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 the game is on | julia

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MessageSujet: the game is on | julia Mer 3 Mai - 0:18



The game is on
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Un pas, puis deux, puis cent. Il essaie de trouver une occupation et ses perles claires se perdent sur les papiers qui attendent sagement, là, dans un recoin de son bureau en désordre. Mais rien n'y fait, rien ne parvient à lui faire entendre raison dans l'océan tumultueux de ses songes. Il doit bouger, s'animer. Il doit retrouver cette euphorie du terrain, il se doit d'assouvir cette soif de chasse à l'homme qu'il ne peut continuer, pour l'instant, à l’égard de ceux qui le coince, jour après jour, ne laissant rien derrière leurs pas si ce n'est ce silence assourdissant pour le lieutenant qui... craque. L'une de ses mains s'empare de son manteau de cuir, l'autre des clés qui traînaient sur l'un des buffets de la pièce. Puis ses pas recommencent, ça bien qu'ils aient, cette fois, une destination précise à suivre. Le sous-sol du commissariat après être passé devant le tableau des petites affaires à résoudre. Sa course se fait plus précise, plus claire dans son esprit tumultueux depuis peu. Il perd patience. Il perd toute stabilité. Aussi, il s'engouffre dans les ruelles encore froides de Chicago, ces lignes étroites qui peinent à se remettre des nuits d'hiver et dont les quelques rafales viennent frapper de plein fouet son torse bombé, là, au-dessus de son deux roues. Il contemple les horizons, il s'exalte de cette perdition momentanée jusqu'à parvenir sur les lieux de ce qu'il a choisi comme occupation pour ce soir, loin de ses collègues, loin des jugements quotidiens et lassants. Loin de tout et même de témoins potentiels. Parce qu'il vient se perdre dans un cul-de-sac silencieux, voisin à un petit bar ; ce genre de lieux dont personne n'entend parler si ce n'est les êtres malfamés qui y sont habitués. Et, après s'être assuré d'avoir mit son bien en sécurité, Matthew s'élance bêtement dans les ombres qui s'invitent à chaque seconde un peu plus devant ses yeux. Il s'en délecte, amateur de sensations fortes, avide des risques que d'autres n'iraient pas prendre seuls. Lui le fait, convaincu d'être supérieur aux autres et donc au monde, protégé par un ego qui, ici d'ailleurs, se gonfle à bloc ; Goodwin déjà sûr de mettre la main sur celui qu'on cherche pour cette agression à main armée. Et, dans sa tête, le rappel de la raison qui le pousse à retrouver cet homme – ou qui sait, madame – l'amène à glisser sa main le long de la cross de son arme, le bout de ses doigts venant flirter avec ces courbes qu'il ne connaît que trop pour se retrouver, bien souvent, dans des pétrins bien plus imposants que lui qui, par sa maladie, ne l'effraie pas. Parce qu'il ne craint pas la douleur, parce qu'il ne craint pas les maux. Parce qu'il ne craint rien de ce monde qu'il ne connaît pas plus que ça, éperdu dans une utopie faite à son image, une illusion qu'il colle à la réalité pure et dure qu'il n'accepte pas encore, ça depuis trop d'années. Il est loin, trop loin de cette société qu'il sert pourtant ; paradoxale.

Et, dans un élan de curiosité morbide, il se risque au plus près de la gueule du loup. Car les voix s’élèvent et se perdent dans l'espace qui se brise d'un fracas des plus sourds. Matthew s'arrête, les yeux rivés sur l'entrée du bar miteux dans lequel se trame quelque chose d'un peu plus lourd, lui semblerait-il en tout cas. Il ignore tout de ces personnes, tout de celle qu'il recherche d'ailleurs en particulier. Le lieutenant s'est lancé, seul, dans une péripétie peut-être un peu trop sérieuse pour un homme seul, bien que la douleur ne soit pas un souci si coup il doit y avoir. Il ne craint pas les issues négatives qui se proposent à cette soirée mais plutôt les répercutions qu'elles pourraient avoir par la suite quant à son rang, sa place, quant au métier qu'il exerce avec ce goût prononcé pour une solitude qui, dans certains cas comme celui-ci, n'a pas lieu d'être. Et, dans cette réflexion un poil trop longue, la porte des lieux bascule en arrière, victime d'un geste un peu brusque qui pousse Matthew dans un creux voisin, dissimulé dans des ombres bien opaques, assez pour que l'homme ne poursuive sa route sans le moindre réflexe de jeter un coup d’œil derrière lui ; comportement qui pousse Matthew à s'en défaire, convaincu qu'il n'est pas celui qu'il cherche, il n'a rien de la description qui fut faite au poste, loin de ce qu'il imagine quant à cette histoire qu'il n'a pourtant que survolée. Bête, imprudent ; oui, il l'a toujours été. Et, il le démontre encore, saisissant son arme en sentant une présence dans son dos, braquant enfin celle qui est venue se hisser à sa hauteur et qui, chose rare à l'égard de cet homme-là, le surprend. Parce qu'il ne pensait pas avoir de la visite pour ces quelques heures supplémentaires, parce qu'il ne pensait pas avoir à croiser de visage familier dans des coins aussi sombres que ceux-là et, en soit, il ne l'avouera pas de manière audible mais sait que c'est une bonne chose. Car les risques se divisent désormais par deux, car ses erreurs peuvent être évitées par un second coup d’œil ; parce qu'il attend beaucoup du commun des mortels bien que loin d'être à même de pouvoir dire qu'ils lui sont nécessaires. Parce qu'ils n'en restent pas moins fades à ses yeux, pathétiques ; une douce idée – ironiquement parlant – qu'on devine de sa part en restant un peu trop à ses côtés mais qui, aux premiers abords, échappe totalement à celui qui s'y risque. « Qu'est-ce que vous foutez là, vous ? » Elle est instinctive, cette question. Elle se fait sincère et sans l'ombre d'un reproche, seulement teintée d'une once de surprise qu'il ne dissimule pas parce qu'il ne s'en rend pas forcément compte ; partagé entre le besoin de poursuivre dans sa lancée et de savoir pourquoi il faut qu'on vienne encore le déranger dans ses occupations. Il n'en était plus à penser que sa présence fut due à son travail, un fait qui lui revient brutalement et qui lui fait perdre ses traits abasourdis pour retrouver ce sérieux déconcertant. Ça, avant que du mouvement – un peu plus loin – ne vienne leur rappeler leur position et l'amène à attirer la brune contre lui, là, dans le renfoncement qui, d'un coup, se fait plus étroit.


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MessageSujet: Re: the game is on | julia Jeu 4 Mai - 17:34



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J’aurais sans doute du partir. Mais à vrai dire, je n’en avais aucune envie. Et soyons franc, je n’avais rien qui m’attendait dehors. Rien qui m’obligeait à partir. Là où d’autres passaient leurs journées à attendre qu’elles passent et à compter les secondes qui les séparaient des retrouvailles avec leurs enfants, leur mari, ou juste un rencard, moi, je n’avais personne. Un vide glacial, parfois terrifiant, mais dans lequel une étrange chaleur se dégageait dès lors que je plongeais le nez dans les délicieuses histoires dont regorgeait ma bonne vieille amie aux mille et uns ouvrages. Il était pourtant rare, que je passe une soirée chez moi, à bouquiner, comme j’aimais le faire, accompagnée d’un verre de vin, au coin du feu. Si j’avais une vie en dehors du commissariat, je n’oubliais jamais qu’à la morgue, des victimes attendaient la vérité, et leurs proches encore plus. Je ne le savais que trop bien. Moi aussi, j’avais été du côté de la victime. Moi aussi j’avais souffert. Et je souhaitais de tout mon coeur pouvoir éviter à d’autres de vivre ce que j’avais vécu. Même si je savais que c’était impossible. Qu’inévitablement, d’autres allaient souffrir et que ça ne pourrait pas en être autrement. C’était ainsi. Enfermée dans mon bureau, j’ai laissé mes yeux divaguer sur la tonne de paperasse que j’avais à remplir. Ce que j’ai commencé à faire : plus vite ce serait terminé, plus vite je passerais à autre chose. Et au bout de quelques temps, mon cou et mon dos totalement raidis m’ont demandé une pause, que j’ai décidé de mettre à profits pour aller voir ce qui se passait, du côté des affaires à résoudre, finissant par prendre la liberté de m’occuper de l’une d’entre elle, dont personne ne semblait s’être soucié. Alors j’ai d’abord commencé à réunir le peu d’informations que l’on avait, inutile de dire que ce fut assez rapide. Et sans attendre mon reste, j’ai attrapé mon blouson de cuir noir, et je suis partie. J’allais lier l’utile à l’agréable en me rendant sur place, incognito. Prendre l’air et réunir le plus d’éléments possibles, pourquoi pas même, résoudre cette affaire, même si à l’image de Rome, cela ne se faisait généralement pas en un jour.

