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 It's just violence - Elijah

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MessageSujet: Re: It's just violence - Elijah   Mer 18 Oct - 14:38

- Elijah.

Il imprime, acquiesce.

- C'est toi qui voit, il y a un de ces connards d'arabes qui est encore ouvert un peu plus loin ou un pub irlandais que j'affectionne assez à quelques rues. Mais va falloir marcher et prendre ce vent en pleine gueule, autrement dit ça risque de piquer un peu.

Il se redresse, piqué au vif, pas sûr d’avoir bien compris ce qu’Elijah vient de sortir sur un ton naturel, des plus normal. « Un de ces connards d’arabes ». Josef se sent atteint au cœur de ses origines tunisiennes mais décide de ne pas s’emballer, serrant le poing en silence.
Manquerait plus que ça qu’il ait à faire à un de ces connards de raciste qui crache sur la gueule de ces épiceries qui monopolisent le marché du travail américain mais que l’on est si heureux de trouver encore ouvert à 23 heures pour venir trouver de quoi se saouler un peu plus la gueule.

- Quoi que, c'est encore léger.

Josef le suit sans broncher, haussant simplement les épaules sur la démarche à suivre. Il s’en fout de savoir si ça piquera ou non, à ce stade il n’est plus à ça près. Entre ce qu’il est actuellement entrain de digérer en dose de colère et d’amertume et la douleur qui lui frappe encore les tempes et toutes zones de son visage, il est encore capable d’encaisser quelques pas vers un bar.

- Tu sais quoi, vu ta tronche, je pense qu'on va éviter de trop se mettre à la lumière.

Le pompier ricane, moqueur.

- Parce que tu crois que ta gueule à toi est présentable sous les néons et lampadaires ?

Rien de plus agressif en type de luminosité si vous voulez avoir l’air encore plus amoché que vous ne l’êtes déjà. Les deux hommes effectuent quelques pas vers l’épicerie concerné et Josef saisit l’occasion pour observer Elijah évoluer dans un milieu qu’il déteste visiblement. Celui des étrangers. Il ne manque ni son regard de mépris, ni le soin qu’il prend à esquiver le regard de l’employer qui nous accueille d’un « Bonsoir » teinté d’un léger accent que Josef se plait à entendre. Dommage qu’un mec avec qui il s’entend si bien devait être aussi con sur ce genre de sujet… parce que le pompier le sent venir, ce type bien lourd sur l’histoire du patriotisme et toute la merde qui en découle derrière.

- Des bières ou ça ?

Josef ouvre la bouche mais se fait devancer.

- Tu sais quoi, répond même pas, c'est pour moi.
- Merci. La prochaine sera pour moi.

Il le laisse prendre une bouteille, puis deux, s’amusant sournoisement de le laisser payer, se demandant si son comportement aurait été le même s’il était au courant de ses origines. C’est presque mesquin de ne rien dire mais il en prend un plaisir coupable. Un peu comme les homophobes se liant d’amitiés avec un gay sans qu’ils ne le sachent.
Mains dans les poches, le pompier suit son nouveau compagnie qui va peut-être s’avérer éphémère et aspire une bonne bouffée d’air frais non sans manquer de grimacer sous la douleur.

- Au pire, j’habite pas loin. Promis c’est pas un rancard.
- T’es sûr ? Tu vas m’foutre le doute, tu m’invites chez toi là quand même.

Il est tout aussi taquin que son vis-à-vis, chercherait presque à le foutre mal à l’aise pour plaisanter un peu. Pourquoi se priver lorsque l’on se doute qu’il semble sensible sur certains sujets fâcheux pour lui.
Et Josef décide même d’enfoncer un peu plus le clou.

- Va pour chez toi sauf si passer la soirée avec un de ces connards d’arabes te pose problème ?

Ca sort naturellement, avec le sourire en prime et les mains dans les poches. Il jauge, ne le lâche pas du regard. Josef n’a pas honte de ses origines et il lui est tout simplement impensable qu’il puisse en taire l’existence pour ne pas froisser ce nouvel « ami ».

- Origines Tunisiennes. Il sort de sa poche un paquet de clope tout écrasé où il doit lui en rester au moins une qu’il glisse entre ses lèvres, accompagnant Elijah. Et t’as vu, j’t’ai rien volé. Il écarte une main comme pour appuyer ses mots. Comme quoi les clichés n’sont pas toujours vrais.

Il ne peut pas être plus ironique et ce, sans se défaire de son sourire. Josef est bien conscient qu’il ne refera pas la mentalité d’Elijah à ce sujet mais il ne voit pas pourquoi il devrait hésiter à l’ouvrir alors que son vis-à-vis ne s’est absolument pas gêné pour laisser voir sa façon de penser sur les étrangers.
Il tire une première bouffée sur sa clope un peu abîmée avant d’en souffler la fumée et de reprendre, toujours le sourire aux lèvres.

