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 [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan

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MessageSujet: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Mer 26 Avr - 18:23





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Ryan & Taylor


« J'y ai pensé tu sais... Au fait que ça pouvait être un signe... Mais tu m'as sortie de ma crise là-bas, quand j'étais au sol... T'es la première personne à avoir jamais réussi à faire ça alors... Je préfère voir ça comme un signe plutôt que de me focaliser sur le négatif. Et t'as raison, notre rencard n'est pas terminé. Sauf si toi tu veux que ça s'arrête. Moi non. . »

Les mots se répètent en boucle, me provoquent une sensation doucereux au creux de l’estomac alors que je suis entrain d’établir une ordonnance malgré les refus de Ryan. Cette crise, je m’en souviens et si je ne connais pas encore Ryan parfaitement, j’me suis bien doutée que quelque chose merdait, que ça n’était pas « normal » en vue des circonstances. Certes, un plafond qui s’effondre sur nos gueules n’a rien de joyeux, peut être même traumatisant mais au point de rester prostré comme elle l’était ?

Je termine d’établir la liste de médicaments à lui prescrire de mon écriture penchée et aussi bordélique que ma vie et termine par imprimer le tampon de l’hôpital sur la feuille et de signer. Mais je ne me lève pas tout de suite … Je ne lui ai pas encore répondu. Pas clairement. Me contentant juste de lui lâcher ces quelques mots :

- Moi non plus.

Juste « moi non plus ». Comme si j’avais de nouveau 16 ans, le cœur complètement engourdi et avec l’impression que toute votre assurance c’est carapaté à l’autre bout de la planète. Il faut dire ce qui est : Ryan en impose et malgré mon caractère à chier, malgré le fait que parfois Milo me fait remarquer que j’gueule autant qu’un bulldog, cette femme m’intimide.
Je joue avec mon stylo entre mon index et mon pouce, ma jambe secouée de spasme nerveux. J’ai le trac. Je crois. Tout s’est tellement mal déroulé ces derniers temps que j’ai l’impression de devenir paranoïaque et que d’un moment à l’autre, tout va me péter à la gueule, encore une fois. Peut-être que j’devrais justement en profiter, pour une fois. Temps que Ryan est encore là.
Je rebouche le stylo et le laisse à l’abandon sur le bureau de la salle avant d’aller rejoindre la jeune femme qui m’attend près de la salle d’attente. Je la retrouve avec un sourire sur les lèvres, brandissant l’ordonnance devant moi.

- Et ça n’est pas négociable. Je ne peux pas t’empêcher d’aller bosser mais prend au moins ce traitement pour éviter les infections. Et il faudra te changer le pansement aussi, tous les jours.

Mais je suppose que ce discours elle a dû l’entendre un million de fois, vu qu’elle est une habituée du rafistolage. Manteau sur le bras, je l’enfile par-dessus ma petite robe noire que je regrette toujours autant d’avoir enfilée vu comment il caille -enfin… tout dépend. J’le regrette beaucoup moins quand Ryan me jette ce genre de regard, faut l’admettre- et me tourne vers elle.

- Sortons d’ici avant qu’un patient ne m’oblige à passer la nuit ici.

Et autant dire, que ma nuit c’est pas à l’hosto que j’ai envie de la passer. J’emprunte le chemin de la sortie en compagnie de Ryan, resserre les pans de mon manteau autour de moi lorsqu’une légère brise se glisse sous mes tissus, me faisant silencieusement frissonner. Nous faisons quelques pas vers l’extérieur, nous éloignant un peu plus de l’hôpital à chaque mètre parcouru avant de prendre mon courage à deux mains et de me tourner vers Ryan.

- Si tu es toujours d’accord… J’ai un appartement dans le South Side mais je vie en collocation avec mon meilleur pote.

Je marque une légère pause avant de glisse ma main dans mes cheveux, pour y remettre de l’ordre. Ou tout simplement pour me donner l’impression que ça me redonne une certaine consistance.

- J’me dis qu’on serait peut-être plus tranquille chez toi. Sauf si toi aussi tu vie en colloc’ avec un meilleur pote envahissant, qui parle trop et qui fourre toujours son nez là où il ne faut pas… Auquel cas, on va être obligé de continuer ce rancard dehors. Ou dans un bar.

J’affiche un sourire en sa direction, lui laissant cette fois le choix.
Pas de méprise, j’aime Milo, plus que j’aimerai un frère mais je le connais trop cette petite bitch de fouine, il n’va pas arrêter de me poser un million de question en sautant d’un pieds sur l’autre pour savoir qui c’est, comment elle s’appelle, où est-ce que je l’ai rencontré. Faudrait d’ailleurs que je lui en touche deux mots parce que j’peux décidément rien lui cacher et que j’ai tout simplement envie de partager ça avec lui.
J’attendais juste de voir si cette fois, tout n’allait pas être foutu en l’air pour X raisons. Un regard vers Ryan me fait penser que ça valait le coup d’attendre.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Dim 30 Avr - 17:35



     
   
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Ce serait idiot que les choses se terminent comme ça, là-dessus, alors que nous étions parties pour passer une très bonne soirée, alors que les choses semblaient se profiler d'une manière plus sympathique que d'habitude, pour moi, comme pour elle je pense. Je ne tiens pas à terminer sur une mauvaise note, sur une mauvaise impression, je ne tiens pas à ce que la soirée se termine en laissant croire que d'une, Taylor a la poisse, que de deux, ce qui est arrivé est un signe que nous ne devons pas aller plus loin ni tenter notre chance, ensemble. C'est la première fois que j'y pense sérieusement, que je l'envisage. Elle est la première, depuis mon retour, à éveiller cette envie de construire quelque chose ou en tout cas d'essayer. Les aventures j'en ai eues plusieurs et je ne veux pas que Taylor soit une simple aventure. Mais peut-être que je suis totalement à côté de la plaque. Peut-être qu'elle préfère ne pas tenter le diable. Peut-être qu'elle ne souhaite pas justement tenter sa chance, notre chance. Ce serait un échec... Un cuisant échec pour moi que de renoncer alors que j'ai vu ce soir le positif au milieu du chaos. Taylor reste d'abord silencieuse à ma proposition, se contente de griffonner ce qui semble être une ordonnance et moi d'attendre, patiemment, qu'elle ne se décide. Lorsque son « Moi non plus. » franchit ses lèvres, j'esquisse un sourire. Soulagée, heureuse. Ces quelques mots ça peut ne paraître pas beaucoup mais en fait c'est beaucoup. Cela veut dire que malgré ce qui a pu se passer ce soir, elle non plus n'a pas envie qu'on termine la soirée là-dessus, elle non plus ne tient pas à ce qu'on en reste là. Taylor joue avec son stylo et moi de sourire davantage encore. Comme ça, on a toutes les deux l'air de deux adolescentes qui sont en plein premier rencard. Alors oui c'est notre premier rencard ensemble mais... Enfin comme quoi, on a beau avoir été avec d'autres personnes, ce n'est pas forcément facile quand on tente de nouveau de se lier à quelqu'un.

Lorsqu'elle me tend finalement l'ordonnance en m'annonçant que ce n'est pas négociable et qu'à défaut de pouvoir m'empêcher d'aller au boulot, elle veut que je prenne des médicaments. Je hoche la tête avec un sourire, décidée à me montrer au moins un peu raisonnable. Pour ce qui est du pansement, je pourrai me débrouiller seule, ce n'est pas un problème. Ou peut-être que Taylor pourrait venir s'occuper de moi, du pansement... Mais je garde cette idée dans un coin de ma tête, sait-on jamais si je me sens assez audacieuse pour la proposer au cours de ce qui nous reste de notre soirée. Taylor récupère son manteau et l'enfile, et moi de la regarder avec sans doute trop incandescence pour un lieu public mais bon, sa robe quoi, sa robe... Je cligne des yeux quand Taylor se retourne vers moi, gênée quelques secondes qu'elle ait pu voir mon regard mais que quelques secondes. Après tout, elle n'est pas sans savoir l'effet qu'elle me fait, même si je n'ai encore rien dit, nous ne serions pas là ce soir si ce n'était pas le cas.

« Oui, allons-y. » je lui réponds quand elle propose de sortir de l'hôpital.

Je glisse la manche de mon manteau sur mon épaule sans l'enfiler. Il fait froid mais je préfère le froid à la douleur. Nous nous avançons toutes les deux, nous éloignons de l'hôpital et plus on s'éloigne, plus j'apprécie le calme qui nous enveloppe. C'est rare ici, ça change. Taylor se tourne soudain vers moi et je porte aussitôt mon regard sur elle. Elle me propose d'aller chez elle en prenant soin de m'expliquer qu'elle vit en collocation avec son meilleur ami. Papillons dans le ventre : seule avec elle. Bon, son meilleur ami sera là mais seule quand même. Je penche doucement la tête sur le côté quand elle glisse sa main dans ses cheveux : j'avoue avoir envie de le faire moi, et c'est difficile de me retenir. Elle ajoute soudain que nous serions plus tranquilles chez moi sauf si je vis moi aussi en collocation avec un ami trop bruyant trop tout visiblement d'après Taylor. Mon sourire répond au sien avec douceur.

