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 say something i'm giving up on you

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MessageSujet: say something i'm giving up on you Jeu 20 Avr - 11:41





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# madmax
# kurtis
Il a la bouche sèche, les mains moites et le cœur qui cogne férocement dans sa poitrine. Mais Kurtis est malgré tout sûr de lui. C’est la meilleure chose à faire. La seule d’ailleurs, parce qu’il ne peut plus continuer comme ça. Ila  le cul entre deux chaises depuis trop longtemps et c’est devenu carrément insupportable à présent. Et puisqu’il ne peut pas se résoudre à tourner le dos à Meghan, alors il n’a pas trente-six solutions : il doit renoncer à son patch. Kurtis doit renoncer à rejoindre les Kings of Speed et revoir totalement son projet de vie. Pour le moment, rien d’autre ne l’intéresse, mais peut-être qu’une fois qu’il sera au pied du mur, que ce sera fait, il y verra plus clair. Quand il n’aura plus d’autres choix que celui de se bouger, alors il le fera sans doute…
Une part de lui n’y croit pas. Une part de lui ne veut pas renoncer à tout ça. Une part de lui trouve tellement stupide d’en être passé par toutes ces épreuves pour abandonner maintenant. C’est à cause de cette part-là qu’il ne tient pas le cuir entre ses mains ou ne l’a pas mis dans un sac quelconque, mais qu’il l’a encore sur le dos en passant les portes du Crashdown. Il l’enlèvera à la dernière seconde. Parce que malgré tout ce qui s’est passé, sentir son poids sur ses épaules a toujours été agréable. Il y a pris goût. Il a pris goût à un tas de choses, même si la plupart du temps, il s’est fait malmener par les autres membres du club. Même s’il a assisté à des scènes affreuses et a dû faire des choses dont il n’est pas très fier aujourd’hui.
Parce qu’en plus du poids du cuir, il peut aussi sentir celui du bras de MadMax dans son dos, au moment de la fusillade. Ce bras s’allongeant plus souvent pour le tacler à l’arrière du crâne que pour le protéger mais tout de même… Et Max n’est pas le seul à l’avoir gratifié de quelques tapes amicales dans le dos. L’Ours a toujours été réglo avec lui, il commençait tout juste à se faire à la personnalité changeante et particulière d’Ezra. Il commençait tout juste à se lier à ces motards, à se faire sa place. Certes, la place du p’tit frère maladroit qu’il faut encore torcher pour l’instant, n’empêche que c’était celle d’un frère… Il a eu vent de ce que Caleb, James et Thomas ont fait pour lui, pour le venger. Il sait que les gars se sont relayés pour avoir de ses nouvelles à l’hôpital. Le Prospect d’Ezra a bien failli perdre ses yeux quand il s’est risqué à se frotter à Meghan, quelques heures seulement après son agression. N’empêche qu’il ne lui en a pas tenu rigueur. Dès qu’il en a eu l’occasion, il a fait savoir à Kurtis qu’il le méritait amplement pour ne pas avoir réagi suffisamment vite.
Il a cru rejoindre les KOS dans le seul but de venger son frère, Samwell, mais Kurt s’est vite rendu compte qu’en réalité, il cherchait surtout à se reconstruire une famille après l’implosion de la sienne… Mais aujourd’hui, il va y renoncer. Il doit y renoncer. Parce que Meghan le lui a demandé. Non, elle l’a exigé. Elle lui a posé un ultimatum la veille au soir : elle ou le club. Et puisqu’il ne peut pas se faire à l’idée de continuer à vivre sans sa jumelle à ses côtés, alors il doit s’éloigner du club.

Bien sûr, tout mettre sur le dos de sa sœur serait injuste. Vivre au sein du club n’a pas que ses avantages et les sacrifices qu’il est censé faire pour appartenir à cette famille lui paraissent vraiment très élevés… Trop. Il s’est fait tiré dessus, poignarder, il a tué un type, en a torturé un autre pour obtenir des informations et a assisté au meurtre de Marko récemment. Certes, tous les types à qui lui et le club s’en sont pris l’avaient mérités mais… Mais tout ça pèse malgré tout sur sa conscience. Le Prsopect n’est pas certain de pouvoir la salir davantage. Il n’est pas certain que le jeu en vale la chandelle.
Et ça bien sûr, c’est sans compter sur un autre point important : le fait qu’il ne fasse pas l’unanimité au sein du club. Bien sûr, on ne peut pas s’entendre avec tout le monde et dans une famille, même biologique, il y a des tensions, des disputes. Il est bien placé pour le savoir étant donné la relation qu’il entretient avec Logan et Clyde. N’empêche que ça le chagrine. Si certains se montrent amicaux envers lui, d’autres le regardent avec un franc mépris, méfiance, voire avec indifférence. C’est notamment et étrangement le cas de ceux qui ont pris les armes pour le venger. Caleb Cavanaugh et James Manning. Mais est-ce que c’est lui qu’ils vengeaient ou leurs égos abimés ? Kurtis penche avec regret pour la seconde option.
Et puis bien sûr, il y a le cas de Max… Son mentor. Celui qui s’est proposé de le former. Mais l’a-t-il fait parce qu’il voyait quelque chose en lui ou simplement au nom de sa vieille amitié avec Karl ? Certes, il a eu un geste protecteur envers lui le soir de la fusillade et Kurtis en a été touché, lui qui a toujours été en perpétuelle recherche d’affection et d’une fratrie. Mais c’est bien le seul geste qu’il ait envers lui… Le reste du temps, il le malmène, le tourne en ridicule, a la main plutôt leste et rien de ce qu’il fait ne semble jamais suffisant. Ca devient fatiguant… C’est décevant. Kurtis en a ras-le-bol.

Il salue les employés du Crash, se renseigne auprès d’une serveuse pour savoir si Max est dans le coin et elle lui apprend que non, mais qu’il ne devrait pas tarder. Kurt doit donc faire vite.  La remerciant, il se dirige vers le bureau du gérant de l’établissement et referme la porte derrière lui. Kurtis a le souffle un peu court et regrette de ne pas avoir emporté sa bouteille d’oxygène avec lui. Il déteste ce truc mais ça lui serait bien utile dans l’instant, alors qu’il sent la panique le gagner et nouer douloureusement sa gorge…
Tu peux encore laisser tomber. Tu peux encore repartir avec ton cuir sur le dos…, lui glisse la petite voix qui a du mal à renoncer à cette nouvelle vie qu’il avait si ardemment désiré, travaillé si dur pour obtenir.
Mais non. Ce n’est pas possible. Il doit écouter la voix de la raison. Il doit laisser tout ça derrière lui, se dégotter un job normal et vivre une vie de con jusqu’à crever. Mais au moins, Meghan lui parlera encore. Meghan sera à ses côtés.
Ouais, quand elle ne sera pas à l’autre bout du monde pour un shooting photo…
Elle a mis les voiles ce matin, à l’aube. Il l’a lui-même conduite à l’aéroport. Elle reviendra dans deux jours et il pourra lui annoncer qu’il a quitté le club. Avec encore un peu de temps et s’il y met de la bonne volonté, elle pourra peut-être lui pardonner ses mauvaises actions… Elle lui a dit qu’il fallait qu’il aille se confesser mais Kurtis n’en est pas encore là. Un pas à la fois. Et celui qu’il doit effectuer aujourd’hui lui paraît déjà énorme… presque insurmontable en fait.

Serrant les poings à s’en abimer les paumes, Kurtis tente de réguler sa respiration. Il aimerait ne pas être pressé par le temps, pouvoir faire ses adieux convenablement à son statut de Prospect, au Crashdown et à toute cette vie à laquelle il va tourner le dos… Mais MadMax sera bientôt de retour et une chose est certaine : il n’a pas envie de se confronter à lui. Pas maintenant. Peut-être que son mentor viendra lui réclamer des explications plus tard, mais pour le moment, il ne sera pas capable d’assumer. Parce qu’au fond, c’est la décision de Meghan, pas la sienne…pas tout à fait.
Poussant un soupir tremblant, il déglutit une dernière fois et se met enfin un mouvement. Dans des gestes lents, il se débarrasse de son cuir et se rapproche du bureau de Warham. Il plie précautionneusement le veston et le dépose sur le bureau. Le poids du blouson lui manque déjà, mais il ne peut plus revenir en arrière à présent. Il doit se faire une raison.
C’est fait. Maintenant tire-toi mon con, s’ordonne-t-il.
Et c’est ce qu’il fait, évitant de jeter un regard en arrière. Comme un sparadrap qu’on enlève. Vite fait, bien fait, sans regret. Sauf qu’au moment où il fait volte-face, la porte du bureau s’ouvre pour laisser passer Max, le nez plongé dans son courrier. Remarquant une silhouette face à lui, il a un sursaut et relève les yeux vers son Prospect. Qui ne l’est plus…
Kurtis a l’impression que ses jambes vont le lâcher et qu’il va soit vomir, soit tourner de l’œil. Mais il se contente de rester figé face à son ancien patron et mentor, comme un animal pris dans les phares d’une voiture et condamné à un funeste sort…  


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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Lun 24 Avr - 11:41

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Δ Kurtis & Madmax



Je ne sais pas ce qui m’agace le plus en ce moment…tous les efforts que je mets à essayer de remettre le Crashdown sur les rails qui en soit fonctionnent tout de même, mais pas aussi vite que je l’aurai souhaité, j’ai trop souvent l’impression d’avoir tout repris à zéro et que tout le temps et l’énergie que j’ai foutus dans ces quatre murs, se sont effondrés sous les balles maladroites de ces petites enflures de Serbes. Est-ce que pour autant, c’est vraiment ce qui me contrarie le plus ? Force est de constater que non, ce qui me contrarie le plus c’est Caleb…j’ai jamais trop trouvé à redire sur ses façons de faire après tout, c’est le prez et sa place, il l’a gagné, j’ai jamais estimé avoir le droit de remettre son autorité ou ses décisions en cause, mais dernièrement, je dois dire que ca devient compliquer pour moi et de détourner le regard et de fermer ma gueule…Je ne comprends plus trop, je perçois plus l’intérêt du club avant tout, cette règle immuable et sacrée, je ne sais pas si il a décidé de la reléguer au second plan, mais c’est l’impression qu’il me donne et ca ne me plaît pas beaucoup.

Cette putain de scénette à laquelle j’ai eu le droit devant la baraque de Miroslova, je la digère pas, je dois bien le reconnaître, est-ce que j’ai vraiment eu tort ? je ne crois pas ! Il peut bien dire ce qu’il veut, mais en attendant, on a des noms, des certitudes et une cible, ce qui était loin d’être le cas avant que JE décide de suivre mon instinct, avant que JE décide d’intervenir, alors oui peut-être que j’aurai dû mettre tout le monde au parfum, ca je veux bien l’entendre, mais me traiter comme un gamin de cinq ans qu’on prive de glace…NON ! Surtout pour constater que Monsieur le Prez chie dans la colle avec le peu qu’on lui donne ! J’irai pas jusqu'à penser que c’est un fait exprès, mais les questions tournent quand même dans ma tête sans qu’elles y soient invitées. Alors je me défoule, je tape dans des sacs, je tape dans des types, j’exorcise toute la frustration et les doutes qui m’accablent un peu plus chaque jour. J’aime le club, je donnerai ma vie pour ces types, mais je suis pas non plus un mouton qui agit bêtement et suit les ordres de son maître comme un putain de toutou. Un coup de plus, puis un autre, plus fort et encore un peu plus, à défaut de trouver des réponses au fond d’un verre ou entre les cuisses d’une nana ramassé dans un bar, je m’épuise jusqu'à arrêter de réfléchir à m’en donner des putains de migraines. Lorsque finalement, je décide que j’ai assez donné, je stabilise le sac qui pend lourdement devant moi et m’assoie sur une chaise pour boire un peu de flotte, un regard rapide sur la pendule qui habille à elle seul le mur de vieille brique de la salle de d’entraînement m’indique que je ferais mieux de m’activer, il est déjà 17H et je dois encore passer chez moi avant de rejoindre le staff pour les briefer comme tous les jours avant l’ouverture. C’est plus pour le principe à vrai dire, chacun d’entre eux sait exactement ce qu’il a à faire, je mets un point d’ordre à bien leur inculquer les règles dès le départ, histoire d’éviter de devoir baby-sitter le personnel en plus des clients…faut pas abuser !

Je finis par m’activer après avoir récupéré un peu de souffle et que mon rythme cardiaque soit un peu redescendu. Je salue le mec de l’accueil un vieux un peu gras qui a sûrement dû ressembler à quelque chose dans sa jeunesse, y en a qui disent que c’était un sacré bon boxeur, qu’il aurait pu faire une carrière, mais c’était encore un type qui clairement avait finit par lâcher prise, comme la plupart des gens à un moment donné de leur vie faut croire. J’espère que ca m’arrivera pas, que je me réveillerais pas un matin en me disant que putain tout ca, ca ne sert à rien. Ce serait bien trop sinistre.

