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 tell me we're not crazy, you and i | natalia

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MessageSujet: Re: tell me we're not crazy, you and i | natalia   Dim 15 Oct - 22:06




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Bien-sûr qu'il saura la retrouver, elle n'a jamais été loin, là, depuis son départ, parmi tous ces autres spectres qui aiment à le hanter, à lui rappeler qu'il n'est pas à excuser. Il ne le sera jamais. Raison pour laquelle il n'y est pas encore allé, finalement, raison pour laquelle il ne s'est pas approché du lieu évoqué. Parce qu'il est fautif, une toute petite part de lui – dans les tréfonds de son âme – s'en est aperçue depuis déjà un petit temps. C'est un savoir qu'il n'omet pas, le laissant seulement croupir dans les ombres dont il se nourrit, celles qu'il fait remonter, celles qu'il fait gagner tandis que ses autres questions se posent, tandis qu'il guette le couloir avec un haut-le-cœur, l'impression que le monde se met à tourner un peu plus rapidement, un peu plus violemment. Car le sien, récemment, s'est fait amputer d'un pilier, d'un havre qu'il aurait voulu sauver, un cœur pour lequel il aurait tant donné. Une grimace et le ventre qui se serre comme ce qui bat sous cette cage thoracique malmenée, comme cet esprit qui déjà essaie de se défaire du rire enfantin qui gangrène jusqu'au sommeil qu'il peine à récupérer. Il grimace parce qu'il sent cette douleur s'ancrer un peu plus, il sent le trou béant à sa poitrine se creuser un peu plus, comme toujours, comme chaque jour. Il veut s'en défaire, abandonner ces voix, tenter de les faire taire et Natalia vient l'aider, brisant le silence, cette tension lourde, presque palpable, qui se pose lentement sur les maigres épaules du motard ; cette souffrance des plus durs qui parvient à évincer d'autres démons envahissants, plus gênants. « Ça va, on avance, mais c'est pas tous les jours facile de laisser tout ça derrière nous ; il se perd dans la mélodie qu'elle laisse résonner, celle qu'elle vient imposer dans l'espace qu'ils animent tous deux après qu'il se soit imposé. Sebastian aimerait pouvoir lui dire que tout ira pour le mieux, il aimerait pouvoir lui faire entendre qu'il ne laissera plus ces maux l'atteindre mais s'en abstient, sachant que rien ne dépend de lui ; pas ici, en tout cas, pas dans ces affaires-là. Enfin ça c'est surtout moi tu t'en doutes. » Il acquiesce, en sourit légèrement parce qu'ils ont bien des similarités et ça, ce qu'elle vient trahir, ils l'ont en commun ; plus qu'il n'oserait le dire, plus qu'il n'oserait même le penser. Fautif, sur bien des faits. Quant à la suite, c'est une moue désolée qu'il vient offrir, un regard plein d'une compassion qu'on ne lui voit que trop rarement. Des traits qu'il laisse s'imprimer dans la rétine de la jeune femme avant qu'elle ne s'anime, avant qu'elle n'en vienne à ce qui l'effraie et rien que ses premiers mots parviennent à toucher le quadragénaire, peut-être un peu trop finalement. « Pour Eliott… c'est… compliqué. Il a commencé à voir une psychologue, j'espère que ça l'aidera ; une légère pause, des mots en suspend qui viennent frapper en lui de manière assez sulfureuse. Pourtant, il n'en détourne pas le regard, prenant sur lui, du mieux qu'il le peut, bataillant contre sa personne et tout ce qui vient le bousculer. C'est dur de le voir comme ça. » Et, au-delà de sa perte, de sa douleur : il comprend. Il ressent.