- Alors, est-ce que le bon vieux patriote Irlandais que tu es va prendre le risque de se mélanger à nous autres ?

Il pousse encore un peu plus le vice, en est parfaitement conscient mais sur une note d’humour dont il ne se sentait pas encore capable à ce stade. Et pourtant. Cette soirée est surprenante sur bien des plans.

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physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: Re: It's just violence - Elijah   Mar 24 Oct - 23:35



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« T’es sûr ? Tu vas m’foutre le doute, tu m’invites chez toi là quand même. » Un clin d’œil tandis qu'il reprend sa démarche, les pas entrepris tandis qu'ils se dirigeaient là où les pas peuvent les mener. Elijah en soupire, savourant l'air frais qui lui parvient jusqu'aux poumons, cette impression d'un peu de vitalité retrouvé, continuant dans sa lancée. Ça, jusqu'à ce nouvel écho, ces nouveaux mots qui lui parviennent dans son dos. Elijah tique, un instant, rien qu'un court instant comme pour s'assurer qu'il ne loupera rien des dires de ce nouveau compère. « Va pour chez toi sauf si passer la soirée avec un de ces connards d’arabes te pose problème ? » Des mots repris qui viennent s'ancrer en lui de manière un peu terne, un peu violente. Il détourne le regard, laisse ses perles claires joncher les alentours avant d'en revenir à la masse qui le suit, cet homme qui lui a épargné finalement une très mauvaise nuit. Et il ne parvient pas à tout saisir, à tout assembler bien que ses songes s'en soient pourtant chargé. Il sait ce qu'il sous-entend, une légère pointe de colère quant à des dires qui lui paraissent finalement trop naturels. Elijah en oublie que ce monde-là n'est pas le sien, qu'en ces rues subsistent des âmes amoureuses de l'inconnu. Puis le silence se fend sous les nouveaux mots de l'homme qui l'accompagne, celui qui ne s'en cache pas, bien décidé à lui faire face malgré la manière dont le mercenaire semble subitement se fermer. C'est instinctif, direct, incontrôlé. « Origines Tunisiennes ; la claque, la rancœur un peu aussi. Pourtant, il n'en dit rien, se contentant de le guetter, d'attendre davantage comme pour se convaincre – pour une fois, rien qu'une fois en ce qui concerne ce sujet – qu'il se soit trompé. Et t’as vu, j’t’ai rien volé. Une cigarette qui se bloque entre ses lèvres, imitant le quadragénaire qui se défait de la sienne, laissant un nuage de fumée s'extirper de sa gorge pour venir se frayer une envolée dans l'air qui caresse encore les plaies vives de ses traits. Comme quoi les clichés ne sont pas toujours vrais. » Parce qu'il marque un point, Elijah s'arme d'un maigre sourire, prêt à oser se détendre, laisser tomber une vérité qu'il aurait peut-être préféré ignoré ; bien qu'il soit finalement honoré de cette honnêteté qu'on peine désormais à rencontrer. Josef en use, le plus naturellement du monde tandis qu'il guette à son tour l'homme qui, dans d'autres circonstances, s'en serait simplement allé après l'avoir certainement insulté. Mais pas ici, pas cette fois, pas après l'avoir presque apprécié avant que ça ne vienne se balader dans son esprit. Puis. « Alors, est-ce que le bon vieux patriote Irlandais que tu es va prendre le risque de se mélanger à nous autres ? » La question se pose et un sourire s'ancre sur les lèvres du mercenaire qui, enfin, daigne en revenir à celui qui l'énonce. Il le toise rien qu'un petit moment, assez pour ne pas en perdre son sourire, ce rictus bien plus sincère qu'il n'aurait pu l'être si les circonstances avaient été toutes autres. Non, parce qu'il n'arrive pas à se concentrer là-dessus, parce que cette haine ne l'atteint pas lui.