« Alors non, je n'ai pas de colocataire. Et je vis dans une petite maison mais c'est pas tout près d'ici. Il va falloir qu'on prenne un taxi. Mais ça devrait pouvoir se trouver sans trop de difficultés. »

Je la regarde en silence un instant, hésitante, avant de m'approcher un peu d'elle.

« Et comme il fait assez froid, je te propose qu'on se tienne chaud le temps qu'on récupère un taxi. » j'ajoute finalement en glissant ma main autour de sa taille et en nous rapprochant un peu plus encore.

Je plonge mon regard dans le sien, mon sourire s'élargit alors que je récupère mon téléphone pour pouvoir nous appeler un taxi. Quand c'est fait, je range le portable.

« Y'a plus qu'à attendre qu'un taxi pointe le bout de son nez. Alors comme ça, tu vis en collocation ? Est-ce que ça fait longtemps ? » je lui demande, sincèrement intéressée, et espérant que lui prendra l'envie de se réchauffer un peu plus contre moi.

C'est que j'aime être près d'elle comme ça, et j'aimerais l'être encore plus.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Lun 1 Mai - 1:34





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C’est clairement pas évident de jouer la carte de l’audace face à une femme comme Ryan. Elle m’impressionne, j’peux rien contre ça. Ce charisme, cette stature, font d’elle une femme qui ne me laisse pas indifférente sur bien des fronts. Pourtant, j’ai toujours l’habitude d’être la « meneuse » du rancard généralement. Je ne dis pas que je suis toujours sûre de moi et que je drague toutes les nanas que je croise d’un claquement de doigts mais j’ai pas l’habitude de me sentir aussi… fragile ? Démuni ? Intimidée ? j’en sais trop rien. Normalement je suis plutôt entreprenante, décisionnaire, sans avoir réellement peur des conséquences, préférant vivre au jour le jour. Mais cette fois, c’est comme si j’avais tout simplement la trouille que le moindre faux pas pourrait tout foutre en l’air, comme ça, sans prévenir. Et c’est justement parce que je n’ai vraiment pas envie d’en arriver là, que j’me fous une pression monstre toute seule.
Putain, réfléchis moins et agis plus. Merde.

Je me suis décidée à lui proposer cette alternative, d’aller chez elle pour boire un verre, par exemple.
Non, pas que pour boire un verre. Pour plus. Passer la nuit là-bas, clairement. J’ai pas envie qu’elle me plante là, sur le trottoir et pas envie qu’elle me dise que finalement, tout le monde sera bien mieux chez soi.
Humiliation cuisante que je mettrais certainement plusieurs jours avant de digérer.
Son sourire a au moins l’effet d’apaiser l’ouragan de question qui va finir par me faire péter les plombs. Et j’ai un nœud au ventre d’attendre sa réponse.

- Alors non, je n'ai pas de colocataire. Et je vis dans une petite maison mais c'est pas tout près d'ici. Il va falloir qu'on prenne un taxi. Mais ça devrait pouvoir se trouver sans trop de difficultés.

Je passe dans les montagnes russes des émotions. Je sens mon cœur grimper d’un coup sec de l’entendre dire ça, profondément soulagée de voir que ça ne s’arrêtera pas là… Pour ensuite le sentir chuter brutalement au fin fond des méandres de mon estomac. De 1) parce que je prends conscience que je vais enfin me retrouver seule avec elle, dans une certaine bulle d’intimité que nous n’avions pas dans nos précédents rancards.
De 2) parce que sa façon de s’approcher me provoque un million d’émotions diverses qui me mettent dans un état fébrile. Proche de l’excitation et de la peur à la fois.
Putain, un peu d’aplomb bordel. J’ai l’impression d’avoir quitté mon corps, d’avoir…

- Et comme il fait assez froid, je te propose qu'on se tienne chaud le temps qu'on récupère un taxi.

… Sa main sur ma taille, ses mots, son regard sur moi. Tout est là pour faire disjoncter les remparts et résistances de mon cerveau, de mon propre corps qui réagit en un long frisson à ce contact.
Qu’on se tienne chaud ? J’ai bien envie de lui dire que cette phrase, je l’interprète d’une tout autre façon et d’une tout autre manière de « se tenir chaud » mais je m’abstiens, essaie de retrouver une consistance alors que mon cœur s’affole.
Ryan s’est rapprochée, gardant toujours sa main sur ma taille alors que la mienne s’est posée par automatisme sur son bras, comme pour garder souder le contact pour qu’elle ne s’éloigne pas. Et pendant qu’elle passe un coup de fil pour commander ce putain de taxi qui a tout intérêt à ne pas trainer en chemin, je prends conscience que nous n’avions jamais été aussi proches, intimes. Un nouveau cap de franchit. Une nouvelle accélération du myocarde alors que je la regarde avec intention, imprimant ce sourire sans vraiment m’en rendre compte.

- Y'a plus qu'à attendre qu'un taxi pointe le bout de son nez. Alors comme ça, tu vis en collocation ? Est-ce que ça fait longtemps ?

Allo, Taylor O’brien ? Oui, c’est à vous d’articuler une réponse. Oh, tout simplement pour éviter d’avoir l’air d’une débile profonde ayant perdu une moitié de ses neurones à mi-chemin.
Je cligne des yeux, retrouve la réalité. Lâchant prise. Ou presque.

- Non. Disons que mon meilleur ami est du genre à être hyper imprévisible et qu’il a débarqué du jour au lendemain pour m’annoncer que son tour du monde, s’est fini et que maintenant, c’est avec moi qui allait vivre.

Et le fait de raconter ce souvenir me donne un large sourire aux lèvres, me rappelant parfaitement comment ce grand con a débarqué du jour au lendemain avec ses sacs et ses souvenirs, sa joie de vivre et sa connerie intacte. Je me souviens d’avoir à ce moment-là pris conscience à quel point cet imbécile m’avait profondément manqué.
Ma phrase s’achève et je glisse à mon tour ma main sur sa taille et me rapproche considérablement, franchissant la très maigre séparation entre nos corps.
Nouvel ouragan au creux du ventre, nouvelle vague de chaleur qui m’enveloppe de la tête aux pieds alors qu’un frisson me parcoure l’échine. J’ai l’impression d’entendre battre mon cœur au creux de mes tempes.

- Bref, ça doit fait quelques mois seulement. Pause. Et toi, ça fait longtemps que tu vis dans cette maison un peu trop loin d’ici ?

Beaucoup trop loin d’ici.
Pas moyen qu’on se la fasse à la Harry Potter et qu’on transplane là tout de suite ?
Je la laisse me répondre, l’écoute attentivement et cette fois me rapproche un peu plus de Ryan. Je prends seulement conscience du bien être que ça me provoque. Un putain de soulagement de se sentir si… voulue. Désirée. Je sais pas. Un truc dans ce genre-là qui m’insuffle une bouffée de vie qui me manquait ces derniers temps.
Je n’sais pas à quel moment je franchis la barrière, ni à quel moment je me suis décidée à passer le cap. Mais ma main glisse de son bras à son épaule alors que l’autre quitte sa hanche pour glisser sur la joue de Ryan. Une légère pression et je l’invite à se pencher alors que j’accueille ses lèvres, sans prévenir. Une explosion de chaleur se manifeste au creux du ventre alors que je les goute pour la première fois, savourant en silence ce contact que j’ai profondément désiré un million de fois depuis que j’ai compris à quel point elle ne me laissait pas indifférente.
Je resserre légèrement mon emprise, sans pour autant me trouver être insistante ou étouffante mais l’élan des émotions me donne l’audace nécessaire pour être plus aventureuse dans cet échange, sentant la chaleur de son corps émaner au travers les tissus. Je finis par rompre l’échange, lentement, m’écartant à peine avant de murmurer, front contre sa joue. Malheur à moi d’être si petite, bordel.