Alors il souffle, il ose, entreprenant quelques pas dans le séjour jusqu'à retrouver sa place, jusqu'à venir pleinement lui faire face. Parce qu'il n'a pas le droit de rester à l'écart, parce qu'il n'a pas à instaurer cette distance, même malgré tout, en sachant ce qu'elle vient faire entendre, les traits qu'elle aborde déjà en laissant ses mots-là. Sebastian prend sur lui, Sebastian se fait violence presque comme dans l'espoir que d'autres démons ne se manifestent, pas là, pas avec ça, tandis qu'il se risque à la prendre entre ses bras. Il doit le faire, offrir sa présence, tout ce qu'il peut être en mesure de lui donner comme dans l'espoir de lui faire comprendre, même silencieusement, que tout ira sûrement pour le mieux. Du moins, il l'espère, veut y croire, se bercerait même de cette possibilité s'il était persuadé que ça pourrait lui éviter de trop veiller. Et il voudrait que Natalia puisse se forger de cette même positivité avant de se rendre à l'évidence même de la chose : comment ne pas s'inquiéter pour son enfant. Un pincement au cœur, les larmes qui manquent de déferler le long de ses joues tandis qu'il se souvient, se l'impose, le teint livide de James quand son dernier souffle s'extirper d'entre ses lèvres, là, sous les bras d'une mère horrifiée, d'un père finalement vidé, plus que brisé. Ça s'impose et ça se rejoue, les coups de feu, les cris, les pleures, la peur. Un frisson et son visage qui se lève, cette distance qui revient tandis qu'il lutte, douloureusement, pour ne pas flancher, en vain. Il l'entend, dans un coin, rire et courir, profiter d'instants dont on a choisi de le punir. Les nausées, l'alcool qui se dissipe et l'impression que son monde, à nouveau, s'écroule lentement, trop lentement. Assez pour qu'il n'en trébuche presque et pourtant, pourtant, ça n'est pas à lui de flancher, pas à lui de céder, pas maintenant, pas qu'est été celui à poser les questions. Alors il lève sa main, espère qu'elle comprendra qu'elle n'a pas à intervenir, qu'il est le seul responsable, luttant pour s'en remettre à ses deux jambes, luttant contre tous ces points noirs et blancs qui dansent, lancinent là sous son regard qui s'embrume d'un peu plus de larmes. La fatigue, peut-être. Sûrement. « Ça ira ; tente-t-il de faire entendre, répétant tout de même ces mots une deuxième fois, osant un regard brillant en direction de son hôte. Ça ira pour lui. Vous êtes des parents formidables, ça ira ; » qu'il veut lui faire entendre, voulant la persuader, l'amener à lui faire une énième fois confiance. Il doit s'occuper d'elle, et non l'inverse. Il doit s'occuper d'eux à défaut de pouvoir s'occuper de lui. « Tu veux que j'essaie de trouver où l'emmener pour tenter... de l'apaiser un peu, lui changer les idées ? Peut-être qu'être un peu plus loin de tout ça pourrait aider. » Propose-t-il finalement, sachant qu'il pourrait en être incapable, sachant les maux qui viendront accompagner sa démarche mais il la tient, n'en démord pas, prêt à combattre n'importe quelle douleur pour s'assurer de ne pas finir plus névrosé qu'il ne s'en sent déjà. Ce serait braver la perte, accepter le deuil. Se relever, en soit, peut-être.   

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MessageSujet: Re: tell me we're not crazy, you and i | natalia   Dim 5 Nov - 17:39

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Il s'avance lentement vers elle, presque avec précaution, à moins que ce ne soit avec hésitation, c'est-à-dire vrai peut-être un savant mélange des deux. Elle n'y prête cependant pas une attention toute particulière, un peu trop concentrée sur ses pensées et le trouble qu'elle enferme et tait la plupart du temps, elle sent pourtant sa présence, se faire plus présente, mais elle ne la prend totalement en compte que lorsque les bras du motard ne se referme autour d'elle dans un geste amical et bienveillant. Naturellement la jeune femme ressert ses bras autour de lui et s'accroche un instant à ce contact dont elle ne pensait pas avoir besoin encore quelques minutes avant. Ce n'est pas comme si elle n'avait pas parlé de ses inquiétudes et de l'angoisse qui lui serrait constamment l'estomac à son mari, elle l'avait fait et elle savait qu'il les partageait, mais il prenait aussi à chaque fois sur lui pour la rassurer et taire ses propres démons, pour essayer d'atténuer la douleur qui empoissonnait son coeur devant le spectacle terrifiant de l'innocence envolée de son petit garçon. Elle n'ose en vérité même pas imaginer comment elle aurait pu traverser tout ça sans le soutien infaillible de James et sans la force qu'il avait essayé tant bien que mal de lui transmettre, parce qu'elle avait souvent l'impression ces derniers temps qu'elle n'en avait plus beaucoup à revendre. Cet instant en suspend, l'apaise, en tous les cas pour le peu qu'il dure avant que Sebastian ne le brise de façon soudaine et précipitée et s'écarte d'elle comme s'il allait soudainement vacillé, comme si ses jambes ne le supportaient plus tout à fait Ses yeux s'écarquillent un peu et elle fronce les sourcils, esquissant un geste vers lui, dans l'idée sans doute de l'inviter à s'asseoir. Il lève une main vers elle pour la tenir à distance et elle s'arrête alors, faisant un pas en arrière et laissant retomber sa main contre sa cuisse, elle a l'habitude et sait plus ou moins comment prendre ce genre de réactions qui sont rarement négatives, en tous les cas pas lorsqu'elles sont dirigées vers elle. « Ça ira… Elle penche légèrement la tête, elle essaye de se dire que c'est le cas, c'est un réflexe de survie, un réflexe de maman peut-être aussi, parce qu'elle est bien la seule et unique personne qui ne peut pas cesser de croire en l'avenir de son enfant. Ça ira pour lui. Vous êtes des parents formidables, ça ira » Est-ce qu'ils l'étaient vraiment ? Elle avait envie d'y croire, logique jusqu'ici, mais la vérité c'est que d'autres les jugeraient surement bien plus sévèrement. Un père absent et membre d'un gang, qui a passé le plus gros de l'existence de son propre fils derrière les barreaux d'une prison, une mère visiblement incapable de protéger son gamin et qui maintenant à deux reprises l'avaient confronté aux pires horreurs et ceux malgré elle. Non c'était évident qu'ils n'étaient pas jugés dans un sens aussi positif que celui que lui offrait en l'instant le Kings, mais elle avait tendance à inviter ses détracteurs a bien allez se faire foutre préférant se concentrer sur les autres. Un mince sourire vient s'étendre sur ses lèvres un bref moment, juste le temps pour elle de hausser les épaules. La suite, elle ne l'avait pas vraiment vu venir et n'aurait franchement pas vraiment pu l'anticiper. Qu'il lui propose de s'occuper de son fils, si peu de temps après que le sien eut été mis sous terre, à quelque chose de gênant et en même temps ne serait-ce pas-là une façon comme une autre de l'aider ? Elle ne sait franchement pas quoi penser, alors quoi répondre ? Elle reste donc silencieuse un instant et finit par se laisser retomber sur sa chaise de façon un peu molle.

