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 Somewhat Damaged Ft Jade

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MessageSujet: Somewhat Damaged Ft Jade Sam 15 Avr - 22:41

Somewhat Damaged

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Je tourne un peu comme en lion en cage dans mon bureau qui d’un coup me semble avoir rétréci de moitié, la vague impression d’être enfermé dans un putain de placard à balais sans pouvoir en sortir. Tout ce merdier m’y à fait passer beaucoup plus de temps qu’à l’accoutumer, beaucoup trop de temps même pour être honnête ! Parce que le nez dans la paperasse c’est pas tellement ma place de prédilection faut bien le dire, enfin c’est pas comme si j’avais le loisir de refiler le bébé à qui que ce soit et quand bien même je pourrais, ca va sans dire que j’aurai jamais l’esprit tranquille si je savait mon gagne-pain gérer par qui que ce soit d’autre que moi. Enfin tout n’est qu’une question de patience et c’est un truc que j’ai jamais beaucoup eu, il faut dire que j’ai rouvert le club il y a deux semaines et que les chiffres qui s’étalent devant mes yeux ne me plaisent pas, mais alors pas du tout.

Connard de petites putes de Serbes.

Je siffle ca entre mes dents serrées, la fusillade n’avait pas seulement ravagé la devanture du club, on ne parlait plus de dégâts matériels, mais de quelque chose de bien plus sournois : la perte de clientèle et elle ne se réparait malheureusement pas aussi facilement que les débris de métal qui avait plu sur le trottoir sali de la rue, il me faudrait probablement des semaines voir des mois pour en revenir à mon chiffre d’affaire initial et pour couronner le tout Caleb prenait un malin plaisir à venir me rabâcher aux oreilles que tout ca n’était pas seulement préjudiciable pour moi, mais surtout pour le club…comme si je le savais pas ! Bref me voilà obligé de faire des offres à des prix qui ne me plaisent pas du tout, juste pour pouvoir ne serait-ce que remplir de moitié le Crashdown.

Bon au final ca semble avoir son petit effet, l’endroit ce soir n’est pas aussi désert qu’il a pu l’être quelques jours auparavant et mon staff est finalement de nouveau complet, j’éteint l’ordinateur et me passe une main sur le visage en poussant un soupir un peu ou plutôt carrément soûlé disons le, si je picolais, je me serait déjà enfilé deux trois verres de whisky, mais c’est pas le genre de la maison alors à la place, je vais me contenter d’aller profiter de l’ambiance et d’un bon cigare dans le coin VIP, le seul qui soit encore un minimum occupé, ouai parce qu’heureusement certains très bons clients n’ont pas peur de voir la foudre tomber deux fois au même endroit. Je sors de la pièce, non sans la plonger tout d’abord dans la pénombre avant de fermer à double tour derrière moi, on est jamais trop prudent et trop d’informations importantes pour ne pas dire compromettantes traîne dans les dizaines de dossiers sagement rangés dans un des placards de mon antre.

Je rejoins la foule (ouai enfin, j’aimerais bien que ca soit pas juste une façon de parler) et me dirige vers l’espace privatisé en faisant signe à Judith de ramener son cul, cette dernière lève les yeux au ciel puis me fait signe qu’elle arriver avant de reporter son regard sur le client assis devant en lui adressant son plus large sourire. Je sais pas ce qui m’a pris de l’embaucher celle-là, elle prend un peu beaucoup ses aises quand même, je secoue la tête à la négative, enfin, elle bosse bien, rechigne pas à faire des heures et pus c’est pas comme si il avait pas fallu que je part au plus urgent, puis bon, elle est marrante quand même…Le devoir, soudainement, m’appelle, je joue les hôtes concernés et prends le temps de m’adresser à plusieurs groupes réunis autour de mes plus jolies danseuses qui s’appliquent à leur en donner pour leur argent ou plutôt à les faire donner toujours plus d’argent, c’est le mot d’ordre en ce moment et tout le monde sans exception est mis à contribution. Faut sortir les grands moyens et bien fermer sa gueule et si j’aime pas ba tant pis je fait quand même, je me défoulerais sur mon sac à la salle demain. Je reste debout, mains fermement appliquées sur la rambarde qui sépare les friqués des moins fortunés et jette un coup d’œil attentif alentours, histoire de m’assurer que tout se passe sans problème et que rien de louche ne se passe sous mon nez, puis mon regard s’arrête, pas vraiment sur quelque chose qui sort de l’ordinaire, mais sur une silhouette que j’estime voir peut-être un peu trop fouiné dans le coin ces derniers temps, celle de Jade, cette gonzesse, j’ai vraiment du mal à la cerner, comme si elle alternait entre la pauvre fille complétement paumée (et des comme ca j’en ai vu suffisamment pour pouvoir les décrire en long, en large et en travers) et celle qui en de plus grosse que certains bonshommes que je connais voir côtoient, en parlant d’eux va falloir que je pense à rameuter le prospect pour qu’il nettoie ma caisse !

« C’est bon j’suis là ! Monsieur le Boss désire ? » Je fais volte face sur le visage peint d’un sourire amusé de Judith. Je lève les yeux au ciel et secoue vaguement la tête à la négative. « Ramène-moi un verre de flotte et la nana là au bar. Ses yeux s’arrondissent un peu et je lui décoche un sourire. ouai tu m’as bien entendu et puis tu lui prendras sa commande au passage. Merci. » Je me garde bien de lui dire que je connais la nana en question et que je l’envoie pas jouer les rabatteurs pour ma gueule, t’inquiète pas ma grande, je sais encore choper tout seul, merci, au revoir, bouge. « Quoi, c’est trop compliqué pour toi princesse ? » Elle secoue la tête et me crache un truc entre ses dents, truc que je ne comprends pas (ce qui doit être fait exprès, après tout, elle a beau être passablement sure d’elle, elle reste en pleine période d’essai) et dont honnêtement, je me fous complétement. Pendant que ma serveuse s’active, je m’installe à une table encore libre et observe mes filles qui je n’en doute pas une seconde donne actuellement le meilleur d’elles-mêmes, forcément quand le boss est là les souris danses encore plus ! Je sors alors un cigare de la poche intérieure de ma veste et entreprends de le couper et de l’allumer en attendant la compagnie que je me suis désignée pour la soirée et quand celle-ci fait finalement son apparition, Judith sur ses talons, je croise mes bras sur mon torse et enfonce mon dos dans le dossier un peu trop mou du sofa. « Va falloir que je te fasse une carte de fidélité, on dirait ! C’est mes filles ou moi que tu cherches au comptoir ? » Je lui décoche un sourire en coin et lui fais signe de venir s’asseoir.
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MessageSujet: Re: Somewhat Damaged Ft Jade Lun 17 Avr - 23:52