« Salut Max »
Camile m’adresse un sourire et s’approche avec ce qui ressemble à une pile de papiers, elle est un peu la préposée à tout ici…une ancienne danseuse que j’ai reconvertie en assistante multifonction et qui au final gère probablement mieux les commandes et le caractère versatiles de pas mal de mes filles que son jeu de jambes. « Vas-y, je t’écoute, je connais cet air-là, il se passe quoi ? » Elle secoue la tête en gardant ce sourire tout à fait ravissant, c’est une jolie fille, bien qu’un peu défraîchie pour son âge, mais elle a la chance de dégager encore quelque chose de plutôt sauvage et qui fonctionne bien…j’ai les yeux partout, faut pas l’oublier ! « Rien de bien méchant t’inquiète pas, juste Mickael qui sera un peu en retard, mais je me suis arrangé avec Judith, elle va venir plus tôt et sinon pas mal de courrier, j’ai rien ouvert, mais ca ressemble vachement à des factures donc bon…elle me tend la pile d’enveloppes et je pousse un soupir en les attrapant. Et il va falloir lancer une commande niveau stock, je te monte la liste dans la soirée, je vais m’en occuper tout à l’heure. »  Je lui adresse un signe de tête. « Tu devrais demander une augmentation à ton boss à l’occasion ! » Je lui gueule ca en me plaisantant alors que je m’éloigne et prend la direction de mon bureau situé juste à l’étage, mon regard descend sur le courrier que je tiens entre mes mains et apparemment, j’ai pas mal de lecture qui m’attend. J ‘ouvre la porte un peu à la volée et je capte une silhouette du coin de l’œil, ce qui me fait reculer d’un pas sous le coup de la surprise, Camile à apparemment oublier un détail dans son petit brief. Ceci dit, je me rends bien vite compte que le prospect à changer de couleur et n’a pas l’air bien du tout et la première chose qui me vient à l’esprit, c’est que je l’ai surpris presque plus que lu ne l’a fait et sachant qu’il se trouve prestement dans MON bureau, ca ne m’inspire rien de bon. « Je peux savoir ce que tu fous là ? » Mon ton n’est pas vraiment amical et encore moins avenant, j’ai horreur qu’on touche à mes affaires et en l’occurrence, mon bureau, c’est ni une salle d’attente, ni en accès libre ! Ca m’apprendra à oublier de verrouiller bordel. Je jette un œil alentour pour vérifier que rien n’a bouger de place et rien ne me saute aux yeux à première vue, je pousse la porte pour la refermer derrière moi et me rapproche de mon bureau et y jette le courrier machinalement, ce n’est qu’a ce moment-là que je remarque son cuir précautionneusement plié sur le bois sombre, mes yeux s’écarquillent et se reportent immédiatement sur Kurtis. « C’EST QUOI CA ? Je montre du doigt son blouson avant d’écarter ma main qui est maintenant ouverte vers lui. T’étais pas en train d’essayer de te tirer comme une petite pute PROSPECT ? Je lâche un rire jaune et nerveux, alors là, c’est la meilleure. Je sens une chaleur grimpée dans ma cage thoracique et mes tempes battre beaucoup trop rapidement. Dis-moi que c’est pas ce que t’était en train de faire. Il ne répond pas et se contente de me regarder avec un air ahuri, je crois que c’est un peu la goutte d’eau, je fais un pas assurément brusque vers lu et l’attrape par le col. JE T’AI POSÉ UNE QUESTION ! »

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Dernière édition par Maximilian Warham le Sam 10 Juin - 17:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Ven 28 Avr - 16:28



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Il se sent pâlir à vue d'œil. En même temps, Kurt sent une bouffée de chaleur désagréable monter et s'imagine qu'elle va lentement mais sûrement venir empourprer ses joues qu'il n'a plus rasées depuis un moment. Meghan trouve que ça lui donne un air de clodo mais il se souvient que Mia adorait et lui trouvait un air plutôt viril avec sa barbe de quelques jours. Elle réclamait toujours qu'il La laisse pousser mais le Prospect - qui n'avait aucune envie de se faire chier à entretenir tout ça - finissait par jouer du rasoir. Ces temps-ci, il doute que ça le rende vraiment virile. Ça lui donne surtout un air négligé et fatigué. Et son regard exorbité et ses yeux cernés de noir à cause de sa dernière nuit d'insomnie n'arrangent rien sans doute...
Max le toise avec son air menaçant habituel. Ses yeux à lui sont rétrécis tandis qu'il examine l'expression coupable et affolée de ses traits tendus. Kurtis aimerait déglutir mais sa gorge est trop sèche et produit un simple petit claquement douloureux.
« Je peux savoir ce que tu fous là ? »
Kurt se surprend à réfléchir à un bobard à lui servir. Un mensonge pour ne pas s'attirer ses foudres, pour se débiner et pouvoir fuir au plus vite, avant que Max ait découvert le pot aux roses. Parce qu'il ignore de quelle manière le gérant du Crashdown va réagir à sa démission, mais devine que ce ne sera pas beau à voir. Pourtant ce n'est pas la soufflante qu'il risque de subir qui fait naître ce sentiment d'angoisse. Non, ça il en a pris l'habitude. Il a l'habitude d'entendre MadMax le traiter de bon à rien et lui rappeler que ses bourdes déteignent sur lui. Les conséquences auxquelles Kurtis pensent sont de nature bien différente et il sait qu'avec ce qu'il sait, ce qu'il a vu, Max et le club pourraient vouloir faire bien plus que lui gueuler dans les oreilles.
Bien qu'il n'ait assisté à aucune des réunions du club, il en sait suffisamment sur leurs magouilles. Il en sait peut-être trop selon eux pour pouvoir simplement raccrocher sa veste et partir... Il a assisté à des passages à tabac, des deal divers et variés, a aidé James a enterré un cadavre et Max a frapper puis séquestrer un homme qui depuis, est porté disparu. Il était présent quand Ezra a abattu Marko, que son mentor et lui avaient fliqué jusqu'à son domicile...
Sans compter que, très récemment, le club a vengé son attaque en tuant une fois de plus. Et c'est en grande partie pour ça qu'il veut partir, tant qu'il estime pouvoir encore le faire. Mais tout le monde ne sera pas forcément du même avis.

N'obtenant pas de réponse de sa part et pensant certainement qu'il surprend son Prospect à le voler, Max commencé à faire le tour de son bureau. Bien sûr, il ne tarde pas à repérer le veston de Kurtis, plié sur le meuble au centre de la pièce. Il ne lui fait qu'une seconde pour additionner A et B. Il hurle et son cadet baisse les yeux, comme il l'a toujours fait.
Et puis il réalise que ce temps là est révolu. En déposant son cuir sur le bureau de Max, il s'est libéré de son emprise. Ça lui fait tout drôle. Ça lui fait bizarre de réaliser que son mentor ne l'est plus et qu'il n'a donc plus de compte à lui rendre. Ils sont sur un pied d'égalité. Deux hommes qui se font face. Cette fois, il a le droit de répondre. Bien sûr il y aura des conséquences, Max pourrait lui sauter au cou, mais il aura droit de répliquer cette fois. Kurt n'a plus à accepté d'être traité comme une sous merde. Parce que Max n'a plus rien à lui offrir et il n'attend plus rien de sa part de toute manière.
Alors il relève ses yeux clairs, encore un peu sonné par cette nouvelle réalité et les perspectives qu'elle peut lui offrir. Ça ne semble pas plaire à son interlocuteur qui hausse encore le ton et le saisi par le col de sa chemise. Mais cette fois, Kurtis ne se laisse pas faire. Il n'a plus à subir ça. Il n'a plus à encaisser l'humiliation et à jouer les carpettes. Sans réfléchir, d'un geste vif, il repousse Maximilian qui, ne s'attendant visiblement pas à des représailles, se retrouve déséquilibré.

« Me touche plus jamais ! » le prévient Kurt sur le même ton hargneux de menaces que Max à pu utiliser. Un ton que le motard ne lui a sûrement jamais entendu adopter. « J'me casse comme une petite pute parce que c'est justement c'que vous avez essayé d'faire de moi ! Au fond c'est c'que vous êtes devenus, tous autant qu'vous êtes ! De belles grosses putes ! Des menteurs, des saloperies de truands sans honneur ! Vous paradez dans vos blousons avec vos beaux principes et votre histoire de grande et belle famille mais c'est qu'du vent ! Tout c'qui vous intéresse c'est d'vous en foutre plein les poches et qu'on vous craigne ! J'vous ai jamais aussi peu respecté qu'depuis qu'j'vous fréquente ! Tout ça c'qu'un concours de pisse ! Un remake plus sanglant des années lycée ! Ça rime à rien ! Vous rimez plus à rien ! Alors j'me tire avant d'devenir comme vous ! »
Son petit speech terminé, Kurtis cherche son souffle. Et une fois de plus, il regrette de ne pas avoir emporté son oxygène avec lui.
Il sait qu'il va trop loin mais il a gardé ça pour lui trop longtemps et tout veut sortir. Putain il se donne l'impression d'être une saloperie de bonne femme à beugler de cette façon...mais c'est plus fort que lui. Toutes ces choses, il a envie de les vomir au visage de Max depuis bien trop longtemps. Et il y en a encore pas mal là d'où ça vient...


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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Jeu 11 Mai - 1:17

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Pour la première fois de sa vie (tout entière sans doute), le prospect ne se laisse pas faire et réplique, enfin, il se dégage tout du moins de mon emprise d’un geste sec qui je dois bien le reconnaître me surprend. Jusqu’ici ce blaireau, s’était contenter d’encaisser les coups en fermant bien sa gueule, à croire qu’il en redemandait…c’est en tout cas comme ca que certains des gars du club prenait son apathie quotidienne. Je fais un pas sur le côté, déséquilibrer par le geste de mon interlocuteur et lorsque mes talons se retrouvent de nouveau fermement ancrés dans le sol de mon bureau, c’est mon regard qui remonte lentement jusqu’au visage rougit de Kurtis et je doute que ce qu’il y voit soit très avenant. Je n’apprécie pas sa désinvolture et ce qu’il vient de se permettre, quand bien même une partie de moi approuve ce semblant de vivacité qu’il semble finalement vouloir mettre dans une rébellion dont les étincelles n’ont pas encore prises, ce que je l’ignore encore ne devrait plus vraiment tarder. La situation n’a rien d’un scénario que j’aurai pu voir venir, loin de là, dans mon esprit la logique voulait que ce cuir lui soit arraché si tel en était la décision de la majorité des Kings, mais certainement pas que ce merdeux ne vienne le déposer sur mon bureau et surtout pas en douce comme un gamin peureux et sans couilles, c’était donc à ca qu’il en était réduit même après un an de prospectorat ? Bordel de dieu si je croyais encore qu’il pouvait devenir l’un des nôtres, le mirage venait de se dissoudre aussi sûrement que son petit visage allait finir par disparaître sous mes poings qui commencent plus que sérieusement à me démanger.

Parce qu’Hawkins ne se contente pas de me demander que dis-je d’exiger que je le lâche, non, il part dans un long discours sur ce qui semble être son opinion du club qu’il a tant voulu intégrer avant de sûrement s’apercevoir qu’il lui manquait un sérieux service trois pièces et ce qu’on appelle couramment un cerveau sinon je ne vois pas dans quel monde il avait pu se dire que me sortir des conneries enrobés de mots comme « putes » « menteurs », « sans honneurs » soit vraiment une bonne idée! Grand dieu que quelqu’un l’arrête avant que je lui coupe moi-même la langue, mais non ! Non, non et non, il n’y a que lui et moi dans cette pièce, lui, moi et mes putains de couteaux qui reposent seulement à quelques pas de moi dans ce tiroir qui n’a que trop rarement le temps de prendre la poussière et putain que j’ai envie de l’ouvrir et de les ranger soigneusement dans la peau de cette petite pute qui crache prestement son venin sur moi, sur mes frères, sur ma famille…

Je serre les poings jusqu'à ce que les jointures prennent une nette couleur blanchâtre, je ne sais franchement pas d’où me vient cette patience, ni pourquoi j’attends bêtement qu’il ai terminé de s’épancher sur le fait que nous soyons des opportunistes, des malfrats… mais putain mecs t’as cru quoi ? que tu t’étais embarqué chez les scouts ? Je crois finalement que c’est la surprise qui fait que je ne dis rien, que j’encaisse ce qu’il croit devoir dire parce qu’il est d’une naïveté déconcertante et que je commence finalement à voir ou sont ses limites et celles que je voient ne lui laisse aucune place au sein de notre communauté, peut-être même au sein d’aucune communauté quelle qu’elle soit. Finalement, le silence reprend ses droits, mais je n’ai pas l’impression de l’assimiler, la colère bouillonne dans tout mon être, je la sens faire des bulles brûlantes sur le moindre centimètre carré de ma peau, un sifflement lointain bourdonne à mes oreilles et alors que ma bouche s’ouvre pour répondre, ce sont mes mains qui trouvent leurs chemins en premier.

Mes phalanges s’écrasent d’un coup sec contre la pommette de Kurtis et dès lors que le contact se perd, elles reviennent à la charge dans son estomac, une fois, puis deux… je n’ai plus l’impression d’agir, tout se fait avec un automatisme déconcertant, je n’ai pas besoin de calculer, je n’ai pas besoin de réfléchir à ce que je fais, ce sont des gestes que j’ai exécuté un milliard de fois, que ce soit contre un adversaire fait de chaire et de sang ou contre un sac de sable à l’abri dans la petite salle que je fréquente, ma conscience n’existe pas, seule la colère qui remonte comme un jet acide dans ma gorge dirige mes actions. Si il répond ? je ne saurait même pas le dire, je ne sent rien, n’entend rien, ne vois rien si ce n’est l’énergie qui se diffuse dans mes doigts et que je ne peux plus contenir, le corps du prospect finit par s’affaisser et il recule de quelques pas, me laissant une vue d’ensemble qui semble me réveiller l’espace d’une seconde. Je passe ma langue sur mes lèvres et un goût métallique vient envelopper ma bouche, visiblement, il ne s’est pas laissé faire aussi facilement. Je secoue la tête, légèrement essoufflé, je n’ai pas envie de lui laisser le répit dont il a besoin, je n’en ai pas fini avec lui, je le sens, je ne peux pas en rester là pas après l’affront qu’il vient de me faire, pas après ce qu’il vient de me balancer au visage sans considération aucune pour tout ce que j’ai fait pour lui, tout ce que le club a fait pour lui. « Me parle pas d’honneur espèce de sale petite merde. J’ne dis pas plus avant de me diriger de nouveau vers lui et de l’attraper par la gorge que j’enserre entre mes doigts avant de lu faire rencontrer le mur près de la porte avec violence. T’as pas la moindre idée de ce que c’est ! T’es rien et tu le seras jamais… » Son visage vire au pourpre et je le sens se débattre contre moi tandis que je serre un peu plus et si la colère m’aveugle, je finis tout de même par relâcher un peu mon emprise mais seulement pour mieux le balancé de toutes mes forces de l’autre côté de la pièce, il rencontre alors mon bureau et la moitié de ce qui s’y trouve se retrouve projeter sur le sol dans un fracas assourdissant. « Alors je croyais que tu voulais jouer les durs ? T’attends quoi ? Essaye au moins de te défendre un peu mieux après tout, tout ca c’est que du vent non ? » Ma gestuelle l’invite à revenir à la charge, j’attends que ca et lorsqu’il fait un pas dans ma direction, je ne me pose pas la question de savoir si c’est pour mettre les voiles ou me tape sur la gueule, je lui colle une droite et cette fois-ci, je ne m’arrête pas, je ne le ferais sans doute pas à moins que quelque chose ne me stop dans ma lancé et autant dire que ce ne sera pas ma conscience
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Dernière édition par Maximilian Warham le Sam 10 Juin - 17:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Jeu 11 Mai - 17:26

Say something I'm giving up on you.