« Tu crois ? Tu crois qu’on est vraiment de bons parents ? Malgré tout…tout ca ? Elle parle du club, elle parle de cette vie qu'ils avaient tous choisis d'emprunter, Sebastian et James en premier, mais elle aussi de bien des façons, cette vie qu'ils imposaient à leurs enfants et qui peut-être, avait couté la vie du sien et manqué de peu celle d'Eliott. Parfois je me dis que tout ca c'est peut-être de notre faute, qu'on est pas assez vigilants, qu'on arrive pas à le protéger de ce merdier. Elle secoue la tête, une moue désabusée sur le visage, laissant l'idée s'éteindre ici, réalisant finalement que ce n'était pas le genre de choses dont elle pouvait lui parler, en tout cas pas pour l'instant. Ses mains se rejoignent finalement sur le bois de la table devant laquelle elle s'était rassise. Ce serait sûrement bien. Son regard se lève ensuite vers lui. Je compte plus les fois où j'aimerais juste pouvoir l'éloigner un peu d'ici honnêtement…mais tu n'as pas à faire ça tu sais…surtout pas si vite…elle n’ose même pas prononcer ces mots à voix haute, pour tout dire c’est un sujet qu’elle a jusqu’ici éviter d’aborder, dont elle refusait de parler même avec son mari, parce qu’elle n’arrivait pas à lui donner une réalité elle essayait égoïstement de faire abstraction de cette vérité qu’elle refusait de reconnaître, parce que c’était trop dur à gérer, parce qu’il était trop facile pour son esprit de faire un parallèle qui était totalement impensable. Je veux dire tu à déjà beaucoup a gérer, mais si vraiment tu y tiens, je ne suis pas vraiment contre, au contraire, c’est juste qu’il n’est plus vraiment lui-même maintenant, il est…difficile» Ca ne pourrait faire que du bien au petit garçon en vérité et même si elle préférerait tout de même l'idée de ne serait-ce qu'un week end juste tous les trois avec James, loin de Chicago, elle avait conscience que c'était quelque chose de pour l'instant trop compliqué à mettre en place. Alors, si Eliott pouvait au moins profiter d'une escapade ce serait déjà ça de prit, il restait après tout son immuable priorité.
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MessageSujet: Re: tell me we're not crazy, you and i | natalia   Dim 12 Nov - 15:14