Avant de me lancer dans ma quête, insensée pour certains, nécessaire pour d’autres, j’ai pris quelques instants, seule, dans ma voiture, afin de me recentrer et de me concentrer le plus possible. Et lorsque je me suis sentie prête, j’ai allumé une cigarette, que j’ai grillée en moins de temps qu’il ne m’en a fallu pour arriver sur place, devant ce bar. Mon arme bien camouflée, j’ai avancé, à pas de loup, m’apprêtant à pénétrer dans les lieux, prudemment. Je ne savais pas encore exactement ce que j’allais bien pouvoir prétexter. Mais l’improvisation n’était pas pour m’inquiéter. Je m’en tirais toujours d’un battement de cils, ou d’une posture qui en auraient fait baver plus d’un. Bien évidemment, je détestais me servir de mes attributs féminins de la sorte. Mais de nombreuses fois, cela m’avait évité bagarres générales et autres vols de tabourets sauvages en ciel encombrés -tant les plafonds dans ce genre d’établissements étaient bas, et les étagères blindées d’un fouillis sans nom...- , présageant des jours peu ensoleillés, un plâtre à la clé… Et outre la mince protection que cela pouvait m’apporter parfois, il fallait bien admettre qu’il était bien plus facile de réunir quelques informations que ce soit sur les habitués en jouant la carte de la naïveté et du charme. Les langues se déliaient bien plus que face à la force, et c’était d’une logique imparable, quand on y pensait.

Bien que je n’aie pas le moins du monde froid aux yeux, je prenais mes précautions, n’oubliant pas que j’étais seule. Et si j’aimais travailler dans mon coin, je n’oubliais jamais qu’en cas de pépin, c’est à moi qu’il arriverait des bricoles, et qu’il pourrait peut être se trouver bien plus complexe de me sortir de cas extrêmes. Alors je suis entrée, soufflant un bref instant, avant de commander innocemment un verre, et de commencer innocemment, l’air de rien, mon tour subtil. Et sans s’en rendre compte, les gens commençaient à parler. Je savais qui aller voir. Les plus forts, les membres de gangs, risquaient de se braquer, peut être même d’attaquer, de faire preuve d’une méfiance sans nom. Le gérant aussi, peut être. Mais les serveuses, elles, risquaient de vouloir parler. C’est donc en discutant avec elles, l’air de rien,que j’ai commencé mon travail. Mais en tournant la tête vers la fenêtre crasseuse du bar, j’ai remarqué une silhouette. Grande, fine, presque gracieuse. Et cette silhouette s’engouffrait dans un recoin. Je ne savais pas qui il était, mais son comportement était pour le moins étrange. Qui aurait été se camoufler derrière la porte, s’il avait été un simple client ? Hésitante, j’ai expiré le plus lentement que je pouvais, fermé les yeux quelques instants afin d’oublier la peur qui s’accaparait de moi. Je me revoyais, quelques mois plus tot, une balle dans la poitrine. La peur de mourir, la peur de reprendre les armes. Et ce jour était arrivé. Une fois à l’extérieur, je me suis fait discrète, avant de prendre mon inconnu de surprise, dans le dos, mon arme braquée sur lui, au cas où. Et ce n’est que lorsqu’il s’est retourné vers moi, que ma mâchoire s’est desserrée un tant soit peu. Bien que cela me coûtait de l’admettre, j’étais rassurée de croiser ce visage familier dans un tel moment. Alors j’ai rangé mon arme, déglutissant, le temps de réaliser que je n’étais pas plus en danger que cela. Et hallucinant totalement, je lui ai répondu, sur le ton de l’agacement. Pas contre lui, mais parce que je m’étais préparée au pire. Il me fallait encore quelques secondes, pour redevenir agréable.

- Ce que je fous… Vous me demandez réellement ce que je fous là ?
j’ai soufflé, lui adressant un sourire désabusé, et puis j’ai ri doucement, avant de lui répondre, de meilleure humeur cette fois-ci : La même chose que vous, j’imagine. Pensez à noter les cas que vous prenez la prochaine fois, ça éviterait les doublons !

Mais du bruit se fit entendre. Et mon compère et moi avons disparu une fois encore, dans ce renfoncement où je l’avais furtivement remarqué par la fenêtre. Attendant que le bruit des clients qui sortaient ne se fasse un peu plus lointain, je l’ai ensuite remercié d’avoir eu ce réflexe que je n’avais pas eu, avant de lever les yeux vers lui, et de lui demander :

- Bon, et maintenant ? c’est quoi le plan, hmm ?

Après tout, maintenant que l’on savait être deux, autant se répartir les tâches, et s’assurer d’être efficaces...
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MessageSujet: Re: the game is on | julia Dim 7 Mai - 23:22



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Il essaie de trouver une issue à cette situation, au problème qui vient se poser là, juste sous ses yeux, matérialisé en une jeune femme qu'il n'aurait jamais espéré croiser. Pourtant, ça vient lui donner davantage de raisons de se lancer dans cette petite affaire. Parce qu'elle fait office de renfort, parce qu'elle vient ajuster les rangs quant à ce qui pourrait leur tomber dessus. Il ne risque plus que cinquante pour cent des dégâts et ça, selon lui, s'avère être un bon point. Alors il s'en raisonne, contemplant un instant la jeune femme en levant son index contre ses lèvres comme pour lui faire comprendre qu'elle ne doit pas l'ouvrir, pas même pour respirer. Parce qu'ils se trouvent dans une ruelle malfamées, parce qu'ils ne sont que deux face à une petite communauté probablement soudée, parce qu'ils sont en position d'infériorité et qu'ils ont le devoir de poursuivre le peu de pistes qu'ils ont ; ça malgré la négativité de l'instant. Matthew y est habitué et, malgré tout, il devine que la Belle le suivra également. Aussi, sa raison se fait plus dure, plus sûre et sa détermination ne fait qu’accroître, l'amenant à défaire son regard des traits féminins pour balayer les alentours, pour contempler ce qui sort du bar miteux caché au monde.  Quelques pas, quelques secondes puis la voix du lieutenant qui l'accompagne désormais revient à la charge, n'offrant à Goodwin qu'un soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres tandis qu'elle poursuit dans sa lancée. « Bon, et maintenant ? c’est quoi le plan, hmm ? » Il observe les environs, il calcule le nombre d'issues qui s'offrent à eux si tout vient à mal tourner. Parce qu'il se doit de tout envisager, le pire avant la potentielle réussite qui les attend quant à leur décision – celle-ci peut-être un peu précoce au vu des pistes qu'ils détiennent et qui, admettons-le, se comptent sur les doigts d'une seule main. Bravo l'audace. Alors, ses perles claires se perdent sur l'une des fenêtres du bar, elles détaillent les mouvements qui y règnent, l'ambiance à laquelle il devra faire face parce qu'il veut entrer, parce qu'il ne s'offre comme plan que celui-ci finalement. Ce qu'il décide silencieusement, continuant à réfléchir malgré tout au moment où ils parviendront à mettre la main sur celui qu'ils cherchent. Tout envisager, tout calculer, ça a toujours été sa manie la plus agaçante, un réflexe des plus lourds puisque porté par son égocentrisme. Il se mettra en avant pour l'image qu'il donne lorsque en poste, désireux de voir les choses réglées par ses soins et c'est ce qu'il s'apprête à nouveau à faire avant de revenir à lui et d'apercevoir la silhouette féminine à quelques centimètres de sa personne. Oui, il l'a oublié, rongé par ses songes, son organisation. Il l'a oublié en une fraction de seconde, aussi salaud que ça puisse paraître, habitué à être seul. Changement de plan, tout ce qu'il avait imaginé se modifie, se range dans un tout autre sens que celui qu'il était venu donné en premier lieu.

