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 Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia]

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MessageSujet: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Mer 3 Mai - 18:53

Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me".


Je fume ma cigarette assis sur le bord du trottoir, mon sac de voyage et mes cartons à côté de moi. Le regard dans le vide, j’attends. Inerte. Vidé. Autant vidé que la moitié de l’armoire de Savannah… Lorsque le taxi arrive et s’arrête devant moi, j’écrase ma cigarette au sol avant de me redresser, lourdement, péniblement. Le chauffeur sort du taxi et regarde tour à tour mon sac et mes cartons avant de reporter un regard contrarié sur moi. Je fronce les sourcils : c’est quoi son problème ? C’est là qu’il me balance qu’il n’est pas déménageur et moi de serrer les poings, ayant du mal à rester calme. Je crispe la mâchoire, déglutis, essaye de ne pas perdre patience.

« Je vais pas vous demander de porter quoi que ce soit.
- Peut-être mais…
- Quoi ? Vous êtes taxi non ? Votre job c’est de m’emmener d’un point à un autre et c’est tout ce que je vous demande. Pour le reste je me débrouille. »

Et qu’il ne se mette pas à me casser les couilles parce que je vais très vite perdre patience.

« Ok mais le compteur tourne. Le temps que vous mettez à tout charger faudra le payer. »

J’esquisse un sourire mauvais.

« Pas de problème. »

Sur quoi lui retourne au volant de sa bagnole et moi j’ouvre le coffre pour y mettre mes cartons. Il n’y en a pas tant que ça : trois. Et mon sac. Ma vie tient dans un sac et trois cartons. Je ne sais pas s’il faut trouver ça foutrement bien foutu ou particulièrement pathétique… Je prends place à l’arrière du taxi et c’est en silence qu’il me conduit jusqu’à l’hôtel où j’ai réservé une chambre. C’est un collègue qui m’a donné l’adresse. Il n’est pas très bien placé et n’a sans doute pas la meilleure clientèle du monde mais au moins il n’est pas trop cher et comme je ne roule pas sur l’or… Peut-être que je pourrais me payer mieux mais je n’ai même pas cherché plus loin. Pas le temps en même temps qu’elle a été claire. Très claire même…

|-|-|

Ma main est posée sur celle de Savannah. Mes yeux sont fixés sur ses doigts.

« Daniel, tu ne peux pas agir comme ça. Tu ne peux pas me dire que tu as fait une chose d'horrible et l’instant d’après me dire que tu ne veux pas me dire ce que c’est. Tu ne peux pas me laisser dans l’ignorance comme ça. Si on ne peut pas être honnête l’un envers l’autre ça ne peut pas marcher, tu le sais non ?
- Oui je sais… »

Je garde résolument mon regard fixé sur nos mains alors que doucement mais sûrement, mon cœur se serre face à ce qui se profile pour moi, pour elle, pour nous parce qu’elle a raison : il faut qu’on soit honnête sinon ça ne peut pas fonctionner mais je ne peux pas être honnête. Ou, plus exactement, je ne veux pas. Plus les secondes passent et plus je réalise que je refuse de lui dire.

« Daniel… »

Je prends une profonde inspiration et réunis le courage nécessaire pour relever mon regard vers elle. Je vois ses larmes et j’ai mal. Pourtant…

« Tu dois me le dire parce que je ne vivrai pas dans le mensonge. »

Je la fixe, pleure silencieusement, secoue la tête de droite à gauche. Je sens sa main trembler sous la mienne.

« Si tu me mens… Daniel, tu sais ce que ça signifie pour nous…
- Oui… »

Elle me fixe un instant en silence et quelque chose change dans son regard quand elle réalise que j’ai pleinement conscience de ce que mon silence va engendrer.

« Oh… D’accord... » elle souffle la voix tremblante avant de se défaire de ma main et de se relever.

Je la laisse faire. Ce serait cruel d’essayer de l’en empêcher. Cruel pour elle comme pour moi. J’essuie mon visage, en vain. Elle me regarde de toute sa hauteur et secoue la tête. C’est quand elle porte ses doigts à sa main gauche que mon cœur se serre et que mes entrailles se tordent parce que je sais ce qu’elle est sur le point de faire et ça me fait mal au point d’avoir envie de hurler. Et pourtant, je ne bouge pas, je ne l’empêche pas de retirer sa bague de fiançailles qu’elle pose sur le bord de l’évier.  Je ne dis rien. Elle se tourne vers moi.

« Tu veux vraiment faire ça ? Tout détruire pour un mensonge ? »

Elle n’a pas idée de ce que cache le mensonge. Peut-être même qu’elle me quitterait si elle savait…

« J’ai déjà tout détruit… » je réponds d’une voix tremblante. « Je ne suis plus l’homme que tu as connu. Je ne suis plus celui qui t’a demandé de l’épouser. Il a disparu lui… Disparu… »

C’est ça la vérité en fait. Comment continuer alors que j’ai changé pour toujours ? Alors que j’ai les mains à ce point sales ? Comment l’aimer elle et accepter qu’elle m’aime moi alors que je suis cet homme-là à présent ? C’est impossible. Le temps n’y changera rien : je ne serai plus jamais celui dont elle est tombée amoureuse, c’est comme ça. Elle hoche la tête et au-delà de sa profonde tristesse, je perçois sa colère. Justifiée.

« Je veux que demain tu t’en ailles et que tu emmènes toutes tes affaires. »

Et sur quoi elle me laisse seul dans la salle de bain. Je tends le bras pour récupérer sa bague et plaque ma main contre ma bouche pour rendre mes sanglots silencieux.


|-|-|

« On est arrivé. Hey ! Monsieur ! »

Je cligne des yeux et regarde autour de moi : nous sommes devant l’hôtel. Il me faut quelques instants pour me reprendre. Je sors de la voiture, récupère mes cartons et pose le tout devant l’hôtel avant d’aller payer le chauffeur sans lui adresser un mot supplémentaire. Une petite dizaine de minutes plus tard, je me retrouve installé dans une chambre qui est certes la plus grande de l’hôtel mais qui reste malgré tout assez petite. Disons que ça a la taille d’un studio. Il y a de quoi ranger les affaires, un frigo, une table, un lit, bref un minimum de confort et cela me suffit amplement. La seule chose que je dispose sur mon chevet est le cadre photo où se trouvent Jason et Jessica.

Le lendemain matin, c’est de mauvaise humeur que j’arrive au boulot. Parce que j’ai rompu avec ma fiancée. Parce que je dors à l’hôtel. Parce que j’ai mal dormi à l’hôtel. Le matelas n’est pas très confortable, il va falloir que je m’habitue.

« Mills ! »

Pas le temps de boire un café. Je soupire en entendant la voix de Valeri, vais jusqu’à son bureau et quelques minutes plus tard, j’en sors encore plus de mauvaise humeur. Ce n’est pas tant le fait qu’elle m’envoie en planque qui me met dans cet état : c’est le fait que je dois emmener O’Reilley avec moi. Encore…

« O’Reilley ! » je lui dis en arrivant à son bureau. « Tu viens avec moi. Je vais sur une planque et Valeri te veut avec moi. On bouge. »

Et sur quoi je récupère ma veste et m’éloigne. Il faut que O’Reilley suive. C’est quand nous sommes installés dans la voiture banalisée que je lui explique.

