AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Missed me ? | Leo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Missed me ? | Leo Dim 23 Avr - 13:40




Leo & Julian
Missed me ?

L
’ennui. Extrême. Je m’ennuie depuis deux semaines. Depuis que je suis sorti de l’hôpital, j’ai l’impression que c’est pire encore. Je tourne en rond dans cette maison trop grande, je marmonne, je grogne, je ne sais plus comment m’occuper. D’ailleurs c’est simple : je me trouve insupportable pour la première fois de ma vie, qui a repris son cours en m’y coinçant. Pas encore le droit de travailler, une béquille ridicule à traîner pour cette jambe droite qui refuse toujours de coopérer comme je l’espérerais, entraînant au passage des épisodes relativement fréquents d’yeux roulés et de jurons pestés, des séances chez le psy qui commencent à me courir sur le haricot et de la kiné qui ne me sert plus à rien… Sans oublier tous ces problèmes de mémoire, bon dieu. Si j’ai tout de même récupéré l’entièreté du film de ma vie, je serais pourtant capable d’oublier une fois en chemin pourquoi je suis sorti de la maison. Ridicule.

Donc, je peste. Autant que je me sens inutile et que ça me ronge.

Alors aujourd’hui, j’ai pris la grande décision qu’est la suivante : si personne ne veut de moi au bureau, j’amènerai le bureau à la maison. Sans me pencher sur les cas les plus graves qui requièrent évidemment que je retourne travailler, sous peine de me retrouver dans l’illégalité la plus totale, je décide d’aller prendre des nouvelles de tous les petits cons à qui je n’ai probablement pas manqué durant deux mois. À commencer par le petit Sanders et ses copains.

J’apprécie Leo Sanders. Vraiment, je l’apprécie. Et pour que je l’admette, homme bourru et sans cœur que je suis réputé pour être, il faut qu’il y ait une bonne raison. Pour son voyou de frère et ses copains, par contre, c’est une autre question. Et c’est vers le logement de Leo que je me dirige, claudiquant avec ma béquille, déterminé à prendre des nouvelles de ces derniers sans même me demander si l’homme est ne serait-ce au courant que j’étais dans le coma, ou que je m’en suis réveillé… Non, vraiment. Lorsque la porte s’ouvre, c’est appuyé sur ma béquille et l’air satisfait sur les lèvres, dans mon éternel costard, que je m’annonce :

- Bonjour, Leo. Je viens aux nouvelles. Comment vas-tu ?


Inattendu ? Parfaitement. Je m’octroie d’ailleurs le luxe de m’inviter à entrer d’un pas en avant. Pur Julian Stokes, dans sa délicatesse, sa bonne humeur et son incroyable politesse.
WILDBIRD

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ranipyaar | we♥it | tumblr
Messages : 397
quartier : south side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Lun 1 Mai - 23:19



 
missed me ?
julian & leo

Quelques rafales, quelques averses. Les jours sont sombres, dénués de chaleur. Il s'est fait à ce climat des plus froids, il s'est habitué à ces aurores un peu durs et s'en est presque épris, préférant désormais une partie de ses allés au travail à pied plutôt qu'en métro. Parce qu'il a l'occasion de réfléchir, parce qu'il parvient à se retrouver quelque peu dans le brouhaha assourdissant de Chicago et ses foules un peu moins denses par ce temps encore frais. Il aime ces instants, ces rares moments où ses souvenirs ne sont pas aussi noirs que ceux qui errent, aujourd'hui même, entre les murs de son petit appartement. Il croit entendre Claudia rire, quelque part derrière les murs qui l'enferme. Il croit l'entendre crier, comme à chaque fois qu'il commençait à la rattraper pour la prendre dans ses bras, feignant le monstre affamé d'une histoire complètement inventée. Puis, plus rien, un silence de plomb. Leo s'en redresse sur son lit, s'asseyant dans le noir, levant l'azur de ses prunelles vers ses volets clos, vers ces quelques éclaircies qui tentent une percée dans son royaume d'ombre ; en vain. Et pourtant, il y cède, retrouvant toute sa hauteur pour les rejoindre, les laissant prendre d'assaut son mausolée de tristesse. Leo perd ce léger sourire trouvé dans un recoin de sa mémoire pour se concentrer sur l'écran de son téléphone qui n'affiche rien de plus que l'heure avancée de cette journée et la date qui, d'ailleurs, l'amène à souffler. Il n'a jamais su quoi faire de ses jours de repos, il n'a jamais su combler l'absence de tout ce qu'il avait pu perdre par le passé bien qu'Aiden se soit donné du mal pour parvenir à l'ouvrir à nouveau sur le monde. Mais cette relation, comme tout le reste, commence à l'épuiser. Car rien n'est stable, car rien ne tient. Et il le sait mieux que quiconque pour, lui-même, ne pas savoir contrôler ces sautes d'états, jonglant entre lumière et ombre, ténèbres et clarté. L'appareil rejoint un peu brutalement la commode sur laquelle il se tenait tandis que Sanders poursuit ses pas jusque dans la cuisine. Un café, la télé qui s'allume lorsqu'il se laisse tomber dans son canapé, délaissant des chaussons abîmés par le temps. Et s'il comptait changer pour s'intéresser à autre chose qu'aux mauvaises nouvelles de sa chère ville, c'était sans compter la distance entre sa carcasse fatiguée et la télécommande. Décidément, la journée sera longue et pesante. Comme toutes celles qui commencent de la sorte, c'est un fait. Il se décide tout de même à se lever pour récupérer le liquide brun qui l'attend un peu plus loin, bien qu'interrompu dans son programme. On frappe à la porte, on vient s'inviter dans sa vie morne et, déjà, un soupire s'extirpe d'entre ses lèvres parce qu'il craint le pire, parce qu'il craint d'y voir son frère très certainement accompagné d'autres abrutis dans son style. Et, pendant un court instant, il s'abstient tout mouvement, tout bruit jusqu'à se faire trahir par la télévision et ses éternelles publicités ; raté. Mais les traits que dévoile l'encadrement de la porte ne l'amène qu'à froncer les sourcils. « Bonjour, Leo. Je viens aux nouvelles. Comment vas-tu ? » Puis, il entre, normal tandis que le plus jeune reste un court instant le regard posé sur le couloir, essayant de réfléchir ; en vain.

