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 If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd]

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MessageSujet: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Lun 1 Mai - 13:26

If you're in a storm, I'll be your umbrella.


« Tu sais quand exactement ?
- Non papa, tu sais comment c'est.
- Oui.
- Quelques semaines tout au plus. Je pense être rentré d'ici fin avril.
- D'accord. Comment ça va là-bas ?
- Je gère papa, t'en fais pas.
- Je m'en fais pas.
- C'est ça oui...
- Tu veux parler à tes frères ?
- J'ai pas le temps mais tu les embrasses, d'accord ?
- D'accord.
- Je dois y aller. Je t'aime papa.
- Je t'aime fils. »

Et sur quoi je raccroche, toujours cette peur au ventre que ce soit la dernière fois qu'on se parle. En général, la peur finit par se dissiper un peu. Pas totalement mais un peu et cela me permet de ne pas penser qu'à ça et de ne pas me focaliser sur ce qui pourrait arriver même si ce n'est pas un exercice facile. Peut-être que j'y parviendrai avec le temps, je n'en sais rien. J'appelle les garçons et quand j'annonce la nouvelle du retour prochain de leur grand-frère à la maison, même si je sais que le retour ne sera que temporaire, ils laissent exploser leur joie. Vito demande si son frère sera là pour son anniversaire le 17 avril et je reste évasif, n'ayant pas de date précise quant au retour d'Emilio. Vito est cependant sûr que son grand-frère réussira à être là pour son anniversaire et j'ai bon espoir moi aussi qu'il soit rentré avant : cela ferait tellement plaisir à Vito qu'Emilio soit là... On n'a plus qu'à croiser les doigts. Je leur propose de fêter ça en commandant des pizzas et à peine le livreur nous a-t-il amené ce que nous avons commandé que mon portable sonne. Un message. De Lloyd. Je regarde le message et la joie de la nouvelle apportée par Emilio s'estompe quand je lis ce qui est écrit. Je fronce les sourcils en secouant la tête. Visiblement, il s'est passé quelque chose avec Felicity, ils se sont séparés et il va mal. Je ne peux pas le laisser comme ça. Je me redresse pour sortir du salon où les garçons sont installés et appelle Rebecca pour lui demander si elle peut venir. Elle continue à s'occuper des garçons mais je ne la paye plus pour ça et elle ne le fait que quand elle le peut. Ce n'est plus une obligation, ni un travail c'est... Je ne sais pas trop en fait. Nous essayons de trouver notre équilibre mais je ne pouvais pas continuer à la payer alors que nous nous fréquentons. Les garçons ne sont pas encore au courant, je préfère attendre et elle le comprend très bien. Nous préférons prendre notre temps. Elle me dit qu'elle peut venir sans aucun problème et c'est là que j'envoie un message à Lloyd pour lui expliquer que j'arrive dès que Rebecca est là.

« Les garçons ? Il faut que j'aille voir Lloyd alors Rebecca va venir terminer les pizzas avec vous.
- Super ! »

Un sourire. Ils l'adorent toujours autant et j'en suis content. C'est discrètement que j'embrasse Rebecca quand elle arrive et je m'éclipse, prenant ainsi la direction de mon ami. Sur la route je repense à son message et mes entrailles se tordent. Il s'était enfin posé, il avait enfin réussi à trouver quelqu'un avec qui il était bien et elle aussi semblait bien avec lui alors que s'est-il passé ? Il va m'apporter les réponses alors me poser des questions est inutile mais c'est plus fort que moi. La dernière fois que je les ai vus tous les deux ensemble, il ne m'a pas semblé percevoir quoi que ce soit qui laissait supposer une éventuelle rupture. En chemin, je m'arrête dans une petite supérette pour acheter un pack de bières, parce que dans ces cas-là, un peu d'alcool fait toujours du bien. C'est toujours avec tout un tas de questions en tête que j'arrive en bas de chez Lloyd. Je m'empresse de monter jusque chez lui et cogne à la porte. Lorsque cette dernière s'ouvre mon ami, je l'observe un instant en silence puis soupire en secouant la tête en voyant la sienne. Je m'approche de lui, le serre brièvement dans mes bras en lui tapotant le dos.

« Je suis désolé Bro. » je lui dis avant de me reculer et de pénétrer à l'intérieur de son appartement.

Je retire ma veste, la poste sur le canapé et pose le pack de bières sur la table basse en esquissant un petit sourire désolé et un peu maladroit.

« J'ai amené des bières, je me suis dit que ça te ferait du bien. »

Je m'empresse d'ailleurs d'en prendre deux et de les décapsuler avant d'en tendre une à Lloyd.

« Alors, qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Je mets directement les pieds dans le plat, peut-être de façon trop brusque.

« Tu préfères peut-être pas en parler... Est-ce que je peux faire quoi que ce soit ? »

Parce que peut-être qu'il ne veut pas en parler tout de suite, peut-être qu'il m'a écrit simplement pour que je vienne le soutenir et si c'est juste de cela dont il a besoin, je vais m'asseoir sur les réponses que je cherche et nous en discuterons plus tard. Si là, tout de suite, il préfère juste boire et se changer les idées je peux m'occuper de ça.

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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Mer 3 Mai - 18:05

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Lloyd & Tito

Il tourne en rond dans l’appartement, sans trop savoir où décharger son trop plein d’émotions. Il s’est emporté face à Felix mais maintenant qu’elle s’est sauvée, il semblerait que sa colère se soit elle aussi fait la malle. Lloyd ne sait plus trop quoi faire de lui-même. Le pompier n’est pas encore véritablement attristé, n’est plus tout à fait furieux, il navigue entre deux eaux troubles. Lloyd passe ses mains dans ses cheveux blondins, prenant une longue inspiration en jetant un coup d’œil par la fenêtre, espérant apercevoir la silhouette familière de sa petite amie. Mais il ne la voit pas. Nul part. Elle s’est volatilisée. Il croit l’apercevoir au loin, retient son souffle, et puis expire tout l’air contenu dans ses poumons dans un souffle tremblant en réalisant que ce n’est pas elle. L’angoisse le saisit. Elle le prend à la gorge, fait se dresser les cheveux dans sa nuque et lui tord le ventre.
Felicity a disparu. Disparu de son existence. Et il ne comprend toujours pas comment c’est possible… Il allait lui proposer de s’installer chez lui, tout devait être parfait, il avait sorti le Champagne, préparé son discours et était certain qu’elle l’aimait autant que lui. Et puis non. Juste…non. Il s’est trompé. Ce n’est la faute de personne. Ou peut-être celle de Ruben, l’ex de la journaliste qui l’a si mal traitée… Il l’a brisée et Lloyd n’est pas parvenu à la réparer. Il a voulu précipiter les choses et voilà où ils en sont…
Son regard ahuri se promène sur la rue qui grouille de monde à cette heure tardive. Il voit des couples qui se hâtent pour rejoindre leur foyer ou se rendre dans un des restaurant du coin. Ca lui retourne l’estomac. Ca lui donne envie de vomir. Envie de chialer. Sa gorge se noue et il sent ses yeux le picoter. Mais il tient bon. Il serre les dents et choisi de se détourner de ce spectacle.

Il recommence à faire les cent pas dans l’appartement. Invariablement, son regard se pose sur le tiroir déballé par Felicity il y a quelques minutes seulement. Une éternité. Une seconde. Cette fois, il passe ses mains sur son visage, frottant ses yeux, comme s’il pensait être victime d’un effet d’optique, d’un mirage. Dieu qu’il aimerait que tout ça ne soit qu’un mauvais rêve, une invention mesquine de son cerveau ébranlé par son overdose. Mais Lloyd ne rêve pas. Il a déclaré sa flamme à sa petite amie et elle l’a soufflée par quelques mots. Des mots tout simples, doux, mais qui l’ont atteint comme autant de poignards.
Il émet une sorte de gémissement plaintif. Le son lui fait peur. Le désespoir qu’il entend lui fait peur. Ses mains s’attardent sur sa bouche, pour se faire taire. Lloyd ne veut plus jamais entendre un son pareil.
Le pompier observe les coupes de Champagne qui ne serviront pas ce soir. La bouteille qui restera scellée et les petits-fours qui vont refroidir et qu’il devra jeter. Tout ce gâchis… C’est du n’importe quoi. C’est tellement n’importe quoi que ça ne peut pas être vrai. Ca ne PEUT PAS. Et pourtant… Et pourtant c’est arrivé. Il vient de vivre toute cette affreuse scène et en connaît les conséquences. Tout ça le dépasse complètement.