« Il doit y avoir une grosse transaction. Drogue. L’idée est de les prendre en flag’. »

Et en route. Ce n’est franchement pas le meilleur jour choisi ni pour une planque, ni pour que je joue le baby-sitter…

«J'espère que t'as fait pipi avant de partir. »

J'ai tendance à oublier qu'elle n'est pas un cadet mais bien un lieutenant comme moi et l'oublier ne rend certainement pas les choses plus faciles, au contraire...



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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Ven 5 Mai - 23:17



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J’ai échappé de peu à la mort. Était-ce vraiment Glenn qui me suppliait de me battre ? Non. Bien évidemment que non. Faut dire que six pieds sous terre, il doit être très difficile pour qui que ce soit de contacter les vivants. Sans doute n’y a-t-il pas de réseau, là où il est. Cette pensée plus qu’irréaliste me fait sourire. Il est tard, trop tard. Mais je n’ai pas sommeil. Je préfère regarder le ciel étoilé du haut de mon balcon, profiter du calme et de la fraîcheur -à la limite du froid glacial- qu’apportent les nuits calmes de Chicago. Je regarde les voitures passer en contre-bas, grillant une cigarette, attendant un sommeil qui ne viendra certainement pas de sitôt. Et les pensées s’entrechoquent dans mon crâne. D’abord, cette enquête qui me hante. Je me repasse, comme chaque soir, le moindre signe, le moindre indice. Quelque chose cloche, et je le sais. Mais je n’arrive pas à mettre la main dessus. Je soupire, prends une grande inspiration, m’étire. Et mes pensées bifurquent, sur mon arrivée fraîche dans les bureaux de police de Chicago. Bien sûr, je n’ai pas encore toutes mes marques ici. Mais ça ne saurait tarder. J’ai l’avantage de ne plus être un bleu. J’ai déjà fait mes preuves ailleurs. Reste à les faire ici, ce qui ne devrait pas être trop dur. Je suis une bonne flic. J’en suis convaincue. Je sais que je suis faite pour ce boulot, preuve en sont les enquêtes résolues avec mon équipe, à New York. Notre réputation. Et surtout, la volonté de savoir ce qui s’est passé, ne serait-ce que pour les victimes et leurs familles. Il est toujours plus facile de se reconstruire lorsque l’on a la possibilité de se reposer sur du concret.

D’abord, j’ai observé ma nouvelle équipe, qui sans doute plus tard, deviendrait une sorte de famille. C’est souvent, même voir toujours ainsi, que ça se passe, non ? En tous cas, c’était le cas à New York. Et je n’avais qu’à espérer le meilleur pour mon futur ici. Une douleur dans la poitrine me fait grimacer. Et je me souviens. Les mois à l’hôpital, la rééducation. La peur de reprendre le travail, aussi présente que celle de mourir. J’ai bien cru y passer, ce jour là. Et peut-être n’en étais-je pas loin. Parfois, cette blessure me fait encore souffrir. J’ai d’ailleurs encore parfois du mal à reprendre mon arme, l’appréhension étant si présente, qu’il lui arrive de me paralyser. Mais pour autant, personne n’est au courant au poste. Je ne veux pas qu’on me prenne en pitié. Certains diront que je mets mon équipe en danger. Et ils n’ont peut-être pas tort dans le fond. Mais je sais que je suis capable de me contenir. Je dois le faire. Pas pour les autres seulement, pour moi aussi. J’ai toujours aimé défier la peur. Me battre avec elle, lui offrir le plus beau des combats, jusqu’à la voir capituler. Et ça prendra le temps que ça prendra, peut être une éternité. Mais je gagnerai cette bataille.

***

Mon réveil sonne, et moi, j’ouvre difficilement les yeux, embués de fatigue. Je n’aurais sans doute pas du rester dehors si tard. Mais au fond, quelle importance ? Je soupire un bon coup avant de m’étirer et de me lever. Vous savez ce qu’on dit : quand il faut y aller, il faut y aller. Et j’ai tout juste le temps de me préparer, puis de partir tranquillement, finissant de me réveiller, doucement mais sûrement, dans la voiture. Je fredonne quelques inepties en coeur avec mon autoradio dansant même aux feux rouges, sans même m’en rendre compte. Et après quelques longues minutes de trajet, me voilà à destination. Je ne me perds plus, à l’inverse de mes premiers jours de travail. Je me sentais stupide, et pas vraiment à la hauteur. Pourtant, c’était sans doute normal. J’avais juste oublié, ce que ça faisait, de se retrouver propulsée dans un endroit inconnu. Si j’avais peur ? Pas le moins du monde. J’étais juste pressée de prendre mes marques.

Dès mon arrivée au poste, on m’avertit que je serais en planque avec Mills. Adressant un sourire a mon interlocutrice après avoir échangé quelques banalités sur ce qu’il en retournait vraiment, je retourne rapidement à mon bureau, prendre mon second café, et surtout vérifier quelques broutilles administratives le temps que mon collègue arrive. Et Je dois dire que rien que d’entendre le ton qu’il emploie, je grince des dents, renversant un peu du contenu de ma tasse. Je n’aime pas ça. Mais on m’avait avertie . Je sais plus où moins à quoi m’en tenir, même si… je finirai par me faire ma propre idée. Je n’aime pas suivre les on dit. Enfin soit. Je soupire avant de terminer mon café d’une traite et d’attraper mon blouson de cuir que j’enfile sans attendre. Je le suis d’un pas décidé, mes talons claquent sur le sol du commissariat. Et une fois dans la voiture, il m’explique . Il m’explique ce que je sais déjà. Mais je le laisse parler. Et à sa dernière phrase, je me mets à rire :

- Je sais exactement de quoi il en retourne, j’ai eu le temps de me renseigner, avant ton arrivée. Et… je te remercie d’être aussi prévenant, mais… je n’en suis pas à mon coup d’essai.


Je lui adresse un sourire amusé, avant d’attacher ma ceinture, et de regarder par la vitre, accoudée au montant de la portière. Mon dieu, une charmante journée s’annonce en perspective !
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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Mer 10 Mai - 20:09

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Elle ne débute pas et je l'oublie. Je n'y peux rien. C'est instinctif. Le fait qu'elle soit nouvelle me fait vraiment oublier qu'elle a de la bouteille et qu'il ne s'agit pas là de son premier poste. Elle a beau ne pas connaître le coin, le boulot elle le connaît. Et puis si elle venait d'une petite ville encore, j'aurais de quoi m'inquiéter mais elle bossait dans une ville où le taux de criminalité est élevé. Je ne sais pas si ça l'est autant qu'à Chicago mais bon... Limite en fait, j'agis comme on aurait pu agir avec moi quand j'ai débarqué de ma petite bourgade. Est-ce-que... J'agis comme ça parce que c'est une femme ? Non, quand même pas, je ne suis pas comme ça. Je n'ai jamais estimé que mes collègues féminines avaient moins de mérite que moi et étaient moins bonnes dans leur travail. Alors pourquoi ? Sans doute parce qu'elle est simplement arrivée au mauvais moment, c'est tout. Même si d'ordinaire j'ai tendance à être bourru et j'en ai conscience, je ne le suis pas à ce point-là. La reprise de l'alcool ne doit pas aider. Quand après ma dernière remarque elle se met à rire, je me sens soudain excessivement con. Mais vraiment, vraiment très con. Je crispe la mâchoire et secoue brièvement la tête, dépité par ma propre connerie en fait. Elle m'explique ensuite qu'elle a eu le temps de prendre les informations avant de me rejoindre et quand elle me remercie, je sens bien que ce n’est pas vraiment un remerciement. Au mieux ça l’amuse que j’agisse comme ça, au pire ça l’agace au plus haut point. Nouveau soupir de ma part quand elle me dit qu’elle n’est pas à son coup d’essai.