Somewhat Damaged
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Dans les rues noires, entre les immeubles branlants, derrière les voitures oubliées ça et là le long des trottoirs puants, Jade avale rapidement le chemin sombre qui s'étire devant sa marche. Les yeux alertes, les mains rangées sagement dans les poches d'un jean troué, le cuir caresse les murs de briques rugueuses et dégueulasses bouffées par la lumière faiblarde des lampadaires qui gerbent leur nuance d'orange et de jaune. Elle prend d'abord à droite, claquant la semelle caoutchouteuse de ses bottes montantes contre le bitume sec qui se jette sous les roues des derniers bus de la soirée. Et puis elle prend à gauche, levant le nez sous l'averse naissante des conclusions de cette saison hivernale. Frais et humide, voilà comment est l'air qui agite ses narines en même temps que la fumée de la clope qui diffuse entre ses lèvres pincées. Le brouillard imperceptible du crépuscule glisse contre les silhouettes fermées qui se précipitent avec des vieilles odeurs de clope, de pluie à venir, de pots d'échappement, une odeur de bronx comme peut en produire une telle ville avec un tel merdier dans tous ses grands boulevards. Et Jade marche, martèle avec ses pompes une ritournelle qui cisaille les tympans de son inconscient depuis l'aube. Pas de contact ne serait-ce qu'infime avec la foule, pas de regard sur le monde qui grouille et qui rentre dans sa baraque après sa journée de dur labeur ; attaché-case en main, chemise qui sort du costard avec une tâche de tomate du sandwich du midi. Elle trace. Sillonne le quartier martyrisé de West Side jusqu'à son but ultime pour les prochaines heures nocturnes. Elle arrive plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru, se faisant allumer l'épiderme pâle par la publicité des néons d'un rouge passion, décadent, aux milles et une promesses visuelles d'un Eden pour la trique aussi petite peut elle être d'ordinaire devant bobonne. Elle passe devant ces gars qui pénètrent l'établissement dans des œillades angoissées par dessus leurs épaules. Elle passe, devant les filles, devant la vertu mise à mal, devant les flashs des projecteurs au dessus des scénettes, devant la pudeur oubliée dans un spectacle qu'elle contemple un peu quand même malgré elle. Vertige de la chevelure, souplesse modulée d'indécence lascive, paresse des formes qui s'étendent dans une exhibition maîtrisée appréciée de la clientèle. Ballottée par la musique électrisante, la jeune femme ancre ses coudes sur le bar et visse son cul rebondi sur un haut tabouret, l'échine courbée sous le poids de son propre drame. Interloquée, mais plus tellement en vérité lorsqu'elle reconnaît la gueule de l'alcoolique, la serveuse habillée presque uniquement de paillettes lui demande d'un coup de pif non verbal ce qu'elle compte prendre pour sa race du soir. « Whiskey...hm non pas un seul verre, le reste de la bouteille derrière là plutôt...ouais celle là, merci. » Elle ne peut pas s'empêcher de le prononcer à l'irlandaise - une vieille habitude - comme elle ne peut pas s'empêcher d'en commander plus que ce qu'elle s'était fixé dans sa nouvelle quête de sobriété. Modelée par la tessiture de son marasme, sa voix se fait moins féminine que de coutume ; moins niaise engluée de puteries comme on peut lui faire remarquer parfois. D'un levé de bras brusque, elle liquide ses premières gorgées depuis une semaine d'abstinence tout en glissant ses dernières économies sur le comptoir pour payer sa grosse consommation ; ignorant superbement le porc qui la reluque elle et la nana dans un aller-retour de prunelles qui en disent long sur ses fantasmes lesbiens.

Le venin dans la trachée qui brûle dans sa descente, la hardiesse qui monte comme effet secondaire, Jade se répète les quelques phrases qu'elle a préparé pour venir déposer sa requête. Parce que ce soir elle est là pour faire du long terme de ce périple dans la bourgade aux quatre vents. Ce soir, Jade s'accroche avec l'énergie propre aux désaxés, aux laissés pour compte, aux abandonnés comme des clébards qui pensent que le premier phare de bagnole annoncera le retour de leur vénéré maître. Pure connerie d'ailleurs que cet espoir ; le maître s'est tiré, l'ayant baisée pour ne laisser ensuite qu'une pauvre chevalière avec la première lettre de SON prénom...narcissisme personnifié mais qu'elle arbore tout de même contre l'épaisseur de son pouce. Idiote, droguée qui vient choper la bouée de sa toute première occas' professionnelle dans le coin histoire de glaner un os à mâcher pendant qu'elle n'a pas la gamelle pleine de chair de mercenaire devant la gueule. Il faut bien vivre, il faut bien survivre pour être plus précis, même si elle ne vient pas avec l'optique de faire le tapin, de se déhancher avec ces créatures qui s'agitent tout autour de sa personne qui fait papillonner ses longs cils noirs dans toutes les directions pour repérer le propriétaire des lieux.
Et puis la blondasse regarde par dessus son épaule, s'éclipsant, la laissant elle et sa bouteille de liquide ambré charmeur. « Il veut vous voir. » Volte face, pas besoin d'attendre des heures ni même de trouver la manière la plus adéquat de l'aborder lui et sa répartie musclée. Un soupire satisfait s'échappe de sa bouche charnue avant que la sylphide ne lui remette ses billets sous le nez. « Cadeau d'la maison. » Sourcil arquée, elle ne se fait pas prier pour saisir l'affaire et range les rectangles verts dans sa poche arrière avant de s'avancer dans l'ombre désignée un peu plus loin. Roi du domaine, prestance de couillu, cigare du mafieux qu'il représente, son accueil lui laisse échapper un rire non feint. « Ta marchandise est plutôt bonne je dois admettre, je valide le goût et l'effort mais j'fais pas encore dans le lèche chatte. Je suis là pour ta virilité en fait pour tout t'avouer. » Double sens souligné par la commissure de son rictus, Jade tend la main en sa direction par signe de politesse. Qu'il la lui tope, claque, sert ou bien baise peu lui importe, elle prend place là où il veut et dépose sa bouteille sur la petite table devant eux. Et puis comme pour signifier que la conversation va sûrement prendre un peu de temps, elle hôte son cuir sur un T-shirt de groupe métalleux basique. « Je peux ? » Paquet de nicotine qui s'extirpe de la poche de son blouson, elle coince le bâton entre ses dents qu'elle avance pour qu'il lui embrase. « Avant que tu m'demande du coup, j'suis pas là pour t'emmerder mais plutôt pour savoir si y'avait de quoi se rendre utile dans le coin...Pour la faire courte les finances se font rares et je compte m'installer en ville définitivement. Étant donné que t'es un peu le seul qui m'inspire quelque chose de positif j'suis venue te trouver. Après tout tu m'l'as dis l'autre fois si besoin... »
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MessageSujet: Re: Somewhat Damaged Ft Jade Mer 19 Avr - 23:33

