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 (flashback) I could be your weird friend. [Julian]

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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Dim 3 Sep - 17:03

I could be your weird friend.



Il fait ce qu'il veut de mes conseils. Il les suit, il ne les suit pas, après tout ça le regarde. Et plus les secondes passent, et plus je me dis que je dépasse peut-être les bornes. Déjà que je me suis pointé ici comme fleur, sans prévenir, en ramenant un cactus (pas terrible comme « cadeau ») et maintenant je lui dis ce qu'il devrait faire, la façon dont il devrait se comporter et même si au fond c'est pour son bien, je m'attends à tout instant à ce qu'il m'envoie chier et qu'il me demande de partir. Finalement, lorsqu'il reprend la parole, ce n'est pas pour me demander de partir, non. Il ne met pas fin à la conversation, m'explique même son état actuel, qu'il est plus insupportable « que d'habitude » et je laisse un petit sourire naître sur mes lèvres. J'imagine assez bien oui et ça ne doit vraiment pas faire de lui la meilleure compagnie au monde mais qui je suis pour juger hm ? On a tous de sales moments, les autres font avec et puis c'est tout. Et puis, étant donné qu'il avoue s'exaspérer lui-même, ça rattrape un peu son comportement je pense. En tout cas, moi, je vois les choses de cette façon. Lorsqu'il essaye de bouger et qu'il étouffe un grognement, la compassion que je ressens pour lui, et non pas de la pitié, prend davantage d'ampleur. Cela me rappelle tellement moi à mon réveil à l'hôpital... Il n'est pas le genre d'homme patient, il n'est pas le genre d'homme qui aime rester sans rien faire, il n'est pas le genre d'homme qui accepte qu'il doit prendre son temps pour guérir. Nous avons ça en commun, entre autres. Et pourtant, il ne va pas avoir le choix s'il veut se remettre plus vite, d'où mes conseils. Dans mon malheur, j'ai eu de la chance, et je le réalise encore plus quand il me parle des programmes télévisés débiles auxquels il doit faire face. Pour le coup, de mon côté, étant donné que je suis passé directement de la case hôpital à la case centre de désintoxication, je n'ai pas eu le temps de me rendre compte à quel point la télévision pouvait diffuser des conneries en tout genre.

Et il mentionne sa compagne.
Et je fais le rapprochement.
C'était elle à l'hôpital. Je souris en y repensant, car je n'étais pas certain mais je le suis : il n'est pas seul. Pas totalement.

Julian croise alors mon regard et se fige. Moi aussi. Il a l'air de songer à quelque chose et je crains que ce soit lié à ma présence. Est-ce que je vais avoir droit aux questions auxquelles je m'attendais et auxquelles j'ai pour le moment échappé ? Bingo. Il me demande pourquoi. Il me demande ce que je fais là alors que j'ai certainement mieux à faire. Mais c'est justement à cause de ceux qui jubilent tous les matins de ne pas le voir que je suis là. A cause de ces connards qui s'estiment parfaits, au-dessus des autres, et qui n'ont que le jugement envers les autres pour se sentir supérieurs...

« C'est étrange. »

Petit sourire de ma part, gêné un peu, parce que je suis pris la main dans le sac. Je ne peux pas ne pas lui donner d'explications. Je ne peux pas mentir non plus parce que d'une, ce serait idiot, et de deux, je suis certain qu'il verrait que je mens. Alors qui, je lui balance tout ? En même temps je n'ai pas vraiment le choix... « Plus » vraiment le choix. Mon sourire disparaît et je sens que mon visage se ferme mais ce n'est pas de sa faute à lui : c'est penser aux autres cons qui me met dans cet état. Oui, encore plus d'un an plus tard... J'ai la rancune tenace. Je croise mes mains sur mes genoux.