Lentement, sans trop savoir ce qu’il fait, il se rapproche de la table basse et se laisse tomber sur le sofa. Il se sent vide tout à coup. Exténué. Il se demande s’il ne devrait pas fermer les yeux, simplement aller se coucher et espérer y voir plus clair au réveil. Mais ce n’est pas vraiment ce qu’il veut. Ce qu’il veut, c’est qu’en rouvrant les yeux, Felicity soit là, de retour dans sa vie. Si elle revient maintenant ou demain, je lui pardonnerai. Je ferai comme si rien de tout ça n’était arrivé et nous reprendrons les choses comme si de rien était, décide le grand blond. La nuit porte conseil après tout. Peut-être qu’elle regrette déjà, peut-être que demain, Felix y verra plus clair et décidera de revenir vers lui, de réclamer son pardon. Ca va forcément se passer comme ça… Elle ne peut pas décider tout à coup qu’elle ne l’aime plus ! C’est complètement aberrant. Toute cette situation est ridicule !
La colère refait son apparition et, sur un coup de tête, Lloyd se relève pour aller récupérer son portable et appeler Felicity pour lui ordonner de revenir s’expliquer. Ils vont démêler toute cette affaire, elle va réaliser que tout ça n’est qu’un malentendu et tout va rentrer dans l’ordre. Ils sont trop bien ensemble pour s’arrêter là. Ils ont partagé trop de choses et en ont encore un millier à partager. Ca ne peut pas se terminer comme ça. Pas si vite. Pas dans ces circonstances.
Lloyd ouvre le répertoire de ses appels et appuie sur le nom de la journaliste qui revient le plus souvent. Mais il tombe directement sur son répondeur. Entendre sa voix est pénible. Insupportable. Sa colère s’évapore à nouveau, balayée. Quand vient son tour de parler, il reste bête, muet. Alors finalement, sans avoir prononcé la moindre mot, il raccroche, se sentant stupide, honteux et perdu. Seul. Affreusement seul tout à coup.

C’est à ce moment qu’il pense à Tito. Quand il se sent paumé, bloqué ou seul, son ami est toujours là pour le guider. Reniflant discrètement, Lloyd essuie ses yeux un peu humides et recommence à pianoter sur son portable. Il hésite à appeler son ami directement et puis réalise qu’il sera incapable de parler… Alors il se contente de lui envoyer un message, tout en retournant se laisser tomber sur le sofa.
Alors l’attente commence. L’angoisse remonte. Son ami va-t-il voir son message ? Va-t-il y répondre ? Va-t-il pouvoir venir ? Devrait-il se mettre en route pour le rejoindre ? Mais si jamais il est occupé ? Si jamais il est avec Rebecca ? Lloyd ne veut pas déranger. Tito lui dira bien entendu que ce n’est pas le cas, mais ça ne sera pas forcément vrai. Connaissant Tito, il accepterait même qu’il le rejoigne dans son pieu en plein moment intime s’il avait l’impression qu’il allait mal…
Lloyd pousse un soupir haché et déglutit douloureusement, passant une nouvelle fois ses mains sur ses yeux qui continuent de lui faire mal. Il chasse quelques larmes et observe l’écran de son téléphone en commençant à se ronger les ongles. Une sale habitude qu’il avait pourtant perdue. Et après ce qui lui semble être une éternité, il reçoit un message de son ami, le prévenant qu’il a trouvé un moyen de faire garder ses garçons et qu’il arrive.
Lloyd en chiale de soulagement. Pas longtemps ceci dit. Il est trop fatigué pour vraiment se laisser aller. Finalement, il ferme les yeux, s’installant plus confortablement sur le canapé du salon en essayant de se répéter que tout va s’arranger. Ca va forcément s’arranger. L’alternative n’est même pas envisageable. Il ne s’est jamais embrouillé avec Felicity et il n’y a aucune raison pour que leur toute première vraie dispute se solde par une rupture pure et simple. Et puis merde : il l’aime ! Et il sait qu’elle l’aime aussi, il le SAIT ! Elle n’a pas pu feindre tout ça… Elle n’a pas pu….  

Lloyd finit par perdre le fil. Il somnole sur le sofa et ce sont des coups frappés à la porte qui l’arrache à son demi-sommeil agité. Déboussolé, il se redresse et passe une main lourde sur son visage encore engourdi par le sommeil. Il lui faut quelques secondes pour se remémorer la tournure qu’a prise sa soirée et comprendre que c’est Tito qui se trouve de l’autre côté de la porte. Tito qui est venu le soutenir parce que Felicity vient de le quitter. La claque. Cette pensée le terrifie. Le met en colère aussi.
Il se lève du canapé et se traine jusqu’à la porte, dans un état second et ouvre à son meilleur ami. Ce dernier l’observe quelques secondes et puis vient l’étreindre quelques instants, avant de le gratifier de quelques tapes compatissantes.
« Je suis désolé Bro » lui lance-t-il en pénétrant dans l’appartement.
C’est une autre claque. S’il est désolé, c’est que tout ça est vrai… S’il est désolé, c’est parce qu’il s’est fait lourder comme la dernière des merdes… Tout le monde va être désolé pour lui. Cette idée lui déplait fortement. Il pense à sa mère… Comment va-t-il lui annoncer un truc pareil ? Elle qui se faisait une joie d’accueillir Felix dans leurs vies ? Et Merrin…
Oh bon Dieu, Merrin…

Préférant ne pas penser à tout ça, Lloyd referme la porte et se retourne vers son ami, installé sur le sofa, une bière dans chaque main. Il en tend une à Lloyd qui reste planté près de la porte. Il n’ose pas bouger. Il a peur de déclencher quelque chose. Quelque chose d’irrémédiable.
« Alors, qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
La gorge du pompier se serre et l’espace d’un instant, il regrette amèrement d’avoir fait appel à Tito. Il veut qu’il parte, qu’il reprenne ses bières et retourne d’où il est venu. Qu’il lui foute la paix en somme et ne l’oblige pas à rendre tout ça parfaitement concret et définitif.
« Tu préfères peut-être pas en parler... Est-ce que je peux faire quoi que ce soit ? »
Lloyd ouvre la bouche mais ne parvient pas à prononcer le moindre son. Alors il se contente de secouer la tête à la négative, avant de venir lentement chercher la bière qui a été prévue pour lui. Il se laisse une énième fois tomber sur le canapé, aux côtés de son ami et porte la bière à ses lèvres. IL essaie d’en avaler quelques gorgées mais sa gorge est trop nouée. Ses mains tremblent lamentablement. Il se sent stupide. Complètement stupide.
Il s’est chié dessus. Il a foiré. Ca vient forcément de lui. Il a voulu se précipiter et voilà. Il aurait dû parler de son projet de demander à Felix de s’installer à Tito avant. Peut-être l’en aurait-il dissuadé. Peut-être que l’idée n’était bonne que pour lui…  
Poussant un lourd soupir, Lloyd se penche en avant, comme s’il était pris de nausée et se prend la tête entre les mains, tenant distraitement le goulot de sa bière entre deux doigts.
« J’ai foiré. J’ai complètement foiré » se lance-t-il enfin, d’une voix affectée.
Il est incapable d’en dire plus pour le moment. Tito devra se contenter de ça pour l’instant…    



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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Jeu 4 Mai - 15:06

If you're in a storm, I'll be your umbrella.


Sur le moment je ne sais pas trop quoi faire. En même temps, je n’ai pas toutes les clefs pour prendre les bonnes décisions et trouver les bons mots. Je ne sais pas ce que veut Lloyd, je ne sais rien et finalement, ce n’est pas vraiment évident de proposer mon aide alors que je suis dans le flou le plus total. Ne pas en parler est son choix et s’il préfère s’en tenir là pas de problème mais il faut juste qu’il me dise quoi faire. Malheureusement, il ne semble pas penser que je sois capable de l’aider ou de faire quoi que ce soit pour le soulager vu la façon dont il secoue la tête de droite à gauche. Bon. Donc il ne veut pas en parler et je ne peux rien faire. C’est insupportable de se sentir à ce point-là inutile alors que je vois qu’il n’est vraiment pas bien. Il s’approche finalement de moi et vient s’installer sur le canapé à mes côtés, se laissant tomber lourdement à côté de moi, non sans récupérer la bouteille de bière tendue au passage. Je le vois porter la bouteille à ses lèvres mais il ne boit pas, ses mains tremblent et ça me serre franchement le cœur de le voir dans cet état. Que s’est-il passé pour qu’il soit mal à ce point-là ? Il se pousse un profond et long soupir avant de se pencher en avant et l’espace d’un instant, j’ai peur qu’il ne soit malade. Il a l’air au bord de la nausée, il est pâle. Je repose ma bière sur la table basse, n’ayant franchement pas du tout le cœur à boire en fait, encore moins que je vois Lloyd se prendre la tête entre les mains de cette façon. J’ai l’impression, en le regardant, qu’il porte toute la misère du monde sur les épaules mais en fait, il ne porte que la sienne. Elle est cependant bien suffisante pour lui faire mal au point qu’il soit totalement et complètement abattu. Quand il trouve enfin le courage de prendre la parole, c’est pour me dire qu’il a tout foiré, « complètement foiré » même d’après lui.