« Vous en sortez, j'imagine ? » Il attend qu'elle acquiesce pour retrouver toute sa hauteur, sortant des ombres du renfoncement pour, de suite, se retourner vers elle. « J'vais vous suivre, il faudra prétexter qu'on est ensemble ou Dieu sait quelle autre chose. Vous avez déjà repéré quelqu'un ? » Il doit tout savoir, il doit tout connaître de ce qu'elle est parvenue à voir là-dedans parce qu'il veut avoir l'avantage, parce qu'il ne sera tranquille que lorsqu'il aura main-mise sur le moindre détail qui réside derrière ces murs. C'est sa manière de procéder, sa manière de travailler et il compte lui imposer, prenant déjà en main toute cette histoire sans prendre conscience qu'elle n'est pas son équipe, qu'elle n'est pas l'un des siens et qu'elle ne pliera très certainement pas devant ses volontés. Matthew est perdu dans un monde qui n'appartient qu'à lui et qu'il croit, pourtant, comme étant celui dans lequel il erre chaque jour que Dieu fait. « Il va falloir qu'on fasse vite car, de ce que je sais de ce genre d'endroits, ils n'aiment pas les étrangers et autant vous dire que nous ne passerons pas inaperçu par ceux qui y sont habitués. » Ce sont des faits qu'elle sait probablement déjà, des choses auxquelles n'importe qui aurait songé mais qu'il répète, par nécessité de ne rien faire raté. Il tient à sa réputation, à cette image de bon élément qui ne perd aucune de ses affaires, à cette sécurité que lui apporte ses réussites quant à ce qu'il cache, quant à ce qui se sait de la part de sa supérieure et qu'il tient à laisser dans l'ombre de ses collègues, de qui que ce soit en vérité. « Alors on entre, on cherche par rapport à ce qu'on a et on dégage d'ici, si possible avec lui ou derrière lui ; les mots lui viennent sans qu'il n'ait à trop y penser, agissant automatiquement tandis qu'il sort son téléphone, fouillant un court instant dedans jusqu'à parvenir à trouver la liste qu'il y cherchait, ce qu'il a réussit à garder des preuves qu'ils ont à l'encontre de cet homme – définitivement un homme – au commissariat. Un tatouage sur la main gauche, une espèce de croix nazie – charmant – et un chapelet au niveau du cou. C'est très paradoxale mais enfin, on y va. » Trêve de jugement, le temps ne lui permet pas vraiment. Et il s'élance sans trop y penser vers l'entrée du bar, déterminé à agir comme bon lui semble avant de s'interrompre dans sa lancée, fronçant les sourcils avant de se tourner. « Des questions ? Quelque chose vous déplaît ? Une autre idée. J'ai tendance à oublier quand quelqu'un est avec moi. » Pas d'excuses, parce qu'il reste un sale con, mais une vérité qui s'énonce. Il ne pense jamais à qui que ce soit si ce n'est sa propre personne. Sociopathe, en tout point, même malgré les circonstances de ce soir et la promesse qu'il s'était fait quant à son travail, masquer sa nature, taire ce manque d'altruisme.

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MessageSujet: Re: the game is on | julia Ven 12 Mai - 0:31



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Surprise, c’était le mot. Je m’attendais à toutes les possibilités, sauf celle de tomber sur lui, ou même d’ailleurs, sur quelque collègue que ce soit. C’était même inconcevable pour moi, jusqu’à ce que l’on se retrouve dans cette situation. Je n’arrivais pas à déterminer si ce qui était en train de se passer était bénéfique ou non. Je n’arrivais à voir qu’une chose. Si l’on ne se décidait pas rapidement à travailler en équipe, ça n’allait pas marcher, on s’empêcherait l’un l’autre de tourner en rond, pour un résultat totalement contre-productif… Sans parler,en prime, du risque de se faire prendre. Duquel je l’avoue, j’étais totalement inconsciente, jusqu’à ce que Matthew ne m’entraîne avec lui dans le renfoncement où je l’avais vu disparaître, quelques minutes plus tôt. Interloquée, ne m’attendant pas à me retrouver dans un endroit si confiné en l’espace de quelques secondes, les mots m’ont manqué. Ce qui n’était pas plus mal. Il fallait qu’on se fasse discrets. Mais j’ai malgré tout demandé, après quelques secondes de latence, si, à tout hasard, une idée venait de germer dans son esprit. Je me doutais qu’on allait devoir jouer à ce stupide jeu qui consistait à faire croire à l’audience que l’on était ensemble. C’était l’explication la moins difficile à donner, la plus crédible. Et ce qui était bien avec celle-ci, c’était qu’elle était passe partout, peu importait avec qui on la servait. Personne n’oserait claironner -du moins devant les intéressés- que ces deux personnes étaient bien trop mal assorties pour que ce soit vrai, et si tel était le cas, on aurait toujours pu revendiquer l’amitié. Doser l’ambiguïté, tel était parfois le secret. Tout dépendait de la situation, en fin de compte.

Face au silence de mon collègue, j’ai commencé à me perdre dans mes pensées, fronçant les sourcils. Je tentais d’énumérer tout ce qui pourrait se passer, une fois que l’on serait décidés. Je voulais retourner à l’intérieur. Continuer mon bonhomme de chemin, comme si de rien n’était. Après tout, je ne m’en tirais pas si mal, avant de devoir m’absenter, persuadée que Matthew était celui que je cherchais. J’aurais d’ailleurs pu lui en vouloir. Après tout, c’était de sa faute, si on se retrouvait en doublon sur cette affaire. Mais la vérité était toute autre. J’étais heureuse, soulagée de me retrouver avec lui. Ca aurait pu être quelqu’un d’autre, en réalité. Mais avec le recul, peut être était-il trop tôt pour tenter une intervention seule. Et le souvenir de cette balle dans ma poitrine m’empêchait de penser lorsque j’étais seule. Et si les choses tournaient mal ? Qui viendrait m’aider ? On me retrouverait là, comme une conne, dans une ruelle, sans autre identité que celle de « la victime de la rixe ». Jusqu’à ce que, peut être, quelqu’un finisse par me reconnaître, à la morgue. Rien de très gai, somme toute. Etre avec un équipier me confortait dans mes choix. Et je m’autorisais à nouveau à redevenir l’espace d’un instant la flic fonceuse que j’étais avant. Sans doute grâce à l’adrénaline.

J’ai échappé un léger soupir, avant de regarder discrètement ce qui se passait autour de nous. Il faudrait bien que l’on sorte de là, et le plus tôt serait le mieux. Alors j’ai tenté d’échaffauder un plan, jusqu’à ce que mon collègue ne m’extirpe de mes pensées. Me recentrant sur lui, je lui ai offert un sourire, chose complètement stupide, étant donné l’obscurité ambiante. Et à mi-voix, j’ai fini par lui lancer :

- J’ai commencé à parler avec les serveuses, avant de disparaître.


J’ai acquiescé, lorsqu’il proposa de me suivre. C’était le plus simple et le moins risqué, de toutes façons. Et j’ai poursuivi :

- Non, pas vraiment. La vérité ? c’était que tous les clients du bar auraient sans doute tous pu être notre homme, tant ils semblaient tremper, pour la plus part, dans des affaires plus louches les unes que les autres. Mais si j’avais bien appris quelque chose en exerçant ce métier, c’était de ne jamais, ô grand jamais se fier aux apparences… Et lorsqu’il me fit la description de l’homme en question, me regard s’éclaira tant et plus. J’étais certaine qu’on allait lui mettre la main dessus. Et d’un ton victorieux, j’ai alors poursuivi :

- Mais j’ai pu enregistrer la conversation avec les serveuses grâce à mon téléphone. J’ai eu des aveux assez intéressants, concernant un homme à la croix gammée sur la main gauche. Tout porte à croire que c’est notre suspect.

J’ai ensuite regardé avec un peu plus d’attention ce qui se passait dehors, simplement afin de vérifier que la voie était libre. Et puis j’ai rattrapé mon coéquipier. Je n’avais aucune question, mon plan de départ se rapprochant du sien. Et ouvrant alors que je m’apprêtais à ouvrir la porte, je lui ai répondu :

- Tout est parfait. Allons y. J’vous paye un verre.