- Dis-moi que ce taxi ne va pas mettre 15 ans à arriver…

Parce que je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps. Pas envie de me priver de ce contact cinq minutes de plus. Je veux ressentir de nouveau cette boule d’émotions, de vie, que je croyais tout simplement foutue avec tout ce qu’il se passe depuis des mois dans ma vie que je juge passablement merdique.
Mais là, ce soir ? ras le bol de tout foutre en parenthèse, d’avoir l’impression d’être plus vide que vide. Et si ça ne doit durer qu’une soirée, qu’une nuit alors je veux la vivre jusqu’au bout. Juste une fois. Ma main glisse dans son cou et je ne bouge pas, souffle écourté par l’échange et l’intensité des émotions. Attendant une réaction de sa part alors que mon corps cherche le sien, imperceptiblement.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Mar 2 Mai - 18:51



     
   
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Je suis bien là, tout près d'elle. Envolé le bordel qu'il y a eu durant cette soirée. Envolée (presque totalement) la douleur du bras. Envolés les doutes, les questions. Je suis juste bien. Ma main est bien posée sur sa taille, je suis très proche d'elle, pas encore assez à mon goût mais je préfère la laisser venir à moi si elle en a envie : il est mieux qu'on fasse chacune des petits pas, non ? Je la regarde, en fait je la bouffe sans doute un peu trop du regard mais tant pis. Je n'ai pas envie de faire comme si, j'ai envie d'être moi-même, autant que possible en tout cas. Les mots viendront, les explications quand elle verra la totalité des tatouages et les cicatrices (si nous allons jusque là ce soir, ce que j'espère sincèrement) viendront également. Ma religion ? Pas tout de suite. C'est plus délicat, plus personnel et chaque chose en son temps. J'en parlerai quand je serai certaine qu'elle est capable de me comprendre et de ne pas me juger, pas que je pense qu'elle soit ce genre de personne sinon je ne serais pas là avec elle mais enfin, ça reste délicat. Je la bouffe donc des yeux, sans retenue, et elle me fixe un instant sans répondre à mon interrogation concernant son colocataire et donc meilleur ami si j'ai bien tout suivi. Elle finit par cligner des yeux et cela me fait sourire. Elle se lance ensuite dans des explications concernant le dit meilleur ami, sur le fait qu'il ait tendance à être imprévisible et qu'il a débarqué du jour au lendemain chez elle pour s'y installer. Là encore je souris. Je souris parce que je pense que je m'entendrais parfaitement bien avec ce jeune homme. Ce côté « je vis la vie au jour le jour » me correspond tellement que oui, je pense que nous nous entendrions très bien. Et puis je souris parce qu'elle sourit aussi et bon sang elle est si jolie quand elle sourit de cette façon... Si jolie que mon cœur s'emballe, que me prend l'envie de me pencher vers elle et de faire miennes ses lèvres.

Difficile de résister.

Encore plus difficile quand elle pose sa main sur ma taille, ce qui m'arrache un petit frisson qui n'est pas du tout dû au froid et termine de réduire la distance entre nous et mon cœur bat encore plus vite et ce n'était pas arrivé depuis un long, long moment. Je respire profondément par le nez pour tenter de garder le contrôle de ma respiration, ce qui est loin d'être gagné. Elle reprend finalement la parole et j'ai beaucoup de mal à me concentrer sur ses mots. Je l'entends bien me poser une question pour savoir si ça fait longtemps que je suis dans le coin mais je perds pieds en fait. Mes yeux semblent définitivement focalisés sur les lèvres de Taylor qui se trouvent à une distance absolument plus du tout raisonnable en fait. Je déglutis. Toussote.

« Oui... Non pardon. Quelques mois seulement. Depuis novembre... » je souffle tout bas, ayant particulièrement du mal à trouver mes mots tant elle me trouble parce qu'elle se rapproche encore plus.

Tellement plus...

Nouveau frisson quand elle laisse glisser sa main sur mon bras jusqu'à mon épaule tandis que l'autre main de Taylor se fraye une chemin jusqu'à ma joue. Il y a ce truc dans ce regard qui fait que je fonds totalement... Ce truc qui fait que ça n'est pas comme ça a pu être avec les aventures que j'ai pu avoir depuis que je suis divorcée. Je sens la pression délicate sur ma joue et je le ressens l'appel, sa demande silencieuse à laquelle je ne demande qu'à répondre. Alors, je me penche, termine de supprimer le peu de distance entre nous pour poser mes lèvres sur les siennes. La décharge électrique qui me traverse à ce moment-là est particulièrement puissante, plus puissante que ce à quoi je m'étais attendue. C'est doux, chaud, tendre. Parfait. Alors qu'elle resserre son emprise je fais de même et de mon bras non douloureux j'entoure sa taille. Puis ça prend une teinte plus colorée, moins timide et plus passionnée et j'en oublie définitivement mon autre bras en vrac puisque je l'use pour venir poser ma main sur la nuque de Taylor. La douleur se fait entendre mais je l'ignore et la laisse dans un coin de mon cerveau. Puis, nos lèvres se séparent, et il me semble que c'est Taylor qui met fin au baiser, je ne sais pas trop, peu importe finalement. Elle s'écarte et son front se retrouve contre ma joue. Je ferme les yeux et souris. C'est là qu'elle murmure qu'elle veut que je lui dise que le taxi ne pas mettre quinze ans à arriver. Un petit rire quasi silencieux s'échappe de mes lèvres.

« Il ne devrait pas trop tarder... » je lui réponds dans un murmure, mes mains allant se perdre dans son dos pour presser un peu plus son corps contre le mien. « On sera bientôt chez moi. » et sur quoi je dépose un tendre baiser sur son front.

C'est instinctif, naturel, pas besoin de réfléchir. Plus besoin pour être plus exacte. Elle glisse sa main dans mon cou et c'est le geste qui me fait un peu plus basculer. Ma main qui jusque là traînait sur sa nuque vient se poser sur sa joue et je recule mon visage juste assez pour pouvoir la regarder un bref instant, juste assez pour pouvoir lui crier silencieusement ce qu'elle éveille chez moi et ce que je veux avant de revenir cueillir ses lèvres. Un baiser empreint de davantage de passion, de davantage de désir, et mes mains deviennent plus aventureuses également, s'égarant un peu trop dans son dos pour la presser contre mon corps. Ce n'est clairement pas une façon de se comporter en public mais il n'y a pas de public. Il fait nuit, nous sommes seules dans la rue et... Coup de klaxon qui nous fait sursauter. Je détourne le visage et aperçoit le taxi. Quand est-il arrivé celui-là ? Combien de temps sommes-nous restées là à nous embrasser de manière on ne peut plus éhontée ? Aucune idée mais je laisse échapper un petit rire quand le taxi penche la tête sur le côté en affichant un petit sourire. Au moins, nous ne sommes pas tombées sur un homophobe mais sur un type qui a l'air plutôt sympa.

« Allons-y. » je souffle à Taylor avant de l'entraîner jusque la voiture.

Une fois installées, je donne l'adresse au taxi qui semble décidé à nous faire la conversation. Et pendant la conversation, pendant qu'on explique chacune notre tour la soirée, ma main trouve celle de Taylor, mes doigts jouent avec les siens, nos regards se croisent, se fixent, et mon cœur bat à chaque minute un peu plus vite en sachant les doux moments qui nous attendent une fois à la maison. En parlant de la maison, le taxi ne met pas longtemps à nous amener jusque chez moi. Le chauffeur ne manque pas de nous souhaiter une bonne fin de soirée avec un sourire entendu ce qui a le mérite de me faire rire.

« Et voilà. Mon petit chez moi. » je dis à Taylor avant de l'entraîner vers la maison une fois le taxi parti.

J'ouvre la porte, entre, allume la lumière et l'invite à entrer et c'est quand elle est à l'intérieur et que je referme la porte que je me fige, la main sur la poignée. Tout à coup paniquée. Il n'y a aucune raison pourtant. J'ai couché avec d'autres femmes et d'autres hommes alors pourquoi est-ce que je me retrouve figée comme ça face à ma propre porte d'entrée. Ma porte... Ma maison... Taylor est la première personne que je ramène ici en fait, voilà ce qui me pétrifie. Je la fais entrer dans ma tanière et c'est sans doute totalement con mais ça me fout une trouille... Je me retourne, esquisse un sourire plus crispé que ce à quoi j'ai pu l'habituer et je retire ma veste.

« Est-ce que tu veux boire quelque chose ? Manger ? On n'a pas pu terminer le repas... »

Je prends une profonde inspiration pour essayer de me calmer : tout va bien se passer. Même si elle va voir les médailles et les photos de mes compagnons d'armes accrochés au mur, tout va bien se passer.

Tout va bien se passer.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Sam 13 Mai - 22:43





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Elle sourit, rit, je le sens plus que je ne le vois ou l’entends, toujours yeux clos. J’ai le cœur qui bat avec force entre mes côtes, le souffle légèrement court et surtout, envie d’être loin d’ici, chez elle, en intimité pour découvrir plus que je ne peux toucher, goûter en cette seconde.

- Il ne devrait pas trop tarder...

Je sens son emprise sur mon dos et ne me fais pas prier pour me rapprocher encore plus.

- On sera bientôt chez moi.

Bientôt n’est pas assez rapide à mon goût mais pas le choix que de patienter. J’esquisse un sourire lorsque je sens ses lèvres sur mon front et que je glisse ma main dans son cou. Je caresse sa peau du bout des doigts, bercer sur un nuage que je n’ai pas côtoyé depuis des mois. Une légèreté dont j’avais presque oublié le goût et la chaleur si agréable qui démarre du creux du ventre pour se répandre partout, dans chacune de mes cellules.
Je sens sa main effectuer une légère pression sur ma joue et je me recule suffisamment pour faire face à son visage et croiser son regard. Il n’y a pas que les mots qui sont expressifs, il n’y a pas que les gestes. Les yeux de Ryans me transmettent des émotions qui explosent au creux de mon ventre. Nous sommes cloitrés dans une bulle de désir, si bien que le reste du monde n’existe pas, si bien que lorsque Ryan m’embrasse de nouveau de façon bien plus passionnel que tout à l’heure, j’y réponds sans l’ombre d’une hésitation.
Rien à foutre de savoir si nous sommes en pleine rue ou si quelqu’un peut nous voir en cette seconde, mes sens et mon intention est entièrement focaliser sur Ryan, sur cet échange dont chaque geste m’éveille de part en part. Un long frisson parcoure mes avant-bras malgré le froid, mon corps cherche le sien et mes bras passent autour de son cou pour raffermir ma prise autour d’elle.

