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 say something i'm giving up on you

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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Mar 4 Juil - 12:19





say something i'm givin' up on you
# madmax
# kurtis
Il a la gorge en feu. Parler comme il vient de le faire alors que sa trachée a été compressée par les mains de Max il y a une vingtaine de minutes à peine n’est pas franchement une très bonne idée. L’émotion ne l’aide pas non plus à détendre ses muscles et à le soulager. Il aimerait reprendre la poche de glace pour la placer ici plutôt que sur son crâne, mais y renonce. Il aurait certainement l’air vraiment très con… D’ailleurs, Kurt ne la maintient même pas sur sa blessure et se contente de la triturer nerveusement en attendant le verdict de son interlocuteur qui ne s’est jamais montré aussi patient et attentif avec lui. Dommage qu’il ait fallut en passer par là pour que ça arrive. Kurtis reste persuadé que, si dès le départ il avait été en mesure de se confier à son mentor, de lui faire part de ses impressions sur le tas plutôt que de tout laisser s’accumuler et exploser : les choses seraient différentes aujourd’hui. Mais ça s’est passé comme ça, il a pris ce qu’il pense à présent être une mauvaise décision et maintenant, il en paie le prix. Et le coût de son erreur a failli être très élevé. Si Ryan n’était pas intervenue comme elle l’a fait… Qui sait si en ce moment, Maximilian ne serait pas en train de demander de l’aide à d’autres Prospects pour réussir à sortir discrètement son cadavre du club pour aller l’enterrer il ne sait où… A moins qu’il n’ait fait appel à James. Manning ce serait fait un plaisir de le voir disparaître de son existence à tout jamais. Et ça aurait bouclé la boucle, puisque leur première mission ensemble s’était déroulée au milieu de nul part alors que Kurtis aidait le propriétaire du Homewrecker (à l’époque mécanicien) à enterrer le corps d’un pauvre type que ni l’un ni l’autre ne connaissait.
Le souffle un peu court, Kurtis essaie de ne pas laisser son cerveau divaguer aussi loin. Max est en train de l’écouter et se montre conciliant. Pourquoi est-ce qu’il pense à des trucs aussi morbides ?
Parce qu’il a essayé de te tuer, tête de con… Tu vas encore laisser passer ça ?
Pourquoi pas ? Il n’en a pas voulu à Maggie lorsqu’elle lui a tiré dessus. Et il a été capable de faire preuve d’empathie envers l’homme qui l’a poignardé il y a de ça quelques mois. Alors pourquoi ne pas pardonner aussi rapidement à Max de l’avoir attaqué sous le coup de la colère ? Il s’est sans doute simplement laisser dépasser par ses émotions. Il avait l’intention de lui faire mal, bien entendu, mais peut-être pas d’aller aussi loin… Alors quoi, il était censé laisser couler aussi, parce qu’il l’avait bien cherché en venant lui rendre son cuir ?
Pense pas à ça putain, essaie-t-il de se recentrer alors que Max continue de répondre à son interminable laïus.