« Ai-je vraiment le choix ? » Sa voix rocailleuse s'élève, reprenant quelques secondes de monopole tandis que l'azur de ses prunelles s'éclaircit malgré ça. Il ne s'y focalisera pas. Raison pour laquelle il l'invite presque à continuer la route qu'il compte suivre, mimant un ridicule geste d'une main armée d'une bouteille qu'il compte de toute manière décimer, qu'il décide ou non de l'accompagner. Chose qu'il fait, chemin qu'il rejoint. Elijah l'imite ensuite, continuant sa marche malgré les pensées qui – en vérité – montent encore lentement jusqu'à cette âme rongée par l'horreur de l'étranger. Mentalité forgée par les années, idées qu'il ne pourra plus jamais esquiver mais à laquelle il ose quelques exceptions injustifiées ; ou peut-être que si, en vérité. Nulle frontière ne bloque l'humanité, celle dont il se gorge depuis quelques temps, depuis que sa Belle s'est immiscé dans ses profondeurs jusqu'alors délaissées. Et puis, au final, il reste de ceux qui ne sont également pas chez eux. Y songer ravive un léger sourire qu'il gardera tout au long de la discussion jusque sous sa porte, jusqu'aux abords d'un bar qu'il aime de plus en plus à gérer, d'un endroit dont les carreaux colorés sont encore éclairés. Mais il s'épargne le regard de Shawn, il s'épargne l'attention des clients présents, choisissant une porte qu'il croyait bloqué vu le peu d'utilité qu'elle peut avoir mais qui termine tout de même par s'ouvrir sous ses coups de clés. Quelques marches, un bref regard sur l'obscurité qui règne entre ces murs malgré les panneaux lumineux donnant droit dans son séjour. Il s'y est habitué, s'est surpris à apprécier les nuances de couleurs qui frappent son intérieur. Parce qu'il subsiste ici, constamment, une part de ténèbres en laquelle il se fond confortablement. « Installe-toi, fais comme chez toi. » (*) Souffle-t-il tandis qu'il laisse son manteau rejoindre l'un des sofas dans un geste de main rapide, ne quittant pas encore les bouteilles achetées, celle qu'il ne daigne à poser qu'une fois les verres amenés. Un bref coup d’œil sur son téléphone, sur les messages qui pourraient s'y perdre avant de constater que rien ne vient cacher la photographie choisie comme fond d'écran à peine croisé. Des heures. Des heures avant que Jade ne s'éveille d'un endroit qui lui reste inconnu, d'ombres auxquelles il n'a pas accès. Et c'est un soupçon de colère qui remonte le long de sa gorge, un goût amer dont il cherche à se défaire, le besoin de calmer ses névroses jusqu'à pleinement les faire taire. Essayer. « Qu'est-ce qui t'a mené là-bas, sans indiscrétion ? » Il omet les tourments qui le hante, les nombreuses questions qu'il a fait remonter rien qu'en pensant à sa bien-aimée. Il omet aussi les origines connues de celui qui s'est enfin assit, celui qu'il vient servir d'un fond de whisky avant que son regard, instinctivement, ne dévie. Il perd un léger regard sur les photos de Jade toujours accrochées au mur, celles qui entourent la dernière qu'ils sont parvenus à faire, la preuve même de son retour à la vie. Parce qu'elle est la raison pour laquelle il a repris ce pourquoi ils se sont frappés au départ avec envie. Taire un Loup trop endormi, aux sens engourdis, l'esprit piégé par sa folie. « Et ne me dit pas le hasard, il y a toujours une cause derrière l'errance des gens. » Souffle-t-il finalement, se reprenant doucement, grimaçant en s'installant.  

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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MessageSujet: Re: It's just violence - Elijah   Sam 4 Nov - 20:42

-  Ai-je vraiment le choix ?

Le choix, il l’a entièrement. A lui de voir s’il préfère bousiller ses chances de passer une bonne soirée ou s’il favorise ses avis tranchées et arriérées. Josef n’a pas loupé le regard du barbu lorsqu’il lui a claqué sans pudeur aucune que ses origines trempaient dans ce qu’il détestait. C’est con parce que ça lui terni un peu l’image qu’il était entrain de se faire de ce type totalement inconnu. Après tout, nous ne sommes pas parfaits et chacun porte ses tares et défauts. Disons que ça serait celle d’Elijah si ce dernier pouvait consentir à foutre de côté ses rancœurs stupides envers des êtres humains normalement constitués aux origines différentes.

Le pompier ne s’attendait pas à ce sourire mais il imagine que c’est mieux que rien vu les circonstances. Mieux encore, il l’invite à poursuivre sa route. Reste plus qu’à espérer que ça n’est pas un de ses putains de malade près a éventrer tout étranger croisant étroitement leur route. Josef le suit malgré tout sans broncher, un léger sourire sur les lèvres. Vous voyez, avec un peu d’effort, il n’est pas si compliqué d’ouvrir les yeux sur la simple humanité.
Les deux hommes s’approchent d’un bar que le pompier observe en silence, essayant de voir au travers les carreaux grossièrement colorés dont il ne voit que des lumières vacillantes et quelques ombres qui s’agitent, accompagnés d’éclats de voix de personnes qui, de ce qu’il entend, respire la joie de vivre et de boire.
Quelques coups de clés et Elijah ouvre la porte, poursuit de quelques pas et le pompier peut observer une obscurité teintée d’un faible éclairage des néons extérieurs. Ca donnerait presque l’allure d’un décors de film des années 80.

- Installe-toi, fais comme chez toi.
- T’es sûr ?