Un coup de klaxon me fait sursauter, interrompt brutalement l’échange avant de me rendre compte à quel point je suis fébrile, cœur battant.
Pire qu’une collégienne, bordel.
Je ne sais même pas combien de temps nous avons passé à nous embrasser comme ça, sans se soucier de quoi que ce soit, de qui que ce soit mais si le temps pouvait passer aussi vite dans la bagnole, ça m’arrangerait.

- Allons-y.

J’acquiesce, la suis sans un mot et me glisse à l’intérieur de l’habitacle. Ryan file son adresse au taxi qui se trouve d’humeur à nous faire la conversation. Est-ce que j’lui fais comprendre ce soir que j’suis pas ce genre de personne à me taper la discute aimablement avec qui que ce soit ? Faut pas oublier que j’suis un putain de grincheux, qui râle presque pour un rien… Mais même si je le voulais, j’y arriverais pas. Parce que je souris comme une euphorique à l’idée que ce type me conduise vers cette femme que j’ai envie de dévorer sur place.
Autant appeler un chat, un chat.
Je résume en quelques mots ce que je fais dans la vie, Ryan en fait de même de son côté et je la laisse tisser la majeur partie de la conversation alors que sa main trouve la mienne et que mes doigts jouent avec les siens, s’amusant à effleurer sa peau, essayant de ne pas faire trop divaguer mon imagination vers des contrées que je ne peux, pour l’instant, pas atteindre. Mais comment ne pas y penser quand je croise CE regard ?
Appuie sur le champignon s’il te plait, je crains de ne pas pouvoir faire preuve de politesse bien longtemps.

La voiture nous dépose devant une maison que je devine sous quelques réverbères, le taxi nous souhaitant une bonne soirée que nous lui retournons sans hésiter et je finis par suivre Ryan jusqu’à l’entrée.

- Et voilà. Mon petit chez moi.
- Ca a l’air d’être plutôt tranquille par ici. Ca donnerait presque envie.

Comparé à mon appartement aux murs en papier de cigarette, me permettant d’entendre les ébats des voisins en stéréo dolby surround. Parfois, j’me dis que l’idéal pour moi ça serait exactement ce genre d’endroit qu’il me faudrait ne serait-ce que pour la tranquillité. Je n’aurai plus à me batailler avec les voisins pour le son trop fort pou moi à cause de mon hyperacousie, je pourrais avoir un cadre plus sein pour réviser, bosser comme je le devrais… Puis je me rappelle que cette perspective d’avenir ne serait peut-être jamais possible. Pas dans la merde dans laquelle je me trouve.
Bref, c’est pas le moment de penser à ce genre de trucs qui fouteraient mon morale à zéro. Pas ce soir. Je veux profiter de cette soirée, de Ryan. De tout ce qu’il se passe.
Je suis dans l’entrée, Ryan fermant derrière nous et j’ai l’impression qu’elle bloque quelques secondes.. Est-ce qu’elle a changé d’avis ? Est-ce qu’elle regrette de m’avoir amenée ici ?

Son sourire crispé ne m’échappe pas, ni sa façon de bouger, d’évoluer dans cet appartement. Quelque chose cloche subitement mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur quoi. Je me défais de mon manteau, me laissant à découvert avec cette robe de nouveau et le dépose sur le canapé tout en la scrutant en silence.

- Est-ce que tu veux boire quelque chose ? Manger ? On n'a pas pu terminer le repas...

Je fronce les sourcils avant de répondre.

- Je veux bien un verre, s’il te plait. Peu importe ce que tu as, ça m’ira.

A mon tour de lui adresser un sourire, sincère et par pur réflexe humain, je jette un œil autour de moi, pour me familiariser à l’endroit même si mon esprit est totalement ailleurs, occuper à penser à bien d’autres choses que cet environnement que j’aimerai découvrir un peu plus tard. Pourtant, ma curiosité prend le pas sur tout ça. Parce que Ryan n’est pas qu’un plan d’un soir, elle m’intrigue, m’intéresse et je n’ai pas envie de la connaitre uniquement en surface. Je sais deux trois choses sur elle, comme Ryan sait deux trois choses sur moi mais il me reste tant à découvrir et je sais parfaitement que le lieu d’habitat d’une personne en dit plus long que la personne elle-même.

Mais je n’ai pas le temps de m’attarder sur le moindre détail que je reviens vers Ryan qui me tend un verre d’alcool.

- Merci ! Je tends le verre devant moi avant d’ajouter, sourire aux lèvres. On peut au moins trinquer au fait que le toit ne nous soit pas tomber dessus ET que nous sommes sorti des urgences assez rapidement. Même si on doit mettre ça sur la carte « Sortie VIP ».

Aka moi. Ça a du bon d’avoir un rancard qui est toubib alors autant en profiter.
Les récipients s’entrechoquent et je bois une première gorgée dont le liquide me brûle agréablement l’œsophage.
Je finis par saisir une de ses mains en douceur, m’approchant tout aussi lentement tout en plongeant mon regard dans le sien avant de venir l’embrasser, sans préavis. Je prends d’abord mon temps, comme une nouvelle première fois puis plus passionnément. Plus de rue, plus de monde autour de nous, encore moins de taxi qui risque de surgir. Juste nous, une intimité qui débride mes gestes, mon audace. Ma main glisse sur sa hanche, l’attire à moi avant de glisser mes doigts dans son cou, comme pour la maintenir, qu’elle ne s’échappe pas de cette étreinte brûlante, presque fougueuse. Et je le fais durer, cet échange. Jouant de ses sens, de mes doigts sur la peau de son cou, de sa nuque.
Je m’y perds, mon esprit décolle complètement et c’est une torture que de rompre le contact. J’ai le souffle court, le cœur battant, une envie furieuse de goûter sa peau, de la sentir plus proche… mais pourtant, je m’impose cette « séparation », sourire taquin et presque provocateur aux lèvres.

- Tu me fais faire le tour du propriétaire ?

Je me recule de quelques pas et me dirige de moi-même vers le salon où quelques cadres prônent les meubles. Si tout à l’heure rien ne m’avait interpellé, trop focaliser par Ryan et tout ce qu’elle peut m’éveiller comme sensations, cette fois un détail me saute à la gueule.
Des médailles militaires. Je fronce légèrement les sourcils, m’en approchent en douceur avant de capter une photo et une deuxième d’hommes en uniforme.

- Tu étais dans l’armée ?

Je me retourne vers Ryan, sincèrement curieuse. Je ne m'y attendais pas particulièrement mais maintenant que la possibilité se présente... pourquoi pas? Je l'imagine en tenue militaire et me dis que ça lui irait plutôt bien. Ma curiosité s'agrandit au fur et à mesure où je me pose des questions. Quelle section? Depuis combien de temps? Quelle armée? De terre, à tous les coups. Disons que l'uniforme est assez caractéristique.

- Fais attention à ce que tu réponds parce que j’ai un très gros faible pour les uniformes…

Et mon sourire s’élargit, ne manquant pas de lui décocher un regard bourré de sous-entendu.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Mer 17 Mai - 21:01



     
   
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D'accord, c'est sans doute idiot de flipper pour rien de cette façon mais c'est plus fort que moi. L'appréhension est là, l'anxiété, la peur. Une véritable peur de ce que les questions pourraient entraîner. Des réponses bien sûr mais des réponses qui feront peut-être peur à Taylor. Les nanas et les mecs que j'ai pu avoir dans mon lit jusque là, je ne les ai jamais ramenés à la maison. Et pour ce qui est de mes cicatrices, j'ai dit que j'avais été blessée dans un accident. En fait, je n'ai jamais dit la vérité à personne à leur propos mais Taylor, quand elle me demandera, je ne lui mentirai pas. Je ne lui mentirai pas parce qu'elle n'est pas juste un coup d'un soir ou plusieurs soirs. Elle a ce truc en plus, cette étincelle, cette flamme qui a réveillé ma propre flamme alors non, pas de mensonge. Même sur mes croyances, si ça vient sur le tapis... Non, quand ça viendra car c'est sûr que ça arrivera, même là-dessus à elle je ne lui mentirai pas comme je peux mentir aux autres. Je mens parce que j'ai peur qu'on ne me comprenne pas. Et si Taylor ne me comprenait pas non plus ?... Je chasse cette idée d'un bref mouvement de la tête alors que Taylor me confirme qu'elle est d'accord pour boire un verre, peu importe ce que j'ai à lui proposer. Du coup, je retire ma veste, me mets à l'aise et vais jusqu'à la cuisine et après hésitation, je me décide à nous servir un peu de rhum avec un soupçon de jus d'ananas. Des saveur que j'apprécie et j'espère qu'elle appréciera également le mélange. Je m'occupe de préparer les verres, la peur toujours au ventre, les mains moites, même tremblantes à quelques reprises. Silencieusement, je tente de me calmer, de me raisonner. Cela ne fonctionne pas vraiment mais je vais devoir faire avec. Je quitte la cuisine pour retrouver Taylor et arrivée à sa hauteur je lui tends son verre en esquissant un sourire qui me semble, à moi, un peu moins crispé. C'est déjà mieux que toujours autant crispé non ? Elle récupère le verre, affichant elle aussi un doux sourire et quand elle propose de trinquer, je hoche la tête, toujours avec ce petit sourire aux lèvres.

