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 (flashback) I could be your weird friend. [Julian]

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MessageSujet: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Jeu 20 Avr - 21:42

I could be your weird friend.



Je jette un coup d'oeil au petit cactus qui traîne sur le plan de travail. Voilà déjà trois jours qu'il est là, trois jours qu'il attend d'être emmené auprès de l'homme qui est censé être son nouveau propriétaire parce que non, son nouveau propriétaire, ce n'est pas moi. Moi, je l'ai juste acheté pour en faire cadeau seulement voilà, il traîne là. Il traîne là parce que je n'arrive pas à me décider à l'amener jusqu'à Julian. Je sais qu'il est chez lui parce que quand je suis passé pour prendre des nouvelles on m'a annoncé qu'il était sorti. Oh pas depuis longtemps, quelques jours, mais sorti quand même. Et moi, je me suis retrouvé le bec dans l'eau. J'ai passé pas mal de temps à l'hôpital, pendant qu'il était dans le coma. Je lui ai parlé, mais pas beaucoup, la plupart du temps, je restais là à le regarder ou alors à lire un bouquin simplement en lui tenant compagnie. Pas qu'on soit proches ni rien mais ça été plus fort que moi. Quand j'y repense, cette envie d'être présent pour lui est sans doute venue du fait que lui, il a été là pour moi. Enfin pas vraiment mais en tout cas, il a été moins con que beaucoup d'autres au boulot, après mon overdose, après ma cure, à mon retour... Lui, il ne s'est tout simplement pas occupé de moi. Il ne m'a montré ni de la haine, ni de la pitié, il a simplement été indifférent, il n'a rien changé à son comportement avec moi. D'accord, on ne peut pas dire que son comportement était sympathique, car il était quand même assez euh... Comme moi en fait je crois. Oui, à bien des égards on se ressemble, mais en tout cas, il n'a pas changé d'attitude et j'ai apprécié ça, je l'ai vraiment apprécié. Au milieu de tout le reste, c'était une sorte de délivrance de voir quelqu'un être capable de garder le même comportement malgré ce que j'avais pu faire. Alors, quand j'ai appris la nouvelle, quand j'ai su pour l'accident, ça m'a franchement foutu un coup. J'ai foncé comme un con à l'hôpital, comme un con parce que je n'étais rien pour lui, mais j'ai foncé. J'ai attendu. Dans mon coin. Et j'ai su : pour le coma. Et après ça... Après ça je suis allé lui rendre visite très régulièrement. En fait, j'y suis allé si souvent qu'on a fini par me prendre pour un ami très proche mais je me suis évertué à dire qu'on était de simples collègues. De simples collègues oui et pourtant, j'ai continue à venir, encore et encore. Et puis, un jour, alors que j'étais sur le point de passer la porte j'ai vu qu'il était réveillé et là, j'ai fait demi-tour : je n'ai pas osé. J'ai demandé quand il s'était réveillé et puis je suis parti. Et revenu le lendemain. Et reparti. Et revenu encore le lendemain. Et reparti. Et j'ai fait ça, sans aller lui parler, jusqu'à ce qu'on m'annonce qu'il était finalement sorti. Je suis passé chez un fleuriste, je suis rentré chez moi et...

Nous voilà revenus au cactus.
Qui me fixe.
Ou que je fixe, je ne sais pas trop.

Je plisse les yeux et soupire avant de me frotter le visage. Qu'est-ce que je fais ? J'y vais ou non ? Je vais rester combien de temps là à hésiter exactement ? Ce n'est pas comme si je risquais quoi que ce soit en allant le voir. Au pire il me claquera la porte au nez et on n'en parlera plus. Et peut-être que ça arrêtera de me prendre la tête comme ça alors que ça ne devrait pas. Je me redresse, récupère ma veste, chope le cactus au passage et le glisse dans mon sac à dos avant de récupérer les clefs de la moto : direction chez Julian. Comment ça c'est pas commun d'avoir l'adresse de ses collègues ? Je ne l'ai que depuis qu'il est sorti de l'hôpital. Il fallait bien que je la récupère pour lui amener son cactus. Lorsque je me gare devant chez lui, je reste encore un moment sur ma bécane avant d'oser en descendre. Je sors le cactus du sac à dos que je passe sur mon épaule avant d'aller frapper à la porte de Julian. Comme ça. Je frappe. Je ne réfléchis pas avant parce que si je réfléchis... Eh bien je ne le ferai pas. Je frappe donc et attends, en me tenant là avec un petit cactus dans les mains. Je me penche vers la fenêtre quand j'ai cette impression que ça traîne pour ouvrir et m'apprête à frapper de nouveau quand la porte s'ouvre. Je me retrouve nez à nez avec Julian, mon collègue, qui doit foutrement se demander ce que je fais là. Je reste un instant à le regarder sans bouger et sans rien dire, assimilant le fait de le voir debout sur ses deux jambes, réveillé. Puis, je termine par reprendre complètement pieds avec la réalité et j'esquisse un sourire maladroit et bourru, autant que je le suis moi.

« Hey. »

Je tends le cactus, là encore de façon assez brusque et bourrue.

« C'est pour toi. Pour te souhaiter un bon rétablissement. »

J'aurais pu faire mieux, c'est vrai, mais là, rien d'autre ne m'est venu sur le moment.

S'il me claque la porte au nez, je vais me prendre le cactus en pleine tronche.




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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Dim 23 Avr - 18:32



       
       Daniel & Julian
       I could be your weird friend

   
J'
ai édité mon post au lieu de le citer,j'ai tout perdu, je suis un boulet. Bisous.
WILDBIRD
   

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Dernière édition par Julian Stokes le Lun 1 Mai - 14:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Ven 28 Avr - 18:37

I could be your weird friend.