J’observe un instant Lloyd puis mon regard le quitte pour se poser sur la bouteille de champagne, sur les coupes, sur les petits fours sans doute froids à présent. Je fronce les sourcils, essayant de comprendre tout seul ce qui a pu arriver. Si Lloyd a préparé tout ça, c’est pour une raison, une bonne raison, une belle raison. On ne sort pas le champagne pour une rupture. Pour se faire pardonner de quelque chose ? Je ne crois pas non plus. En fait, ça sentait plutôt une bonne nouvelle même si je ne sais pas laquelle. Un homme qui fait des efforts de cette façon, qui veut célébrer quelque chose ne peut pas avoir complètement foiré, n’est-ce-pas ? En tout cas, dans mon esprit, ce que je vois ne colle pas avec ce que Lloyd dit de lui. Non, ça ne colle absolument pas. Alors, je finis par reporter mon regard sur Lloyd, pose ma main sur son épaule que je presse doucement. Je me rapproche un peu de lui. Je ne cherche pas son regard, n’attende pas à ce qu’il relève son visage vers moi. Je veux juste lui faire savoir que je suis là. Mais pas que ça. Je ne peux pas m’arrêter là, me contenter de ça. Lui, il a besoin de bien plus que ça alors, je décide de mettre des mots sur mes pensées, de les partager parce que peut-être que ça lui fera du bien, peut-être que d’une façon ou d’une autre ça le soulagera. Au moins un peu. Si seulement… Parce qu’un peu de soulagement c’est bien mieux qu’aucun soulagement.

« Je ne veux pas t’entendre me dire ce genre de trucs. » je termine donc par lui dire avec douceur mais avec fermeté malgré tout. « Tu n’as rien foiré du tout. »

Il est vrai que je n’ai aucune information, qu’il peut très bien s’être passé quelque chose de grave mais venant de lui ? Je n’arrive tout simplement pas à y croire.

« Je n’y crois pas. Hier encore tout allait très bien avec elle et puis je ne pense pas que tu aurais sorti le champagne si tu avais foiré quoi que ce soit. » j’ajoute d’un ton résolu. « Alors à moins que aies trompé Felicity cette nuit et qu’elle l’ait découvert tout de suite, je ne crois pas que tu aies foiré quoi que ce soit Bro. »

Ma main fait davantage pression sur son épaule pour essayer de le réconforter un peu. J’hésite un instant à pousser plus loin, à le pousser lui à parler mais si il n’en a pas envie et qu’il ne s’en sent pas le courage, je vais lui faire du mal alors que je suis là pour au contraire essayer de lui remonter le moral. Je rejette un coup d’œil en biais au champagne et fronce une nouvelle fois les sourcils. Il y a vraiment quelque chose qui cloche et ne pas savoir ce que c’est est frustrant car c’est parce que je ne sais pas que je ne peux pas l’aider. Si je savais, je pourrais au moins comprendre et essayer de trouver les bons mots… Je ferme les yeux, hésite un instant puis soupire en rouvrant les yeux.

« Tu ne veux pas me dire pour quoi c’était le champagne ? » je lui demande finalement à voix basse, avec une certaine prudence.

Cette fois je me penche un peu en avant pour chercher son regard, essayer d’obtenir ce contact qui lui fera peut-être du bien et l’incitera peut-être à essayer de me parler même si je perçois la difficulté. Mais je veux l’aider et je ne peux pas l’aider si je ne sais pas ce qu’il se passe réellement.


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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Lun 8 Mai - 11:36

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Lloyd & Tito

Ca tourne ne boucle dans sa cervelle encore ensommeillée. Il a du mal à atterrir, nage encore entre deux eaux. Il se rejoue la scène de sa dispute avec Felicity et a du mal à l’associer à son plan de départ. Il voulait lui faire plaisir, il était certain de passer une excellente soirée, il n’y avait aucune raison que les choses dégénèrent. Absolument AUCUNE ! Et pourtant ils en sont là. Felicity a disparu en coup de vent de sa vie. Elle a remballé ses affaires et a fuit de l’appartement comme si sa vie en dépendait. Comment est-ce que les choses ont pu si mal tourner aussi rapidement ? Il revoit son visage, crispé par la tension, son regard d’abord troublé puis affolé. Elle est passé par toute la palette des émotions possibles : l’indignation, la peur, la colère, le chagrin, la déception… C’est incompréhensible. Cette soirée devait être placée sous le signe de la joie. Il s’attendait à la voir pleurer mais pas pour ces raisons là. Pas du tout pour ces raisons là… Lloyd espérait qu’elle soit touchée par son geste.
« Je ne veux pas t’entendre me dire ce genre de trucs. Tu n’as rien foiré du tout » essaie de le dédouaner son meilleur ami, installé à ses côtés.
Sauf qu’il a forcément foiré, sans quoi Tito ne serait pas là, à la place de sa petite amie. Si tout s’était passé comme sur des roulettes, Felix et lui seraient présentement en train de faire l’amour, sur ce même canapé ou dans la chambre juste à côté. Mais ce n’est pas ce qui se passe et c’est lui qui a provoqué ces évènements. C’est lui le seul responsable.
« Je n’y crois pas. Hier encore tout allait très bien avec elle et puis je ne pense pas que tu aurais sorti le champagne si tu avais foiré quoi que ce soit. »
Lloyd lève son regard penaud vers lui. Tito met précisément le doigt sur ce qui cloche. Lui non plus n’y crois pas, ne peut pas y croire. Et effectivement, jusqu’à il y a quelques heures, il était également persuadé que tout allait pour le mieux avec la journaliste du Chicago Tribunes. Alors qu’est-ce qui a cloché ? Qu’est-ce qui a cloché nom de dieu !?

La main de Tito se referme avec un peu plus de force sur l’épaule du pompier, dans un geste qui se veut encourageant. Lloyd détourne son regard hagard de celui de son interlocuteur et le laisse se perdre à nouveau sur le décor, arrangé par ses soins. La glace a terminé de fondre dans le seau à Champagne couvert de fines gouttelettes qui glissent sur le verre. Il s’entend encore inciter Felicity à déballer son cadeau, incapable de contenir son excitation. Mais il n’arrive plus à se glisser dans la peau de l’homme qu’il était il y a une heure, celui dont le cœur s’apprêtait à imploser de bonheur à l’idée que la femme qu’il aimait allait bientôt partager son appartement et sa vie un peu plus intimement. Ce type là lui parait maintenant naïf, ridicule et Lloyd lui filerait bien une bonne tape derrière le crâne pour le faire redescendre de son stupide nuage…
« Tu ne veux pas me dire pour quoi c’était le champagne ? » le relance Tito en cherchant à croiser son regard.
Lloyd pousse un lourd soupir et passe une main sur son visage en se laissant retomber mollement contre le dossier de son sofa. Pour se donner un peu de courage, il porte la bière à ses lèvres et parvient cette fois à en avaler une gorgée. Après quelques secondes supplémentaires, il se lance enfin.
« Je lui ai proposé d’aménager ici… C’était pour ça le Champagne et tout le reste » s’explique-t-il en désignant vaguement la table basse et ses victuailles, avant de désigner le tiroir vide encore à moitié emballé qui traine dans un coin de la pièce. « J’ai passé les deux derniers jours à faire de la place pour ses affaires… Je lui ai dis qu’elle n’était pas obligé de lâcher son appartement, que c’était juste… Enfin j’veux dire : elle vit pratiquement déjà ici ! Elle est tout le temps chez moi, c’était juste pour officialiser les choses… »
L’émotion le gagne tout à coup, le prenant au dépourvu. Il sent les larmes monter et sa voix trembler sur les derniers mots. Alors il s’interrompt une seconde, prend une nouvelle inspiration un peu hachée, et attend d’être certain d’en être capable pour reprendre.
« C’était qu’une formalité. J’ai fait ça en grande pompe mais franchement, pour moi c’était qu’une formalité. Et ça l’engageait en rien, putain ! C’est pas comme si je lui avais passée la corde au cou ou demandé de m’épouser ! » s’agace-t-il, passant une fois encore d’une émotion à l’autre, du chagrin à la colère. Parce qu’il ne comprend pas. Et c’est d’ailleurs ce qu’il dit à son ami, se relevant subitement, incapable de rester en place. « J’comprends pas ! Tout allait bien, elle était heureuse, j’étais heureux et…et ça ? C’est n’importe quoi Tito ! N’importe quoi ! Y a pas deux jours elle me parlait de réaménager le coin salon et on est allé acheter des draps neufs ! T’achètes pas des draps avec ton mec juste comme ça, si ? Ca voulait dire quelque chose, non ? C’est moi qui comprends rien à rien Tito ? » interroge-t-il son ami, les bras écartés, dans une posture exprimant son désarroi. Son regard tombe alors sur la bougie placée au centre de la table et il s'en saisit pour la montrer à son meilleur ami, l'agitant sous son nez. « Tu vois cette bougie là ? C’est elle qui l’a achetée ! Elle décor l’endroit, comme pour s’y sentir bien, s’y sentir chez elle et quand je lui propose de venir elle m’envoie chier et me dit qu’elle peut pas continuer comme ça ? Ca n’a aucun sens ! Aucun sens ! Merde ! » s'emporte Lloyd en balançant la bougie au travers de la pièce.



