’une vie est perdue : c’est une tâche de sang en plus sur ses mains déjà rougies par celui de son cadet. Quand il sauve une victime, il ne peut s’empêcher de ressentir un pincement et de se demander pourquoi son frère, lui, n’a pas été sauvé. Et s’il venait à mourir en service…peut-être que ce serait un genre de délivrance, un juste retour de manivelle ?
Aujourd'hui, Lloyd essaie de penser à Merrin plutôt qu'au décès de son frère quand il enfile son uniforme. Il sait qu'il ne doit prendre aucun risque pour qu'elle puisse connaitre son père, pour qu'il puisse la voir grandir mais c'est souvent plus facile à dire qu'à faire... 




chachoune

Âge ■ 27 ans.  Comment as-tu connu C911 ? ■ je l'ai fondé. Présence ■ 7/7. Un commentaire ? ■ je nous aime.
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Dernière édition par Lloyd Hatfield le Dim 18 Sep - 21:47, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: CAP ■ Lloyd Hatfield Sam 17 Sep - 21:03


Mother, Try to do right by you

Il fronce les sourcils, ses pieds qu’il agite nerveusement rebondissants sur le canapé du salon familial. Maman est partie en pleurant et il est maintenant seul avec Pa’ et Papa. Il sent bien qu’on attend quelque chose de lui mais le gamin qu’il est a du mal à savoir quoi. Et puis cette histoire, il n’y comprend rien. C’était déjà casse-pied cette idée de devenir un Grand Frère, mais maintenant on lui dit que Kevin est différent. « Tu as quelque chose à dire mon garçon ? » l’incite Pa’, plongeant ses yeux clairs dans les siens. « Bah… J’sais pas… Ca veut dire qu’il va être stupide alors ? » « Non, il ne sera pas stupide, il sera juste… Il aura un peu plus de mal à comprendre les choses, il faudra être patient avec lui. Tu te souviens, tu as mis longtemps avant d’arriver à lire ? » Cette remarque le pique au vif. « Nan c’est pas vrai ! Madame Bishop a dit que j’étais fort ! Et puis en calcul, elle a dit que j’avais fait des gros progrès aussi ! » « Oui, oui, bien sûr. Mais… c’était quand même difficile au début ? » « …Peut-être un tout p’tit peu » concède le garçonnet en bougonnant un peu. « Eh bien pour Kevin, ce sera juste encore plus difficile et il faudra l’aider et être gentil. Même s’il ne fait pas tout ce que tu voudras, il faudra te montrer patient. » Oui, bon, d’accord. « Mais il va rester bizarre ? » « Comment ça ? » « Bah… Il a comme un truc bizarre dedans sa figure. » « C’est… Oui et bien tu vois, c’est une des particularités de la trisomie 21, Lloyd. Il sera toujours physiquement…différent. » Encore ce mot. Ce mot qui fait pleurer maman depuis qu’elle est rentrée de l’hôpital avec le mongol. Lui c'ets comme ça qu'il l'appelle parce que Patsy lui a dit que être trisomique, c'est être un mongol. « Tout l’monde va s’moquer d’moi ! » explose finalement le gamin, contrarié. « Ca suffit maintenant ! » aboie tout à coup son père, muet depuis le début de l'échange. « Tu crois qu’on a demandé ça ? Tu crois qu’on est comblé nous aussi ? Il va falloir que tu t’y fasses Lloyd, un point c’est tout ! » « Andrew… » « Non ! Il n’y a pas d’Andrew qui tienne ! Je n’vais pas rester là et l’écouter parler de son frère comme ça ! » « Il n’a que huit ans, Andrew, il… » « T’façon moi j’en voulais pas d’petit frère ! Vous m’écoutez JAMAIS ! » s’emporte l’intéressé, vexé que son père le gronde de cette manière. « Vous auriez dû le laisser à l’hôpital ! J’veux pas être son frère à ce gros MONGOL ! » Et la main de son père s’abat sur sa joue avec assez de force pour le faire buter contre le canapé. « Andrew ! » Pa’ l’aide à se relever mais le gamin repousse sa main et se sauve vers l’étage. Il les entend se disputer et claque la porte de sa chambre avec autant de force que ses bras maigrelets le lui permettent. Il donne un coup de pied rageur dans un camion de pompier qui traine là et l'envoie cogner contre le bas de son lit. Et puis évidemment, ça fait brailler le chiard, parce qu’il a fallut lui trouver une place dans la maison et s’est tombé sur sa chambre. Il va devoir la partager avec son frère, Le Trisomique 21. C’est n’importe quoi ce nom de maladie ! Il n’a jamais entendu ça. Enfin Pa’ lui a dit que c’est pas une maladie en fait parce qu’on peut jamais guérir. Ca n’empêche pas que c’est un nom stupide. « Un nom stupide pour un bébé stupide » grince Lloyd en s’approchant du berceau pour observer la créature qui va lui piquer ses jouets et toute l’attention de ses parents. La chose qu’il va devoir cacher à ses copains s’il ne veut pas qu’ils se moquent tous de lui. Brian Peters a eu une sœur qui avait un bec de lièvre et tout le monde s’est moqué de lui. Hors de question qu’ils découvrent l’existence de Kevin. « J’leur dirai qu’t’es mort » crache-t-il à son intention. « J’aimerai mieux qu’tu sois mort… »