Si j'avais parlé de mon idée de venir le voir, on m'en aurait sans doute empêché. Oui mais à qui aurais-je pu en parler ? Joseph ? Cela fait un moment que je ne l'ai pas vu et j'étais tellement focalisé sur mes propres soucis que finalement, je n'ai pas été vraiment là pour lui. Tito ? Il m'évite comme la peste depuis le mois d'octobre. Lloyd ? N'en parlons même pas... Nous ne nous adressons plus la parole depuis octobre et je doute que nous puissions rétablir le lien un jour. Trop de choses ont été dites et faites, beaucoup trop. Savannah ? Non plus. J'ai tellement pris mes distances récemment que je ne lui ai même pas parlé de mes visites à Julian. Même avant que je prenne mes distances d'ailleurs, peut-être parce que je voulais garder ça pour moi, je n'en sais rien. Du coup non, je n'ai eu personne à qui demander un avis ce qui est fort dommage car on m'aurait sans doute dit que c'était une mauvaise idée de débarquer comme ça chez lui alors que nous ne sommes pas proches, pas même amis en fait à ce jour, juste de simples collègues et l'un des deux s'est inquiété pour l'autre sans que ce dernier le sache et pour cause puisqu'il était dans le coma. Bref. J'aurais mieux fait de m'abstenir parce que vu la façon dont il me regarde... Il me fixe un moment et ce n'est finalement que quand je lui tends le cactus qu'il semble réaliser que je suis vraiment là sans comprendre pourquoi ceci dit. Il me remercie sans me remercier vraiment puisque j'entends nettement l'intonation interrogative dans sa voix, signe qu'il ne sait en fait pas trop comment réagir mais sincèrement, si j'étais à sa place, je ne saurais pas non plus comment réagir pour le coup. Il m'observe encore et toujours avec un air ahuri et je commence moi à me sentir mal à l'aise. Ceci dit, maintenant que je lui ai donné le cactus et que j'ai vu qu'il allait bien (enfin, en tout cas il est debout même si sa tête n'est pas si rassurante que ça), je peux bien mettre les voiles non ? Je veux dire, avant que ça ne devienne encore plus bizarre que ça ne l'est déjà...

« Tu, euh... tu veux rentrer ? »

Hein ? Je cligne à mon tour des yeux en le voyant se décaler pour me faire de la place pour, effectivement, pénétrer à l'intérieur de chez lui. Je perçois la difficulté qu'il a à se déplacer et cela confirme que s'il peut tenir debout, il ne va pas forcément super bien. Je devrais partir. Je devrais balancer un « Non merci, je passais juste rapidement. » histoire de couper court à tout ça mais il faut croire que j'aime faire n'importe quoi et faire perdurer les situations étranges puisque...

« Merci. »

Et voilà que je pénètre à l'intérieur de chez lui. Comme ça ce qui n'est clairement la meilleure idée que je puisse avoir, mais je le fais. Instinctivement, je le fais. Je me retrouve donc à l'intérieur de chez lui et je jette un bref regard circulaire avant de reporter mon attention sur lui. Je le dévisage un instant et ce n'est qu'à ce moment-là que je réalise pleinement que je n'ai rien à faire là. Je le savais déjà mais en le voyant se tenir près de la porte maintenant fermée avec le cactus dans la main, affichant cette mine qui pourrait en faire fuir plus d'un (une mine qui n'est pas sans me rappeler la mienne à mes heures les plus sombres l'année dernière), je comprends que je n'ai rien à faire là. Et c'est parce que je le comprends qu'il me prend l'envie soudaine de m'excuser.

« Désolée de passer sans prévenir, j'espère que je dérange pas. »

Mais encore ?

« Je voulais juste m'assurer que tu allais bien. Enfin, aussi bien que... »

Je patauge de plus en plus. Je me gratte nerveusement la nuque puis désigne le cactus d'un geste duj menton.

Changement de sujet.

« Ils m'ont dit que ça demandait pas beaucoup d'entretien et comme je savais pas si tu avais la main verte... »

Petit sourire de circonstances mais gêné parce que je suis foutrement gêné oui, de la situation, de ma propre audace d'être venu ici comme ça alors qu'il ne se doute de rien, d'aucune de mes visites pendant qu'il était dans le coma.

« La jambe ça va ? »

J'ai vu qu'il avait du mal à s'en servir alors... Sinon je pourrais aussi me mêler de ce qui me regarde et il n'est pas impossible qu'il me balance ce genre de choses à la figure.



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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Lun 1 Mai - 14:35



       
       Daniel & Julian
       I could be your weird friend

   
L
a situation est bizarre. Dans tout son ensemble. Comme si j’avais loupé quelque chose entre l’accident et mon réveil. J’ai ce cactus dans les mains à ne pas savoir quoi en faire, Daniel Mills devant le nez qui me fixe à peu près aussi bizarrement que j’ai pu le fixer, et je suis en équilibre instable sur une jambe, me rattrapant tant bien que mal à ma béquille. Non, vraiment, j’ai des doutes sur la véracité de l’évènement. Peut-être que je me suis simplement assoupi dans le sofa et que tout ceci est un coup monté de mon subconscient qui me rappelle à quel point il serait temps que je me bouge les fesses pour retourner bosser. Et ça ne fait que trois jours que je suis enfermé chez moi… Bon dieu.

Alors que mon collègue, tout aussi bourru que moi dans mes souvenirs, me précède dans le couloir, je grimace. Et alors que je peine à refermer la porte derrière lui, je penche un peu trop le pot contenant le cactus et un peu de terre s’écrase pitoyablement sur le sol. Ça commence bien, tout ça. J’étouffe un grognement, jouant le semblant de rien, et me traîne à la suite de Daniel qui s’excuse. Je pose ce fichu cactus sur un meuble avant de lui répondre, essayant de ne pas avoir l’air trop… de mauvais poil ? Pas possible. Je me contente de hausser les épaules, hocher la tête, un tas d’expressions non-verbales du même genre. Pas qu’il me dérange, du tout : au moins, il me sort de mon ennui profond. Mais je suis toujours intrigué sur sa présence ici. Entre ça et mon talent incroyable en société… voilà. Que de chaleur, chez Julian Stokes !