C’est plutôt agréable quand les choses se passent bien et en ce moment, les choses se passent bien pour moi. Je me retrouve dans une petite routine qui me convient plutôt pas mal. Rien à voir avec ma vie d’avant, ni pendant. C’est une vie d’après et je m’y fais. Le boulot au Crashdown est plutôt cool, les KOS sont des personnes auxquelles je suis attachée bien malgré moi, puisqu’ils sont la seule famille qu’il me reste, et ma relation avec Taylor suit son petit bout de chemin : un chemin sur lequel j’adore avancer avec elle. Bon, on ne se voit pas autant qu’on le voudrait parce qu’entre mes horaires au Crashdown et ses horaires à elle… Elle bosse vraiment beaucoup et parfois, j’en viens à regretter mes déboires dans les bars parce qu’au moins, quand je me retrouvais à l’hôpital je pouvais la voir. Mais bon, aucune véritable raison de me plaindre : j’ai réussi à m’accrocher sentimentalement de nouveau à quelqu’un et ce n’est pas rien. Puis Taylor m’accepte telle que je suis avec les valises pleines de squelettes que je me trimbale. Elle supporte mes crises de PTSD, me calme, et m’accepte malgré tout sans ses bras et dans ses draps. J’avance à mon rythme, je me reconstruis et si ce n’est pas facile, ça n’est pas excessivement difficile puisque je ne suis pas seule. Alors, comme souvent ces derniers temps, lorsque j’arrive au Crashdown, c’est avec le sourire. Je passe derrière le bar et me mets au boulot. C’est finalement peu de temps après que je sois arrivée que je vois passer Kurtis. Mes yeux s’écarquillent. Finalement, lui et moi ça été une évidence. Je me suis attachée à lui bien plus vite que je ne l’aurais cru possible et même si je ne lui ai jamais dit ouvertement, il est dans mon cœur ce petit frère que je n’ai jamais eu. Il y a eu des rires, des moments assez idiots et gênants mais ça a construit une amitié solide entre nous. Et puis il a été poignardé et je ne l’ai plus vu. J’ai été le voir à l’hôpital mais sa sœur ne m’a pas laissé passer. Nous en sommes mêmes venues aux mains parce que j’ai insisté, qu’elle a eu un geste de trop à mon goût et c’est parti en vrille. Au final, je n’ai même pas eu gain de cause : des gars de la sécurité nous ont séparées, j’ai dû mettre les voiles et je n’ai plus revu Kurtis. J’ai eu quelques nouvelles brièvement par messages mais vraiment pas grand-chose. Alors, de le voir débarquer ici comme ça… J’en ai la mâchoire qui se décroche. Puis le sourire me gagne tellement je suis heureuse de le voir mais il ne me remarque pas. Je ne sais pas ce qu’il vient faire mais il semble décidé. Je le vois se diriger vers le bureau de Max et détourne finalement le regard, retournant à mon boulot.

Pas grave, je vais l’attraper au vol quand il va sortir.

Au tour de Max d’arriver mais le voyant discuter avec Camille, je le laisse tranquille. Je le saluerai plus tard ça ne fait rien. Quand il a fini, il prend également la direction de son bureau et je le vois du coin d’œil refermer la porte derrière lui. Bon, il devait avoir rendez-vous avec Max en fait, voilà tout. Je suis en train d’essuyer tranquillement des verres quand un bruit sourd attire mon attention et me fait sursauter, manque presque  de faire tomber le verre que je tiens dans la main. Je fronce les sourcils et pose le verre et le torchon avant de m’approcher doucement du bureau de Max. Le bruit, il m’a semblé que c’est venu de là… Mais je n’entends plus rien. Bon, ça doit être dans ma tête. Demi-tour pour m’en retourner au bar et c’est fois-ci, alors que je m’éloigne, c’est un grand fracas que j’entends. Volte-face en direction du bureau de Max : je ne rêve pas, ce n’est pas dans ma tête. Il y a un problème c’est sûr. Alors je n’hésite pas : je fonce jusqu’au bureau de Max et j’ouvre la porte à la volée sans même frapper avant. Chose que d’ordinaire je ne ferais pas mais là je n’y pense même pas. Je me fige un instant en voyant la scène qui se joue devant moi. Max est tout simplement en train de cogner sur Kurtis comme un fou et je vois que Kurtis a déjà pris cher. Durant une brève seconde je porte ma main à ma bouche, sous le choc, puis que ça fait tilt dans ma tête.

« MAX !!! » je hurle en me jetant sur lui. « STOP !!! LAISSE-LE !!! »

Sans réfléchir une seconde de plus, je passe mon bras autour du cou de Max et tire sur mon poignet pour faire pression sur sa gorge avec mon bras et essayer de le forcer à arrêter de taper sur Kurtis.

« TU VAS LE TUER !!! »

La force qu’il déploie est telle que oui, je pense qu’il va le tuer s’il ne s’arrête pas. D’ailleurs, en parlant de force, je prends un coup. Un coup fort qui me fait le lâcher et qui m'envoie au sol. Je secoue la tête, ignore l’intense douleur au niveau de ma mâchoire et retourne à l’attaque pour appuyer sur sa gorge et le faire lâcher.

« ARRÊTE-TOI MAX !!! »

Sinon tout ça va mal finir.
Pour tout le monde.




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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Sam 13 Mai - 10:12



say something i'm givin' up on you
# madmax
# kurtis
Il a conscience de la tension qui règne entre lui et son mentor. Une aura de haine et de violence semble entourer le corps tendu de Max qui lui fait face et écoute son laïus avec une étonnante patience. Kurtis sait que son mentor ne restera cependant pas de marbre face à ses attaques. Il s’attend à des hurlements, à quelques coups, mais se figure qu’il saura se défendre et tenir tête au motard. Cette fois, il peut se le permettre. Maintenant qu’il n’a plus de cuir sur le dos, maintenant qu’ils sont juste deux types en train de se brouiller et de régler leur compte, il va pouvoir dire ce qu’il a à dire et n’hésitera pas à cogner s’il le faut. Max ne peut plus rien lui prendre. Il l’a déjà dépouillé de tout ce qui lui restait. Ses espoirs de devenir quelqu’un, d’appartenir à une vraie famille qui l’accepterait tel qu’il est, de retrouver un équilibre dans cette vie de merde qu’il supporte depuis longtemps.
Mais alors qu’il se prépare à essuyer quelques insultes, c’est un coup qui l’atteint subitement à la pommette et qu’il n’a même pas vu venir. Kurtis entend sa nuque craquer sous l’impact, alors que sa tête est soudain projetée en arrière sous l’impact. Ce n’est pas la première fois que Max le frappe, loin de là. Le plus souvent, il ne s’agissait que de petites tapes, mais il y a eu quelques crochets. Et Kurtis comprend alors que, jusque là, Max s’était contrôlé pour ne pas lui faire trop mal… Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le motard ne retient plus ses coups. Il cogne avec l’intention de faire mal, ses attaques sont motivées par la fureur et Kurt le sent bien passer.
Alors qu’il tente de protéger son visage, Max l’atteint cette fois à l’estomac et s’il n’avait pas eu le ventre vide, il aurait probablement rendu son déjeuner. De la bile lui remonte dans la gorge, brûlant son œsophage. Kurtis sait qu’il doit répliquer. S’il ne le fait pas, il sait que les choses finiront très mal pour lui. Dans l’état où il se trouve, Max ne s’arrêtera pas de lui-même ; Kurtis le devine. Il en va de sa survie, aussi dingue que ça paraisse.
Alors il frappe à l’aveugle, sentant l’adrénaline se diffuser dans ses veines et accélérer les battements de son cœur, emplissant sa bouche d’un goût métallique familier. Mais il n’arrive pas à prendre l’avantage. Il doute d’être capable de le prendre… Parce que même s’il est furieux, même s’il est motivé par la peur de ce que pourrait faire Max, il n’a pas l’entrainement de son mentor et son état physique. Tout ce qu’il peut faire, c’est tenter de limiter la caisse et repousser suffisamment longtemps son agresseur pour qu’il s’épuise et laisse tomber.
   
Et lorsque Max l’envoie valser contre le mur où il s’affaisse, sonné, pour se dresser devant lui et reprendre la parole, Kurtis se figure qu’il va peut-être s’arrêter là. En tout cas, il l’espère. Il a du mal à retrouver son souffle, sa vision est envahie par un tas d’insecte volants et ses oreilles carillonnent désagréablement. Son visage lui fait un mal de chien et il est obligé de respirer par la bouche. Son nez est sans doute cassé. En tout cas, c’est l’effet que ça lui fait. Kurtis prend sur lui et, pour ne pas rester en position de faiblesse, s’appuie au mur pour se redresser sur ses jambes cotonneuses.
« Me parle pas d’honneur espèce de sale petite merde » lui crache haineusement son adversaire, avant de fondre sur lui, le saisissant à la gorge alors que Kurtis déglutit péniblement un mélange de salive et de sang.
Il tente de repousser Max mais ses mains tremblent trop et sont comme engourdies. Son manque de réactivité permet à son mentor de refermer les siennes autour de sa gorge qu’il enserre avec force.
Kurtis essaie de se souvenir de la technique sue Samwell lui a appris quand il était gosse pour échapper à ce genre de prise. Les préférés de Logan. Mais la panique l’empêche de raisonner correctement. Il n’arrive pas à se souvenir de ce qu’il est censé faire. Ca ne lui vient pas instinctivement. Le sifflement dans ses oreilles s’accentue encore et ne l’aide pas à se concentrer. Il cherche à faire lâcher prise à Max, essaie de trouver une prise, mais n’y parvient pas. Quand il étend les bras pour atteindre son visage, Max relâche un peu la pression sur sa gorge, permettant à un filet d’air brûlant de se glisser dans sa gorge en feu. Alors Kurt abandonne ses plans d’attaque pour se concentrer sur sa respiration.
Mais Max ne lui laisse pas vraiment l’opportunité de le faire et préfère le balancer au travers de la pièce à nouveau. Kurtis voit le bureau se précipiter soudain vers lui et s’y heurte avec fracas. Quelque chose explose sous son crâne. C’est en tout cas l’impression que ça lui fait. Il reste quelques secondes au sol, certain à présent qu’il va crever. Max va le buter parce qu’il a osé lui tenir tête après des mois d’humiliation.
Pas ça, pense-t-il très vite, m’enlève pas ça. J’ai sûrement une vie de con qui m’attend, mais me l’enlève pas ! Laisse-moi ça !
Il relève son regard brouillé vers le gérant du Crashdown, conscient que s’il ne fait pas quelque chose, il va y rester. Il va crever sous les poings massifs de celui qu’il avait espéré pouvoir considérer comme un frère. Il porte la Mort sur ses traits. Il est décidé. Alors Kurtis essaie de se relever et y arrive par miracle. Il esquisse un pas en direction de Max, tendant ses mains à l’aveugle vers lui pour le retenir de commettre l’irréparable, pour l’empêcher de lui faire mal à nouveau. Il veut sortir de là, être encore capable de manger, baiser, rire, toucher, sentir. Il ne veut pas mourir. Pas comme ça. Il a des tas de choses à faire encore et il estime ne pas mériter un tel sort.
Mais il n’est pas assez rapide, pas assez efficace. Ou alors Max ne veut rien savoir… Max s’en fiche. Il le frappe une fois encore et quand sa tête heurte le meuble une seconde fois, y laissant une trainée sanglante, il perd pied. Le noir l’englouti et sa capacité à penser s’éteint. Et c’est peut-être mieux comme ça. Au moins, il ne sent pas le reste des coups de Max pleuvoir sur lui. Il ne se sent pas disparaitre.

¨¨¨

Il a l’impression d’être passé sous un camion. En se fiant à l’état de son visage, on pourrait aisément le croire, mais il s’est simplement fait passer à tabac dans les règles de l’art. Kurtis ne sait même plus où donner de la tête lorsqu’il fait l’inventaire de ses douleurs, avec l’impression désagréable de nager entre deux eaux. Il se sent comme après une gueule de bois carabinée… Son crâne lui fait un mal de chien, il a du mal à respirer à cause de son nez qui a légèrement dévié de sa position normale et de sa trachée, comprimée par les mains de Max refermées précédemment comme un étau sur sa gorge. Lorsqu’il a repris conscience pour la secondes fois – ramené à lui par les claques de Ryan – il s’est rendu compte qu’il n’y voyait plus de l’œil gauche. Et pour cause, l’un des coups qu’il a reçu a fait doubler sa paupière de volume et sa pommette violacée à fait de même. Il doit avoir l’air d’être passée sous un attendrisseur…d’ailleurs c’est un peu comme ça qu’il se sent. Comme un vulgaire sac de viande et d’os malmenés.
Il essaie de parler mais se révèle incapable de formuler le moindre mot. Il coasse vaguement et Ryan s’empresse de lui dire de rester tranquille, pendant qu’elle examine son cuir chevelu, ôtant le sac de glaces qu’elle maintenant fermement appuyé jusque là contre son crâne. Il se souvient avoir rencontré violemment le bureau de Max lors d’une de ses chutes et, apparemment, il saigne. Abondamment. Son teeshirt est poisseux de sang. A cause de son nez qui a pissé le sang et lui emplit encore la bouche, et de sa plaie qui, d’après la serveuse, nécessitera quelques points de suture.
Kurtis s’en moque à vrai dire. Il savoure toute cette douleur. Parce qu’elle lui signifie qu’il est encore en vie. MadMax aurait pu le tuer. Une part de lui était déterminée à le tuer, le grand brun l’a vue dans son regard glacial tandis qu’il fondait sur lui. Mais il ne l’a pas fait. Etant donnée la présence de Ryan dans le bureau, Kurt en déduit que c’est à elle qu’il doit d’être encore capable de respirer, même si chaque inspiration est pénible et le brûle.