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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Jeu 11 Mai - 16:23

If you're in a storm, I'll be your umbrella.


J’ai bien conscience qu’il souffre même si je ne sais pas encore véritablement pourquoi. Je sais que Felicity est mêlée à cette souffrance mais j’ignore ce qu’il s’est passé entre eux et comment je peux l’aider moi si je ne sais pas ? La réponse est simple : je ne le peux tout simplement pas parce que comment trouver les bons mots pour réconforter celui qui est comme un frère pour moi si je ne sais d’où lui viennent précisément ses maux ? J’abuse peut-être d’insister mais il m’a demandé de venir, c’est pour une raison quand même non ? C’est parce qu’il a ressenti, sur le moment, ce besoin de me demander de l’aide, j’en suis sûr. Peut-être qu’il ne va pas réussir à me parler tout de suite, peut-être qu’il n’en aura pas le courage et dans ce cas j’attendrai. Je resterai simplement à ses côtés. On se mettra un film pour essayer de se changer les idées ou alors je l’emmènerai boire un verre quelque part. Ou peut-être qu’il va réussir à trouver la force de se confier et ainsi se libérer du poids qui semble peser lourdement sur ses épaules. Quand il soupire et passe sa main sur son visage avant de se laisser retomber dans le sofa, cela ne fait que me confirmer que oui, le poids est très lourd. Trop lourd pour qu’il continue à le porter tout seul. Le silence subsiste encore quelques instants avant que Lloyd ne se décide enfin à parler, moi suspendu à ses lèvres pour savoir enfin ce qu’il s’est passé. Il m’annonce alors qu’il a proposé à Felicity d’aménager chez lui et que c’est pour ça qu’il avait prévu le champagne et tout ce qui va avec. J’ouvre en grand les yeux sous la surprise et bien malgré moi je me mets à esquisser un sourire qui s’évapore bien rapidement cependant puisque… Il y a un problème. Il lui a proposé d’aménager avec lui et cela s’est soldé par une rupture.

Quoi ? Je ne saisis pas du tout là. Alors je fronce les sourcils, secoue doucement la tête, totalement paumé (bien moins qu’il doit l’être lui cependant). Puis, mon regard suit la direction qu’il m’indique et je vois le tiroir. Mon regard reste figé dessus alors que mon ami m’explique qu’il a passé les deux derniers jours à faire de la place pour les affaires de Felicity. Doucement, je reporte mon attention sur lui quand il m’explique tout ce qu’il a dit à Felicity et mes épaules s’affaissent au fur et à mesure tant je suis désolé pour lui. Je ne comprends pas et je suis désolé pour lui. J’essaye d’afficher un regard et un air apaisant quand il commence à s’emporter en affirmant qu’elle vit déjà presque chez lui. Là il a raison. Je l’ai vue tellement souvent ici… Alors effectivement, c’est tout à fait légitime pour Lloyd de vouloir officialiser les choses et ce n’est jamais que ça : rendre plus officielle une situation officieuse donc en soi, ce n’est pas un si grand pas en avant que ça, surtout s’il lui a proposé de garder son appartement. Une porte de sortie, un filet de sécurité, c’est bien quand on n’est pas tout à fait prêt à faire le grand saut alors pourquoi ? Je hoche la tête quand il poursuit en disant que ce n’était qu’une formalité et que ce n’est pas comme si il lui avait demandé de l’épouser. Je suis d’accord avec lui. Cette demande n’était pas trop demander, pas à mon sens ni au sien. Il se relève soudain en s’emportant un peu plus, m’affirme qu’il ne comprend pas et je me contente de secouer la tête de droite à gauche en haussant les épaules d’un air sommes toutes assez paumé et dépité. Je n’ai pas la réponse qu’il cherche là tout de suite. Peut-être qu’en en parlant et en réfléchissant on la trouvera la réponse mais là, en cet instant… Je détourne mon regard de mon ami pour observer l’appartement, cherchant bêtement la fameuse réponse, comme si les meubles pouvaient se mettre à me parler et à m’expliquer l’état d’esprit de Felicity et ce qui l’a poussée à réagir de la sorte.

Mais rien. Alors que Lloyd contniue de vider son sac, rien.

Il m’interroge soudain et je reporte mon regard sur lui, secouant une nouvelle fois la tête, presque autant désamparré que lui. Lloyd se saisit soudain d’une bougie et l’agite sous mon nez. Je fronce les sourcils en ayant un petit mouvement de recul (je ne tiens pas à ce qu’il mette le feu à ma moustache) et tout en continuant sur la même lancée et sur le même ton, il me dit que c’est Felicity qui a acheté la dite bougie. J’ouvre la bouche et la referme puisqu’il ne semble pas décidé à me laisser en placer une maintenant que je me sens capable d’essayer de dire quelque chose. Il s’emporte davantage et termine par jeter la bougie à travers la pièce. Je le regarde, jette un coup d’œil à la bougie et, pour la énième fois secoue la tête de droite à gauche.

« Moi non plus je ne comprends pas… » je termine par lui dire en lui adressant un sourire empreint de douceur et de compassion parce que oui bon sang, je compatis à 2000% là. « Je ne comprends pas pourquoi elle a réagi comme ça. Déjà, tu lui as proposé d’aménager tout en lui proposant de garder son appartement : ça aurait dû la rassurer si elle avait peur d’officialiser son installation chez toi. Et puis, si elle n’était pas prête, suffisait qu’elle te le dise, qu’elle te l’explique. Je ne sais pas. C’est bizarre en fait… »

Je fronce les sourcils, réfléchissant plus avant à tout ce qu’il vient de me dire, à la réaction de Felicity à ce qu’elle lui a dit.

« Tu dis qu’elle a dit qu’elle ne « pouvait pas continuer comme ça ». Est-ce qu’elle t’a expliqué ce qu’elle voulait dire par là ? Est-ce que… Est-ce qu’il s’est passé quelque chose récemment qui aurait pu la rendre si… Catégorique ? Parce que je suis comme toi, je ne comprends pas mais si on ne comprend pas, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Il y a forcément un truc parce que tout arrêter comme ça du jour au lendemain… Je pense vraiment que ça vient d’elle. Un truc qu’elle vit elle et qui l’a fait réagir comme ça. »



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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Sam 13 Mai - 9:18

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Lloyd & Tito

Il ne sait pas comment expulser toute cette colère qui s’abat sur lui par vagues. Ce n’est pas une émotion qu’il apprécie. Il ne l’a jamais fait. C’est ce qui le déstabilise le plus dans cette histoire, parce que quand elle s’est enfuit, c’est bien de la peur qu’il pouvait discerner dans le regard de sa petite amie. Et il était directement responsable de cette peur, il le sait. Mais tout ce qu’il a fait, c’est hausser un peu le ton ! Du moins, il a l’impression qu’il n’a pas été très loin. Lloyd n’a pas touché au mobilier, contrairement à il y a un instant avec la bougie qu’il a envoyée valser et n’a pas non plus fait mine de lever la main sur elle. Pourtant, il la revoit tressauter, son regard écarquillé par l’appréhension, comme si elle s’attendait à ce qu’un coup parte.
Le pompier n’ignore bine sûr pas que son ancien amant avait la main leste et qu’elle le craignait, mais il ne lui a jamais rien fait, lui ! Felicity doit bien savoir qu’il serait bien incapable de lui faire le moindre mal ! Elle a vu de quelle manière il se comporte avec sa fille, comme il se laisse mener par le bout du nez par elle. Il n’a aucune sorte d’autorité sur elle et n’en a jamais eu non plus sur Felix. Ca le vexe qu’elle ait pu se figurer qu’il puisse lui faire du mal…  
Il espère que son ami saura démêler tout ça pour lui, sera capable de comprendre ce qui vient de se passer. Lloyd espère surtout qu’il aura une solution pour tout arranger, le recule nécessaire pour voir ce qui lui a apparemment échappé. Ce ne sera peut-être pas facile à entendre, sans doute est-il en tort, mais peu importe : il veut comprendre.