- Ça… va. Ça ira, je grogne tout de même en parlant de ma jambe que je peine à traîner malgré tout. Les résidus d’une grosse fracture, j’ai vu pire.

Rire gêné. Référence douteuse au coma dont je viens de sortir. C’était nul, c’était gênant. Alors, je me gratte l’arrière du cou, me raclant bruyamment la gorge. C’est pitoyable, mon dieu.

Un dernier raclement de gorge. Reprends-toi, Stokes.

- Bière ? je lui demande, désignant la cuisine d’un signe de tête.

Non, je n’ai pas le droit. Mais je brave tous les interdits, messieurs dames ! Et puis, j’en ai besoin. Voilà. Belle excuse.

- Désolé, je ne m’attendais pas à… tu sais, avoir de la visite. Je n’ai pas encore eu l’occasion de l’annoncer, euh, publiquement.

Lou est au courant, évidemment. Ses amis aussi, je suppose. Mon patron avait été mis au courant, mais je n’aurais jamais cru qu’il ait déjà eu le temps de prévenir tout le monde au boulot. Encore moins qu’ils aient envie de venir me dire bonjour. Ouais. Voilà.

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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Mar 2 Mai - 18:54

I could be your weird friend.



On ne peut pas dire qu’il semble ravi de me voir. Enfin, pas vraiment. Ce n’est pas… Je n’ai pas l’impression de le déranger mais en même temps, je n’ai pas l’impression que ça l’enchante que je sois là, ce que je peux comprendre. Je débarque de nulle part sans raison apparente si ce n’est prendre de ses nouvelles alors qu’en théorie nous ne sommes que des collègues pas proches du tout… J’ai du mal à lire en lui, à savoir ce qu’il pense, et son indifférence et détachement habituels me gênent un peu du coup là tout de suite alors que d’habitude ça me convient plutôt. Quand il me répond que ça va aller pour sa jambe, je fronce les sourcils : j’ai l’impression qu’il minimise de la même façon qu’il m’arrive très souvent de minimiser. Quand il ajoute qu’il a vu pire avant de rire, j’esquisse un petit sourire en secouant légèrement la tête quand il fait ce petit sous-entendu au coma duquel il est sorti. C’est vrai qu’il a vu pire mais une fracture qui guérit mal ça peut vraiment être un bordel monstre à être obligé d’avoir les os brisés de nouveau. Je lui dis ? Non, on va éviter. Première visite officielle chez lui, premier véritable échange entre nous en dehors du boulot : je vais éviter de lui balancer ce genre de vérités pas agréables à entendre. Il se gratte l’arrière du crâne, décidément aussi à l’aise que moi avant de me proposer une bière. J’écarquille les yeux et le regarde un instant en souriant pensant qu’il plaisante mais non. Je hausse les épaules en soufflant un « J’aimerais bien… » dans ma barbe. Il a oublié. Il a juste… Oublié. Et franchement, j’adore. J’adore qu’il ait totalement oublié ce détail de ma vie personnelle que d’autres au commissariat semblent décidés à ne jamais oublier. Le fait qu’il se foute autant de tout ça, eh bien ça me fait plaisir, ça me soulage même.

C’est tellement agréable ne pas être vu comme le simple alcoolique de service…

Puis il s’excuse, poursuit en me disant qu’il ne s’attendait pas à de la visite et moi je rentre un peu les épaules, avec l’envie soudaine de me faire tout petit. J’ai davantage envie de me faire tout petit quand il me dit qu’il n’a pas encore eu l’occasion d’annoncer sa sortie de l’hôpital publiquement. Oui. Alors bon… Comment lui dire ? A mon tour de me gratter le crâne en fronçant les sourcils. Qu’est-ce que je fais ? Est-ce que j’y vais franchement ? Est-ce que je lui avoue que je suis allé le voir dès que j’en avais l’occasion ? Presque tous les jours ? Je ne me le sens pas là… Pas tout de suite comme ça…

« T’as pas à t’excuser. Je débarque comme ça sans prévenir… J’aurais dû appeler. J’y ai pensé, à appeler et puis finalement je me suis dit…  »

Je me suis dit qu’il risquait de me raccrocher au nez, voilà ce que je me suis dit, alors le meilleur moyen de prendre des nouvelles c’était de passer.

« L’info n'a pas fuité. » j’ajoute finalement pour éviter la moindre ambiguïté. « J’ai été à l’hôpital pour te rendre visite et on m’a averti que tu étais sorti, c’est comme ça que j’ai su. »

Et je n’insiste pas davantage sur le fait que je suis allé lui rendre visite justement. Les questions risquent de venir de toute façon mais autant retarder pour éviter de m’en prendre une et d’être viré de chez lui parce qu’il va me prendre pour un dingue.

« Ta bière elle est sans alcool ? » je lui demande soudain en virant totalement de bord. « Parce que j’ai pas le droit à l’alcool alors… Ou un soda, je sais pas. De l’eau même c’est bien. C’est gentil. »

Sourire gêné. La vache, on n’est pas rendu…



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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Dim 7 Mai - 13:27



       
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L
’échange est gêné. Et gênant. Ce n’est pas que sa présence me dérange, encore une fois : au contraire, il m’évite une agréable journée devant les conneries qui passent à la télévision. C’est juste que je n’ai pas l’habitude. Ni de recevoir une visite amicale, ni même d’avoir ne serait-ce que des échanges un tant soit peu amicaux – pas le temps pour ça, encore moins avec des collègues de travail, car je suis pour ne pas mélanger vie privée et professionnelle. Alors oui, c’est bizarre, je le concède. Mais il ne semble pas plus à l’aise que moi, et je suis incapable de dire si ça me rassure ou non.