La porte se ferme en un doux fracas, résonnant légèrement dans la pièce mal isolée, après tout, il ne devait pas s'attendre à grand chose des appartements de ce quartier mais il les aime pour la culture qui y réside, là, en bas des paliers, quand le crépuscule s'immisce, quand les cœurs s'invitent. « Ça allait jusqu'à maintenant. » Plaisante-t-il, un peu blasé tout de même de ne pas avoir de temps à lui, s'imaginant déjà journée terminée et fichue, pessimiste comme toujours lorsque rien ne vient l'occuper et lui changer les idées. « Ça fait un moment qu'on vous voit plus dans les parages. » Ça vient naturellement et il ne fait pas encore le lien avec la béquille qui l'accompagne jusque dans son séjour plus ou moins rangé ; plus moins que plus d'ailleurs, bien que ce ne soit qu'un détail... très visible en vérité. « Ouais, faîtes pas attention, j'ai eu pas mal de visites ces derniers jours, si vous voyez ce que je veux dire. J'ai dû dormir au travail. » C'est instinctif, il se justifie parce qu'il ne sait pas quoi dire, un peu prit au dépourvu, détaillant ensuite le quadragénaire qui erre dans son salon tandis que sa télé continue de déblatérer toutes les nouvelles mauvaises nouvelles ; un songe ridicule qui, malgré lui, le fait rire. Il s'autorise même un geste de la main à l'égard du brun comme pour lui faire comprendre de laisser tomber s'il comptait lui demander ce qui l'amuse. La fatigue, dirons-nous. « J'étais en train de me faire du café. J'vous en sers un puisque vous êtes là ? » Il n'attend même pas la réponse et s'autorise à sortir deux tasses, attendant que tout soit passé pour les servir, se contentant pour l'instant de revenir aux côtés du fil de fer que représente Julian, plus amaigri qu'il ne l'a jamais été jusqu'alors ; ce qui impressionne presque Leo qui n'en retient pas ses taquineries. « J'l'avais dit que le sport c'était pas forcément une bonne idée avec vos vingt kilos. Vous avez failli la perdre en faisant du vélo ? » Une petite vengeance quant à son caractère des plus exécrables parfois, pour tous ces piques lancés auxquels Leo n'a jamais eu l'occasion de répondre. Mais il s'arrête là, loin d'être à même de pouvoir poursuivre de toute manière. Là n'est pas son but. Aussi, il s'en retourne vers sa petite kitchenette, s'armant de sa cafetière et des deux mugs qu'il dépose enfin sur sa table basse. « Sucre ? Lait ? » Dans le doute, il ramène les deux avant de s'installer dans son canapé, lui laissant alors la place sur le seul fauteuil qui lui soit à portée. « Qu'est-ce qui vous amène jusqu'ici, alors ? Pas le jazz j'imagine. » Et enfin il s'y risque, enfin il prend le risque de recevoir davantage de négativité aujourd'hui, ne se souvenant pas du moindre message de la part de Daya concernant son frère et ses méfaits ; fait qui ne tarde pas à le mettre mal à l'aise. L'aura claire de ses prunelles se perd aussitôt, laissant ses ombres se frayer un chemin, prête à apaiser les maux qui pourraient s'énoncer. Parce qu'il remet les choses dans l'ordre, revenant alors sur ses propres dires, se souvenant du temps qui s'est écoulé depuis leur dernière rencontre et s'il s'avère être de ceux qui croient au hasard, les visites des forces de l'ordre ne sont jamais les plus sympathiques et loin d'être de jolies coïncidences.
Codage par Emi Burton

_________________


« You. »
I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. You keep me under your spell, you keep me under your spell, you keep me under your spell.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Jeu 4 Mai - 21:47



       
       Leo & Julian
       Missed me ?

   
L
es visites à l’improviste sont ma spécialité. Je ne peux m’empêcher de prendre un malin plaisir en payant attention aux visages de ceux à qui je rends visite, Leo Sanders dans ce cas-ci, qui en plus de n’avoir pas du tout l’air d’attendre des visiteurs me donne toute l’impression qu’il ne souhaitait pas en avoir pour le moins du monde. Et malgré que j’apprécie ce pauvre gars, c’est plus fort que moi : je jubile intérieurement en m’invitant à entrer. L’homme m’explique qu’il allait bien jusqu’à me voir et ne manque pas de me faire remarquer qu’il y a un moment que je n’ai plus pointé le bout de mon nez. Je ricane légèrement tandis que je le suis, le son de la béquille résonnant dans la pièce à chacun de mes pas. Il ne sait pas. Dieu merci, il reste encore des gens sur cette Terre qui ne me regardent pas avec un air empli de pitié dès que je croise leur regard. Pourtant, je ne peux m’empêcher de répliquer, comme si j’avais besoin d’attiser sa curiosité d’une remarque ou l’autre placées aux moments propices :

- C’est ce qu’ils disent tous, « ça allait mieux avant de vous voir, Stokes », à croire que vous vous passez le mot. Ça m’avait presque manqué, tiens.


Rien de flagrant et l’occasion de faire un peu mousser mon égo pour le bien de ma santé mentale en chute libre. Mais c’est vers l’incroyable bazar que représente la pièce dans laquelle je me trouve que mon attention se porte, et la sienne aussi. À l’entendre s’expliquer, je retiens deux théories : soit mon visage parle – encore une fois – pour moi et je dois arborer une grimace qui veut tout dire, soit ça le dérange autant que moi. Mais je suis un homme exigeant, avec une tendance mal avouée au laisser aller, ces derniers temps, alors je penche pour la grimace. Vraiment.

Cela dit, je ne suis pas là pour juger l’état de l’appartement dans lequel Leo semble se complaire, mais pour prendre des nouvelles de son gentil crétin de frangin. Alors je secoue la tête comme signe qu’il n’a pas à s’en faire et c’est un rire qui s’échappe de sa gorge. Je fronce les sourcils, incapable de comprendre. C’est dans ces moments-là que je prends conscience d’à quel point je suis devenu ralenti : quand je suis incapable de déceler si quelque chose est drôle ou non. Et je n’ai pas l’occasion de lui poser la question, car il accapare toute mon attention vers le café qu’il me propose. J’ai encore les sourcils froncé, mais j’en ai oublié la raison, déjà. Mémoire à court terme qui me fait défaut. Sénile. Ridicule, idiot, crétin !  Je fixe Leo qui s’active quelques secondes comme ça, m’insultant intérieurement, avant de comprendre qu’il serait préférable que je lui réponde. Je me frotte le visage des deux mains.

- Euh… Ouais. Ouais, je veux bien.

Sans compter que j’en aurais bien besoin. Une petite dose de caféine pour stimuler tout ça. Bon sang, une heure hors de chez moi et je me sens déjà ralentir… Je mets quelques secondes à comprendre le sarcasme dont il fait preuve, moi qui en suis pourtant friand, maître en la matière. Je n’y réponds d’ailleurs pas. Pas le temps, il passe déjà à autre chose. Ou bien je suis juste vraiment, vraiment très lent, tout d’un coup. Ouais. Un café. Définitivement une bonne idée.

- Du lait, je réponds alors qu’il est déjà là avec la panoplie du café arrangé.