Mais ses espoirs sont balayés dès que Tito ouvre la bouche, lui faisant savoir que lui non plus n’y comprend rien. C’est comme s’il lui avait fichu un bon coup dans l’estomac et c’est le KO technique. Dépité, le trentenaire se laisse une nouvelle fois envahir par un sentiment de tristesse qui lui coupe les jambes. Reculant de quelques pas malhabiles, il attend de rencontrer le mur pour se laisser glisser contre celui-ci, jusqu’à atteindre le sol. Poussant un lourd soupir, il remonte ses genoux et les entours de ses bras, triturant distraitement ses doigts.  
Pendant qu’il recommence à sombrer dans un état d’apathie, Tito se rejoue son dialogue, essayant de trouver une piste, quelque chose pour l’aider. Il se donne du mal, mais Lloyd peine à croire qu’il parviendra à trouver la solution à leur problème à présent. C’est fichu… Elle est partie. Elle est loin maintenant déjà…
Le négativisme n’est pas plus son truc que la colère, n’empêche qu’à cette minute, il n’arrive pas à se dire qu’elle va revenir. Pas après ce qu’il a vu dans ses yeux. Et puis pourquoi cette histoire là aurait-elle marché ? Jusque là, il n’a jamais eu de chance… Et Felicity non plus. La journaliste en a eu encore moins que lui et leur relation en était compliquée.
« … Je pense vraiment que ça vient d’elle. Un truc qu’elle vit elle et qui l’a fait réagir comme ça. »
Lloyd renifle et essuie son nez un peu humide d’un revers de la main avant de relever ses yeux rougis vers son ami. Une pointe d’amertume vient habiter son visage.
« Tu t’fous d’ma gueule Tito ? On s’est fait arroser par des balles y a quelques temps » lui rétorque Lloyd, reportant sa colère sous jacente sur la première personne disponible. Le réalisant, il soupir et baisse les yeux. « Désolé… J’suis juste… Tu sais… J’crois que ça l’avait pas mal secouée. Elle…elle a vécu des choses difficile. Tu te souviens, j’t’avais dis qu’elle avait été reporter en zone de guerre ? » lui demande-t-il en retrouvant son calme, suivant du regard Tito alors qu’il se déplace pour venir s’asseoir au sol, à ses côtés. « Elle a vu de sales trucs et ça a dû provoquer quelque chose. Elle était un peu plus…distante ces temps-ci. Émotionnellement j’veux dire. Comme si elle s’attendait à ce que je disparaisse à tout moment. Enfin je sais pas bien l’expliquer. C’était dans son regard quand on se séparait. Elle me regardait comme si elle s’attendait à plus jamais me revoir. C’est pour ça aussi que je lui ai proposé de venir s’installer. Je pensais que c’était ce qu’elle voulait, qu’elle osait juste pas prendre l’initiative… Apparemment, je me suis planté » ricane nerveusement le pompier, avant de passer ses mains sur son visage. « Tu crois que je devrai l’appeler ? Tu crois que je devrai m’excuser et lui demander de revenir ? » demande-t-il tout à coup à Tito.  



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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Mer 17 Mai - 20:54

If you're in a storm, I'll be your umbrella.


C’est forcément elle. Forcément. Lloyd n’a strictement rien fait de mal, au contraire. Il a tout fait comme il le fallait, pour qu’elle se sente le mieux possible, pour qu’elle soit heureuse, pour qu’ils soient heureux. Il n’a pas du tout précipité les choses alors, pour qu’elle réagisse de façon aussi brutale, c’est qu’il y a quelque chose chez elle qui la pousse à réagir de cette façon, mais quoi ? Qu’est-ce qui a pu la rendre comme ça ? La question je me la pose et finalement, je la pose à Lloyd qui se retourne vers moi avec un air soudain plein d’amertume. Je fronce les sourcils, ne saisissant pas le subit changement de comportement et écarquille finalement les yeux quand le changement de comportement se poursuit quand il me jette à la figure que je me fous de sa gueule. Bouche grande ouverte, je secoue la tête de droite à gauche. Non, je ne me « fous » pas de sa gueule. Et puis les mots fusent et je comprends le changement soudain de comportement, je comprends à quel point ma question était stupide. Je n’ai pas le rapprochement. L’idiot que je suis n’a pas fait le rapprochement, sans doute parce que moi j’y suis habitué. Ce qu’on a vécu, je l’ai vécu tellement de fois que même si c’était difficile, ça ne m’a pas davantage fait faire de cauchemars. J’en fais, moins qu’avant, mais j’en fais et ce qui s’est produit n’a rien changé. Enfin, ce n’est pas tout à fait : les cauchemars je n’en fais pas plus mais maintenant, il y a souvent les visages de mes garçons dedans, c’est vrai. Qu’est-ce qu’il peut y avoir dans les cauchemars de Felicity ?... Lloyd semble réaliser qu’il a été agressif et s’excuse et moi de lui adresser un sourire bienvaillant et rempli de douceur en secouant brièvement la tête de droite à gauche pour lui signifier silencieusement que ce n’est rien, qu’il n’a pas besoin de s’excuser.

Aucunement besoin.

Je m’approche de lui et doucement, viens m’asseoir à ses côtés alors qu’il me demande si je me souviens de ce que faisait Felicity à une époque. Oui, il m’en a effectivement parlé et je hoche la tête par la positive. Il poursuit en me disant qu’elle a visiblement vu de sales trucs là-bas et je détourne le regard en baissant la tête. Les sales trucs qu’elle a pu voir, je les connais malheureusement… Je l’écoute me dire que ça a dû provoquer quelque chose chez elle car elle était devenue plus distante émotionnellement. Je plisse les yeux en réfléchissant à ses mots : moi j’ai fait l’inverse. Je me suis davantage rapproché de mes enfants (même si j’étais déjà très proche d’eux), j’ai sauté le pas avec Rebecca… Je ferme les yeux quand il parle du fait qu’elle agissait comme si elle avait peur de ne plus jamais le revoir. Puis je baisse un peu plus la tête quand il dit qu’il s’est planté et c’est finalement après un soupir que je relève mon regard vers mon ami quand il me demande si je pense qu’il devrait l’appeler. C’est un sourire teinté de tristesse qui se dessine sur mes lèvres alors que je secoue doucement la tête à la négative.

« Non, je pense pas que tu devrais l’appeler. Pas tout de suite. »

J’hésite. Vraiment. Et j’hésite tellement que ça me fait de nouveau baisser les yeux. Nouveau soupir et je reporte mon regard sur Lloyd.

« Ce qu’elle a vu là-bas, ça a dû remonter après la fusillade. Je ne sais pas exactement ce qu’elle a traversé quand elle était reporter de guerre mais ça a été forcément difficile et monstrueux. Ils sont au cœur des combats. Je ne sais pas s’ils en voient autant que nous, soldats, mais ils en voient beaucoup. Et… Chacun réagit à sa façon face à tout ça. » Petit silence. « Moi, après la fusillade, je suis devenu encore plus collant avec les garçons et l’absence d’Emilio a été encore plus difficile à supporter. Et puis, je me suis lancé avec Rebecca parce que je ne voulais pas perdre une minute de plus parce que j’avais conscience que ça pouvait finir très vite et, malgré le boulot qu’on fait, j’ai tendance à l’oublier. Malgré ce que j’ai vu là-bas… »

Ma voix se meurt, je déglutis.

« Je vais bien. Je gère bien. J’ai de la chance de gérer si bien et pourtant, je fais encore des cauchemars. Et… Depuis décembre, je vois souvent les garçons morts dans mes cauchemars tu sais… »

Rien qu’en parler me met les larmes aux yeux malgré moi.

« Et je me suis rapproché d’eux parce que j’ai peur de les perdre. Elle… Je crois… Oui, je pense qu’elle fait l’inverse. Elle a peur de te perdre alors elle s’éloigne parce que l’idée de te perdre doit la pétrifier sur place. Elle doit penser qu’elle ne serait pas capable de supporter qu’il t’arrive quelque chose et ça… Et ça, ça ne se contrôle pas. »

Je pose ma main sur l’épaule de Lloyd.

« Je pense que tu dois lui laisser du temps, de l’air… Elle a peur et il faut qu’elle fasse le point. Il faut qu’elle voie si elle serait capable de vivre avec cette peur… Ou pas… »

Et dans le cas où ce serait le « ou pas », elle ne reviendrait pas vers lui mais je n’ai pas le cœur à lui dire là tout de suite.

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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Lun 22 Mai - 19:57

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Lloyd & Tito

Son idée de contacter Felicity vient à peine de fermer dans son esprit et il a déjà envisagé plusieurs lignes de dialogues. Il va commencer par s'excuser d'avoir haussé la voix et de ne pas avoir su faire preuve d'empathie. Il lui proposera de la retrouver où elle le souhaitera pour qu'ils puissent en parler tranquillement, mettre les choses à plat et repartir sur une base solide. Tout ça est un simple malentendu. Elle n'a pas compris des intentions et lui a visiblement mal interprété son comportement de ces derniers jours. Mais ce n'est pas grave. Ils vont s'en sortir. Ils vont trouver un moyen de régler ça et de résoudre leur problèmes. Quel couple n'en a pas après tout ? Ils se disputent rarement et ne savent pas encore quelle dynamisaient adopter, voilà tout ! Dans quelques jours - quelques heures même peut-être - Fez et lui en riront certainement entre deux baisers tendres.
Il se voit déjà, étendu à ses côtés, le corps de sa petite amie blotti contre le sien, ses bras entourant sa taille, la pulpe de ses doigts explorant pour la énième fois sa peau délicate. Il peut entendre son rire, à demi étouffé pour ne pas risquer de déranger Merrin juste à côté.
Et puis, une pensée l'amenant sur une autre, le pompier imagine sa fille les interrompre justement. Maintenant qu'elle commence à se déplacer, il la voit pénétrer dans la chambre de sa démarche encore malhabile pour réclamer une place entre eux. Il entend encore sa fille prononcer ces deux syllabes...celles qui lui avaient mises la larme à l'œil, qui lui avait fait penser que tout allait maintenant s'arranger...