Et ce qu’il dit fait sens, bien entendu. C’est à lui de décider de ce qu’il veut faire de sa vie et à personne d’autre. Mais ce n’est pas aussi facile à dire qu’à faire… Depuis l’enfance, il a marché dans l’ombre de sa sœur, s’est laissé faire et l’a laissé prendre toutes les décisions pour lui. Les rares fois où il a tenté de s’imposer…eh bien disons que ça a mal tourné. Mais Meghan est loin d’avoir tous les torts parce que cette position de suiveur, il l’a belle et bien choisie. Il aurait pu lui faire fermer sa bouche, user de violence ou faire passer sa voix au-dessus de la sienne pour se faire entendre. Mais la fermer et se laisser porter par le courant était beaucoup moins contraignant. Et quand les choses tournaient mal, il n’avait plus qu’à dire "C’était pas mon idée", et se retrouvait blanchi.
En cela, le rôle de Prospect lui convenait parfaitement, quoi qu’il en dise. Il n’avait qu’à suivre les ordres dictés par les autres membres, fermer sa gueule et se plaindre de leur attitude par la suite… L’option de facilitée quoi.
Mais est-ce que c’est ça qu’il veut ? Est-ce qu’il veut être un foutu mouton de panurge pour le restant de ses jours et se laisser dicter la marche à suivre par d’autres ? La réponse à cette question, il la connaît. Non. Non, ce n’est pas ce qu’il veut. Mais est-ce qu’il va être capable de "prendre ses couilles en mains", comme l’a si joliment illustré Max ?
« …la question est pas si compliquée, t’as envie de faire partie de la famille ou pas… »
Est-ce qu’il en a envie ? Oui. Quand il les voit, entre eux, il est terriblement envieux du lien qui semble les unir. Il se figurait qu’avec tout ce qu’ils avaient vécu ensemble, quelque chose de fort et d’un peu similaire se développerait entre lui et certains des gars, mais ce n’est pas le cas. Il a aidé James à enterré un type, a pris soin de sa famille quand il ne pouvait pas le faire, lui a évité de prendre plus qu’une balle dans l’épaule en l’incitant à se coucher dès qu’il a repéré le van à Noël, mais ça ne les a pas rapprochés. Au contraire en fait, selon lui.
Kurtis ne se sent pas plus proche aujourd’hui de Max qu’il ne l’était il y a plus d’un an, lorsque le meilleur ami de Sammy l’a présenté au club. Pourtant, ça aurait dû arriver, non ? Depuis le temps, ça aurait dû arriver… Parfois ça ne passe simplement pas. C’est décevant, surtout pour Kurt qui s’attendait vraiment à développer un lien fort avec son mentor, mais c’est comme ça.
Après tout, il ne s’entend pas non plus avec Logan ou Clyde, ses frères biologiques. Pourquoi est-ce que les choses seraient différentes avec Max ? Peut-être que le problème c’est lui et pas les autres, tout simplement et qu’il est temps qu’il se remette en question. Qu’il change. Et c’est plus ou moins ce que lui offre Max aujourd’hui : la possibilité de se prendre en mains et de renoncer à ses habitudes de facilité pour devenir un homme te arrêter d’être tributaire des autres.

Kurtis baisse les yeux et déglutit douloureusement lorsque Max continue ses reproches. Il se sent stupide. Las surtout. Une bonne sieste ne lui ferait pas de mal, là, tout de suite. Il aimerait bien pouvoir se poser, réfléchir à tout ça tranquillement, avaler quelque chose contre la douleur dans sa poitrine, et celle, plus lancinante sur son visage entier, mis à mal par Maximilian. Mais il va certainement devoir attendre un moment avant de s’accorder un répit.
Il continue de triturer nerveusement la poche de glace, essayant de faire le tri dans les informations que lui donne son mentor. Il s’attendait à un autre discours concernant la religion… Il espérait un autre discours en réalité. Quelque chose qui le dédouanerait un peu, qui lui permettrait de soulager un peu sa conscience sans doute… Ce qui confirme parfaitement ce qu’ajoute son interlocuteur à propos du fait qu’il cherche simplement à se cacher pour ne pas avoir à assumer quoi que ce soit. Mais les vieux réflexes ont la vie dure…
« Tu veux causer ? Ok on cause » lui lance Max, d’un ton qui l’incite à relever la tête pour croiser son regard intransigeant de son seul œil valide. « mais va falloir assumer un peu plus les choses, pose toi les bonnes questions et décide, mais fait le bien parce que des conséquences y en aura, je pense pas que j’t’apprenne quelque chose, en tout cas j’espère pas ! »
« J’sais » lui fait-il sobrement savoir avant que, les bras croisés sur son torse, Max reprenne la parole pour rebondir sur ses capacités.
Cette fois, Kurtis retient son souffle. Il regrette déjà d’avoir abordé cette partie là. Et en même temps, c’est celle qui le taraude le plus, celle qui le retient en arrière, qui pourrait lui faire renoncer à ses projets d’avenir pour retourner se réfugier dans les jupons de sa mère… Est-il prêt à entrer dans le jeu et à en accepter toutes les règles ? Kurt n’en est pas certain, c’est bien là le souci.
Max a beau lui dire qu’ils ne tuent pas gratuitement, qu’ils ne sont pas du genre à aller égorger le premier péquenaud venu pour se défouler et jouer les durs… Ils n’en restent pas moins des assassins. Et si jamais la raison qui les poussent à agir ne lui conviennent pas ? Max traite bien ses filles mais d’autres que lui ne sont pas si coulants et il sait que d’autres Prospects ont été obligés de passer à tabac des filles du club pour punir leurs écarts de conduites. Frapper une femme juste parce qu’elle a tenté de se faire un peu de fric pour nourrir ses mômes lui paraît complètement déplacé. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, de scènes dont il a été témoin ou dont il a entendu parler et qui l’ont mis mal à l’aise.
Il sait que, de temps à autres, moyennant finance, les KoS se chargent de détourner des transferts d’organes pour satisfaire un client. Ce qui revient à condamner un innocent. Ca ne lui plait pas. Il sait que pas mal de gars rechignent à exécuter ces missions là mais tout de même…
Quand aux chargements qu’ils escortent parfois, Kurtis a déjà entendu des plaintes à l’intérieur des camions. Il sait qu’il a déjà trempé dans le trafic de personnes. Est-ce qu’il veut continuer sur cette voie ? Est-ce qu’il veut se rendre responsable de ce genre de trucs ? Sa sœur pourrait se retrouver dans un de ces foutus camions ! D’ailleurs tous ceux qui s’y trouvent sont les enfants de quelqu’un, les frères et sœurs de quelqu’un…
Il ressasse tout ça pendant que Max termine son discours et que le silence recouvre ses droits sur le bureau du Crashdown.