Suivant son exemple, je m’autorise non sans un grognement à m’installer dans le fauteuil le plus proche, le seul à ma disposition, dans tous les cas. Foutue jambe. Et voilà qu’il s’intéresse enfin à la raison de ma visite. Pas trop tôt. Là, je gère, là, je sais ce que je veux. Beaucoup plus facile que lorsqu’il s’agit de se comporter en société, Dieu merci.

- J’ai, hum… J’ai été pas mal absent, pendant deux mois. Je me disais qu’en attendant de pouvoir reprendre le travail, je pouvais tout de même me remettre un peu à jour. Par conséquent… Des nouvelles de ton frangin, depuis la nouvelle année ?

Sans aucune gêne, sans aucune honte, sans aucun tact, non plus. Pour moi, il ne s’agit que d’une partie de plaisir, incapable ne serait-ce que de penser qu’il y a un être humain à ménager. Car après tout, c’est pourtant si simple : depuis quand un concept aussi tordu que celui de famille peut-il être un facteur autorisant les actes dudit membre de cette dernière à être considérés comme moins graves ? Pourquoi prendre des pincettes quand il ne s’agit de toute façon que d’ordures ?

WILDBIRD
   

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ranipyaar | we♥it | tumblr
Messages : 397
quartier : south side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Dim 7 Mai - 21:37



 
missed me ?
julian & leo

Tous ces mots, toutes ces phrases qu'il laisse découler d'entre ses lèvres viennent lui faire entendre une chose, à savoir qu'il n'a pas été là du tout ces derniers temps. Non pas seulement pour lui mais pour ceux qu'il emmerde sûrement plus que sa misérable personne et ça vient l'intriguer, tout au fond de lui, sur le pourquoi cette absence. Aussi, quelques points négatifs s'invitent dans sa tête, la possibilité d'enquêtes bien prenantes et, en raison à cela, les agissements de ceux avec qui son frère traîne à longueur de journée lorsque leurs pas ne viennent pas emboîter ceux de Leo. Alors, il soupire dans son coin, là, solitaire dans sa petite cuisine à songer à une possible issue quant à ce qu'il pourrait dire ou même faire. Son marché ne concerne que Daya et il s'est fait formel là-dessus lorsqu'il s'était risqué à y penser. Raison pour laquelle il se contente d'acquiescer, offrant quelques regards à Stokes sans pour autant s'y attarder. A quoi bon attiser un feu qu'il ne pourra gérer ? Leo se fout de toutes ces choses tant qu'elles ne deviennent pas un danger pour Abraham et si Julian s'est risqué jusqu'à lui, il devine que rien ne peut encore nuire à son jeune frère. Il se réconforte de la sorte en revenant vers son invité surprise, vers la petite table qui leur fait désormais face, leur boisson posé sur le verre usé de cette dernière. « J’ai, hum… J’ai été pas mal absent, pendant deux mois. Je me disais qu’en attendant de pouvoir reprendre le travail, je pouvais tout de même me remettre un peu à jour. » Et cette question lui revient, elle insiste dans sa tête tandis qu'il dévie son regard sur ce qui l'aide à marcher. Il commence à comprendre, ou plutôt à s'imaginer une possibilité quant à tout ça et sait déjà qu'aucune formation ou mise à niveau n'est à l'origine de cet état. Puis, par ennui presque, il termine par se défaire de son envie de savoir, il termine par rapporter à moitié son attention sur les nouvelles qui défilent sur son poste de télévision, ça avant que Julian ne termine sa prise de parole pour une question qui le coupe dans son élan. « Par conséquent… Des nouvelles de ton frangin, depuis la nouvelle année ? » La voilà, la raison de son arrivée jusqu'au South Side. Le voilà, le pourquoi cet élan de sympathie quant à cette visite improvisée ; comme il s'en était douté, d'ailleurs. Toute l'attention que les forces de l'ordre lui porte ne concerne plus Claudia – probablement seule quelque part, si ce n'est pas morte – mais Abraham, son idiot de frère engagé auprès d'une cause qu'il pense juste quand ceux qu'il intéresse – en plus de Leo – ne voient qu'une décadence derrière ce que le gang prônait comme étant une sécurité pour Chicago. Oui, il s'en était douté que les récents événements ne mèneraient qu'à cette conséquence-ci ; sa sœur ne compte plus mais son frère gagne en importance. Pathétique, bien qu'il en vienne tout de même à garder cette conclusion pour lui, peu enclin à démarrer une conversation houleuse qu'il ne saura gérer.

Ce qu'il tenait entre ses mains vient rejoindre la glace froide de la petite table, les perles claires de Leo venant se braquer sur un point qu'il est le seul à percevoir, là, entre sa télé et le meuble bourré de livres qui habille son séjour, face au fauteuil de Stokes, face au piano caché par des cartons pas encore défaits depuis son arrivé. Un triste sourire, quelque chose qui vient se perdre dans la presque obscurité de la pièce tandis qu'il se force à respirer convenablement, tentant de faire taire tous les souvenirs qui concernent la petite blonde de sa vie, celle qui manque à l'appel depuis déjà un temps bien trop long. « J'en ai régulièrement, des banalités. » C'est tout ce qu'il trouve à dire, les seuls mots qui lui viennent à l'esprit tandis qu'il n'ose même pas poser un regard sur le grand brun dont il connaît le caractère et la manière de faire, jouer dans le sentimental avec lui ne marchera pas ; ça n'a jamais fonctionner d'ailleurs. Puis, finalement, ça se fait plus fort que sa volonté, plus fort que tout ce qui luttait en lui depuis cette dernière question posée. « Des nouvelles de ma frangine, depuis la nouvelle année? » Son visage se relève, venant confronter Julian à cette question pour laquelle, il le devine, aucune réponse favorable à ses songes ne sera donnée. Ils ne peuvent rien faire, Leo s'en convainc chaque jour un peu plus, se rappelant même, dans un élan de lucidité solide, que Julian ne s'est jamais réellement occupé de cette affaire. Il n'aura rien à lui dire et c'est ce pourquoi il retrouve la parole, le coupant très certainement dans sa réflexion quant à la réponse qu'il aurait pu lui servir ; sarcastique ou calme, qui sait. « Désolé, vous avez sûrement eu autre chose à faire d'un peu plus important à en juger votre état. » Un sourire sincère qui s'estompe cependant aussi rapidement que n'est tombé ce nouveau silence, ce calme pesant qu'il veut briser puisque insoutenable en présence d'un homme comme celui dont ses yeux se défont une énième fois. « Qu'est-ce que vous espérez savoir sur Abraham ? Que je sache au moins sur quoi me porter quand il reviendra ici. » Parce qu'il reviendra, Leo ne se fait aucun souci là-dessus, presque déçu d'en avoir conscience dans le fond, sachant son propre frère comme partisan actif de la noirceur qui le hante. Parce qu'il méprise ce qu'il sert désormais, parce qu'il ne parvient pas à se faire une raison quant à cette nouvelle perte qu'il croit comme pouvant être parer. Leo ne se fait pas à l'idée qu'aucune étincelle de famille n'ait survécu à la disparition de la plus jeune, optimiste depuis ce fameux jour à l'idée qu'elle ne soit retrouvée ; fait qu'il peine à changer malgré tous ses maux, malgré toute cette douleur qu'il se doit d'endurer. Non, il doit essayer de ne pas sombrer, pas aujourd'hui, pas encore. Aussi, il secoue la tête, légèrement, chassant ses tourments pour n'offrir d'attention qu'à celui présent dans ses parages plutôt qu'aux spectres errants de son imagination, douce folie qui s'estompe quand la raison parvient à se battre avec ses blessures.
Codage par Emi Burton