Il le taquine encore ouvertement sur ses origines et ne voit pas pourquoi il devrait rougir de ces dernières. Fallait pas lui tendre la perche et lui faire comprendre qu’il possédait visiblement une allergie pour ça. C’est certainement pas Josef qui se privera de lui rappeler avec qui il est.
Il vient rejoindre le manteau d’Elijah sur le canapé et s’y avachit sans retenu avant de se redresser, jetant des regards presque curieux sur les environs. Il fait sombre, à croire que l’animal vit finalement dans une sacré grotte… Mais ça n’est pas pour le déranger. Après l’agitation, le mouvement et les lumières, après la haine, les cris, la colère et la rancœur, un peu de calme ne lui fait pas de mal. Ses pensées divergent vers Daya et Josef cligne des yeux, refusant de se gâcher ce court moment d’accalmie. Elle reviendrait hanter ses pensées bien assez tôt, voir d’ici quelques heures où il se repassera en boucle le film qu’il vient de vivre. Judith, les photos, tous ces putains de mensonges montés de toute pièce pour les berner tous les deux.

- Qu'est-ce qui t'a mené là-bas, sans indiscrétion ?

… Ou peut-être qu’Elijah le forcera à refoutre le nez dans la merde. En quelque sorte.
Josef récupère le verre d’alcool et remercie son comparse d’un signe de tête silencieuse.

-  Et ne me dit pas le hasard, il y a toujours une cause derrière l'errance des gens.
- C’est que t’es un poète toi en vrai.

Il ricane, un peu amer c’est vrai. Rien contre l’autre bourru mais plutôt pour la situation alors qu’il avale une première gorgée de whisky, appréciant cette chaleur le long de son œsophage.

- Une femme.

Sa voix lâche ces deux mots d’un ton presque mauvais, abattu.

- J’me suis juste rendu compte qu’elle me menait en bateau depuis quelques temps et qu’elle s’en tapait une autre – ou presque – dans mon dos. Tout ça pendant que j’essayais comme un clébard de la récupérer.

Josef lâche un rire acide, bourré d’ironie. Dire qu’il la mauvaise est un putain d’euphémisme. L’image de Daya s’est métamorphosée, laissant derrière elle celle d’une femme qu’il déteste plus que tout ce soir, se sentant blessé, manipulé et souillé. Il sait même pas pourquoi il en parle à ce parfait inconnu mais au point où il en est, qu’est-ce que ça peut foutre ? Ca s’trouve il ne reverra jamais ce type – ce qui serait dommage, il l’aime bien – mais même, ça n’est pas le sujet.
Il a l’impression que partout où il passera, elle sera là. Toujours. Dans un geste, un parfum, une voix ou une image. Foutu obsession.

- Quand je l’ai su j’ai été réglé mes comptes. Ou plutôt j’ai été gueulé tout ce que j’avais à lui gueuler avant de me casser. Puis j’ai marché et la suite, tu la connais. Ta gueule aussi la connait. Il marque une pause alors qu’il glisse un regard amusé vers Elijah. La mienne aussi d’ailleurs.

Il grimace légèrement sous ce léger soubresaut qu’est son rire avant de reprendre une autre gorgée d’alcool qui soulagerait presque les douleurs brûlantes qu’il porte sur le visage.
Josef n’oublie pas Judith qui doit être entrain de cuver sa propre rage de son côté, à sa façon. Il resonge à cette femme qu’il considère sincèrement comme l’une de ses amies les plus proches et il n’est pas surprit de ressentir une véritable peine pour elle. Puisque si le pompier se trouve être le cocu de l’histoire – ou presque -, Judith possède désormais la place de celle que l’on utilisé, manipulé… pour qui, pour quoi ? Il n’en sait foutrement rien mais il imagine aisément l’humiliation qu’elle doit ressentir. Josef se promet encore une fois qu’il ira la voir, lui parler, s’excuser aussi d’avoir été un poil brutal et au pire des cas, ils iront se bourrer la gueule tous les deux comme ils savent si bien le faire.

- Bref, j’suis pas sûre qu’elle mérite vraiment à ce que j’aille me faire péter la tronche dans ce club mais ça a eu le mérite de me faire du bien. Au moins pour quelques heures.

Le pompier n’est pas dupe, les émotions finiront pas retomber à un moment ou à un autre.
Josef se laisse un peu aller contre le dossier du canapé, son regard se perdant sur les murs de l’appartement assombri. Ses yeux captent quelques photos de femme, la même à chaque fois. Il les pointe du doigts, verre dans la main.

- C’est ta frangine ? Ta nana ? C'est pour elle que t'étais là bas ?

Ou peut-être à cause d'elle.