*

Il pousse un soupir blasé et détourne ses yeux azuré du visage rougi de colère de son père qui s’époumone pour que dalle depuis trois-quarts d’heure. « C’est bon, c’était qu’un joint. Tout l’monde en fume un au m… » « Tu n’es pas TOUT LE MONDE ! Tu es mon fils ! Et mon fils n’est pas un fumeur de canabis ! » Si tu savais, manque-t-il de répondre. Heureusement, il est capable de se mordre l’intérieur de la joue juste à temps. « Ton grand-père doit se retourner dans sa tombe ! » « Le mêle pas à ça ! » s’agace Lloyd, ses poings se serrant malgré lui sous le coup de l’émotion. Pa’ a été terrassé par une crise cardiaque il y a deux mois à peine et la pilule est encore difficile à avaler pour l’adolescent. « J’vais m’gêner tiens ! C’est pas à toi d’me dire c’que j’dois faire ! Tu crois qu’tu vas passer les épreuves de sélection en fumant du crack, hm ? » « Mais n’importe quoi ! Tu mélanges tout ! » « Tu n’me parles pas sur ce ton ! » Et clac. La gifle raisonne sur sa joue mais atteint surtout son égo. Le blondinet qui atteint pratiquement déjà la taille de son père du haut de ses quatorze balais, doit prendre sur lui pour ne pas répondre. A la place, comme à son habitude, il préfère lui tourner le dos et courir se réfugier dans sa chambre, sans tenir compte de l'ordre d'Andrew qui lui demande de revenir immédiatement. Sa porte claquée sur son passage, le blondinet donne un coup de pied rageur dans son bureau puis va se laisser tomber dans son lit pour étouffer un cri contre son oreiller. Et comme d’habitude, il ne faut pas plus de trente secondes à Kevin pour venir le rejoindre. « Papa i’ est fâché. » « Ta gueule… » Et voilà son cadet qui commence à lui agiter son index sous le nez en prenant une moue mécontente. « Non ! C’est pas bien ! » « Mais ta gueule j’te dis ! Tu sais même pas c’qui s’passe ! Puis vire ton sale doigt là » s’agace Lloyd qui le repousse sans ménagement. Et évidemment, l’autre se défend et essaie de se saisir de sa main, la bouche grande ouverte. « Kevin si tu m’mords encore, j’te punis ! » « Ne te venge pas sur ton frère ! » entend-t-il son paternel crier depuis le rez-de-chaussée. Il lève les yeux au ciel pendant que Kevin continue de le sermonner et de répéter des "pas bien Yoyd !". Au moins a-t-il renoncé à l'idée de le mordre. « Crétin… Allez tous mourir, j'vous déteste » marmonne l’adolescent en enfonçant à nouveau sa tête dans son oreiller.  