Et puis Tito met fin à ses rêveries en lui conseillant au contraire de ne pas chercher à appeler la journaliste. L'espace d'une seconde, Lloyd se demande si son ami ne veut pas saboter sa relation, juste pour se l'approprier ou quelque chose de tordu de ce genre. Mais il chasse cette pensée aussi rapidement qu'elle lui est venue. Tito ne ferait jamais une chose pareille. Il sait à quel point Lloyd est heureux avec Félix et il ne ruinerait jamais égoïstement le bonheur de son meilleur ami. Égoïste et Tito sont des termes totalement incompatibles.
Il enchaîne en rebondissant sur les propos de son ami, à propos des traumatismes vécus par la journaliste. Mais Lloyd n'a pas été tout à fait honnête avec son ami... Certes, Felicity a assisté à des scènes difficiles, en est venue à se méfier des Hommes, mépriser les gouvernements, mais elle s'est blindée de ce côté là. Elle a finit par se résigner sur la nature humaine... Ça avait d'ailleurs était leur première conversation, sur les lieux d'un incendie dans le Centre de Chicago sur lequel il était intervenu. Ils avaient débattu durant un long moment et s'était donné le défi de mettre à l'épreuve leurs visions... Et puis, grisés par la bonne action qu'ils venaient de faire, emportés par la tension qui avait régnée entre eux tout ce temps, ils avaient couchés ensemble et ne s'étaient plus quittés.
Le souci ne vient pas de là. Pas vraiment... Il vient d'un autre traumatisme subi par sa petite amie et qu'il n'a jamais évoqué avec Tito par respect pour elle. Sauf que, du coup, son meilleur ami n'a pas toutes les cartes en mains pour l'aider. C'est un peu injuste. Lloyd détourne le regard, se sentant un peu gêné pour son ami qui se débat avec ses informations incomplètes pour l'aider à comprendre tout ça.
Le pompier est tenté de l'interrompre mais quand il évoque Vito et son frère, tous deux présents au bar le soir de Noël, Lloyd renonce. Il laisse à son ami la possibilité de s'exprimer sur le sujet. Sujet qu'ils n'ont jamais vraiment osé aborder d'ailleurs... S'il était arrivé quelque chose aux garçons, ça aurait été sa faute et Lloyd n'aurait jamais pu se pardonner. C'est lui qui avait proposé qu'ils sortent et avait sélectionné le bar où ils avaient finalement décidés de manger et boire un coup. Tito non plus ne l'aurait sans doute pas pardonné...

Le sujet fini par revenir sur la petite amie du grand blond qui baisse à nouveau la tête et soupir lourdement. Il apprécie la sollicitude de Tito et lorsqu'il sent sa main se poser sur son épaule, décide de tout lui avouer. Il attend cependant qu'il ait terminé sa tentative d'interprétation de la réaction de la journaliste. Une interprétation qui fait sens, Lloyd le sait.
« Oui... Je sais qu'il y a de ça. Enfin c'est possible » se corrige-t-il, jugeant préférable de se montrer prudent. Apres tout, ce n'est pas l'explication fournie par Félix elle-même et il ne peut pas tout baser sur les dires de son ami. D'autant qu'il n'est pas en possession de toutes les informations. « Mais il y a...y a autre chose qui pourrait expliquer... »
Lloyd s'interrompt et prend sa tête entre ses mains, réalisant qu'au fond, il sait parfaitement pourquoi Felicity a réagi comme elle l'a fait. L'analyse de Tito tient la route et explique sa peur de s'engager, de se rapprocher de lui. Et les détails qu'il ignore expliquent pourquoi elle a fuit comme l'a fait quand le ton a commencé à monter.
« J'ai élevé la voix sur elle » se confesse donc Lloyd « Quand elle m'a dit non, je n'ai pas réfléchi à tout ça, j'ai joué les sales gosses capricieux comme je sais si bien le faire et je me suis énervé. Pas trop fort mais ça a été suffisant pour lui faire peur. Suffisant pour faire remonter des souvenirs... »
Il ne peut plus s'arrêter en si bon chemin. Pour donner du sens à ses propos il doit tout dire à Tito et dévoiler l'un des secrets les plus intimes de sa petite amie.
« Elle a été fiancée à un sale type. Un type qui la cognait et l'humiliait perpétuellement. Je suis sur que tu as remarqué les marques de brûlure dans sa nuque. Peut-être pas celles sur ses bras mais celles sur sa nuque... »
Sitôt qu'elle attache ses cheveux, on ne peut pas les manquer.
« Elle fait des cauchemars et souffre de SPT... Le coup à l'oeil que j'avais y a deux mois, c'était ça, pas un lancé manqué de Merrin avec un jeu en bois. Elle faisait un cauchemar et elle ne m'a pas reconnu tout de suite... Quand je me suis énervé tout à l'heure... J'avais aucune intention de lui faire quoi que ce soit, je ne me suis même pas approché mais je crois qu'elle m'a cru capable du pire. »
Maintenant que le choc est passé, Lloyd se rend parfaitement compte de ses erreurs. Sa peur de le perdre l'avait empêchée d'accepter son offre de s'installer chez lui, par peur d'avoir à souffrir et sa peur des hommes avait fait le reste... S'il était resté maître de lui-même, ce ne serait pas arrivé.
« J'suis trop con ! Pourquoi il a fallut que je m'emporte ? C'était rien ! J'aurai dû parler avec elle au lieu de me braquer. Je suis un putain de connard » s'agace-t-il, se maudissant tout seul. « Qu'est-ce que je vais faire si elle revient pas ? J'peux plus vivre sans elle, tu comprends ? C'est la première fois que... »
Qu'il tombe amoureux, tout bêtement. Des conquêtes, il en a eu des tas mais jamais rien de sérieux. Beaucoup de coups d'un soir, de flirte, mais de véritables relations ? Aucune de toute sa vie... Jusqu'à Felicity. Ce qu'il ressent pour elle est aussi puissant que ce qu'il éprouve à l'égard de sa fille. Ses yeux recommencent à le picoter et son cœur s'emballe et lui fait mal à la pensée qu'elle pourrait avoir disparu de son existence pour de bon.
« Et Merrin ? Qu'est-ce que je vais lui dire ? Elle l'a appelée maman ce soir ! Maman, Tito ! » s'étrangle Lloyd, gagné par l'émotion, ployant sous le poids de la peur qui l'étreint. « Et puis ma mère l'adore ! Tout le monde l'adore et moi je l'aime ! Faut que je l'appelle et que je lui explique » décrète le pompier en se remettant debout, oubliant déjà les conseils de son ami. « J'peux pas laisser ça comme ça, c'est trop bête ! »




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Dernière édition par Lloyd Hatfield le Ven 26 Mai - 10:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Jeu 25 Mai - 18:35

If you're in a storm, I'll be your umbrella.