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MessageSujet: Re: It's just violence - Elijah   Jeu 9 Nov - 18:14



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« C’est que t’es un poète toi en vrai. » Il fronce les sourcils un instant avant d'y songer, de se rappeler toutes les critiques qu'il avait pu essuyer quant à sa manière de parler. Et un sourire, bref, léger, qui vient s'installer. Elijah n'en dit rien, se contentant seulement de siroter ce qu'il tient entre ses mains. Parce qu'il lui faut taire ce qui hante sa gorge, ces quelques syllabes qui pourraient briser toute poésie à l'instant tant Josef lui en donne envie. Et finalement. « Ta gueule. » Un soupire, un sourire un peu plus franc quand il en revient à celui qui s'est exprimé, même malgré la nature de ses dires énoncés. Il en a l'habitude et il ne le blâmera pas, au contraire, avide de taquinerie qu'il peut être en mesure de retourner ; ça, au bon moment, quand il saurait le trouver. Et si la plaisanterie avait suffit à apaiser un peu l'ambiance et les sens du mercenaire enfin détourné de ses pensées, c'est autre chose qui vient l'y ramener, la réponse même de celui qu'il a invité. « Une femme. » Et quoi d'autre si ce n'est celles-ci, ce genre-là. Elijah en baisse un instant les traits, tout autant que celui dont la voix s'est faite presque médisante. « J’me suis juste rendu compte qu’elle me menait en bateau depuis quelques temps et qu’elle s’en tapait une autre – ou presque – dans mon dos. Tout ça pendant que j’essayais comme un clébard de la récupérer. » Mais ces mots-là, ceux qu'il vient lui faire entendre, ça l'amène à lever les yeux, à afficher un regard surpris tandis qu'il analyse le tout. Le mec, trompé par sa gonzesse qui s'en est tapé UNE autre. Merde. Une légère grimace qui vient se dessiner le long des traits du quadragénaire tandis qu'il se retient tout commentaire au vu de ce que Josef laisse échapper, ce rire amer. « Quand je l’ai su j’ai été réglé mes comptes. Ou plutôt j’ai été gueulé tout ce que j’avais à lui gueuler avant de me casser. Puis j’ai marché et la suite, tu la connais. Ta gueule aussi la connaît. Un énième rictus et leur regard qui s'entrecroise. La mienne aussi d’ailleurs. Oui, aussi, parce qu'il a fini à genoux mais, contrairement à celui avec qui il s'est assit, il n'a pas mesurer ses coups. Bref, j’suis pas sûre qu’elle mérite vraiment à ce que j’aille me faire péter la tronche dans ce club mais ça a eu le mérite de me faire du bien. Au moins pour quelques heures. » Du bien sur l'instant. Il ne connaît que trop bien cette sensation, cette impression de légèreté qui, rapidement, se perd dans les limbes d'idées prêtes à tout briser. Il s'est laissé bercé par celles-ci, plongé la tête la première dans sa solitude tortionnaire lorsqu'il s'est enfuit, loin d'avoir compris qu'elle serait désormais toute sa vie. Ça, pour une femme. Une femme. « C’est ta frangine ? Ta nana ? C'est pour elle que t'étais là bas ? » Et son regard en revient à l'homme, à celui qui lève sa main armée de son verre vers les photos un peu plus tôt esquivées.