Il lui faut un long moment pour le réaliser, pour comprendre que c’est à son tour de prendre la parole. MadMax vient de lui proposer de poser des questions, mais Kurtis a l’impression qu’au fond, il connaît déjà les réponses à toutes celles qu’il pourrait avoir envie de poser sur les agissements du club. Toutes les cartes sont déjà entre ses mains, c’est juste qu’il n’a pas le courage de baisser les yeux pour les regarder et définir si c’est une main perdante ou gagnante…
Il pousse un lourd soupir et, fermant son unique paupière fonctionnelle, pince l’arrête de son nez, essayant de faire le vide dans son esprit embrouillé et de répondre quelque chose qu’il n’aura pas à regretter. Il essaie de se poser les bonnes questions. De peser le pour et le contre, de savoir s’il est capable de voir au-delà de tout ça pour se contenter de ce que lui apportera le reste. Est-ce qu’il sera en mesure d’occulter le sang, la poudre et de se regarder dans une glace ?
« J’ai l’impression d’êt’ face à une putain d’urne de vote » finit-il par soupirer, jugeant que le silence a un peu trop perduré. Pourtant, il n’a toujours aucune foutue idée de ce qu’il va dire. « Y a jamais un programme complet qui convient. Y a des trucs qui plaisent et d’autres nan… Mais on sait qu’faut pas s’foirer parce qu’après, on en a pour quatre ans… Sauf que là j’signe pour perpète… » réalise-t-il, conscient que la comparaison n’est pas franchement la plus adéquate.
Elle ne reflète en tout cas sûrement pas l’enjeu pour lui. Parce que pour obtenir l’un, il doit renoncer à l’autre. S’il veut continuer de fréquenter le club, il perdra sa moitié… Mais s’il la choisi elle, il devra renoncer à toute une famille. Et il n’a aucune garantie que Meghan restera à ses côtés. Et d’ailleurs, ça ne serait pas sain, ni pour elle, ni pour lui.
Sauf que tout le monde ne jugera pas les choses comme ça. Et si un jour, pour l’atteindre, un rival du club décidait de s’en prendre à sa famille biologique ? Si à cause de lui, quelqu’un en venait à faire du mal à sa mère ou à Meg ?
Nouveau soupir, plus désespéré encore. Ce n’est pas la première fois que le jeune homme se triture les méninges avec ces questions là, qu’il se laisse assaillir par le doute. Il sait que Max ne pourra jamais le rassurer sur ce dernier point. C’est un risque à prendre. Un risque que son mentor ne peut pas vraiment comprendre puisqu’il n’a pas de famille en dehors du club, lui.
« S’il leur arrive quelque chose à cause de moi… A cause du club… »  
Cette idée le torture. Depuis des mois. Depuis la fusillade qui a impacté tellement de familles. Mais il sait qu’il ne pourra rien faire de toute façon. Et il pourra en faire encore moins en quittant les Kings of Speed. S’il reste avec eux en revanche, il a aura une chance de venger tous ces morts, d’empêcher ces salopards de serbes de remettre ça et de causer plus de dégâts.
Par la suite, il pourra peut-être annoncer à Petey qu’il a vengé son père… Faire savoir à sa mère que l’homme qui a gratuitement arraché la vie d’un de ses fils est en train de pourrir six pieds sous terre et de rôtir en Enfer grâce à lui.
S’il reste avec le club, il pourra agir. S’il s’en va…quel sera son objectif ? Se dégotter un job sous payer et vivre une vie de con ? Trouver une femme et l’engrosser ? Enfin ça, ça n’arrivera pas, il en a la certitude depuis son dernier séjour à l’hôpital où il a par hasard découvert qu’il était stérile. Ce qui n’est pas une si mauvaise chose… En tout cas pas dans ce contexte.
Mais maintenant qu’il sait qu’il n’aura jamais sa propre famille…