Et dans un sourire, je lui ouvris la porte. Bien évidement, boire en service n’était pas réellement la chose la mieux vue. Mais si on ne commandait rien, on se ferait bien vite repérer. Et quand bien même, mon verre m’attendait sur le comptoir.
Avançant comme si de rien n’était vers le tabouret où trônait encore mon manteau -aux poches vidées au préalable du moindre objet de valeur, de la moindre chose qui pourrait donner le doute aux éventuels curieux quant à mon métier- , j’ai rapidement observé les clients présents, à la recherche de notre fameuse croix gammée. Mais rien. Impossible de le retrouver. L’air de rien, j’ai adressé un regard interrogateur à mon ami. J’espérais que lui, aurait peut être pu le trouver. Après tout, j’avais l’avantage d’avoir deux yeux de plus qu’à l’accoutumée. Autant qu’ils servent !
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MessageSujet: Re: the game is on | julia Dim 14 Mai - 15:16



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« Mais j’ai pu enregistrer la conversation avec les serveuses grâce à mon téléphone. J’ai eu des aveux assez intéressants, concernant un homme à la croix gammée sur la main gauche. Tout porte à croire que c’est notre suspect. » Il n'aura fallu que quelques mots pour qu'elle ne lui devienne intéressante. Et cette fois, sa présence s'ancre bien profondément dans sa tête pour qu'il ne puisse plus l’omettre. Elle est là, aide salvatrice dans une enquête qu'il ne prend que trop à la légère, convaincu de son invincibilité. Idiot, c'est le mot, ça le sera toujours en ce qui le concerne et pourtant, rien ne l'arrête, rien ni personne. Un fait qu'il se devra d'évaluer, un jour, lorsque tout son petit monde tranquille commencera à s'effondrer, brique par brique, une liste incommensurable de danger rangée sous ses prunelles. Matthew en secoue rapidement la tête, chassant ses idées de sa conscience pour ne laisser de place qu'à ce qu'il a choisi d'entreprendre ce soir plutôt que de rejoindre les murs de petit appartement, les cordes de son violon et la perdition qu'offre toute mélodie s'en échappant. Il a chois le refuge qu'est son travail pour ses songes trop larges, trop sombres, tourmentés par des erreurs commises par le passé qui, finalement, lui ont valu ce nom et cette réputation. Il est celui qui réussit sans qu'on ne sache réellement comment, et si la réponse est la corruption, personne n'osera jamais la formuler, personne ne viendra remettre en doute ses choix et l'aspect logique de ce qu'il propose. Ici y comprit puisqu'elle s'empare de son bras, puisqu'elle commence à rejoindre le bar dans lequel il veut se risquer. « Tout est parfait. Allons y. J’vous paye un verre. » Le début aurait suffit puisque la fin de sa phrase l'amène à froncer les sourcils, loin d'imaginer que ça puisse être nécessaire. Parce qu'il ne voit vraiment pas le monde comme autrui, parce qu'il ne voit pas les doutes que soulèveraient sa présence immobile au milieu de toutes ces personnes cachées au monde pour une bonne et dangereuse raison. Ils ne sont pas la bonté de Chicago, loin de toute candeur, de toute bienséance, bienfaisance. Si Julia doit suivre ses directives concernant la marche à suivre, Matthew devra se plier à ses capacités à se fondre dans la masse et, ça, du mieux qu'il le pourra. Alors il cherche son masque, il vient récupérer ce costume basique d'immuabilité pour suivre les pas de la Belle, pour l'imiter avec autant de précision que possible. Il la laissera faire quand lui, de son côté, laissera traîner ses prunelles ici et là dans l'espoir de parvenir rapidement à une conclusion positive. Il lui faut trouver cet homme, c'est l'unique but qu'il s'est donné pour ce soir, la raison de ce qui le tient encore à sa place quand l'appel de la solitude se fait tumultueux dans les profondeurs de sa personne. Et, à cela s'ajoute la présence de la jeune femme à ses côtés, convaincue de pouvoir en finir aussi par sa présence non prévue à la sienne ; coïncidence qui ne fait que nourrir sa confiance quant à l'issue de cette affaire-ci.

« Rassurez-moi, vous avez écrit que vous êtes sur l'affaire ? » La question vient naturellement une fois qu'ils s'installent, une fois les perles clairs du lieutenant déjà à l’affût du moindre mouvement, de la moindre main qui puisse être dans son champ de vision. « Je préférai qu'on ne soit pas tout le commissariat à être présent ce soir. » Des paroles ironiques en sachant que la présence de Julia n'est de nulle autre faute que la sienne, bien qu'il n'ira pas l'admettre, convaincu d'être le seul à posséder des élans aussi stupides que de rejoindre ce genre de lieux au beau milieu d'une soirée déjà bien commencée. Et, tandis qu'il fait l'état des lieux, Matthew comprend une chose : sans elle, il pourrait courir à une perte des plus douloureuses. Parce qu'ils sont nombreux ceux dont le regard va et vient sur les nouvelles têtes, ceux qui craignent l'inconnu et les mystères qu'ils traînent derrière eux, les ombres auxquelles ils appartiennent, celles qu'ils évitent dans l'espoir de conserver une liberté propre malgré les méfaits qu'ils taisent au fond d'eux. Matthew les voit, les reconnaît. Il ne les côtoie que trop depuis son lien avec les Kings of Speed, depuis les menottes qu'ils ont fermé à ses poignets, possédant bien des informations qui pourraient le faire tomber, Valeri aussi finalement. Il est le seul à vouloir les faire tomber, le seul qui soit à même de pouvoir monter un dossier en récupérant des faits issus de l'intérieur de leur rang. Alors oui, ces regards, il n'en a que trop l'habitude, choisissant de ne pas s'y attarder, imitant celle qui l'accompagne en posant une partie de son attention sur toute autre chose que les présences autour de lui. Paraître loin de ce qui se joue probablement à ce comptoir, derrière les murmures que certains entreprennent, les conversations déplacées que d'autres laissent s'étendre jusqu'au cœur de la salle. Goodwin tente de faire abstraction de tout ce qui l'importe peu pour n'offrir d'écoute qu'au lieutenant assit en face de lui, pour n'offrir d'attention visuel qu'à chaque main perdue ici et là, sous ses prunelles en vérité fatiguées. Il n'a aucune idée de la dernière nuit qu'il ait passé entière, se surprenant à y penser là tandis qu'un serveur arrive à leur hauteur, faisait soupirer le quadragénaire qui, enfin, se défait de tout pour un petit instant seulement. Il va pour parler, pour poser les nombreuses questions qu'il pourrait laisser s'inviter mais, au dernier moment, sa voix se bloque dans sa gorge et son regard se perd sur Julia, sur le monde alentour. Le réflexe est immédiat, ta gueule Matthew. S'en suit un bref geste de la main en direction de sa compagnie improvisée, la laissant prendre les rênes de cet instant, se sachant loin de pouvoir faire mieux puisque peu sociable. « Je préfère laisser la dame choisir. » De quoi se défaire du jeune homme venu à leur encontre, de quoi le dissuader de s'intéresser à lui quand Matthew s'avère concentrer sur toute autre chose, loin de l'instant présent, loin du monde dans lequel il se tient pourtant. C'est ainsi qu'il agace, ainsi qu'il fait perdre toute autre à ses partenaires. Presque tous. « Qu'est-ce qu'elles vous ont dit, les filles ? » La question se pose une fois la présence indésirable écartée, insouciant mais pas téméraire non plus.

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MessageSujet: Re: the game is on | julia Mar 30 Mai - 0:00



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Je ne savais pas vraiment où tout ça allait nous mener, mais je n'avais aucun doute, on allait bien finir par coincer notre homme. J'y étais bien décidée, seule. Mais maintenant que j'étais accompagnée, il n'y avait définitivement plus aucun doute possible... Et alors que je lui expliquais rapidement ce que j'avais déjà entrepris de faire, je pû remarquer que j'avais piqué son attention. N'était ce que l'espace de quelques secondes, ce qui au fond, n'était déjà pas si mal quand on y réfléchissait. Pour ma part, je souriais. J'étais fière de ce que j'avais eu la présence d'esprit de faire. Certes, ce n'était pas grand chose, et j'aurais aimé en faire plus. Mais c'était déjà pas mal, étant donné le peu de temps que j'avais passé ici. "Tout vient à point à qui sait attendre", comme dit l'adage.