« D'accord. Fêtons ça. » je lui réponds en levant mon verre pour trinquer avec elle.

Les verres se touchent, je porte le mien à mes lèvres et savoure le goût assez fort du rhum avec lequel je n'ai pas été radine, au contraire. C'est de nulle part et sans crier gare que Taylor se saisit soudain de ma main, manquant même de me faire lâcher mon verre tant ça me surprend. Elle s'approche de moi, mon cœur s'emballe et elle m'embrasse. Tout simplement. Comme ça. Et là, au cœur de ma maison, dans le silence ambiant, dans ce calme qui nous entoure, j'ai l'impression de n'entendre que les battements de mon cœur qui martèle comme le fou qu'il est dans ma poitrine. Taylor ose, elle met de la passion dans ce baiser et mon esprit cesse un instant de penser à ce qu'elle pourrait penser quand elle verra mon corps, ou les photos, on peu importe... Je cesse de réfléchir et me presse contre elle, enroulant mon bras autour de sa taille, en faisant au moins autant de passion qu'elle dans cet échange soudain mais finalement merveilleusement agréable. Un frisson me parcourt quand Taylor pose sa main sur ma hanche pour m'attirer davantage à elle et c'est meilleur encore quand je sens ses doigts dans mon cou. Ma main libre, va se presser sur la taille de Taylor où mes doigts s'accrochent avec force. Lorsque finalement nos lèvres se séparent, ma respiration est difficile. L'oxygène se fait rare, il faut que je reprenne mes esprits. Je me mouille les lèvres, savourant encore le souvenir de ses lèvres sur les miennes encore quelques secondes auparavant et plonge un regard brûlant dans le sien. Oublié tout le reste pendant cet instant. Son sourire me fait sourire.

« Avec plaisir. » je souffle tout bas, ma bouche près de la sienne quand elle me demande de lui faire faire le tour du propriétaire.

C'est Taylor qui se recule et ça me permet de davantage reprendre mes esprits. Je rebois une gorgée de mon verre alors que nous nous dirigeons vers le salon et soudain, les peurs refont leur apparition. Dès que Taylor pose son regard sur les fameuses photos, dès qu'elle s'y attarde, un autre frisson me parcourt mais pas du tout le même genre de frisson que Taylor fait naître chez moi. Non, ça n'a rien à voir. Je perds doucement mon sourire même si j'essaye de garder un visage assez neutre : je sais que je vais avoir du mal, que ça va être difficile. Je m'arrête d'ailleurs, la laisse regarder et reste en retrait. Et la question tombe.

« Tu étais dans l'armée ? »

Elle se tourne vers moi et j'esquisse mécaniquement un sourire que je sais bien moins tendre. Elle me fixe et moi je reste là, sans bouger, silencieuse, prenant en fait tout simplement le temps de me préparer à ce que je vais dire et à comment je vais le dire et surtout, surtout, comment je vais vivre ce que je vais dire. Je laisse bien malgré moi échapper un petit et bref rire quand elle me dit qu'elle a un faible pour les uniformes. Son sourire s'élargit et je le vois son regard plein de sous-entendu et en le voyant, je déchante parce que je réalise que je ne pourrai clairement pas répondre à son hum... Fantasme, quel qu'il puisse être. Je prends une profonde inspiration, essayant de garder malgré tout un sourire aux lèvres.

« Oui, j'étais dans l'armée mais non, tu ne me verras pas dans mon uniformes. Enfin pas en vrai parce que je ne le porte plus mais... »

Sur quoi je m'approche d'elle, la dépasse et lui désigne d'un geste du menton la photo la plus à droite sur le mur. Celle où je suis avec tous ceux de mon unité. Moi, une autre femme, et trois hommes.

« Là tu peux me voir avec mon uniforme. » je lui dis finalement.

Cheveux longs, aucun tatouage visible puisque j'en avais à l'époque mais bien moins, et pas le même regard. Ce sont les mêmes yeux mais pas le même regard. Maintenant que je regarde la photo, je m'en rends encore plus compte.

« Nous étions dans l'armée de terre et on faisait partie d'une unité qui traitait les informations qu'on réussissait à récupérer. On interceptait les infos et on traduisait. Je parle de nombreuses langues. » j'ajoute finalement pour mieux expliquer ce que je faisais. « Elle c'était Billy Spencer. » je dis en désignant la femme de mon index. « Elle était géniale. Elle avait un sacré caractère mais elle était cool. » Ma gorge commence à se serrer. « Ces deux-là c'étaient les frères Peterson. Zack et Sam. Ils avaient deux ans d'écart mais étaient tous les deux dans la même unité. Ils avaient tout fait pour ça, c'était un rêve de gosse de servir leur pays. » Je marque un silence quand mon index termine par arriver à hauteur de Pierce. Il tremble d'ailleurs mon index. Je fronce les sourcils et prends de nouveau une profonde respiration. Quand je reprends la parole, ma voix est plus tremblante que je ne le voudrais.Je me souviens de ses derniers instants, de son cadavre égorgé dans ma cellule. Je tremble. « Lui, c'était Jackson Pierce. Il était fantastique. Il avait vraiment le cœur sur la main, peut-être trop. Tout ce qu'il se passait là-bas ça le touchait encore plus que ça nous touchait nous. Je ne sais pas si dans le fond il était vraiment fait pour ça... » Je les observe tous encore un moment avant de lâcher la bombe, ou tout du moins une partie. « Je suis la seule survivante. »

Je me tourne vers Taylor, les larmes aux yeux et me tapote rapidement la joue pour essayer de reprendre un semblant de consistance face à elle. Je cligne plusieurs fois des yeux pour m'empêcher de me mettre à pleurer comme une merde et gâcher la soirée, puis je souris.

« Donc voilà, oui, j'étais dans l'armée mais c'est du passé. C'était une autre vie et franchement, je tiens pas à en parler maintenant si ça t'ennuie pas. Je préférerais... Je préférerais qu'on termine sur une note joyeuse ce soir. »

Je m'approche, dépose un bref baiser sur ses lèvres et la regarde avec tendresse.

« Viens, je te fais visiter le reste. C'est pas très grand on aura vite fait le tour. »

Je la prends par la main et l'entraîne donc jusque la cuisine, puis, je nous fais prendre le petit couloir (le seul de la maison en fait) et tour à tour, lui montre une pièce où se trouvent quelques appareils de musculation d'occasion, ma barre de traction et mon sac de sable pour cogner, la salle de bains et toilettes, une chambre qui peut servir de chambre d'ami si jamais quelqu'un vient dormir à la maison et...

« Ici c'est ma chambre. » je dis à Taylor en ouvrant la porte et en la laissant entrer en première à l'intérieur. « Je ne suis pas très... Décoration comme tu peux le voir. »

La chambre est, à l'instar du reste de l'appartement, très spartiate. Au mur, un cadre photo avec une photo de mon père et sur mon chevet, le Coran. Elle va le voir, ça ne fait aucun doute. Quand je n'en sais rien. Peut-être maintenant, peut-être demain, peut-être un autre jour... J'espère qu'il y en aura des autres jours.

« Tu sais... » je m'approche d'elle, termine mon verre que je pose sur la commode au passage. « J'ai jamais ramené personne ici. Enfin, des personnes sont venues mais... Enfin, tu vois ? T'es la première que je ramène ici. »

J'insiste. Je veux lui faire comprendre que ce n'est pas rien pour moi. Qu'elle, elle n'est pas rien. Je m'arrête tout près d'elle et glisse doucement mes mains sur ses épaules que je caresse du bout des doigts.