« Quand je suis revenu de ma cure de désintoxication, la plupart des gars du poste m'ont traité comme une merde. Quand ils me parlaient leur ton était mauvais, froid, il y avait ces allusions, ces regards... Et quand ce n'était pas du jugement, c'était de la pitié que je voyais dans les yeux des autres. Pas forcément plus agréable. Et au milieu de tout ça, y'avait toi. » j'avoue donc, pas tout à fait à l'aise dans mes baskets. « Ton comportement n'a pas changé du tout, sans doute parce que tu en avais rien à foutre au final mais ça me convenait très bien. Vraiment... Tu sais pas... » Je marque un petit silence et soupire en secouant la tête. « Tu sais pas à quel point ça a pu être libérateur de te croiser dans les couloirs du poste à cette époque. J'en ai été reconnaissant. Je l'ai jamais dit parce que c'est trop mon genre de... Déballer ce que je ressens comme ça. » Sous-texte : ce que je suis en train de faire n'est pas facile du tout. « Et j'ai su ce qui t'étais arrivé et... » Je fronce les sourcils. « J'ai pas pu m'en empêcher : je suis venu te voir à l'hôpital. T'étais endormi alors forcément tu le sais pas mais oui... Je suis venu te voir souvent pendant que tu dormais. Parfois je restais là, je disais rien. Souvent... J'étais pas sûr que tu m'entendrais et puis t'aurais rien compris si tu m'avais entendu. » Je laisse échapper un petit rire en l'imaginant plongé dans son coma : « Pourquoi c'est la voix de Mills que j'entends ?... ». « Je voulais pas te laisser seul. » j'ajoute finalement en prenant sur moi pour poursuivre. « Tu l'étais pas totalement, y'avait ta compagne justement mais je veux dire du boulot... Je voulais pas que tu sois seul. Et puis tu t'es réveillé. Et je me suis dégonflé. J'ai pas osé venir te voir. J'en sais rien... Je me voyais pas te dire tout ce que je suis en train de te dire maintenant. Je me vois toujours pas le faire d'ailleurs... » Sans déconner ? Comme si ça ne se voyait pas que je suis mal à l'aise. « Et j'ai finalement décidé de venir te rendre visite avec mon cactus tout pourri là... » Je grimace. « Et oui, j'avoue que ça peut paraître étrange... » Un silence. Je réfléchis un instant. Comment formuler ça ?... « Je me suis dit qu'entre parias, on pouvait se serrer les coudes. »



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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Lun 4 Sep - 19:10



       
       Daniel & Julian
       I could be your weird friend

   
C
’est bien la première fois que j’ai l’impression qu’on me remercie d’être un connard. Il a raison sur un point, le plus important : je n’en ai jamais rien eu à cirer de son passif d’alcoolo ou d’allez savoir quoi. Pour moi, si ton boulot et fait, et fait correctement, c’est clairement pas moi qui vais commencer à broncher. Au contraire. Je préfère un ex alcoolique qui bosse bien qu’un type tout propre et irréprochable qui n’en touche pas une. Je ne vois toujours pas ce qui est compliqué là-dedans.

Pourtant, lui, ça a l’air de l’avoir touché. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai posé cette question en sachant pertinemment que lui comme moi allions encore bafouiller comme deux ados en crise d’hormones devant leur copine. Pourtant j’ai besoin de savoir. Et la sensation que ça me fait… D’avoir pu aider, d’une manière ou d’une autre, c’est étrange mais ça m’arrache un sourire. Et pas un sourire de psychopathe, un vrai sourire – même si c’est à ça que je dois ressembler vu que je ne souris à peu près jamais.

Ouais, tout ça est étrange.

Et plus il en déballe, plus je trouve ça bizarre, mais plus ça me fait un truc, là, bien loin au fond de moi. C’est donc ça, avoir chaud au cœur ? Ou je débloque totalement ?

Probablement que je débloque. Certes. Et je ne sais toujours pas quoi répondre à ça. J’ai les mains jointes sur ma jambe tendue, le dos courbé. Probablement que je devrais dire merci ou je ne sais quoi. C’est juste que ça ne sort pas. Parce que je suis un peu sur le cul qu’un type que je connais à peine se soit à ce point soucié de moi juste parce que je l’ai ignoré en beauté au bureau et que j’ai continué à le traiter comme n’importe qui.

- Tu faisais ton boulot correctement, c’était pas à moi de juger le reste. C’est finalement ce qui sort en premier, parce que c’est facile à dire, que je ne l’ai jamais caché. C’est des connards.

Oui, moi aussi, j’en suis un. Ça me donne d’autant plus la permission de le souligner.

- Je suis désolé, je sais pas trop quoi dire, c’est pas… un truc que je fais souvent.
Une de mes mains vient frotter mes cheveux quelques instants, puis je lève les yeux vers Daniel. Ça me touche.