Kurtis rouvre les yeux et renifle discrètement, avant de pousser un autre soupir. Après quoi, il relève son regard borgne vers le bureau de son mentor, fixant son blouson de cuir. Son cœur cogne férocement dans sa poitrine.
Ce même cœur qui a commencé à battre en même temps que celui de sa sœur et qu’il lui a juré de faire cesser de battre si le sien devait s’arrêter le premier. Un cœur qu’il pensait avoir à lui donner et qui supposément devait toujours lui appartenir.
Et puis il y a eu Mia. Il y a eu ces moments où il a plutôt eu l’impression qu’il battait en même temps que celui des Kings…
Il a encore des doutes. De gros doutes. Et il se connaît suffisamment pour savoir qu’il aurai toujours des interrogations, qu’il remettra sans cesse les choses en questions… Mais Kurtis pense que c’est une bonne chose. Il se dit que, peut-être, à la longue, il pourrait faire changer un peu les choses. Peut-être retenir quelques bras s’apprêtant à corriger une femme… Peut-être rendre Justice à des personnes délaissées par le système… Peut-être qu’il pourrait faire quelque chose de grand avec ce blouson sur le dos. Il sera amené à faire des choses bien plus moches, mais peut-être qu’il parviendra à les contrebalancer ? Il faudra qu’il le fasse…
Ce sera entre lui et Dieu.
Un Dieu auquel il croit autant que le restant de sa famille, même s’il a bien du mal à l’admettre et n’en a pas l’image qu’eux.

Lentement, il se relève. La tête lui tourne un peu mais il prend sur lui et se penche sur le bureau, tendant une main ferme en direction de son blouson de cuir pour le reprendre. Reste à savoir si Max le laissera aller jusqu’au bout, ou s’il l’interrompra pour énoncer les conditions de son retour. A moins qu’il ne lui fasse savoir que, pendant le temps que lui-même a passé à réfléchir à son avenir, le gérant à fait de même et a changé d’avis sur son compte.  
 


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I'm Sick of those wounds that never heal
Yeah, I've been dancing with the devil, I love that he pretends to care if I'll ever get to heaven when a million dollars gets you there
Oh, all the time that I have wasted, chasing rabbits down a hole when I was born to be the tortoise I was born to walk alone


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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Dim 16 Juil - 1:04

say something i'm giving up on you

And I... will stumble and fall
Just starting to crawl
Δ Kurtis & Madmax




Le prospect semble relativement attentif à ce que je dis ce qui me facilite clairement la tâche, pour une fois, je n’ai pas l’impression d’avoir à jouer les tortionnaires pour être sûr d’être entendu et clairement, je dois dire que c’est un soulagement. Je sais pertinemment que le gamin n’est pas aussi idiot que ce que le reste du club veut bien le lui laisser penser, à mon sens, il est juste un tant soit peu trop comment dire… Innocent, naïf peut-être bien, ce qui en soit n’est pas vraiment une tare sauf si on essaye de faire ses preuves pour intégrer un clan comme le nôtre. Parce que les Kings ce n’est pas juste un gang, c’est véritablement un état d’esprit et un mode de vie et si Kurtis me maudit certainement plus de fois dans la journée qu’on ne pourrait l’imaginer possible, c’est parce qu’il ne réalise pas que ce n’est pas en lui collant de grandes tapes dans le dos et en lui soufflant des encouragements constants à la manière d’un père un peu trop attentionné qu’il va se créer la carapace nécessaire à ce qui l’attend lorsque le patch qu’il attend tant sera finalement attaché immuablement sur son cuir. Je sais qu’il me déteste sûrement, qu’il me voit sans doute comme un gros con cruel et insensible et tant mieux, parce que son prospectorat n’est pas là pour faire jolie, ce n’est pas un entretien d’embauche ou une putain d’audition, c’est un pacte qui se joue sur la durée, les deux pieds devants ou rien, ce sont les règles. Alors oui dans mon esprit formaté par ma propre expérience de la chose, je me dis que plus son aversion pour moi sera grande, plus il sera en mesure de se donner les moyens de faire véritablement ses preuves, par esprit de défi, parce qu’on peut dire ce qu’on veut, mais la nature humaine est ainsi faite, le besoin de reconnaissance, l’envie de taper un grand coup devant l’ennemi, sera toujours plus fort que le reste et c’est sur cette base que j’ai tout misée avec Hawkins et jusqu'à ce soir, force était de constater que je pensais bien avoir échoué.