« T'es unique. » je souffle tout bas en plongeant mon regard dans le sien. Mon corps se tend, j'hésite. Qu'est-ce que je fais ? Je lui dis ou j'attends qu'elle s'en rende compte ? Non parce que ça risque d'amener des questions et... « J'ai pleins de cicatrices. » Bon, ça sort de nulle part c'est vrai mais tant pis. Je ne peux pas faire autrement. Je ne me vois pas faire autrement. « Vraiment beaucoup... Des coupures, des brûlures, et j'ai beaucoup de tatouages pour les cacher mais on... Les sent... » Le sous-entendu est là. Je veux plus d'elle comme elle veut plus de moi mais ça implique qu'elle sente mes cicatrices sous ses doigts. « Et ça fait partie des choses dont je préférerais parler une autre fois... D'accord ? »

Et j'attends. J'attends qu'elle décide si ça lui va ou pas.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Jeu 1 Juin - 0:50





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Ryan & Taylor


Un long frisson glacé me traverse la colonne. Ce n’est pas l’excitation mais plutôt parce que je constate que ma dernière réplique là laisse sans réaction ou plutôt que je fais un flop total. J’ai l’impression que nous sommes passées à un feu incandescent à quelque chose de bien plus soft, de plus craintif.

- Oui, j'étais dans l'armée mais non, tu ne me verras pas dans mon uniformes. Enfin pas en vrai parce que je ne le porte plus mais...

Elle s’approche… puis me dépasse. Je fronce les sourcils, accusant le coup en silence. J’ai jamais été très douée pour draguer, pour séduire. J’ai même été une vraie nulle à ce sujet. Sauf quand j’en ai un coup dans le nez. Et avec les derniers évènements, faut croire que je deviens de plus en plus mauvaise…
Ryan me désigne une photo que j’observe, concentrée. Je visualise trois hommes, puis deux femmes dont l’une attire mon attention.
Holy shit !

- Là tu peux me voir avec mon uniforme.

J’ouvre grand les yeux et m’approche un peu plus de la photo que je prends entre mes mains. La surprise m’enlève toute politesse puisqu’à aucun moment je ne lui demande ma permission. Ryan est là, cheveux longs, donnant l’impression d’avoir aucun tatouage sous son uniforme, fin sourire sur le visage. Discret. Et un regard… tellement différent. J’ai presque l’impression de ne pas avoir la même femme sur le cliché que celle qui se tient à mes côtés.

- Nous étions dans l'armée de terre et on faisait partie d'une unité qui traitait les informations qu'on réussissait à récupérer. On interceptait les infos et on traduisait. Je parle de nombreuses langues.

Autant dire que pour l’instant l’excitation a clairement laissée place à une curiosité presque maladive. Je ne sais pas si Ryan est consciente à quel point je peux l’être, à quel point je peux vite me retrouver à poser 150 questions. Alors quand j’apprends que mon rancard était à l’armée mais qu’en plus elle faisait partie d’une sorte de brigade de renseignements... Autant dire que j’ai envie de tout savoir. Savoir comment c’était, ce qu’elle faisait précisément, quelles langues elle parle, comment ça se passait, comment ils récoltaient les informations… Bref. Tout. Je prends conscience que plus les semaines passent, plus Ryan éveille un intérêt qui va bien au-delà de l’attirance physique à mes yeux.

- Elle c'était Billy Spencer. Elle était géniale. Elle avait un sacré caractère mais elle était cool.

J’enregistre le visage de la concernée, tout en visualisant cette fameuse Billy et ce qu’elle peut être.

- Ces deux-là c'étaient les frères Peterson. Zack et Sam. Ils avaient deux ans d'écart mais étaient tous les deux dans la même unité. Ils avaient tout fait pour ça, c'était un rêve de gosse de servir leur pays.


J’acquiesce en silence, observant chacun des visages tout en mémorisant précieusement les informations données. C’est fascinant. Pas de la curiosité mal placée mais un vrai intérêt pour qui sont ces personnes, ce qu’elles font, où elles sont. L’impact qu’ils ont pu avoir sur Ryan, sur sa vie, sa façon de voir les choses. Comment ont-ils eux-même vécu leur expérience là bas.
Je tique légèrement sur le « rêve de gosse » et me dit que quelque part, c’est d’une tristesse profonde que d’avoir pour rêver d’aller se jeter dans la gueule d’une guerre que l’on ne comprend pas toujours et qui n’est pas vraiment la nôtre. Je ne critique absolument pas les soldats, l’armée en elle-même. Au contraire, j’éprouve le plus profond des respects pour eux puisque pour tout métier, il en faut, comme on dit. Mais c’est bien plus haut, que je vise. Au gouvernement. Il est tellement facile d’envoyer des humains en pâture que de prendre soi-même les risques.

L’index de Ryan va vers le visage du dernier homme. Elle tremble légèrement et je ne comprends que maintenant que de me parler de tout ça, lui coûte, même si je n’en connais pas la raison.

- Lui, c'était Jackson Pierce. Il était fantastique. Il avait vraiment le cœur sur la main, peut-être trop. Tout ce qu'il se passait là-bas ça le touchait encore plus que ça nous touchait nous. Je ne sais pas si dans le fond il était vraiment fait pour ça...

J’acquiesce, de nouveau.
Comment ne pourrions-nous pas ne pas être touchée par l’horreur d’une guerre ? Si nous, citoyens, vivons l’horreur derrière nos écrans de télévision, le cul bien assit dans le canapé, je n’ose imaginer ce que ça doit être pour eux, sur place.
Et ça me touche, plus que je ne l’aurai cru.

- Je suis la seule survivante.


La violence du choc est immédiate alors que je me retourne vivement vers Ryan, lâchant un « Quoi ?! » expressif. Peut-être un peu trop. Je fais rapidement face à toute une réalité dont j’avais conscience tout en ignorant le fin fond de la violence. Oui, la guerre c’est moche, c’est pourri, c’est dur. Mais elle prend une toute autre ampleur quand on vous fout la gueule dedans.
Et c’est le regard brillant de larmes de Ryan qui entraine la mienne en plein cœur de l’horreur. Je reste un instant scotché par la nouvelle et par tout ce que ça engendre derrière, comme certaines explications d’ailleurs. Cette crise, au sein du restaurant par exemple. J’avais une bonne vingtaine de questions qui me trottaient dans la tête et désormais, j’en ai certainement le double. Et plus que ça, je me demande comment est-ce qu’elle a fait pour tenir le choc. Vu l’émotion dans son regard, je doute que cela se soit fait facilement. Mon cœur se serre, vraiment. Jamais je n’aurai pu imaginer tout ça.

- Donc voilà, oui, j'étais dans l'armée mais c'est du passé. C'était une autre vie et franchement, je tiens pas à en parler maintenant si ça t'ennuie pas. Je préférerais... Je préférerais qu'on termine sur une note joyeuse ce soir.
- Aucun problème, nous ne sommes pas pressées.

Je lui adresse un sourire alors que j’ai une boule dans la gorge. Je respecte sa volonté, même si ça me démange, me brûle les lèvres que de lui demander ce qu’il s’est passé. Mais jamais je ne l’obligerais à remettre les mains dans ces souvenirs qui lui semblent douloureux.
Le rythme de mes pensées est soudainement aspiré par ses lèvre qui se déposent en toute légèreté sur les miennes, brièvement, couplé avec ce regard tendre qu’elle m’offre.

- Viens, je te fais visiter le reste. C'est pas très grand on aura vite fait le tour.

Elle me prend par la main et la suis sans un mot, encore un peu secouée par ce qu’elle vient de me balancer. Je ne les connais pas mais imagine aisément l’horreur que ça a dû être pour Ryan. Je sais que l’armée est réputée pour cette fraternité qui lie chaque soldat entre eux, que c’est principalement pour ça qu’ils réussissent à tenir, à garder la tête froide.
Alors comment Ryan a-t-elle fait pour se sortir de ce merdier ?

Nous faisons rapidement le tour, pièce par pièce que je découvre, me focalisant sur cette soirée pour tenter de lui redonner une note joyeuse. Une pièce réservée au sport visiblement, une chambre d’ami, la salle de bain …

- Ici c'est ma chambre. Je ne suis pas très... Décoration comme tu peux le voir.

La porte s’ouvre et j’observe effectivement une pièce simple, plongée dans la pénombre. Mes yeux font un rapide coup d’œil, observant un cadre photo, un bouquin sur le chevet que je ne reconnais pas d’ici mais que j’essaie de deviner…

- Tu sais… Je redresse mon regard vers Ryan, détournant mon intention du livre qui devient aussitôt secondaire à la seconde où je la vois s’approcher de moi. J'ai jamais ramené personne ici. Enfin, des personnes sont venues mais... Enfin, tu vois ? T'es la première que je ramène ici.
- Ah oui ? Je marque une pause. J’espère que je ne te déçois pas pour une première alors.

Petite référence au fait que j’ai foutu les pieds dans le plat où il ne le fallait pas, encore.
Mais mes idées se retrouvent de nouveau cour circuités par Ryan qui s’approche avec cette fois, quelque chose de différent dans le regard. Ce qu’elle vient de me dire me touche, me provoque une vague de chaleur au creux du ventre, mais le regard qu’elle porte accélère à lui seul mon rythme cardiaque. Elle est proche, très proche, me fait revenir mes émotions fois 10, de pleins fouets. Et je ne sais pas si c’est le fait d’en savoir un peu plus sur son passif qui entre en compte mais pour la première fois, elle m’intimide, m’impressionne vraiment. Tout chez elle me provoque une multitude d’émotions que je n’avais pas connu depuis… Ouais. Depuis Maëve. Tout simplement.