_________________


« You. »
I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. You keep me under your spell, you keep me under your spell, you keep me under your spell.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Lun 22 Mai - 8:16



       
       Leo & Julian
       Missed me ?

   
J
e tergiverse beaucoup trop, peut-être par plaisir. Le sadique plaisir d’avoir le monopole de la parole le temps de quelques phrases, d’abord maladroite puis reprenant leur assurance et la condescendance qu’on me connaît. Son frère. Je ne suis là que pour son frère, surtout pour combler mon ennui, je vous le concède, mais Leo n’est pas le centre de cette conversation. J’ai besoin, un besoin presque maladif, de remettre tous les morceaux en place. De combler les trous qu’ont laissé huit semaines d’inconscience, peu importe si toutes ces infos ne me serviront que dans un mois, ou deux, ou plus ou moins. Personne ne connaît l’état dans lequel je me lèverai demain, et je prie pour qu’il soit bon, oh oui.

La réponse que Leo m’apporte, cependant, ne me convient pas. Si lui-même n’a aucune idée de ce que son frère devient, je n’ai aucune idée d’où je pourrai chercher mes informations. J’acquiesce tout de même, pinçant les lèvres, déçu.

- Des nouvelles de ma frangine, depuis la nouvelle année ?

Je relève la tête. Deux clignements d’yeux. Trois. Il me faut tout ça pour reconstituer tous les morceaux, encore. Voilà, à nouveau, ma faiblesse qui se pointe. Je fais de mon mieux pour ne pas qu’elle se dévoile au grand jour, pour ne pas qu’il comprenne que jusqu’à présent et ce depuis mon réveil, j’ignorais jusqu’à l’existence de cette sœur. Je prends le temps de jouer à Julian, donc, rattrapant trois secondes de non-contenance en sirotant mon café, prenant tout mon temps. Pour m’en faire gagner un peu. Remettre en place toutes les pièces du puzzle et lui offrir la réponse la plus appropriée à mon état.

- Tu sais que ce n’est pas de mon ressort. On t’aurait mis au courant, s’ils avaient du nouveau.

Rien de plus, le ton sec pour pallier à la fragilité de cette réponse et la volonté d’en finir au plus vite sur cette discussion. Je ne mentais pas : d’aussi loin que je m’en rappelle, je n’avais jamais enquêté sur la disparition de la frangine Sanders dont le prénom m’échappait encore. Pour la simple et bonne raison qu’on ne m’appelle que lorsqu’il y a un corps. Un semblant de bonne nouvelle pour certains, une malédiction pour d’autres. J’accepte ses excuses d’une négation de la tête signifiant que ce n’était pas grave, ne m’étalant pas plus sur mon état de santé. S’il y a bien une personne dans le monde qui n’a pas conscience de la gravité de ce dernier, autant me préserver de son regard empli de pitié et profiter. Il me ménage déjà pour une jambe fragile… merci bien.

C’est donc le silence. J’attends, j’attends qu’il crache un potentiel morceau, n’insistant pas par la parole mais par ce silence pesant qui prend place dans la pièce. Je fixe un point non loin de mon hôte forcé qui finit par le briser, peut-être las d’attendre, impatient peut-être aussi que je passe la porte de l’autre côté. Une longue inspiration, un sourire satisfait. Voilà qui me convient mieux.

- Tout ce qui pourrait m’être utile. Comme je te l’ai dit, je viens me remettre à jour avant de reprendre le travail, je ne suis pas là pour enquêter, ni sur lui, ni sur personne.

« Pas aujourd’hui », je me retiens de répondre.

- J’ai juste besoin d’être au courant si j’ai manqué quoi que ce soit entre, disons, la nouvelle année et aujourd’hui. Plus ou moins.

Il doit forcément s’être passé quelque chose. Auquel cas, c’est louche. Ou en tout cas, ça cache quelque chose. Difficile de croire que leur bande de jolis cœurs se tienne à carreaux pendant plus d’une semaine.


WILDBIRD
   

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ranipyaar | we♥it | tumblr
Messages : 397
quartier : south side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Mar 30 Mai - 22:11



 
missed me ?
julian & leo


« Tu sais que ce n’est pas de mon ressort. On t’aurait mis au courant, s’ils avaient du nouveau. » Puis, plus rien. Un silence des plus prévisibles pour Leo qui détourne le regard, déposant ses perles claires sur le téléviseur qui continue de cracher ses informations, parfois incomplètes, parfois aussi inutiles que le petit pic qu'il vient de glisser à Julian et par rapport auquel il s'est fait avoir, en beauté. Relancer les choses, insister ne ramènera pas Claudia entre ses bras et il commence à l'accepter, doucement, malheureusement. Aussi, c'est la raison pour laquelle il s'est risqué sur toute autre chose, sur le sujet de base, celui qui est parvenu à faire revenir Stokes d'entre les morts visiblement. Et la question s'impose d'elle-même, presque ridicule bien que, dans le fond, plutôt bien pensée. Leo saura sur quoi tabler, vers où aller, il doit savoir parce qu'il refusera de creuser par lui-même, il refusera d'entre parler des méfaits dans lesquels son frère trempe malgré lui ; mensonge qu'il continue de croire, lui qui le pense prisonnier d'une idée absurde de rédemption quant à l'absence de sa sœur, convaincu qu'il s'y prenne seulement mal pour traduire son chagrin. Idiot. C'est ce qu'il est, ce qu'il sera tant que leur sort sera celui-ci : Leo a espéré que le spectre de sa sœur ne lui revienne et Abraham plongé la tête la première dans la gueule du loup. Il secoue la tête, cherchant à fuir toutes ces pensées, ces songes interminables qui hantent chacun des recoins de sa tête fatiguée. « Tout ce qui pourrait m’être utile. Comme je te l’ai dit, je viens me remettre à jour avant de reprendre le travail, je ne suis pas là pour enquêter, ni sur lui, ni sur personne. » Des paroles auxquelles il acquiesce seulement, accordant enfin son attention à son aîné qui s'est invité dans sa misérable matinée. « J’ai juste besoin d’être au courant si j’ai manqué quoi que ce soit entre, disons, la nouvelle année et aujourd’hui. Plus ou moins. » Et s'il pensait rapidement laisser tomber, Leo se retrouve à chercher ce qu'il a pu manqué, ce qui a pu arriver de si grave durant ce laps de temps. Mais rien, rien ne vient obscurcir ses songes avec autant d'impact que la disparition de sa sœur, de la seule dont plus personne ne semble réellement se soucier. Un haut le cœur s'invite, une envie de vomir des plus violentes tandis qu'il se relève, à la hâte, faisant quelques pas vers la cuisine dans laquelle il vient s'appuyer, près de l’évier, fermant un instant les yeux comme dans l'espoir de retrouver un peu de raison. Légèrement, assez pour savoir que son comportement, vu d'extérieur, doit être bizarre. Alors il essaie de prendre sur lui, il essaie de faire face à ses tourments, à ces tempêtes qui viennent et réduisent toutes ses défenses à néant. Leo doit réapprendre à se relever, même malgré ce visage qui lui rappelle bien des faits délaissés, malgré lui. Un soupire, les paupières qui se relèvent, enfin.