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Elle se ramène de toute évidence sans vraiment rechigner, parce que j’ai juste le temps d’allumer mon cigare qu’elle apparaît derrière le nuage de fumée qui sort tout juste de ma bouche. Cette gonzesse m’intrigue, je la trouve bizarre, pas du genre creepy stuff ou taré de base, juste bizarre, elle est là à déambuler dans mon bar, un putain de bar de strip de façon régulière, elle picole comme un trou, jure comme une charretière et si je lui ai parlé plusieurs fois, je doit reconnaitre quelle reste un énorme mystère pour moi. Je lui offre un accueil plutôt informel, pas comme si elle s’attendait à être traitée comme une princesse de toute façon, en réalité elle a plus le droit a Madmax qu’a Max et c’est pas donné à beaucoup de monde si ce n’est mes frangins, bien que je soit pas sûre que ca soit la meilleure version de moi-même. « Ta marchandise est plutôt bonne, je dois admettre, je valide le goût et l'effort, mais j'fais pas encore dans le lèche chatte. Je suis là pour ta virilité en fait pour tout t'avouer. » Elle me répond du tac au tac, franche, direct, sans faux-semblant c’est le moins qu’on puisse dire et elle me tend la main et je la saisis pour la serrer sans trop de force, je voudrais pas briser les doigts de la donzelle. Je vois la tronche de Judith qui attend derrière avec mon verre d’eau posé sur son plateau et ca me fait sourire, elle n'a pas l’air d’apprécier l’échange outre mesure, ma serveuse dépose mon verre sur la table et se plante devant moi les mains sur les hanches et son plateau fermement coincé entre les deux. « Ca va merci Judith ! Tu peux retourner papillonner autour de la clientèle ! » Il lui balance un petit signe de la main comme pour appuyer ses propos et la faire bouger de là, ce qu’elle finit par faire évidemment.


Je me retourne vers la rousse qui est en train d’enlever sa veste pour se mettre visiblement plus à l’aise. En parlant de se mettre à l’aise, elle demande la permission d’allumer une clope, coup de bol pour elle l’espace VIP est bien le seul ou la clientèle est autorisée de fumer enfin sauf pour moi évidemment, moi, je m’accorde tous les droits dans mon putain de palace. J’attrape le Zippo que j’ai laissé traîner devant moi et l’allume d’un frottement de doigts avant de venir positionner la flamme encore vacillante sur l’extrémité de sa cigarette. « Et pour ta gouverne ma grande y a que de la qualité ici, question de principe ! Quant à ma virilité… Je lui adresse un petit sourire en coin, laisse échapper un tiquement de langue avant d’ouvrir mes bras paume vers le haut. Elle est toute à toi ! » Elle saisit l’opportunité que je viens de lui lancer pour s’engager sur la raison de sa présence au Crash ce soir et bien que terriblement surprenant ce n’est pas pour ma divine compagnie qu’elle a pointer son joli minois ici, ouai…je me sentirais sûrement vexé si j’en avais quelque chose à foutre. C’est vrai je lui ai sûrement dit que si elle avait besoin de quelque chose, elle pouvait venir vers moi, en toute honnêteté, je m’en souviens pas vraiment, je devais être dans un bon jour, l’esprit défait de tous ces connards des pays de l’est et de la merde qui les suit à la trace et ramène toujours inexorablement jusqu'à nous. J’ai surement dit plein de truc du genre quand tout roulait encore et que ma plus grosse préoccupation était de trouver un peu de temps entre le club et le Crash….aaaaah si j’avais su que tout tournerait court, j’en aurais certainement bien plus profité que ca ! Donc du taf, elle arrive malheureusement une semaine trop tard. Je viens tout juste de reformer mon équipe après que certains ai lâchement quitté le navire, je peux comprendre toutes ces histoires de traumatisme de merde, mais putain c’est pas comme si il s’était passé quoi que ce soit à l’intérieur et en plus si ces petits cons pensent être plus en sécurité au McDo du coin qu’ici, j’espère pour eux qu’ils y vont pas pour bouffer ! « T’arrives un peu tard ma jolie, y a une semaine de ca j’aurai pu te proposer d’enfiler un de ces charmants petits shorts lamés. Mon regard se dirige vers l’une de mes serveuses qui passe pas trop loin. Du gâchis ! Vraiment ! je suis sûre que t’aurai eu fière allure là-dedans ! Je laisse échapper un rire amusé avant de poursuivre. Je peux toujours passer deux trois coups de fil autour de moi pour voir si je peux te dépanner, tu sais faire quoi de tes dix doigts dis moi ? Rester en ville hein ? et qu’est-ce qui t’a fait passer de j’suis de passage à ca ? T’as rencontré un type qui t’a promis le mariage, le break et le labrador ? Voir la gueule qu’elle tire ne me donne pas vraiment envie d’arrêter de la charrier, bien au contraire. Ca va détend toi un peu, je sais bien que t’es pas de ce genre-là si ? » Je colle mon cigare dans ma bouche histoire de laisser un peu de répit à la jolie rousse et fait la seconde d’après disparaître sa vision derrière un épais nuage de fumée. Elle remet la machine en route et je commence à réfléchir pour essayer de déterminer entre quelles mains je pourrais bien la foutre, surtout qu’elle est pas du genre docile de ce que j’ai pu voir et que c’est le genre de chose que certains type ne peuvent pas supporter, un petit complexe à résoudre sans doute, bref ! le premier truc qui me vient en tête, c’est le futur business de James, parce que d’une part Caleb n'arrête pas de nous rabattre les oreilles avec ca et que secundo James à soudainement montrer un intérêts plus poussé pour le mien à la recherche de tuyaux sans doute, sauf qu’en toute honnêteté, je n'ai pas la moindre d’idée de ce qu’il a prévu de foutre dans sa baraque à part des poules de luxe et pour sûr que je vois pas cette gonzesse joué au poupée ultra soignée. Enfin un coup de fil ca mange pas de pain et je ne serait jamais aussi bien renseigné que par le principal intéressé !
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MessageSujet: Re: Somewhat Damaged Ft Jade Dim 14 Mai - 17:52