Sans attendre son avis, je l'ai entrainé avec moi à l'interieur. A quoi bon attendre, de toutes manières ? Plus vite on aurait été à l'intérieur, plus vite on pourrait récolter des informations précieuses pour nous. Et sans réfléchir, je lui ai proposé un verre. Pour nous fondre dans la masse. J'ai bien vu son regard surpris. Peut être n'était-ce pas dans l'accoutumée, de boire pendant le service, certes. Mais ce n'était pas avec un verre qu'on aurait fini par rouler sous la table, et une couverture nous était indispensable si on ne voulait pas finir par mourir dans le coupe gorge servant de local à poubelles, derrière le bar où nous mettions les pieds... Rapidement, j'ai repris place sur le tabouret où j'avais déposé mon manteau, quelques minutes plus tôt. Manteau que j'ai posé sur mes genoux, avant de discrètement réitérer l'opération: une fois encore, j'allais tout enregistrer. Pour avoir des preuves. Pour pouvoir réécouter à l'infini cette scène, et peut être, qui sait, remarquer certaines choses qui me seraient passé à dix mille lieux au dessus de la tête à ce moment précis...

Je regardais la serveuse s'affairer, servir les clients, ranger les verres et les bouteilles au fur et à mesure, tenant une cadence effreinée. Je me souviens d'ailleurs m'être demandé comment ces filles pouvaient réussir à tenir autant. Elles avaient du cran, c'était le moins qu'on pouvait dire... je crois que j'aurais été incapable de prendre leur place, quand bien même certains diraient que mon métier est plus dangereux, je crois qu'il a tout de même un rythme plus gérable... mais bon, je m'égare. Tout comme mon regard d'ailleurs, qui se perdait dans les moindres recoins de la pièce, à la recherche de quelque piste. Et c'est Matthew, qui m'a soudain sortie de ma torpeur, ma concentration, appelez ça comme vous voulez, pour me demander si j'avais bien noté que j'étais sur l'affaire... Ce qui m'arracha un rire discret. Il ne manquait pas de culot, lui, alors.

J'ai d'abord arqué un sourcil. Et puis j'ai souri, et ai fini par lui lancer dans un clin d'oeil, peut être un peu moqueur:

- Voyons... bien sûr que je l'ai inscrit ! On ne fait pas deux fois la même erreur ! Et riant légèrement, j'ai poursuivi:

- Qui sait, l'homme que l'on recherche est peut être chez nous. On ne fait pas assez attention aux mains des collègues. Surtout les tatoués !

Blague douteuse, j'en convenais. Mais blague tout de même. Rien de plus, rien de moins. Je ne pouvais pas réellement suspecter mes collègues. Ca ne m'était même pas venu à l'esprit, car c'était tout simplement inconcevable pour moi. Et puis j'ai fini par me taire, observant mon collègue du coin de l'oeil. Il semblait totalement absorbé, ailleurs. Concentré comme jamais sur dieu seul savait quoi. Et voyant son regard filer à toute allure dans la pièce, j'ai commencé à comprendre, ce qu'il faisait réellement. Certes, je n'avais jamais vu Goodwin faire son travail, mais pourtant, je savais qu'il agirait ainsi. Bon, je n'en étais pas sûre non plus à trois cent pourcents, mais les bruits de couloirs courraient vite, dans un bureau, quelqu'il fût. Peu pouvait importer qu'il soit de police ou de poste: la règle était toujours la même. Mais enfin je pouvais me faire une idée. Enfin je pouvais deviner le pourcentage d'exagération de mes collègues. Et je devais bien admettre que le voir à l'oeuvre était impressionnant. Seulement voilà. Les regards ont commencé à se poser sur lui. Et donc sur moi, par extention. Et heureusement pour nous, il eut la présence d'esprit de revenir à moi, l'affaire de quelques secondes, le temps qu'on nous oublie. Alors un serveur est arrivé à notre hauteur, nous demandant le plus normalement du monde ce qu'on voudrait. Et il me délégua la tâche, de choisir pour nous deux. Tout ça n'avait sans doute pas vraiment d'intêret pour lui, qui était si concentré sur le reste. Alors c'était ça ? J'allais donc devoir me charger de notre couverture, en quelque sorte, tentant tant bien que mal de nous noyer dans la masse ? Autant dire que l'affaire n'était pas mince, et que le moindre faux pas, de lui comme de moi, pouvait nous être fatal. Rester à prier, pour que tout se déroule pour le mieux, sans accroc. Mais nous étions des proffessionnels après tout. Pas de raison d'avoir peur, donc.

Avant de passer notre commande, j'ai lancé à mon collègue:

- Le lourd poids du choix doit donc peser sur mes frêles épaules ? J'espère que je tomberai juste, alors. Mais il n'y a pas de raison, tu n'es pas si compliqué après tout !

J'ai ensuite souri au serveur, duquel je venais sans doute, dans ces quelques mots, d'endormir la confiance, feignant de connaître mieux que quiconque Matthew, dont je ne savais en réalité que trop peu de choses. Et j'ai ajouté:

- Donnez nous... Un martini pour moi, et un whisky pour lui, s'il vous plait.



Et une fois que l'intrus eut filé, notre petit manège à pu reprendre à mi-voix, entre deux regards discrets à l'assemblée, par mesure de précaution:

- Hé bien.. c'est un habitué, il se fait appeler Joe. OH. Et apparemment, il s'en est pris à l'une d'entre elle l'autre soir, il y a environ deux semaines de ça. Elle vient de sortir de l'hopital. Véritable gentleman, notre homme au chapelet.
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MessageSujet: Re: the game is on | julia Dim 4 Juin - 17:58



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« Le lourd poids du choix doit donc peser sur mes frêles épaules ? J'espère que je tomberai juste, alors. Mais il n'y a pas de raison, tu n'es pas si compliqué après tout ! » Seul un regard vient se poser sur la jeune femme tandis qu'il continue de faire l'idiot, le regard allant et venant, cherchant plus précisément ce qu'il est venu chercher. Il agit bêtement car rien ne l'enchante dans cette histoire, rien ne parvient à en faire quelque chose de réellement intéressant ; ou presque, c'est contradictoire finalement puisqu'il est là plutôt que chez lui. Et, tandis que cette réflexion commence à prendre un peu de place dans sa tête, assez pour qu'il n'en vienne à la secouer légèrement, fermant un instant les yeux, c'est la voix de la brune qui le rappelle à l'instant présent et ce qui doit désormais être fait. « Donnez nous... Un martini pour moi, et un whisky pour lui, s'il vous plaît. » « Voilà, parfait. » Laisse-t-il lui échapper avant que le serveur ne retourne sur ses pas, avant qu'il ne les laisse reprendre leur affaire au mieux, celle qui peine à avancer et qu'il espère boucler au moins ce soir ; oui, ambitieux comme toujours. Téméraire, peut-être aussi, au-delà de cette assurance à couper le souffle. Il s'imagine déjà tenant le bras de cet homme qu'ils sont venus chercher, prêt à remplir quelques dossiers qui nécessiteront des explications, des justifications mais qu'il pourrai aisément fermer sans trop le regretter, sans trop sentir le regard des autres se poser sur lui quant au manière qu'il peut avoir de faire, différente d'un règlement qu'il ne connaît plus ; qu'il n'a peut-être jamais connu, prétendant le contraire derrière un air hautain qu'il ne perd pas, jamais. Il se voit déjà accrocher une nouvelle enquête au palmarès de ses réussites, mais ces images – ici – ne sont encore qu'un fantasme qui s'estompe quand une réponse à sa dernière question s'invite jusqu'à lui, éperdu puis revenu. « Hé bien.. c'est un habitué, il se fait appeler Joe. OH. Et apparemment, il s'en est pris à l'une d'entre elle l'autre soir, il y a environ deux semaines de ça. Elle vient de sortir de l’hôpital. Véritable gentleman, notre homme au chapelet. » Il acquiesce en détournant alors son regard sur les serveuses qui s'affairent, qui vont et viennent, ici et là sans réellement prendre conscience des âmes qui les entoure. Elles sont loin de tout, loin de l'éventuel danger qui s'expose pourtant explicitement à elles, celui que lui parvient à trouver dans n'importe quel regard qu'il croise et qu'il fait chavirer. C'est son arme la plus redoutable, mettre mal à l'aise, au risque que celle-ci ne vienne se retourner contre lui. Il en use encore d'ailleurs, faisant tourner les derniers mots de la jeune femme dans sa tête comme pour parvenir à en saisir le sens. C'est le souci que d'avoir toujours recours à des songes plutôt qu'à autrui qu'on n'écoute plus forcément. Il doit faire un effort, il doit faire... un effort. Il grimace avant d'enfermer toutes ses idées dans sa tête, définitivement. Il va lui falloir prendre sur lui et accepter que rien ne puisse désormais être fait seul. Rien, pas cette fois.