Et c’est vrai. Je suis loin d’être un sentimental ou de faire ma mijaurée comme ça, mais après tout, c’est le truc le plus sincère que j’aie dit à qui que ce soit depuis un long moment. Si on retire Lou. Et ça doit lui faire tout aussi bizarre qu’à moi, au barbu, là.

- J’y penserai quand j’aurai envie de t’allumer, au boulot
, j’ajoute sur le ton de la rigolade. C’est ma manière de dire merci, je suppose.

WILDBIRD
   

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MessageSujet: Re: (flashback) I could be your weird friend. [Julian] Mar 5 Sep - 18:28

I could be your weird friend.



L’idée n’est pas si stupide au fond, n’est-ce pas ? Se serrer les coudes, se soutenir, être à deux face aux autres c’est mieux qu’être seul face aux autres. En tout cas, moi, j’ai cette idée loufoque que ce serait plus facile de faire face si on faisait face ensemble oui. Et quand il me répond que je faisais mon boulot et que le reste il n’avait pas à le juger, quand il ajoute que les autres sont des connards, je souris. Je souris parce que cette idée loufoque ne l’est pas tant que ça finalement. Je sais que lui et moi, on se comprend. Nous avons beau être différents, les points communs que nous avons nous rapprochent et font que l’on se comprend. Comme quand je le vois bafouiller qu’il ne sait pas quoi dire, qu’il n’a pas l’habitude ce genre de choses en frottant ses cheveux nerveusement… Aussi bourru que moi, cela ne fait aucun doute. Et je me contente de sourire un peu plus quand il m’avoue que ça le touche. Et moi je suis content. Content qu’il ne se soit pas fermé, au contraire. Content qu’il accepte cette intrusion soudaine de ma part dans sa vie. Et c’est finalement un rire qui s’échappe de mes lèvres quand il me dit qu’il repensera à ce que j’ai « fait », à ce que ça lui a fait, quand il aura envie de m’allumer au boulot.

« J’apprécie. » je réponds sur un ton plus détendu.

Disons que maintenant que les choses sont dites, je pense que ce sera plus facile. Je sais que nous resterons deux ours, que l’on ne va pas se réserver une acolade amicale à chaque fois qu’on va se voir au boulot, mais je sais que ce sera différent. Les collègues vont sans doute pester de voir que les deux flics les moins appréciés s’entendent bien. Ils vont sans doute voir cette soudaine entente comme quelque chose de mauvaise augure et peut-être que ça l’est, de mauvaise augure. Peut-être qu’au lieu que cela nous rende service, nous allons nous entraîner vers le fond. Peut-être que cela va même nous rendre encore pire vis-à-vis des autres. Mais dans le fond, est-ce que ça a de l’importance ? Tant qu’on parvient à se sentir un peu mieux, à mieux gérer, c’est tout ce qui compte, et je suis persuadé qu’en étant du même côté, lui et moi, on s’en sortira bien mieux.

J’observe Julian un instant avant de me frotter les cuisses et de me redresser.

« Je vais te laisser te reposer. Te lève pas. » j’ajoute en le voyant essayer de bouger. « Je hum… » Je regarde autour de moi, et quand je trouve ce que je cherche, je m’en approche. A l’aide d’un crayon grossièrement taillé, je griffonne sur un petit morceau de papier avant de me rapprocher de Julian et de lui tendre. Il met quelques instants avant de récupérer le dit morceau de papier. « C’est mon numéro. Si jamais t’as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas. » Et j’hésite maintenant. Qu’est-ce que je fais ? Je me contente de partir comme ça ? Non… Quand même… A mon tour de me gratter nerveusement la nuque puis je me décide à tendre ma main vers lui. Cela peut paraître totalement stupide mais cette poignée de main, je ne me vois pas ne pas la lui proposer. Et quand il se décide à serrer ma main, je souris. C’est un peu comme un pacte silencieux : « ensemble contre tous ». « Fais pas le con. » je lui dis en récupérant ma main. « Je vais avoir besoin de toi là-bas alors évite de retarder ton retour. » Regard entendu. « Salut. »

Et sur quoi je tourne les talons et m’éloigne abandonnant ainsi Julian à ses ruminations sur son canapé. Finalement, ça n’aura pas été facile mais je ne regrette pas d’être venu le voir. Je ne regrette pas parce que même si nous ne sommes pas encore amis, j’ai la certitude que nous sommes au moins des alliés et lui comme moi avons besoin de ce soutien.

L’amitié, elle, viendra plus tard.
Sans doute.



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