Il les contemple, un instant, rien qu'un court instant, assez pour s'y perdre et s'en imprégner. Il contemple le sourire de la jeune femme, cette impression que rien n'aurait pu briser tout ce qui s'était passé, tout ce passé. Un soupire, un regard nostalgique de quelques mois passés en une compagnie qui n'a finalement fait qu'alimenter sa folie. Elle est la raison pour laquelle il survit mais aussi la raison pour laquelle il se sent parfois un peu plus détruit. Elle est le paradoxe de sa vie. « Ma nana ; qu'il vient répondre brièvement tandis qu'il en détourne le regard, tandis qu'il en revient au liquide ambre qui danse dans son verre avant de revenir à l'encontre de ses lèvres abîmées. C'est pour elle que j'y vais, pour lui éviter des choses qui, par le passé, ont tout compliqué. » Et il ne prend pas conscience du double-sens, Elijah ne vient pas s'imaginer que pour ces mots-là, des détails, même mensongers, auraient été nécessaires. Non, au lieu de ça, il ressasse ce dernier soir, cette impression que tout bascule. Les larmes de la belle, son sang qui coule, qui souille, les lacérations d'un dos presque semblable au sien et la rage, ce voile rougeâtre venu se perdre le long de son regard, ce trou noir dans lequel il a basculé jusqu'à ce cœur littéralement arraché, jusqu'à ce déclic métallique contre sa nuque, jusqu'au bruit des menottes qu'on lui passe ; jusqu'à ce dernier coup de feu, jusqu'à ce corps qui s'effondre dans son dos et cette liberté que Dexter lui rend. Jusqu'à ces derniers pas, ces dernières heures de route pour fuir les conséquences qu'auraient pu avoir ses actes à son encontre. Et elle en a payé le prix, quant à elle, seule, isolée, malmenée pour des méfaits commis en pensant qu'il pourrait l'en protéger. Idiot. Il grimace, secouant rapidement la tête comme pour essayer de vaincre cette mémoire trop précise pour des événements qu'il aurait préféré voir se ternir aussi certainement que tout ce qu'ils ont tout de même engendré. « J'ai... ; il hésite, cherche ses mots, s'imagine qu'ils ne se reverront probablement pas. Et peut-être que ce serait mieux dans ce sens-là, même malgré cette conversation des plus naturelles qu'ils parviennent à avoir. Parce qu'il est, en Josef, quelque-chose qu'il croit reconnaître, quelque-chose qu'il croit similaire à ce qui subsiste au plus profond de lui. Peut-être que Haynes aurait pu suivre le chemin qu'a choisi cet homme-là, peut-être qu'il aurait pu être lui, si tout ça ne s'était pas déversé sur lui, rendant misérable et sombre sa petite vie. J'ai tendance à perdre facilement le contrôle. Je... Je n'suis pas de ceux qui parviennent à tendre des mains quand l'autre est à terre. » Un clin d’œil et une avancée dans ce qu'il est, des suppositions qu'il vient trahir pour qu'il comprenne, qu'il parvienne à saisir. « Je le fais pour elle, pour ce que j'aimerai... avec elle. » Et c'est honorable, en un sens, pour une personne de son genre néanmoins paradoxale, pour l'animal qu'il a su montrer. « J'ai l'espoir naïf de croire que, tout ça ; un bref geste de la main pour désigner la tête de Josef, puis la sienne. Tout ça pourrait m'aider alors que ça ne fait que tout empirer. Ça calme, tu l'as dit. Mais ça calme un temps, sur l'instant, et ça, par contre, tu t'en rendras compte bien plus tard dans la nuit. »  

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MessageSujet: Re: It's just violence - Elijah   Mar 5 Déc - 20:51

- Ma nana.

Josef reporte son regard sur la photo de la fameuse et observe ses traits. Jolie femme, il faut l’admettre.

- C'est pour elle que j'y vais, pour lui éviter des choses qui, par le passé, ont tout compliqué.

Le pompier fronce les sourcils, un peu étonné par cette réponse, pas sûre de comprendre la bonne façon. Parce qu’en premier lieu, Josef se dit que ce grand con va pour taper des merdeux pour éviter de le faire sur sa propre meuf. Et ça c’est un aspect beaucoup moins plaisant à ses yeux, voir intolérable. Le pompier n’est pas des plus chiants, ni de ceux qui jugent aisément mais pour le coup, il n’est pas certain d’être très ouvert d’esprit s’il apprend qu’Elijah a tendances à tabasser sa nana. Il peut tolérer énormément de choses et bien des défauts, mais pas celui-là.
Il boit une gorgée d’alcool et attend, Elijah semble hésité à poursuivre, grimaçant.

- J’ai…

Le pompier ne dit rien, se contente d’attendre patiemment, de voir quels mots sortiront d’entre les lèvres abîmées de son comparse de cette nuit et peut-être d’autres encore.

- J'ai tendance à perdre facilement le contrôle. Je... Je n'suis pas de ceux qui parviennent à tendre des mains quand l'autre est à terre.

Silence, toujours et écoute, surtout. Josef essaie de comprendre, de saisir ce qu’Elijah tente de lui dire avec ses mots, sa maladresse.

- Je le fais pour elle, pour ce que j'aimerai... avec elle.

Le pompier l’observe dans cette pénombre. Il n’a presque plus rien à voir avec le type qu’il a vu dans l’arène, avec cette rage dans les yeux, quasi animale. Renfrogné, primaire, violent, voir meurtrier. Il est dingue de voir à quel point un homme peut changer, à quel point sous la carapace presque indestructible d’un égo se cache de nombreuses fractures dont celles qu’exposent Elijah. Josef le trouverait presque méconnaissable de le voir si calme, si « fragile ». Presque incertain.

- J'ai l'espoir naïf de croire que, tout ça Tout ça pourrait m'aider alors que ça ne fait que tout empirer. Ça calme, tu l'as dit. Mais ça calme un temps, sur l'instant, et ça, par contre, tu t'en rendras compte bien plus tard dans la nuit.

Le pompier se laisser aller contre le canapé, buvant une nouvelle gorgée d’alcool brûlant. Il ne sait pas si il en arrivera là un jour, au point d’avoir ce besoin viscérale d’aller se défouler dans cette arène de fou furieux pour éviter de faire une connerie, de virer dingue et meurtrier. Il contemple son verre un instant, perdu dans ses propres pensées. Si Josef a foutu un pied là-bas, c’est en partie à cause de Daya mais surtout de cette colère qu’il éprouvait à son égard et qui s’est, pour l’instant, atténuée. Il sait qu’au fond Elijah à raison… Les heures vont défilées, la colère ressurgira encore et encore jusqu’à ce qu’elle s’atténue et laisse derrière elle un goût amer de trahison et de d’humiliation.
Nouvelle gorgée.