Tout est cependant en train de prendre une tournure différente, pour la première fois, je peux constater sur son visage, dans sa façon de se mouvoir maladroitement certes, mais visible quand même, qu’il envisage vraiment la situation dans son ensemble, sur le long terme et c’est quelque chose qui me semble indispensable avant même de pouvoir envisager d’amener le sujet à la table de vote. Pour la première fois depuis qu’il s’est retrouvé dans mes pattes, j’ai l’impression qu’on avance, qu’un pas à été franchie, reste à voir bien sûr dans quelle direction. Ca m’agace de voir que tout ca ne mène que trop difficilement à quelque chose et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai envisagé de me tourner vers Gabriel avant de me raviser, certes ma relation avec mon propre mentor est plutôt solide et amicale (bien plus qu’avant que j’obtienne mon patch cela va sans dire), mais de par mon expérience, je n’était jamais vraiment très sûr de vouloir suivre sa ligne de mire plus que je ne le faisait déjà inconsciemment. Non, j’avais finalement décidé de suivre mon instinct comme je l’ai toujours fait et cela m’a amené à ne me montrer que toujours plus dur avec lui, espérant qu’il comprendrait un jour le pourquoi du comment, comme je l’avais moi-même fait un jour.

« J’ai l’impression d’êt’ face à une putain d’urne de vote »
Et il allait littéralement se retrouver dans cette situation plus de fois qu’il n’en fallait si il choisissait la voie des Kings, ce que je me retiens de lui dire dans l’instant, n’ayant pas la moindre envie de couper cet élan de discernement. Je ravale donc le sourire en coin que je sens pointé sur mes lèvres et reste impassible devant un Kurtis visiblement paumé. « Y a jamais un programme complet qui convient. Y a des trucs qui plaisent et d’autres nan… Mais on sait qu’faut pas s’foirer parce qu’après, on en a pour quatre ans… Sauf que là j’signe pour perpète… » De toute évidence au moins, il a compris la question de l’engagement et de la longévité, même si dit comme ca, ca sonne plus comme une peine infligé qu’autre chose. Je fronce mes sourcils avant de relever le menton. « C’est l’idée ! Écoute des choix t’en aura à faire tout le long de ta vie, c’est pas le premier et ce sera sûrement pas le dernier et pour chacun d’eux, y aura des risques, des peut-être et des hésitations, mais c’est comme ca, tu pourras pas y couper. À toi de décider en ton âme et conscience. » Je hausse de façon indicible une épaule comme pour ponctuer ma phrase. Je ne vois pas trop quoi lui dire de plus, je ne veux pas l’influencer, même si évidemment, je pencherai plus du côté du club qu’autre chose cela va sans dire, mais je n’ai pour autant pas la moindre envie de regretter d’avoir ouvert ma bouche si il se rend compte dans trois semaines qu’il s’est trompé…