« Je sais… » je lui dis dans ma barbe d’un ton toujours aussi bourru.

Faut dire que me sentir à ce point-là con n’arrange rien à mon attitude, au contraire. Je démarre et nous voilà partis en direction de la planque. A plusieurs reprises durant le trajet, l’envie me prend d’ouvrir la bouche et de m’excuser, mais à chaque fois je me mords l’intérieur de la lèvre et décide de me la fermer. Pas que j’aie du mal avec l’idée de présenter des excuses mais quoi que je puisse dire, ça va sembler totalement con, non ? Con comme moi. Je ne peux pas justifier mon attitude auprès d’elle. Je ne peux pas parce que ça impliquerait de discuter plus longuement, éventuellement d’aborder des choses plus personnelles et ça je ne peux pas m’y résoudre. Je me suis trop battu pour récupérer ma carrière et je refuse de perdre ce que j’ai réussi à reconstruire parce que je traverse une période plus que difficile. Lorsque nous nous garons finalement à une quinzaine de mètres de l’entrée du parking où doit se dérouler la transaction d’ici une bonne heure (l’idée était d’arriver à l’avance pour ne pas les louper et les prendre en flagrant délit), l’ambiance est tendue et j’en suis finalement le seul responsable.

« J’ai tendance à oublier. » je termine finalement par dire quand le silence devient trop pesant à mon goût. Je tourne mon visage vers elle. « Que tu débutes pas. Je sais que t’as de la bouteille mais j’oublie. Faut pas hésiter à me le rappeler du coup hein… »

Pas de « je suis désolé mais… » ou de « excuses-moi mais… ».  Juste une explication sur mon comportement. Je suis tellement à bout que je ne parviens même pas à lui sourire et ça craint vraiment, j’en ai conscience. Je soupire.

« Faut pas hésiter à me remettre à ma place si t’as l’impression que j’agis pas comme il faut avec toi. Je suis loin d’être le plus facile au poste. Je vois pas pourquoi ils t’ont collée avec moi… » j’ajoute finalement, mettant des mots sur des interrogations jusque là silencieuses. C’est vrai ça : pourquoi avec moi ? En sachant que je suis loin d’être le plus sympathique au poste. Je suis pas quelqu’un de méchant, c’est pas ça, mais y’a plus avenant que moi, surtout en ce moment… Je fronce soudain les sourcils quand ça fait tilt dans ma tête : et si c’était pour ça ? Si Valeri avait remarqué que ça n’allait pas très bien et qu’elle avait décidé de me coller O’Reilley pour me surveiller ? Je la fixe avec gravité, la mâchoire crispée. J’ai un doute. Un gros doute.

« Elle te demande comment ça se passe ? Valeri. Elle te demande des trucs ? Sur moi ?... »

Et maintenant que je suis passé en mode paranoïaque, il va falloir qu’elle se montre convaincante pour me faire passer à autre chose.



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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Ven 12 Mai - 0:33



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Je ne prends pas mal, qu’on puisse me prendre pour une débutante. Et si d’autres à ma place pourraient se dire qu’ils valent mieux que ça, qu’ils sont tellement bons que c’est vraiment du mauvais vouloir que de les confondre avec un bleu, moi, je pense que de toutes façons, il faut bien commencer quelque part, et qu’ici, au fond… Eh bien, on ne peut pas dire que j’aie beaucoup d’expérience, seulement quelques semaines à me débrouiller pas trop mal, tenter de ne pas être trop à contre courant par rapport à mes autres collègues. Et je m’en tire plutôt pas mal.
Pourquoi cette planque, alors, me demanderez-vous. Peut-être parce que l’on apprend jamais assez. Mais aussi et surtout, tout simplement parce qu’il faut que je me fasse au fonctionnement de ma nouvelle équipe, que je connaisse le plus de personnes possibles. C’est peut-être en partant de ce principe, que Valéri m’a demandé de faire équipe avec Mills. C’est tout ce que je sais.

En montant dans la voiture, je vois bien que ses réflexes lorsqu’il emmène un nouveau en planque prennent le dessus. Mais en réalité, je sais déjà ce pourquoi on est là. Il faut dire que c’est une habitude que j’ai prise avec mes quelques années dans le métier. Toujours être réactif, toujours s’informer, aller à l’essentiel le plus vite possible. Et prendre des notes en masse, quand c’est possible. Enfin...pas trop non plus. Il ne s’agit pas de pondre un roman de dix mille trois cent pages à chaque enquête. Non, le strict minimum, le plus important. La moindre info qui pourrait faire avancer l’histoire tout simplement. Alors lorsqu’il agit avec moi comme on agirait avec un stagiaire, je souris. Ca me rappelle mes débuts, aussi stupide cela puisse paraître. Et au lieu de me vexer, je me tourne vers lui et lui adresse un large sourire, alors qu’il… S’excuse ? Non. Qu’il m’explique que c’est plus fort que lui. Qu’il oublie. J’hausse les épaules avant lui dire :

- C’est pas un problème. C’est pas pour ça que je t’en voudrais, vraiment . Je te le rappelerai autant que nécessaire, t’en fais pas. Si jamais je fais chier… dis le moi aussi. On est là pour bosser en équipe, alors autant que chacun y mette du sien, non ?


Je ne prends même pas la peine de lui dire pourquoi je risquerais d’être pénible. De toutes façons, il se rendra bien compte à un moment ou un autre, de mon caractère bien trempé. Pas besoin de faire un dessin, quand je veux quelque chose, je mets tout en œuvre pour l’avoir. Une véritable tête de mule qui, parfois prend trop de risques inutiles. Ou du moins… prenait. Je suis curieusement beaucoup plus calme depuis qu’on m’a tiré dessus, que j’ai failli y rester. Voyez y un lien de cause à effet si vous voulez : vous aurez sans doute raison.

- Je ne sais pas non plus. Mais faudra s’en contenter. On aura qu’à faire connaissance, comme ça, c’est pas plus mal !