Dans tous les cas, moi, j’aurais préféré avoir le temps de me préparer à la visite, et j’ai bien besoin d’une bière. Même si je ne devrais pas, à cause des médicaments que je prends encore, et puis parce que c’est vachement déconseillé pour les soucis de mémoire qui vont encore me suivre longtemps, je le sens. Je sais que c’est une mauvaise idée au moment où je pose la question, mais je suis d’ailleurs incapable de me rappeler pourquoi, alors je remets ça sur le compte des médecins, même si Daniel marmonne quelque chose qui me fait penser que c’est moi. Et je laisse tomber, tant pis, j’enchaîne sur autre chose, parce que j’assume mal de devenir sénile à quarante-deux ans, parce que ça m’arrache des boules de stress à l’idée de ne jamais pouvoir reprendre le travail. D’être incapable de redevenir l’homme hautain et doué que je fus avant.

Il m’explique les raisons de sa visite et je secoue la tête pour ne pas qu’il se fasse de souci. Personnellement, je n’appelle jamais avant de passer chez les gens. Quand je passe chez les gens. Alors bon, lui en vouloir parce qu’il fait pareil serait une fameuse preuve de mauvaise foi… Par contre, quand il m’explique qu’il était carrément venu à l’hôpital…

- A l’hôpital, vraiment ?

C’est sorti tout seul. Plutôt de la surprise, en réalité, car je n’aurais jamais pensé avoir une quelconque visite en dehors de celles de Lou lorsque je n’étais qu’un légume sur un lit d’hôpital. Me rendant compte de l’avoir dit tout haut dans un air d’étonnement pas très enjoué, je balaie l’air devant mon nez d’un geste de la main avant de me reprendre :

- Enfin, je veux dire… à ta place, j’aurais évité de rendre visite à un légume.

Voilà. « Merci, c’est gentil de t’être bilé pour ton collègue casse-pieds que tout le monde déteste et qui aime ça » ? Non, trop difficile à sortir, je n’y pense d’ailleurs même pas. Je n’imagine pas non plus qu’il ait pu venir plus d’une seule fois, raison pour laquelle je ne pose pas la question. En fait, je suis déjà assez surpris qu’on ait pu avoir envie de venir s’épancher sur un mec comme moi que tout le reste m’importe peu.

Ma bière. Ah, ma bière l’inté… ah, non. Je bloque quelques secondes, puis ça me revient. Oh, quel con. Dans mon élan, je me frotte le visage de ma main libre avant de répondre, l’air gêné :

- Non, elle est… j’avais oublié… désolé, c’est… ouais, voilà, j’ai euh… du soda. Je t’amène ça.

Quel imbécile, Stokes. Je claudique alors vers la cuisine, heureux de pouvoir cacher mon visage qui a probablement déjà changé de couleur. Encore heureux que je lui ai posé la question, parce qu’encore un peu et je lui en tendais une sans même demander… Je prends mon temps, essaie de retrouver un semblant de contenance, un semblant de prestance, moi qui suis encore gris, amaigri, amoché. Et lorsque je reviens avec son verre, je me rends compte en lui tendant… qu’il est encore debout. Ouais.

- Tu… assieds-toi, si tu veux.

Une politesse à la fois. Bravo, Stokes. Je n’attends pas qu’il s’exécute pour m’asseoir dans un grognement étouffé, cependant, ma jambe commençant à me faire souffrir un peu trop à mon goût. Et là, c’est un silence qui s’installe. Gênant. Mes yeux se posent sur la télévision qui déblatère un ramassis de débilités, mais cette dernière me permet d’échapper un instant à mon invité… jusqu’à ce que je me rappelle, une trentaine de secondes plus tard, de sa présence.

- Et euh… le boulot, ça va ?

Rien de mieux, non. On n’est pas dans la panade…


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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Mer 10 Mai - 20:11

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Je suis intérieurement content qu’il ne poursuive pas concernant mes visites à l’hôpital. Il est surpris et je m’attends à tout un tas de questions mais à la place, il se contente de me dire que s’il avait été à ma place il aurait évité de rendre visite à un légume. Ce à quoi je réponds par un petit sourire crispé accompagné d’un petit haussement d’épaules. C’est fait. Je l’ai fait. C’est tout. Je n’avais pas envie qu’aucun de nous ne vienne le voir, aucun collègue. Je n’avais pas envie qu’il se sente… Je sais pas… Oublié ? En même temps oui c’était un légume mais y’a toutes ces théories sur le coma et ce qu’on entend quand on est dans le coma… bref. Au moins il n’insiste pas et ça me va très bien comme ça. Tout comme le fait qu’il ait oublié que je suis alcoolique. Je souris, moins crispé. C’est ça que j’apprécie chez lui : le fait qu’il considère mes problèmes comme un détail chez moi et pas comme quelque chose qui me définit. C’est franchement libérateur.

« Y’a pas de mal. » je lui dis en secouant la tête parce que non, vraiment, y’a pas de mal du tout, au contraire. « Faut pas t’en faire pour ça. » j’ajoute finalement en voyant qu’il est vraiment gêné.

Bon, c’est sûr que dire non me demande des efforts, surtout en ce moment, mais c’est pas mal : ça me fait un petit exercice supplémentaire pour me forcer à rester sur le droit chemin. Il m’annonce qu’il va m’amener un soda et j’ouvre la bouche pour lui dire que c’est pas la peine mais il est déjà parti vers la cuisine. Je vois qu’il galère grandement avec sa jambe et ça m’embête mais bon, au moins, si on a chacun un truc à boire, ça nous occupera un peu parce que bordel, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui raconter moi maintenant que je suis là et que j’ai pris de ses nouvelles, hein ? Je regarde autour de moi, me sentant de plus en plus gêné. Je reste planté là, comme le cactus dans le pot que j’ai offert à Julian, n’osant pas bouger d’un pouce. Je me fais la réfléxion que la décoration est semblable à celle que j’ai pu avoir avant d’emménager avec Savannah quand il revient. Il me tend le soda et je le récupère avec un petit sourire, moins crispé mais ce n’est pas encore la joie.