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« J'en prends bonne note. Et crois moi je saurais la solliciter au bon moment. » Dans un clin d’œil ouvertement pervers, elle fait comme elle peut pour retenir ce rire qui lui monte aux lèvres et qui déforme les coins de sa bouche dans un tremblement incontrôlé. La clope pincée entre ses crocs, elle se fait violence pour serrer la gueule et contemple la flamme qu'il fait vaciller en son bout dans une maîtrise presque professionnelle du briquet. Le temps des premières taffes, le temps des premières volutes de fumée claire, la pensée que dans d'autres circonstances elle aurait pu vraiment saisir cette occasion lui traverse l'esprit. Un regard un peu perçant en possession de ses prunelles, Jade analyse soudain plus en détails la marchandise qui se propose avec - ce qu'elle prend pour – une légère pointe de sincérité. Ça la frappe en deux deux tandis qu'elle recrache franchement son souffle toxique. Bordel. Ils sont passé où tous ces réflexes à la con ? Cette passion pour les gaules de plusieurs centimètres de longs ? Ils sont où les regards humains avec la conscience fugace des opportunités offertes par la beauté du monde ? Elle n'a jamais regardé cet homme autant qu'elle a superbement ignoré les autres. Quelques acharnements sur son bâton de nicotine lui font faire le tour de son pathétisme relationnel. Condition d'errance, de solitude complète sur une route qui ne mène nul-part ailleurs que dans l'espace confiné d'une débauche nocturne latente, que son hôte se met à animer en faisant vibrer sa voix dans les crispations musclées de son large cou saillant. Veines qui palpitent, qui tracent des chemins provocateurs le long de ses bras ; la lumière des néons mord et noie l'encre de ses tatouages dans le creux des ombres de cette masse surhumaine. Une certaine mélancolie la prend tandis qu'elle soumet une ultime fois son cerveau à une lessive de souvenirs pour en sortir les ultimes gouttes de son histoire romanesque. Elijah est bien loin désormais. Absence lourde de conséquences qui font qu'elle se raccroche bien vite au wagon des mots que Max débite. « ...Du gâchis ! Vraiment ! je suis sûre que t’aurai eu fière allure là-dedans ! » Son azur accompagne le regard de boss implacable qu'il braque sur l'horizon du cul d'une serveuse qui parade, à l'aise et effrontée dans son rôle de séductrice. La démarche gracile d'un chat perché délicatement en haut de l'arbre de ses talons, elle dégueule la luxure par tous les pores de sa peau porcelaine. Du gâchis vraiment ? Mon con si tu savais...
Pute, putain, salope ou plus joliment dit : prostituée, Jade aurait pu en passer par là sans aucun doute. Oiseau de proie, plumes de cuivre naturelles – qu'elle recouvre en ce moment de noir - et teint de lait, ses longs cils courbés, qu'on prend souvent pour des faux, auraient pu papillonner devant bien des clients si son frangin n'avait pas glissé quelques billets pour qu'elle intègre autre chose que les bords d'un trottoir salace ou l'arc luisant d'un podium. L'arrogance d'une gosse, la fougue en demi-mesure comme un animal qu'on apprivoise et l'extravagance du style ; l'infortune du Bronx de son adolescence l'aurait très certainement guidée sur les pas de ces filles de joie. Seulement voilà ; se contentant seulement de l'asservissement sentimental et sexuel de l'intimité d'un couple monogame, elle n'est pas venue ici pour occuper ce genre de poste. Elle a longuement hésité avant de venir pour ces conditions d'ailleurs, mais un argumentaire soigneusement préparé et surtout la nécessité vitale de se dégoter de quoi payer sa nouvelle colocation auront eut raison d'elle. Et la voilà donc, soufflant de soulagement en silence, attendant juste qu'il la rencarde sur un boulot de son milieu, moins accessible qu'ailleurs pour les mêmes tâches mais forcément un poil mieux rémunéré. Parce qu'elle aurait pu aller au McDo ou dans un bar quelconque ; mais les petits extras que peuvent offrir le monde auxquels ils appartiennent tout deux sont des atouts sur lesquels elle ne pouvait pas s'asseoir.

« Je peux toujours passer deux trois coups de fil autour de moi pour voir si je peux te dépanner, tu sais faire quoi de tes dix doigts dis moi ? Rester en ville hein ? et qu’est-ce qui t’a fait passer de j’suis de passage à ca ? T’as rencontré un type qui t’a promis le mariage, le break et le labrador ? Ca va détend toi un peu, je sais bien que t’es pas de ce genre-là si ? » En un instant la phrase futile qu'il vient de prononcer, menace de la plonger directement dans les eaux troubles de ses divagations pseudo-existentielles. Celles qui ont le don unique de lui choper la tête fermement pour lui tremper la gueule dans un verre d'alcool, pour rendre la moindre réjouissance aussi fade qu'un plat végétarien un dimanche pluvieux devant l'ultime rediffusion de la série Dallas. Cœur impitoyable en ce moment, Jade s'estime à des lieux de ce genre de conneries ce soir, alors qu'elle se sert mécaniquement le premier verre. Ironie douce qui s’immisce dans sa bouche, qui tâte les parois sèches diffusant le divin poison dans son sang. Première gorgée. Un break et des gosses...Bordel. Deuxième gorgée. Des gosses ils auraient pu en avoir, le premier est enterré à des kilomètres d'ici justement. Troisième et longue gorgée. Le clébard ils l'ont déjà et niveau bagnole ils sont plutôt bien servi. Pourtant le rêve bien incarné sur le papier ne se déroule pas comme prévu. « Nop Sir. J'suis pas de ce genre là ça va pas ou quoi ? Vous posez assez d'emmerdes comme ça même si j'me doute que vous en avez autant après nous. Non pour tout t'avouer y'a bien un gars dans l'histoire mais il s'est tiré. Il a été touché à Noël et depuis il pense qu'avec sa bite et son couteau il va pouvoir se venger. Donc plutôt que de m'acharner je sors d'mon motel qui pue la merde et je commence à faire ma vie ici parce que j'me vois pas rentrer où je vivais avant. » Le verre se vide d'un coup avant de claquer sur l'ébène. Le cendrier accompagne le cadavre de son mégot alors qu'elle rempile directement en sortant un de ses congénères de son paquet. « Le truc c'est que pour jouer cartes sur table, j'suis pas assez clean pour faire correctement c'qu'il y a d'affiché qur mon CV et c'est pour ça que j'viens vers toi. J'me doute que sans être une poule, en étant réglo avec vous niveau service et taff j'aurais clairement plus moyen de m'faire une place ici. » Elle ne sait pas si c'est clair. Elle n'ose d'ailleurs pas directement s'étaler sur tous les détails. Premièrement parce que c'est compliqué, deuxièmement parce qu'elle ne sait pas si elle pourrait résumer et dernièrement parce que vu le personnage il en a probablement strictement rien à battre. Mais elle se prépare tout de même à répondre aux éventuelles questions, parce que pour avoir un post il y a fort moyen qu'il s'attarde sur son profil. Comme tous les patrons finalement.
« Mais bon pour la taille du short t'aurais été content, j'crois que ça aurait été plus court sur mon cul que sur n'importe quelle autre nana mais bon j'ai pas la carcasse dans un bel état là dessous, ça aurait pu faire fuir tes clients...Plus sérieusement j'ai été serveuse pendant plus de cinq ans pour payer mes études, sinon je m'adapte à un peu tout. Après j'voudrais pas que tu t'casses la tête pour mon cas, juste si t'entends parler d'un truc pense à moi et je te revaudrai ça. »