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Si l'idée vient à peine germer dans sa tête, si l'idée vient se faire plus douloureuse qu'il n'aurait pu l'imaginer, sa volonté n'en décroit pas. Parce qu'il le ferait pour elle, pour eux, pour ce gosse qui ne mérite pas tous les tourments qui le hante sans qu'il ne puisse s'en défaire proprement. C'est ce qui vient agiter la conscience du motard, ce qui vient l'amener à oser, à braver toute cette douleur qu'il n'a que trop laissé s'installer. Et pour cette femme-là, pour cette amie précieuse qu'elle s'est faite depuis des années entre ses bras, O'Malley ferait n'importe quoi. Alors il tient son discours, il vient croiser son regard comme pour lui faire comprendre, bien que silencieusement, qu'il est prêt à prendre sur lui, à taire tous ces mois d'insomnies ne serait-ce que pour apaiser tous ses ennuis. Le quadragénaire vient se faire épaule sur laquelle se poser, conscience prête à tout apaiser. Il veut faire au mieux ; pour ne pas avoir à s'occuper de ce qui le ronge peu à peu. Parce qu'il sait qu'il sombre, qu'il commence une descente des plus dures, des moins sûres. Il le sait et pourtant, pourtant il tient à suivre les conseils de la jeune femme, il tient à tenir sa hauteur, sa grandeur. Sa splendeur. Ce à quoi il s'essaie de ne pas songer, son attention de nouveau accaparé par la voix fatiguée de cette âme qu'il est venu déranger. « Tu crois ? Tu crois qu’on est vraiment de bons parents ? Malgré tout…tout ça ? Tout ça quoi ? Mais il sait, comprend, l'a toujours su. Sebastian fronce pourtant les sourcils, allant pour lui faire entendre que là n'a jamais été le souci, que toute cette vie choisie n'était finalement qu'une sécurité de plus contre bien des ennuis. Lui-même s'en ai convaincu, avec le temps, sachant sa vengeance à venir plus sûre grâce à des frères en qui sa confiance, par le passé, fut placée. Et elle l'empêche de s'avancer sur sa lancée, sa voix tremblante revenant briser ce maigre silence tout juste installé. Parfois je me dis que tout ça c'est peut-être de notre faute, qu'on est pas assez vigilants, qu'on arrive pas à le protéger de ce merdier. Et qui le pourrait, en vérité ? La question demeure inaudible, gardée pour lui tandis qu'il la contemple simplement, cette pauvre âme qui vient s'écrouler sous la tonne d'hypothèse qu'elle laisse la ronger. Puis, finalement. Ce serait sûrement bien. Il relève ses perles claires sur elle, il vient croiser son regard tandis qu'il se tient encore à l'écart, peu apte à faire confiance à ses névroses et cette chose horrible qui les accompagne et qu'on nomme hasard. Je compte plus les fois où j'aimerais juste pouvoir l'éloigner un peu d'ici honnêtement… mais tu n'as pas à faire ça tu sais… surtout pas si vite… Pas si vite en sachant que James ne parvient pas à s'effacer de ses nuits agitées. Mais elle ne prononce pas cette dernière vérité, elle ne vient pas rendre les choses plus réelles qu'elles ne le sont déjà depuis ces derniers mois passés. Et lui, malgré ça, malgré ces idées, tous les souvenirs que ça vient faire remonter, n'en baisse pas la tête. Je veux dire tu à déjà beaucoup a gérer, mais si vraiment tu y tiens, je ne suis pas vraiment contre, au contraire, c’est juste qu’il n’est plus vraiment lui-même maintenant, il est…difficile. »

Il aimerait lui dire que ce n'est rien mais il sait, tout comme elle, que ce serait mentir. Chose qu'il ne se permettra pas, pas en sachant tout ce qu'elle doit encore traverser. La vérité l'aidera à s'y préparer, c'est ce qu'il vient se dire, baissant simplement la tête en ayant comme réponse à lui donner qu'une absence de mot quelconque. Sebastian, en effet, n'est pas le mieux placé pour pouvoir pleinement la rassurer et pourtant, Dieu sait qu'il voudrait, du plus profond de son âme, ne serait-ce qu'apaiser la jeune femme qu'il tient encore à l'écart par nécessité tortionnaire. « Ne t'en fais pas pour moi, je vais organiser ça et je m'en occuperai bien. » Promesse qu'il n'a pas besoin d'énoncer parce qu'elle sait qu'il ne se risquera jamais à lui faire du mal, aussi bien à elle qu'au petit garçon qu'il évoque encore silencieusement ; sujet qui vient lui rappeler tout ce qu'il n'a pas eu l'occasion de faire avec James, avec ce petit cœur qu'il n'a pas su protéger comme il l'aurait fallu, ce petit bout de lui arraché à ses bras, à ceux de Irene qui – à son tour – s'en défait. Et, se le dire, l'admettre même silencieusement vient alourdir la peine qui réside au-dessus de sa personne, ce poids des plus lourds qu'il tente de porter, de cacher aussi, en vérité, armé d'une trop grande fierté. Un léger rire, quelque-chose qui vient se perdre d'entre ses lèvres tandis qu'il revient s'installer sur le sofa, les mains croisées, coudes sur les genoux et le visage parallèle au sol, Sebastian songe, essaie de comprendre, de rendre les choses moins bordéliques dans un esprit encore embrumé. « Si James avait été là, elle aurait pas fait ça. » C'est une idée qui lui vient, qui vient s'imposer avec un peu plus de hargne que les autres dans sa tête et ça vient constituer la première phrase qu'il aimerait pouvoir lui dire, à cette femme qu'il a fait sienne quelques années auparavant. Ça, avant que tout ne vienne se ternir, avant que les choses ne changent, parfois en mieux, parfois pas. Souvent pas, d'ailleurs. Et un nouveau rire, les traits qui se relèvent pour venir se perdre sur ce décor qu'il connaît probablement par cœur désormais, cette sécurité qu'insuffle les murs de cette demeure. Il s'en apaise, s'en imprègne, luttant pour garder un calme qui ne lui est pas habituel ; hormis ici. « J'imagine que tu me conseilles de me tenir à l'écart un petit temps ? » La question se pose tandis qu'il en connaît déjà la réponse, ramenant toute son attention sur cette amie qui s'est toujours faite de bons conseils, davantage envers lui et tout ce qu'il peut être, lui et ses névroses qui lui tiennent tête. « Le week-end prochain, pour Eliott. Ça te conviendrait ? Je serai loin et pour la bonne raison, tu en penses quoi ? » Il essaie de se raisonner, seul, il essaie de prendre sur lui parce qu'il n'a nul autre choix que celui-ci, prendre du recul, tenter d'être cet homme qu'on avait tenté de faire de lui. Il puise dans la patience de son passé, il vient ressasser des années qui semblaient ne jamais pouvoir s'assombrir ; il a l'espoir naïf de croire que tout lui est dû, que tout est pardonnable parce qu'elles l'avaient été durant bien longtemps. Le retour du coup de bâton, dit-on. O'Malley en expérimente la douleur et l'avale encore difficilement, les traits féminins envolés appuyant cette douleur avec entrain, ça bien aisément.   