En réalité, c’est certainement ça qui lui fait le plus mal… Ce n’est pas son œil poché, la plaie sanglante dans son cuir chevelu, son nez cassé ou la marque bleutée sur son cou… Ce qui lui fait vraiment mal, c’est que Max soit à l’origine de tout ça. C’est que Max ait voulu lui infliger toute cette souffrance qu’il encaisse pourtant comme un cadeau.
Pendant que Ryan continue de l’ausculter, de le soigner comme elle le peut avec le maigre contenu de la trousse de secours qu’elle a été chercher il ne sait où (il a plusieurs fois perdu le fil ces dernières minutes), Kurtis ressasse tout ça. Il se demande comment ils ont pu en arriver là, pour en venir à la conclusion que c’était joué d’avance. Max l’a toujours détesté, il l’a toujours considéré avec mépris, depuis le premier jour. Cette histoire là ne pouvait pas finir autrement… Kurt s’était laissé aller à espérer que les choses changeraient avec le temps, qu’il parviendrait à prouver sa valeur, à s’attirer l’affection ou au moins le respect de son mentor, mais ce n’était jamais arrivé. Tout ce qu’il avait fait, s’était devenir plus méprisable encore à ses yeux, jusqu’à lui donner envie de le faire disparaître de ce monde pour de bon. Il aspirait à devenir son frère et il était devenu son ennemi…
Kurtis serre les dents, essayant de retenir les larmes de frustrations qui menacent de s’écouler de son seul œil encore valide. Il déglutit, la douleur provoquée par le rétrécissement de sa trachée déjà douloureuse lui arrachant une grimace. Pensant en être à l’origine, Ryan s’excuse encore de lui faire mal.
« C’pas toi » parvient-il à articuler d’une voix éraillée.
Il ferme les yeux et pousse un soupir las, se laissant aller contre le bureau près duquel il se trouvait quand Ryan a pénétrer dans la pièce. Il n’a pas le souvenir de l’avoir vu rentrer et n’a pas encore eu le courage de lui demander ce qui s’est passé. Il le devine de toute manière. Elle a dû se ramener, les trouver en train de se battre et mettre un terme à leur altercation avant de chasser Max de la pièce pour qu’il aille se calmer… A moins que ce soit lui qui ait décidé de mettre les voiles tout seul ?
Kurtis l’imagine sortir en demandant à son employée de le débarrasser de lui… De se débarrasser de lui pour qu’il n’ait plus jamais à le voir… Cette idée lui fait l’effet d’un énième coup de poignard. Ce n’est pas ce qu’il voulait. Ce n’est pas ce qu’il imaginait qu’il se passerait… Bien sûr, il savait que rendre son cuir aurait des conséquences. Des conséquences très déplaisantes. Mais il n’avait pas imaginé un seul instant que Max irait aussi loin. Au fond de lui, sans doute espérait-il même que le motard tente de le convaincre de récupérer son cuir, avant de lui donner cette tape dans le dos qu’il avait toujours espérée…  

Ryan reprend la parole, lui demandant d’ouvrir à nouveau les yeux et de rester concentré, s’imaginant certainement qu’il est en train de perdre connaissance une fois de plus. Il s’exécute avec lassitude et la fixe de son œil épargné, l’autre demeurant dissimuler sous la chair gonflée de son visage ensanglanté.
« Faut qu’tu l’remettes. Mon nez » précise-t-il lorsqu’elle fronce légèrement les sourcils, ne comprenant pas où il veut en venir.
Elle le prépare psychologiquement à recevoir la douleur que son geste va provoquer, puis prend une grande inspiration et se positionne. Elle commence un décompte et, comme il se l’imaginait, passe à l’acte avant d’atteindre le zéro. La douleur lui électrise le visage et lui fait voir trente-six chandelles à nouveau. Son nez recommence immédiatement à saigner mais, une fois cette vague de souffrance passée, il réalise qu’il peut respirer plus librement et qu’il a un tout petit peu moins mal maintenant.  
« Merci… » soupire Kurtis après avoir repris son souffle, plaquant lui-même le torchon qu’elle lui a tendu sous son nez pour éviter d’être à nouveau arrosé de sang. Au point où il en est, ça n’est plus tellement utile mais bon…

Ils en sont là lorsque la porte du bureau s’ouvre subitement, découpant la silhouette familière de Maximilian dans l’embrasure. Kurtis ne peut s’empêcher de se raidir, craignant que son ancien mentor ait finalement décidé d’en finir avec lui. Il s’attend à voir un couteau dans sa main et à l’entendre demander à Ryan de s’écarter… Il peut presque entendre d’ici l’intonation froide et déterminée de sa voix.
Mais Max n’est pas armé. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne va pas remettre ça et terminer ce qu’il a commencé. Kurtis regrette de ne pas avoir pris ses jambes à con cou sitôt qu’il a repris connaissance. Il aurait dû fuir plutôt que de rester à la merci de MadMax. Et quand il réalise qu’une partie de lui espère encore pouvoir arranger les choses, cherche encore un soupçon de compassion, d’affection dans le regard du motard, il ne peut rien faire d’autre que se maudire pour sa stupidité.  



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I sang a hymn to bring me peace & then it came, a melody ; it felt so sweet, it felt so strong, it made me feel like I belonged ; & all the sadness inside me melted away like I was free ; I found what I'd been looking for in myself ; found a life worth living for


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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Mar 16 Mai - 23:56

say something i'm giving up on you

And I... will stumble and fall
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Δ Kurtis & Madmax




Je peux pas dire que je ne sais pas ce que je suis en train faire, ce ne serait que mentir, par contre je n’ait absolument pas la notion du temps qui s’écoule, du nombre de coups que j’assène ou de la force que j’y met, je ne suis qu’aveugler par cette colère sourde qui gronde et vrille à mes oreilles. Le prospect à frappé là ou il ne fallait pas, il a dépassé la limite, la fine ligne qui me tenait encore dans une bulle de raison, il a touché à la seule chose sur laquelle je ne peux fermer les yeux et il est en train d’en payer le douloureux prix. Je ne suis pas quelqu’un d’irréfléchie, mais ce que pour sûr, je ne peux contrôler pourtant, ce sont mes impulsions, ces moments ou logique et entendement ne sont que de vagues notions trop lointaines pour retenir mes actions, il aurait pu partir dans le respect de ses paires, il aurait pu parler, étaler devant moi ses raisons, les crier même, mais il a choisi de me cracher au visage et a oublier par la même devant qui il se tenait, alors oui mon esprit dans le peu de réflexion que la situation me laisse avoir ce soir estime que tout ce que je lui donne à présent n’est qu’un dû, un juste retour de ce qu’il a cherché à obtenir.

La voix de Ryan, je ne l’entends pas vraiment, elle ne réussit pas malgré la hauteur avec laquelle elle crie mon nom à surpasser l’horrible tintement dans mes oreilles, ce n’est que lorsque ses bras se passent autour de moi, que toutes ces informations clic ensemble, dans un geste de pur réflexe, je l’envoie valser, me dégageant de son emprise et de la pression qu’elle appose sur ma gorge pour cette fois-ci non plus frappée le visage d’Hawkins mais le secouer. Je ne sais pas si c’est pour le faire revenir à lui, pour m’assurer qu’il est toujours vivant ou tout simplement pour finir d’évacuer cette rage d’une façon différente, mais c’est en tout cas ce que je fais quand la serveuse revient à la charge pour rompre tout contact entre moi et le merdeux qui gît devant moi.

« ARRÊTE-TOI MAX !!! »
Elle appuie de nouveau sur ma gorge et je finis par lever les mains, j’ai pas envie de frapper une gonzesse c’est pas mon genre et si j’avais seulement la moindre idée que le geste que je lui avait adressé quelques secondes plus tôt pour l’envoyer un peu plus loin avait rencontrer son visage, il est certain que je me serait arrêté en l’instant. « CA VA ! CA VA C’EST BON LÂCHE MOI ! » Elle ne met pas bien longtemps à s’exécuter et à faire quelques pas en arrière. Je me relève, les poings rougit par le sang et les coups et je passe mon avant-bras sur mon front encore bouillant de toute la fureur qui s’échappe lentement de moi. Je la regarde et pousse un soupir avant de pousser la jambe du prospect du bout de pied, celui-ci gigote faiblement sans pour autant ouvrir les yeux, boh au moins cette petite pute est vivante, je me retourne alors vers la jeune femme. « la prochaine fois occupe toi de ton cul Ryan ! Je te paye pas pour venir te mêler de mon business, c’est clair ? Je pousse un soupir plus que sérieux et ma mâchoire se serre avec violence. Mais puisque t’es là, occupe-toi de ca ! Je dirige mon regard vers Kurtis puis le ramène à elle. Si y a besoin appelle Jade, sinon remet le moi debout, j’ai pas terminé avec lui ! » Je n’en dis pas plus et me contente de sortir de cette pièce dans laquelle j’étouffe littéralement sous la rancœur.

Je regarde un instant l’escalier et envisage de descendre les marches à vive allure et d’aller prendre l’air, mais réalise très vite que je ne peux décemment pas être vu dans cet état, alors je prends la direction opposé et me dirige vers les toilettes pour me laver les mains et me rafraîchir un peu la tronche et lorsque j’aperçois mon reflet ca ne fait que confirmer que j’en ai plus que besoin. Après quelques minutes passées à reprendre une allure correcte, je finis par finalement descendre ces putains d’escalier pour aller prendre l’air, je sors donc devant le club, l’air est glaciale et je n’ai sur moi qu’un t-shirt et une veste, mais ce n’est pas grave ca me remet les idées en place. Je discute quelques minutes avec le videur qui est installé devant l’entrée et finit par repartir, j’ai pas de patience, pas maintenant, pas quand l’autre con est en train de flinguer la moquette de mon bureau. Je fais un détour par le bar, je passe derrière le comptoir et attrape sur l’étagère du haut une bouteille de notre meilleur whisky, histoire de m’en servir un verre que j’ingurgite d’un seul coup. Oui bon ok d’habitude, je bois pas, mais là, je suis hors de moi, c’est un cas de force majeur. Le barman me jette un coup d’œil curieux, mais je ne prête pas suffisamment attention à ce qui se passe autour de moi pour le notifier, je fais un détour par le frigo et je repars toujours en silence en direction de mon bureau.
Lorsque j’ouvre la porte, le prospect est de nouveau en état de marche, enfin façon de parler parce qu’il a toujours le cul par terre et est en train de se faire dorloter par la jolie serveuse, il n'aura pas tout perdu au moins.

« Tu peux retourner bosser Ryan, c’est bon, je m’en occupe. »

© GASMASK

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Dernière édition par Maximilian Warham le Sam 10 Juin - 17:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Mer 17 Mai - 21:06

Say something I'm giving up on you.


Il faut qu'il arrête sinon il va le tuer. C'est sûr et certain. Max se met soudain à hurler que je peux le lâcher et je le fais très rapidement. Je retire mes bras et me recule en les levant pour lui montrer que je n'ai pas l'intention de lui sauter de nouveau dessus. En tout cas pas tant qu'il se tiendra tranquille. Je fais bouger ma mâchoire, elle me fait un mal de chien... Va falloir que je mette de la glace dessus. Max fait quelques pas en arrière et je l'observe du coin de l'oeil, sur mes gardes, craignant qu'il ne recommence. Il me regarde silencieusement avant de pousser la jambe de Kurtis du bout du pied. Je fais un pas en avant mais visiblement, il tient juste à s'assurer que Kurtis n'est pas mort puisque dans ce dernier bouge un peu, Max se tourne vers moi. Je me crispe aussitôt. La vérité c'est que j'ai beau avoir eu le courage de l'arrêter, là, tout de suite, j'ai peur de lui. Celui que j'ai considéré comme mon sauveur, comme l'instigateur de ma nouvelle vie depuis mon arrivée ici, me fait peur. Alors, quand il m'ordonne de m'occuper de mon cul, je me contente de baisser le regard. Je refuse de lui dire que je ne recommencerai pas mais je n'ai pas non plus le courage de lui dire que je recommencerai. Je préfère donc ne plus le regarder et rester silencieuse. Finalement, il a joute que puisque je suis là je n'ai qu'à m'occuper de Kurtis, ou plus, exactement comme le dit Max « de ça ». A ces mots je serre les poings et la mâchoire, ce qui me fait mal. Je me risque à relever mon regard vers Max qui me regarde et me dit qu'au besoin je peux demander de l'aide à Jade. Ma bouche s'entrouvre quand il dit qu'il n'en a pas terminé avec Kurtis mais je ne dis rien et me décale quand Max s'approche pour sortir.

Soulagée je le suis quand il n'est plus là.

Je fonce aussitôt jusqu'à Kurtis et plaque ma main contre ma bouche quand je vois l'état dans lequel il est.

« Bordel Kurtis, qu'est-ce que t'as foutu ?... »

Parce qu'il puisse me répondre mais la question sort toute seule. Je me redresse et sors du bureau pour aller récupérer de quoi me faire un petit sac de glaçon. J'en profite pour récupérer la trousse de secours qu'on garde derrière le bar puis m'en retourne auprès de Kurtis. Je mets le sac sur son crâne puis commence à lui mettre des claques pour essayer de le faire revenir à lui et ce n'est franchement pas une mince affaire mais il finit par ouvrir les yeux enfin, un œil. L'autre... On dirait moi la dernière fois que je suis sortie d'un bar après une énième baston. Il commence à gigoter et essayer visiblement de parler.

« Arrête de bouger s'il te plaît, j'ai besoin de vérifier ta tête. »

Et c'est ce que je fais.

« Tu vas avoir besoin de points de suture... » je dis en me rendant compte que la plaie est trop vilaine pour être simplement planquée par un petit pansement. Sur quoi, je poursuis mes investigations, grimace en voyant déjà certains hématomes. Il a d'autres coupures mais rien que des pansements ne pourront pas soigner. C'est surtout sa plaie de la tête qui a besoin de soins et du coup, je fouille dans la trousse à pharmacie.

« Chier... » je souffle en me rendant compte qu'on a que des strips. « Bon... » Je n'ai que ça alors... Je prends une compresse, la désinfecte, entreprends de nettoyer la plaie. Il grimace. « Excuse-moi... » mais il m'affirme que ce n'est pas moi. Sa voix est éraillée et mon regard se pose sur sa gorge. Je me crispe en voyant les marques puis je retourne à sa tête et essaye ensuite d'installer les strips mais ce n'est pas facile car ça saigne beaucoup. Au final, je réussis à en mettre et à planquer le tout sous une compresse que je fais tenir en enroulant la tête de Kurtis avec un bandage mais ça ne suffira pas. Je m'aperçois alors qu'il a fermé les yeux. « Hey, ouvre les yeux Kurtis. Tu restes avec moi. Concentre-toi sur ma voix. T'entends ? Il va falloir que tu ailles à l'hosto pour faire soigner ta tête, ce que j'ai fait ne tiendra sans doute pas très longtemps. » Il garde son  œil ouvert et il semble assez alerte, ce qui est rassurant vu son état. Il me dit soudain que je dois remettre son nez. Je fronce les sourcils et secoue la tête de droite à gauche : je ne saisis pas. Comment ça il veut que je remette son nez ? De quoi il parle ? Oh... En le regardant de plus près je saisis. Il est cassé et il veut que je le remette en place. « Ok mais... Déjà ça va te faire mal et après ça va pisser le sang, je te préviens. » et ça je le sais. Il semble décidé alors je soupire avant de m'exécuter, non sans faire un petit décompte histoire de le surprendre : l'idée est de remettre le nez en place avant d'arriver à zéro. Technique vieille comme le monde mais qui fonctionne bien en général. Je finis par le faire, le « crac » me fait frissonner et comme prévu le nez se remet à pisser le sang.

« Merci... » qu'il souffle et moi de répondre un simple « Y'a pas de quoi... ».

Je récupère le torchon que je lui mets sous le nez pour que le sang soit au moins épongé et c'est là que la porte s'ouvre de nouveau. Je sursaute et me retourne : c'est Max. Il nous toise de toute sa hauteur et je frissonne une fois encore.

« Tu peux retourner bosser Ryan, c'est bon, je m'en occupe. »

Je l'observe sans bouger un instant puis je me retourne vers Kurtis, l'interrogeant silencieusement du regard. D'un bref hochement de la tête il me fait savoir que c'est bon, que je peux y aller. J'hésite un instant puis m'approche de lui.