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MessageSujet: Re: Somewhat Damaged Ft Jade Jeu 18 Mai - 0:58

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« J'en prends bonne note. Et crois moi je saurais la solliciter au bon moment. »
Je relève pas tout de suite et me contente de me marrer en lui en apposant devant son visage la flamme de mon briquet qui éclaire soudainement ses traits crispés sous une expression amusée. Lorsque je fais disparaître la lueur rougeâtre entre mes doigts, je me laisse retomber fermement contre le dossier du sofa et croise mes bras sur mon torse, observant du coin de l’œil la jeune femme qui semble en faire de même. Se toiser de la sorte n’est pas vraiment quelque chose qui m’incommode, surtout pas quand la personne qui me fait face est loin d’être la plus désagréable à regarder. Elle a un truc particulier, pas le genre de gonzesse qu’on croise à tous les coins de rue, c’est pas tellement physique, c’est sa façon d’être sans doute, elle fait dans l’étrange, amène des questions qui ne possèdent sans doute pas de réponse et en ferait devenir plus d’un complétement fou, tout à fait le genre de fille qu’on chasse, qu’on saute, mais qu’on n'épouse pas, sans offense aucune, c’est pas vraiment là un jugement péjoratif, pas venant d’un type comme moi qui ne vois absolument aucun intérêt au mariage ou même à l’engagement, je ne vois ca que comme un mensonge passager, une histoire que l’on veut bien se raconter jusqu'à ce qu’on finisse par ouvrir les yeux sur une relation pourrie jusqu'à l’os qui ne laisse derrière elle que des emmerdes. Cynique hein ? ouai mais au moins je me tiens éloigner des statistiques pourries de trentenaires dépressifs et stupides dont on est prestement largement entouré. Il suffit de les regarder pendant cinq minutes, tous ces types qui ont lâché l’affaire, qui sourit devant des culs qui ne leur appartiennent même pas, qui glisse la moitié de leur salaire dans un string bon marché pour finalement perdre leur air jovial et plein d’espoir entre le club et le lit conjugal qu’ils ne rejoindront qu’après s’être payée la seule partie de plaisir du mois avec leur main droite plutôt qu’avec la ménagère qui dort dans des draps rapiécés en rêvant d’un apollon de magazine qu’elle ne pourrait jamais avoir. Si c’était vraiment ca l’idée alors je m’en passerai volontiers.

Je reprends le fil de notre échange et lui laisse entendre qu’elle arrive avec un train de retard non s’en lui glisser au passage le fait qui me semble tout à fait véridique qu’elle n’aurait pas fait tache dans le décor et surtout pas dans cette tenue, après je ne suis pas vraiment sûr qu’elle soit le genre de personne avec qui il me plaît de travailler, jusqu’ici, j’avais pris le partie d’embaucher des gens relativement malléables, que je pouvais manager sans me donner beaucoup de mal et qui s’avérait souvent plutôt fiable, bon ok j’avais fait une exception avec Judith, mais elle m’avait fait tellement marré que je m’était senti obligé de lui accorder une chance et au final, et cela, malgré son caractère de princesse pourrie gâté, elle faisait le job, elle était constamment dispo pour faire des heures voir des shifts entiers en rab et puis elle était plutôt rafraîchissante, tout le monde avait l’air d’accord la dessus donc bon…n’empêche que son audition resteras dans l’histoire du club.

Finalement, je me dis quand même qu’a défaut de la coller derrière ou sur mon bar, je pouvais certainement trouver à la refourguer à un collègue, du boulot y en avait toujours si on cherchait bien et Jade m’avait l’air suffisamment dans la merde pour faire preuve d’une motivation sans borne alors bon…Et puis elle avait de la chance, je l’aimais bien alors autant lui faire profiter de ma BA mensuelle. Je lui propose donc, je promets rien évidemment, mais j’ai le bras long (au moins aussi long que ma B*** FYI), ca ne devrait donc pas être un vrai souci, reste à savoir sur quoi je peux la positionner. J’embraye sur la suite, plus sur ce qu’elle ne dit pas que sur ce qu’elle balance au vent avec facilité parce que ca on est d’accord, c’est franchement rarement ce qu’il y a de plus intéressant, alors que les silences et les non-dits agilement dissimuler au creux d’une phrase, entre un mot choisi au profit d’un autre, c’était ca qui donnait vie à la conversation, du sens à un échange somme toute plutôt banal.

« Nop Sir. J'suis pas de ce genre là ça va pas ou quoi ? Vous posez assez d'emmerdes comme ça même si j'me doute que vous en avez autant après nous. Non pour tout t'avouer y'a bien un gars dans l'histoire mais il s'est tiré. Il a été touché à Noël et depuis il pense qu'avec sa bite et son couteau il va pouvoir se venger. Donc plutôt que de m'acharner je sors d'mon motel qui pue la merde et je commence à faire ma vie ici parce que j'me vois pas rentrer où je vivais avant. »