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MessageSujet: Re: tell me we're not crazy, you and i | natalia   Sam 25 Nov - 6:18

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Il ne lui répond pas et elle se dit que c'est sans doute parce qu'il ne saurait vouloir acquiescer ses doutes qui ne se révèlent que trop réel, surtout pas après ce qui s'était passé avec son propre enfant, ce petit garçon arraché à une vie bien trop courte par une balle qui avait pris une direction mortelle. Il s'était sans doute lui aussi bercé de justification sur les choix qu'il avait pu faire par le passé, sur ce qu'il continuait malgré tout de faire et qui n'impactait plus que lui, il s'était surement trouvé mille justifications il fut un temps, mais quand était-il d'aujourd'hui ? Le silence qu'il lui appose ne saurait que parler pour lui et elle s'en contente, préférant accueillir ce mutisme qu'un mensonge maladroit. Elle hausse les épaules dans un automatisme qu'elle ne notifie pas et qui n'existe que pour son inconscient, ses mains finissant par se joindre contre la table. La jeune femme tout comme son mari n'avait pas d'autre choix de toute façon, cette vie était la seule qu'ils connaissaient, la seule qui pouvait finalement vraiment leur permettre d'offrir une vie décente à leur enfant, même si cette décence se payait par un danger constant, caché dans des recoins inattendus, prêt à bondir et annihiler ce qui vous était le plus précieux.

Elle ne termine pas sa phrase, elle se rend compte que si il est difficile pour elle de mettre cette idée en mot, il l’est sûrement encore plus pour lui de l’entendre…de faire face encore et encore à ce vide, à cette absence, a ce fils qui n’est plus…et dont il ne prononce que rarement le nom désormais, en tout cas pas en parlant de lui. Le fait qu’il le partage avec le père de son enfant que Sebastian côtoie chaque jour ne doit pas être facile, comme un rappel constant et lourd…elle laisse cette idée d’escapade faire son chemin entre eux, même si quelques doutes viennent l’assaillir après que les mots aient franchis le seuil de ses lèvres, pas qu’elle ne lui fasse pas confiance, elle sait qu’il prendra soin de lui, mais est-ce que elle, était en mesure de pouvoir se séparer de l’enfant dans une période comme celle-ci, lorsqu’elle savait les horreurs qui venaient le hanter et lui arracher pleurs et cris presque chaque nuit ? Quand elle savait que l'innocence qui devait être la sienne avait la fâcheuse tendance à disparaître sous le coup de mots, de réflexions, de dessins ou de gestes brusques…Etait-ce bien sérieux que de le laisser aux mains de quelqu'un d'autre ? Elle avait déjà bien des difficultés à ne serait-ce que le laisser à la baby-sitter ou à Josef qui bien qu'habituer à prendre le petit pour un week-end de temps à autre n'y avait pas été autoriser depuis Noël…Et il n'y avait pas que ca, il y avait aussi cette peur maladive de le laisser sous une protection qui ne serait pas la sienne, si quelque chose devait lui arriver alors qu'elle n'était pas là…elle chasse bien vite cette idée, ce n'est pas la première fois évidemment qu'elle parvient à la perturber de la sorte, mais elle ne la laisse jamais prendre plus de place qu'elle ne pourrait le supporter.