Ses mains sur mes épaules, ses doigts sur ma peau, je frissonne sans jamais la lâcher des yeux, la gorge soudainement sèche.

- T'es unique.

C’est l’effet d’une bombe. D’une claque.
Depuis combien de temps n’avais-je pas eu cette sensation ? Celle qui vous donne l’impression d’être importante, vivante… unique. Avec tout ce qu’il m’est tombée sur la gueule, je n’ai pas eu le temps de me concentrer sur moi, ma vie, mes propres relations. A part enchaînée des coups d’un soir et encore…
Ca me fait quelque chose, me déstabilise. Me donne l’impression d’être encore plus petite que je ne le suis déjà mais aussi l’impression d’être quelqu’un, ne serait-ce qu’à travers ce regard. De ne plus être cette petite merde qui finira les tripes à l’air dans un caniveau de Chicago. Que peut-être, j’ai encore une petite chance de construire quelque chose de positif.

- J'ai pleins de cicatrices. Vraiment beaucoup... Des coupures, des brûlures, et j'ai beaucoup de tatouages pour les cacher mais on... Les sent...

Je l’écoute, ne bronche pas. A peine surprise. Si son passif dans l’armée s’est soldé par la mort de tous ses compagnons d’armes, je me doute qu’elle n’est pas sortie sans séquelles. Physique ou psychologique.

- Et ça fait partie des choses dont je préférerais parler une autre fois... D'accord ?

Toujours aucun mot de ma part alors que je continue de la regarder avec une infinie tendresse et peut-être, quelque chose d’autre. De plus intense. De plus vivant.
Je porte le verre à mes lèvres et le termine d’une traite, comme pour me filer une sorte de courage. Je dépose le récipient sur le meuble le plus proche et m’approche de Ryan, toujours sans rien dire, me contentant des gestes, de ma présence. Je ne veux pas gâcher le moment par des paroles qui n’auront pas de sens, qui ne seront pas juste, je ne veux ni la blesser ou la bousculer en commettant un impair. La seule chose que je souhaite en cet instant, c’est de lui partager le sentiment d’allégresse qu’elle me donne, le bonheur qu’elle me transmet. Ses paroles me résonnent en tête, ses aveux aussi. Je me fous de ses cicatrices mais pas dans le sens qu’on le croit. Je ne la jugerais pas pour ça, ne lui poserais aucune question si c’est ce qu’elle souhaite mais ça ne m’empêchera pas pour autant de la désirer, de la vouloir et de continuer à passer ce genre d’instant avec elle.
Elle me donne tout simplement envie d’essayer, d’éponger ce qui la rend parfois si maussade, de lui rendre le sourire, la joie de vivre.

Je m’approche d’elle, glisse mes mains sur ses joues et l’attire vers moi pour un baiser que je veux volontairement doux, lent, tendre. Je prends mon temps, explore ses lèvres, les goûte, m’en abreuve alors que mes mains glissent sur ses épaules pour ensuite rejoindre ses hanches, ramenant un peu plus Ryan contre moi.
Cette fois, plus de rue, plus de taxi, plus de gens ou même du monde. Juste nous dans cette chambre et mes sens qui se débrident les uns après les autres, qui s’éveillent, qui en redemandent.

Pourtant, je m’écarte, mets fin au baiser, souffle court et cœur battant.

- Je ne suis pas ici pour tes cicatrices, tes brûlures ou même ton passé.

Et pour lui faire comprendre que je n’entends pas par-là que j’en dénigre l’existence, j’ose glisser mes mains sous son haut où j’effleure sa peau, du bout des doigts jusqu’à sentir ces fameuses marques, traces de violence qui ne me laissent pas sans question, sans curiosité, mais que je choisis de ne pas soulever ce soir. Parce qu’elle me l’a demandé et que je la respecte.
Mes doigts poursuivent leurs courses, en douceur, lentement, glissant dans le creux de son dos alors que je me rapproche de Ryan, brisant cette fois toute distance pour obtenir la plus grande proximité possible. Je n’éprouve aucun dégoût ni quoi que ce soit qui irait dans ce sens. Elles font partie d’elle, de son histoire. Elles racontent certaines choses que j’entendrais peut-être un jour, lorsque Ryan sera prête.

- Je suis ici pour toi. Mes mains continuent leur caresse sur sa peau que je sens frissonnante alors que mon cœur menace d’exploser dans ma poitrine. Elles font partie de toi alors j’attendrais.

Je dépose un nouveau baiser sur ses lèvres, puis sur sa mâchoire pour dériver dans ce cou que je goûte, ose prendre entre mes lèvres, souffle tremblant, corps tendu, cherchant le sien.
De nouveau, je romps le contact, jouant presque inconsciemment avec ses sens, alors que je tente de ramener mon esprit à la réalité, au moins pour lui dire quelques mots, la rassurer aussi. Bêtement, stupidement peut-être, je me dis que si ma vie est un désastre, je pourrais peut-être essayer de rendre la sienne plus lumineuse. Au moins pour une nuit, pour une soirée.

- Tu n’es pas obligé de me parler de tout ça, prend le temps dont tu as besoin. J’effleure sa joue de ma main, puis effleure ses lèvres avant de la glisser dans son cou. Et du temps, on en aura plein.

Je lui laisse donc sous-entendre que je veux la revoir, que je ne veux pas que tout s’arrête ce soir malgré tout ce qu’elle m’a dit. J’ai eu la sensation qu’elle craignait à ce que ça ne m’effraie mais c’est l’inverse. J’ai pas pour habitude de m’arrêter à « ce genre de détail », à fuir devant la difficulté ou quoi que ce soit d’autres. Si c’est Ryan que je veux alors je ferais en sorte à ce que tout se déroule bien.

- Tu es la seule qui arrive à me faire penser que, pour une fois, tout pourrait mieux se passer.

Cette confession franchit mes lèvres alors que je détourne légèrement le regard, murmurant ses mots timidement puisque je ne suis pas du genre à me dévoiler. Mais ce soir les choses me semblent différentes, Ryan me donne l’envie d’essayer.
Je n’aime pas cette position de « faiblesse » où je me sens psychologiquement nue.

- Maintenant… je tends ma main vers ma hanche et commence à dézipper lentement ma robe sur le côté, sans la lâcher des yeux. S’il te plait.

Une invitation, claire et précise de ce que je veux, en cet instant.
Elle. Et personne d’autre.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]ASk for Answers - Ryan Dim 11 Juin - 17:19



     
   
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Parce que j'ai peur. Peur d'en parler de mes cicatrices, peur de parler de comment je les ai récoltées, peur de parler de ce que ça a entraîné comme changement pour moi. Ce sont des choses particulièrement difficiles et intimes à la fois. Je sais que là, nous sommes sur le point de devenir intimes, mais il y a une nette différence entre être intime physiquement et être intime sentimentalement, et on peut dire que sentimentalement parlant, je n'ai pas été intime avec quelqu'un depuis... Depuis mon ex mari en réalité. Alors forcément, c'est un grand pas et je ne sais pas si je suis prête à le franchir ce soir. Peut-être. Peut-être demain. Peut-être un autre jour. Mais là, en cet instant, je ne suis pas prête et j'espère vraiment que Taylor va le comprendre et qu'elle ne va pas vouloir en savoir plus tout de suite. J'espère qu'elle va me laisser du temps parce que j'ai envie de ça, entre nous, de cette petite flamme qui s'est éveillée en moi. Je veux la laisser brûler, j'en ai véritablement envie. Cela ne dépend cependant pas que de moi. J'observe Taylor, nerveuse quant à sa potentielle réponse, quant à sa réaction, et elle reste d'abord silencieuse, se contente de terminer son verre et pendant un instant, je pense que c'est terminé. Je pense qu'elle termine son verre d'une traite comme ça pour pouvoir partir et mettre fin à cette soirée car ça ne correspond finalement pas à ce qu'elle recherche. Je la regarde poser le verre sur le meuble le plus proche, l'estomac de plus en plus noué, et ça empire quand elle s'approche de moi. Je vais avoir droit à un « Je ferais mieux d'y aller... » pas vrai ? C'est comme ça que ça va se terminer. Ou pas. Je suis surprise lorsqu'elle pose ses mains sur mes joues avec douceur et encore plus surprise lorsqu'elle m'attire à elle pour m'embrasser de nouveau. Pas de mots mais des gestes pour toute réponse et la réponse me convient très bien. La surprise passée, je me sens soulagée et ferme les yeux, savourant le tendre baiser qu'elle m'offre, me laissant aller aux douces sensations que cela éveille au creux de moi. Elle est là, elle ne veut pas partir malgré tout.

Tant mieux.