To do what you asked me to

Il a la bouche affreusement sèche et sa jambe s’agite frénétiquement contre le sol en lino. Il n’y prête pas attention. Son regard perdu dans le vague, il triture nerveusement la casquette que Kevin portait quand C’est arrivé. Lloyd l’a retrouvée sur le chemin. Il l’a retrouvé pendant le jeu de piste que lui a offert le camion en trainant le corps de son frère sur une quinzaine de mètres. Une casquette par-ci. Une chaussure par là. Et du sang. Du sang partout. Beaucoup de sang mais ça ne voulait rien dire, pas vrai ?… Parce que même en ayant entendu l’affreux bruit de l’accident, même en ayant brièvement analysé la situation, l’adolescent a gardé espoir que Kevin aille bien. Même quand il a vu son corps désarticulé, démembré, il s’est dit qu’il y avait encore de l’espoir. Parce que ce genre de trucs, ça ne peut pas être vrai. Ca ne peut pas arriver dans la vraie vie. Et puis ils ont déjà eu leur lot de malchance ! Papa a perdu son travail le mois dernier, ça ne se passe pas très bien au second boulot de maman et ils ont des factures par-dessus la tête. Puis, merde, Kevin est trisomique tout de même ! C’est pas d’la petite bière, ils ont déjà eu leur lot de malchance donc ça ne peut pas leur arriver. Son frère va se relever et tout ira bien. Bon, d’accord, il aura le bras cassé. Il n’est pas vraiment à moitié détaché de son tronc, c’est juste une impression qu’il a. Une sale impression… C’est à cause de tout ce sang. Mais c’est sans doute pas si grave. Lloyd a lui-même saigné du nez beaucoup de fois et c’est impressionnant mais pas mortel. Impressionnant mais jamais grave... Kevin va bien. Kevin va se relever. Son frère a continué d’y croire. Même après avoir vu les ambulanciers mettre un drap sur son visage ravagé, Lloyd a continué de croire que tout irait bien. Il a vu un pompier qui bossait avec son grand-père et il lui a demandé comment allait son p'tit frère. Le mec lui a rien répondu et s’est contenté de lui tapoter l’épaule avant de le faire monter dans une voiture. Et depuis, il est avec lui dans la salle d’attente de l’hôpital. S’ils l’ont conduit à l’hôpital, c’est que c’est pas grave. Sinon, ils l’auraient amené autre part. Ils vont réussir à soigner Kevin, c'est sûr et certain. « Lloyd ! » Sa mère sort de nul part et fond sur lui, l'obligeant à se relever. Elle le serre trop fort dans ses bras. Il essaye de parler mais aucun son ne sort de sa gorge nouée. Son père lui pose mille questions, hausse la voix, le secoue et sa mère lui arrache la casquette des mains en piaillant sur le sang qu'il y a dessus. L'adolescent a du mal à suivre tout ce qui se passe. L’ancien collègue de Pa’ tente de leur parler et de les calmer mais ça n’a pas l’air de fonctionner. Lloyd l’entend dire n’importe quoi au sujet de Kevin. Il l'entend dire qu'il est désolé et d'autres conneries de ce genre. Et puis sa mère se met à hurler et se laisse tomber par terre en pleurant et criant le nom de son frère. « Ca va aller maman… » commence Lloyd, qui veut lui exposer sa théorie sur le sujet. Mais son père ne lui en laisse pas l’occasion et pour la première fois, c’n’est pas une gifle qu’il reçoit mais un bon vieux direct du gauche dans la mâchoire. Au lieu de le sonner, le coup lui remet les idées en place.
Kevin est mort. Kevin est mort à cause de lui. Il a tué son frère.