« Ne t'en fais pas pour moi, je vais organiser ça et je m'en occuperai bien. »
Un mince sourire vient perler sur les lèvres de la serveuse et elle lui jette un regard rapide…tout cela a pris une tournure plus qu’affligeante et elle essaye de se forcer à se reprendre et à se focaliser de nouveau sur son ami qui rejoint à présent le sofa et s’y installe en laissant vaguement échapper un rire furtif. « Si James avait été là, elle aurait pas fait ça. » C’est ce qui s’appelle un virage, qu’elle n’est pas si mécontente d’emprunter, le sujet n’est pas le plus facile, mais elle n’a pas vraiment envie de partir sur cette pente glissante de l’inquiétude maternelle alors elle se laisse happer dans celle du deuil paternel et des problèmes de couple qui en ont découler. Ca lui fait toujours bizarre d’entendre son nom, c’est toujours étrange…

Mais il ne l'était pas, il ne l'était plus. « Peut-être pas… Ou peut-être que si, c'était difficile à dire, rien ne garantissait qu'elle n'aurait pas un jour pris son fils et fuit cette vie, elle en avait les moyens à présent, elle en aurait eu l'envie à un moment donné, pour elle ou pour lui…peu importait, mais l'idée était là, elle l'était toujours, enfouie quelque part, parce qu'il n'y avait rien de plus fort que l'envie d'une mère de protéger son enfant et leur monde était difficilement compatible avec ca. Bien sûr elle ne lui dit pas, cela ne l'aidera pas, cela ne fera rien avancer et ne feras que jeter un peu plus de sel sur sa plaie encore béante. Mais ce n'est pas le cas et elle fuie sans doute cette réalité parce qu'elle n'arrive pas à vivre dedans…qui le lui reprocherait ? Personne ne le voudrait… mais tu peux sûrement l'y aider. » Ou tout du moins essayer, elle est sa femme après tout et si les sentiments qu'il démontre face à elle ce soir sont sincères, alors elle pense vraiment qu'ils ont une chance. Du temps ils en ont, il en faut, mais il ne faut pas non plus le laisser filer. Le temps est toujours la variable la plus compliquée et il est difficile de le maîtriser. « C'est difficile à dire, essaye de l'approcher, jauge sa réaction et donne lui ce dont elle a besoin, que ce soit du temps ou au contraire ta présence. Elle pousse un soupir…Il n'y a que toi qui puisse le savoir. » Elle l'observe assis-là et c'est comme si elle pouvait percevoir ce poids invisible sur ses épaules, cette impuissance dont il ne sait quoi faire et dont il n'a guère l'habitude et elle se demande si c'est dans cet état qu'elle avait elle aussi plongé son mari par le passé…ca ne l'avait jamais vraiment frappée, elle ne s'était pas vraiment posé la question, mais soudainement l'image la saisissait.


« Le week-end prochain, pour Eliott. Ça te conviendrait ? Je serai loin et pour la bonne raison, tu en penses quoi ? » La bonne raison ? Elle fronce les sourcils un peu dans l’incompréhension. « Je pense que ca devrait être bon oui, mais je vais d’abord en parler à James. Elle esquisse un sourire. Ca ne dépend plus que de moi maintenant. Et malgré elle, son sourire s’élargit un peu plus.  Il ne devrait plus vraiment tarder de toute façon alors on pourra en parler ensemble si tu veux ? »
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MessageSujet: Re: tell me we're not crazy, you and i | natalia   Dim 26 Nov - 23:44




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Il a continué d'entendre tout ce qu'elle pouvait essayer de lui faire comprendre, Sebastian, ce soir, s'est donné du mal pour tenter de faire la part des choses. Mais la surprise est grande, la douleur palpable bien qu'il ne viendra pas l'admettre, pas totalement. Et il la ressent pour la première fois depuis le décès de son petit garçon : la faiblesse. Venin sulfureux qui s'immisce jusqu'au cœur même de ses veines, coulant abondement en lui comme pour le traîner au plus bas, derrière des tourments l'enterrer malgré la pression qu'il pourrait exercer sur ses bras, rien que pour se redresser malgré ces profondeurs-là. C'est ce pourquoi il ferme les yeux, une nouvelle fois, une énième fois, réengageant cette éternelle guerre contre les névroses qui se sont épris de ses désirs, de ses envies. Sebastian tique, secouant lentement la tête comme dans l'espoir de pouvoir souffler, comme dans l'espoir de pouvoir ne serait-ce que réfléchir, un minimum, tandis que son attention en revient à la jeune femme, à cette proximité à la fois rassurante pour l'esprit, dérangeante pour le corps. Et toujours ces combats, toujours ces retenues. Puis un souffle, un dernier soupire tandis que l'azur de ses prunelles retrouve la jeune femme, son inquiétude, toute cette palette d'émotions qu'il a toujours admiré chez elle, tout ce qu'il est incapable de ressentir ; non de gérer, en vérité, dépassé par toutes celles-ci. Raison pour laquelle il en revient sur Eliott, sur ce gamin à qui il pourrait offrir ne serait-ce qu'un week-end de paix, loin de tout, loin de tous les autres, loin de tout ce qu'ils ont déjà dû essayer de mettre en place pour lui épargner les souvenirs de toutes ces atrocités. « Je pense que ça devrait être bon oui, mais je vais d’abord en parler à James ; il acquiesce, évidement. Il ne s'imposera pas à l'encontre de l'un de ses frères, en particulier James. Parce qu'il le respect, parce qu'il a toujours su voir en lui une étincelle de clarté dont il s'est privé, suivant le chemin d'une stupidité mariée à de la ténacité. Ça ne dépend plus que de moi maintenant. Il ne devrait plus vraiment tarder de toute façon alors on pourra en parler ensemble si tu veux ? » Il lui rend son sourire, venant braver tous ses songes pour l'attirer contre lui sans vraiment trop lui demander, sa main apposée contre sa nuque, déposant sa joue contre son torse avant que ses lèvres ne viennent déposer un bref baiser contre son front, s'imprégner de toute la force qu'elle est en mesure de lui partager pour enfin s'en défaire, enfin la libérer, se redresser. Dans la foulée, son regard se pose sur le couloir peu éclairé, sur la chambre du petit garçon dont ils ont pu parlé, un rictus désolé d'accrocher le long de ses traits désormais un peu plus fatigués, lassés aussi, en vérité. Une lassitude des plus brutales, des plus immédiates. La phase descendante des bipolaires, lorsque plus rien ne semble vraiment avoir de sens. Son monde retrouve sa morosité et quelque-chose, en lui, semble se ternir sans qu'il ne puisse pleinement y parer.