« Merci c’est sympa. »

Et il me propose de m’asseoir. M’asseoir ? Alors que je ne sais pas si je vais avoir le courage de m’éterniser vu que je suis aussi à l’aise que peut l’être euh… Je ne sais pas vraiment à quoi je pourrais me comparer, nous comparer, mais voilà : pas à l’aise quoi. Je m’installe ceci dit dans le canapé, peu après que Julian se soit lui-même installé. Je vois qu’il a l’air de souffrir et ça m’ennuie vraiment. Là encore je ne sais pas vraiment pourquoi mais ça m’ennuie franchement. Puis le silence. Horrible silence. Je sirote un peu de mon soda et m’intéresse, tout comme Julian, à la télévision. La vache, pourquoi est-ce qu’on est si coincés tous les deux ? On n’est pas des ados qui ne savent pas parler pourtant… On est des adultes, on est censé… Mais non. Y’en a pas un pour rattraper l’autre et en cet instant, je regrette franchement de ne pas pouvoir boire d’alcool.

« Et euh… Le boulot ça va ? »

Je me tourne vers lui, surpris d’entendre sa voix. Il me faut quelques instants pour intégrer sa question et trouver matière pour y répondre.

« Euh… Ouais enfin… Non… »

Super mais encore Daniel ? Des mots. Utilise des mots.

« Je veux dire ça va mais on piétine tellement que ça me rend dingue. On n’a pas beaucoup avancé dans l’enquête du massacre d’Halloween et de Noël. On attend ce putain d’accord du juge pour perquisitionner chez le père de l’autre là… »

Finalement, en parlant travail, les mots sortent tout seul.

« Et j’attends après un indic mais il a pas l’air décidé. Je crois que je vais devoir aller le secouer un peu. » j’ajoute en reprenant un peu de soda. « Tu penses que tu pourras reprendre quand ? Parce que franchement, être tout seul à me coltiner Goodwin c’est franchement pas ce que je préfère... »

Et ben voilà, c’était pas si compliqué.


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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Dim 11 Juin - 0:50



       
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out, absolument tout dans cette situation, est gênant. Et pas seulement un petit malaise passager, non, l’homme qui me rend visite ne semble pas lui-même savoir ce qu’il fiche dans mon salon et je dois dire que je le comprends : parce que moi non plus, je n’ai aucune idée de ce qu’il vient foutre chez moi. Après tout, il ne s’agit que de l’un de mes plus insignifiants – et par « moins insignifiants » entendez « moins casse-burnes » - collègues, pas de… qui que ce soit d’un tant soit peu plus important qu’un type avec qui je travaille. Et pour ne rien arranger aux histoires, j’ai carrément oublié qu’il ne buvait pas. Plus. Un truc du genre avec lequel il s’est fait emmerder, dans tous les cas, encore un peu et je lui tendais une bière sans même lui poser la question, ce qui contribue grandement au malaise présent dans cette pièce. Vraiment.

Bon, du coup, je laisse passer quelques minutes à fixer l’écran de télévision comme si je trouvais quoi que ce soit d’intéressant à la connerie qui est en train d’y passer, puis c’est la question la plus bateau de l’univers qui sort de ma bouche. J’ai envie de me gifler instantanément. Et pourtant, j’ai envie de savoir. Je me bouffe, enfermé chez moi, avec l’idée de reprendre le travail alors que je n’y suis clairement pas apte. La preuve que je ne le suis pas : quand il m’explique, je fronce les sourcils, cherchant à me souvenir de l’affaire dont il parle qui, pourtant, semble être un gros morceau.

Je finis par m’en rappeler, cependant, et je hoche la tête quelques instants encore avant de me rappeler que Daniel vient de me poser une question. Alors je la secoue une bonne fois, le fixant du regard :

- Euh… bah…

Bien sûr, Julian. C’est très clair, tout ça.

- Si je pouvais je reprendrais, mais… tu sais, ma jambe, c’est pas trop ça. J’enverrais bien valser ma béquille par la fenêtre, mais j’arrive pas à enchaîner trois pas sans appui, alors… Puis, bon, ma mémoire, c’est pas ça non plus. Du coup… on attend. J’espère reprendre bientôt.

Et bon dieu que c’est vrai. Je m’agace tout seul à traîner dans cette maison dont j’ai l’impression d’avoir fait le tour plus de dix-mille fois déjà depuis ma sortie de l’hôpital. Je n’en peux plus. Même moi, je me trouve insupportable… Mais je hausse les épaules. Après tout, qu’est-ce que j’en peux ? Malheureusement pas grand-chose. Alors, je décide de ponctuer sur une note un peu plus… positive ?

- Je l’aime bien, moi, Goodwin. Il est doué, il fait son job.


Ouais, il fait son job. Sympa pour les autres. Je sais que Goodwin est loin d’être apprécié des majorités, tout comme moi, et probablement qu’il m’agacerait aussi si j’en avais quelque chose à cirer de son caractère… Je n’en sais rien.

- Enfin, pas que… vous … fin, il le fait, quoi, y’a pas de raison de le détester… Bref.

Parce que là, je recommence à avoir des envies de m’auto-gifler.

- Je vais essayer de revenir le mois prochain. On verra si ma jambe se décide à coopérer.

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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Dim 11 Juin - 17:28

I could be your weird friend.