« Je suis là si besoin... » je murmure tout bas à son oreille.

Une main sur son épaule et je me relève pour ensuite faire face à Max. Je m'approche et m'arrête à une distance raisonnable.

« J'ai replacé son nez mais ça pisse le sang et il aura besoin de points de suture à la tête. » je dis à Max.

Dans le fond, je ne pense pas que l'état de Kurtis l'inquiète puisque c'est lui qui l'a mis dans cet état mais je le dis parce que tiens à le dire, parce que je tiens à ce qu'il soit conscient de jusqu'où il est allé. Je me retourne une nouvelle fois vers Kurtis. Mon regard se repose une nouvelle fois sur sa gorge et je fronce les sourcils.

« Je suis à côté. » je lui dis.

Je sais que dans le fond ça ne va pas plaire à Max mais tant pis : j'ai trop pour Kurtis là, bien trop peur. Sur quoi, sans regarder Max, je quitte le bureau, et c'est la peur au ventre que je m'en retourne derrière le bar. On me demande ce qui est arrivé à ma mâchoire et je secoue la tête.

« Une porte, j'ai pas fait attention. »

Mensonge mais personne ne doit savoir. Personne.



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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Dim 21 Mai - 12:04



say something i'm givin' up on you
# madmax
# kurtis
 Max le toise durement, les mâchoires visiblement encore serrées par la tension. Il est calmé, mais Kurtis sent bien qu’il suffirait d’une petite étincelle pour mettre le feu aux poudres et que le motard soit de nouveau consumé par la rage. Une rage qu’il n’hésitera pas à tourner contre lui, comme il l’a prouvé. Le coursier déglutit quelques lames de rasoirs alors que le gérant des lieux ordonne à Ryan de retourner à son poste pendant qu’il va prendre le relai. Kurtis se doute bien que Max n’a aucune intention de panser ses plaies à la place de la serveuse du Crash. Ce qu’il veut, c’est terminer de mettre les points sur les i. Et peut-être son poing sur sa gueule si ce qu’il a à dire pour sa défense ne le satisfait pas…  
Kurt est partagé entre l’envie de demander à Ryan de rester, de l’aider à se remettre debout pour qu’il puisse filer au plus vite, s’éloigner de Max pour ne plus jamais croiser sa route, et celle de l’affronter et, possiblement d’arranger un peu les choses. Enfin à ce stade, il n’est pas certain que ce soit possible. Parce que Max a fait plus que simplement ruiner son visage... C’est sa faute, bien sûr, il est venu rendre son blouson et est à l’origine de la cassure dans le lien fragile qui les unissait. Mais Max s’est chargé de creuser un gouffre entre eux et Kurt doute qu’il y ait quoi que ce soit qu’il puisse faire ou dire pour le combler à nouveau. En a-t-il de toute façon seulement envie après ce qui vient de se passer ?
De toute façon, il sait qu’il n’a pas trop le choix en réalité. Ce que Max veut, Max l’obtient toujours. Et puis où est-ce qu’il irait dans son état ? Il n’est pas certain d’avoir la force de se mettre debout et encore moins celle de forcer le passage jusqu’à la sortie… Il va devoir affronter Warham. Il n’a pas plus le choix que Ryan qui fait pourtant mine de l’interroger du regard, afin de savoir s’il est d’accord pour rester seul avec son agresseur. Si Kurtis est touché par son soutien, d’un autre côté, il regrette qu’elle se soit permise de le faire. Elle vient de montrer à Max que son avis à lui, compte plus que celui de son patron. Et c’est mauvais. C’est mauvais pour elle et c’est mauvais pour lui… Ca va agacer Max, il le sait.
Puisqu’elle attend une réponse, il hoche la tête pour lui faire savoir qu’elle peut y aller. Elle vient de lui retirer toute possibilité de retraite en agissant de la sorte. S’il refuse qu’elle parte, il va lui attirer des problèmes et c’est la dernière chose qu’il veut. Il est coincé maintenant. Lorsqu’elle lui signale qu’elle est là s’il en a besoin, Kurtis se contente de détourner le regard et se garde bien de réagir. N’empêche qu’il apprécie le contact rassurant de sa main, posée un instant sur son épaule en signe de soutien… Un soutien pourtant inaccessible.  Parce que Max les tient tous les deux et mène la danse.

Il repère une tâche de sang sur le sol et se perd dans sa contemplation pendant que Ryan se relève et va faire la leçon à Max. Ca n’arrange pas ses affaires ça non plus et quelque chose lui dit que le gérant du club de striptease trouvera un moyen de faire payer son audace à Ryan... Ca le fait chier que Ryan se soit retrouvée mêlée à tout ça, mais c’est fait. Et puis il ne va pas se plaindre qu’elle soit intervenue pour lui sauver la mise. La vie, très probablement.
Il entend la porte se fermer et retient son souffle, jetant un rapide coup d’œil anxieux du côté de Max qui se tient toujours à distance, heureusement. Le silence est pesant et écrase les épaules du coursier qui ne sait pas trop à quoi s’attendre. Rien de plaisant ça il le sait. Il peut aussi toujours courir pour obtenir des excuses. Il est évident que Max se sentait dans son bon droit et qu’il assume pleinement chacun de ses gestes. Et pourquoi ce ne serait pas le cas ? Kurtis a toujours eu parfaitement conscience que ce genre de correction lui pendait au nez. Il l’a su dès le tout premier jour, à la façon dont Max l’a dévisager en apprenant qu’il allait être son mentor… Il a eu envie de le cogner dès l’instant où il l’a vu.
Kurt ramène ses jambes devant lui et, alors qu’une de ses mains vient distraitement masser ses côtes douloureuses, l’autre vient s’appuyer d’un l’un de ses genoux. Il veut jouer avec l’une de ses bagues mais découvre rapidement qu’il ne pourra pas le faire. Et pour cause, il a utilisé cette main pour frapper son mentor pendant leur échange musclé et ses doigts ont commencés à gonfler un peu…
MadMax continue de se taire. Qu’est-ce qu’il attend ? Pourquoi être revenu ici s’il ne compte pas ouvrir la bouche ? Il veut des excuses ? Est-ce qu’il attend surtout une excuse pour pouvoir lui faire tâter à nouveau de ses poings ? Kurtis n’en sait rien et il ne a assez de se torturer les méninges et d’appréhender les réactions de son mentor. Alors il se décide à prendre la parole et mettre un terme à tout ça, dans un sens ou dans l’autre.

« Ça t’démangeait, hein ? » coasse-t-il péniblement, sa gorge lui faisant un mal de chien. Dans un soupir las, il reprend la parole, son regard toujours fixé sur la tâche de sang qui orne le sol du bureau de Max « J'l'ai vu dans tes yeux l’jour où j'ai su qu’j'allais êt’ ton Prospect. T'avais l’même regard qu’mon frangin quand tu m’regardais. Comme si j'étais…un espèce d'insecte dégeu sur ta route, trop bizarre pour qu’tu passes ton ch'min sans essayer d’le malmener pour voir c'que ça va faire, avec dans l’idée d’l’écraser quand ç'aura arrêté d’t’amuser » essaie-t-il de s’expliquer, conscient que tout ça est un peu abstrait et que Max n’aime pas ça. « J’voulais vraiment réussir à t’faire changer d’idée, t’prouver qu’j’valais mieux qu’ça, mais j’pas réussi. J’pas compris c’que t’attendais… Si t’attendais vraiment que’qu’chose. »
Et sincèrement, il en doute. De son point de vue, Max ne lui a jamais réellement laissé une chance de lui prouver sa valeur. Rien de ce qu’il a essayé de faire n’a jamais été suffisant pour lui et il est certain que Max n’a jamais été capable de dépasser sa première impression de lui.  
Il a merdé quelques fois, c’est certain. Quand il a laissé filé les ukrainiennes, parce qu’il était tellement nerveux à l’idée que Max lui fasse le reproche de ne pas les avoir traité suffisamment bien qu’il leur a permis de jouer avec lui. Ou quand il a remis ça avec Ivan, en le laissant se tirer... Ca, c’était une vraie bourde… Sur le coup, il avait pensé intelligent de ne pas le coller de trop près pour ne pas éveiller les soupçons des serbes qu’ils devaient rencontrer, mais ça leur avait coûté un informateur sans doute précieux. Max a dû en répondre devant les autres membres et devant Caleb et Kurtis comprend sa rancœur à son égard pour ce coup-là.
Mais il n’a pas fait que se planter. Ils n’ont jamais eu à se plaindre de ses boulots de surveillance ou d’escorte. Au club, il a toujours assuré et c’est lui qui a donné le signal aux gars de se mettre à couvert quand le van s’est approché pour ouvrir le feu sur la foule à Noël. Il a aidé James a faire disparaitre le corps un type qu’il ne connaissait même pas, sans poser de question, sans faire de vague et s’est rendu utile chaque fois qu’il l’a pu. Et puis si Max a eu l’idée de se concentrer sur la piste de la drogue, c’est lui qui a proposé de passer par Taylor O’Brien pour se renseigner sur les sorties de médicaments et lui qui est parvenu à obtenir le nom d’Ivan de sa bouche. OK, il l’a perdu, mais c’est grâce à son info qu’ils ont remontés la piste jusque là et donc ont été en mesure de confirmer que les serbes sont derrières toutes ces attaques.
Et puis merde, il a failli crever deux fois pour le club ! D’abord ne protégeant Mia et ensuite en se faisant poignarder sur le parking du Homewrecker. Il ignore encore pour quelle raison c’est lui qui a été visé par l’attaque mais ça ne change rien aux faits. Et alors qu’il souffrait le martyr, il a pris la peine de transmettre des informations sur le type à James pour permettre aux Kings de mettre la main sur lui et possiblement leur permettre d’obtenir leur vengeance tant attendue.  
Et qu’est-ce qu’il a obtenu de Max en échange de ses services rendues ? De la reconnaissance ? Une tape d’encouragement dans le dos ? Non. Juste quelques SMS et une petite visite qui s’est soldée par son départ sitôt que sa mère et sa sœur ont élevé un peu la voix sur lui.

Kurtis sert son poing un peu douloureux, sentant son nez le picoter alors qu’il est assailli par différents sentiments. De la colère d’abord, et puis de la déception. Une déception amère qui lui noue encore un peu plus la gorge.
« J’pensais pas c’que j’ai dis tout à l’heure. ‘fin pas vraiment » articule-t-il laborieusement, osant enfin relever son unique œil vers MadMax « J’savais qu’vous étiez pas des enfants d’cœur, j’savais c’que j’allais d’voir faire pour le club, mais…mais j’pensais pas qu’ce serait aussi dur… ‘fin j’savais qu’ce serait dur, c’est pas ça, mais…j’pensais qu’vous seriez là dans les moments moches. Et c’pas l’cas. J’pensais pas qu’i’ m’faudrait autant d’temps pour faire partie des vôtres… »
Il grimace de frsutration, sentant qu’il ne parvient pas à correctement faire passer son idée, à faire comprendre à Max ce qu’il ressent et ce qui l’a poussé à lui parler de cette manière tout à l’heure, provoquant sa colère. Ce qui l’a poussé à ramener son cuir aujourd’hui…
« J’savais qu’vous alliez m’mener la vie dur, m’tester, mais j’pensais qu’y avait aussi un…côté formatif ou j’en sais rien. Là j’ai juste l’impression… J’peux pas imaginer passer de c’statut là à celui d’frère. J’vois pas comment ça pourra jamais évolué en aut’ chose. J’ressens jamais aut’ chose que d’l’hostilité d’vot’ part. Si Ryan était pas rentré, tu m’aurais tué Max » s’étrangle-t-il, serrant les dents et prenant une longue inspiration douloureuse pour rester maitre de lui-même. « C’pour ça que j’pars. Parce que j’ferai jamais partie d’vot’ famille. C’est ça qu’j’voulais. Pas l’adrénaline, pas l’blé, pas toutes ces conneries…j’voulais une famille. Des frères qui m’accepterai comme j’suis. Et j’ai bien compris qu’ça arrivera jamais. J’suis pas à la hauteur. Et j’veux pas vous l’entendre dire. J’préfère prendre les d’vant… »
Il sait déjà que Max va s'énerver, le secouer, l'humilier, peut-être même le cogner encore une fois aprce qu'il pleurniche et qu'il déteste ça. mais à quoi bon se mentir ? A quoi bon essayer de le contenter au point où ils en sont. Il en a assez de prendre sur lui, de jouer les durs, les indifférents, de faire semblant d'être ce qu'il n'est pas. Et il n'est pas un Kings. Il n'est pas comme Maximilian et ne le sera jamais maintenant. Autant l'accepter.  


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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Dim 28 Mai - 22:02

say something i'm giving up on you

And I... will stumble and fall
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Δ Kurtis & Madmax




Elle ne s’exécute pas immédiatement et ca m’énerve pas venant d’elle particulièrement, mais surtout parce ca donne à cette situation un air dramatique, je la vois le regarder avec cet air de pitié sur la tronche et je vois ce même regard changé lorsqu’il se pose sur moi, comme si j’était le méchant de l’histoire, le dragon tout droit sortie de sa tanière pour cracher les flammes de l’enfer sur le preux chevalier en armure. Ouai ba je suis pas sûr que qui ce soit d’autre que moi aurait réagit différemment sous ce genre de provocation, bon d’accord peut-être pas aussi énergiquement, mais c’est quand même pas de ma faute si ce petit con n’est pas aussi entraîné que moi…

« J’ai replacé son nez mais ca pisse le sang et il aura besoin de points de suture à la tête. » Je croise les bras sur ma poitrine et la regarde en hochant la tête, j’ai pas envie de lui faire la conversation, je lui ai même pas demandé de se pointer après tout. J’attends silencieusement qu’elle fasse ses ronds de jambe devant Kurtis qui est encore assis sur le sol, le dos appuyé contre mon bureau, puis finalement, elle finit par passer la porte, que je repousse d’un geste de la main pour la refermer derrière elle, avant de reporter mon attention sur mon prospect, enfin en l’occurrence en l’instant, il ne mérite plus ce qualificatif, c’est tout du moins la conclusion à laquelle parvient mon cerveau alors que je m’avance vers lui. Je m’arrête à quelques pas de sa tronche complétement cassée et attend. Je ne sais pas vraiment quoi pour être honnête, des excuses ? Je ne crois pas que ca changerait quoi que ce soit et je ne pense pas non plus qu’elles seraient sincères alors à quoi bon les recevoir ? Non, je crois que ce que j’attends, ce sont des explications, j’ai besoin de comprendre pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi si soudainement et après autant d’investissement ? Est-ce que postuler chez nous était une façon de se prouver quelque chose ? Quelque chose qu’il avait finalement trouvé ? Non, je ne comprenais vraiment pas comment après un an de prospectorat et sachant à quel point cette période pouvait paraître injuste, difficile et probablement, un millier d’autres sentiments contradictoire, mais après avoir tenu autant de temps, le timing me semblait juste curieux, enfin à croire que j’avais senti le truc arrivé dès le départ. C’est pour ca que j’avais accepté de le mentorer, parce qu’il avait besoin d’être endurci ca pouvait se voir même les yeux fermés et je m’était naïvement dit que je pourrais sans doute faire quelque chose de lui. Grossière erreur à en croire la lâcheté dont il avait fait preuve a plus d’une reprise ce soir.