Je lui adresse un sourire, avant de regarder à nouveau par la vitre de la voiture. Quand on y pense, c’est vrai que cette histoire de « planque entre initiés » est tout de même bizarre. Mais les ordres sont les ordres. Je les respecte, un point c’est tout. Peu importe avec quel coéquipier on pourrait me mettre. Et puis… croyez moi, je peux vous assurer que Mills n’est pas le pire que j’aie vu. Non. J’ai pu avoir affaire à des « clients » possédant encore moins de tact. Des cons, il n’y avait pas d’autre mot. Je n’arrivais parfois même pas à retenir la haine que j’avais envers eux. A mes risques et périls. Si ça m’a servi de leçon ? Peut être un peu. Disons que j’avais la chance que ma supérieure me trouve talentueuse, et qu’elle m’aie à la bonne, sans quoi, j’aurais surement été virée de l’unité de New-York. Au lieu de ça ? j’avais des remontées de bretelles. Mais c’était plus fort que moi. Aujourd’hui, je tente tout de même de me contrôler. C’est la base, tout de même après tout. Enfin, je m’égare. Mais je me demande tout de même combien de pourcents de vérité sont présents dans tout ce que j’ai pu entendre. Sans doute moins du tiers. C’est le principe des bruits de couloirs. Et le problème avec eux, c’est qu’ils grossissent, s’emplifient. Mais ils m’importent peu, de toutes façons. Toujours se faire sa propre idée, c’est ma devise.

Cependant, j’admets être surprise, des accusations qu’il lance, j’espère, sans conviction. Je n’ai aucune idée de ce dont il peut parler.

- Quoi ? Non ! J’aurais pas accepté si c’était ça. Je ne suis pas comme ça. J’suis pas une balance et ce genre de missions stupides, ça ne m’interesse pas. J’ai mieux à faire. Comme je te l’ai dit tout à l’heure, je ne sais pas plus que toi pourquoi on est dans cette voiture toi et moi spécialement. Ca aurait pu être n’importe qui d’autre d’ailleurs. Je suppose.
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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Mer 17 Mai - 20:36

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Il y a forcément quelque chose là-dessous. Je ne suis pas paranoïaque, je suis juste réaliste. Pourquoi mettre cette nouvelle recrue avec moi qui ne suis clairement pas le meilleur choix pour mettre à l’aise quelqu’un ? C’est sûr que c’est parce que Valeri veut me surveiller et le plus facile pour le faire est de me faire surveiller par une nouvelle qui n’aura aucune espèce de « loyauté » à mon égard, même si les personnes loyales envers ma personne ne doivent pas être en surnombre au poste. O’Reilley est donc la mieux placée pour faire le sale boulot, à n’en pas douter. C’est ce dont je suis moi en cet instant persuadé et ça me met bien sûr sur la défensive : comment ne pas l’être ? Elle a beau être tout sourire et sembler tout à fait sympathique, je me méfie. Je la balance donc la question, aussi sec, sans filtre et de façon on ne peut plus directe. Je n’ai pas envie de tourner autour du pot, ça ne servirait à rien. Elle semble surprise par l’accusation que je porte et vu sa tête, soit elle est honnête, soit elle est capable de jouer un rôle à la perfection et a alors râté sa vocation. Elle s’offusque presque en fait tellement elle est surprise. Elle m’affirme aussitôt que non, qu’elle n’aurait pas accepté s’il s’était agi de ça. Je fronce les sourcils et pince nerveusement les lèvres avant qu’elle ne poursuive en m’affirmant ne pas être du tout comme ça : pas une balance qu’elle dit, pas une balance. Et qu’est-ce qui me le prouve ? Au final, je ne sais d’elle que ce que Valeri nous a dit qu’elle nous l’a présentée. Je ne sais d’elle que ce qu’elle veut bien laisser paraître et je suis bien placé pour savoir que si on le décide, on est capable de mentir quand c’est nécessaire. Elle me répète pour la seconde fois qu’elle ne sais pas plus que moi pourquoi nous nous retrouvons là ensemble. Elle suppose que ça aurait pu être n’importe qui d’autre.

« Oui… » je dis tout bas en me détournant d’elle, sourcils toujours froncés.

Je reporte mon regard sur l’entrée du parking et me frotte nerveusement la barbe. Je n’aime pas ça, me sentir surveillé, traqué même. Peut-être qu’il ne s’agit pas du tout de ça mais je ne peux pas m’empêcher de douter, c’est plus fort que moi. Je suis prudent, très prudent, mais il suffirait d’un rien, d’un petit détail pour que je sois grillé et pour que tout soit de nouveau remis en question et je ne crois pas que je serais capable de m’en remettre. Si je devais perdre maintenant mon travail en plus du reste, je ne le supporterais pas. Il va falloir que je fasse excessivement attention dès à présent. Et faire attention passe par faire en sorte de ne pas trop me faire remarquer et de ne pas faire quoi que ce soit qui pourrait me porter préjudice. Alors…

« Excuse-moi. » je termine par dire en reportant mon regard sur elle. Je sais que je suis toujours autant fermé mais au moins je lui parle, c’est déjà ça non ? « J’ai pas besoin d’être autant sur la défensive mais c’est juste que je comprends vraiment pas pourquoi elle fait ça. Je veux dire, même si mon boulot je le fais et je pense le faire bien, je ne suis pas le mieux placé pour accueillir les nouveaux et encore moins bien placé pour t’aider à t’habituer et à… T’intégrer. » j’ajoute en soupirant. « De toute façon, si je veux savoir faudra que je pose la question directement à Valeri et puis c’est tout. »

Et ça clôt cette discussion-là. En tout cas, je fais en sorte qu’elle soit terminée parce que j’enchaîne.

« Bon, dis-moi, on a encore du temps avant qu’ils arrivent mais comme on n’est jamais sûr de rien et que ça peut changer à tout moment… »

Sur quoi je récupère mon arme de service à ma ceinture, m’assure qu’elle est bien chargée et prête à l’emploi avant de la remettre à sa place tout en regarder O’Reilley.

« J’ai besoin de savoir : est-ce que tu as déjà fait usage de ton arme pendant une intervention ? Est-ce que tu as déjà tué quelqu’un ? Parce que si c’est pas le cas, j’ai besoin de savoir que t’es prête et que tu vas pas te figer au moment voulu. Et… Si c’est le cas, j’ai aussi besoin de savoir que tu vas pas te figer au moment voulu. »

Parce qu’avoir déjà tué quelqu’un ne rend pas forcément les choses plus faciles et là encore je suis bien placé pour le savoir.



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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Dim 21 Mai - 0:19



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Pas une seconde je me serais attendue à de telles accusations. Pas que ça me vexe, non, ce n’est pas ça. Seulement je n’étais pas préparée. Et même si je ne montre rien, quelque part au fond de moi, je crois pouvoir dire que je suis touchée. Un tout petit peu. D’abord, je me contente de répondre à mon collègue, aussi calmement que possible. Peut être un peu trop calmement d’ailleurs. Peut-être que du coup, il va penser que je joue je ne sais quel rôle, et que son allégation contre moi est tout à fait justifiée. Mais non, ce n’est définitivement pas le cas. Je n’ai jamais cautionné qu’on puisse nous espionner dans l’exercice de notre fonction, sous prétexte qu’on s’assure d’un travail bien fait, ou d’un quelconque retour en bonnes et dues formes. Chacun fait comme il peut, avec les armes qu’il a non ? l’important, c’est bien d’être là, et de faire son travail, rassurez moi ? Je suis contre ce genre de pratiques qui poussent les gens à la délation, et les collègues à se méfier les uns des autres. Alors pourquoi, soudain, je deviendrais une lieutenant du « diviser pour mieux régner », qui pourtant me dégoûte au plus haut point ? C’est peut être pour ça, que les paroles de mon coéquipier me touchent autant. Mais non, je ne dirai rien. Il ne l’a sans doute pas fait dans ce but là de toutes façons. Et je suis beaucoup plus forte qu’une stupide remarque maladroite.
Cependant, peut être qu’il n’a pas tort. Peut être qu’on m’a mise en équipe dans un but précis. Mais si tel est le cas, je ne suis pas au courant… Mais me voulant rassurante, je le regarde droit dans les yeux, et lui dis, d’un ton calme :

- Écoutes… si je sais quoi que ce soit, tu seras le premier informé. Et peu importe ce qui pourrait arriver, je ne dirais rien. Ce qui se passe ici, restera ici.