Alors ? Revient quand ? Bientôt ? Dans longtemps ? Revient pas ? J'attends qu'il me réponde alors qu'il a l'air un peu à côté de ses pompes depuis que j'ai parlé de l'affaire en cours. Faut dire qu'il a été longtemps dans le coma donc il doit avoir du mal à remettre les idées à leur place. Moi aussi j'ai eu droit au coma mais ça a été un coma très bref de quelques jours, un coma dans le fond, pas très grave, c'était les suites de l'overdose et de l'opération à cœur ouvert mais bon, quand je me suis réveillé, je me souviens que j'ai été quand même assez perdu au départ alors j'ose pas imaginer ce que ça fait après être resté autant de temps inconscient... Il va sans doute avoir besoin de temps et du coup, je réalise que ma question est totalement stupide. Comment il pourrait reprendre bientôt ? Il me confirme d'ailleurs cette pensée en m'annonçant que s'il pouvait il reprendrait tout de suite mais qu'entre sa jambe et sa mémoire, c'est compliqué, et moi de hocher la tête avec compréhension et en même temps avec l'envie de m'en coller une : non mais il faut être con... Je viens ici pour prendre des nouvelles, pour essayer de... Je ne sais pas trop d'ailleurs mais bref, je ne viens clairement pas pour remuer le couteau dans la plaie quoi... Je m'en veux tout à coup beaucoup moins quand il enchaîne en me disant qu'il aime bien Goodwin. Je hausse un sourcil en le regardant, pensant d'abord qu'il n'est pas sérieux mais si, il semble très sérieux. Le pire est quand il me dit qu'il est doué et qu'il fait son job. Un étrange bruit s'échappe de mes lèvres, une sorte de grognement mélangé à un rire particulièrement ironique. Goodwin, faire bien son job... Ah c'est sûr qu'en apparence il bosse bien ce con mais quand on gratte un peu et qu'on creuse... Je sais qu'il ment, qu'il cache des choses, je pense qu'il nous la fait à l'envers et qu'il joue sur deux tableaux mais je n'ai pour le moment pas assez d'éléments pour le prouver mais ça va finir. Pour sûr que ça va venir et quand ce sera le cas, tous ceux qui le prenaient pour un bon flic vont tomber de haut.

Julian y compris.

Julian qui d'ailleurs patauge un peu, et d'après ce qu'il essaye de dire, j'ai comme l'impression qu'il pense que je me suis vexé sauf que non, moi aussi je fais mon boulot, et les collègues aussi. Goodwin est juste un connard et un pourri, j'en suis persuadé, c'est pour ça que je ne l'aime pas. « Y'a pas de raison de le détester... » que Julian dit et comme j'aimerais pouvoir lui dire que je le surveille, que je suis une piste et qu'il y a sans aucun doute de nombreuses raisons de le détester mais je ne dis rien parce que ce que je fais, je le garde pour moi pour le moment. Je ne sais pas dans quelle mesure d'autres peuvent être impliqués, on ne sait jamais. Daniel seul contre tous pour changer. Julian change rapidement de sujet et me dit qu'il va essayer de revenir le mois prochain, si sa jambe décide de coopérer. Dans le fond, je préfère autant qu'on change de sujet. Je hausse les épaules et reporte mon regard sur lui.

« Faut pas que tu te mettes une pression inutile. Et faut pas que tu fasses plus que ce que ton corps peut supporter. J'ai essayé et crois-moi, finalement, ça ne fait que retarder les choses. Vaut mieux que tu prennes deux mois pour te remettre et revenir en forme plutôt que de revenir trop tôt et te retrouver bloqué toi pour plus de temps encore. Enfin, c'est mon avis, t'en fais ce que tu veux. Je prétends pas avoir la science infuse même si... Enfin, je veux dire, je sais ce que c'est de vouloir reprendre le boulot rapidement mais je sais aussi ce que c'est de vouloir le reprendre alors qu'on n'est pas encore prêt. »

Écho à ma période de sevrage, de mon internement en clinique, tout ça...

« Ce que je veux dire c'est que tu vas à ton rythme et ça devrait aller. »

Esquisse d'un petit sourire.

« Et si ta jambe t'emmerde trop... Enfin, si tu galères pour certaines choses, si t'as besoin, je peux aider. Te ramener de la bouffe, ce genre de trucs. Enfin, t'as peut-être déjà quelqu'un pour t'aider mais je... Si t'as besoin d'un truc, tu peux m'appeler si tu veux. » Silence. « Je veux dire... » Je nage. Je nage. C'est pitoyable. « T'as pas à affronter tout ça tout seul, voilà. »

C'est tellement dur d'être tout seul et de ne pas se sentir soutenu par ses collègues...



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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Lun 14 Aoû - 23:00

$


       
       Daniel & Julian
       I could be your weird friend

   
J
’aimerais reprendre le boulot. J’aimerais vraiment. J’en ai marre de pester en faisant les cent pas dans cette maison trop grande pour moi seul puisqu’à présent Lou s’est trouvée une occupation – et je ne peux pas la blâmer pour ça, même si ça m’agace très fort. J’ai envie de bouger, j’ai même commencé à faire le tour de mes « indics » pour voir s’ils avaient du nouveau sur les gens que j’avais l’habitude de surveiller du coin de l’œil, uniquement pour me remettre à jour à force d’ennui… Alors oui, je profite de la visite pour le moins inattendue de Daniel pour me tenir au courant de ce que je dois savoir. Pourtant, j’ai besoin de chercher très loin dans mes souvenirs pour me rappeler de ce dont il me parle, et je comprends que ça va être compliqué. Vraiment très compliqué. Je ne suis pas prêt de reprendre du service, ni pour ce fémur qui refuse de coopérer, ni pour ma mémoire… qui semble en faire tout autant, à mon plus grand désespoir.