« S’il leur arrive quelque chose à cause de moi… A cause du club… »  
Je pousse un soupir. Je sais qu’il parle de sa famille, parce que contrairement à bien des gars ici, lui, en une et j’imagine fort bien que cette inquiétude puisse être un élément de taille dans la balance, un de ceux qui pourrait justement la faire pencher, et cela, à juste titre. Parce que les risques sont réels et loin de moi l’idée même de lui dire le contraire juste pour appuyer mon point, parce que de toute façon, ce serait inutile, il en a assez vu pour avoir pleinement conscience. Les images des funérailles de James, le gamin de Sebastian défile un instant devant mes yeux et c’est franchement le genre de souvenirs dont je me passerai bien, parce que personne ne devrait avoir à enterrer son gamin, personne. « Je comprends. Oui parce que peut-être que je ne suis pas dans sa situation et que je n’ai pas ce qu’il a, mais ces types, leurs femmes, leurs gosses, c’est eux ma famille et je ne peux qu’y reconnaître des similitudes. Je vais pas te bassiner de phrases toute faites juste pour te rassurer parce que ce ne serait pas fairplay et c’est franchement pas mon genre. Des risques y en a, tu le sais tout aussi bien que moi, mais y a pas besoin d’être membre des Kings pour ca, y en a aussi à tous les coins de rue et ce cuir. ..Mes yeux dévient un instant sur le blouson sagement posé sur mon bureau…il est pas magique, mais il te donne un certain pouvoir qui contrebalance ne serait-ce qu’un peu l’incertitude et surtout il amène avec lui une fraternité au delà de ce que tu peux imaginer Kurtis, parce qu’une fois patcher c’est à la vie à la mort et chacun de ces gars, y compris moi sera derrière toi. » Je m’arrête là, parce que je suis pas du genre à sortir les violons, j’annonce juste les faits, tels qu’ils sont, même si j’en conviens ca doit toutefois sembler un peu lointain au prospect qui n’en a pas encore goûté les avantages. Le silence se réinstalle et il semble absorbé par sa réflexion et j’attends patiemment…je n’aurais décidément jamais fait preuve d’autant de calme depuis un moment, comme quoi tout arrive… Finalement et à mon plus grand étonnement, je dois bien le dire, Hawkins se penche pour récupérer son cuir, là encore, je ne dis rien et me contente de me reculer un peu dans mon fauteuil en croisant les bras contre ma poitrine dans l’attente qu’il termine son geste. « Rentre chez toi, fait quelque chose pour ta tronche, réfléchie et je te vois ici demain avec ton blouson…sur le dos ou pas, mais dans tous les cas, t’as intérêt à être là. Okay ? »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: say something i'm giving up on you Mar 25 Juil - 11:12





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# madmax
# kurtis
Kurtis décide de croire en ce que lui dit son mentor. Il a effectivement toujours eu cette impression que le blouson de cuir porté par les motards leur conférait une sorte d’aura magique…
Lorsque le meilleur ami de son défunt frère passait chez lui avec son cuir sur le dos et qu’ils se croisaient : Kurt ne pouvait s’empêcher d’éprouver à son égard un mélange de fascination, de crainte et de respect mêlés. Pourtant, Karl n’avait jamais été bien impressionnant. Au contraire, lorsqu’il était jeune, ses airs efféminés, ses cheveux blondins et ses yeux bleus, lui avaient joués pas mal de tour et l’avaient clairement desservis… Lorsque l’idée lui était venue de rejoindre le groupe de motards qui régnaient comme des rois sur la ville de Chicago, il s’était mis à courir tous les jours, à pratiquer du sport intensément et s’était métamorphosé. Et puis Karl était devenu Prospect alors que Sam, lui, suivait sa formation pour intégrer la police et de ce fait : il était devenu un genre de paria pour les Hawkins, le modèle à ne surtout pas suivre. Pourtant, chaque fois que Kurtis avait eu l’occasion de l’apercevoir en ville, confortablement installé sur sa bécane, ce n’est pas comme un paria qu’il le voyait, mais comme un putain de prince à qui tout semblait réussir, à qui la ville appartenait. Les gens le respectaient maintenant… Parce qu’ils respectaient le cuir.
C’est à ce moment que l’idée de rejoindre les Kings avait véritablement commencé à germer dans l’esprit du plus jeune de la fratrie Hawkins. Alors quand Samwell leur avait été arraché et que Karl lui avait proposé de rejoindre les rangs des KOS et de devenir comme lui : il n’avait pas hésité bien longtemps. Il s’était souvenu du pouvoir de ce blouson de cuir et s’était rapidement figuré que personne ne pourrait lui résister bien longtemps s’il le portait également…