Et je finis ma phrase sur un léger sourire, avant de, tout comme lui, diriger mon regard vers l’entrée du parking. Sans doute ne vont-ils pas tarder à arriver. Mon coeur se serre, accélère lorsque je le réalise. Je n’ai pas peur. Seulement… Je réalise que je n’ai pas retouché à mon arme depuis la fusillade. Je fronce les sourcils, ma mâchoire se serre. Je n’ai pas le droit de flancher. Pas maintenant. De quoi j’aurais l’air ? Tant bien que mal, je tente de me rassurer, de respirer profondément, tout comme ma thérapeute me l’a appris, afin de me détendre, mais aussi de me concentrer. Du deux en un ! Je ne sais pas vraiment comment tout va se dérouler. Et en même temps, qui peut prétendre pouvoir dire ce qui arrivera en avance ? Mis à part toutes les madame Irma à cent dollars la minute à partir du moment où l’on pénètre dans leur roulotte, pas beaucoup de gens, et d’ailleurs même celui avec la meilleure intuition du monde aurait du mal. Enfin je m’égare. Alors pour me reconcentrer, je commence à envisager quelques cas de figure. Des plans A, des plans B, tout jusqu’au plan Z. Ou du moins assez pour me sentir rassurée, prête à suivre mon collègue lorsque le moment d’agir sera venu.
Et c’est là que je vois Daniel récupérer son arme à sa ceinture. Lui aussi, se prépare à agir. Mais sa question me déstabilise, une fois encore. Alors je fronce les sourcils, juste le temps pour moi de récupérer mes esprits, de savoir quoi lui répondre. Et finalement, je lui lance :

- Quelque soit la situation, je ne reculerai pas. Je n’ai pas peur, si c’est ce que tu veux savoir. Je n’ai jamais tué, mais si un danger immédiat se présente, je n’hésiterai pas.

Et lui adressant un sourire, je reprends : moi aussi j’ai besoin de savoir…. Qu’en est il pour toi ? De tout ça ?

Je lui retourne tout simplement ses questions. Après tout, s’il veut savoir à quoi s’en tenir, j’ai moi aussi besoin de savoir à quoi m’attendre. Je ne le connais pas encore assez pour me douter des choses. On ne s’est jamais vus sur le terrain, ou ailleurs. Alors il est normal qu’on apprenne à composer avec nos tempéraments différents...
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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Jeu 25 Mai - 18:33

Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me".


Elle me fait part de sa loyauté et une part de moi a franchement envie d’y croire. Quand elle me dit que tout ce qui passera ici restera ici oui, j’ai franchement envie d’y croire. L’avoir comme une véritable alliée ne serait pas de trop, même si je ne peux pas dire que je n’ai que des ennemis au poste, loin de là, mais étant nouvelle, si elle est plutôt « de mon côté », ça n’en sera que bénéfique pour la suite parce que justement je ne sais pas vraiment quelle sera la suite alors… Je hoche la tête avant de m’intéresser au parkin, puis de récupérer mon arme, puis de lui poser la question fatidique et essentielle quand on fait le boulot qu’on fait : a-t-elle déjà fait usage de son arme pour tuer quelqu’un ? Est-elle prête à le refaire ou à le faire tout court si elle n’a pas encore été confrontée à cette situation ? Son entraînement devrait faire en sorte que oui, elle soit prête mais je préfère être direct et demander sans y aller par quatre chemins parce que ce qu’elle est capable de faire va être déterminant pour la suite. J’ose croire que Valeri ne l’a pas mise là par hasard mais je préfère demander, c’est comme ça. Je la vois froncer les sourcils, sans doute ne s’attendait-elle pas à ce que j’y aille aussi franchement mais tant pis. De toutes les façons autant l’habituer dès maintenant à ma façon d’agir, non ? Si on doit bosser ensemble encore un moment ou même si Valeri décide à un moment donné de nous faire bosser définitivement ensemble, mieux vaut qu’elle sache comment je suis et comment je fonctionne. Elle termine par se décider à me répondre et m’affirme que quelle que ce soit la situation qui va se présenter à nous elle ne reculera pas. Je l’observe fixement et plisse un peu les yeux quand elle ajoute qu’elle n’a pas peur. Elle semble sûre d’elle et tant mieux. La réponse vient ensuite. La véritable réponse à la question posée et non, elle n’a jamais tué. Elle ajoute cependant très rapidement que s’il y a un danger immédiat elle n’hésitera pas. Elle sourit et moi je me contente de hocher la tête, esquissant simplement l’ombre d’un sourire en détournant le regard.

Nous n’avons pas ça en commun. Est-ce que j’aurais voulu qu’elle réponse par l’affirmative ? Dans le fond oui. Dans le fond j’aurais préféré qu’elle sache… Mais c’est mieux pour elle, qu’elle n’ait jamais eu à le faire, qu’elle n’ait pas à vivre avec ça. Pas encore en tout cas. Elle reprend la parole pour me retourner la question posée et je reporte mon regard sur elle. Je l’observe en silence un moment, songeant à sa question. Je fouille dans les recoins de ma mémoire mais il ne me faut finalement pas longtemps pour la trouver la réponse.

« Je suis flic depuis près de vingt ans. » je termine par lui dire. « Et j’ai sorti mon arme trop souvent pour pouvoir compter. J’ai aussi beaucoup utilisé mon arme. » Je marque un silence, fronce les sourcils et soupire avant de poursuivre. « Et j’ai tué cinq hommes en tout et pour tout. » Si j’étais totalement honnête, je dirais que j’ai tué cinq hommes avec mon arme en état de légitime défense  mais que j’en ai fait assassiner un et que cela porte donc le nombre de morts par mes soins à six. Je ne suis cependant pas honnête à ce point-là avec elle. Impossible. Je détourne le regard en soupirant. « Et que ce soit une fois ou deux ou plus, ça n’est jamais facile, jamais. En tout cas, pour moi, ça ne l’est pas devenu. Je ne joue pas les cow-boys tu vois… » j’ajoute en reglissant mon regard sur elle. « Je fais ce qui doit être fait quand il faut le faire, c’est tout. J’en tire aucun plaisir. Je sais que parmi nous y’en a qui ont la gâchette facile. Pas moi. »

Peu importe mon passif, peu importe mon caractère, peu importe ma façon souvent trop brutale d’aborder les interrogatoires. Je n’ai jamais commis aucune bavure, jamais, et je n’ai jamais retiré aucun plaisir à tuer un homme. Enfin, sauf un mais ça…

« Sincèrement, j’espère que t’auras pas à le faire. » je lui dis finalement en esquissant un sourire un petit plus sincère, un petit peu plus détendu bien que la conversation ne soit pas simple. « T’étais dans un coin calme ? »

Je l’avoue : j’ai oublié. Valeri me l’a dit plusieurs fois mais j’ai encore oublié. Faut espérer que ça finira par rentrer dans ma petite tête parce qu’à force, O’Reilley risque de penser que je le fais exprès.