Daniel me parle, m’explique que c’est inutile de me mettre la pression. Je pense qu’il a compris à mes paroles que tous mes espoirs reposent sur une guérison rapide qui n’arrivera pas étant donné que je force bien trop. Alors il m’explique son vécu et je n’imaginais pas qu’il puisse savoir ce que ça fait d’être dans ma position. Pourtant, je le sais. Je sais pourquoi il s’est toujours fait lyncher au boulot et pourquoi il ne boit pas d’alcool, mais l’égoïsme légendaire de Julian Stokes reprend le dessus, encore et toujours. Comme si personne ne pouvait comprendre.

Je hoche la tête au fur et à mesure de son discours. Je comprends ce qu’il essaie de me dire. Mais je trépigne déjà d’impatience, alors je grimace en fonction des annonces : je ne suis pas sorti de l’auberge, oh non. Et c’est à ce moment-là que les choses redeviennent… bizarres. Gênantes. À croire qu’on est incapables de tenir une discussion normale plus de trois minutes sans que l’un de nous ne sorte une parole à se foutre des claques. Je ne m’attends pas à ce qu’on me soutienne, en réalité. Les gens me détestent et je me complais dans leur mépris, alors non, quand Mills me propose son aide, je ne sais pas comment réagir. Je passe une main derrière mon cou, un sourire gêné sur le visage. Je ne sais même pas quoi dire.

Allez, Stokes, pond-nous quelque chose !

- C’est… c’est sympa. Y’a Lou qui m’aide déjà bien… fin là, elle est pas là mais… Ouais, j’ai Lou pour me donner un coup de main, mais… hem… merci.

« Merci » ?! Bon sang, mais c’est que je m’améliore dans les relations humaines, moi !

- C’est juste casse-couilles – désolé. Comme si l’expression allait le choquer. Bien que, venant de Monsieur Rigide… C’est casse-couilles de pas être capable de bouger alors que… tu sais, c’est pas… moi. Attendre que ça passe, me faire aider, tout ça…

Petit haussement d’épaules, furtif. Serait-ce une confession ?

- T’avais pas envie de bouger, toi, quand t’y étais ? Ca me démange…

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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Mer 16 Aoû - 16:46

I could be your weird friend.



Je ne suis peut-être pas à ma place ici. Peut-être que je ne devrais pas tenter de me rapprocher de lui mais je ne me vois pas faire autrement. J’y ai pensé, longtemps pensé, et je n’ai pas pu prendre une autre décision que celle-ci : celle de lui apporter mon soutien. Un soutien dont on a besoin quand on est dans une situation similaire à la sienne. Est-ce que, si quelqu’un, lui ou un autre, peu importe, s’était présenté à moi comme je me présente à lui, m’aurait proposé de l’aide comme je lui propose mon aide, j’aurais réagi de la même façon ? Est-ce que j’aurais été gêné ? Est-ce que je n’aurais pas su où me mettre car trop gêné ? C’est fort possible oui. Alors, quand je le vois se passer nerveusement sa main sur la nuque, quand je le vois lutter pour trouver ses mots, je me retrouve encore un peu plus en lui. Cet homme, pas à l’aise avec ses gestes ni avec les mots, cet homme qui est reconnaissant mais qui ne sait pas comment le montrer, cet homme qui a bien besoin d’aide mais qui n’ose pas en demander. En tout cas pas à moi. Il me répond finalement que c’est sympa de ma part mais enchaîne rapidement en me disant qu’il n’a pas besoin de mon aide car il a déjà Lou pour l’aider. Je ne sais pas qui est cette « Lou » mais savoir qu’il ne doit pas faire face tout seul me rassure franchement. En y repensant, j’ai dû l’apercevoir à l’hôpital mais je me souviens plus trop… J’esquisse finalement un sourire lorsqu’il me remercie. J’y associe un petit haussement d’épaules dans le genre « y’a pas de quoi ». Et il poursuit et cela me surprend sincèrement car je ne le pensais pas capable de… Parler autant de ce qu’il ressent. Il s’excuse quand il emploie un langage qu’il doit estimer trop « familier » et je réplique un « Y’a pas de mal. » parce que si je m’offusquais pour ça, ce serait vraiment se foutre de la gueule du monde vu comment moi, je m’exprimer au quotidien. Je hoche la tête lorsqu’il va plus loin dans ses explications, ne connaissant que trop bien ce sentiment, cette envie de bouger mais de ne pas pouvoir le faire et la frustration qui en découle inexorablement, l’horreur d’être obligé d’accepter de l’aide extérieure car on ne peut pas tout faire soi-même...

Malheureusement je connais.

Je cligne des yeux, surpris, quand il me demande si j’avais envie de bouger quand « j’y étais ». Il ne manque pas d’ajouter que ça le démange.

Un soupir de ma part.

« Bien sûr que ça me démangeait. » je lui avoue en esquissant un sourire teinté d’une compassion sincère. Je me laisse aller un peu dans le fond  du canapé, passe dans un geste machinal ma main sur mon torse par-dessus ma chemise, conscient de la cicatrice qui se trouve en-dessous. « Le pire ça a été à l’hôpital. Ils ne m’ont pas laissé sortir tant que je n’étais pas totalement remis et je ne suis pas rentré chez moi. Je suis allé directement en cure de désintoxication. » C’est étrange… En parler aussi facilement. Bien étrange oui, et pourtant… « Mais je me souviens qu’à l’hôpital… » Je marque un silence, grimace en y repensant. « Je ne pouvais même pas me laver après mon opération alors… Je te laisse imaginer. Ou pas. » et je laisse échapper un petit rire. Non, il ne vaut mieux pas qu’il m’imagine dans mon lit d’hôpital à recevoir la toilette de la part d’une aide soignante. « Bref, je te comprends. Je sais à quel point c’est frustrant de ne pas pouvoir faire ce qu’on veut alors qu’on a envie de le faire mais crois-en mon expérience… Plus tu forceras, moins ça te servira. » Je perds mon sourire. « Ils m’ont gardé dix jours de plus à l’hosto parce que j’ai fait le con. J’ai voulu trop en faire, ma cicatrice a saigné et je me récolté dix jours d’hospitalisation supplémentaire. Donc, si j’ai un conseil à te donner : tu dois prendre ton mal en patience. Je sais que ça te rend dingue mais le seul moyen d’être vite sur pieds c’est de lever le pied maintenant justement. Après t’en fais ce que tu veux de ce que je te dis, je ne prétends pas avoir réponse à tout mais… Si je devais me retrouver de nouveau dans une situation similaire, ça me rendrait dingue et colérique et insupportable mais je ne ferais pas le con. »