« Désolé, les journées sont rudes depuis tout ça. » C'est tout ce qu'il trouve à dire pour s'excuser de sa manière d'être, de se comporter. Leo en revient au séjour, s'emparant de son café tandis qu'il reste un instant debout, essayant de réfléchir comme ce qu'il avait déjà tenté de faire précédemment. « J’imagine que vous êtes au courant des attentats de cet hiver, lors de noël ? » C'est la première claque à laquelle il songe, rappelle douloureux de ce dans quoi baigne son frère sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit encore. « Abraham pense que c'était à leur encontre, ils étaient visés apparemment. » Laisse-t-il entendre tandis qu'il retrouve sa place sur le sofa du séjour, s'installant un peu mieux que précédemment en tout cas, la conversation n'étant plus poursuivie sur le même ton qu'un peu plus tôt. « Je les ai entendu en parler la dernière fois que je les ai vu, ça a été rapide, je devais travailler. » Il sait que Julian prendra note de ce qu'il vient d'entendre, il sait que ces informations devraient être avant tout données à Daya et pourtant, il n'arrive pas à faire preuve de secret concernant cela. Parce qu'il sait que bien des vies peuvent en détendre, y comprit celle de son frère et, en vérité, c'est la seule qui vienne réellement le travailler. Il n'aspire qu'à l'en sortir lui et s'il devait les tuer un par un, Leo sait qu'il pourrait aisément s'y adonner. Parce qu'il n'ignore pas cette noirceur qui le caractérise, ce qui se cache derrière les sourires, les mélodies, tous ces rires offerts à quiconque pourrait être proche de sa personne. Il n'oublie pas que derrière la clarté et la candeur réside quelques ténèbres avares et insistantes, prêtes, si proches du cœur qui peine à battre, parfois, malgré l'amour qu'il donne et reçoit en retour, malgré toutes les attentions qu'il se voit attribuer par les siens, les personnes dont il s'occupe à longueur de journées, par ceux qui animent ces nuits, par Aiden qui, malgré tout, aujourd'hui, manque à l'appel. Il aurait voulu qu'il soit là pour lui éviter cette solitude pesante mais aussi la présence de son invité qui, de plus en plus, ravive une certaine colère qu'il aurait préféré ne jamais posséder. Mais les circonstances sont ainsi et le monde n'en démordra pas. « J'imagine qu'ils vont faire profil bas si c'est vrai. Ça expliquerait ce pourquoi je ne vois plus personne et pourquoi vous semblez patauger sévère. Qu'est-ce qui vous est arrivé, au fait ? » Il en fronce les sourcils, venant à nouveau se perdre sur la contemplation de cette jambe qui peine à ne pas se faire fragile de ce qu'il constate, ça avant de faire aller son regard sur ce qui le maintient dès lors qu'il s'élève de toute sa hauteur, pour ensuite s'en défaire pour retrouver le regard de Julian qu'il intercepte, cherchant un indice, rien qu'un souffle échappé. En vain. « Ce sont eux ? » Ça vient effleurer son esprit et, en vérité, ça viendrait presque l'effrayer, penser le pire a toujours été un défaut de Sanders qu'il ne maîtrise pas forcément, la preuve s'invite ici.
Codage par Emi Burton

_________________


« You. »
I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. You keep me under your spell, you keep me under your spell, you keep me under your spell.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Mar 15 Aoû - 1:11



       
       Leo & Julian
       Missed me ?

   
S
i je suis là, c’est tout d’abord pour passer le temps. Demander des nouvelles de ceux qu’il m’est arrivé de surveiller – voire de coffrer dans un temps lointain – n’est qu’un piètre prétexte pour sortir de chez moi et occuper ces après-midis bien trop longues. Je sens qu’il est trop tôt pour penser boulot. Rien qu’à l’évocation de la sœur de Sanders dont j’avais oublié jusqu’à l’existence, je comprends qu’encore une fois, j’en fais trop. Je vais trop vite. Je brûle les étapes. Je n’ai même pas encore eu la confirmation que je pourrais reprendre le travail un jour que je suis déjà là à essayer de rattraper le temps perdu. Pourtant, c’est nécessaire. Pour ne pas que je devienne fou, pour ne pas creuser des tranchées dans mon plancher à force d’y faire les cent pas – ou du moins les dix pas, puisque je suis bien trop crevé après ça pour prétendre rester debout, alors marcher, n’en parlons même pas.

Je secoue la tête lorsqu’il s’excuse après s’être mis à tituber drôlement sous mon regard froncé. Ça ne me fait rien, qu’il m’ait presque attaqué avec cette histoire ou que ça le rende malade. Je suis bien trop préoccupé par mes problèmes de mémoire pour en lui tenir rigueur de quoi que soit. Et puis, je ne souhaite pas m’étaler. La disparition de sa sœur n’est ni mon problème, ni mon enquête, et je ne vois pas pourquoi je m’évertuerais à l’en plaindre alors que les équipes qui s’en occupent sont, je pense, assez compétentes pour savoir ce qu’ils font. Non : ce qui m’intéresse, c’est son frangin et ses copains peu fréquentables. À se demander ce que Leo Sanders fiche au milieu d’une famille pareille, lui qui semble si honnête… ou loyal, du moins.