- Je n’me fais pas d’illusion ouais.

Ca lui tombera bien assez tôt sur le coin de la gueule, quand il pensera avoir gérer le truc pour le ramener quelques heures en arrière et revoir son visage en larme, presque suppliant pour qu’il l’écoute, essaie de comprendre. Chose qu’il a refusé en bloc, préférant fuir rapidement son appartement au risque de tout détruire dans un accès de colère noire.

- Je t’avoue qu’à ce stade de la soirée, j’ai du mal à lire entre les lignes.

Josef se redresse, curieux et interrogateur vers son compagnon.

- Tu fais ça pour pas lever la main sur ta meuf ou pour pas faire de conneries ?

La question est sincèrement étrange mais surtout cash et sans détour. Josef n’est pas du genre à tourner mille ans autour du pot, préférant annoncer les choses de manières directs avec un minimum de tact même si cette fois, il est vrai qu’il en manque un peu. Pas sûr qu’Elijah ne s’en formalise vu le personnage.
Josef fait tourner l’alcool dans son verre, liquide ambré qui commence à doucement lui réchauffer les veines et apaiser les douleurs sur son visage. Il aimerait pouvoir rester dans cet état pour plusieurs heures encore, oubliant tout ce qu’il s’est passé ce soir et ne pas avoir à subir la chute qui l’attend tout à l’heure.

- Les mots c’est définitivement pas ton truc mais va falloir être un peu plus clair parce que j’suis pas certains que ça m’aidera à mieux te comprendre au fur et à mesure.

Le « ça », il le désigne et c’est tout simplement son verre de whisky. Il n’est pas certain que l’alcool soit son meilleur allié ce soir pour comprendre ce qu’Elijah tente de lui dire avec ses propres termes. Bourru jusqu’à la moëlle, il n’a pas l’air d’être le meilleur orateur du coin.

- Ca t’aide à ne pas aller commettre l’irréparable, c’est ça ?


Il recoupe ce que ce mec lui a dit au début, lorsqu’ils fumaient leur clope à l’extérieur après s’être passablement bien amochés. Quelque part, ça prendrait tout son sens… Cogner des mecs pour ne pas aller en tuer d’autres. Déverser sa haine ailleurs plutôt que de faire le pas de trop qui pourrait le conduire là où il ne faut pas : Entre quatre planches ou entre quatre mur derrière de barreaux.

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physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: Re: It's just violence - Elijah   Jeu 14 Déc - 21:34



ft. Josef
it's just violence

« Je n’me fais pas d’illusion ouais. » Et il espère qu'il ne s'en fera jamais. C'est tout ce qu'il peut lui souhaiter, à cette âme-là. Un peu de répit, une conscience plus ou moins tranquille, des temps à écouler le plus naturellement du monde sans imaginer vers où son prochain exode pourrait le mener. Elijah soupire, Elijah laisse s'installer un bref sourire. Il sait que ça ne suffira pas à lui faire entendre toutes ses pensées et, dans un sens, il n'en est pas encore à vouloir les énoncer. Cette sympathie ne les lie pas encore d'amitié. Et, finalement, tandis qu'il s'offre une gorgée, un énième trait brûlant pour réconforter sa gorge malmenée, c'est la voix de son récent invité qui vient l'interpeller. Parce qu'il en ressent sa curiosité, cette interrogation qui réside dans sa voix alors qu'il vient lui faire entendre des mots dont il aurait dû se douter. « Je t’avoue qu’à ce stade de la soirée, j’ai du mal à lire entre les lignes. » Lire entre les lignes, essayant de comprendre tout ce qui anime cet homme qu'il qualifiait un peu plus tôt de presque animal. Elijah grimace, Elijah se défait de la vue de ses traits pour se concentrer sur toute autre chose, sur des songes qui n'appartiennent qu'à lui mais qui, finalement, ne font pas l'unanimité quand les dires de Josef en viennent à poursuivre. « Tu fais ça pour pas lever la main sur ta meuf ou pour pas faire de conneries ? » Et ça vient frapper sa personne, tout son être, tout ce qui vit difficilement en lui pour faire perdurer une espèce d'humanité. Haynes en relève son regard, les sourcils froncés, un peu outré bien que compréhensible maintenant qu'il essaie de se répéter ses propres mots. Bien-sûr que ça laisse entendre des choses tellement horribles, tellement atroces envers la seule qui puisse le maintenir hors de ses ombres et l'espace d'une seconde, ou peut-être plusieurs, Elijah s'en veut, baissant la tête un peu honteux. « Les mots c’est définitivement pas ton truc mais va falloir être un peu plus clair parce que j’suis pas certains que ça m’aidera à mieux te comprendre au fur et à mesure. » La curiosité, cette impression donnée qu'ils pourraient être amenés à se retrouver. Il en sourit brièvement tandis que sa dernière question résonne encore en lui, en un for intérieur déjà torturé. « Ça t’aide à ne pas aller commettre l’irréparable, c’est ça ? » L'irréparable. Un frisson, l'impression qu'on vient effleurer ses poignets le plus délicatement du monde et ce tintement de métal qui revient se jouer à ses oreilles. Elijah en grimace un peu plus, Elijah essaie de vaincre l'impression d'avoir tout ce sang contre ses mains, tout ce carmin épais, finalement trop chaud. Il se souvient de cette sensation de perdition, cette sensation de chute lente et douloureuse, celle qui permet de voir à quel point l'arrivée en bas sera sulfureuse, brutale. Il s'en souvient et ça cogne, ça cogne tellement dans sa tête. Et les cris, et les pleures et son regard, son regard à Elle après qu'elle ait compris qu'il ne s'imposait à lui aucune autre issue que celle vers laquelle Dexter l'envoyait.