C'est toujours compliqué de faire face à ce genre de réactions de la part de quelqu'un et plus particulièrement de la part d'un proche. Parfois on sait comment réagir, parfois non. Parfois on trouve les mots, parfois non. Parfois il faut agir, parfois non, et quoi qu'il arrive c'est toujours très délicat. Je n'ai pas les détails sur ce que Felicity a pu vivre quand elle était sur le terrain mais pour que sa réaction soit à ce point-là excessive, ça a vraiment dû être difficile pour elle. Il ne pouvait pas savoir que la fusillade ferait tout remonter, s'en douter peut-être, y penser sans doute mais en avoir la certitude, certainement pas. Il a voulu continuer à avancer, continuer à vivre et ça l'a faite fuir. C'est terrible mais c'est comme ça. Maintenant, il va falloir qu'il réfléchisse à la meilleure façon d'aborder la situation et s'il a besoin je l'aiderai. Maintenant que je sais, je peux l'aider. Sauf que les certitudes que je pense avoir ne sont justement visiblement pas des certitudes car lorsque mon ami reprend la parole c'est pour me dire qu'il est possible qu'il ait de ça. Je fronce les sourcils en le regardant, ne comprenant pas pourquoi il dit ça de cette façon. Qu'est-ce que ça peut être d'autre si ce n'est pas ça ? Est-ce qu'elle aurait rencontré quelqu'un et n'aurait pas osé le dire ? Non, j'ai du mal à croire à cette explication-là... Lloyd ajoute très rapidement qu'il y a autre chose qui pourrait expliquer la réaction de Felicity et me voilà de nouveau tourné totalement vers lui dans l'attente d'explications qui pourrait me permettre d'y voir plus clair et donc, là encore, de mieux le conseiller et le soutenir. Sauf que les réponses je ne les obtient pas tout de suite. Lloyd se reprend la tête dans les mains, et cela me brise une nouvelle fois le cœur de le voir dans cet état. Et cela m'inquiète également : qu'est-ce qui a pu se passer pour qu'il soit dans un tel état ? La réponse tombe soudain et j'ai d'abord du mal à s'en saisir le sens. Comment ça il s'est « emporté contre elle » ? Il poursuit sur les explications et m'avoue qu'il s'est énervé quand elle a refusé et que ça lui a fait peur. Là encore je suis perdu l'espace de quelques secondes : qui n'a pas déjà monté la voix dans une dispute ? Moi-même, il m'est arrivé de lever la voix face à Donna. Pas très souvent, ce n'était pas mon tempérament ni le sien d'ailleurs mais oui, ça nous est arrivé alors je ne vois pas bien en quoi ça aurait pu faire fuir Felicity. Ce sont les mots qui suivent qui donnent un peu plus de sens même si je n'ai pas encore toutes les cartes en main.

« Remonter des souvenirs... » qu'il dit.

Et la suite arrive si vite que je n'y suis même pas préparé. Je détourne le regarde en l'entendant m'expliquer que Felicity a dans le passé été fiancée à un sale type. Un « type »... Sauf qu'à mon sens, quelqu'un humilie et frappe une femme n'a rien d'un homme, n'a rien même d'humain. Je crispe les doigts puis serre les poings, bouillonnant intérieurement. Moi qui suis pourtant du genre calme, là, pour le coup, ça fait grimper une colère à laquelle je ne suis que peu habitué. Je ferme finalement les yeux en prenant une profonde inspiration par le nez pour tenter de me calmer quand Lloyd évoque les marques sur sa nuque. Oui j'avais vu des marques mais jamais... Seigneur... J'encaisse les informations comme je peux, profondément écoeuré qu'elle ait vécu pareil calvaire au point qu'elle souffre de SPT, au point qu'elle en fasse des cauchemars très souvent et je rouvre finalement les yeux pour les poser sur le plafond, soudain profondément triste. Véritablement triste. Oui, elle a dû avoir peur. Oui, en le voyant s'énerver elle a dû s'imaginer le pire. Oui, c'est un véritable gâchis... Je sursaute quand Lloyd lève soudain un peu plus la voix et reporte toute mon attention sur lui. Il rejoue ce qu'il s'est passé, regrette à juste titre même si les regrets ne feront pas avancer les choses, va même jusqu'à s'insulter.

« Dis pas ça. » je réponds tout bas quand il dit qu'il est un connard.

Non, il n'a pas pensé sur le moment que sa réaction pouvait avoir un tel impact, ça ne fait pas de lui un connard, juste un homme qui n'a pas songé au fait que celle qu'il aimait pouvait voir en lui une menace. Il faudrait le blâmer pour ça ? Non, vraiment pas non. Quand il me demande ce qu'il va faire si elle ne revient pas, j'ouvre la bouche puis la referme, incapable de lui donner une réponse. Je suis juste capable de balancer un « Je sais... » quand il me dit qu'il ne peut plus vivre sans elle et qu'il est pour la première fois amoureux. Le dernier mot il ne le dit pas mais... Oui, il est là. Et je sais. Nous sommes amis depuis trop longtemps pour que j'ignore que Felicity est la première femme dont il soit tombé amoureux. Il se met soudain à parler de Merrin et oui on ne va pas se mentir, ça complique la situation : le fait que la petite se soit autant habituée à la présence de Felicity, qu'elle l'ait appelée maman... C'est compliqué mais que peut-il y faire ? Si Felicity décide de ne pas revenir, il faudra bien qu'il fasse avec, que Merrin fasse avec et même si ça lui paraîtra insurmontable, il s'en remettra. On finit toujours par s'en remettre. La vie est ainsi faite : on tombe amoureux, on perd la personne qu'on aime, et on finit par avancer parce qu'il le faut. Parce que la vie ne s'arrête pas à cette personne. J'ai fini par le comprendre, il y arrivera aussi, non ? Il y arrivera oui. Lorsqu'il se remet finalement debout, visiblement décidé à parler à Felicity, je fais de même et me retrouve rapidement sur mes deux jambes face à mon ami, tendant les mains vers lui pour essayer de le dissuader. Je joins d'ailleurs les mots aux gestes.

« Non, tu ne vas rien faire du tout. Pas aujourd'hui. Pas maintenant. » je lui dis avec fermeté. « Il faut que tu la laisses respirer Lloyd. Il le faut. Je sais que tu veux lui parler, t'expliquer mais tu crois vraiment qu'elle a envie de t'entendre là ? Maintenant ? » Je soupire. « Si tu as vraiment fait remonter de mauvais souvenirs, il faut d'abord qu'elle les digère. Et en plus, ça va lui permettre de faire toute seule la part des choses et de se rendre compte que tu n'es pas du tout comme cet espèce de... » Je me mords la lèvre, m'empêche de dire une insulte et reprends. « Tu n'es pas comme lui et elle va s'en rendre compte par elle-même. Elle va se calmer, réfléchir et s'en rendre compte. Si tu lui cours après, tu vas lui faire encore plus peur. » Et en même temps s'il reste totalement silencieux, ça pourrait aggraver les choses... Maintenant que je lui dis de ne rien faire je me rends compte que ne rien faire n'est pas la solution non plus et je grimace. « Peut-être juste un message... » Je dis d'abord plus pour moi-même que pour lui avant de planter un regard résolu dans celui de mon ami. « Tu devrais lui écrire. Envoie-lui un message en t'excusant, en lui expliquant que tu es désolé de t'être emporté comme ça, que tu comprends pourquoi elle a dit non et que tu comprends aussi pourquoi elle est partie quand tu as crié. Dis-lui que tu l'aimes et que tu aimerais pouvoir discuter au calme avec elle quand elle se sentira prête. Comme ça, tu lui dis ce que tu ressens et en même temps tu lui laisses le temps dont elle a besoin pour se remettre les idées en place. » Pause. « Un message Lloyd. Un seul. Pas d'appel. D'accord ? »




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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Ven 26 Mai - 11:12

I never meant to start a war ; I just wanted you to let me in ; I never hit so hard in love ; All I wanted was to break your walls ; All you ever did was break me ; Yeah, you wreck me

Lloyd & Tito

Une fois de plus, Tito arrête son ami alors qu’il s’est convaincu qu’appeler Felicity était la meilleure chose à faire. Lloyd est à nouveau déchiré entre deux sentiments. Une part de lui est persuadée que la contacter, lui expliquer qu’il n’avait aucune mauvaise intention et qu’il l’aime est la chose à faire. Et puis l’autre est tenté d’écouter Tito, de lui laisser de l’air pour lui permettre de se rendre compte d’elle-même de tout ça. S’il ne fait rien et qu’elle le lui reproche, il s’en voudra et ne pourra s’empêcher d’en vouloir à son meilleur ami. En même temps, s’il se montre trop insistant et que la journaliste prend la fuite à cause de ça, il s’en voudra tout autant. Il est coincé entre la pierre l’enclume.
Le plus rageant, c’est que tout ça est un simple malentendu. Il l’aime et il est certain qu’elle l’aime aussi. C’est très certainement la peur qui a motivée sa réaction négative face à sa proposition, comme le lui a suggéré Tito. La peur de le perdre, la peur que les choses tournent mal comme avec Ruben et de se retrouver coincée avec lui ici, sans aucune échappatoire. Il peut le comprendre, ça fait sens. Mais ses intentions sont tellement innocentes, motivées par un sentiment complètement pur et sincère d’affection, que Lloyd a du mal à comprendre que tout ça ait pu si mal tourner… C’est terriblement frustrant.
 