*

« Pourquoi tout l’monde t’appelle Cap ? » « Et pourquoi pas ! » « Non mais, sérieux, pourquoi ils t’appellent comme ça ? » « Tu connais l’histoire des Hatfields et McCoys ? » « Euh… » « Putain mais qu’est-ce qu’on vous apprend d’nos jours à l’école ! Bon, c’était deux familles qui ont vécus au moment de la Guerre de Sécession. Ils ont eu des différents, ça a très salement tourné, y a eu des morts et ça a failli terminé en nouvelle Guerre Civile parce qu’ils étaient chacun d’un côté de la frontière. » « Et genre c’est tes ancêtres ? » « Ouais, du côté de mon père. Un des fils du patriarche Hatfield se faisait appeler Cap, pour Capitaine. C’était un genre de tireur d’élite, il ne manquait jamais ses cibles. J’suis un peu pareil comme tu le sais et…vu que j’suis un Dieu mais que je suis extrêmement humble, je me contente de Cap ! » « Ecoute pas ces conneries, on l’appelle Cap parce que quand on lui dit d’se foutre à poil, sa réponse est toujours : cap ! » « C’est vrai aussi » admet Lloyd, laissant apparaître un large sourire sur son visage, avant d’hausser les sourcils d’un air entendu à l’adresse de la bleusaille à ses côtés. Il attrape quelques chips dans le pot central et s’éloigne en les avalant, bouche ouverte. Il s’apprête à aller faire chier deux trois de ses collègues, occupés à jouer aux cartes, quand le Big Boss lui fait signe d’approcher. « Un souci ? » « Ta mère au téléphone. » « Rah, c’pas vrai, qu'est-ce qu'elle me veut ? » soupire-t-il en passant devant son supérieur pour aller s’emparer du téléphone de l’accueil. Les portables, c’est pas tellement son truc. « M’man ? Tout va bien ? » « Je crois que ton père est mort. J’ai essayé de… » « Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? » « Il ne se réveille pas. Lloyd, je crois qu’il s’est oublié dans le lit… Je me suis dis que j’allais t’appeler pour… » « M’appeler ? Mais… » Il a du mal à croire qu’il est en train de vivre cette conversation. C’est totalement surréaliste. Il ne peut pas s’agir d’une blague parce que sa mère ne ferait jamais quoi que ce soit de ce genre. Personne ne ferait ça. Et puis il y a ce quelque chose dans sa voix. Quelque chose d’éteint. Il sait que tout est vrai, et en même temps, c’est totalement…absurde. « Tu dois appeler les secours ! » « C’est toi les secours, non ? Alors je t’appelle toi, Lloyd. » Et c’est à ce moment qu’elle se met à sangloter et à crier. Et pour la première fois, il perd son légendaire sang-froid et sa verve. Il ne dit plus rien. Il ne réagit pas. Il s’en voudra dans quelques heures mais pour le moment, il a simplement la tête vide. « Tout va bien Cap ? » l’interpelle un de ses collègues, alerté par son expression. Il se contente de lever son regard azuré vers lui. « Qu’est-ce qui se passe ? » « J’crois…j’crois que mon père est mort. » C’est le cas.    

I did wrong and I knew.

Il reste planté face à elle, ne sachant pas trop quoi faire de l'information qu'elle vient de lui donner. Comment c'est possible ? Bon, d'accord, il sait comment c'est arrivé mais Lloyd continue à ne pas y croire... « Mais… T’es sûre que c’est moi qui ai fait ça ? » demande-t-il en désignant le ventre arrondi de Joanna Pierce. Jo pour les intimes, dont il a fait partie. « Tu m’traites de pute là ou je rêve ? » « Non j’te traite pas de pute c’est juste que… Tu as dit que tu prenais la pilule et… » « Oh alors je suis une menteuse ? » s’agace la jeune femme, levant les bras au ciel avant de le fusiller de ses grand yeux clairs « Non ! Arrête de mettre des mots dans ma bouche, Jo ! Mets-toi à ma place deux minutes ! » « Et ma place à moi, tu y penses ? J’étais censée partir en Europe ! Vivre de mon art ! » Lloyd se retient de lui confier qu’il y a peu de chance qu’elle arrive à vendre la moindre de ses croutes et qu’elle en vive lui parait un projet totalement absurde… « Bah… je sais pas quoi te dire moi ! Tu m’annonces ça, comme ça. J’ai pas eu le temps de réfléchir à la question. » « Et bien je te conseille de réfléchir vite à ce que tu veux en faire. Parce que dans deux moi, j’expulse ce truc hors de ma vie. Si t’en veux, tu le prends, sinon je lui trouverai une bonne petite famille, prête à mettre le prix pour connaître les joies de la maternité » tique la grande brune en passant une main sur son ventre proéminent. Lloyd fronce les sourcils, peinant à comprendre où elle veut en venir. Elle n’oserait quand même pas ? « Tu… tu veux vendre notre enfant ? » « Fais pas cette tête ! Ce truc sera bien mieux avec des gens riches qu’avec moi. Ou même toi... » « Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ? » « Lloyd, Lloyd, Lloyd… Je dois vraiment te l’expliquer ? Tu couches à gauche à droite, tu fais un boulot dangereux et prenant, et la seule famille qu’il te reste, c’est ta folle de mère qui vit en recluse dans… » « Je t’interdis de parler de ma mère ! » s’emporte le pompier, les poings tout à coup serrés. Il n’aurait jamais dû parler de l’état de sa mère avec elle… Mais à l’époque, il portait encore le deuil de son père et la situation de sa mère, qui ne pouvait pus mettre un pied hors de son appartement, le préoccupait terriblement. Il n’avait pas voulu inquiéter ses plus proches amis et avait préféré se confier à Joanie, autour d’un verre puis sur l’oreiller, se figurant qu’il ne la renverrait plus jamais. Et il s’était trompé. « Tu as jusqu’à la fin de ma semaine pour te décider. Si tu n’en veux pas, je le fais adopter. Tu n’entendras plus jamais parler de ce bébé ou de moi » le cingle Jo en le bousculant pour rejoindre la sortie de son appartement  refermant son manteau d’un geste agacé. Elle passe la porte et se retourne finalement depuis le seuil. « Et sois mignon. Si tu la veux ? Apporte-moi un chèque. » « La ? C'est... c'est une petite fille ?» articule le grand blond, la bouche sèche, son cœur s'affolnt tout à coup dans sa poitrine. « Un gros chèque Lloyd. J'ai de gros projets. Et cette gamine n'en fait pas partie. »