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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Ven 1 Sep - 10:35



       
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J
e commence à parler bien trop pour que ça ne soit pas gênant. Je n’ai jamais été proche de qui que ce soit, depuis la perte de mes parents, dans le fin fond de l’Ecosse et plus de vingt ans plus tôt. Je ne me suis pas vraiment fait d’amis à Chicago, par envie de ne pas en avoir plus que par dépit, parce qu’il y a de ces gens qui ne m’insupportent pas autant que les autres et à qui à l’inverse je ne fiche pas d’urticaire non plus rien qu’à l’évocation de mon nom. Et je me vois mal raconter tout ça à Lou. Vous me direz qu’elle est là pour ça, moi j’ai envie de vous dire qu’elle devrait refaire sa vie bien loin, ouais. Pas que ça me laisserait indifférent, mais j’ai bien compris à comment elle se comporte quand je suis là que je la retiens un peu prisonnière, et vous voulez savoir le pire là-dedans ? C’est qu’en quelque sorte, j’aime bien ça.

Bref, parler de mes soucis de santé, ça n’a jamais trop été d’actualité. Alors m’y mettre maintenant avec ce collègue que je ne connais clairement pas plus que ça… ouais, ça me surprend. Et si ça semble aussi le travailler pendant trois secondes, il se met à ouvrir la bouche aussi. Et à déballer du dossier.

Je me demande depuis combien de temps tout ça n’est pas sorti de sa bouche.

Dans tous les cas, je me retrouve un peu dans ce qu’il dit. J’ai aussi voulu jouer au mariole à l’hôpital, retardant ma sortie de quelques jours parce que j’ai voulu faire mes séances de kiné tout seul pour « être plus vite sur pieds ». Résultat, je me suis mangé le sol après cinq pas et j’ai hérité de trois-quatre jours de torture mentale supplémentaires pour « vérifier si je n’avais pas empiré la situation ». Puis, son histoire de douches… ça m’arrache un petit rire qu’il m’en parle, parce qu’ils ont fait pareil. Ils m’ont pas laissé prendre une douche avant que je tienne debout. Ça fait qu’ils m’ont débarbouillé au gant de toilette pendant huit semaines, mais une fois conscient, j’ai même pas pu aller me laver moi-même histoire de me décrasser, non monsieur. Il a fallu que je me fasse encore humilier à subir le gant de toilette. Rien qu’à y penser, ça m’arrache une grimace.

Ça fait que je hoche la tête au fur et à mesure de ce qu’il me dit, même si ça me fait pas plaisir de l’entendre parce que ça confirme les dires des infirmières, médecins, kinésithérapeutes, enfin, tout le barda d’hôpital que j’ai juste envie d’envoyer chier. Et d’un autre côté, je sais bien qu’il a raison. Suffit de voir tout le mal que j’ai eu à parcourir les… quoi, dix mètres, qui séparent le salon de la porte d’entrée.

- Je suis encore plus insupportable que d’habitude. Je sais pas si t’arrives à imaginer.


J’ai toujours avoué que j’étais un gros crétin bon à baffer, je crois que c’est ce qui me rend encore plus insupportable aux yeux des autres – que je le sache et que je ne fasse rien pour y remédier, parce que j’aime bien ça, d’habitude.

- Même moi je m’exaspère.

J’essaie de me replacer dans mon fauteuil, en grognant plus d’agacement que de douleur. On dirait un grand-père. C’est désespérant.

- Je sais que j’ai pas le droit de bouger, façon quand je le fais c’est un carnage. Pour le moment, faire plus de dix pas ça devient un challenge.

Ouais, et tu te plains beaucoup, là, il me semble, Stokes. Arrête ça, tu vas finir par ressembler encore plus à un vieux sénile.

- Le plus dur si on retire le fait que j'ai pas le droit de bouger, c’est de supporter tous ces programmes débiles, j’ajoute avec un semblant de rire, lançant un coup de menton en direction de la télévision. Y’a que ça à faire. Lou… ma compagne, elle fait sa vie, c’est normal, alors je crois que je vais m’abonner à Netflix avant de devenir aussi con que tous ces… gens.

Des banalités, tellement de banalités. Je voudrais parler, je sais pas, moi, boulot. Mais c’est déjà fait. Je ne suis quand même pas efficace, même si je meurs d’envie de reprendre. C’est à ce moment que je relève les yeux sur Daniel et qu’au lieu de me dire qu’il fait cloche dans le paysage – parce qu’il n’y avait encore jamais mis les pieds -, je me surprends à penser que… bah je ne lui ai rien demandé, au gars. Et il est là quand même. Et il a quand même été là aussi quand j’étais un légume, si j’en crois ses dires. Du coup, ça me démange. Mais je ne sais pas comment tourner ça. Alors je me sers de mon tact habituel, parce qu’après tout, il doit y être habitué :

- Pourquoi ? Fin… Y’a dix mille choses que tu pourrais faire de mieux que de dire bonjour au gros chieur du bureau, et t’es là quand même. J’en connais plein qui jubilent de plus voir ma tête de con tous les matins, et toi tu viens jusque chez moi et c’est sympa, hein, je dis pas que ça l’est pas… Mais… raclement de gorge, gêné. C’est étrange.
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