Son cœur cognant furieusement dans sa poitrine, la tête pleine de souvenirs, d’appréhensions mais d’espoir : il se saisit du blouson de cuir qui lui a été remis au début de son prospectorat. MadMax le laisse faire et, grimaçant un peu à cause de la douleur dans ses côtes, il le renfile, constatant avec soulagement que ce simple geste lui redonne un peu confiance en lui et en l’avenir.
« Rentre chez toi, fait quelque chose pour ta tronche, réfléchie et je te vois ici demain avec ton blouson…sur le dos ou pas, mais dans tous les cas, t’as intérêt à être là. Okay ? » le prévient son patron, les bras croisés sur sa poitrine.
Kurt se contente d’acquiescer. Dans l’état où il est, il serait bien incapable de prononcer le moindre mot sans bafouiller lamentablement. Il voudrait pourtant ajouter quelque chose, remercier Max pour cette seconde chance qu’il lui offre. Mais rien ne sort. Sa gorge est encore trop nouée. Il se contente donc d’hocher un peu la tête, son regard tuméfié braqué dans le sien. Max lui fait signe qu’il peut prendre congé et, sans plus s’attarder, Kurtis s’exécute docilement.
Il quitte le bureau du gérant du Crashdown, refermant doucement la porte sur son passage avant de descendre la volée de marches menant au rez-de-chaussée, en prenant soin de diriger ses pas vers la sortie de secours de l’établissement pour ne pas prendre le risque d’affoler les clients.

Kurt a pratiquement atteint la porte lorsqu’il est rattrapé par Ryan qui semblait guetter sa sortie et a  déserté son poste derrière le bar pour lui emboiter le pas. Elle tient à s’assurer de son état et lui propose de terminer ce qu’elle a commencé et de s’occuper de son visage. Après réflexion, il accepte son offre et ils se dirigent vers la pièce d’eau des danseuses où se trouve une trousse de secours. Les filles les observent de loin, sans trop oser poser de questions. Certainement parce qu’elles ont entendu du bruit en provenance du bureau de leur boss et savent que rien de tout cela ne les concerne… La curiosité est un vilain défaut dans le coin et les filles de Max l’ont très rapidement assimilé.  
Une dizaine de minutes plus tard et quelques cachets avalés, Kurtis se sent un peu mieux. Ryan lui propose de le raccompagner et de prendre quelques heures, mais il refuse son offre. Il lui a suffisamment attiré d’ennuis comme ça pour aujourd’hui et n’a aucune intention de la faire se mouiller un peu plus. Elle n’aurait jamais dû tenir tête à Max… Surtout pas pour un Prospect. Elle insiste malgré tout pour lui appeler un taxi et il accepte en rechignant un peu, avant de la remercier pour les soins qu’elle vient de lui prodiguer.
Ils se séparent à la porte de service et Kurtis pousse celle-ci pour rejoindre l’extérieur et attendre le taxi qui ne le ramènera pourtant pas chez lui. Il a quelque chose à faire avant de rentrer. Avant de prendre le risque de se dégonfler… En grimpant à l’intérieur du véhicule, il donne l’adresse de sa mère au chauffeur et prend son mal en patience en attendant qu’ils arrivent dans le North Side.

Sur place, il demande au taxi de l’attendre puis, plein d’appréhensions, s’extirpe douloureusement du véhicule pour aller affronter sa mère et lui faire part de sa décision.    
La confrontation ne dure pas plus d’une dizaine de minutes, durant laquelle il rassemble ses affaires, mais ces dix minutes lui semblent durer une éternité et lui font plus de mal encore que son échange de coups avec son mentor… Sa mère le poursuit à l’extérieur, ses larmes de chagrin et de détresse transformée en larmes de rage alors qu’elle tente de le retenir, de négocier une dernière fois avec son fils. Mais Kurtis ne cède pas. Il fourre ses affaires dans le coffre du taxi une première fois, avant que sa mère ne les en sorte, comme si les lui confisquer pourrait le faire revenir sur sa décision. Calmement, Kurt referme sa main sur celles, crispées à l’extrême de sa mère, et dépose un baiser sur son front qui lui semble brûlant.
« Tu dois m’laisser partir M’man… »  lui chuchote-t-il en essayant de capter son regard. Mais elle garde les paupières obstinément closes. Pourtant, il sent peu à peu se prise se desserrer sur sa valise et est capable de la récupérer sans violence dans les secondes qui suivent.
Il la dépose une seconde fois dans le coffre du taxi et, le temps de se retourner, sent les bras de sa mère l’entourer avec force dans un étreinte désespérée. Kurtis lutte contre les larmes qui lui piquent les yeux et lui promet de faire attention à lui alors qu’elle sanglote bruyamment et mouille son teeshirt encore tâché de sang. Et puis subitement, elle le repousse et, sans se retourner, s’éloigne pour disparaître à l’intérieur de la demeure familiale dans laquelle il a grandi.
Kurtis s’attarde encore un instant à l’arrière du véhicule, pris de l’envie quasi irrépressible de courir se réfugier à l’intérieur, de retrouver les bras réconfortants et protecteurs de sa mère. Mais il n’en fait rien, bien entendu et se contente de refermer le coffre de l’auto avant de retourner se laisser tomber sur la banquette arrière. Il donne sa propre adresse au chauffeur et se prend la tête entre les mains, se laissant enfin aller.
Le temps qu’il arrive chez lui, dans le West Side, les médocs que lui a donné Ryan ne font plus effet et la douleur est intenable. Après avoir grassement payé le taxi et trainé sa valise jusque chez lui, il va se laisser choir sur son canapé, escorté par Ram et Gram qui manquent de le faire tomber par trois fois. Malgré la douleur, il s’endort en quelques minutes seulement, épuisé tant physiquement que moralement.