Et en parlant du frangin Sanders, on y revient doucement. Il ouvre la bouche, me parlant des attentats de Noël auxquels j’acquiesce doucement, remerciant silencieusement Daniel de m’avoir rendu cette visite gênante et improvisée qui m’aura au moins permis de me remettre les idées en place concernant cet « évènement » - si je puis dire. Le tout est intéressant, il me permet en tout cas d’avoir quelques idées de ce dont on parlera quand je reprendrai du service – si je reprends du service un jour – et me permet de remettre un pied dans mes anciennes habitudes. Il n’a même pas idée d’à quel point il me fait du bien sans s’en rendre compte. Parce que je me sens soudain moins diminué, plus apte, alors que je n’ai pas bougé de ce fauteuil et que je suis toujours aussi handicapé qu’en arrivant.

- Ceci explique cela, oui…

En réalité, je trouve plutôt ça louche. Le silence cache souvent bien des choses, et si les attentats les visaient réellement, ils attendaient peut-être que l’effervescence retombe pour frapper leur vengeance. Mais là, je parle sans savoir. Je n’ai même aucune idée d’où les forces de l’ordre en sont ni même de ce qu’ils ont divulgué aux médias, alors oui, je me contente de banalités qui ne me ressemblent pas.

On en revient à ma jambe, cela dit, à ma trop longue absence, aussi. Je secoue la tête face aux inquiétudes de Sanders.

- Rien d’aussi palpitant, non. J’aurais presque préféré.

Ricanement qui doit paraître inquiétant d’un point de vue extérieur alors que ce qui m’est arrivé relève du ridicule lorsqu’on connaît mon occupation première.

- Fauché par une voiture. Rien de très glorieux, tu le constates. Depuis, j’ai hérité d'un fémur qui déconne et d'une incapacité de travail.

Je hausse les épaules avant de décider de changer de sujet. Je n’ai pas envie d’amener mon coma sur le tapis, les pertes de mémoire et tout ce qui va avec. La jambe cassée suffira amplement.

- Enfin, bref. Merci pour les infos, c’est loin d’être… conventionnel, comme visite. J’en ai conscience.


Léger hochement de tête. Il est temps de faire semblant de m’intéresser aux gens, pour éloigner le plus possible la discussion de moi :

- Comment vas-tu, sinon ? Depuis le temps ?
WILDBIRD
   

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ranipyaar | we♥it | tumblr
Messages : 397
quartier : south side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Mar 5 Sep - 17:39



 
missed me ?
julian & leo


Il aurait voulu que la conversation soit toute autre, que cet instant même n'arrive pas. Parce qu'il n'a aucune idée de ce qu'il doit dire, de ce qu'il devrait faire, parce qu'il n'apprécie pas particulièrement la présence de Stokes chez lui en sachant ce qu'il vient réellement y chercher. Car tout n'a jamais porté que sur eux, que sur eux deux. Ces deux âmes, l'une perdue, l'autre brisée. Et lui, lui qui attend que le monde ne tourne enfin en sa faveur, lui qui hésite et survit. Car survivre est le mot, finalement. Patienter jusqu'à recevoir quelques nouvelles, quelques informations comme seule nourriture pour cette inquiétude qui, en attendant, n'a de cesse de ronger chaque parcelle de sa misérable personne. Celle qui se tarie dans les ombres d'un appartement sali par l'usure, par le temps, par ces longs moment plonger dans un crépuscule des plus denses pour n'apercevoir, qu'un beau jour, quelques rayons blafards d'un aube faiblard. Aussi, Leo s'en remet au lieutenant, à cet homme qui, malgré sa posture, cache bien des tourments. Il le devine, le comprend, le voit à ses prunelles qu'il lui ment. Qu'il se ment, même, peut-être, qui sait. « Rien d’aussi palpitant, non. J’aurais presque préféré. » Un léger rire qui en dit long, cette once de regret qui se perd dans les tréfonds de sa voix. Leo ne connaît que trop ce schéma pour l'avoir lui-même mené, passade à moitié enterrée. « Fauché par une voiture. Rien de très glorieux, tu le constates. Depuis, j’ai hérité d'un fémur qui déconne et d'une incapacité de travail. » Des mots qui s'étalent mais des épaules qui se haussent et cette volonté aisément compréhensible de vouloir passer à autre chose. Qui ne le voudrait pas, dans sa situation ? Il se souvient d'un homme orgueilleux, arrogant. D'un homme qui n'aurait laissé passer aucune faille et à qui il semblait ne rien pouvoir arriver. Méticuleux, trop sérieux. Les questions s'amassent et Leo se fait à la ramasse. Parce qu'il rumine, dans son coin, songeant à la malchance horrible qui pourrait toucher une personne aussi inatteignable qu'il ne semblait l'être ; aux yeux de Sanders, en tout cas, qui finalement le toise. Peut-être quelques secondes, quelques minutes, un temps qui file avant qu'il ne réponde ; finalement devancé. « Enfin, bref. Merci pour les infos, c’est loin d’être… conventionnel, comme visite. J’en ai conscience. » Et finalement, ces derniers mots-là lui arrache un rire, quelque chose qui vient se perdre dans l'appartement jusqu'alors pratiquement silencieux. Ça n'est pas une nouveauté, ça. Ses visites n'ont jamais été conventionnelles pour le peu dont il se souvient complètement. « Ça, c'est peu dire. » Mais il s'abstient tout autre commentaire, choisissant d'en rire. « Comment vas-tu, sinon ? Depuis le temps ? » Puis ça. Cette question, cette banalité qu'il n'aurait jamais imaginé. Elle vient s'imposer, brisant le silence et ce rictus forcé. L'espace d'un instant, Leo fronce les sourcils, détaillant ses traits, sa personne, devenant peut-être même insistant bien qu'il termine par baisser le regard, songeant aux réponses à donner, aux réponses à taire ; parfois trop tard.