Voilaaaa on était donc bien d’accord sur le principe corrompu de la relation de couple idyllique, ca fait plaisir ! Enfin une qui rêve pas de robe virginale quand elle se fait sauter depuis plus de quinze ans et qui ne se laisse pas berner par les images de catalogue qu’on lui fait bouffer depuis le plus jeune âge. Ceci dit, on en revenait quand même à un type, je roule un peu des yeux quand elle m’en fait part, c’est toujours le cas, le sexe opposé nous perdra de toute façon, c’est le fondement du monde, demandé à Adam, Eve et leur putain de pomme de merde. L’élément qui retient le plus mon attention ceci étant dit, c’est la petite vendetta qu’a entamée son mec, si ce blaireau se croit suffisamment intelligent pour démanteler tout seul le réseau qu’on galère à ne serait-ce qu’identifier, il se fout s’en doute son doigt et le bras qui va avec dans l’œil. Je hoche la tête, c’est pas le genre d’information que je compte partager avec elle, je suis franchement pas si con. « On pose des emmerdes ? Essaye d’aller choper de la meuf pendant une semaine et on en reparle trésor. Je rigole tout seul sans doute avant de tirer une latte sur mon cigare qui me fait disparaître derrière une épaisse fumée l’espace d’un instant. Il compte faire sa petite vendetta tout seul ? c’est mignon. Je secoue cette fois la tête à la négative, ca me ferait franchement presque marré si elle tirait pas cette tronche en abordant le sujet de ce blaireau. Tu devrais mieux choisir les mecs qui te visitent ma belle, celui-là n'a pas l’air futé. Enfin moi, je dis ca, je dis rien ! » Je hausse les épaules alors qu’elle enquille les verres et les clopes comme un putain de pilier de bar.

Elle se décide ensuite à la jouer franc-jeu ce que j’apprécie, en même temps est-ce que ses révélations me surprennent ? pas vraiment ! Je l’imaginais mal en train de faire de la comptabilité sagement assise derrière un bureau. « J'me doute que sans être une poule, en étant réglo avec vous niveau service et taff j'aurais clairement plus moyen de m'faire une place ici. » Je suis pas vraiment sûr de ce qu’elle essaye de me dire, mais j’en comprend cependant l’essence, difficile de se faire une place dans le coin sans tomber dans une routine de merde et à la voir c’est clair que c’est sûrement pas quelque chose qu’elle saurait faire, elle a pas l’étoffe d’une fille « bien » le genre rangé, le genre qui ne jure pas comme un charretier et qui ne se met pas des mines dans un club de strip. Je la laisse poursuivre tant qu’elle est lancée, loin de moi l’idée d’être impolie avec la dame, je suis peut-être pas le type le mieux élevé du monde (normal vu que personne n’a daigné m’apprendre les bonnes manières quand j’étais gamin) mais je sais me tenir, faut pas déconner. Sa langue se délie un peu et me laisse apercevoir un peu plus que ce que j’ai déjà eu l’occasion de savoir à son sujet, je sais pas pourquoi son discours me donne l’impression d’être presque intime, comme si elle livrait des détails personnels sans en avoir l’envie, néanmoins, je pense que ni elle, ni moi n’avons vraiment envie de tomber dans le drama ce soir alors j’enchaîne sur un ton plutôt neutre dans un premier temps en tout cas… « Y a toujours moyen, par contre si je te rencarde Jade va falloir suivre derrière, sympa mais pas con, enfin, je crois que t’a saisi le marché ! J’ai peut-être un truc qui pourrait aller avec comment dire…ta personnalité, mais le boss est pas facile alors va falloir marcher droit, mais c’est un bon plan alors si t’es suffisamment motivé pour donner le change, je pense que je peux te filer un coup de main. Sourire en coin. Et t’as de la chance le port du short lamé or n’est pas obligatoire là-bas, même si je reste persuader que ca aurait de la gueule sur ton cul ! Libre à toi de me prouver le contraire ! Je marque une pause attrape mon verre et en descend une bonne partie avant de le reposer fermement sur le bois sombre de la table qui plus est, j’adore qu’on me soit redevable alors bon… »
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MessageSujet: Re: Somewhat Damaged Ft Jade Jeu 3 Aoû - 0:04