« Ça t’démangeait, hein ? »
Mes yeux s’arrondissent un peu et un de mes sourcils se lève, créant une expression à la fois surprise et septique sur mon visage. Je ne crois pas qu’il ait vraiment envie de m’entendre répondre à cette question, parce que la réponse est exactement celle qu’il crois, bien sûr que ca me démangeait de le secouer sérieusement, maintenant lui défoncer la tronche comme ca ? Non pas vraiment ! J’ai autre chose à foutre que de me mettre dans des états pareils contre les miens, on côtoie assez de connards extérieurs comme ca. « J'l'ai vu dans tes yeux l’jour où j'ai su qu’j'allais êt’ ton Prospect. T'avais l’même regard qu’mon frangin quand tu m’regardais. Comme si j'étais…un espèce d'insecte dégeu sur ta route, trop bizarre pour qu’tu passes ton ch'min sans essayer d’le malmener pour voir c'que ça va faire, avec dans l’idée d’l’écraser quand ç'aura arrêté d’t’amuser »
On n'est pas loin, mais faut pas déconner non plus, si le gamin à des problèmes non résolus avec son frangin c’est quand même pas ma faute et ca ne fait pas de moi une copie conforme de l’autre Hawkins. Ce genre de réflexion m’agace, mais en même temps, elle me semble être le début de quelque chose de plus, en tout cas, je l’espère, car je ne me contenterai certainement pas de ca. « J’voulais vraiment réussir à t’faire changer d’idée, t’prouver qu’j’valais mieux qu’ça, mais j’pas réussi. J’pas compris c’que t’attendais… Si t’attendais vraiment que’qu’chose. » Une partie de moi apprécie que son but principal ait été de me convaincre moi, de me plaire, mon ego tout particulièrement apprécie ca, j’aime bien être le centre de l’attention c’est pas nouveau, j’ai besoin de reconnaissance, pas à l’extrême comme certaines personne, mais de temps en temps ca fait jamais de mal. Qu’il n’est pas compris ce que je voulais ca par contre, n’est pas vraiment une surprise. Je reste impassible, j’attends encore et toujours, j’attends plus de lui alors je le laisse s’exprimer puisque visiblement les coups lui ont finalement délié la langue, il laisse planer le silence pendant quelques secondes qui me semble durer un bon moment avant que finalement, il ne reprenne la parole que pour une fois, je lui laisse volontiers.

« J’pensais pas c’que j’ai dis tout à l’heure. ‘fin pas vraiment » Il avait pourtant l’air plutôt sûr de ce qu’il disait sur le moment…je ne peux pas m’empêcher de me demander si c’est une façon défensive de s’assurer de pouvoir ressortir de ce bureau en un seul morceau ou si il le pense vraiment, je dois avouer que le doute commence un peu à m’envahir sur ce point. « J’savais qu’vous étiez pas des enfants d’cœur, j’savais c’que j’allais d’voir faire pour le club, mais…mais j’pensais pas qu’ce serait aussi dur… ‘fin j’savais qu’ce serait dur, c’est pas ça, mais…j’pensais qu’vous seriez là dans les moments moches. Et c’pas l’cas. J’pensais pas qu’i’ m’faudrait autant d’temps pour faire partie des vôtres… » Là ca me plaît tout de suite nettement moins, il pense qu’on a pas été là ? A chaque foutu fois qu’il s’est retrouvé à l’hosto, on était là, quand il s’est fait attaquer on l'a vengé dans les vingt-quatre heures suivantes bordel, je suis revenu en ville pour ses miches dans la seconde quand il s’est fait tiré dessus par cette petite conne dont je ne me rappelle même pas le prénom, il va vite à oublier ou se servir des infos à son avantage faut lui reconnaître ce talent…je suis pas tellement compréhensif sur une partie de ce qu’il me sort, même si j’en comprends le fond et son impatience. « J’savais qu’vous alliez m’mener la vie dur, m’tester, mais j’pensais qu’y avait aussi un…côté formatif ou j’en sais rien. Là j’ai juste l’impression… J’peux pas imaginer passer de c’statut là à celui d’frère. J’vois pas comment ça pourra jamais évolué en aut’ chose. J’ressens jamais aut’ chose que d’l’hostilité d’vot’ part. Si Ryan était pas rentré, tu m’aurais tué Max » Oui donc il s’était imaginé qu’on était des putains de scouts ? La fraternité ca s’apprend pas, faudrait peut-être qu’il finisse par comprendre que la confiance, elle se gagne, elle ne s'achète pas avec deux bonnes manières et trois coups de main, c’était bien plus que ca et si il avait visiblement pas l’impression d’avoir appris grand chose, je n’était pas tout à fait d’accord. Tout le monde et moi le premier avait beau s’amuser de lui plus qu’avec lui, force était de constater que les avis parfois extrêmement tranchés qui s’étaient chuchotés sur son passage lorsqu’il avait été accepté en tant que prospect avaient évolué et s’étaient estompés, tempérés avec le temps et les actions qu’il avait faits pour le club. Alors oui ca n’avait pas été sans erreurs et celles qu’il avait fait étaient comment dire notable et en cela, il devait bien se rendre compte qu’il avait encore beaucoup de chose à apprendre. Je me revoyais lorsque j’étais moi-même prospect, Gabriel ne m’avait pas épargné et moi aussi j’avais eu la désagréable impression que ca ne se terminerait jamais, que je continuerai de sévèrement manger pendant plus longtemps que je ne pourrait le supporter, mais j’avais fini par faire mes preuves, par être patcher et tout avait changé, moi le premier. Si ma vie tout entière tournait autour du club avant ca, il était, par la suite, devenue ma vie entière et c’est encore ce qui manquait à Kurtis, la compréhension que pour obtenir cette vie-là, il devait laisser l’ancienne à la porte et en toute honnêteté, je n’était pas sûr qu’il était prêt à la faire.

« C’pour ça que j’pars. Parce que j’ferai jamais partie d’vot’ famille. C’est ça qu’j’voulais. Pas l’adrénaline, pas l’blé, pas toutes ces conneries…j’voulais une famille. Des frères qui m’accepterai comme j’suis. Et j’ai bien compris qu’ça arrivera jamais. J’suis pas à la hauteur. Et j’veux pas vous l’entendre dire. J’préfère prendre les d’vant… »

Le silence se fait sur les derniers mots qui sortent de sa bouche et je prends une inspiration, c’est à mon tour de parler et moi aussi, je me rends compte après avoir écouté avec attention tout ce qu’il vient de me dire que j’ai beaucoup à dire. Je fais quelques pas vers lui et lui tend la poche de glace que je tiens dans la main pour remplacer celle que Ryan lui avait amenée et qui s’est déjà considérablement ramollie. Le prospect me regarde un instant sans bouger alors je prends la parole. « Ca va pas te manger, met ca sur ta tronche et lève-toi. » Il s’en saisit et je lui tends la main pour l’aider à se relever, une fois de plus un temps de latence se fait sentir avant qu’il s’en saisisse, une fois qu’il a retrouvé sa hauteur, je le contourne et m’assois sur mon fauteuil sans prendre la peine de remettre de l’ordre dans le chaos qu’est devenue mon bureau, j’entrelace mes doigts et attends qu’il s’asseye face à moi ou au moins qu’il est fini de se redresser.

« Tu sais Kurtis, je crois que t’as pas conscience de ce qu’est le club…je marque une courte pause avant de reprendre. Tu veux une famille ? C’est ce que tu cherches, tu viens de le dire, mais dans une famille ce qui est le plus important, c’est la confiance et la confiance ca se gagne. Je dis pas que c’est pas le cas, en ce qui me concerne parce que je vais pas parler pour les autres, je te fais confiance, pas sur tout ca va sans dire parce que t’a encore tes preuves à faire sur pas mal de chose, mais je te fait confiance…sauf que le club c’est pas moi, c’est pas James, c’est pas Ezra, le club, c’est tout le monde et si tu peux pas faire l’unanimité, tu doit faire en sorte que même ceux qui ne t’aime pas, n’aient pas d’arguments à fournir contre toi, c’est comme ca que ca marche point barre. » Je secoue la tête y a trop à dire et je ne sais plus vraiment dans quel ordre le faire, on est à un tournant considérable et je ne me vois pas vraiment lui dire que partir sur la pointe des pieds n’est clairement pas une option qui sera jugée convenable, voir même acceptable pour Caleb. Finalement, c’est sur un point qui m’a fait grimacer que mon cerveau décide d’embrayer, autant que les choses soient claires dès le départ. « Et autre chose, quand tu dis qu’on est pas présent dans les moments difficiles… Je lève un sourcil surpris. Tu m’expliques ? non parce qu’il me semble que quand tu t’es retrouvé à l’hosto, on est venus et ta petite peste de sœur nous as barré le passage ! Je me suis aussi bougé jusqu'à chez ta mère, je te rappelle, il a pas fallu vingt-quatre putains d’heure avant qu’on t’ait vengé et si je ne m’abuse quand tu t’es retrouvé avec une balle dans la guibole, j’ai quitté un meeting du MC pour venir m’occuper de tes miches ? je me trompe ? Alors tu vois, j’aimerais bien savoir quand exactement, on a pas été là pour toi ? » C’était un peu facile d’adapter la vérité à ce qu’on essayait de démontrer, peut-être qu’il avait cette sensation, c’était même sûr, mais si il voulait que moi, je le comprenne alors il allait falloir plus que deux trois accusations balancées sur un ton malheureux. « Et je suis désolé Kurtis, mais tu savais pour quoi tu avais signé bon dieu ! Je me retiens franchement de taper du poing sur le bureau, parce que bon déjà, ils sont déjà dans un état plus que lamentable, mais qu’en plus ca ne servirait sans aucun doute pas la conversation.. « Les Kings c’est pas juste un club d’accord ? et oui, la période de prospectorat est dure et peut-être que t’a l’impression de rien apprendre, mais tu te trompes, c’est fait pour tester ton endurance, te préparer, être sûr que quand tu seras patcher, tu va pas décider de faire machine arrière, parce que la vérité, c’est qu’y a pas de retour en arrière possible et que ta petite vie avec maman et Meghan, tu la range en deuxième plan, on doit être ta priorité sur tout et clairement Kurtis, je doute franchement que ca soit le cas pour l’instant, en tout cas pas là-dedans. Je tape mon index contre ma tempe pour imager mes propos. Sinon tu serais pas là à abandonner ta veste sur mon bureau en douce quand je suis pas là, tout ce que ca dit c’est que t’es pas prêt à tous les sacrifices pour être des nôtres et qu’en plus t’assume pas tes décisions ! Arrête-moi si je me trompe, mais c’est toi qui es venu à nous, c’est toi qui voulais impérativement faire partie de la famille et c’est encore toi qui m’a dit que t’étais prêt à tout ! Alors qu’est-ce qu’a changer hein ? »

Je m’enfonce un peu dans mon siège sans le quitter du regard, il veut parler, pas de problème et tant pis si c’est pas ce qu’il a envie d’entendre, je suis pas sa mère et encore moins sa baby-sitter, il veut jouer les hommes, il serait peut-être temps qu’il s’y colle franchement. « Tu veux partir ? Vas-y, prend ta veste et va la rendre à Caleb ! Mais soit sûre que c’est vraiment ce que tu veux parce qu’après il sera trop tard pour changer d’avis Kurt ! »
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Dernière édition par Maximilian Warham le Sam 10 Juin - 17:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Lun 29 Mai - 18:27





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Kurtis est résigné. Tout est terminé maintenant et quoi qu'il dise, ça ne changera rien à ce qui vient de se passer, à ce qu'il est venu faire aujourd'hui dans le bureau de Max. Si sa langue s'en trouve déliée, il ne se sent pas soulagé pour autant. Il se sent encore plus seul. Il s'est dépouillé lui-même de son cuir et a ainsi rompu le lien qui l'unissait avec les Kings of Speed. Un lien ténu, qui ne lui convenait pas tout à fait et impliquait de trop grandes responsabilités pour ses épaules pas aussi solides qu'il aurait voulu le faire croire. N'empêche qu'à présent, il n'a plus personne vers qui se tourner. Oh bien sûr il y a sa mère. Mais quel garçon voudrait finir ses jours aux côtés de sa génitrice ? Norman Bates, sans doute, mais tout le monde sait qu'il a un souci. Kurtis n'a pas envie de retourner chez elle. Il l'aime, c'est certain, mais il vient de passer un mois avec elle et n'en peut déjà plu... Il lui reste Meghan aussi... Sauf que c'est faux. Sa sœur a déjà repris un vol pour aller promouvoir une nouvelle collection de sous-vêtements il ne sait même plus où. Et puis au même titre que passer le restant de ses jours avec sa mère, Kurt sait bien qu'il ne peut pas vivre dans les pattes de sa jumelle perpétuellement. Elle ne veut pas qu'il s'éloigne, elle veut l'avoir sous la main, mais elle ne veut pas rester à ses côtés.
Alors il est tout seul à présent. Il n'a plus de club, plus de petite amie, plus d'amis. Il n'a plus rien... Rien d'autre que des regrets, une conscience souillée et un mal de crâne carabiné.