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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Mar 30 Mai - 0:04



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Je n’ai jamais été aussi sincère, peut être par obligation, Daniel doute de moi.Et ça se comprend. Comment faire confiance à une nouvelle recrue qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam ? Bien que sa réaction soit peut être une sorte de mise à l’épreuve pour moi… je crois qu’elle est compréhensible et légitime. Je ne lui en veux pas le moins du monde. Mais c’est un fait pourtant : Je suis loyale, je l’ai toujours été, et ça ne changera sous aucun prétexte, jamais. Et j’espère sincèrement qu’il me croira. Je ne demande pas qu’il m’aime bien, ça, je m’en fiche. Si le courant passe, tant mieux, si ce n’est pas le cas, eh bien… on priera pour que Valeri n’aie pas la lubie de nous mettre en tandem, que voulez vous que je vous dise. Tout ce que je veux, c’est qu’il ne se fasse pas de fausses idées à la con sur moi.

Mais rapidement, il détourne le regard, avant de s’emparer de son arme, de me demander si j’ai déjà tué. Je me mords la langue pour ne pas apporter la rectification « j’ai failli me faire tuer, mais l’inverse ne s’est jamais produit ». Pas besoin d’en dire trop. Je ne veux pas qu’on me prenne en pitié, où qu’on se dise que je vais craquer. Croyez moi, je suis déjà moi même mon propre bourreau, à me seriner nuit et jour ce genre de choses, que je n’y arriverai pas, même si je sais que c’est faux. Alors inutile d’en rajouter, hein. Enfin, je lui réponds simplement, non, je n’ai jamais tué un homme. Et puis je lui retourne la question. A mon inverse, lui, a déjà tué. Et plus d’une fois. Si j’ai peur ? Pas vraiment. Je tente de rationaliser. Après tout, s’il a vingt ans de métier derrière lui, sans doute que les situations ont du déraper plusieurs fois. Je repense à Montgommery, mon capitaine, mon père de substitution. Lui aussi, avait tué. Plus d’une fois. Et ça ne l’empêchait pas d’être un homme bien, et même plus que ça. Il était mon mentor, m’aidait à garder la tête sur les épaules. Je pense souvent à lui.

- T’avais sûrement de bonnes raisons, pas besoin de te justifier. Peut être que certains ont la gachette facile. Mais j’imagine… que t’as juste fait ce que tu avais à faire. Et c’est tout à ton honneur.



Puis je me contente de lui adresser un sourire, avant de lui faire un signe de tête, comme pour le remercier. Faut dire que je ne tiens pas franchement à être à sa place. Et même si je sais que ça peut arriver à tout moment, eh bien… retardons ça le maximum. Je me doute combien il doit être dûr de porter un tel fardeau sur les épaules… Et à sa question, j’échappe un léger rire, discret, mais audible. New York n’était pas un coin facile, loin de là. Et même si ce n’était pas le coin le pire, on avait souvent du bouger. Alors… sans aller jusqu’à dire que c’était abominable, facile n’est pas vraiment le terme que j’aurais employé, pour décrire ma ville d’origine… j’hausse les épaules, et replace une mèche derrière mon oreille, avant de finir par lui lâcher :

- New York. C’est pas le coin le plus compliqué, mais pas le plus reposant non plus. On avait pas franchement le temps de s’ennuyer. Un peu comme ici, en fin de compte. Et toi… t’as toujours été dans le coin ?


Je prends une pause plus détendue. Mon visage s’ouvre enfin, moi qui étais jusque là assez fermée, il faut bien le reconnaître. A vrai dire, je crois que je ne m’en étais même pas rendu compte, jusqu’à ce que je me sente me décrisper. Mais ça ne m’étonne pas non plus, j’ai toujours été ainsi. J’ai toujours eu besoin d’observer mon interlocuteur longuement avant de savoir où je mettais les pieds...
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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Dim 11 Juin - 17:27

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Elle a l'air de penser que je suis quelqu'un d'honorable mais je ne suis pas certain que ce soit le cas. Quoiqu'au boulot je le sois sans aucun doute oui. Je n'ai jamais commis aucune bavure, je n'ai jamais outrepassé mes droits, je n'ai jamais fait du mal gratuitement et je n'ai surtout jamais imaginé que j'étais supérieur aux autres parce que je suis flic. Mon boulot, c'est vrai que je le fais bien. Est-ce que ça fait de moi quelqu'un d'honorable ? Dans la sphère du travail oui, d'accord. Par contre dans la sphère privée, c'est une autre histoire mais ça, elle n'a pas à le savoir, elle n'a pas à s'en soucier. Tant que je fais bien mon boulot, que je la respecte elle et que je ne la mets pas en danger, elle n'a pas besoin de savoir autre chose. Elle sourit et je parviens à lui sourire sincèrement en retour. J'ai eu beau râler de voir l'emmener avec moi, je dois avouer aimer son état d'esprit, sa façon directe de me répondre sans détour, ou même sans prendre le moindre gant. Elle est sincère et j'apprécie. Vraiment, j'apprécie. J'ai confiance en elle, je sens que je peux avoir confiance, je n'ai pas cette méfiance que j'ai à l'égard de Goodwin par exemple, elle dégage tout autre chose et cela me convient très bien. Est-ce que cela me convient au point d'être capable de finir par lui demander si elle ne voudrait pas définitivement faire équipe avec moi ? Faut voir ce que ça donne sur le terrain mais pourquoi pas ? Enfin, encore faudrait-il qu'elle soit d'accord. Que Valeri soit d'accord... Bref. Elle termine par reprendre la réponse pour répondre à ma question : où était-elle avant ? Je devrais m'en souvenir mais choux blanc. New-York qu'elle répond et je hausse les sourcils. Ah oui quand même, New-York. Elle vient d'une grande ville et elle ne devait pas s'ennuyer même si elle n'a pas eu à abattre un homme, ce qui est mieux, elle devait être pas mal occupée. New-York n'est certes pas autant violente que Chicago mais malgré tout... Je hoche la tête quand elle me confirme qu'elle n'avait pas franchement le temps de s'ennuyer. Un peu comme à Chicago. Je lui dis maintenant que Chicago est pire et que j'ai eu moi-même l'occasion de m'en apercevoir puisque c'est depuis que je suis ici que j'ai fait usage de mon arme à feu ? Non. Je ne lui dis pas. On va éviter de la faire fuir alors qu'elle est visiblement un bon élément.

En tout cas, elle en a tout l'air.