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« T'inquiète pas, je vais gérer, j'demande juste une adresse, un num', d'quoi m'y r'trouver ici finalement. D'quoi être un poil mieux payée que si j'postule dans un bar lambda. J'sais parfaitement qu'évoluer à côté de nanas à poil qui peuvent proposer un ou deux trucs au delà d'la simple vision d'leurs nibards ça offre toujours un peu plus de billets que d'servir des hamburgers à des gros beaufs-bides-à-bière qui beuglent devant un match merdique de foot. Au pire si l'patron m'veut pas j'irais pas brailler dans tes jupes, je lâcherai l'affaire sans faire chier promis juré craché, j'demande pas de faveur rien. Tu peux m'faire confiance. » Sincère, elle lève, dans un geste plus que maniéré, sa main droite en signe de confiance à défaut de vouloir cracher un énorme mollard dans le cendrier. Après tout Jade c'est le genre de gonzesse que l'on croit en général. On ne lui refourgue pas vraiment le bon dieu sans confession mais on se met d'accord sur ce point quand on a à faire à sa gamelle bien pendue. Sans truc vicelard dans le regard, elle a la prunelle lascive, paumée, un poil candide, un chouïa naïve. Elle a les yeux d'une gamine à qui on a déjà fracassé la gueule mais qui a toujours une envie de jouer. « Pour tes soucis en drague avec la gente féminine j'voudrais juste te dire que c'est facile en vrai. J'en ai déjà chopé d'la meuf et ce en moins d'une heure même. Sérieux c'est plus facile que tu l'crois, tu t'y prends juste très mal à mon avis. Faut pas compter que sur ta belle gueule et sur ton incroyable charisme mon chaton. C'est autre chose, faut être un minimum psychologue, savoir ce que la dame veut pour lui donner l'air de rien ! J't'apprendrais à l'occas' pour payer ma dette tiens s'tu veux ! » Les effluves ambrées de l'alcool à peine ingurgité, s'échappent en vapeur fine entre ses narines lorsqu'elle exécute quelques petits soufflements. Rieuse, elle se fout ouvertement de sa gueule tout en s'étalant presque de tout son long contre le dossier coloré du canapé. De son regard perçant cerné de noir, elle juge le mâle alpha qui voûte le haut de sa masse pour tapoter le cul de son cigare contre le bord incurvé d'un cendrier. Elle l'observe, s'amuse de ce sourcil arqué qui se dessine légèrement quand il capte avec satisfaction qu'elle est bel et bien le genre de femme à tout essayer. Dans un grognement il s'en amuse, s'en moque lui aussi ouvertement apaisant un peu plus une atmosphère qui se laisse déjà aller derrière la fumée épaisse des clopes qu'ils pompent sans arrêt. « Pour le short je veux bien en passer un avant d'me casser mais c'est parce que tu m'as aidé hein, pas pour t'faire plaisir ou remuer du cul ! » Elle met en garde, pointe du doigt en riant joyeusement avant de laisser les éclats de sa voix retomber aussi vite qu'ils étaient montés.
Parce que désormais il faut en revenir à Elijah, à lui et son projet, lui et son taff, lui et le milieu qu'il partage avec son protagoniste du soir. Elle n'a pas honte d'en parler, elle n'en a pas non plus peur. Des mercenaires, il doit bien y en avoir une dizaine dans une ville comme celle-ci. Des mercenaires, lui, il doit en connaître quelques uns, picoler une gnôle ou deux avec de temps à autres histoire de régler le plus sale du boulot afin de pouvoir continuer à gérer tranquillement le genre de business dans lequel elle noie régulièrement le marasme qui l'accable. Qu'est ce que ça lui coûte après de tout de vider un peu son sac ? Qu'est ce que ça lui coûte de pouvoir enfin parler de ce monde interdit; ce monde souterrain, caché, paumé derrière les ombres nocturnes et les lois ? Qu'est ce que ça lui coûte de pouvoir enfin partager, pour la première fois de sa vie son expérience avec la sienne, de se retrouver enfin devant quelqu'un d'assez connu pour l'ouvrir mais pas assez pour juger.
Doucement, elle se redresse, un peu plus sérieuse, consumant les mèches naissantes du tabac de sa nouvelle clope, raclant les glaires qui lui restent en travers de la gorge parfois quand elle entreprend de fumer autant qu'un putain de sapeur. « Pour revenir à mon mec...le souci c'est qu'il est justement un peu trop futé dans ce domaine là et il le sait. Enfin ça n'dure qu'un temps comme bordel mais bon. » Voyant bien qu'elle pique sa curiosité quand il étale ses paluches viriles le long de ses genoux larges et qu'il se penche un peu plus vers la finesse de sa gueule féminine ; elle décide de se rapprocher volontairement de lui, traînant son cul sur le cuir glissant qui grince et se froisse sous son passage. « C'est son taff. C'est son gagne pain de descendre les gars comme ça. Oh, Hey. Fais pas cette tronche en m'voyant tu t'doutais bien que j'baisais pas avec le genre avocat coincé et attaché-case. 'Fin bref ! Généralement c'est sur contrat, au plus offrant, enfin tu connais la chanson et l'milieu. Le truc là qui pose une couille c'est que c'est sa vendetta perso comme tu dis. Ils l'ont touché pendant la merde à Noël et ce connard est blessé dans son ego. Donc il est vraiment motivé par quelque chose et c'est impossible de lui dire gentiment d'arrêter. Je te l'dis parce que je sais qu'il finira par venir vous voir toi et tes copains de toutes façons. Il va finir par se présenter à vous avec sa gueule, son flingue et son CV. » Elle se ressert un verre avant de remplir enfin celui du motard devant elle. L'eau ça finit par faire rouiller il paraît, surtout quand on use sa salive à parler ainsi. « Le pire c'est que vous allez l'embaucher c'est inévitable. J'le sens c'est comme ça. Mais pour l'instant il va faire son truc tout seul. Il va y aller tranquillement. Il va chercher, il va suivre et faire ce qu'il sait faire de mieux. Le problème, tu vois, c'est qu'à la longue il va vouloir beaucoup plus que ça. Il va en choper un ou deux, il va faire sa tambouille dans son coin, assouvir son idée à la con mais ensuite au lieu de disparaître du circuit en rentrant tranquillement dans mes jupons; il va se croire invincible cet abrutit. La sauce, elle va un peu trop prendre et quand il sera bourré de confiance il va plus rien calculer du tout et c'est là que tout finira par lui retomber sur le coin de la gueule ou de la votre finalement parce que c'est pas une nouvelle que si quelqu'un doit s'en prendre à ces gars là en ce moment, c'est bien vous. » Balançant tout ce qu'elle sait, ou presque, son appartenance indéniable aux tréfonds milieu mafieux s'expose aisément devant son nouvel ami. Les guéguerres tout le monde les connait, tout le monde en parle et tout le monde les contemple avec avidité. C'était d'ailleurs le sujet de prédilection de son frangin; parier sur qui reprendrait un quartier dans telle ou telle ville; sur qui finirait par avoir le privilège de tel ou tel business. Finalement, avec l'alcool qui détend les muscles et délie la pensée après avoir obtenue le gage d'emploi qu'elle était venue chercher, Jade n'a plus envie de faire dans la dentelle. Plus envie de prendre des pincettes, de tergiverser, de faire comme ci, l'air de. Elle lui parle librement, ouvertement. Et ça lui fait du bien.
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MessageSujet: Re: Somewhat Damaged Ft Jade Ven 4 Aoû - 16:44

Somewhat Damaged

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C’est ca que j’aime bien avec elle, cette espèce de franc parler un peu bonhomme, franchement on pourrait presque s’y croire, bon okay en fermant les yeux vraiment très fort, parce que si Jade n’est pas dans son comportement la féminité incarnée, force est de constater que sur le reste…Je la toise un instant, ca va avec le cheminement de ma pensée, mais ca ne dure pas suffisamment longtemps pour être notable ou peut-être que si, dans tous les cas, je m’en tape sérieusement. Ouai de toute façon c’est pas comme si elle avait besoin d’argumenter plus que ca, je vais la recommander à James, ca lui fera certainement pas de mal d’avoir une nana qui en impose un minimum pour recadrer client et putains qui auraient décidé de jouer les malins et puis connaissant l’énergumène, il devrait pas avoir trop de mal à la garder à sa place. « Ca va, t’époumone pas si fort sweetheart ! Je laisse échapper un rire amusé, pas nécessairement moqueur au sens propre du terme, mais juste un tantinet taquin. Je vais lui passer un coup de fil demain, il est dans le rush alors y a moyen qu’il te demande de passer dans la journée. Loupe pas le coche parce que je doute qu’il ait quarante créneaux de dispo ! » L’ouverture du Homewrecker ne s’était pas vraiment passée comme prévu et pourtant jusqu’ici ca semblait pas trop avoir perturbé les plans, ca se lançait pas trop mal et d’après ce que j’avais cru comprendre les chiffres étaient pas trop dégueu pour un début. Je dois bien reconnaître qu’avec toute l’affection que j’ai pour James, j’étais pas vraiment convaincu par le fait que Caleb l’ai choisi pour gérer ce plan, ca sonnait sur le moment plus comme un petit su-sucre pour faire passer la douloureuse case prison qu’autre chose, mais finalement le vieux avait peut-être simplement vu juste avant nous autre.