Le silence s'étire encore quelques instants, et puis Max se met en mouvement, s'avançant vers lui pour lui tendre une poche de glace. Pas de coup de poing dans le visage donc ? Pas de cri ? C'est déjà surprenant que Max ne l'ait pas interrompu pendant son petit laïus pathétique mais le fait qu'il ne cherche pas à lui en mettre plein la tronche et fasse en plus un pas vers lui tient tout bonnement du miracle. C'est trop beau pour être vrai en fait... C'est pour cette raison que Kurtis reste réticent et n'attrape pas tout de suite le sac qui lui est donné. Méfiant, il surveille les faits et gestes de son mentor (qui ne l'est plu mais se comporte étrangement comme tel maintenant) qui le rassure sur ses intentions. Il lui tend également la main, probablement pour l'aider à se remettre debout, mais l'espace d'une seconde, Kurt l'imagine profiter de la situation pour le planter... Et puisqu'il a senti une lame glisser entre ses côtés il y a peu, il n'a aucun mal à imaginer la sensation que ça lui ferait. Il frissonne et se résigne à accepter la main offerte par Max, plein d'appréhensions.
Évidemment, le motard ne le poignarde pas et se contente de le remettre sur ses jambes. La bouche sèche, la gorge encore douloureuse et le cœur battant, Kurtis l'observe contourner son bureau en désordre pour s'installer de l'autre côté. Il se demande ce qui va se passer maintenant... Son regard se porte sur sa veste de cuir sans manche, toujours posée sur le meuble, bien qu'ayant été déplacé dans la tourmente.
Une vague de regrets s'abat sur lui avec violence. Ce blouson n'a rien à faire sur le bureau ; il devrait être sur son dos, là où il se trouvait depuis la fin de l'année 2015. Qu'est-ce qui lui avait pris de s'en débarrasser ? À quoi est-ce qu'il s'attendait ? Il ne se sent pas libéré. Kurt se sent stupide, pris au piège et encore une fois terriblement seul... Ce sentiment, il l'éprouve depuis des mois mais ça n'a jamais été si intense, si écrasant.

La voix de Max s'élève soudain, l'arrachant à ses constatations terrifiantes. Kurtis lève son œil valide vers le gérant du Crash et l'écoute attentivement, ses poings serrés le long de ses cuisses. Il devrait plutôt appliquer la poche de glace sur son visage meurtri mais il n'y songe même pas. Sa pleine attention est dédiée à Maximilian qui lui parlé de confiance. Une confiance qui n'est pas totale, comme il s'y attendait. Sauf qu'encore une fois pour Kurt, il parle en énigme. Il ne lui fait pas confiance sur tout mais alors qu'est-ce qu'il doit faire CONCRÈTEMENT pour la gagner cette confiance ? Tuer un type sous ses yeux pour lui prouver qu'il lui obéit au doigt et à l'œil ? S'accuser de la connerie d'un autre pour aller en taule ou une connerie de ce genre ? Qu'est-ce qu'il est supposé faire pour que lui et les autres arrêtent de douter ?
Sauf que se tourmenter ne sert plus à grand chose. Il fait qu'il y pense au passé... Qu'est-ce qu'il AURAIT dû faire pour les contenter ? C'est trop tard maintenant...
N'empêche, ça le travaille. Le grand fun se demande ce que les autres ont bien pu répéter à Max... Qui lui a dit qu'il ne lui faisait pas confiance ? James, à tous les coups. Qu'est-ce que lui ou les autres avaient à lui reprocher pour refuser son entrée dans le club ? À moins que tout ça ne soit que de la théorie et que Max ne vise personne en particulier...
Kurtis serre les dents pour ne pas se laisser aller à lui poser ces questions. Il sait d'avance que ça agacera son ancien mentor, qu'il le traitera de gros débile ou de cas désespéré. Pour lui, son discours est sans doute limpide... Depuis le début d'ailleurs, il a l'impression que ses consignes sont claires. Mais pas pour Kurtis. Peut-être parce qu'il se prend trop la tête, va trop loin... ou simplement parce qu'il est trop limité intellectuellement pour saisir les subtilités. L'un dans l'autre le résultat reste le même : il a lamentablement échoué.

Max enchaîne finalement sur les propos que le coursier lui a tenu un peu plus tôt, à propos du fait qu'il ne se soit jamais senti soutenu. Il l'attaque directement en faisant référence à Meghan comme à une petite peste... Et Kurt le trouve bien soft. Il connaît le caractère de sa sœur et elle lui a expliqué de qu'elle manière elle avait accueilli le Prospect venu s'excuser de ne pas avoir réagit assez vite. Ceci dit, elle n'a fait référence qu'à lui, lui assurant qu'aucun des autres n'avaient fait le déplacement. Elle lui avait fait remarquer que pour des soi-disant frères, ils ne s'étaient pas montrés très présents ou d'un grand soutien. Meghan a pu mentir, mais Max peut également exagérer. Peut-être qu'en ayant envoyé le Prospect s'excuser en leur nom à tous, ils ont estimés avoir fait leur devoir... En le voyant revenir avec le visage lacéré, ils ont peut-être aussi jugé préférable de ne pas insister. D’où l’absence de visite pendant près d’un mois.
Quant au passage de Max chez sa mère qu’il évoque comme un énorme effort de sa part (à croire qu’il avait fait le trajet sur les mains) il a été plus que bref. Sans doute pour ne pas s'imposer, déranger ou pour ne pas avoir à supporter les larmes d'une vieille veuve ayant déjà perdu un fils et manqué d'en perdre un second : mais le résultat a été que Max n’a là encore pas vraiment insisté. Sans compter que Kurtis se demande s'il ne venait pas juste vérifier que son état l'empêchait réellement de revenir travailler et qu'il n'affabulait pas dans leurs rares échanges par SMS... Pas très encourageant comme attitude à son sens donc.

Max fait d'ailleurs référence juste après à l'épisode de la balle qu'il a reçu dans la jambe. De cette journée là, Kurtis n'a que de vagues souvenirs. Cette histoire de meeting, il ne s'en souvient pas pour être franc. Il se souvient en revanche de Max lui assénant des claques, le prévenant qu'il n'a pas intérêt de vomir sur lui puis de son trajet à l'arrière d'une camionnette qui a mis sa jambe au supplice avant qu'il ne perde connaissance. Ensuite il est resté quelques jours en convalescence (autrement dis : shooté aux antidouleurs et au whisky bon marché) puis a été ramené chez lui par l'Ours. Le jour où Max a enfin daigné revenir le voir, c'était pour l'obliger à reprendre le boulot et lui faire la leçon à propos de la présence de Natalia chez lui.
Et lui confier qu'il était au courant pour son aventure avec Mia. Bon OK, sur ce coup-là, il s'était révélé plutôt cool... Mais ça n'avait finalement pas servi à grand chose puisque Mia l'avait lourdé comme une merde deux semaines après, sans qu'ils se soient revus... Hors de question de s'en plaindre auprès de qui que ce soit bien sûr. Il avait dû serrer les dents et continuer de la voir se déshabiller devant tous ces salauds avides de chair alors que lui-même n'avait plus droit de la toucher...
Mais, encore une fois, s'il fait part de son point de vue à Max, il a la certitude que celui-ci ne le comprendra pas. À l'entendre, il est convaincu d'avoir fait tout ce qu'il fallait, tout ce qu'on pouvait attendre de lui. Le motard le prendra juste pour un gamin boudeur, ingrat et capricieux. Alors à quoi bon l'ouvrir ?
Sans compter que Kurtis réalise en l'entendant parler qu'en fin de compte, tout ça est dérisoire. Il s'est plaint qu'ils ne soient pas là, Max le premier, mais maintenant il les a tous définitivement perdus... Ça remet les choses en perspectives.

« Et je suis désolé Kurtis mais tu savais pour quoi tu avais signé ! » semble tout à coup s'agacer Max.
Oui. Non. Peut-être. L'intéressé n'arrive plus à réfléchir. Il ne sait plus ce qu'il veut, ce qu'il voulait, s'il cherchait simplement à être enfin écouté et voulait taper du poing sur la table ou si sa décision était véritablement mûrement réfléchie. C'est la première fois qu'il vide son sac et il regrette de ne pas avoir cherché à le faire plus tôt, avant de rendre son cuir. Enfin il y a bien une ou deux fois où il s'y était essayé mais il s'était vite fait rabrouer. Il écoute Max poursuivre ses accusations et lui mettre un peu plus le nez dans sa merde... Il se moque de lui en évoquant sa relation avec sa mère et sa sœur, et puis Kurt réalise que ce n'est pas vraiment ce qu'il fait en réalité. Alors il ravale sa fierté et écoute. Max à raison et ils le savent tous les deux. Alors Kurt baisse la tête, incapable de soutenir le regard intransigeant de son patron. Il a toujours été tiraillé entre sa famille biologique et celle qu'il essayait de se construire, ce n'est pas nouveau. Ce n'est surtout pas possible. Il faut qu'il tranche. Il l'a fait d'ailleurs, mais à présent, Kurtis n'est plus certain d'avoir fait le bon choix...
« ...Alors qu'est-ce qu'a changé hein ? » le questionne Max.
Il se souvient parfaitement lui avoir demandé de ne pas le déposséder de son cuir lorsqu'ils avaient eu leur conversation à propos de Mia, lorsqu'il lui avait confessé la fréquenter. Il lui avait juré de faire des efforts, de ne pas le décevoir, de faire ce qu'il fallait. Il a essayé...vraiment.
Et puis un type sorti de nul part lui a planté un couteau en pleine poitrine et la donne à changée. Pas seulement à cause du geste mais à cause de ce qui l’a précédé, de ce qui en a découlé.
Kurtis déglutit sans trouver quoi dire, réveillant la douleur de sa gorge malmenée et rallumant le feu dans ses poumons encore fragiles. Face à lui, Max l’invite à ramener son cuir à Caleb, directement. Il lui demande s'il est certain de son choix de manière implicite, et le cœur de Kurt fait un bond. Est-ce qu'il a bien compris ? Est-ce que Max lui propose une chance de faire marche arrière MAINTENANT ?
Il en a terriblement envie. En même temps...rien n'a vraiment changé. Max campe toujours sur ses positions et lui est toujours en proie au doute. Il continue de ne pas se sentir à la hauteur et il sent bien qu’après cet épisode, il va devoir redoubler d’effort pour regagner la confiance de Max. Est-ce qu’il est apte à le faire ? Est-ce qu’il en a réellement envie ?

Max attend une réponse de sa part. Sauf que le grand brun n’en a pas à lui offrir. Il est toujours aussi désemparé, confus et son mal de crâne ne l’aide pas vraiment à réfléchir. Il n’a jamais été bon sous la pression… Sans compter qu’il y a encore un sujet qu’ils n’ont pas vraiment abordé…pas directement. Un sujet de taille néanmoins.
« J’sais pas si j’veux partir ! » s’agace-t-il, sentant que sa réponse ne satisfait pas vraiment son interlocuteur qui n’a jamais fait preuve d’autant de patience face à lui. « T’as raison, j’ai l’cul ent’ deux chaises et je sais qu’c’pas possible. Mais j’arrive pas à trancher ! J’y arrive pas ! » coasse-t-il, forçant sur sa voix pour lui donner un minimum de puissance malgré la douleur dans sa gorge, que son émotion n’arrange pas. « Ma mère chiale chaque fois qu’e’ m’croise avec mon cuir sur l’dos parce qu’e’ sais qu’j’vais mal tourner ou crever et j’peux plus lui dire qu’c’est pas vrai, qu’ça arrivera pas ! Elle a perdu son mari à cause de moi, mon frère s’est fait allumer par un gang et maintenant j’en rejoins un ! Elle est toute seule et j’arrive pas à m’faire à l’idée d’lui faire encore plus de peine ! En c’qui concerne ma peste de sœur : elle passe son temps à m’rabâcher que j’fais la plus grosse erreur d’ma vie, qu’j’insulte la mémoire d’mon frangin alors qu’l’idée c’était justement d’le venger en trouvant l’salaud qui l’a buté. »
Pas besoin d’arrondir les angles, ce n’est un secret pour personne qu’il a voulu rejoindre le rang des Kings pour avoir els ressources nécessaires pour retrouver l’assassin de Samwell. En revanche, Karl l’a très vite mis en garde et l’a prévenu que le club ne se mouillerait pas s’il s’avérait que le coupable était un allié des KoS… Ils ne lui permettraient de venger son frère que si c’était dans leur intérêt…
« J’entends qu’ça depuis deux mois ! Des pleurs et des : tu gâches ta vie et la nôtre. Le soir où… Le soir de l’inauguration du Homewrecker, ma sœur et moi on s’est disputés. C’pour ça qu’j’étais sur le parking. On s’est disputés ustement parce que j’lui ai dit que j’vous choisissais vous, que j’reviendrais pas en arrière » confie-t-il à Max, repenser à cette dispute et au reste de sa soirée lui faisant un mal de chien. « Et deux minutes après, un type me poignarde ! Elle m’a dit qu’c’était un putain d’signe ! Un signe de Dieu et qu’j’devais l’écouter sans quoi tout partirait en couilles ! Et c’est déjà l’cas ! Des mômes se sont fait buter sous  nos yeux, à cause de nous. Le môme de Sebastien ! Eliott aurait pu y rester ! J’y crois pas moi à ces conneries d’bon Dieu et d’signes mais ma sœur et ma mère, si ! Mon frère y croyait et toi t’y crois » lui lance-t-il en le pointant vaguement du doigt. En vérité, il n’en sait trop rien, il n’a jamais abordé le sujet de la religion avec lui, mais ce n’est un secret pour personne là encore que Maximilian passe de temps en temps à l’église. « Alors j’sais pas quoi faire ! Ma sœur et ma mère me supplient d’revenir et vous…vous… »
Vous vous ne cherchez pas à me retenir. Vous, vous n’étiez même pas là pour contrebalancer leurs paroles.
« J’ai vu Gabriel au truc de charité y a deux, trois jours… Il m’a dit qu’mon absence te foutais la honte. Qu’les gars commençaient à croire que j’m’étais fait la malle et qu’j’allais p’t-être les trahir… C’juste c’qui l’gênait. Qu’j’vous balance. Comme si c’était mon style, putain » soupire-t-il en se laissant tomber sur le fauteuil le plus proche, appliquant cette fois la poche de glace sur son crâne douloureux et qui continue de saigner un peu. « Alors j’me suis dis qu’fallait qu’ch’fasse qu’que chose. Et puisqu’apparemment les gars m’voyaient déjà dehors et s’en battaient les couilles, qu’mon absence t’causait des soucis et qu’ma famille, elle, avait l’air de vouloir de moi… Ben voilà. »  
Nouveau soupir. Cette fois, sa main se lève pour désigner son cuir, qu’il regarde avec un mélange d’envie et d’appréhension. Comme s’il risquait de lui sauter dessus…Comme s’il n’attendait que ça.