Elle enchaîne en me demande si moi j'ai toujours été dans le coin et pendant un instant je me fige. La question fatidique, pour moi, parce que ça inclut parler de mon passé et ce n'est pas simple parce que ça fait tout remonter et je n'ai franchement pas besoin de tout faire remonter. Pourtant, je ne me vois pas lui dire que je n'ai pas envie de lui répondre. Nous partageons une conversation cordiale, respectueuse, nous échangeons et si je mets fin à l'échange c'est mettre une barrière qui ne nous aidera pas pour la suite. Je vais donc devoir lui répondre mais je vais choisir mes mots avec soin et surtout, surtout, je ne vais pas entrer dans les détails. Je vais les imaginer moi les détails, les revoir sans aucun doute, mais pas les partager. Je soupire brièvement et secoue la tête de droite à gauche en signe de négation.

« Non, je n'ai pas toujours été dans le coin. » je lui avoue finalement, crispant légèrement les poings sur mon siège. « Je vivais à Wauwatosa avant, c'est dans le Wisconsin. Et j'ai été travaillé un moment à Milwaukee. C'était... Beaucoup plus calme qu'ici, c'est clair. Surtout Wauwatosa, là où je vivais, ça n'avait vraiment rien à voir. » Petit silence, je déglutis, me crispe un peu plus. Je revois tout. J'essaye de ne pas m'y attarder. « J'ai déménagé à l'automne 2014 et on peut dire que le changement a été radical au niveau du boulot. Cette ville est... Tu as bossé à New-York donc tu vois à peu près, sauf que c'est encore plus intense ici je pense. Tu t'ennuieras pas non plus. »

Je tente l'esquisse d'un sourire et reporte mon attention sur l'entrée du parking. Je pourrais lui demander pourquoi elle est venue ici mais ça serait prendre le risque qu'elle me pose la même question et franchement, ce n'est clairement pas le moment parce que si j'ai cette conversation maintenant, je vais être incapable de faire du bon boulot après, je le sais.

« Je crois que ça bouge. » je dis soudain alors qu'une voiture correspondant au signalement donné par Valeri s'approche du parking pour finalement y entrer. Je vérifie pour la énième fois mon arme à feu et me tourne vers Julia. « Prête ? »

Et ce n'est que quand je suis certain qu'elle l'est bel et bien que je sors de la voiture, glissant mon arme à ma ceinture discrètement.

« Si on croise des civils en descendant dans le parking, faudra leur dire de s'éloigner rapidement, au cas où. »

Parce qu'on va bientôt être au milieu d'une transaction importante et ça pourrait mal tourner.


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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Jeu 22 Juin - 0:22



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Trop souvent, j'avais été peu fière de moi, par manque de confiance, sans doute. Et notre discussion, sa question plus qu'annodine me renvoyait à tous ces souvenirs, mes doutes, mes incertitudes, et finalement, à mes réussites en tant que flic. Si l'avenir était incertain, une chose était sûre: j'aimais mon métier plus que tout. Je ne prenais pas de pincettes, en parlant avec Daniel. Je ne faisais aucun détour. Après tout, on m'avait toujours appris à être sincère. Et je ne savais pas faire autrement, j'étais ainsi. Et le plus souvent, ça payait, en fin de compte. Je crois même que ça pouvait mettre certains en confiance... serait-ce le cas de Daniel ? En tous cas, je l'espérait. Il ne me semblait pas être un mauvais gars, et allez savoir pourquoi, j'avais envie de le connaître un peu plus. Pourquoi pas m'en faire un ami, ou un coéquipier, si Valéri en décidait ainsi.

Avant de partir, on a parlé de nos passés respectifs. Moi à New York, lui dans le Wisconsin puis ici... C'est vrai, j'avais été assez au calme, dans ma grosse pomme natale. Enfin ça, c'est ce qu'on aurait pu croire. Car il fallait bien admettre que malgré les longues périodes de creu, certaines affaires n'étaient pas de tout repos croire que c'était un bon échauffement, me préparant à ma venue ici... Peut être que tout était écrit, qui sait ?

Je l'ai attentivement écouté, ne perdant pas une miette de ses mots, buvant ses paroles. Ce gars était intéressant, et je comptais bien faire connaissance avec mes collègues, dont il faisait partie, m'intégrer au mieux, pourquoi pas me faire des amis, était l'un de mes objectifs, en arrivant ici, et je crois pouvoir affirmer que je m'en débrouillais plutôt bien. J'avais d'abord fait la connaissance de Goodwin, qui lui était, il fallait bien l'admettre, quelqu'un d'étrange, je crois, même si je ne le détestais pas, loin de là, il fallait dire que ses façons de procéder étaient pourtant assez destabilisantes. Mills quant à lui, semblait avoir des façons de travailler un peu plus conventionnelles, et être un peu plus sociable que mon autre ami. Ce qui n'était pas pour me déplaire!

Pour autant, il ne fallait malgré tout pas que j'oublie pourquoi on était là. Après tout, cette petite balade dans un parking avait un but de base: la transaction qu'on devait prendre en flag. Mills me fit signe. Quelque chose bougeait dehors, c'était sans doute nos hommes qui étaient arrivés sur place.
J'ai sorti mon arme, et ai attendu le signal pour que les festivités puissent commencer. Et Lorsqu'il me demanda si j'étais prête, j'ai hoché la tête, avant de sortir de la voiture, priant pour que tout se passe bien... même s'il n'y avait pas de raisons qu'il en soit autrement. Ce n'était pas comme si j'étais seule face à des malades, après tout.

- Ouais. Faudra être vigilants. Mais ça va le faire, j'en suis certaine !


Je lui ai adressé un sourire et un signe de tête, comme pour lui dire, sans aucun mots, que tout allait bien se passer. J'avais confiance en son travail, il semblait être un bon élément, et j'étais convaincue que l'on pourrait faire une bonne équipe. Cette affaire pourrait malgré tout être intéressante, et nous apporter beaucoup, à l'un comme à l'autre, forcés d'apprendre de la façon de faire de notre collègue...
Et avec les plus grandes précautions, j'ai commencé à avancer, mon arme en main, par simple précaution, bien cachée derrière l'un des poteaux en béton du parking, à l'affût du moindre bruit, du moindre signal qui pourrait devoir nous faire bouger... je savais que ça allait arriver, ce n'était qu'une question de temps !

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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Jeu 22 Juin - 20:31

Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me".