« Dommage qu'elle soit pas morte, ça aurait mis un peu plus de monde sur cette affaire. » Souffle-t-il tandis qu'il empoigne le verre qu'on est venu leur servir, terminant d'une traite le sien sans réellement réfléchir, chose qu'il ne fait que sur ce qui l'importe, sa boisson ne l'étant pas. Ça lui arrache un froncement de sourcils et une grimace, quelque chose qui vient gêner sa gorge sans qu'il ne puisse réellement dire ce que c'est ; la douleur loin d'être à même ressenti par cet homme, merci à cette maladie qu'il traîne malgré lui et finalement, pour son plus grand bonheur dans le fond. « Qu'est-ce que je bois, au fait ? » La question s'invite tandis qu'il se souvient pourtant avoir répondu quelque chose un peu plus tôt quant à ce qu'elle avait pu commander, incapable de se souvenir ce qui lui était destiné. Il marque un temps d'arrêt et se défait presque complètement de l'affaire qui l'a mené là, guettant la jeune femme comme pour en savoir davantage sur la possible erreur qu'il vient de faire, omettant alors l'homme qui entre entre les murs qu'ils ont rejoint précédemment. Et il se souvient des lésions le long de ses lèvres, celles qu'il torture sans réellement s'en rendre compte, abîmé par une habitude qui ne lui paraît pas désagréable contrairement à autrui, au pauvre malheureux qui irait se mordre avec un peu trop de violence. Aussi,  il va pour se lever, il va pour aller jeter un coup d’œil sur des plaies qui peuvent se rouvrir et ne rien arranger au faciès qu'il traîne déjà. Ça, sans compter la manière dont il heurte une nouvelle silhouette, récente et pressée d'ailleurs, une ombre sur laquelle il lève un instant les yeux, détaillant chacun de ses traits jusqu'au... tatouage le long de sa main. Ça l'amène à ne plus bouger, bloqué sur ce qu'il distingue malgré les lueurs dansantes des lumières du bar, l'autre davantage plus proche qu'il n'avait pu l'être, plus remuant et pourtant, il ne le voit plus, il ne l'entend plus. Ses songes reviennent, tout comme l'ouragan de pensées qui vient s'abattre contre son esprit désormais pris d'assaut par ce qu'il devrait faire, ce qu'il pourrait faire, ce qu'il envisage de faire sans encore en avoir pleinement conscience. « C'est quoi ton problème à toi ? » Il l'entend mais ne l'écoute pas, se contentant seulement de relever l'azur de ses prunelles sur le visage de celui qui essaie d'engendrer quelque chose d'assez attrayant pour ceux qui posent enfin le regard sur la petite scène qui se dessine là, juste à côté de cette table qu'il n'aurait pas du quitter ne serait-ce que d'un centimètre pour éviter ça. Réfléchir, réfléchir. Et il s'anime, enfin. « Ah ! Pardon. Laissez-moi vous offrir un verre, tenez, attendez-la avec ma femme. Miranda tu t'occupes de monsieur le temps de me faire excuser, hm ? » Et il s'élance vers le bar, vers l'une des jeunes femmes dont le regard s'est teinté d'une terreur qu'il n'a pas su ignorer. Mais tout s'entrechoque, tout s'emmêle. Un verre, l'inviter à rester en lieu public, ne rien pouvoir faire. Raté. Une cigarette. Ses mains fouillent ses poches, elles cherchent jusqu'à parvenir au sésame pour le faire revenir sur ses pas. « Ou une cigarette ? »

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MessageSujet: Re: the game is on | julia Dim 2 Juil - 12:38



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Détendre l'atmosphère. C'est ce que je tentais de faire, avec mes petites blagues, qui, disons le tout de suite, ne faisaient rire que moi. Mais d'un sens, elles étaient indéniablement utiles, j'en étais convaincue, donnant malgré tout un peu de naturel à notre saynette improvisée. Personne ne devait se douter de rien, et jusqu'ici, on ne se débrouillait pas trop mal, selon moi... Restait juste à faire le plus compliqué du travail: coincer notre gars. Matthew avait le regard dans le vague. On aurait presque pu penser qu'il allait s'endormir, voir même, allez savoir, qu'il avait abusé de quelques substances illicites avant de venir ici. Mais curieusement, je lui faisais confiance, allez savoir pourquoi. Et lorsque le serveur est parti, on a continué à parler. Plus ou moins librement, mais prenant toujours garde concernant les gens alentour. Fallait pas non plus que l'on se fasse remarquer. Ce à quoi je ne m'attendais en revanche pas, c'était à sa remarque, sur cette pauvre fille, sortie de l'hopital. Et bien entendu, je me suis étouffée avec le contenu du verre qu'on venait de me servir. Et n'en croyant pas mes oreilles, je l'ai dévisagé, stupéfaite:

- Je te demande pardon ?
J'ai baissé ma voix, de peur qu'on nous entende, avant de lui lancer rapidement : Tu penses que la vie d'une femme vaut le coup d'être sacrifiée pour ça ? Réellement ?

Dites moi qu'il plaisantait. Dites le moi je vous en supplie. Je serrais les dents, tentant de digérer cette malheureuse réflexion, et l'ai laissé continuer de scruter les alentours, espérant qu'il finisse par voir quelque chose d'intéressant... Et allant de surprises en surprises, je suis restée coi, lorsqu'il m'a demandé ce qu'il buvait.

- Whisky. Tout va comme tu veux ?


Je n'étais même pas certaine qu'il m'aie entendue, trop occupé par... par quoi était il préoccupé ? Pas sûr que lui même le sache, avec le recul. Et ce constat me fit sourire. Peu à peu, je crois que je comprenais à qui j'avais vraiment affaire... et je n'étais probablement pas encore au bout de mes surprises... Soudain, je réalisais son regard interrogateur. Peut-être comprenait-il que cette question n'aurait jamais du franchir le seuil de ses lèvres, qu'il aurait du être plus attentif à ce qu'il se passait ici... Et j'ai répondu à ce regard par un sourire compatissant, un sourcil relevé, comme pour acquiescer fasse à cette question muette.

Je l'ai regardé partir, alors qu'il se levait, sans réellement comprendre où mon binôme d'un soir partait. Mais un frisson d'effroi parcourut mon échine, alors qu'il bousculait cet homme. Pas n'importe qui, visiblement. Le même tatouage sur la main, le visage glaçant d'un homme violent. Celui là même que nous recherchions, j'en aurais mis ma main au feu. Tout le reste, tout ce qui se passait autour de moi, semblait s'être figé. Restaient seulement ces deux hommes, happant toute mon attention. Et ensuite ? Qu'allait il se passer ? Matthew me demanda d'offrir un verre à l'homme. Ce n'était pas le meilleur des choix, mais ça aurait pu le tenir tranquille pour un temps, au moins. C'est à cet instant qu'il eut une illumination. Une cigarette. Un peu plus, et j'aurais pu sauter de mon tabouret, le tout accompagné d'un grand "YEEEEESSSS THAT'S MY BOY !" pas très discret et tout aussi peu professionnel. Alors je me suis contentée de les précéder, de leur ouvrir la porte :

- J'ai cru t'entendre parler d'une cigarette mon amour ? Ça tombe bien, j'allais sortir en fumer une. Monsieur nous accompagne j'imagine ?