« Pour tes soucis en drague avec la gente féminine…. Je manque presque de m’étouffer avec mon cigare, excusez-moi ? Je crois pas non. C’est pas une question d’ego et de faire le coq, mais sur ce point-là, je dois dire que j’ai pas trop de problème, c’est pas parce que j’ai pas choisi la moins pire des gonzesse que j’ai croisé pour lui passer la bague au doigt et lui remettre mes couilles dans une boite que j’ai des problèmes. Ca m’intéresse juste pas de me coltiner la même paire de nibard et la même tronche qui sera probablement de moins en moins aimable et souriante ad vitam æternam. Point. Le renouveau, c’est quand même vachement plus plaisant…Bon ceci dit l’idée passe en mode courant d’air quand elle commence à me raconter qu’elle est loin de se contenter de bouffer du mâle, mais qu’en plus elle rameute aussi de la gonzesse, si le monde est pas merveilleux sans déconner. C’est franchement pas l’idée la plus déplaisante à imaginer et en bon mâle que je suis, je me gêne pas vraiment pour le faire, à dire vrai, c’est concrètement mon cerveau qui le fait tout seul. J’arque un sourcil intéressé et viens taper mon cigare contre le cendrier. Je finis par me redresser et viens m’appuyer contre le dossier du sofa, passant mon bras sur la tranche pour m’y appuyer et me pencher vers elle comme pour lui faire une confidence. « Oh trésor chopé c’est pas vraiment le problème, tu vois. Je prends une inspiration, sûr de moi, sûr des mes propos et de ce que je peux dégager. C’est de se débarrasser de la groupie le problème. Je la regarde l’air sérieux pendant quelques secondes avant que mes lèvres ne s’étirent en un large sourire et que finalement, je ne me redresse. Ceci dit ! et je tire une latte sur mon cigare avant de faire disparaître son visage derrière une épaisse fumée blanchâtre. Si tu veux me montrer qui suis-je pour refuser une proposition aussi généreuse. » Je hausse les sourcils puis la fixe sérieusement cette fois, pas de marrade au bout, pas de sourire malicieux, non je suis juste sérieux, je demande qu’à voir la machine en marche. « Ahahah bien sûr que si c’est pour me faire plaisir te voile pas la face, je te garde ca au chaud dans mon bureau, t’as le privilège de la discrétion, faut au moins ca pour une fille timide et pudique comme toi. » Ouai on peut pas faire plus loin de la vérité quand même. Le sujet ne reste pas si longtemps que ca dans cet instant de légèreté, bien rapidement le visage de la jeune femme qui me fait face se renfrogne sans peut-être qu’elle ne s’en rende elle-même compte. La sujet de cet homme semble peser sur ses épaules qui d’un seul coup paraissent soudainement plus frêles, je passe mes mains sur mes genoux avant de me rapprocher de façon machinale, dans une volonté bien différente et certainement moins théâtrale que quelques minutes auparavant et comme pour suivre le mouvement induit par mon corps, elle fait de même, affichant sans aucun doute aux yeux du plus curieux, le statut plus grave de cette conversation. Je comprends rapidement le pourquoi du comment, la complexité de cette relation dont j’ignore vraiment l’ampleur, mais aussi certainement que partager la vie d’un Kings n’a rien d’un long fleuve tranquille, j’imagine sans peine que de s’être amouraché d’un mercenaire n’a rien de facile. Tout dans la façon dont son corps et son visage s’animent, dans les mots qu’elle choisie d’utiliser, reflète cette problématique et ma curiosité prend le dessus sur bien des questions apparus de façon instantanée lorsqu’elle mentionne ce qui s’est passé à Noël, lorsque l’image de ce type conduit par une colère sourde ne vienne faire écho à la mienne, à celle de mes frères et à cette idée funeste de vengeance que chacun d’entre nous à vu germer et exploser lorsqu’ensemble nous avons assisté à la mise en terre d’un enfant qui n’avait pour seul crime que d’avoir été au mauvais moment, au mauvais endroit. Si bien sûr cette main vengeresse n’appartenait qu’à un seul d’entre nous, il était évident qu’elle serait soutenu par toute les nôtres dans le geste salvateur du châtiment tant attendu. J’écoute ainsi avec une attention certaine ce que m’expose la jeune femme, de la venue sans doute inévitable de celui qu’elle affectionne, sur son fonctionnement et les travers qu’elle pense lui voir emprunter et qui pourrait porter préjudice à tout ce qui l’entoure. Je m’étonne de la certitude avec laquelle elle avance, comme si elle disposait d’informations, d’un savoir qui échapperait au commun des mortels et qui sonne soudainement comme un avertissement, mais une petite voix dans ma tête temporise ce raisonnement sans doute un peu trop rapide, parce qu’elle ne voit les choses que derrière un voile peut-être pas entièrement opaque, mais certainement teinté par ses sentiments quel qu’ils soient. Car si il est bien une chose qu’il m’a été donné de voir dans ma vie, c’est bien que l’attachement et l’amour dans le sens large du terme n’est qu’un miroir tronqué qui pousse la plupart des gens dans une direction contradictoire et semé d’embûches. J’attends que le son de sa voix ne s’éteigne, puis d’un geste repousse le verre qu’elle vient de me remplir, aussi grave que puisse lui sembler l’instant ou le sujet, j’ingurgiterai pas cette merde pour autant. « Peut-être que finalement, tu devrais opter pour l’avocat coincé et son attaché-case. Je secoue la tête à la négative. T’as conscience que le portrait que tu me dresses là est pas pour servir ton petit copain ? Je veux dire si vraiment, tu sais qu’il compte nous approcher pour proposer ses services. Je laisse échapper dans un souffle un gloussement. Bien sûr que tu le sais ! T’as raison ce genre de type, je connais, j’en ai vu mille et dans un sens, c’est certainement comme ca que d’autre me perçoive aussi, on fréquente les même « bas-fond » , même combat pour la plupart sans doute et je vais pas te dire que je comprends ta colère de toute évidence ou ton impuissance, peu importe ce que c’est, mais ce genre de type, tu le changeras pas, t’accepte de faire avec tout ce que ca implique où tu te casses, c’est pas plus compliqué que ca, parce que dans ce milieu ma belle t’aura jamais le dessus ! Je dis pas que tu peux pas y trouver une place, mais apprends à la connaître, à l’aimer et à la défendre parce que t’en aura sûrement pas d’autre. C’est quoi ta priorité ? Toi ? Lui ? Je crois que la vraie question, c'est ca ! »

Et pendant qu’on part dans un débat sur la vie, le monde et la philo, la moitié du club trempe son pantalon, la tête vide de sens et les mains agités. Vous parlez d’un fossé !


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