« Navré, ça sonnait bizarre dans votre bouche. Ça a dû bien taper. » Laisse-t-il entendre avant de s'en vouloir, rapidement, trop rapidement. Parce qu'il baisse la tête, tousse faiblement avant d'en revenir à lui, se sentant con, plus qu'il ne l'a jamais été. « Faites pas attention, j'ai tendance à dire de la merde en ce moment. » Et c'est vrai, parce qu'il dépérit ici à attendre de pouvoir ne serait-ce que de passer une nuit – un seul – complètement endormi. Car les séquelles sont lourdes et le manque plus atroce qu'il n'avait pu l'être autrefois. L'écho de Claudia gagne en ampleur, son petit rire venant arpenter les murs de cet appartement qu'elle n'a pourtant jamais foulé. Un nouveau silence, quelque chose qui se perd dans l'instant présent avant qu'il ne soupire, avant qu'il ne tente de briser ce fossé qui peu à peu, et davantage, se créer. « J'imagine que je survis. Ils m'ont donné quelques jours d'arrêt pour réussir à ; et les mots lui manquent. A quoi exactement ? Se remettre, franchir l'obstacle émotionnel qui s'est fracassé sur le coin de sa tête. A me reposer, en soit. » Mensonge mais vérité, paradoxe même de son existence. Leo se ment autant qu'il se connaît, qu'il se sait. Et c'est la raison pour laquelle il choisit de ne pas s'arrêter sur sa petite personne, sur ce sujet sensible qu'il ne peut pas aborder ; peut-être autant que Stokes à son égard. Impasse qu'ils se sont fait, volonté d'avancer si ce n'est en osant regarder ce qu'ils ont été ; ce qu'ils peuvent être maintenant qu'ils ne peuvent reculer. Aussi, malgré ce savoir, malgré cette conclusion quant au sujet à taire, Leo ne peut s'en empêcher, Leo n'a jamais su faire autrement ; trop inquiet pour le monde entier à défaut de l'être pour lui. « Ils comptent vous rendre votre place ou vous essayez justement de prouver que vous le pouvez ? » C'est un constat qu'il se fait plus qu'une question qu'il se pose, un constat qu'il laisse entendre parce qu'il voit la manière dont il se tient, les hésitations qui trahissent encore certaines agitations et ce qu'il tient, ce qui orne ses côtés, cette canne accolée au canapé, celle qui finalement se fait douloureux pilier. « Vous avez quelqu'un avec vous au moins pour surmonter tout ça ? » Réflexe professionnel, le besoin de s'assurer du bien-être de ses patients, bien que Julian n'en soit pas un. C'est son grand cœur qui parle, ce besoin insatiable de savoir autrui en bonne compagnie. Et il se fait insistant, attendant une réponse avant que sa dernière tentative ne lui revienne en mémoire. « Désolé, j'ai comprit que vous ne vouliez pas parler de ça ; une pause tandis qu'il en revient à son verre, à cette dernière gorgée qu'il s'offre dans la précipitation. Je peux vous être utile pour autre chose ? » C'est à son tour de passer à autre chose, à son tour de lui épargner bien d'autres questions ; parce qu'il se connaît, plus qu'il n'y paraît. Car Leo reste d'un chiant naturel, ça en voulait seulement bien faire.
Codage par Emi Burton

_________________


« You. »
I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. You keep me under your spell, you keep me under your spell, you keep me under your spell.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Ven 6 Oct - 11:36



       
       Leo & Julian
       Missed me ?

   
E
n toute honnêteté, je peux comprendre à quel point cette banalité doit sembler bizarre sortant de ma bouche. Je n’ai jamais donné l’impression d’en avoir quelque chose à cirer de comment vont les gens qui m’entourent et c’est en toute honnêteté toujours aussi vrai. Je n’ai en ce moment simplement pas la moindre envie de lui donner l’impression que je ne suis venu que pour lui demander si son frère avait encore déconné ou non durant mon absence. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il ne me croit pas une seconde capable d’être compatissant et il a raison, mais c’est une question de politesse. Ou quelque chose comme ça. La question polie.

Je comprends donc sa réaction et l’excuse d’un signe de la main et d’un haussement d’épaules. Il n’a pas tort : ça a bien tapé. Mais je n’ai pas la moindre envie de revenir là-dessus, alors je ravale ma fierté qui voudrait que je réplique sèchement et je me tais à la place. Julian Stokes a bien changé et si je ne remédie pas tout de suite à ce problème, je sens que ça va mal se terminer… mais pour le moment, je la ferme. Et c’est tout.

C’est un regret instantané qui me prend lorsqu’il commence à m’expliquer que c’est loin d’être top pour lui en ce moment. J’ai posé une question polie et si je m’attendais à ce qu’il me réponde un « ça va » tout aussi poli, je ne me suis pas le moindre instant préparé à faire face à une réplique négative. Je ne sais pas quoi dire. Alors je hoche la tête, de haut en bas, pendant quelques secondes, les mains jointes sur mon abdomen. Je voudrais une illumination, un truc à dire.

- Courage, le seul mot qui sort. Il aurait pu être suivi d’un « je suppose ? » qu’il aurait été lancé sur le même ton. Le point d’interrogation s’entend dans ma voix plus que tout le reste. Pas de curiosité, que du contraire, être curieux signifierait devoir trouver d’autres mots qui se veulent réconfortants. C’est plutôt un questionnement. Est-ce que c’est la chose à dire ? Est-ce qu’il attendait une autre politesse ou un geste, ou… ?

Et puis merde. Je suis Julian Stokes, après tout. Un « courage » à peine audible sur un air de question est déjà une prouesse en soi. Il ne m’en voudra pas. Et s’il m’en veut, c’est qu’il me connaît mal.

Voilà qu’il s’inquiète à nouveau pour moi, d’ailleurs. Je savais qu’il ne se vexerait pas, ou qu’il ferait semblant du moins, ou bien suis-je trop aveugle pour l’avoir remarqué ? Sa question, en tout cas, me laisse perplexe. Je ne sais pas si j’ai envie d’y répondre. Si j’ai envie de m’avancer à donner la réponse que je souhaiterais la bonne ou si je lui dis la vérité. On ne sait pas si je suis capable, si je le serai un jour, et ce que je fais là, je le fais aussi un peu pour me prouver à moi-même que je récupèrerai mon job un jour. Ma place un jour. Je ne réponds pas tout de suite et il enchaîne avec une autre question à laquelle je réponds, plus facilement, par un signe de tête approbateur. Il y a Lou, elle est là, c’est un fait. Mais je n’ouvre pas la bouche, parce que mon esprit est toujours occupé par l’idée de retourner travailler un jour… et Leo me sauve.

- Ouais, c’est pas… y’a des questions auxquelles les réponses sont floues. Pas trop envie de m’avancer.

Ça conclura le tout. Je n’ai plus rien à faire ici et l’échange se fait de plus en plus gênant, à sens unique qui plus est. Je commence à me sentir mal à l’aise et je profite de l’opportunité qu’il m’offre pour m’échapper de cette situation.

- Non, je déclare en secouant la tête, merci d’avoir pris de ton temps, je vais te laisser te… hum… reposer, du coup.

Je me lève difficilement, grognant et m’appuyant sur cette béquille de malheur que je jetterais bien par la fenêtre puis me dirige vers Leo pour lui serrer la main.

- Me raccompagne pas, je connais la sortie.