Et comme si de rien n'était, je leur ai adressé un sourire, battant des cils. J'aurais presque eu honte de mon comportement, si ça n'avait pas été pour la bonne cause...
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MessageSujet: Re: the game is on | julia Jeu 13 Juil - 21:04



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Stupide, pris de court. Il s'agace seul, dans son coin, dans une partie minime de son esprit, là où il vient se perdre comme dans l'espoir de trouver une issue, une échappatoire aux situations qui lui échappe. Comme celle-ci, comme cet instant précis qu'il choisit de mettre sur pause. L'esprit grand et la volonté tenace. Il bataille contre lui-même, contre les secondes qui s'écoulent sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. Il doit agir, agir et le faire au plus vite. Aussi, il n'aura fallu qu'une fraction de seconde au lieutenant pour lancer son idée, espérer qu'elle fonctionne, espérer que le piège ne soit pas senti, espérer que cette serveuse dont le ton se fait de plus en plus pâle lui évitera bien plus de difficultés qu'il n'en possède déjà. Un soupire, un sourire. Matthew s'élance, Matthew revient sur ses pas pour mener la danse, tirer sur le fil du hasard, choisir d'imposer. Parce qu'il doit posséder, diriger, parce qu'il doit faire les choses à sa manière en sachant que tout lui sera plus simple, plus aisé. Il veut jouer loin des conventions habituelles, loin de tout ce qu'il ne comprend pas, pas complètement en tout cas. Et il espère que la Belle saura suivre la tempête qu'il peut être, tornade incessante qui va et vient, ravage silencieusement pour finalement abattre ses dernières rafales quand elle juge le moment opportun. Il veut provoquer ce dernier, il veut l'imposer, le créer de lui-même en laissant son idée, sa proposition s'installer dans la tête de celui qu'il s'est vu bousculer. Tout est à jouer, tout est à ordonner. Aussi, il guette la Belle, il guette ses réactions, le moindre de ses regards. Il guette sa collègue parce qu'il doit s'assurer qu'il ne sera pas seul sur le coup, bien que sa présence entre ces murs avec lui devrait suffire comme preuve à sa participation. Mais il tient à se faire sûr, il tient à retrouver l'intérieur de cet appartement qu'il pensait fuir pour son bien, ce soir. Stupide Matthew, stupide idée ; bien qu'il n'ira pas la regretter. Car tout devient intéressant, excitant. Tout lui devient plus clair, plus attrayant. Il aime les risques, les dangers, cette sensation d'avoir tellement important à porter de main, là, sous la pulpe de ses doigts. C'est un jeu, tout n'est que jeu. Stratagème – malheureusement dangereux au vu de ses responsabilités – destiné à lui épargner l'ennui, la solitude qui vient flirter auprès de ses songes. Et les mots qui lui parviennent, la réponse qui commençait presque à se faire attendre, là dans cette notion du temps qu'il porte un peu trop déformée, vient raviver l'enthousiasme de cette chasse entreprise. Parce qu'elle rejoint la partie, parce qu'elle enrichie son histoire. « J'ai cru t'entendre parler d'une cigarette mon amour ? Ça tombe bien, j'allais sortir en fumer une. Monsieur nous accompagne j'imagine ? » Parce qu'il les suit, parce qu'il vient rejoindre le soi-disant couple jusqu'au-devant du bar, Matthew s'éloignant légèrement vers les ombres de la ruelle, pensant avoir main sur tout, l'avantage sur bien de ses mouvements. Trop sûr, l'erreur de l'arrogance, la fatigue dira-t-on.

Parce qu'il aurait dû se souvenir de ce qu'il a lu, de ce qu'on a déjà pu lui dire sur cet homme, cette affaire, tout ce qu'elle cache à ceux qui ne s'y sont que trop peu intéressés. Trop peu comme lui. Lui qui se fait prendre de court, lui dont le visage vient rencontrer le mur de pierre des locaux tout juste quittés. Prit à son propre piège, Matthew irait presque en sourire, le regard posé sur Julia comme pour lui faire entendre qu'il ne craint rien, il n'a jamais rien craint d'une potentielle douleur, loin d'être à même de la ressentir. Chose qui vient surprendre celui qui lui bloque le bras dans le dos, celui dont les nerfs semblent être trop sollicités et il le comprend, l'angoisse d'être traquée n'a jamais été une bonne chose. « Tu pensais vraiment pouvoir me prendre pour un con ? » La question se pose, se perd, elle vient s'estomper aussi certainement que toutes les paroles qui se sont perdus dans cette rue malfamée. « Oui. » C'est tout ce qu'il répond, ça comme dans l'espoir que son attention ne soit portée que sur lui, comme dans l'espoir que celle qui l'accompagne puisse en tirer quoi que ce soit, la moindre faille, la moindre issue, qu'importe. Parce qu'il sent un premier coup s'abattre contre sa tête, avec assez de puissance pour qu'elle ne vienne heurter le mur, une fois, deux fois vu qu'il chute, tombant à même le sol sale de la ruelle qu'ils animent désormais tous les trois. Assommé, il l'est, peinant à reprendre pleinement ses esprits, titubant légèrement en tentant de se redresser, songeant à cette collègue qu'il vient de mêler à cette histoire après qu'elle n'est pris le risque de venir aussi seule que lui. « Laisse-la ; tente-t-il de faire entendre malgré la manière dont il retrouve l'humidité qui souille désormais ses mains, ses genoux. Putain. » Un juron qui ne fera rien avancer mais qui parvient à franchir la barrière de ses lèvres alors qu'il relève le regard, agacé par cette perte d'équilibre incompréhensible pour l'esprit du quadragénaire qui, néanmoins, parvient à user de force et de volonté. Assez pour secouer la tête, assez pour ouvrir les yeux, assez pour remettre l'instant présent en place, pour constater qu'on guette la scène un peu plus loin d'ailleurs sans pour autant s'en mêler. La lâcheté humaine, rien de plus hilarant. Ça le dégoûte, ça l'énerve plus qu'il ne peut d'ordinaire l'être mais ça le motive, aussi, ça vient lui rappeler ce pourquoi il est là, les conséquences que peuvent avoir ces manières de tout prendre à la légère ; hormis cette douleur qu'il ne sens pas, qu'il ne sentira jamais mais dont les séquelles restent, bien présentes. Trop présentes. Il doit en finir pour ce soir, ils doivent parvenir à l'arrêter. Aussi, il revient à sa hauteur, il revient attirer son attention dans l'espoir qu'elle ne prenne le temps de trouver son arme, de la sortir, de le braquer ; de quoi calmer ne serait-ce que ce moment bien animé. Alors il frappe à son tour, il revient avec le peu de constance qu'il lui reste. Matthew et sa persévérance. Matthew et ce besoin viral d'évacuer.

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MessageSujet: Re: the game is on | julia Ven 1 Sep - 22:31



The Game is on !
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On le tenait. Enfin. On avait une mission, et on l'avait accomplie. Ne restait plus qu'à l'attirer dehors, à l'abris des regards. Et tout serait terminé. Pour une première en équipe improvisée, je devais admettre que c’était du bon boulot, malgré nos caractères bien trempés et nos façons de faire aux antipodes. Mais vous savez comment ça se passe, dans la vie, n’est ce pas ? jamais comme dans le plan initial... Ou du moins très rarement. Peut-être était-on partis trop confiants. Pourtant, je persiste a penser qu'on avait pris toutes les précautions nécessaires. Comment l'homme avait-il réussi à nous percer à jour ? C’était un mystère, sur lequel je n’avais pas franchement l’intention de m’attarder : il aurait bien pu être devin, qu’à cet instant, ça m’aurait fait ni chaud ni froid. Car c’est aussi à ce moment là que la situation a tourné au vinaigre ; lorsqu'il a demandé a Matthew s'il le prenait pour un con. Je ne savais pas vraiment de quoi mon collègue était capable, surtout pas quasiment étranglé dans les bras d'un homme aussi dangereux que ce type. Et lorsque sa réponse a franchi ses lèvres, mon coeur a raté quelques battements, j’avais l’impression d’être dans une autre dimension, comme si soudain, le temps n’avait plus la même manière de s’écouler. Comme si désormais chaque seconde était une heure, et une heure, des années.
J'avais beau tenter de trouver une échappatoire, une faille, je restais avant tout sans voix, et seulement deux possibilités s'offraient à moi: soit j'avais viré timbrée et tout cela n'était qu'une hallucination de ma part, soit lui était devenu fou. Et avec le recul, c'était sans doute ça. Il était fou. Mais... qui étais-je pour le juger ? je me fichais royalement de son état mental, pour l'heure. J'étais inquiète. On avait commencé à deux, il fallait a tous prix qu'on revienne ensemble, peu importait le moyen. C'était non négociable pour moi, et la moindre fenêtre de tir qui se présenterait à moi, je l'utiliserais. Main sur mon arme toujours au chaud dans son holster, j'observais avec attention et douleur, aussi je dois bien l'admettre, chaque fais et geste de l'assaillant, même si ça impliquait de laisser mon coéquipier se faire frapper: pendant ce temps là, je n'éveillais pas les soupçons de l'homme au chapelet.