*

« C'est pas grave m'man » essaie-t-il de la rassurer, même s'il sait qu'il n'est pas très crédible. La vérité, c'est qu'il espérait que sa mère ait un déclic et que les choses allaient enfin rentrer dans l'ordre. Ce n'est pas arrivé et il est terriblement déçu. Un peu en colère aussi. Pas forcément contre sa mère, mais contre cette foutue peur irrationnelle de sortir qu'elle éprouve depuis des années et lui gâche la vie. Leur gâche la vie à tous les deux en fait... Si même la naissance de sa petite fille ne parvient pas à l'arracher à sa prison, Lloyd se demande bien ce qui y parviendra... Rien sans doute. Sa mère n'avait même pas été capable d'accompagner son époux à sa dernière demeure. « Je suis désolée. La prochaine fois ce sera la bonne. Promis » continue-t-elle de pleurnicher, se cramponnant à son fils qui l'aide à retourner s'asseoir sur son fauteuil. Il ne dit rien. Il n'y a rien à dire. Elle ne sera sûrement pas plus capable de sortir la prochaine fois qu'aujourd'hui. Elle passe une main sur sa joue et lui adresse un sourire encourageant. « Mon petit garçon, papa à son tour... Ton père serait tellement heureux... » Le pompier se contente de lui rendre son sourire et puis il se redresse. « Je dois y aller maman. Elle a commencé le travail et... » « Oui, oui. File ! Et prends des photos ! Je veux la voir ! » Il dépose un bécot sur sa joue et quitte l'appartement en vitesse pour rejoindre l'hôpital de Chicago où Joanie accouche. Il manque de se faire tuer au moins trois fois sur le trajet qui l'y conduit et est accueilli sur place par Tito. Il lui donne les informations qu'il a pu obtenir et tous deux se dépêchent de rejoindre la salle de travail. Evidemment, Lloyd laisse son ami secouriste (ému aux larmes pour lui) aux porte de la pièce où le Miracle de la Vie est sur le point de se produire. Lloyd a à peine le temps d'enfiler sa tenue dans un coin avec l'aide d'une infirmière que sa fille commence à pointer le bout de son crâne. Il n'accorde aucune attention aux insultes de Jo à son égard et concentre toute son attention sur Merrin, sa fille. Et quand elle sort et qu'il est amené à couper le cordon et la prendre dans ses bras pour la toute première fois, la bouffée d'amour qu'il ressent tout à coup pour ce petit être débarqué dans sa vie par surprise le bouleverse. Il ne tarde pas à avoir une pensée coupable à l'égard de Kevin qu'il n'a pas su protéger ou aimer comme il l'aurait dû. Lloyd, les yeux brouillés de larme, fait alors à sa fille la promesse de ne jamais laisser quiconque lui causer le moindre mal. S'il n'est pas un fils parfait, n'a pas été un frère convenable ou un amant très sérieux, il sera un bon père. En tout cas, il l'espère sincèrement...  
     

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MessageSujet: Re: CAP ■ Lloyd Hatfield Lun 19 Sep - 20:40

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