Elle est confiante. Peut-être trop. C'est important de ne pas trop estimer avoir l'avantage, de ne pas penser que tout va aller comme sur des roulettes et que nous sommes en position de force. C'est vrai que nous avons l'effet de surprise et que cela va jouer en notre faveur mais il faut toujours se montrer prudent et ne pas trop avoir confiance parce qu'un excès de confiance peut conduire à un relâchement et ce même relâchement peut conduire à un drame. A son sourire et son signe de tête, je ne réponds que par un bref hochet de tête en affichant un air on ne peut plus sérieux et dur : ce que nous sommes sur le point de faire est dangereux pour elle et moi. Il va falloir être efficace et irréprochable si on ne veut pas tout faire bêtement foirer. Nous finissons chacun caché derrière un immense poteau en béton du parking. Je lui jette un regard en biais alors que je tends l'oreille et il ne faut finalement pas très longtemps pour que des bruits de portière se fasse entendre et que des voix commencent à s'élever. A la façon dont les voix nous parviennent, ils ne sont pas très loin. Ce qui est délicat dans ce genre de situation, c'est pour pouvoir avoir un flagrant délit, il faut attendre le bon moment : ne pas sortir trop tôt de la cachette pour ne pas prendre le risque de n'avoir aucun élément à charge, mais ne pas sortir trop tard pour ne pas prendre le risque que tout soit déjà terminé et pour qu'ils nous filent entre les doigts. Du côté de ceux que nous sommes venus arrêter ça discute et ça discute pas mal. J'entends un autre bruit, le bruit d'un coffre si je ne me trompe pas. Donc c'est le bon moment. Je cherche le regarde de O'Reilley, attends de le capter avant de hocher la tête à la positive, signe qu'il est temps d'y aller et il faut absolument qu'on sorte de notre cachette au même moment, que l'on soit en symbiose pour pouvoir faire le meilleur travail possible. Petit moment de flottement entre elle et moi et alors que j'esquisse un geste pour sortir de ma cachette, elle fait de même.

« POLICE ! ON NE BOUGE PLUS ! » je hurle en levant mon arme en direction des types qui se trouvent près de deux voitures dont l'une a le coffre ouvert. Une seconde pour analyser la situation. Pas une de plus. Quatre hommes. Deux penchés vers le coffre, deux autres avec une arme de poing. Un plus proche de O'Reilley et un plus proche de moi et c'est bien celui qui est le plus proche de moi que je vise. « LÂCHE TON ARME ! »

Sauf que ça commence déjà à s'agiter. Les types près du coffre s'activent et le type ne veut pas lâcher son arme. Je ne sais pas ce qui en est du côté de O'Reilley mais de mon côté, ça pue.

« Fais pas le con ! » j'ajoute finalement plus bas en secouant la tête, sourcils froncés. Mais il semble décidé. Je le vois, le bref mouvement, presque infime. Je le vois lever son arme et ça me suffit. Je tire. Dans l'épaule. J'ai une bonne vue, un bon angle de tir, pas la peine de le tuer alors que je peux le désarmer. A peine le coup est-il tiré que deux autres coups de feu me parviennent sur ma droite mais tandis qu'une partie de mon corps se tend à l'idée que O'Reilley ait pu se prendre une balle, je fonce jusqu'à l'homme désormais à terre, la main portée à son épaule en sang pour pousser son arme bien plus loin d'un coup de pied. C'est là que je sens le coup sur la tête. Un coup qui me fait fléchir les jambes et qui me sonne mais pas au point de lâcher mon arme. Je me retourne, prêt à faire feu mais je me prends un second coup en pleine tête. C'est ce coup-là qui me fait tomber au sol, la pommette en sang alors que je sens du sang s'écouler aussi de mon crâne. J'ai pleine vue sur celui qui vient de me faire ça et il tient une barre de fer à la main. Des points noirs dansent devant mes yeux et mes oreilles bourdonnent mais je trouve pourtant la force de lever assez mon arme pour lui tirer dessus. Je ne sais pas trop où je tire. Pas en pleine tête c'est sûr mais épaule, torse... Je ne sais pas mais je tire. Je tire même deux fois en fait pour être certain de le faire reculer. Je me laisse ensuite totalement retomber au sol. Sur ma gauche, je vois une silhouette partir en courant et il me faut cligner plusieurs fois des yeux pour reconnaître le quatrième type qui est en train de prendre la fuite. En boitant certes, mais il prend la fuite.

« Merde... » je murmure tout bas avant de rouler sur le côté. « O'REILLEY ! »

Où est-elle ? Est-ce qu'elle va bien ? Du mouvement sur ma droite et je vois celui que j'ai désarmé essayer de bouger. Du dos de ma main j'essuie le sang qui me gêne avant de me redresser assez pour trouver la force de m'approcher de lui et de le mettre en joug, le canon de mon arme posé sur sa joue.

« Bouge pas connard. »


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MessageSujet: Re: Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia] Lun 3 Juil - 0:09



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J'aurais aimé que notre discussion dure plus longtemps. Que l'on soit tranquilles encore un moment, que je puisse me préparer psychologiquement, encore. J'avais peut être l'air sûre de moi, mais ce n'étaient que des apparences, stupides et fragiles et, bien vite, on comprendrait le pot aux roses. Pourtant, il fallait que j'avance, je n'avais pas le choix. Alors tout comme mon collègue, je suis sortie de la voiture, et me suis faite aussi discrète que possible. J'avoue avoir commencé à me sentir mal, lorsque j'ai entendu que des coups de feu partaient dans tous les sens. Je me suis mise a couvert, d'abord. Morte de peur, je revivais mon accident, la douleur vive dans ma poitrine, enrayant les battements réguliers de mon coeur. Je me suis assise quelques secondes, avant de reprendre le dessus, reprennant une énorme bouffée d'oxygène. J'allais mettre ma peur a genoux. Parce que j'étais consciente d'une chose: tout se passait dans ma tête. Et ce qui avait de l'emprise sur moi, était ce a quoi j'avais donné du pouvoir. Et il était hors de question que j'autorise mes peurs à me mettre KO aussi facilement. Alors je me suis relevée, plus déterminée que jamais. Je pouvais de loin,reconnaître la voix de mon coéquipier. Il m'appelait. Mais avant de le retrouver, j'ai réalisé que l'un des hommes tentait de prendre la fuite. Et ni une ni deux, je l'ai coursé, avant de lui bondir dessus. Surpris, il a tiré en l'air. Et d'un coup de pied, j'ai envoyé valser son arme a dix mètres avant de le plaquer au mur, et de lui passer les menottes, l'attachant a un tuyau métallique. Et une fois mis hors d'état de nuire, j'ai couru aider mon ami. De loin, je vis un homme au sol, et Dan se relever... et j'ai commencé à comprendre. Sortant mon arme, j'ai couru, mettant l'homme en joug, avant de réaliser que Daniel en faisait de même. Deux armes, c'était peut être de trop. Peut être. Quoique, ce n'était pas si sur. Car l'homme a tenté de bouger, de récupérer son arme. Alors je lui ai lancé, d'un ton menaçant :

- Qu'est ce que t'attends ? j'ai besoin d'entrainement !

Et pour bien lui faire comprendre de quoi je parlais, j'ai fait un signe de la tête vers mon arme, visage fermé. Je ne lui aurais pas tiré dessus. C'était que du bluff. Mais il ne le savait pas. Et personne n'avait besoin de le savoir. Qu'est ce que ça pouvait bien faire, du moment qu'il se tenait tranquille ?

Doucement, je me suis rapprochée de Mills, m'assurant qu'il n'était pas plus blessé que cette entaille a la joue:

- Tout va bien Dan ?

Je ne fis pas allusion a mon retard. J'étais occupé de l'autre côté, il devait sans doute s'en douter. Et dans tous les cas, je lui expliquerais sans doute quand le moment serait venu...

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Good colleagues are those who know that "we" is more important than "me". [Julia]

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