Un soupire. Une espèce de souffle qui s'échappe d'entre ses lèvres pour s'évaporer aussi certainement que les derniers mots de son interlocuteur improvisé. Et son regard qui revient sur les photographies, sur les traits immortalisés de la femme qu'il tient à garder dans sa vie. C'est ça qu'il aurait dû dire en plus de bien des mots, bien d'autres mots qui – pourtant – pourraient aisément le perdre. Là, ce soir, tous les coups sont permis, tous les risques aussi. Mais ça le retient, au plus profond de sa personne, là, malgré ce regard qui inspire tant de confiance posé sur lui, Elijah n'y parvient pas. Raison pour laquelle il s'offre cette dernière gorgée avant que son verre ne retrouve la vitre sale de sa petite table, avant que ses prunelles n'en reviennent au sol poussiéreux auquel il s'est attaché, ne s'imaginant pas le quitter pour les carreaux d'une prison pourtant méritée. « Jamais... ; une pause, les mots qui se cherchent tandis qu'il essaie de faire des phrases correctes, ça au lieu de continuer sur ses habitudes Shakespeariennes comme un idiot, comme un Lord à qui on aurait par le passé retirer le titre. Il n'a rien à prouver, personne à impressionner. Jamais je ne lèverai la main sur elle. C'est pour éviter d'en tuer que je fais ça, pour éviter de devoir de nouveau partir trop loin d'elle en franchissant cette ligne. » Sous-entendus que ces actes dont il parle, ceux qui pourraient lui arracher à nouveau sa Jade, sont déjà arrivés. Il n'ira pas plus loin, pas sur ce sujet, pas en sachant tout ce que ça pourrait aisément impliqué. Son visage n'a pas été inconnu durant quelques mois et il sait pertinemment que Chicago n'a pas échappé à la nouvelle. Et pourtant, pourtant tout semble si aisé, tout le monde semble avoir oublié ; ses traits n'ont pas plus marqués que ce à quoi on l'avait préparé. Son père et ses mensonges glissés quand son monde s'écroulait, quand tous ses rêves s'émiettaient. « Je ne risquerai pas à devoir la quitter une nouvelle fois. J'ai fait des choses qui m'ont forcé la main, j'ai fait des choses qui ont fait que je devais partir. Mais elle est revenue, malgré ça, malgré tout. » Quelques précisions, quelques détails avec l'espoir qu'il n'en réclame pas davantage. « La seule manière dont je la frappe, elle aime ça. T'en fais pas pour elle... » Un bref sourire, un rictus sincère qui se fait beaucoup trop rare sur un faciès comme le sien. Il en rougirait presque, en vérité avec pour cause à ça, la fatigue peut-être. L'alcool également, ce liquide ambré dont il ne se lasse pas, dont il se ressert dans la foulée, comme pour aider à faire passer ce détail d'intimité. « Tu veux manger quelque-chose ? J'ai l'impression que tu t'imprimes dans le canapé. » Histoire de couper un peu cette conversation un peu trop sérieuse, histoire de ne pas aller trop loin ; pas encore en tout cas, pas tant qu'il sera assez sobre pour s'en souvenir. Par la suite, néanmoins, qui sait. Car les langues peuvent se délier, une illusion de confiance régner ; ça bien qu'il irait s'en méfier. Mais les gardes d'Elijah se sont baissées avec le temps passé, cette nouvelle ville presque apprivoisée, le cœur enivré de ce sentiment de sécurité.   

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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