Je sens ses mains glisser sur mes épaules, effleurer ma peau jusqu'à mes hanches et je frissonnes sous ses gestes tout aussi tendres que ses lèvres. Tout contre elle, je me sens merveilleusement bien. Oubliée la crainte. Oubliées les appréhensions. Je me presse contre elle, avide de me rapprocher d'elle encore et encore, mais elle s'écarte légèrement. Pas pour me repousser, non, mais pour prononcer des mots qui sonnent à merveilleusement rassurants à mes oreilles. Elle m'affirme qu'elle n'est ni là pour mes cicatrices, mes brûlures ou mon passé et les larmes m'en montent aux yeux. Des larmes accompagnés d'un frisson de plaisir lorsqu'elle glisse soudainement ses mains sous mon haut où elle effleure ma peau du bout de ses doigts et, bien malgré moi, lorsque je sens que ses doigts s'arrêtent ça et là sur mes marques, je me crispe. On m'a déjà touchée là, mais elle, c'est différent, parce qu'elle est différente. Je parviens cependant à me détendre lorsqu'elle continue à caresser doucement la peau de mon dos tout en se rapprochant de moi. Le message est clair : elle s'en fiche, ou plus exactement, ça ne la gêne pas que j'ai des cicatrices ou que je ne veuille pas en parler tout de suite. C'est bien ça ? Je ne passe pas à côté du message, hein Taylor ? Non, je ne passe pas à côté, elle me confirme qu'elle est là pour moi et j'esquisse un sourire : soulagée, heureuse... Oui, particulièrement heureuse. Mon cœur s'emballe quand elle ajoute que mes cicatrices font partie de moi et qu'elle attendra. Elle attendra. Elle m'attendra. Elle... Alors j'ai raison, de m'accrocher de cette façon à ce que je ressens pour elle. J'ai raison parce que, ce qu'elle vient de me dire de façon détournée, c'est qu'elle ne veut pas que de cette nuit : elle veut plus comme je veux plus. Un nouveau baiser, puis ses lèvres glissent sur ma mâchoire et je rejette la tête en arrière en fermant les yeux. Une larme coule sur ma joue mais ce n'est jamais que du bonheur.

Juste du bonheur de savoir que ce soir ne sera pas notre seul soir.
Juste du bonheur de savoir que tout ceci peut être quelque chose de plus grand, de plus merveilleux que tout ce que j'ai pu vivre depuis que j'ai divorcé.

Un soupir s'échappe d'entre mes lèvres et je glisse ma main dans son dos pour l'attirer un peu plus à moi, désireuse de sentir un peu plus son corps contre le mien. Sauf que Taylor rompt de nouveau le contact mais c'est pour à nouveau m'offrir des mots de plus en plus agréables, de plus en plus doux. Ainsi, je la dévore littéralement du regard lorsqu'elle me dit que je peux prendre tout le temps dont j'ai besoin pour lui parler de tout ça et ma main vient glisser sur sa joue au moment où la sienne glisse sur la mienne, au moment où ses doigts viennent frôler mes lèvres. Puis c'est là, qu'elle prononce les mots qui terminent de me faire croire en elle, en moi, en nous : « Et du temps on en aura plein. » . Je hoche la tête tout doucement, affichant un air résolu et déterminé bien que teinté de tendresse. Oui, je confirme, du temps on en aura plein parce que maintenant qu'elle est là, je ne vais pas la laisser partir. Pas alors qu'elle est ma bouffée d'oxygène, pas alors qu'elle est la première à me faire croire qu'il est possible pour moi d'aimer de nouveau et ce qui est fou... Ce qui est fout, c'est que je semble représenter la même chose pour elle, en tout cas, c'est ce que les mots qu'elle prononce ensuite me font croire. Oui, tout pourrait mieux se passer. J'y crois aussi. Alors mon sourire s'élargit encore plus, mes épaules se font de plus en plus légères : tout ira bien. Je pense... Non, je crois que tout... Non, je sais que tout ira bien.

« Maintenant... 
- Maintenant ?... » je souffle en écho.

L'interrogation trouve vite une réponse car je la vois dézipper lentement sa robe sur le côté. Je me mords la lèvre, sentant mon cœur se remettre à battre très vite, trop vite, gardant mon regard plongé dans celui de Taylor. « S'il te plaît. » qu'elle souffle à mon encontre. Le message est clair. L'appel est lancé. Il ne tient qu'à moi d'y répondre. Je veux y répondre. Je prends une profonde inspiration, parce que mine de rien elle me fait perdre mon oxygène Taylor, et m'approche d'elle pour supprimer l'espace qui nous sépare. Mes mains glissent sur ses épaules avec délicatesse et, mes doigts font doucement glisser la robe pour qu'elle se retrouve au sol. Du bouts des doigts, je caresse les bras de Taylor, observant son corps tout entier avec intensité, pas amoindrie de tendresse mais oui, avec intensité : elle est si belle... Mes mains trouvent finalement le chemin jusqu'à son visage où elles se posent sur ses joues. A mon tour de venir emprisonner ses lèvres avec les miennes. A mon tour de presser mon corps contre le sien. A mon tour de rompre le contact le souffle court pour poser mon front contre le sien et plonger mes prunelles dans les siennes.

« Tout ira bien pour nous... » je lui murmure en esquissant un sourire.

Oui, il y a un déjà un « nous », c'est comme ça. Et, poussée par cet élan de confiance en moi, en elle, en nous, poussée par ce sentiment féroce que tout se passera bien, je me recule juste assez pour pouvoir retirer mon haut que je laisse tomber au sol. Je me dévoile sans plus aucune crainte. Je déboutonne ma jupe que je laisse aussi tomber au sol. A égalité, elle et moi. Moi pleine de tatouages en tout genre mais moi qui ne m'en inquiète plus du tout. Moi qui enferme la nuque des Taylor dans ma main pour l'attirer à moi et l'embrasser encore. La tendresse s'alimente du désir et doucement se mue en une chose plus intense, plus électrique. La passion s'installe, fait naître des sensations exquises aux creux de mon ventre alors que j'avance doucement en direction de mon lit, Taylor calquant mes pas aux miens bien. Je connais ma chambre, je n'ai besoin de jeter qu'à peine un petit coup d'oeil pour savoir que le lit est juste là et, pressant mon corps contre celui de Taylor, je la pousse à s'y allonger. Me voilà au-dessus d'elle, embrassant ses lèvres avec une fougue qui n'est plus du tout retenue : pourquoi se retenir ? Elle et moi désirons la même chose, non ?

« Tu es bien ?... » je lui demande dans un murmure, le souffle court, rompant un instant le baiser pour m'assurer qu'elle se sent bien, qu'elle a bien envie de la même chose que moi. Oui, elle a défait sa robe mais malgré tout... Je ne me pose pas la question plus longtemps puisqu'elle me fait savoir que oui, elle est bien. Alors, mes lèvres retrouvent les siennes pour ensuite aller se perdre dans son cou et mes mains, quant à elles, prennent plaisir à découvrir chaque parcelle de son corps, de sa peau, frôlant, effleurant. C'est un véritable brasier qui m'anime à présent alors que mon visage va se perdre sur la clavicule de Taylor, y déposant une pluie de baisers. C'est là que ma main se risque à se glisser d'abord sur ses dessous, puis, malgré la fournaise qui m'anime, malgré mes sens en ébullition, malgré mon esprit embrumé par le désir, je réalise que le tissu me gêne. Alors, je romps le contact pour me redresser non pas pour lui retirer ses dessous mais pour retirer les miens, parce que si le tissu me gêne moi, ça doit la gêner aussi non ? Je veux tout sentir, ressentir, tout. Mes gestes l'invitent à avoir les mêmes et quand je la vois se redresser aussi pour m'imiter, un sourire en coin étire mes lèvres. Là encore, une fois débarrassée des derniers morceaux de tissu, j'ai le plaisir d'admirer son corps et oui, elle est encore plus magnifique ainsi. C'est d'ailleurs parce que je la trouve à ce point-là magnifique que je me jette de nouveau sur elle, mes mains enfermant ses joues pour l'embrasser avec une ardeur nouvelle. Et mes doigts reprennent leur course folle sur sa peau et moi de frissonner sous ses caresses à elle. C'est finalement au cœur de sa poitrine que ma bouche vient se perdre, mon corps se frottant contre le sien, la cherchant elle de plus en plus, parce que je la veux. Je la veux plus que tout et malgré les aventures que j'aie pu avoir, je ne crois avoir jamais désiré une femme avec autant d'ardeur. Sans doute parce que je veux plus que son corps. Oui, sans doute... Et je lui fais savoir que je veux plus quand ma main glisse jusqu'au dessous de son nombril, glisse là où je veux faire davantage naître le désir, où je veux la rendre folle de moi, de mes caresses, de mes baisers. Mes lèvres remontent jusqu'à sa mâchoire, puisqu'à ses lèvres dont je m'empare, le souffle court. Et puis, je me recule juste assez pour pouvoir plonger mon regard ivre de désir dans le sien, laissant ma main glissée entre nous et entre ses cuisses agir à sa guise, cherchant dans ses prunelles ce désir, ces mots non prononcés qui veulent me crier qu'elle veut davantage encore de moi, de nous.

Moi, j'en veux davantage.


WILDBIRD
 

[Sujet abandonné]

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