**

Lorsqu’il rouvre les yeux, la douleur déferle sur lui comme une vague et le submerge. Il lui faut une éternité pour trouver le courage puis la force de se lever alors qu’il combat une série de haut-le-cœur tenaces. Il parvient finalement à rejoindre la salle de bain et avale quelques comprimés pour anesthésier un peu son corps et son esprit. Il attend qu’ils aient fait effet pour entreprendre de se déshabiller et prendre une longue douche brûlante pour dénouer un peu ses muscles endoloris et faire disparaître les traces de sang séché qui macule encore sa peau.
Sa blessure au crâne s’est rouverte pendant son sommeil et il s’essaie lamentablement à refaire un pansement qui lui donne un air vraiment très con et l’agace prodigieusement. Lorsqu’il en a terminé, il retourne en direction du salon, commandant à ses chiens de se calmer un peu pour lui éviter une mauvaise chute. Il va se prendre une bière, trouve un paquet de chips à grignoter et revient se poser dans son sofa où il retrouve son téléphone portable qui a dû glisser de sa poche pendant qu’il dormait. Repoussant ses molosses avides de caresses, il constate avec angoisse que sa sœur a cherché à le contacter pas moins de trente-sept fois et a saturé sa messagerie…  
Il hésite longuement et, finalement, décide de tout supprimer sans avoir consulté aucun de ses messages. Il éteint ensuite son portable, le rejette plus loin et s’attaque à sa bière. Vautré dans son canapé, ses chiens de part et d’autre de son corps meurtri, il réalise alors subitement ce qu’il vient de faire.
Il a choisi le club. Il a choisi le club plutôt que Meghan, sa mère, et tous les autres. Il a choisi. Et il se sent étrangement en phase avec ce choix.
Il sait que ça ne va pas être simple, que sa jumelle va le faire chier, que sa mère va encore pleurer, qu’il y aura des moments de doute, mais pour l’instant, Kurtis se sent bien. Les antidouleurs qu’il vient d’ingérer aident sans doute à lui faire relativiser la situation mais n’empêche…
Kurtis finit par s’endormir une seconde fois, sa bière encore en main.

Son second réveil est tout aussi désagréable que le premier. Il suit le même rituel et va avaler des antidouleurs avant de reprendre une douche et de désinfecter vaguement ses plaies. Son œil a encore gonflé pendant la nuit et il ne ressemble pas à grand chose, mais peu lui importe. Il dirige ses pas vers la cuisine, se sert un grand café, se fait griller du bacon et des œufs qu’il mange avec appétit dans son jardin, observant ses chiens jouer. Il passe un moment avec eux et puis retourne les enfermer et se prépare à rejoindre le Crash.
Il enfile son cuir avant de partir, ressentant le même soulagement que la veille lorsqu’il l’a récupéré sur le bureau de son mentor… Il sait bien que la suite ne va pas être une partie de plaisir et que Max va probablement le mettre à l’épreuve plus que jamais, mais cette fois, il est prêt. En tout cas, il l’espère.
Abandonnant son portable et son ancienne vie derrière lui, il enfourche sa bécane et se met en route, direction le Crashdown où Max doit l’attendre de pieds fermes.  
 


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