« J’sais pas si j’suis capable d’le porter… J’sais pas si…j’serai prêt à tout pour ça » avoue-t-il encore, la tête basse l’espace de quelques secondes, avant de recroiser le regard de Max de son œil borgne. « Si un d’vous avait des soucis : j’hésiterai pas. T’sais qu’j’hésiterai pas, hein ? J’l’ai fait pour Mia. J’ai tué c’fumier pour la protéger et j’le ferai encore. Mais…mais si vous m’demandiez d’faire pareil avec un type que j’connais pas, qui m’a jamais rien fait… J’sais pas si j’pourrai. Maggie m’a tiré d’ssus et j’lui en veux même pas… ‘fin si, ça m’a soulé d’être immobilisé et d’avoir mal mais t’vois c’que j’veux dire ? C’était pas fait exprès et elle était juste…triste… »
Il n’est pas certain que ses arguments soient entendus. Mia en tout cas, n’avait pas compris et l’avait jugé faible. Cette dispute-là leur avait coûté leur relation…
Kurt soupire de nouveau et préfère embrailler sur autre chose. Un sujet vaguement soulevé par Max un peu plus tôt.
« Ce type… Celui qui m’a poignardé… J’ai vu dans ses yeux qu’il voulait pas l’faire. I’ pensait pas qu’il en serait capable. Il était aussi surpris qu’moi putain » lâche-t-il en secouant la tête, encore incrédule à cette heure. « J’sais pas pourquoi il l’a fait. J’sais aps c’qu’il a pensé ou r’senti et j’le saurai jamais maintenant… Mais j’crois qu’j’aurai jamais été capable de lui faire un truc pareil. J’aurai pas été capable de l’regarder dans les yeux et d’le tuer, même après c’qu’il a fait. J’me suis toujours dit qu’j’tuerai l’fils de pute qui a privé Petey d’son père, qui m’a enlevé mon frère sans hésiter saut…sauf que maintenant, j’suis même plus sûr de pouvoir le faire. Alors j’sais pas quoi faire… J’sais pas c’que j’veux faire. C’que j’suis capable de faire… »    


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never thought that I could be happy
I sang a hymn to bring me peace & then it came, a melody ; it felt so sweet, it felt so strong, it made me feel like I belonged ; & all the sadness inside me melted away like I was free ; I found what I'd been looking for in myself ; found a life worth living for


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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Dim 2 Juil - 20:42

say something i'm giving up on you

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Δ Kurtis & Madmax




« J’sais pas si j’veux partir ! »
Ba voyons ! C’est peut-être un peu tard pour véritablement se poser la question, il semblait plutôt sûr de lui avant que je le secoue un peu pourtant. Le gamin n’a jamais été la lumière la plus brillante du coin, mais là ca dépassait franchement ma compréhension et les efforts plutôt considérables que je mettais à essayer de l’entendre. Peut-être que finalement lui cogner dessus avait fait un peu de place dans sa petite tête pour qu’enfin les mots fassent leur chemin ou tout du moins l’idée générale que j’essayais tant bien que mal de lui inculquer depuis plus de temps que je ne saurais le dire. Donc il ne savait plus si il voulait partir, bien, la question était maintenant de savoir si je voulais qu’il reste, est-ce que j’avais envie de lui laisser ne serait-ce que cette possibilité ? Parce qu’il était peut-être fatigué de son statut de prospect et de tout ce qui venait avec, mais de mon côté, j’étais fatigué de n’arriver à rien avec lui…une partie de moi, celle qui avait horreur de faire marche arrière, d’abandonner ou de juste tourner les talons me soufflait de faire un énième effort, mais la partie plus…ou justement, la moins patiente me criait de saisir l’opportunité et de laisser Kurtis qui clairement n’avait pas la motivation nécessaire pour être un jour véritablement l’un des nôtres, retourner dans les jupons de sa mère.

Bien sûr que j’ai raison et je suis sensiblement content d’entendre que je parle pas dans le vide et que d’une façon ou d’une autre le gamin entend ce que je lui raconte. Ceci étant dit, je ne risque pas de prendre la décision pour lui et il va falloir qu’il comprenne plutôt rapidement que ce qui suivra sera non seulement définitif, mais qui plus est aura des conséquences dans un sens ou dans un autre. Je ne sais pas trop quoi lui dire concernant sa génitrice ou sa petite peste de sœur, la vérité, c’est que c’est un choix que personnellement, j’ai jamais vraiment rencontré, j’ai jamais eu à choisir, oh bien évidemment des choix, j’en ai fait, des dizaines, des centaines, peut-être même plus pour me retrouver assis derrière ce bureau aujourd’hui, mais jamais j’ai n’ai eu à adopter un choix de ce type, si ce n’était entre la rue et les KOS et autant dire que ce ne fut pas la décision la plus difficile à prendre, à choisir entre une famille, une position et une identité réelle et la rue, l’anonymat et les basses besognes…je pense que l’idée est plutôt claire. Néanmoins, je ne sais pas si en l’instant et en me disant ca Kurtis attend de moi que je le guide vers l’une ou l’autre de ces possibilités, j’espère pas, parce qu’autant dire qu’il n’a pas frappé a la bonne porte, je veux bien l’aider, mais dans ce cas présent, c’est au-delà de mes capacités.

L’histoire de son frère en revanche…le sentiment de vengeance, c’est quelque chose que je connais et je sais que c’est ce qui a motivé sa décision, il fut un temps, tout du moins en partie, il me semblait juste que sa mention s’était peu à peu éteinte, il n’en parlait plus autant qu’avant, sans doute lasse d’attendre d’avoir sa place, je me doute bien qu’il n’a pas oublié et que cela reste une priorité pour lui, mais on a rien sans rien et je ne sais pas vraiment comment mieux le lui expliquer que ce que j’ai essayé de lui inculquer depuis qu’il avait rejoint les prospects. La vérité, c’est que je ne sais plus trop quoi faire de lui, peut-être que je ne suis pas fait pour être un mentor, peut-être qu’être un bon petit soldat est plus…dans mes cordes. Une chose est sûre, je comprends sans doute mieux le comportement de Gabriel à mon égard, la dureté dont il a fait preuve au fil de mon apprentissage est quelque chose que j’avais déjà intégré et plutôt vite à dire vrai, mais je comprenais aujourd’hui un peu plus le poids que cela pouvait être, je n’y trouvais pas vraiment de bons côtés.

« Un signe de Dieu et qu’j’devais l’écouter sans quoi tout partirait en couilles ! Et c’est déjà l’cas ! Des mômes se sont fait buter sous  nos yeux, à cause de nous. Le môme de Sebastian ! Eliott aurait pu y rester ! J’y crois pas moi à ces conneries d’bon Dieu et d’signes mais ma sœur et ma mère, si ! Mon frère y croyait et toi t’y crois »

Je reviens soudainement dans le game, un signe de dieu ? C’est qu’il y va un peu fort quand même, je fronce naturellement les sourcils. Ces propos ont tout de même du sens et je suis d’accord avec lui sur le fait que tout ce qui s’est passé est une véritable tragédie et le poids de la perte qu’a subit Sebastian est profondément ancré en chacun de nous, tout comme le traumatisme du gamin de James et de tous ceux qui ont été touché d’une façon ou d’une autre régissent un peu notre vie ces derniers temps, mais de là à y voir un signe de dieu? Nan, c’est juste un signe de ces putains de connards de Serbes si vous voulez mon avis, mais bon passons, je ne dis rien et le laisse me pointer du doigt, je n’acquiesce pas, ne nie pas non plus, ce que je peux bien vouloir foutre dans une église de temps en temps, ca ne regarde après tout que moi. C’est à mon sens un sujet plus que personnel, chacun y vois ce qu’il veut et l’utilise comme il l’entend, je ne saurais pas vraiment lui dire ce qu’il doit en penser ou pas.

« J’ai vu Gabriel au truc de charité y a deux, trois jours… Il m’a dit qu’mon absence te foutais la honte. Qu’les gars commençaient à croire que j’m’étais fait la malle et qu’j’allais p’t-être les trahir… C’juste c’qui l’gênait. Qu’j’vous balance. Comme si c’était mon style, putain… Alors j’me suis dis qu’fallait qu’ch’fasse qu’que chose. Et puisqu’apparemment les gars m’voyaient déjà dehors et s’en battaient les couilles, qu’mon absence t’causait des soucis et qu’ma famille, elle, avait l’air de vouloir de moi… Ben voilà. »  

Donc concrètement, ce qu’il était en train de me dire, c’est que ce n’était pas « vraiment » sa décision, qu’elle lui avait été plus ou moins imposée, il peut bien se raconter ce qu’il veut ou se cacher derrière la volonté d'untel ou untel ou encore derrière ce qui lui à été insinué, restait la vérité, c’est lui qui avait fait le choix de plier son cuir sur mon bureau, personne d’autre que lui n’avait fait la démarche de venir ici ce soir et de rendre les armes et personnes d’autre que lui ne m’avait poussé à bout en sortant des conneries plus grosses que lui. C’est sans doute ce qui me posait le plus problème ici. Ce n’était pas tant l’acte en soit, que le fait qu’il ne soit pas réfléchi, que cette pseudo-décision ne soit qu’un coup de tête alors qu’elle revêt une importance de taille, de celle qui peuvent tout à fait faire basculer votre existence, parce que c’est de ca qu’il s’agit ce soir, de choisir sa voie et ce qu’il veut faire de sa vie et ce n’est franchement pas le genre de chose que l’ont fait sur une idée bancale. Alors encore une fois, je le laisse parler et reste impassible, mais je n’enregistre pas moins ce qu’il tente de m’expliquer, car je sais que quand il aura finie de tergiverser à voix haute, que ses propres mots auront fait leur chemin jusqu'à sa petite tête, ce sera à moi de parler et je sais pertinemment que ce que je déciderait de dire aura sans doute un impact plus que considérable sur la suite des événements, en tout cas, je l’espère un minimum, sans quoi cela voudrait dire que j’aurai véritablement perdu mon temps avec le prospect. Quant à ce qui avait été dit par Gabriel, ce n’était pas si faux que ca, je comprenait sa démarche, celle que j’aurai dû sans doute faire moi-même, mais je dois bien avouer que ces derniers temps avec toutes les merdes qui nous avaient plu dessus, Hawkins était loin d’être ma priorité, peut-être que même que son absence m’avait donné l’impression de pouvoir me concentrer sur l’important et en ce sens peut-être que cela avait été une erreur, peut-être que j’aurai dû être plus pressant avec lui, le remettre sur le rail bien plus rapidement pour éviter toutes ces tergiversations.

Mais ce qui était fait, était fait et il n’était plus possible de revenir en arrière et plus je l’écoutais parler, plus je m’en rendais compte, ce qu’il voulait en l’instant, c’est que je lui dise quoi faire, pour suivre aveuglément ce que j’aurais moi-même décider pour lui ou pour prendre le contre-pied de ce que je lui suggérais, rien n’était moins sûr, mais il attendait clairement de moi que je me prononce dans un sens ou dans l’autre, ce que clairement, je ne voulais pas faire, parce que ce serait justement contraire à tout ce que j’avais essayé de lui inculquer jusqu'alors et qu’il n’avait pas compris.

Le silence finit par reprendre place dans mon bureau et je pousse un soupir, mon regard se perd un instant sur le plafond et je pousse un soupir tandis que ma nuque craque de façon sonore. C’est mon tour et bon sang des choses à dire, il y en a, beaucoup trop si on me demandait mon avis, ce qui est justement le cas de toute évidence.

« Si t’attends de moi que je te dise quoi faire alors tu vas être déçu. » Je prends une seconde pour mettre un peu d’ordre dans tout ce que j’ai envie de dire, ce qui doit être terrible pour Kurtis qui est désormais assis face à moi, mais c’est un peu le cadet de mes soucis pour être tout à fait honnête, je suis déjà passablement étonné de la patience dont je fais preuve et dont j’ignore la provenance. « Je veux bien comprendre que la situation soit difficile, je peux comprendre que parfois, on puisse douter de ce qu’on veut ou du pourquoi on le veut, mais ce qu’il faut que tu captes une bonne fois pour toute Kurtis, c’est que c’est pas moi, c’est pas ta mère, ta sœur ou ton cleps qui vont décider pour toi, je pense que t’es assez grand pour comprendre ca ! C’est ta life, si y a bien une chose sur laquelle t’as un minimum de pouvoir et de contrôle, c’est bien ca alors utilise le putain, t’as vraiment envie de te faire dicter ta vie par les gonzesses de ta famille ? Va falloir prendre tes couilles en main au bout d’un moment, la question est pas si compliquée, t’as envie de faire partie de la famille ou pas…J’écarte mes bras de chaque côté de ma poitrine comme pour faire valoir mon point de vue. On t’a pas mentis, on t’a jamais dit que ce serait facile, on s’est jamais fait passer pour des enfants de chœur, tu savais dès que t’as foutu les pieds au club donc toi et moi, on sait très bien que le problème c’est pas ca ! ca fait un moment maintenant que t’es prospect, tu sais qui on est, tu sais pour quoi tu signes… t’as tous les éléments dont tu as besoin pour décider Kurtis, y a que toi et toi seul qui peut savoir si tu t’en sens capable maintenant, si le jeu en vaut la chandelle ! Quant à nos agissements, chacun s’en arrange avec Dieu comme il le veut et si tu crois pas à ces choses-là comme tu dis pourquoi tu t’en sers comme arguments ? Tu trouves pas ca un peu facile ? Écoute toi cinq minutes gamin, tu te caches derrière tout ce que tu trouves pour justifier que tu viens juste de jouer les gonzesses effarouchées. Tu veux causer ? Ok on cause, mais va falloir assumer un peu plus les choses, pose toi les bonnes questions et décide, mais fait le bien parce que des conséquences y en aura, je pense pas que jt’apprenne quelque chose, en tout cas j’espère pas ! » Je croise les bras contre ma poitrine et me recule un peu plus dans mon fauteuil sans lâcher le petit du regard. « Quant à tes capacités…non je doute pas que tu le ferais sinon tu serais déjà plus là Kurtis, maintenant est-ce que tu crois vraiment qu’on va aller flinguer le premier type venu sans aucune raison ? Je fronce les sourcils, la question méritait d’être posée parce que si la première réponse qui lui venait à l’esprit était oui, alors on avait un putain de sérieux problème. On est pas non plus des idiots, quand on en arrive là, c’est jamais sans motifs, on te demande pas de tuer de sang-froid des innocents, tous les types qui traînent dans ce milieu, nous y compris, on est loin d’être innocents, on sait ce qu’on risque, y a rien d’autre à comprendre, ca fait partie du jeu, maintenant, tu est prêt à entrer dans la partie ou non, ca va pas plus loin. Je pousse un soupir et secoue la tête à la négative. Écoute Kurtis, tu te poses des questions, okay ca me paraît pas dénué de sens, mais si au final, tu ne vois que cet aspect-là et que t’estime que c’est pas pour toi, je vais pas te retenir, c’est pas mon job, mais si tu veux des réponses franches pour te faire une opinion qui sera pas ni celle de ta mère, ni celle de ta sœur alors c’est le moment. Quant à ce que tu es capable de faire, probablement tout si tu te décides à t’en donner les moyens et a arrêter de faire un pas en avant pour en faire trois en arrière, prend ta bite et ton couteau une bonne fois pour toute et avance, je peux pas te dire mieux ! »
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