« Peut-être juste un message » lui propose finalement Tito, le regard un peu perdu dans le vague, comme s’il réfléchissait à voix haute.
Lloyd se calme un peu, les mains sur les hanches et l’écoute, attendant une suite. Quel genre de message ? Pour dire quoi ? Et son ami ne tarde pas à répondre à ses questions silencieuses, lui donnant la marche à suivre. Le pompier boit ses paroles, jugeant qu’un message servira effectivement mieux ses intérêts qu’un appel. Parce qu’il y a des chances qu’elle ne décroche pas, ou qu’elle ne le laisse pas en placer une si elle le fait. Il y a aussi de fortes chances qu’elle ne veuille pas entendre le son de sa voix et n’écoute donc pas le message vocal qu’il pourrait lui laisser. Avec un SMS, il aura plus de chance de l’atteindre. Ca mettra une certaine distance entre eux et elle pourra le relire plusieurs fois, s’imprégner de ses mots en toute tranquillité.
Lloyd n’arrive pas à s’imaginer qu’elle puisse rester insensible à ce genre de message. Mais peut-être que c’est uniquement parce qu’il se laisse aveugler par son désir que tout s’arrange, parce qu’il sait que LUI, ne pourrait résister. Mais lui n’aurait pas non plus refusé de s’installer avec elle…        
« Un message Lloyd. Un seul. Pas d'appel. D'accord ? »
« Oui. D’accord. Un seul message » acquiesce le grand blond avant de pousser un lourd soupir, évacuant un peu de tension par ce biais.
Il va récupérer son téléphone et va se laisser tomber sur le canapé, bientôt rejoint par Tito.

Il lui faut une bonne douzaine de minutes pour rédiger le dit message. Il écrit, efface, recommence, essaie de ne pas avoir l’air trop désespéré ou trop autoritaire dans ses propos, de ne pas lui faire de reproches même s’il est encore blessé par son rejet. Tito l’aide, lui propose de modifier tel ou tel terme et finalement, lorsqu’ils sont tous deux satisfaits, Lloyd se prépare à envoyer le message. Sauf qu’il n’y arrive pas.
Le doute l’assaille au moment fatidique de presser la touche d’envoie.
« Mais si ça suffit pas ? Si…si elle se fiche de ce que j’ai écris ? » demande-t-il à son ami, l’angoisse se lisant sur ses traits. « Si j’envoie ça et que c’est pas ce qu’elle voulait lire ? Peut-être que t’as raison et qu’il faut juste que je la laisse tranquille… Je veux pas que ça se termine… Si elle me répond que c’est terminé pour de bon qu’est-ce que je vais faire ? »
Mais il sait que c’est un risque qu’il doit prendre. Et c’est ce que Tito lui confirme. Alors prenant son courage à deux mains, il l’envoie, puis reste penché sur l’écran de son téléphone en attendant de recevoir une confirmation qu’il a bien été envoyé puis lu. Sauf que rien ne vient. Felicity a probablement coupé son portable pour la soirée… Ce qui voudrait dire qu’elle ne souhaite pas avoir de ses nouvelles. A-t-il bien fait de chercher à la contacter ? Malheureusement, tant que la journaliste ne se manifestera pas pour le lui faire savoir, il restera dans le flou quant à la réponse.
« Voilà… » soupire-t-il à nouveau, se laissant retomber dans le fond du canapé, fermant les yeux un instant, se sentant lessivé. Tito essaie de l’encourager, de lui montrer son soutien, mais Lloyd reste hermétique à ses paroles, préférant se rejouer une énième fois la scène de ce soir.

« Tu restes cette nuit ? » finit-il par demander au secouriste, sans savoir s’il vient de l’interrompre dans ses propos ou pas. Il est complètement à l’ouest, comme sonné par le coup de massue qu’il a reçu lorsque Felicity a quitté son appartement en trombe. « T’es pas obligé. J’vais être chiant… »
Enfin il n'en sait rien. C'est la première fois qu'il subit ce genre de situation. Habituellement, c'est lui qui met un terme à ses relations, jamais sérieuses. Il n'a jamais été de l'autre côté du téléphone, à guetter un message... C'est très désagréable.
« Bordel, j'me sens tellement stupide. C'est pas moi ça... Qu'est-ce qui m'arrive ? » soupire-t-il encore, passant ses mains sur son visage.


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MessageSujet: Re: If you're in a storm, I'll be your umbrella. [Lloyd] Dim 11 Juin - 17:05

If you're in a storm, I'll be your umbrella.


Un seul message c'est raisonnable, ça fera savoir à Felix ce qu'il ressent et ça lui permettra à elle de ne pas être obligée de lui parler. Un juste milieu dont ils ont tous les deux besoin. Je suis soulagé quand il ne proteste pas et qu'il accepte. J'esquisse un sourire encourageant avant que Lloyd n'aille récupérer son téléphone. Il s'installe sur le canapé et je le suis, venant m'installer à ses côtés et il se met à la rédaction du dit message. Cela lui prend du temps. A plusieurs reprises il revient sur ses mots et pour cause, il veut envoyer le message « parfait » ou, en tout cas, celui qui sera le plus approprié au vu de la situation. Je l'aide, lui fais retirer quelques mots, lui en fais ajouter d'autres, l'encourage quand il écrit bien et il faut un moment avant que l'on arrive à un résultat que lui comme moi pouvons qualifier de bon et donc possible à envoyer. Sauf qu'au moment de le faire, Lloyd ne peut s'y résoudre. Angoissé, et pas qu'un peu, il me demande pose tout un tas de questions, me demande ce qu'il va faire si ça ne suffit pas, si ce qu'il écrit ne convient pas à Felix, si elle envie qu'il la laisse tranquille au point de ne même pas vouloir lire son message, si elle répond au message que leur relation est terminée alors que lui ne veut pas du tout que ce soit le cas. Je comprends. Je comprends parfaitement ses interrogations mais le problème est qu'il ne peut ni rester silencieux, ni l'appeler. Il ne peut pas rester silencieux car elle, elle risque de croire qu'il fait la gueule ou pire qu'il veut mettre fin à la relation puisqu'elle est partie. Et il ne peut pas l'appeler puisqu'il est clair qu'elle a besoin d'espace. Alors oui, lui écrire c'est prendre le risque qu'elle lui réponde que c'est terminé entre eux, c'est prendre le risque qu'elle mette véritablement des mots sur ses actions mais s'il ne le fait pas, il s'en voudra. Et puis... Mieux vaut savoir dans le fond, non ?

« Tu ne peux pas savoir ce qu'il va se passer mais si tu ne le fais pas et que ça se termine à cause de ça, tu t'en voudras toute ta vie. Tu prends un risque oui, mais de toute façon, il faut que tu saches ce qu'elle a dans la tête, au moins un peu. Peut-être qu'elle va répondre, peut-être que tu auras droit à un silence radio mais au moins, tu auras fait ce qui est bien jusqu'au bout, d'accord ? »

D'accord. Il l'envoie et nous restons l'un comme l'autre pendu au téléphone. Je fronce les sourcils quand je m'aperçois que le message ne se distribue même pas. Elle a coupé son téléphone. Bon, cela veut dire qu'elle a vraiment besoin d'espace. Au moins, on a juste là-dessus. « Voilà... » il dit en soupirant et je pose ma main sur son épaule quand il se laisse retomber dans le canapé.

« Elle a envie d'être tranquille mais elle va finir par l'allumer son téléphone et tu verras bien à ce moment-là. Je suis sûr qu'elle te donnera des explications. »

Il ne répond rien et je comprends qu'il ne soit pas capable de penser de cette façon. A sa place, je serais sans aucun doute dans le même état. Il me demande soudain de but en blanc si je reste cette nuit avec lui. Il enchaîne en me disant que je ne suis pas obligé vu qu'il va être chiant mais... Non, je ne veux pas le laisser alors oui, je vais rester. Sans me laisser le temps de répondre, voilà qu'il se pose une question existentielle et celle-ci, au moins, je vais pouvoir y répondre. Je me laisse à mon tour tomber dans le canapé.

« Ce qui t'arrive ? T'es juste amoureux Bro, c'est tout. C'est beaucoup mais c'est tout. L'amour ça te fait fait des choses totalement incroyables... Parfois tu te reconnais plus. »

J'esquisse un sourire en repensant à ce que je ressentais pour Donna, à tout ce que j'ai pu faire par amour pour elle, parfois même des choses stupides. Je perds doucement mon sourire.

« Je me demande si ça m'arrivera encore... » je m'interroge à voix haute.

Je fronce les sourcils, me sentant tout à coup mal à l'aise. Rebecca est à la maison avec les garçons et je me demande si je retomberai un jour amoureux. Je réalise alors... Oui, je réalise que non, ce n'est pas elle. Elle m'attire, c'est vrai mais il n'y a pas cette flamme, cette étincelle même minime. Elle n'est pas... Ce que je cherche... Et ça me frappe de plein fouet. Je soupire en comprenant ce que cela veut dire mais hors de question de m'attarder là-dessus : je suis là pour Lloyd là, pas l'inverse.

« J'envoie un message à Rebecca pour lui demander si elle peut rester avec les garçons jusqu'à demain matin, comme ça je peux rester avec toi. » je dis à Lloyd en esquissant un sourire.

Je joins le geste à la parole, envoie un petit message rapide explicatif à Rebecca pour pouvoir être là avec Lloyd. Et je vais être là pour lui, quand il va attendre qu'elle allume son portable, quand il aura finalement la réponse qu'il ne voulait surtout pas avoir.

Je serai là pour lui.

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