« Non, tu me tiendras au courant. » Lui fait-il entendre tandis qu'il ose quelques pas, tandis qu'il vient réajuster son cuir. Sebastian passe rapidement son visage entre ses mains, essayant de se défaire de toutes les idées qui s'immiscent, toutes les pensées horribles qui viennent traverser son esprit pour ne plus rien laisser que l'illusion d'un spectre encore désolé, empli d'une pitié à son égard tandis qu'il essaie de lutter. En vain, ça n'a toujours été qu'en vain. « Puis je pense qu'il n'apprécie pas trop que je sois dans tes parages. » Plaisante-t-il enfin, essayant de faire disparaître ce regard qu'il sent se poser sur lui, sur tout ce qui pourrait se trahir dans le cœur même de ses prunelles qu'il fait dévier de la jeune femme vers cette hallucination qui ne le quitte jamais quand il se tient ici, là où son secret se tient, là où toute la vérité se cache. Et elle lui revient, cette question, elle lui revient et heurte sa personne. Elle frappe, s'acharne contre son être avec une brutalité des plus imprévisibles. Mais il n'en défait pas ses mots de sa gorge, Sebastian garde cette réflexion pour lui, venant seulement briser une dernière fois la distance qu'il parvient de mieux en mieux à faire valoir entre eux deux ; bien qu'il espère savoir, un jour, si elle lui en veut toujours. « Je vais aller faire un tour, juste essayer de... de respirer, de réfléchir. J'ai besoin de mettre les choses en ordre, de... » d'admettre qu'il est la cause de tout ce qui leur arrive, de tout ce qui leur est déjà arrivé. La perte de James, les coups portés, toujours cette distance lentement instaurée jusqu'à cette fuite qu'il n'aurait jamais pu envisager. Il s'est fait sûr de lui, trop sûr. Arrogant, orgueilleux, manipulateur. Il s'est fait raclure et la perd, Irene échappe à ses mains. « Envoie-moi un message pour me tenir au courant, ok ? Un dernier baiser qui se dépose le long de la joue féminine tandis que ses mains cherchent déjà son téléphone dans sa poche pour s'assurer qu'il ne lui manquera pas quand elle saura. Et ne t'en fais pas si je réponds pas. » C'est prendre les devants, prévoir déjà ce qui pourrait envahir la jeune femme qu'il quitte aussitôt, franchissant la porte d'entrée sans se retourner, sans même n'attendre une réponse énoncée. Non, Sebastian fuit. Parce qu'il sent les battements sous sa poitrine se faire plus denses, plus saccadés. Parce qu'il ressent cette détresse qui – en un clin d’œil – s'est installée. Il pourrait tout exploser, tout remuer ne serait-ce que pour faire entendre à sa femme qu'elle n'a pas le droit de le laisser mais les mots de Natalia résonnent encore en lui, voix d'une raison qui lui fut retirée lorsque, avec le club, son destin se scellait. Une voix qu'il ne saura pas faire taire, pas ce soir, pas alors qu'il reprend la route, craignant que la jeune femme ne l'interrompt, craignant qu'elle ne descende à sa suite pour lui faire entendre qu'il n'est pas prudent, pas comme ça, pas en sachant l'état dans lesquels il s'en va. Et il le sait, Sebastian l'a toujours su. Alors il se hâte, laissant le grognement de son moteur animer l'avenue qu'il en vient à quitter, entamer déjà cette misérable nuit qu'il passera à errer jusqu'à s'échouer là où personne ne pourrait le trouver, son téléphone éteint une fois un dernier message rassurant à Talia envoyé. Il a besoin d'espace, d'air. Il a besoin de s'exiler, silencieusement et par lui-même se redresser, remonter cette pente dans laquelle Irene vient de le pousser.    