Alors discrètement, je me suis glissée derrière cet homme aussi gracieux et délicat qu'un coup de poing dans les dents, et occupé à faire de Matthew sa marionnette. Et j’ai sorti mon arme, profitant d’un moment de pause dans toute cette violence, et aussi vite, ai pointé le canon sur sa tempe :

- J’te conseille de le laisser se relever. J’ai la gâchette facile,
ai-je avoué d’un ton sec, sans une once d’hésitation. Puis je me suis assuré que tout allait bien, ou du moins aussi bien que possible, pour mon acolyte de la soirée.

Je lui ai tendu une main, mon arme toujours pointée vers notre homme. Et j’ai regardé autour de nous. Le spectacle était sans équivoque. Des hommes, tous plus effrayants les uns que les autres. Des tas, et prêts à nous tuer. Des amis à notre gars, sans doute. Mais nous n’avions pas le temps de faire les présentations. Et aussi curieux que cela pouvait paraître, je n’en avais pas franchement l’envie, non plus. Et m’approchant légèrement de mon collègue, j’ai lancé, d’un ton aussi discret que possible :

- Il va nous falloir un plan, et vite. Quitte à se séparer. On s’en sortira pas vivants si on ne s’organise pas tout de suite. Une idée, très cher ?

Nous étions encerclés, et notre suspect avait rejoint les rangs de nos assaillants, avec probablement une seule envie, celle de nous faire la peau. Il allait falloir être rapides, vifs. Et surtout, sur la même longueur d’onde. Une légère mésentente, une incompréhension, et c’était la fin.
Mais crispées sur mon arme, mâchoires serrées, j’ai soupiré, sans réaliser que je pensais à mi-voix :

- Pas ce soir.

Non, ni lui ni moi n’allions mourir ce soir. Définitivement pas.
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MessageSujet: Re: the game is on | julia Dim 17 Sep - 15:08



The game is on
ft. Julia


C'est agir à l'aveugle, jouer aux imbéciles avec l'impression que tout peut encore être facile. Matthew y croit, malgré sa tête qui tourne, malgré ces légères pertes d'équilibre qui ne jouent clairement pas en sa faveur. Il lui faut secouer la tête, se remettre, prendre conscience que le danger ne réside pas dans ce qu'il ne sent pas mais dans ce qu'il ne perçoit pas, pas encore, pas totalement. Il faut que sa vue lui revienne, pleinement, il faut que l'oxygène se trouve un nouveau chemin jusqu'aux abords de sa tête, de son cœur. Et il peine, il peine à tout retrouver pour finalement presque y arriver. Alors il frappe, oui, à l'aveugle. Il frappe comme dans l'espoir de pouvoir gagner un peu de temps, rien qu'un peu de temps, assez pour lui donner une issue à cette histoire, à cette prise plus incertaine qu'elle n'aurait dû l'être dans un premier temps. Stupide, fatigué, il l'a toujours été. Et pourtant, elle vient trouver cette issue supposée, elle vient se faire lueur dans les ténèbres de cette ruelle où règne une certaine peur. De ce qu'il croit, loin du compte, loin de toute la vérité qui réside entre ces murs trop rapprochés. Aussi, il souffle, profite du peu de répit qu'il parvient à avoir tandis qu'il sent l'autre se raidir, posant l'azur clair de ses prunelles sur l'arme qui le tient en joue, l'arme qu'elle tient assez fermement pour en devenir un danger effrayant ; au moins pour lui. « J’te conseille de le laisser se relever. J’ai la gâchette facile. » Des mises en garde qui parviennent à avoir raison de cette confiance un peu trop extravagante. Assez en tout cas pour qu'elle ne vienne lui tendre une main, assez pour qu'il ne parvienne à retrouver pleinement toute sa hauteur, retrouvant une respiration un peu plus régulière, une vue un peu plus stable. Tout ce qui commençait à manquer la gorge serrée. Aussi, il ne fait pas attention aux alentours, il se fout des pas qui s'avancent, ceux qui viennent se perdre jusqu'à eux, ou plutôt à quelques mètres d'eux deux. C'est la voix de la jeune femme qui le rappelle à lui, qui lui offre une nouvelle fenêtre sur la triste réalité de cet instant ; il leur échappe, encore. Bordel. « Il va nous falloir un plan, et vite. Quitte à se séparer. On s’en sortira pas vivants si on ne s’organise pas tout de suite. Une idée, très cher ? » Alors il lève la tête, enfin, il comprend. Et il en sourit, bêtement, dans son coin, luttant pour tenir tandis qu'elle attend une réponse, rien que quelques mots qu'il tarde à faire entendre.

Parce qu'il a toujours eu cette sensation d'être invincible, intouchable. Parce qu'on l'a habitué à s'en sortir, facilement, trop facilement parfois. Et c'est ce qu'il garde en tête, ce qui vient se rappeler à ses esprits ; il s'en est toujours sorti. Ce soir également. Alors l'azur de ses prunelles se perd sur les rangs qui se forment, sur les insultes qui leur parviennent, sur les menaces qu'on vient faire planer au-dessus de leur deux têtes. Matthew reprend de la contenance, de sa prestance, Matthew réfléchit, étudie, fouillant ses poches, cherchant ses clés, entremêlant ses doigts à ces dernières. « Le type, le premier, sur la droite, il porte un gilet, tire dessus, ça nous laissera le temps de passer par la ruelle de dernière. » Des directives, une porte de sortie à cette situation des plus merdiques. Il s'y essaie, il veut croire qu'elle le fera, il veut croire qu'elle puisse être aussi insouciante que lui ; bien qu'à son égard il n'aurait pas employé cet adjectif-ci. Parce qu'il va falloir l'être, parce qu'il va falloir qu'ils soient rapides, assez pour contrer tout ce qui pourrait se faire prévisible, assez pour avoir l'avantage sur les bras qui pourraient aisément les arrêter. « Maintenant... » Une seconde, peut-être deux, un silence glacial et pesant, un calme bourré de tensions trop palpables. Puis, finalement, la précipitation loin des répercutions, sa main qui vient épouser sa propre cross pour finalement en user. Peut-être mieux vaut-il lui qu'elle pour les questions qui pourraient se poser, les ennuis qui pourraient peut-être se causer. Alors le risque est prit, décidé. Elle lui sauve la vie et il sauve sa carrière. Et le tonnerre, le fracas métallique d'une arme qui tient son rôle : elle effraie, elle divise, elle trace quelques tranchées entre les rangs mal formés. Alors il s'élance, il avance, Matthew agit en espérant seulement qu'elle soit assez alerte pour le suivre, l'imiter, courir sur ses pas jusqu'à ce qu'il veut rejoindre, jusqu'à cette moto laissée un peu plus loin. Celle sur laquelle il se doit de monter, celle sur laquelle il va falloir qu'elle se fasse une place si elle tient autant que lui à rejoindre un commissariat assez éloigné pour facilement les semer. Une affaire ratée, ça l'agace, ça commence déjà à rendre ses pensées plus animées, se maudissant déjà d'avoir été ainsi bloqué. Des obstacles qui n'auront pas raison de sa course, de cette échappatoire enfin rejointe, rapidement montée dans un bruit sourd de moteur qui anime aussitôt la ruelle jusqu'alors délaissée. Et il va falloir qu'elle lui fasse confiance, rien que cette fois si l'idée lui paraît absurde d'ordinaire ; chose qu'il comprendrait, elle ne serait pas la seule, ni même la dernière en vérité. Et ça l'arrangerait presque, en d'autres circonstances toujours.  

Codage par Emi Burton

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