Pour un au revoir aussi gênant que le reste de cette fin de conversation, je préfère prendre la porte seul. Et c’est ce que je fais, donc, sans même un dernier merci. Fidèle à moi-même.
WILDBIRD
   

♥:
 

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : ranipyaar | we♥it | tumblr
Messages : 397
quartier : south side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo Lun 9 Oct - 21:35



 
missed me ?
julian & leo


Se risquer sur quelques pentes, analyser, voir que quelque chose ne va pas. Le comprendre n'est pas la même chose. Parce qu'il voit, vraiment, il perçoit ce qui subsiste dans le regard de l'homme mais ne parvient pas tellement à lui donner un nom. C'est différent, plus dur, plus noir. C'est un mélange de tout ce qu'il possède encore mais en un peu plus terni et ça l'inquiète ; bien qu'il ne soit pas à le porter dans son cœur. Mais ce trop grand cœur, celui qui vient lui rappeler que ses tracas ne sont en rien réparables ou à apaiser, lui laisse entendre qu'il a le droit de lui poser ses questions, qu'il a le droit de lui faire savoir qu'il voit ; au cas où il voudrait le cacher. Leo en grimace un peu d'ailleurs de songer à cela, peu habitué à la détresse des autres depuis qu'il s'était plus qu'idiot à laisser celle de son frère se consumer et se perdre en des songes pas très réfléchis. Il a appris de ses erreurs et ne souhaiterait cette détresse à personne, pas même à Julian qui demeure encore silencieux, rien qu'un instant avant qu'il n’enchaîne, avant qu'il ne s'inquiète d'une quelconque présence à ses côtés. Parce qu'il va en avoir besoin, parce que tout le monde en a besoin ; même lui malgré tout ce qu'il a déjà pu voir de sa personne et du comportement qu'il aimait à faire valoir quelques temps plus tôt, quand des séquelles d'un accident n'étaient pas de trop. « Ouais, c’est pas… y’a des questions auxquelles les réponses sont floues. Pas trop envie de m’avancer. » Il s'en contente, finalement, acquiesçant silencieusement tout en restant cette fois à sa place, il n'a pas son mot à dire, rien à rajouter, il n'en a pas le droit. Alors il s'abstient d'insister, il s'abstient parce qu'il comprend – et plus qu'aisément – que Julian ne sera pas à même d'accepter ce qu'il serait susceptible d'appeler sa « pitié ». Alors non, il lui dit, il ne s'attarde pas, voyant un soupçon de satisfaction se perdre sur les traits du brun qui, d'ailleurs, saute sur ses mots, sur ces paroles qui concluent facilement cet échange des plus étranges. « Non, merci d’avoir pris de ton temps, je vais te laisser te… hum… reposer, du coup. » Faible sourire à ces mots, parce qu'il n'a jamais su le faire ; se reposer. Ça n'est pas lui, ne pourra plus jamais l'être. Mais c'est gentil, de sa part, bizarre mais gentil et il l'accepte, volontiers. Comme quoi n'importe qui peut changer, même le plus grand salaud teinté d'un peu trop de fierté. Alors il le garde ce sourire, même lorsque l'autre s'avance, lui tendant sa main qu'il serre instinctivement, prêt à le suivre pour lui ouvrir avant d'être devancé. « Me raccompagne pas, je connais la sortie. » Évidemment.

Et si silhouette qui s'élance, qui suit le seul geste de main que Leo s'est permis avant qu'il ne disparaisse à nouveau et si cette visite s'est fait plus que surprenante, il n'en est pas moins de tout ce qu'elle est venue faire ressurgir. Parce qu'il évitait de penser à Claudia, parce qu'il s'était promis de le retrouver cet homme-là d'ailleurs dans l'espoir d'avoir des nouvelles, un indice, rien qu'un mot. Et cette envie s'était faite pressante, dure, elle s'estompe au fur et à mesure que le silence se rétabli dans la pièce. Parce qu'il a vu cette perdition, ce gouffre béant qui doit hanter ses songes jusqu'aux abords de son âme. Et s'il aurait dû seulement en détourner son attention, seulement faire comme si de rien n'était, Leo s'en inquiète plus que de coutume. La fatigue, peut-être, l'envie de faire davantage – comme toujours – que de rester là, les bras croisés, à attendre qu'une nouvelle ne vienne définitivement le briser. Un soupire tandis qu'il se laisse tomber dans son fauteuil, une énième fois, contemplant les ombres et le fauteuil sur lequel s'attarde un spectre présent quelques minutes plus tôt. Et il fronce les sourcils, Leo ne parvient qu'à faire cela, réfléchissant, essayant de se mettre à sa place pour comprendre qu'il a peut-être pas fait assez. Pas assez en effet mais quoi dire de plus, quoi faire quand celui concerné n'en veut pas ; parce qu'il n'en voulait clairement pas, d'une quelconque aide, pas comme ça. Et, dans un élan de lucidité, Leo cherche, Leo essaie de mettre la main dessus, se relevant finalement, allant et ici et là comme dans l'espoir de le trouver jusqu'à y parvenir, laissant son téléphone s'allumer pour y chercher un prénom... qu'il n'a plus d'enregistré. Soupire et les fesses qui retrouvent son sofa. « Quel con. » De l'avoir laissé partir sans ne serait-ce que lui rendre une dernière politesse. Il s'en veut, finalement, parce qu'il en revient toujours à cet état exécrable à chaque fois qu'un peu trop de fatigue se manifeste, à chaque fois que ses tourments s'accumulent pour ne plus rien laisser qu'une ombre de son éternel générosité. Il a été injuste, plus d'une fois, en l'espace de quelques instants et elle revient aussitôt cette culpabilité, prête à le hanter pour quelques journées jusqu'à ce que d'autres choses ne viennent s'y greffer. Et, tandis que les heures commencent à s'estomper, Leo se promet ne serait-ce que d'y passer pour pouvoir récupérer de quoi prendre des nouvelles. Promesse inscrite en lui sur laquelle il ne fera pas une croix, essayant finalement de passer à autre chose pour ne pas avoir à se lamenter sur son amabilité fatiguée et le manque clair d'avancée dans tout ce dont ils ont pu parler. Non, il doit passer au-dessus de tout ça, s'estimer plus qu'heureux d'être encore là. Parce qu'il n'a rien vécu de tout ça, ne connaît pas plus que ça le trouble que doivent vivre certains, Julian y comprit, surtout lui. Nouveau soupire, nouveaux pas, un café comme pour se remettre finalement dans ses draps. Et l'heure tourne, défile. Et le temps file.
Codage par Emi Burton

_________________


« You. »
I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. I don't eat, I don't sleep, I do nothing but think of you. You keep me under your spell, you keep me under your spell, you keep me under your spell.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
Profil
Secrets
Contact







MessageSujet: Re: Missed me ? | Leo

Revenir en haut Aller en bas
 

Missed me ? | Leo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Missed ya. [ft Caudy]
» I... Missed you ! {Charlie & Albus}
» Missed me, my dear? ♥
» SAMUEL ϟ i missed you, little sister
» (fini) Surprise ! I'm come back to home ! You missed me ! | Neal Da Silveira
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Windy City 911 :: THE WINDY CITY :: South Side :: LOGEMENTS-