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MessageSujet: Re: tell me we're not crazy, you and i | natalia   Ven 8 Déc - 1:25

tell me we're not crazy, you and i

When our picture fades in the sun
And all the colors blur into one
I'll keep running to the place where I belong

Δ  Natalia & Sebastian


Il ne répond pas si ce n'est par un sourire qu'il lui adresse et qui vient rompre l'air morose et abattu qu'il portait jusqu'ici sans répit. Il n'avait jamais été le type le plus expressif qu'il lui ait été donné de voir, mais dernièrement il semblait à Natalia qu'il n'en portait plus qu'une et ca l'attristait de le constater. Il s'approche d'elle et romps la courte distance qui les sépare pour l'attirer jusqu'à lui d'un geste, glissant une main sur sa nuque. Elle ne dit rien et se laisse faire, ce n'est pas si habituel que ca, il n'est pas non plus trop enclin au contact, en tout cas pas avec elle, mais la situation ce soir et maintenant est différente…Sans doute. Elle ne se pose de toute façon pas tant de questions, elle sait l'enclin amical qu'il a pour elle et qu'elle partage et ce n'est là rien de plus. Sebastian dépose un baiser sur son front et s'écarte finalement donnant enfin réponse à cette proposition qu'elle venait de lui faire, celle de discuter de tout ça avec son mari. « Non, tu me tiendras au courant. »

Une moue un peu désolée vient se peindre sur ses lèvres et elle hausse légèrement les épaules comme pour acquiescer à son refus Puis je pense qu'il n'apprécie pas trop que je sois dans tes parages. » La serbe lève les yeux au ciel et secoue la tête à la négative et le mince sourire qu'elle lui tend disparaît lorsqu'elle ouvre finalement la bouche. « Ne dis pas de bêtises ! Tu sais bien qu'il s'en fiche. » Et puis ce n'était pas comme si, il était fourré ici tous les quatre matins non plus. Bien sûr James avait été un peu surpris de constater le rapprochement qui s'était joué entre son épouse et son frère d'arme pendant qu'il était en prison, surtout compte tenu du fait qu'elle s'était éloignée de tous les autres sans exception aucune, mais il ne s'en était pourtant pas formalisé plus que ça ou en tout cas ne lui en avait rien fait savoir. « Je vais aller faire un tour, juste essayer de... de respirer, de réfléchir. J'ai besoin de mettre les choses en ordre, de... » de digérer ce qui avait été dit, en plus de tout ce qui avait déjà été fait sans doute. La jeune femme hoche la tête comme un encouragement silencieux avant qu'il ne lui demande en guise d'au-revoir de le tenir informé de leur réponse concernant cette escapade avec Eliott. Il dépose un baiser sur sa joue et la met en garde sur le fait qu'elle ne doit pas s'inquiéter s'il ne répond pas, ce qui clairement n'est pas le genre de salade que Natalia encaisse sans rien dire. « Oh non non tu me réponds Seb, tu sais comment je peux être pénible si je veux je crois ! » Et elle aurait ponctuée sa phrase d'un clin d'œil à son intention qui n'aurait très certainement pas été là pour amenuir de quelconque façon son message bien au contraire, mais il ne lui en laisse pas la chance, il se contente de fuir les lieux et de la laisser bras ballants alors qu'il sort en vitesse et disparaît de son taudis d'appartement…Elle n'aime pas ca et elle ne peut évidemment pas s'empêcher de s'en inquiéter presque immédiatement. Elle laisse défiler quelques dizaines de minutes alors qu'elle remet de l'ordre dans l'appartement en attendant que James ne rentre, mais elle n'a pas l'esprit tranquille et elle se demande si elle aurait dû lui donner des conseils peut-être plus avisés ou mieux encore se contenter de se taire et ne pas se mêler des affaires de couples, elle ne sait que trop bien à quel point c'est un terrain on ne peut plus glissant. Puis est-ce vraiment juste envers Irène ? Elles ne sont pas si proches que ca, en tout cas moins qu'elle ne l'est avec Sebastian, mais tout de même c'est quelqu'un qu'elle apprécie et avec qui elle avait maintenu un contact quand le club n'était plus qu'un souvenirs qu'elle essayait de ranger le plus loin possible…quelqu'un qui, elle le sait, pourrait être une excellente amie si elles s'en donnaient l'occasion…il n'y avait sans doute pas de bonne réponse, aussi elle essaye de chasser ses interrogations de son esprit, envoie un message à Sebastian pour lui demander qu'il la tienne ne serait-ce qu'informer de quand il serait rentré chez lui sous couvert de menaces un peu gentillette. Toujours.

Et si elle n‘obtient rien dans l’immédiat, l’arrivée de son mari lui fait rapidement oublier ses soucis et c’est cette fois sur son couple qu’elle concentre son énergie.

Ce n’est que bien plus tard qu’elle recevra finalement réponse à son message.


THE END
©️ GASMASK

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